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 #02E Good Morning (Terrie & Danny)

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Dim 3 Jan 2016 - 22:33

GOOD MORNING
TERRIE & DANNY
Il fait tellement chaud et je me sens tellement à l’aise présentement. Je ne crois pas m’être senti si bien en me réveillant depuis un bon moment. Je n’ai pas aussi bien dormi depuis très longtemps je dois avouer. Je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux, pas encore… je veux juste rester un petit moment de plus paisible dans cet état. Malheureusement, je suis si bien que quand je bouge pour changer de position j’oublie ma blessure. Je sens tout mon côté blesser crier de douleur. C’est bien assez pour me faire revenir au moment présent et me faire ouvrir les yeux par la même occasion. Je sais tout de suis en les ouvrant que je ne suis pas dans ma chambre. La chambre dans laquelle je me suis installé dans ma maison d’enfance est beaucoup plus impersonnelle que cette chambre. Je suis confuse pendant un moment puis, en tournant la tête vers la droite, je vois un chien qui me regarde fixement. Ça aussi c’est nouveau. Je tends la main et l’animal vient instinctivement se placer sous pour que je puisse le caresser. Pendant que je caresse le chien, mon regard aire dans la chambre. Je regarde le mobilier, le style et petit à petit je me souviens où je me trouve en ce moment. C’est la chambre de Terrie. Je suis couché à droite du lit. Durant notre relation, j’ai toujours pris le côté droit quand nous partageons le même lit. C’est donc étrange de dire que je suis encore du même côté après toutes ses années. Je pose la main sur les draps du côté gauche. Ils sont encore tièdes. Terrie n’est pas debout depuis longtemps alors. Je pousse un soupire et prend mon courage à deux mains avant de tranquillement m’asseoir dans le lit. La douleur n’est pas si mal quand je fais bien gaffe à ne pas la provoquer en premier lieu. Le chien, dont j’oublie toujours le nom, se retourne pour quitter la chambre me laissant seule dans ma tentative de sortir le plus tranquillement possible du lit.

Les événements des derniers jours me reviennent doucement en mémoires bien que ce soit encore un peu flou. Je me souviens qu’il y a deux ou trois nuits, Esras et moi sommes sortis pour un boulot qui a fini avec lui me tirant dessus. Il m’a presque tué l’enfoiré! J’ai eu de la chance de me rendre jusqu’à la porte de Terrie en premier lieu. Il y a plusieurs moments flous après. Elle m’a soignée, ma littéralement sauver la vie même. Je me souviens un peu de la conversation qu’on a eu toute les deux avant que je ne perde connaissance sur son canapé. Je me souviens à peine de Terrie m’aidant à aller jusqu’à la douche pour que je me lave et puis me portant jusque dans son lit. Je crois bien avoir passé un bon moment dans les vapes d’ailleurs. J’arrive à poser mes pieds sur le sol. Il est si froid sur le coup que je frissonne. Avec douceur, je me mets debout. Une de mes mains vient par instinct se poser sur mon côté blesser alors que je me déplace dans la chambre de Terrie. Je porte un vieux t-shirt d’ACDC avec un short noir. Je me souviens bien de ce t-shirt, c’est un des miens… je l’ai cherché partout avant de partir de chez mon père. J’ai voulu le prendre avec moi comme je l’adore, mais faut croire que tout ce temps c’est elle qui l’a toujours eu. Ça me fait presque sourire qu’elle l’a toujours, mais surtout qu’elle me l’a donnée sans doute de manière très inconsciente. Je marche à petits pas vers la porte de la chambre que je pousse sans bruit avant de sortir pour me diriger vers ce que je crois être la cuisine d’où provient des bruits. Je marche en compagnie du même chien qui est revenu vers moi en me voyant sortir de la chambre. « Salut mon pote. » Ma voix est basse et enroué comme si je n’ai pas parler depuis un bon siècle avec celle-ci. Avec lenteur et beaucoup de précaution, je me rends à petits pas prudents vers la cuisine avec mon nouveau compagnon de marche. Je m’arrête finalement dans le cadre de porte. Un sourire apparaît sur mon visage en voyant Terrie toujours habiller en pyjama qui semble être bien occupé à lire le journal ou un truc dans le genre. Je ne vois pas très bien de ma position. L’animal va vers elle sans doute à la recherche d’une caresse de sa maîtresse. Quand elle se tourne finalement pour porter attention à l’animal, nos regards se croisent. Je lui offre un sourire. « Bon matin, enfin si on est le matin… j’ai pas regardé l’heure en me levant du lit. » Je fais que pas de plus dans la cuisine vers elle. « Merci de m’avoir laisser dormir dans ton lit et prêter des vêtements… d’ailleurs, ce t-shirt était à moi. Tu t’en es souvenu ou c’est juste un coup de chance? » Alors que je termine ma phrase, l’autre chien apparaît dans la cuisine. Il s’approche joyeusement et demande un câlin avec un peu trop d’énergie manquant ainsi de me faire tomber à la renverse du même coup. « Tu es en forme on dirait. Par contre, moi je le suis beaucoup moins, mon pote. Faut faire gaffe. » Il semble comprendre alors que je le gratte derrière l’oreille. Il devient rapidement plus calme. Je lève les yeux vers Terrie alors que mon sourire est plus grand. « Tes chiens sont vraiment adorables. »
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Mer 13 Jan 2016 - 20:17

Danny & Terrie
Jusqu’où irai-je pour toi ?
Lorsque j’ouvrais les yeux ce matin, je tournais instinctivement la tête sur le côté, vers Danny. Cela fait déjà plusieurs jours qu’elle dort ici, depuis qu’elle a tapé à ma porte en pleine nuit alors qu’elle était blessée par balle, par Esras apparemment. Je me suis occupée d’elle, de sa blessure, et je lui ai même donné de mon sang. Je ne voulais pas la voir mourir. Alors je l’ai soignée, et je l’ai protégée en prenant le risque de me foutre dans la merde moi-même. De toute façon, je suis déjà tellement dans la merde, qu’un peu ou un peu moins, je ne vois pas la différence. Enfin si je la vois, pour Danny ça ne m’embêtait pas. Je n’ai pas encore retrouvé beaucoup de souvenirs de Danny, je ne sais pas encore vraiment par quoi notre relation est passée, mais je sais en revanche que je l’ai aimée à en crever, et qu’elle est une partie importante de ma vie. Alors non, prendre des risques pour elle, ce n’est pas une chose devant laquelle je recule. Lorsque j’ouvre les yeux très tôt, réveillée par des nausées particulièrement désagréables, elle dort encore. Un instant je pose ma main sur son avant-bras, je ne sais pas pourquoi, comme si je voulais vérifier qu’elle n’est pas froide alors que je la vois bien respirer. Je dois l’avouer, j’ai peur qu’elle meurt alors que son état s’est grandement amélioré ces derniers jours. C’est une peur irrationnelle, mais je n’arrive pas à m’en débarrasser. Finalement les nausées sont trop fortes et me tirent du lit avant que je ne vomisse ce qu’il peut bien me rester dans l’estomac. Ca non plus, ça ne réveille pas Danny. D’un autre côté, je préfère qu’elle dorme alors que je subis les premières affres de la grossesse. Je n’arrive toujours pas à croire que je le sois, et je ne sais toujours pas ce que je vais faire. Maintenant que je suis levée, je m’accorde une douche, qui ne réveille toujours pas Danny, et lorsque j’ai terminé, je disparais vers le salon et la cuisine.

Cela fait plusieurs heures que je suis debout, et que je continue à me demander ce que je vais faire. Depuis que j’ai compris pour ma grossesse, j’ai encore plus de questions qu’avant… et encore des questions sans réponse bien évidemment. Mon téléphone portable sonne à nouveau pour me prévenir de l’arrivée d’un nouveau message. Aengus encore. J’ai ignoré un autre de ses appels, mais pour l’instant je n’ai pas le cœur à discuter avec lui. Je lui ai laissé un message vocal dans la nuit, le prévenant qu’il n’était pas dans son intérêt qu’il arrive quelque chose à Danny. Était-ce une menace ? Aengus l’avait sûrement pris ainsi, mais je n’étais pas certaine de l’avoir vraiment menacée, j’avais surtout défendu mes intérêts. Oui je comptais la survie de Danny parmi mes intérêts, même si c’était un peu plus compliqué que cela. Je continue de réfléchir, de me poser des questions auxquelles je ne trouve pas les réponses quand Fenrir disparaît de mon champ de vision pour la deuxième fois, alors que je termine mon thé et que je mets la tasse dans l’évier. Je finis par reposer les yeux sur le journal de ce matin et finalement j’entends Danny, enfin j’entends ses pas qui se rapprochent doucement de moi, alors que Fenrir entre dans la pièce et me regarde avec un drôle d’air. Je le caresse et lui gratte l’oreille, c’est ce qu’il attend… Danny me souhaite un bon matin, et je souris avant de lui répondre. « On est toujours le matin. Il y a  du café si tu veux, mais une demi-tasse pour toi, pas plus. » Je ne buvais pas de café avant mon accident, je n’aimais pas ça. Mais depuis mon réveil, j’en buvais. Finalement ce fait me dérange, et j’ai dans l’idée de me débarrasser de la cafetière, parce que je n’ai pas envie d’être différente d’avant. Enfin tout est compliqué en ce moment. Danny me parle du tee-shirt, et j’avoue que je ne savais pas du tout que c’était le sien. « Coup de chance, j’ai pas de souvenir de toi avec ce tee-shirt. » Heimdall pointe alors le bout de son nez, sûrement attiré par l’activité nouvelle de la cuisine. Il demande un câlin à Danny, de manière un peu rustre et manque de faire tomber Danny. « Hé… » Je l’interpelle pour qu’il se montre plus doux, il a l’air de comprendre en même temps que Danny le gratte derrière l’oreille. C’est bon, ils vont l’adopter… enfin non ils l’ont déjà fait. Ce qui est étonnant puisque généralement ils se méfient de tout le monde. « Si tu leur offres déjà des gratouilles derrière l’oreille, ils vont te séquestrer ici, je te préviens. Et je ne pourrais rien y faire. » Je plaisante, mais à la seconde même où Danny sortira de cet appart, ils vont la regretter, je les connais déjà. Même si pour l’instant, il n’est pas établi que Danny quittera cet appartement… Ce qui est certain, c’est que je ne la laisserai pas partir avant d’être sûre qu’elle et complètement guérie, et ça… ce n’est pas prêt d’arriver. Je lui montre alors une boîte de pilules posée sur le microondes. « Je t’ai pris des antibiotiques à l’hôpital. À prendre toutes les six heures. Ça t’évitera une infection. Et… » J’hésite une seconde et finalement… « Je me suis occupée du problème. »

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Jeu 14 Jan 2016 - 17:19

GOOD MORNING
TERRIE & DANNY
C’est étrange de ce réveillé dans un endroit qui n’est pas chez moi, en premier lieu, mais qui ne me fait pas paniquer. Je reste rarement à dormir dans le même lit qu’une autre personne surtout si on n’a pas eu de relation au préalable dans les heures qui ont précédé. Je ne me suis jamais réellement senti à l’aise avec le simple fait de passer la nuit avec un ou une inconnue. Mais dans le lit de Terrie, c’est totalement différent. Il n’y a pas le sentiment d’urgence qui me tiraille et me pousser à vouloir mettre mes vêtements pour tout simplement sortir de là au plus vite. Il y a un certain sentiment de calme que même si elle ne sait pas, elle m’apporte. J’ai quelques minces souvenirs de m’être réveillé en pleine nuit alors qu’elle dort à mes côtés. À ce moment, j’ai senti la pression dans ma poitrine parce que j’ai réalisé ne pas être dans un environnement connu. En tournant la tête, je l’ai vu en train de dormir paisiblement à mes côtés et une partie de moi c’est alors demandé si j’ai fait un retour dans le temps. La douleur dans mon côté me fait comprendre que non, mais d’ouvrir les yeux et de la voir dans le même lit à porter de main est presque irréelle. Ça me rappelle à quel point juste le fait qu’elle soit là m’apaise et me permet de pouvoir me rendormir sans aucun problème par la suite.

Son odeur flotte autour de moi quand je me réveille et c’est encore une fois comme un retour en arrière dans un temps plus heureux quand nous étions jeunes, insouciantes et que je n’ai pas encore tout gâché ce qu’il y a entre nous. C’est l’ombre au tableau. Ça me fait peur de simplement penser que je peux de nouveau foutre carrément en l’air l’amitié fragile que nous avons développement dans les derniers mois elle et moi. Je suis consciente qu’elle m’a sauvé la vie il y a quelques jours. Elle a fait plus en moins d’une semaine que n’importe qui dans les sept dernières années pour moi. Je ne sais pas franchement comment me sentir après tout ce qu’elle passe part par ma faute. Terrie risque de gros ennuis avec les O’Leary et que ça soit des gens de son sang ou pas, ça me fait peur qu’ils puissent lui vouloir du mal. Esras n’est pas un homme qui semble vraiment en avoir à faire du lien de sang ou non. Je ne crois pas que le mot famille veut dire quelque chose pour lui non plus. J’espère juste que pour les autres se soient différents… Espérons-le. Sinon, il va falloir penser à un plan. Je sais qu’elle ne va sans doute pas vouloir penser à cette extrémité de la situation, mais moi j’y pense. Je crois qu’avec les années, je passe plus de temps à voir les possibilités que ça tourne mal qu’autre chose. Mon boulot c’est d’être méfiante après tout et j’ai toujours eu toutes les raisons de l’être dans les dernières années. J’espère juste me tromper pour une fois.

Je mets de côté ces pensées quand je me retrouve dans la même pièce que Terrie de nouveau. Je suis contente de voir un sourire apparaître sur son visage même s’il n’atteint pas ses yeux. Aucun sourire que je l’ai vu me donner ne s’est rendu à ses yeux. Je me souviens encore de l’éclat bleu doux de ceux-ci quand elle est heureuse ou le ton un peu plus verts qu’ils prennent quand elle est malicieuse. Tout ça a disparu et ça me fend le cœur comme pas possible. Peut-être, je vais pouvoir essayer de rallumer ses yeux? Je me dois d’essayer surtout après toutes les emmerdes que je lui ai apportées en venant me faire soigner ici. « On est toujours le matin. Il y a du café si tu veux, mais une demi-tasse pour toi, pas plus. » Je grimace quand elle me dit une demi tasse pas plus. Je suis une grande amatrice de café depuis des années et je carbure à ce breuvage la plupart du temps le matin. Je lui fais une moue. « C’est cruel juste une demi-tasse, tu sais. » Je me dois au moi d’essayer d’en avoir un peu plus non? Ça vaut la peine. Quand la tasse est déposée devant moi à moitié remplis de café, je sais que je ne peux pas faire appelle alors autant profiter du peu qu’on me donne. Heureusement, j’ai pris l’habitude de le boire noir. Je ferme les yeux en profitant de mon breuvage alors que la conversation dérive sur le t-shirt que je porte et qui se trouve être un des miens. Le vêtement est usé et semble avoir été lavé trop souvent par le passé signe qu’elle doit l’avoir porté après notre séparation. Ça me réchauffe un peu le cœur que ce soit une possibilité. Par contre, elle ne semble pas avoir de souvenir de moi dans ce t-shirt. « Coup de chance, j’ai pas de souvenir de toi avec ce tee-shirt. » Je hoche la tête. « Un des meilleurs concerts qu’on est allé voir ensemble, même si ce ne fut pas le groupe original, mais un groupe hommage. » Je dépose ma tasse sur le comptoir juste avant que l’un des chiens de Terrie vienne me saluer avec beaucoup d’entrain. Les animaux et leur capacité inébranlable à être heureux de vous voir, peu importe la situation. « Hé… » Je le gratouille derrière l’oreille. « C’est bon. Je vais bien. » L’animal perd rapidement tout intérêt à ma personne pour aller voir sa maîtresse ce qui me fait sourire. Je lui souligne à quel point ses animaux son adorable. « Si tu leur offres déjà des gratouilles derrière l’oreille, ils vont te séquestrer ici, je te préviens. Et je ne pourrais rien y faire. » Je rigole à ses paroles, mais finit par m’arrêter soudainement en sentant une douleur dans mon côté. « Je ne suis pas contre. Ils sont de bon compagnon et puis ton appartement est sympa. J’ai connu des endroits pires pour vivre. Surtout au Mexique. L’horreur par moment… beurk… » Je secoue la tête. Des taudis, j’en ai connu assez dans ma vie pour ne plus jamais vouloir vivre dans un autre. C’est pratique comme planque, mais sans plus. J’ai passé plusieurs mois dans des villages pas franchement riches au Mexique et ça m’a donné une meilleure compréhension de ces gens.

Pour moi, pour le moment, tout ce qui compte c’est que je me sens en sécurité ce qui est ironique et assez triste quand on y pense parce que pendant des années, je n’ai jamais pu avoir ce genre de sentiment. Dormir avec un œil ouvert n’est pas franchement agréable, c’est moi qui vous le dis. Terrie me montre alors quelque chose qui se trouve sur le micro-onde du doigt. « Je t’ai pris des antibiotiques à l’hôpital. À prendre toutes les six heures. Ça t’évitera une infection. Et… » Je secoue la tête en silence en attendant la suite de sa phrase même si j’ai une idée de ce qu’elle va dire et franchement, je sens que je ne vais pas apprécier ce qui va suivre. « Je me suis occupée du problème. » Je soupire en fermant les yeux. Je porte une main à mon front, puis le frotte un long moment en silence avant de parler. « Terrie… j’apprécie, vraiment… mais tu viens de te mettre encore plus en danger. » Je me détourne pour marcher en trainant les pieds vers le salon. Ma veste traîne sur le dos du divan. Je ramasse mon téléphone qui se trouve dans la poche intérieure. J’ai une bonne dizaine d’appels, la plupart de Rohan, d’autres de Victor. C’est inquiétant. Il ne m’appelle jamais pour rien. Je serre mon téléphone entre mes doigts au point où ils deviennent blancs. Je dois appeler pour dire que je suis toujours vivante, mais pour le moment, Rohan comme Victor vont devoir se contenter d’un simple « Je vais biens. En contacte bientôt. » Je remets l’appareil dans ma poche et je reviens dans la cuisine. La douleur dans mon côté devient de plus en plus pénible. Je fais un mouvement de trop et je perds le souffle. « Arg merde! » Je tends la main pour m’appuyer sur le comptoir, mais avant de pouvoir entrer en contact celui-ci, je sens le corps de Terrie contre le mien. Elle m’aide à rester debout. Je fais tout pour ne pas la regarder dans les yeux. « Je suis désolé… Putain… je suis vraiment désolé pour tout Terrie. » Ma voix est faible et je garde la tête basse. Je finis par serrer la mâchoire afin de ne pas pleurer parce que mes excuses c’est bien plus que pour mon attitude d’il y a quelques minutes ou pour l’avoir entrainé avec moi dans mon histoire. C’est pour toutes ses années parties loin qu’elle a oubliée.
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Ven 15 Jan 2016 - 21:59

Danny & Terrie
Jusqu’où irai-je pour toi ?
Ces derniers jours, je ne fais que prendre soin de Danny. J’ai refusé toute garde à l’hôpital en dehors de la première, pour lui récupérer des antibiotiques, et j’ai demandé à mon père de bien vouloir ouvrir le cabinet pour moi. Depuis qu’il a pris sa retraite, il est déjà revenu plusieurs fois pour me venir en aide. Il a rouvert le cabinet lorsque j’étais dans le coma, et il a continué tant que je n’étais pas capable de reprendre. Et même lorsque j’ai repris, il n’a pas voulu me laisser seule trop tôt. Qu’importe ce que les connards qui se cachent derrière –S peuvent dire, Brian Austen est mon père, et je sais que même si nous ne partageons pas le même sang, je suis sa fille et il sera toujours présent pour moi. J’ai eu la preuve il y a quelques jours, quand je l’ai appelé. « Papa, j’ai besoin de toi. » C’est tout ce que j’avais toujours eu besoin de dire pour qu’il soit là, peu importe pourquoi, comment, quand… Je lui avais demandé de me remplacer quelques jours au cabinet vétérinaire, et il avait accepté sans la moindre hésitation. Je crois que toute cette histoire avec –S nous avait tous les trois bouleversés, à tel point qu’on ne pouvait pas en parler. En fait, on ne pouvait presque pas parler entre nous, on ne s’appelait que pour ce genre de choses. Il faudrait qu’on parle un jour. Mais en attendant, mon père avait simplement dit qu’il s’occuperait du cabinet toute la semaine et que je n’avais pas à m’inquiéter. Je n’avais jamais été inquiète avec lui, enfin je crois… Je n’ai pas assez de souvenirs pour l’affirmer. Quoi qu’il en soit, il m’offrait la semaine dont j’avais besoin pour m’occuper de Danny.

Quand je pose les yeux sur Danny, je vois les trois pauvres souvenirs que j’ai d’elle, les trois souvenirs d’avant ce qu’ils appellent tous un « accident » alors que moi je sais que ce n’en est pas un. C’est idiot cette manie que j’ai de faire le compte des souvenirs que j’ai retrouvés, je devrais me concentrer sur les nouveaux que je fabrique… Mais en fait j’ai du mal à me concentrer sur les nouveaux, parce qu’ils sont plein de choses que je ne comprends pas sans ceux que j’ai perdus. Je pose mes yeux sur elle, je vois ces trois souvenirs, et finalement la seule chose à laquelle je pense c’est que je suis heureuse de la voir réveillée, en meilleure forme qu’il y a quelques jours. Mais j’ai encore une bonne moitié de semaine pour veiller sur elle, et c’est ce que je compte faire. Je commence par lui interdire une pleine tasse de café, et je la vois déjà marchander, prétextant que je suis cruelle. « Je ne veux pas que ça fasse interférence avec des trucs que je t’ai donnés. » Je ne flancherai pas, elle peut me faire une mine boudeuse si elle le veut, elle ne boira pas davantage d’une demi-tasse. Danny a déjà de la chance que je lui autorise la demi-tasse, parce qu’elle ne devrait même pas en boire une goutte. Ma mise en garde clôt le sujet du café, parce que mon ton est plutôt autoritaire, ce sera une demi-tasse et puis c’est tout. Danny m’interroge alors sur le tee-shirt, je lui réponds que je n’en sais rien, je n’ai pas de souvenir d’elle avec ce tee-shirt, je n’ai que trois souvenirs d’elle en même temps, c’est sûrement très peu par rapport à tout ce que nous avons vécu toutes les deux. Elle me raconte cette histoire de concert, mais je n’en ai pas le souvenir. « Un des meilleurs concerts qu’on est allé voir ensemble, même si ce ne fut pas le groupe original, mais un groupe hommage. » Finalement, même si j’aime la franchise de Danny, je crois que tout ce qu’elle me raconte ne m’apporte aucune aide… « Peut-être que pour moi ce n’était pas le meilleur. » J’hasarde  la réponse, je n’en sais rien en réalité. Je n’arrive même pas à l’imaginer non plus. J’ai la sensation que je vais moins bien que je ne le crois… J’ai autre chose à penser pour l’instant, je dois m’occuper de Danny. Et je vais devoir surveiller mes deux monstres si je ne veux pas qu’ils mettent à mal mon travail de l’autre nuit. Si ça ne m’a pas dérangé de faire des points à Danny, ça ne veut pas dire que je veux recommencer parce que ceux déjà en place auraient sauté. J’entends Danny rire à la remarque que je fais au sujet d’Heimdall et Fenrir. J’aime bien le son de son rire. Moi je crois que je n’ai pas vraiment ri, je veux dire d’un rire sincère depuis que je suis sortie du coma. « Je ne suis pas contre. Ils sont de bon compagnon et puis ton appartement est sympa. J’ai connu des endroits pires pour vivre. Surtout au Mexique. L’horreur par moment… beurk… » Je grimace à imaginer les taudis dans lesquelles elle a pu vivre. « Je crois que je ne veux pas savoir. » Je ne peux pas imaginer un concert, mais étrangement je peux imaginer un taudis sordide… Je  lui parle rapidement des médicaments que j’ai volés à l’hôpital, usons des bons mots je les ai bien volés, même si je passe ce fait sous silence. Puis j’informe Danny que je me suis occupée du problème. Il faut résumer cela par « J’ai appelé Aengus » bien évidemment. Je n’aime pas trop appeler Aengus, d’ailleurs je ne l’aurai pas fait si je n’avais pas voulu aider Danny. En règle générale, j’évite même ses appels. Mais pour cette fois, j’ai fait une exception. Je me suis souvenue de ce qu’Aengus m’a dit au cabinet, il admire mon courage et mon audace… soit ! J’ai audacieusement pris mon courage à deux mains pour lui dire ce que je pensais. « Terrie… j’apprécie, vraiment… mais tu viens de te mettre encore plus en danger. » Je ne m’attendais pas à ce que Danny se contente d’un simple merci. « Tu l’as dit l’autre soir, non ? J’aide toujours les gens… » C’est elle-même qui l’a dit après tout. « Danny… Aengus O’Leary ne me fera rien. Et j’ai de quoi faire pression sur Esras. Ils ne me font pas peur. » C’est tout ce que j’ai à dire sur le sujet, et le ton a l’air clair. J’ai fait ce que j’avais à faire, et je ne le regrette pas. Danny peut râler et me dire ce qu’elle veut ça n’y changera rien.

Lorsque je vois Danny repartir vers le salon, je me décide à faire la vaisselle pour les quelques petites choses qui sont dans l’évier. Ça ne me prend que quelques minutes, et je me dis que j’ai d’autre chose à faire aujourd’hui. J’entends Danny qui jure et je me précipite vers elle tandis qu’elle flanche. Je la retiens alors qu’elle s’apprêtait à tomber sur le sol, et j’ai l’impression que mon cœur a raté un battement. J’ai un flot d’images qui me parvient, beaucoup d’images où je vois Danny… Mais le flot est arrêté par sa voix. « Je suis désolé… Putain… je suis vraiment désolé pour tout Terrie. » J’ai la sensation qu’elle ne s’excuse pas seulement pour ce qu’il se passe présentement. « Ce n’est rien. Aller viens, on va aller s’asseoir. » Lui dis-je alors que je nous dirige déjà vers le canapé, encore plein de son sang, je ne suis pas parvenue à le nettoyer. Je l’assois dans le canapé, et je me permets de regarder le pansement sous son tee-shirt, des fois que du sang soit apparu, en gros des fois des points aient sauté, mais non. « Je viens de me souvenir de quelque chose. » Je relève les yeux vers elle, je me fixe dans son propre regard. « Je me souviens de la première fois que je t’ai embrassée. »

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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Sam 16 Jan 2016 - 23:49

GOOD MORNING
TERRIE & DANNY
Par moment, j'ai beaucoup de mal à savoir comment je me sens réellement. Quand on vit une vie comme la mienne toujours sur la ligne entre le bien et le mal, ce qui est légal et illégale, on vient à prendre la fâcheuse habitude de toujours regarder par dessus son épaule ou encore à ne plus trop savoir comme s'ouvrir correctement aux autres. Sans doute parce que la majorité des gens que je rencontre son lier à cet univers. Ils sont tout plus ou moins aussi pourri les uns que les autres même si ça ne fait pas toujours d'eux de mauvaises personnes en bout de ligne. Je trouve que c'est difficile vraiment de juger une personne et de dire qu'elle est une bonne ou mauvaise personne. C'est aussi trop facile de le faire. On a tendance à ce dire « Tien il ou elle a fait telle erreur donc il ou elle mérite de ce faire dire qu'il est mauvais ». Ça ne fonctionne pas vraiment de cette manière dans la vraie vie. Il y a toujours des bons mauvais et des mauvais bons. Vous voyez une peu ce que je tente de vous expliquer? En gros, je ne me considère pas comme une bonne personne... je suis sans doute plus proche de la mauvaise personne à bien des égares sans pour autant l'être totalement parce que j'ai encore un certain sens moral assez présent. Une chance pour moi. Tout ça m'amène à me dire que malgré tout ce qui m'est arrivé, je n'ai toujours aucun mal à faire confiance à Terrie. Elle prends soin de moi alors qu'elle ne doit pas le faire et elle le fait sans se plaindre. De quoi me faire sentir encore plus mal de m'imposer pour foutre encore plus le bordel dans sa vie. Elle a déjà de quoi s'inquiéter et avoir même peur pour sa vie. Je me sens égoïste et stupide de venir en rajouter avec mes problèmes et mes combats. Je suis tirailler entre rester ou m'éclipser au premier moment venu. Je sais que si je choisi l'option numéro deux, elle ne va plus vouloir me parler... Egoïstement, je ne veux surtout pas que ça arrive, pas maintenant alors qu'on semble avoir trouver une amitié et de nouvelles bases.

Je n'aime pas savoir qu'elle risque sa vie avec Aengus afin de me protéger d'eux, mais surtout d'Esras. Je me demande même si le geste de celui-ci ne fut pas totalement improviser sur le coup et que l'homme à la tête de la famille O'Leary n'en su rien jusqu'au moment où il a parlé avec Terrie. Je ne sais pas... et très franchement je vais tout faire pour rester le plus loin possible d'eux pendant le plus longtemps possible même si avec la grosseur de cette ville... ça me permet de les éviter que quelques semaines au plus. C'est toujours mieux que rien je trouve. En parlant de prendre soin de moi, Terrie commence d'ailleurs par m'interdire de prendre plus d'une demi tasse de café et je lui dis que c'est cruelle de sa part de m'imposer une telle chose. Je tente même de lui faire une adorable moue boudeuse... sans succès malheureusement pour moi. « Je ne veux pas que ça fasse interférence avec des trucs que je t’ai donnés. » Je ne peux pas vraiment aller contre ça après tout elle s'y connait mieux en effet de médicaments et autre trucs dans le genre que moi. « Si je m'écroule, sa sera à cause du manque de café. Tu es prévenue! » Je lui lance un sourire espiègle alors que je bois le peu de breuvage que j'ai le droit pour aujourd'hui. C'est bien parce que c'est elle que je vais écoute à la lettre ce qu'elle me demande de faire et surtout que je sais de quoi elle peut être capable quand elle se fâche... je n'ai pas franchement envie qu'elle me tordre une oreille comme elle a toujours adoré le faire lorsque nous sommes sorties ensemble toutes les deux. Ce simple supplice à souvent suffit à me faire abdiquer en un temps records. Ça fait très mal, je vous le jure! « Peut-être que pour moi ce n’était pas le meilleur. » Je regarde dans ma tasse alors que mon sourire disparaît. « Et bien, j'ai toujours espéré que si tu détestais une de nos sorties tu me le disais... donc ... » Je ne peux pas vraiment dire autre chose que ça. Terrie n'a jamais vraiment dit que le concert lui a déplu. Il m'a sourit tout le long alors dans ma tête... c'est parce qu'elle a aimée. Ça me fait douter soudainement et je déteste ça.

Ces chiens redemandes de l'attention, à mon grand soulage, et on arrête de parler du t-shirt que je porte ou des souvenirs avec lequel il va. Je suis bien heureuse pour cette distraction franchement. Rire me fait beaucoup de bien alors que je partage avec elle un peu de mon passé récent ce que je n'ai jamais fais depuis qu'on se côtoie à nouveau. Je ne suis pas vraiment avare de détails et elle ne semble pas vraiment aimer poser des questions... enfin pas à moi tout du moins. « Je crois que je ne veux pas savoir. »   Je souris de nouveau, mais je n'ajoute rien de plus. Je n'en ai pas vraiment de besoin.

Notre conversation prend la tournure inévitable et on se retrouve à parler Aengus. Elle a parlé avec lui. Je ne sais pas ce qu'elle lui a dis, mais en clair elle l'a fait pour me protéger. Je n'ai pas l'habitude d'avoir une personne qui tente de me venir en aide de la sort, une personne qui ne veut pas qui m'arrive quelque chose de mal. Depuis des années, je me suffis à moi-même et je ne compte que sur ma propre personne pour me protéger. C'est un peu déroutant et j'ai beaucoup de mal à m'y faire.  « Tu l’as dit l’autre soir, non ? J’aide toujours les gens… » « Pas sympa de ta part de retourner mes mots contre moi. » Je me frotte le front en me demandant ce qui va se passer maintenant que les O'Leary savent hors de tout doute que Terrie et moi on se connait. C'est surtout le fait qu'elle soit prête à risquer gros pour les tenir à l'écart de ma personne qui risque d'attirer leur attention. Ils vont vouloir savoir pourquoi... et je n'aime pas ça du tout. « Danny… Aengus O’Leary ne me fera rien. Et j’ai de quoi faire pression sur Esras. Ils ne me font pas peur. » Je soupire avant de la regarder droit dans les yeux avec un regard très sérieux. « J'espère bien que tu as raison, mais tu vas m'entendre encore râler un moment sur le sujet. Je n'aime pas que tu te mettes en danger pour moi. J'ai la poisse monumentale, tu te souviens? C'est mauvais pour le karma en général me venir en aide. » Ce n'est qu'à moitié une blague tout ça. Je décide d'aller voir mes messages sur mon téléphone afin de m'assurer que tout ne va pas trop mal. Le voyage entre la cuisine et là-bas semble ne pas me convenir et je manque de m'écrouler en revenant. Heureusement, Terrie m'empêche d'aller faire un tour direct vers le sol. Je ne peux pas m'empêcher de lui demander pardon... pour tout, même si je ne le dis pas très clairement. « Ce n’est rien. Aller viens, on va aller s’asseoir. » Je grimace de douleur alors qu'elle m'aide à marcher vers le sofa encore tacher de mon sang. Je vais devoir me faire pardonner pour lui avoir bousiller en lui en achetant un autre. Je me laisse une note mental pour ça. Je m'assis doucement avec un soupire de soulagement. Elle vérifie alors si je n'ai pas sauté mes points ou s'il y a quelque chose d'anormal avec ma blessure, mais elle ne semble rien trouver. Encore heureux. « Je viens de me souvenir de quelque chose. » « Vraiment? » Je la regarde avec curiosité attendant la suite pour savoir de quoi au juste elle se souvient.  « Je me souviens de la première fois que je t’ai embrassée. » Un doux sourire apparaît sur mon visage en entendant le souvenir en question. C'est un des meilleurs, mais aussi un peu des plus drôle. Nous étions si jeunes à l'époque et Terrie... ah Terrie m'a permis de découvrir certaines choses sur moi que je n'ai pas voulu voir. Je m'installe plus confortablement dans le sofa ce qui fait en sorte que son corps son très proche l'un de l'autre.

« Je me souviens bien. Le sourire sur ton visage après que tu m'es embrassé. Tu m'as dis : T'aimes aussi les filles. Tu as dis ça comme si c'était la chose la plus normal du monde. Je crois que c'est à partir de ce moment que je suis réellement tomber amoureuse de toi. Dire que ce n'est que des années plus tard que j'ai eu le courage de t'inviter. On a jamais su faire les choses comme les autres... On a commencer par le baiser et fini par se lancer dans une relation. » C'est ironique comme situation, mais très franchement je ne m'en plaindre. « Malgré tout ce qui c'est passé entre nous, je n'ai et je ne vais jamais regretter de t'aimer Terrance Austen. Parce que tu en as toujours valu la peine. Toujours. » Je ne suis pas du genre à faire des déclarations, mais j'imagine que je viens d'en faire une. Nos visages sont proches l'une de l'autre et pendant un instant je ne veux qu'une seule chose, l'embrasser, mais mon bon sang sens m'aide à me reprendre. Je lui souris à la place avant de me détourner.  
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Ven 5 Fév 2016 - 20:22

Danny & Terrie
Jusqu’où irai-je pour toi ?
Quand je pose mes yeux sur Danny, je vois tout un tas de choses, et paradoxalement je ne vois rien. Cela devient une habitude pour moi, de marcher au hasard au beau milieu d’un épais brouillard. Les trois quarts du temps, je dois faire des suppositions, réfléchir et tirer des conclusions en fonction du peu que je sais, de ce que je comprends et de ce que je suspecte. En ce qui concerne Danny, je sais que je la connais, je sais que je l’ai aimée, que j’ai été blessée par elle, mais c’est à peu près tout. Je ne sais pas réellement comment je l’ai connue, à quel moment je me suis mise à l’aimer, comment elle m’a blessée, ni même où j’en étais vis-à-vis de notre relation avant que je ne tombe dans le coma… J’ai quelques souvenirs, mais c’est loin d’être suffisant, et en l’absence de la totalité de mes souvenirs, c’est peut-être trop en réalité. Je ne dis pas que je ne suis pas heureuse d’avoir retrouvé des souvenirs, c’est seulement que je m’y perds avec des demi-informations. J’ai l’impression que le brouillard s’épaissit encore d’avantage. Alors oui, je vois beaucoup de choses et rien à la fois. Je ne sais pas où je vais, je ne sais pas si retrouver d’autres souvenirs ne va pas changer radicalement la façon dont je vois les choses actuellement. Autant dire que ma vie est un bordel sans nom, susceptible de changer en moins d’une seconde, et cette seconde peut justement être la suivante comme être une seconde qui se passera dans dix ans… J’essaie de me concentrer sur le moment présent, en ce qui concerne ma vie en général et en ce qui concerne Danny présentement. Tout ce que je retiens pour le moment, c’est que je peux aider Danny et que je veux le faire, et c’est tout ce qui m’importe.

De la voir avec les yeux ouverts et enfin debout, ça me rassure. Cela fait déjà plusieurs jours qu’elle est dans le coaltar et qu’elle se réveille pour une courte durée… Avec une balle dans l’estomac et le fait qu’elle n’est pas passée par un bloc opératoire mais par moi, c’est plutôt logique qu’elle ait surtout dormi ces derniers jours. Je dois avouer que plusieurs fois j’ai eu peur d’avoir surestimé mes compétences, et j’ai pensé qu’il serait préférable de l’envoyer à l’hôpital mais je n’en ai rien fait. J’ai eu raison finalement. Cependant je sais qu’elle n’est pas encore tout à fait remise, et que je dois continuer de la surveiller dans les jours à venir. Je souris lorsqu’elle râle à propos du café, mais je reste inflexible, alors que nous parlons de choses et d’autres, comme ce concert dont je n’ai pas le souvenir. Je lance une plaisanterie, juste parce que j’ai parfois besoin de le faire lorsqu’on me parle de choses dont je ne me souviens pas, mais je vois que Danny tique un peu. « Et bien, j'ai toujours espéré que si tu détestais une de nos sorties tu me le disais... donc ... » Elle me paraît embêtée. « Je plaisante, Danny. » Lui dis-je pour la rassurer. « J’ai cru comprendre que je n’ai jamais eu ma langue dans ma poche, alors si je n’avais pas aimé, tu l’aurais su. » S’il y a une chose que je sais, c’est que je n’étais pas du genre à me taire quand j’avais des raisons de l’ouvrir. Alors ce concert, même si je n’en ai pas le moindre souvenir, j’ai dû l’aimer, c’est certain.

Notre conversation dévie lorsque j’avoue avoir réglé le problème qui la concerne. J’ai longuement discuté avec Aengus au téléphone, je l’ai prévenu et si je n’ai pas passé un nouveau marché avec lui, j’ai au moins imposé quelques conditions supplémentaires à notre étrange relation. Aengus n’a pas beaucoup apprécié, c’est même tout le contraire, et il va me le faire payer à un moment, c’est certain. Mais ça m’est égal, parce que ce que je dis à Danny, c’est la vérité : il ne me fait pas peur. Danny proteste, elle ne veut pas que je me mêle de ses affaires, mais qu’elle le veuille ou non, j’y suis mêlée et puis… si elle ne voulait pas m’y mêler, elle aurait dû choisir l’hôpital. Je ne lui reproche pas d’être venue me trouver, et je ne regrette pas de l’avoir aidée non plus. Danny râle parce que je retourne ses propres mots contre elle, mais cela aussi c’est la vérité après tout. Je ne dis rien de plus, parce qu’il n’y a plus rien à dire et elle continue un peu sa protestation, elle me prévient même qu’elle en parlera encore. « J'espère bien que tu as raison, mais tu vas m'entendre encore râler un moment sur le sujet. Je n'aime pas que tu te mettes en danger pour moi. J'ai la poisse monumentale, tu te souviens? C'est mauvais pour le karma en général me venir en aide. » C’est elle qui reprend mes mots cette fois-ci, cette histoire de karma. « Tu veux vraiment qu’on reparle de karma ? Le mien m’a conduite à un coma et une amnésie rétrograde totale. Tu conviendras que j’ai gagné haut-la-main. » J’évite d’ajouter que ce n’était pas un accident et que du peu que j’en sais, au moins une personne estime que je méritais de mourir.
Finalement Danny fait un malaise, j’aurai probablement dû lui dire de ne pas trop remuer vu son état. C’est trop tard, je dois la rattraper avant qu’elle ne tombe et je nous mène jusqu’à mon canapé où je nous laisse tomber, avant d’avouer que je viens d’avoir un souvenir de nous. « Je me rappelle avoir pensé que tu comprendrais jamais si quelqu’un ne te mettait pas devant le fait accompli. Tu m’agaçais à ne pas vouloir ouvrir les yeux. Alors je t’ai embrassée pour que tu comprennes. » Je souris à l’évocation de ce souvenir. Ce n’est pas tant parce que je retrouve un souvenir que par son contenu. « Je me souviens bien. Le sourire sur ton visage après que tu m'aies embrassée. Tu m'as dit : T'aimes aussi les filles. Tu as dit ça comme si c'était la chose la plus normale du monde. Je crois que c'est à partir de ce moment que je suis réellement tombée amoureuse de toi. Dire que ce n'est que des années plus tard que j'ai eu le courage de t'inviter. On a jamais su faire les choses comme les autres... On a commencé par le baiser et fini par se lancer dans une relation. » Je garde mon sourire, jusqu’à tes prochains mots… « Malgré tout ce qui c'est passé entre nous, je n'ai et je ne vais jamais regretter de t'aimer Terrance Austen. Parce que tu en as toujours valu la peine. Toujours. » Mon sourire s’est effacé, et j’ai malgré moi baissé le regard. J’ai l’impression que c’est une déclaration d’amour… mais je ne sais pas quoi répondre… « Je ne sais pas si… j’ai cessé de t’aimer ou si… » Je prends alors la main de Danny, pour la porter jusqu’à mon crâne, juste au-dessus de mon oreille droite. Je guide alors ses doigts le long de ma cicatrice, qui descend derrière mon oreille, jusqu’à atteindre l’arrière de mon crâne. « … c’est ça qui m’a privée de ce que je ressentais pour toi. » C’est la première fois que je fais ça, que je laisse quelqu’un toucher à cette cicatrice, à ce vestige de la nuit du 4 mars 2014. C’est réellement la première fois que je la révèle à quelqu’un, et c’est toi… Mais ce n’est pas la seule chose que je dois te dire. « Je sais que je t’ai aimée, je le sais parce que les souvenirs que j’ai, ils… je ne me souviens pas seulement de ce que j’ai vécu, je me souviens aussi de ce que je ressentais à cet instant, mais… » Je demeure interdite quelques secondes, me pinçant les lèvres avant d’achever ma phrase. « … aujourd’hui, je suis… tellement perdue… » Je souris, même si c’est sarcastique avant de continuer. « Regarde-moi, je suis amnésique, j’ai une liste de problèmes qui n’en finit pas, je… je passe mes journées à me demander ce que j’ai pu faire de ma vie pour en arriver là et… je suis enceinte d’un mec dont je connais même pas le prénom… Je ne suis pas sûre d’être ce qu’il te faut, je sais que tu… qu’on s’est fait du mal mais je veux pas t’en faire plus, d’accord ? »

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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Lun 8 Fév 2016 - 22:32

GOOD MORNING
TERRIE & DANNY
Je n’ai jamais beaucoup aimé regarder derrière même si je traîne mes problèmes depuis des années maintenant. Je n’ai jamais su comment faire face au passé et encore moins comment le laisser partir. Appelez ça de l’auto flagellation si vous le voulez, pour moi c’est de toujours garder en mémoire mes erreurs du passé pour ne pas les commettre de nouveau dans le futur. C’est difficile de se retrouver en présence de la personne avec qui on a sans doute eu le plus d’histoire non résolue et de ne pas justement pouvoir résoudre tout afin de passer à autre chose pour de bon dans sa vie. C’est frustrant, mais pour rien au monde je ne vais le laisser voir encore moins à Terrie. Oui, par moment c’est difficile être juste en sa présence parce que même si elle ne se souvient plus de moi, de nous, moi par contre je n’ai rien oublié de notre histoire. Il y a de nombreux moments depuis nos retrouvailles, si on peut les appeler ainsi, où quand elle regarde ailleurs je me suis surprise à la regarder collant l’image de la Terrie dont je me souviens à celle qu’elle est devenue. Certains points, faits semblent toujours bien présent alors qu’il y a des choses qui me sont inconnues. D’un côté, à 21 ans à peine, ou 19 ans pour elle, on change encore pour devenir des adultes plus tard. Enfin, je préfère dire on évolue que dire on change d’une certaine manière. À mes yeux, personne ne change réellement. On est ce qu’on est après tout. Tout ça me pousse à discuter avec elle de nos rendez-vous, enfin le t-shirt le fait, mais on va dans le sens sans même le savoir. Je suis un peu mal à l’aise quand elle parle qu’il soit possible qu’elle ne soit pas aimée comme le souvenir ne lui dit rien. « Je plaisante, Danny. » Elle se reprend vite pour me rassurer. Je hoche la tête en réponse sans pour autant dire quoi que ce soit. « J’ai cru comprendre que je n’ai jamais eu ma langue dans ma poche, alors si je n’avais pas aimé, tu l’aurais su. » « Ça je confirme… » J’y ai eu droit quelques fois durant notre temps ensemble. Terrie ne s’est jamais gêner pour me traiter d’imbécile quand je l’ai mérité ou de me foudroyer du regard quand ma bêtise dépasse l’entendement. Disons simplement qu’à l’époque ça a toujours suffi pour me faire taire ou reprendre le droit chemin.

Ma tête me fait un peu mal maintenant. Je souffle en fermant les yeux en espérant que ça passe sans que je doive vraiment prendre quelques choses ou devoir m’en soucier plus alors que Terrie me parle comme quoi elle a discuté avec la dernière personne que je veux… enfin l’avant-dernière plutôt. Elle se met en danger encore plus et je n’ose même pas imaginer ce qu’il va lui demander en retour pour simplement prendre soin de ma personne. J’ignore ce qu’elle lui a dit… mais j’espère cependant que ça ne va pas lui causer des ennuis. Ma seule présence est source d’ennui potentiel pour elle. « Tu veux vraiment qu’on reparle de karma ? Le mien m’a conduite à un coma et une amnésie rétrograde totale. Tu conviendras que j’ai gagné haut la main. » Je dois lui donner. Elle a un karma encore plus de merde que le mien. « Peut-être pas haut la main, mais je te laisse gagner le prix du plus mauvais karma.» Mon corps finit par me trahir et je me retrouve à devoir prendre appui sur elle afin de ne pas tomber sur le sol. Mon côté fait mal, ma tête tourne de plus en plus, mais j’imagine que vu ce que je viens de vivre c’est normal. Je suis contente qu’on laisse de côté le Karma et les O’Leary comme sujet de conversation pour parler d’autre chose moins… sensible si on peut dire. « Je me rappelle avoir pensé que tu ne comprendrais jamais si quelqu’un ne te mettait pas devant le fait accompli. Tu m’agaçais à ne pas vouloir ouvrir les yeux. Alors je t’ai embrassée pour que tu comprennes. » Assis confortablement sur le sofa, je souris. « Je n’ai pas arrêté de penser à me baiser pendant des mois! La pauvre gosse que j’étais a vu son monde être totalement remis en question, mais au final, je ne le regrette pas. » Non, aujourd’hui je m’assume comme je suis avec mes bons et mauvais côtés aussi nombreux soient-ils. Pourquoi je n’ai pas pu le faire il y a 7 ans m’échappe encore…

Si le souvenir est agréable à se remémorer, je finis tout de même par divaguer… j’ai bien l’impression que je viens de la mettre de nouveau mal à l’aise. Je la vois perdre son sourire et je baisse alors les yeux. « Je ne sais pas si… j’ai cessé de t’aimer ou si… » Je veux m’excuser, je dois m’excusé. « Pardon Terrie… je n’aurais pas dû dire ça. Ça te mets mal à l’aise … je suis doué pour ça faut croire. » Je tente de me remettre droite et ainsi mettre de l’espace entre nous pour tenter de ne pas rendre les choses encore plus maladroites qu’elles ne le sont déjà. Elle me surprend en prenant ma main pour la glisser sur sa cicatrice derrière son oreille. Je me crispe alors en la sentant sous mes doigts. « … c’est ça qui m’a privée de ce que je ressentais pour toi. » Je ne dis rien, je ne sais pas quoi dire de toute manière alors je la regarde droit dans les yeux alors qu’elle continue. « Je sais que je t’ai aimée, je le sais parce que les souvenirs que j’ai, ils… je ne me souviens pas seulement de ce que j’ai vécu, je me souviens aussi de ce que je ressentais à cet instant, mais… aujourd’hui, je suis… tellement perdue… » Ça fait encore plus mal de l’entendre dire ça. Je ne peux pas parler… j’ai l’impression que quelque chose est coincé dans ma gorge et que si je tente de dire quoi que ce soit ça va me détruire, mais pourtant je sais que je dois le faire. Elle me sourit, mais il n’est pas vrai. Son souris est plein d’ironie. « Regarde-moi, je suis amnésique, j’ai une liste de problèmes qui n’en finit pas, je… je passe mes journées à me demander ce que j’ai pu faire de ma vie pour en arriver là et… je suis enceinte d’un mec dont je connais même pas le prénom… Je ne suis pas sûre d’être ce qu’il te faut, je sais que tu… qu’on s’est fait du mal mais je veux pas t’en faire plus, d’accord ? » Je glisse ma le long de sa joue et va la poser dans son cou alors que je la regarde droit dans les yeux. « Tu crois être cassé au-delà de la réparation, mais tu ne l’es pas. Tu es plus forte que tu sembles te donner du crédit… Je t’ai fait du mal Terrie plus que tu ne m’en as fait. Tu as le droit de le dire parce que c’est vrai. Je ne vais jamais pouvoir me le pardonner totalement pour. Je ne sais pas ce qui va se passer et je ne vais jamais te demander quelque chose que tu n’es pas prête à offrir. J’ai passé toute ma vie à souffrir, Terrie. Tu as pu le constater par toi-même… je suis un champ de bataille et c’est un vrai miracle que je suis toujours debout devant toi. Je suis partie il y a longtemps… je t’ai tourné le dos… et je ne vais pas refaire la même erreur deux fois. Peu importe ce qu’il va arriver, ce que tu veux qu’on soit, je ne vais nulle part et je n’ai pas peur que tu me blesses. » Je n’ai pas quitté son regard. Nos visage son proche assez pour que je n’aie pas de mal à poser mon front contre le sien pendant quelques secondes avant de me reculer d’elle. Je ne sais pas trop ce que je cherche à faire, mais j’espère juste que je ne vais pas finir par lui faire du mal encore une autre fois. C’est sans aucun doute ma plus grande peur. Je frotte doucement l’endroit où se trouve ma blessure en baissant la tête en silence. Mes cheveux cachent mon visage et elle ne peut donc pas voir la larme unique qui roule sur ma joue. Je respire profondément. « Je ne suis pas doué pour parler. Je ne sais pas comment bien m’exprimer… Mon père était un bon père, mais il n’était pas très affectueux. J’ai peur de finir comme lui… alors que je sais que c’est assez inévitable… »
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Ven 12 Fév 2016 - 15:09

Danny & Terrie
Jusqu’où irai-je pour toi ?
Je vais devoir veiller Danny un peu longtemps que ce que j’avais prévu, ou je devrais plutôt la faire rester au lit le temps qu’elle soit vraiment remise. Je me suis improvisée chirurgien l’autre soir, et même si je suis effectivement capable de faire ce genre de choses, je n’aurai pas dû le faire chez moi et j’aurai dû envoyer Danny à l’hôpital. Je peux la surveiller, je peux faire tout ça, mais j’ai quand même peur de rater quelque chose, de faire une erreur qui serait fatale à Danny… je ne veux pas faire d’erreur qui la tuerait, pas Danny. Je devrais lui ordonner de se reposer, vraiment. Cela m’éviterait sûrement d’avoir à la rattraper avant qu’elle ne tourne de l’œil, pas que ça me gêne. Mais moi aussi je suis fatiguée, et je ne suis pas certaine de toujours être là quand il le faudra. Danny doit se reposer, et moi aussi.
Je nous installe dans le canapé tâché du sang de Danny. Je note que je devrais m’en débarrasser, parce que je doute pouvoir faire disparaître la tâche maintenant, et je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée de conserver un sofa tâché de sang, d’autant plus que j’ai déjà quelques problèmes, je n’en ai pas besoin d’autres, vraiment pas. Mais pour l’instant, ce n’est pas à cela que je pense, ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus. Je vérifie que les points que j’ai faits à Danny n’ont pas sauté, qu’elle ne saigne pas de nouveau, et que je n’ai pas à réparer à nouveau. Tout va bien, enfin… presque tout. Si tout allait vraiment bien, elle ne serait pas dans cet état et je ne serai pas aussi inquiète pour elle. J’ai vraiment trop de choses pour lesquelles m’inquiéter, il faut que je… je ne sais pas, que je trouve un moyen de me décharger de quelques sources de stress. Mais pour l’instant, à cette seconde, c’est Danny qui compte… juste Danny…

Alors que nous sommes assises sur le canapé, aussi proches l’une de l’autre que j’en ai certains souvenirs de lorsque nous étions ensemble, nous nous confions l’une à l’autre… Danny me dit qu’elle ne regrette pas que j’ai chamboulé sa vie par un simple baiser et une simple remarque qui n’était que la vérité. Je me souviens juste que je voulais qu’elle ouvre les yeux sur ce qu’elle était, parce qu’elle serait beaucoup plus heureuse si elle ne se mentait plus. Je me souviens que c’était tout ce qui comptait pour moi lorsque je l’ai embrassée, qu’elle soit plus heureuse. À croire qu’à cette époque déjà tout ce qui importait c’était d’être là pour aider les autres. Je voulais déjà aider Danny lorsque nous étions des ados, et je le veux encore alors que nous sommes des adultes. Je veux aider Danny, tout comme je veux aider toutes les personnes que j’aime, même si ça doit me mettre dans des situations dangereuses… Ça c’est une partie de la Terrie d’avant, une partie qui est toujours là, et qui me laisse entendre qu’il existe au moins une chose pour laquelle je n’ai pas changée. Je suis dévouée à ce que j’aime, parce que je les aime justement et que s’ils ont besoin de moi, je serai toujours là. Je serai toujours là pour Danny, peu importe ce qu’il s’est passé entre nous, elle peut compter sur moi, encore et toujours. Son sourire m’apaise comme je n’ai pas été apaisée depuis longtemps.

Danny en vient à me confier ce qu’elle ressent, même si les mots ne sortent pas facilement, même si elle cache un peu la vérité derrière des phrases un peu vagues. Je comprends quand même ce qu’elle me dit, j’entends ce qu’elle dit derrière ces mots-là… Et je ne peux pas faire comme si je ne comprenais pas, ni ne pas répondre à ce qu’elle me dit, alors j’essaie moi aussi… Mais je suis honnête, je suis complètement perdue, je ne sais pas où je vais ni comment. J’ai l’impression que j’avance sur une route déserte où personne ne passe, et que j’attends simplement que mes dernières forces me quittent, que je ne puisse plus faire un pas de plus. Je confie à Danny ce que je sais avoir ressenti, et ce que je sais sur ce que je suis actuellement. Je suis trop fatiguée, trop perdue… Je suis cassée, et la Terrie qu’elle a connue, elle n’est plus vraiment là, il ne reste que des bouts, et je n’ai rien à lui offrir, rien du tout, si ce n’est de partager mon errance… Je refuse, personne ne devrait marcher avec moi sur cette route déserte, harcelée par des questions sans réponse… « Tu crois être cassée au-delà de la réparation, mais tu ne l’es pas. Tu es plus forte que tu sembles te donner du crédit… Je t’ai fait du mal Terrie plus que tu ne m’en as fait. Tu as le droit de le dire parce que c’est vrai. Je ne vais jamais pouvoir me le pardonner totalement pour. Je ne sais pas ce qui va se passer et je ne vais jamais te demander quelque chose que tu n’es pas prête à offrir. J’ai passé toute ma vie à souffrir, Terrie. Tu as pu le constater par toi-même… je suis un champ de bataille et c’est un vrai miracle que je sois toujours debout devant toi. Je suis partie il y a longtemps… je t’ai tourné le dos… et je ne vais pas refaire la même erreur deux fois. Peu importe ce qu’il va arriver, ce que tu veux qu’on soit, je ne vais nulle part et je n’ai pas peur que tu me blesses. » Mes yeux restent fixés dans les siens, tandis que nos visages sont si proches que je sens son souffle sur mes lèvres. Nos fronts restent un moment l’un contre l’autre, et une de mes mains vient trouver sa nuque. J’ai deux larmes qui coulent, une de chaque œil. Danny a tort, je suis cassée et il n’y a rien à faire pour me réparer. « Je… » Je ne parviens pas à articuler quelque chose, aucune phrase ne prend forme dans mon esprit. Je sais juste que je ne veux pas faire de mal à Danny, je ne veux pas qu’elle souffre comme je souffre… « Je ne suis pas douée pour parler. Je ne sais pas comment bien m’exprimer… Mon père était un bon père, mais il n’était pas très affectueux. J’ai peur de finir comme lui… alors que je sais que c’est assez inévitable… » Elle a tort, je me souviens qu’elle était capable de me montrer qu’elle m’aimait, à condition qu’il n’y ait personne pour nous voir bien sûr. Elle n’assumait pas, et c’est pour ça qu’on s’est quittées. Mais elle était capable de me montrer qu’elle m’aimait, elle en était vraiment capable. « Tu as tort… tu me le montrais que tu m’aimais… même si tu ne faisais que quand il n’y avait nous, tu le faisais. Tu n’es pas comme ton père. » Lui dis-je alors que je recollais mon front contre le sien. « T’as juste peur. Moi aussi, j’ai peur. » Je posais alors mes lèvres sur les siennes.

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Lun 7 Mar 2016 - 22:30

GOOD MORNING
TERRIE & DANNY
Une partie de moi se demande toujours pourquoi je n’ai pas encore décidé de quitter son appartement. Je veux dire je suis réveillé, je ne suis pas au mieux de ma forme, mais je peux marcher sans trop me tuer. Enfin, plus ou moins si on veut. Cette même partie de ma conscience me hurle que je dois partie parce que ma présence risque juste de mettre Terrie encore plus dans les emmerdes. Elle s’est levée pour moi contre un homme très dangereux et cette simple idée me fait frissonner de peur même si je l’accepte finalement à contrecœur parce que je sais que je ne peux pas vraiment l’empêcher de faire quoi que ce soit. Elle a toujours été têtue et d’un côté, ça fait partie de son charme. Quelque part, je suis étonné de voir à quel point elle s’est donné du mal pour m’aider quand je suis venu à elle après mettre fait tirer dessus dans un geste inconscient. J’imagine que dans ma tête, elle est la seule personne en qui je peux avoir le moindrement confiance quand il s’agit de me garder en vie comme elle a toujours semblé le faire autant quand nous étions un couple que avant comme simples amies.

Enfin bref, tout ça pour dire qu’en ce moment je me sens presque comme si je suis de retour des années avant. Incertaine et un peu insouciante. Mon cœur frappe dans ma poitrine alors qu’on discute toutes les deux. C’est étrange d’avoir ce sentiment pourtant si familier avec elle. Terrie a toujours su me faire tourner la tête, me faire rire ou me faire pleurer sans même pouvoir faire un effort. Elle a un effet incroyable sur ma personne et je ne crois pas qu’elle en soit vraiment consciente. Si elle fut une autre personne, je ne serais jamais resté et je n’aurais pas suivi ses conseils pour rester au lit. Je n’aime pas me retrouver dans un environnement inconnu, mais pourtant depuis des jours je squatte littéralement son appartement et son lit sans dire un mot. C’est loin de me ressembler ou plutôt d’être dans les habitudes de la femme que je suis devenu avec les dernières années difficiles que j’ai eues. Chacun se forge selon ce qu’ils vivent dans leur vie. Malheureusement pour elle, la vie ou un horrible coup du destin, un destin franchement chiant si vous voulez mon avis, a décidé qu’elle devait avoir un tableau vide comme épreuve. Parfois, je me demande ce que ça fait de ne se réveiller un beau jour sans plus aucun souvenir. Ça doit être franchement flippant se regarder dans le miroir pour y voir le visage d’un inconnu et de ne pas savoir comment on s’appelle. Je ne peux imaginer la douleur ou l’angoisse ou n’importe quels autres sentiments qu’elle a pu ressentir depuis son réveil. J’essaye de comprendre, bien entendu parce que je veux faire en sorte de pouvoir aider comme je le peux même si je sais que mon aide ne veut pas dire grand-chose en fin de compte. Tout comme elle ne m’a pas laissé saigné à mort sur le sol, je ne suis pas prête à la laisser tomber même si une partie de moi dit que c’est peut-être mieux.

J’ai toujours eu des doutes sur notre relation. Être avec Terrie a toujours été agréable et naturel comme si ce fut normal pour nous d’être ensemble. Je me déteste encore ou plutôt je déteste encore passionnément la Danny de 21 ans qui n’a pas su se tenir debout pour l’incroyable petite amie qu’elle a eue à cette époque et qui lui a toujours tout donné d’elle. Je me sens coupable. Je me suis longtemps demandé si le fait que je ne puisse pas donner chaque partie de mon être, de mon cœur à Terrie veut dire que je suis incapable de totalement m’ouvrir à une autre personne. J’ai toujours manqué d’honnêteté avec mes partenaires qui l’on suivit pour des raisons évidentes. Je n’ai pas voulu être blessé encore une autre fois par l’amour. Hors de question que je me retrouve avec un cœur brisé alors que mon cœur n’est toujours pas entier. Je dois sans doute en avoir perdu des morceaux depuis le temps. Il ne doit rester qu’une toute petite partie de mon être dans ma cage thoracique. Juste assez pour dire que je suis encore sensible et vivante, peut-être. C’est parfois dur à dire. Mais en ce moment, je sais qu’il est bien là. Il vibre avec force comme il ne l’a pas fait depuis si longtemps. C’est effrayant et agréable à la fois. Je ne veux pas qu’il s’arrête, je ne veux pas devoir reculer, mais je le dois. Je ne peux pas la pousser après tout ce qu’elle fait pour moi. J’ai l’impression que ça serait de lui enlever le choix. S’il doit se passer quelque chose, alors elle va faire le premier pas ou me donner un signe très clair parce que je ne veux pas merder encore une autre fois avec elle. Je parle, je parle et je parle. Les mots coulent hors de ma bouche sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Je me sens vulnérable et pourtant ça ne me fait pas peur, pas avec elle. « Je… » Je lui avoue sans aucun doute ma plus grande peur ; finir par devenir comme mon père. Finir par avoir la même maladie ou je ne sais quoi qui la rendu comme il fut à la fin de sa vie ne pouvant profiter que de rare moment de lucidité. Je ne veux pas finir ainsi. « Tu as tort… tu me le montrais que tu m’aimais… même si tu ne faisais que quand il n’y avait nous, tu le faisais. Tu n’es pas comme ton père. » Je ne peux arrêter la larme unique qui coule le long de ma joue. « J’aurais dû être meilleure pour toi. Je t’aimais, mais je n’ai pas su bien le faire. Je ne sais pas comment aimer quelqu’un comme il se doit, Terrie… Je ne sais pas le faire et ça me tue parce que c’est tout ce que je veux… » Ma voix est déchirée par l’émotion que je tente de contenir avec beaucoup de mal. « T’as juste peur. Moi aussi, j’ai peur. » Son front est toujours appuyé contre le mien. « J’étais stupide d’avoir peur… »

Je sens alors ses lèvres contre les miennes. C’est doux, hésitant et pour tellement agréable. J’ose à peine répondre de peur de briser le moment, mais après quelques secondes d’hésitation je réponds. Je bouge mes lèvres lentement sans empressement pour goûter au maximum ses lèvres. Je glisse une main dans ses cheveux sans pour autant la presser. Je réalise à peine que je pleure presque librement alors qu’on s’embrasse parce que pour la première fois depuis des années je me sens comme si tout est juste et littéralement en paix. Quand le baiser prend finalement fin, je recule presque à contrecœur ayant apprécié le moment comme jamais. Je ne m’éloigne pas pour autant et ouvre doucement les yeux pour la regarder. Un petit sourire se glisse sur mes lèvres alors que mon pouce caresse sa joue dans un geste circulaire paresseux. « Tu es si belle… » Mes mots sont un murmure doux et fragile.
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Mar 12 Avr 2016 - 18:56

Danny & Terrie
Jusqu’où irai-je pour toi ?
Danny me fait part de ce qu’elle ressent au sujet de notre relation passée. Je n’en ai que des brides, j’ai comblé le vide avec un peu de réflexion et parfois, lorsque je me sentais prête à en entendre les réponses, avec quelques questions posées à ceux qui m’ont connue avant qu’un tour noir n’aspire tout ce que je fus. Je sais que notre relation était loin de la perfection. Danny et moi avons souffert de l’amour qu’on se portait, de deux façons bien différentes. J’ai cru comprendre que j’avais surtout souffert du fait que Danny n’assume pas notre relation, qu’elle ait voulu me cacher, comme si elle avait honte de moi. Il y a encore beaucoup trop de trous dans ma mémoire pour en comprendre davantage. C’est aussi la raison pour laquelle je laisse Danny s’exprimer sur sa propre souffrance, vis-à-vis de notre relation, et sa peur d’être incapable d’aimer. Je sais qu’elle m’a aimée, j’ai ressenti son amour dans un des souvenirs que j’ai retrouvés. C’est la raison pour laquelle je la rassure, je sais qu’elle m’a aimée, je sais qu’elle n’est pas comme son père. « J’aurais dû être meilleure pour toi. Je t’aimais, mais je n’ai pas su bien le faire. Je ne sais pas comment aimer quelqu’un comme il se doit, Terrie… Je ne sais pas le faire et ça me tue parce que c’est tout ce que je veux… » Le simple fait qu’elle se dise qu’elle aurait dû être meilleure pour moi, cela prouve à quel point elle tenait à moi, et à quel point elle pense qu’elle n’en a pas fait assez. Je lui dis qu’elle avait simplement peur… « J’étais stupide d’avoir peur… » Je ne sais pas vraiment quoi lui répondre. Tout le monde a peur un jour ou l’autre, pour des raisons différentes, et tout le monde se dit que c’était stupide d’avoir peur… Que ce soit vrai ou non, ce n’est pas le plus important. Ce qui importe le plus, c’est d’en prendre conscience. Danny et moi avons fait des erreurs qui nous ont conduites où nous avons été, droit dans le mur. Mais ça ne veut pas dire que l’on doit rester sur cet échec, non ? Est-ce pour cette raison que pour toute réponse, je me décide à l’embrasser ?

Je ne suis pas certaine de savoir ce que je fais. À cet instant où j’ai posé mes lèvres sur celles de Danny, je n’ai nullement réfléchi à ce que je faisais, mais je n’ai pas pour autant l’impression d’avoir cédé à une pulsion. Je ne saurais l’expliquer avec exactitude, et je ne suis pas certaine de vouloir le faire. À cet instant, je crois que j’ai simplement voulu retrouver le contact de ses lèvres. À défaut d’avoir le souvenir d’un baiser passionné entre nous, je crois que j’ai voulu en créer un nouveau, afin de savoir à nouveau ce que cela me faisait de l’embrasser ainsi. Il est fort probable que mes souvenirs ne me reviennent pas davantage, et ce vide qui demeure, j’ai besoin de le combler. Embrasser Danny à ce moment, c’est comblé le vide que me laisse mon amnésie, c’est alléger un peu de ce poids qui me courbe l’échine. Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu embrasser Danny, mais je sais ce que cela m’a fait… Durant ces quelques secondes, tout ce qui m’accable chaque jour durant a disparu.

Mais lorsque notre baiser prend fin, tout me revient. Tout ce qui me perd dans une spirale infernale, tout ce qui me tire vers des eaux abyssales… Je vis dans un brouillard qui reste toujours aussi épais, malgré toute la volonté que je mets à tenter de le dissiper. Je me souviens que je ne sais pas qui je suis, que je ne comprends pas comment je suis arrivée là. Il y a bien trop de choses qui m’assaillent, et qui me font douter. Je suis loin d’être dans une période où j’ai confiance en moi, où je suis capable de prendre des décisions… Et j’ai soudainement l’impression que ce baiser, c’est une erreur. Pas que je le regrette. Si je l’ai fait, c’est que j’en avais envie, et retrouver le goût des lèvres de Danny, c’est indescriptible… Néanmoins je me demande si je n’ai pas eu tort. J’ai l’impression que ce baiser pourrait signifier que l’on s’essaie à nouveau à une relation amoureuse. Et je sais que je ne suis pas prête pour cela. Je ne suis pas bien dans ma tête, et je ne crois pas que ce soit le meilleur moment pour une relation. « Tu es si belle… » Me dit-elle avec un sourire qui m’irradie… Et cela me conforte dans l’idée que j’ai eu tort. Pourtant ce baiser m’a permis de trouver la paix tout le temps qu’il a duré, comme s’il me guérissait de tout ce qui va mal. Je reste proche d’elle, une de mes mains toujours placée sur sa nuque, et je referme les yeux. « Je n’ai jamais ressenti cette paix depuis mon réveil… c’est comme si tout avait disparu. » Avouais-je, parce que c’était une vérité que je devais lui dire avant de poursuivre. « Mais… Danny, je ne suis pas sûre que je peux faire ça maintenant. Toutes ces choses qui tournent dans ma tête, tout le temps… elles… elles me rendent folle et… j’ai besoin de… de remettre de l’ordre… je veux pas te faire souffrir parce que moi je souffre… tu comprends ? » C’est moi qui l’ai embrassée, et c’est moi qui lui dis que je ne peux pas… une autre preuve que je ne sais pas ce que je fais, et que je suis totalement perdue. « Tu comprends… hein ? » J’ai besoin qu’elle comprenne, je ne veux pas qu’elle s’en aille, je ne veux pas la perdre encore…

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Dim 15 Mai 2016 - 9:58

GOOD MORNING
TERRIE & DANNY
Mon cœur frappe lourdement dans ma poitrine. C’est un sentiment que j’ai à peine connu dans les dernières années. Un sentiment qui a toujours été uniquement relier à Terrie. Aujourd’hui, j’en suis plus consciente que jamais. Elle est la seule à pouvoir me faire sentir de cette manière en particulier. Très franchement, ça me fait un peu peur tout ça. Elle ne doit pas se rendre compte à quel point sa simple présente m’affecte au plus haut point. Dans les derniers jours à être aussi proche d’elle, je sens que le monde s’arrête et j’oublie même qu’elle a tout oublié ou encore les années qui nous sépare maintenant. C’est encore plus difficile de faire face à la réalité quand je me rends compte qu’elle n’a pas les souvenirs que j’ai de notre ancienne relation. Autant qu’il y en a des mauvais, il y a en a aussi beaucoup de bon, de très bon même. J’aime à penser que même si tout ne fut pas parfait, j’ai au moins pu la rendre heureuse par moment. J’ai pu la faire sourire et la faire rire quand quelques minutes plus tôt les larmes couvrent son visage. Je crois que c’est un peu ça l’amour, non ? Vouloir que l’être aimé rit même quand la vie n’est pas particulièrement facile. Est-ce que c’est mal de ma part d’imaginer le temps d’un instant ce que notre vie ensemble aurait pu être si je ne fus pas la plus grande des idiote à cette époque ? Quand je me réveille en pleine nuit alors qu’elle dort à côté de moi, c’est tout ce qui hante mes pensées alors que je la regarde dormir. Je sais que c’est un peu effrayant et très franchement j’espère qu’elle ne l’a pas réalisé. Ça me mettrait franchement mal à l’aise de lui expliquer pourquoi j’agis de la sorte alors qu’elle dort paisiblement à côté de moi. Je ne veux pas vraiment lui expliquer que souvent je me demande si elle est vraiment la ou si je suis tout simplement en train de rêver ou délirer tout simplement. C’est difficile à mettre des mots pour moi-même alors pour elle…

Je ne suis pas vraiment une personne qui manque de confiance, mais alors que je lui avoue en toute honnêteté ce que je ressens et tout, je me sens très loin d’être confiante. Non, je suis nerveuse et hésitante parfois dans mon choix de mot. J’ai peur de l’effrayer en allant trop loin ou en disant quelque chose qui peut être mal interpréter. C’est sans aucun doute la dernière chose que je veux en ce moment. Lui avouer que j’ai eu peur à l’époque est quelque chose d’important pour moi. J’avoue rarement mes faiblesses et admettre ma peur est encore plus grand pour moi. Le baisée qui suit est inattendu. J’ai l’impression que mon esprit vient d’être secouer dans tous les sens possible simplement par ses lèvres sur les miennes. C’est comme pouvoir enfin respirer après avoir vécu confiner avec le stricte minimum d’air pendant des années. C’est incroyable et tellement effrayant en même temps parce que je ne sais pas vraiment comment lire ce baisée. Je me sens soudainement très égoïste de profiter de l’instant. J’approfondis le baisée autant que je le peux sans pour autant passer les limites de l’acceptable. Malheureusement, tout bonne chose à une fin et on finit par se séparer. Ma respiration est lourde alors que je garde les yeux fermés. J’ai envie de pleurer tellement le sentiment qui me déchire de l’intérieur est puissant. J’arrive à me contrôler et aucunes larmes ne coulent sur mes joues. Forte heureusement pour moi. Je finis pas sourire doucement. C’est plus fort que moi… Ma bouche m’échappe et avant que je puisse vraiment le réaliser, je lui souffle qu’elle est belle. Je me sens alors gêner par un tel aveu. Je peux sentir mes joues s’échauffer sans doute pour prendre une légère teinte rose de gêne.

Nous sommes toujours très proche l’une de l’autre. Je n’ai pas déplacé mes mains de sur elle et je peux sentir la chaleur de sa propre main sur ma nuque. C’est un geste qui me réconforte grandement. Je me sens en sécurité comme jamais alors que nous sommes si proche l’une de l’autre. Je n’ai jamais cru pouvoir ressentir ça de nouveau. C’est totalement irréel et pourtant agréable au point que je ne veux jamais perdre se sentiment. Je la vois fermer les yeux. « Je n’ai jamais ressenti cette paix depuis mon réveil… c’est comme si tout avait disparu. » Mon cœur se gonfle à l’idée simple que notre baisée lui a fait se sentir en paix de la sorte. Je souris doucement. « Je connais le sentiment. Je ne me suis pas sentis autant en sécurité que maintenant. » Mes mots sont doux et bas. Elle poursuit rapidement et je l’écoute. « Mais… Danny, je ne suis pas sûre que je peux faire ça maintenant. Toutes ces choses qui tournent dans ma tête, tout le temps… elles… elles me rendent folle et… j’ai besoin de… de remettre de l’ordre… je veux pas te faire souffrir parce que moi je souffre… tu comprends ? » Comment ne pas comprendre ? Moi plus que qui conque peut comprendre le désire de ne pas vouloir s’engager dans une relation quand sa vie est total le bordel et qu’on ne sait pas du tout où on va. « Tu comprends… hein ? » Je pose mon front contre le sien en frottant doucement le bout de mon nez contre le sien. « Je comprends Terrie et je ne vais aller nulle part sauf si tu me demandes de partir. J’ai mis des années à comprendre beaucoup de chose sur moi-même. Aujourd’hui, je sais que je pourrais être au bout du monde, mais mon cœur… » J’attrape doucement sa main libre et je la pose sur mon cœur qui batte toujours avec force dans ma poitrine. « … mon cœur lui, n’a jamais quitté ton côté. C’est cliché ce que je vais dire, mais je suis prête à attendre le temps qu’il faut parce que tu en vaux la peine. J’en ai assez d’avoir peur. S’il y a un nous possible dans le futur, je prends ma chance. Sinon, je serai tout de même toujours là si tu as besoin de moi. Si tu veux de moi comme ton amie simplement, alors je l’accepterai. T’en que je t’ai dans ma vie. »
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Dim 15 Mai 2016 - 21:52

Danny & Terrie
Jusqu’où irai-je pour toi ?
Il y a cette infime partie de moi qui se souvient que j’ai aimé Danny à en crever. Mais c’est là tout ce qu’elle est capable de dire, parce qu’il n’existe aucune autre question à laquelle je pourrais réellement répondre à son sujet. Si on venait à me demander qui est Danny, je n’aurai que cette réponse à offrir : c’est une femme que je savais avoir aimé à en crever. Il n’y a rien d’autre que je puisse dire. Et c’est le cas pour beaucoup d’autres personnes de mon entourage, je ne peux dire qu’une phrase, deux au maximum, cruellement avares de détails et sentiments. Qui prétend vouloir recommencer tout à zéro n’a pas la moindre idée de ce que c’est que de recommencer du départ à l’âge de vingt-six ans, sans rien, absolument rien. Moi, je le sais… et je ne souhaite cela à personne, pas même à Aengus et Dieu sait pourtant qu’il a pourri ma vie dans tous les sens du terme. Et je sais que ce n’est pas terminé, loin de là. Il n’existe que deux solutions pour que je sorte de ce guêpier. La plus probable, c’est les deux pieds devant. La seconde, c’est de faire en sorte que ce soient eux qui sortent les deux pieds devant… Étrangement aucune des deux solutions ne me convient. Comment ai-je pu foutre un tel bordel dans ma vie, tout ça m’échappe et ça me rend particulièrement dingue. Comme pour tout, et comme pour Danny, je tourne avec très peu d’informations et je comble difficilement les trous béants de ma mémoire. Ce n’est pas faute d’essayer, mais à trop vouloir forcer, je n’obtiens rien et je reste aussi démunie face à Anegus que je ne le suis présentement face à Danny. J’essaie de me répéter que tout cela n’est pas ma faute, que je n’ai pas volontairement imposé toutes ces choses à mon entourage, mais je repense à ces quelques mots qu’il m’a dits alors qu’il me laissait mourir sur le trottoir… Il prétendait que je méritais ce qui m’arrivait, je méritais de mourir. Et si c’est vrai alors tout est vraiment de ma faute…

De combien d’autres choses suis-je responsable ? Cette question fait partie de celles qui ne trouvent pas de réponse, et qui m’insupportent à un point que je ne peux même plus décrire. Rien qu’en ce qui concerne Danny et notre histoire, de quoi suis-je responsable ? Avec les brides de souvenirs que j’ai, c’est impossible de répondre à cette question. Quelques secondes d’échanges sur toute une histoire qui s’est étalée sur plusieurs années, comment puis-je vraiment comprendre ? JE ne fais que combler des trous avec un peu d’imagination, mais en réalité, je ne peux pas dissocier ce qui est probable, de ce qui est vrai ou faux… Les trois quarts du temps, je reste totalement perdue au milieu de pensées qui n’ont plus aucun sens, qui n’aboutissent nulle part et qui n’atteignent pas le moindre but. Même maintenant, lorsque j’avoue à Danny que je ne me suis jamais sentie aussi en paix depuis que je me suis réveillée à l’hôpital après mon « accident », je ne sais pas vers où mes pensées se perdent. Le tourbillon constant dans ma tête emporte le moindre songe sans que je n’aie le temps d’y réfléchir vraiment, et c’est aussi pour cette raison que je ne m’arrête à cette simple phrase. J’ai peut-être eu un instant de paix, mais il ne rivalise pas avec la tempête que j’affronte constamment, et je ne peux pas laisse croire à Danny que tout va s’arranger comme elle souhaite. Je me dois d’être honnête, moi qui pourrais reprocher à beaucoup de ne pas l’être avec moi, en rapport avec mon amnésie et tout ce qu’on me cache volontairement. Et c’est pour ça que je ne peux pas m’arrêter à cette seule phrase, et que je me dois de lui dire vraiment ce que je ressens, même si ce n’est pas ce qu’elle veut entendre.

J’ai besoin que Danny comprenne ma position, je ne veux pas la faire souffrir, et pour ça, il faut que je sorte de cette spirale dans laquelle je me suis laissée aspirer. Je ne veux pas la blesser, comme j’ai dû le faire par le passé. Je reste proche d’elle, parce qu’au fond je sens que j’en ai envie et aussi besoin, alors que je lui explique grossièrement ce qu’il se passe dans ma tête. « Je comprends Terrie et je ne vais aller nulle part sauf si tu me demandes de partir. J’ai mis des années à comprendre beaucoup de chose sur moi-même. Aujourd’hui, je sais que je pourrais être au bout du monde, mais mon cœur… » Elle prend ma main libre pour la poser contre son cœur dont je ressens alors les battements. « … mon cœur lui, n’a jamais quitté ton côté. C’est cliché ce que je vais dire, mais je suis prête à attendre le temps qu’il faut parce que tu en vaux la peine. J’en ai assez d’avoir peur. S’il y a un nous possible dans le futur, je prends ma chance. Sinon, je serai tout de même toujours là si tu as besoin de moi. Si tu veux de moi comme ton amie simplement, alors je l’accepterai. T’en que je t’ai dans ma vie. » J’ai un poids qui se retire quand elle m’offre cette réponse, c’est plus que j’avais besoin d’entendre, et c’est largement assez pour me rassurer. Mon propre cœur se met à cogner au rythme de celui de Danny, et je ferme de nouveau les yeux à la fin de son discours, pleinement rassurée. Je ne sais pas où nous allons, et je ne suis pas certaine de vouloir le savoir. Contrairement à l’inconnu de mon passé, l’inconnu de mon futur ne me gêne nullement.
Je ne sais pas combien de temps nous restons ainsi toutes les deux, pendant un moment j’ai même eu l’impression que le temps s’était arrêté. Au bout d’un certain temps, je la laisse en la priant de se reposer encore pour se remettre de sa blessure. Quant à moi, je finis par quitter l’appartement pour aller faire quelques courses avec Heimdall tandis que je lui laisse Fenrir pour veiller sur elle.


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Elizabeth K. Ashe
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MessageSujet: Re: #02E Good Morning (Terrie & Danny) Mar 24 Mai 2016 - 15:55

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#02E Good Morning (Terrie & Danny)
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