AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Privilégier les scénarios
Ceux-ci vous offrent des opportunités de jeu et de liens.
Ils permettent en plus bien souvent de compléter une famille.
Banque de Lewiston
N'oubliez pas de jeter un œil à la banque de Lewiston pour bénéficier des avantages et inconvénients
Et pensez que fin de mois signifie impôt sur le revenu et mise à jour des points !

 

 #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Terrie M. Austen
Droïde intelligent
1693 $
07/09/1987 $
1693 messages
Mensonges : 1693
Anniversaire : 07/09/1987


MessageSujet: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Lun 7 Déc 2015 - 16:01

Danny & Terrie
On se retrouvera toutes les deux, même si t'es cachée dans mes yeux

Depuis quelques temps, environ une semaine après son passage à l’hôpital en raison de trop nombreux souvenirs revenus en même temps, une routine s’était installée dans la vie de Terrie. Une routine légèrement discutable notamment pour la santé de Terrie. À la fois vétérinaire et infirmière, la jeune femme ne se laissait absolument plus aucun répit entre ses deux boulots. Un besoin financier important avait motivé ce qui était devenu une routine. Ainsi Terrie faisait des gardes nocturnes en tant qu’infirmière, elle rentrait dormir quelques heures, puis ouvrait son cabinet vétérinaire dès la fin de matinée jusqu’en fin d’après-midi, rentrait de nouveau dormir quelques heures avant de faire une nouvelle garde à l’hôpital. En plus de cela, la vétérinaire restait disponible en cas d’urgence, et elle se remettait à passer des diplômes pour mettre son cerveau hors nomes au défi. Mais toute cette mascarade avait un but précis, même si Terrie se refusait à l’avouer. Travaillant autant, enchaîner les gardes, le cabinet vétérinaire, et l’étude de certains diplômes, tout cela occupait le cerveau hors normes de Terrie, ne lui laissant pas le temps de penser à des choses plus importantes, des choses auxquelles Terrie ne voulait penser, des choses qu’elle aurait voulu pouvoir nier…

La première demeurait sur ce qu’elle appelait désormais la tentative de meurtre dont elle avait été la victime. Une chose qui soulevait tellement d’interrogations et aucune réponse que c’en était frustrant. Une chose qu’elle ne voulait plus partager avec personne… Il y avait bien peu de personnes au courant, Peter mais il avait disparu, Chris mais ils n’en avaient jamais reparlé, et Joshua mais à l’instar de Chris, il n’en avait pas reparlé. Cette tentative de meurtre tournait continuellement dans sa tête, et la jeune femme cherchait partout à identifier la voix de celui qui avait tenté de mettre fin à sa vie. Quoi qu’il en soit, c’était une des choses qu’elle avait besoin de fuir. La deuxième de ses choses était un sentiment de colère qui l’avait envahi quelques jours après sa sortie d’hôpital, une fois reposée. Des souvenirs lui étaient revenus, relativement nombreux, des souvenirs plus importants que d’autres et parmi eux des choses qu’on aurait dû lui redire. Bien sûr, Terrie en avait eu marre de cette attitude qui consistait à toujours tout lui rappeler dans le moindre détail. Malgré tout, malgré qu’elle ne voulait pas qu’on lui raconte sa vie, il y avait selon elle des choses qu’elle estimait suffisamment importantes pour qu’on lui dise malgré sa réticence. Alors oui, la brunette était un peu en colère contre certains, alors qu’elle n’avait vraisemblablement pas l’air de l’être, elle se refusait à l’exprimer et elle n’abordait pas les sujets qui la contrariaient. La dernière de ses choses que Terrie aurait voulu pouvoir nier concernait la feuille qu’elle tenait présentement dans ses mains. –S avait balancé cette histoire à toute la ville, mais Terrie n’avait toujours pas évoqué le sujet avec qui que ce soit, pas même ce cher Aengus.

Ce soir encore, alors qu’elle n’avait pas de garde à assurer à l’hôpital en tant qu’infirmière, elle était assise sur son canapé avec ce bout de papier dans les mains. Heimdall et Fenrir étaient venus trouver leur place auprès de leur maîtresse, chacun couché de son côté, la tête posée sur Terrie qui lisait et relisait encore et toujours son certificat de naissance… un faux. Le chat de la brunette vint alors se joindre au petit groupe, cherchant à attirer l’attention de sa maîtresse totalement obnubilée par ce bout de papier qu’elle tenait. Et cette question lui trottait dans la tête « Et si c’était vrai ? » Qu’elle ne soit pas la fille biologique de Brian et Lauren Austen, Terrie n’en doutait pas une seconde, et certains signes ne trompaient pas… mais une enfant O’Leary ? En l’absence de son vrai certificat de naissance, elle n’y croirait jamais. Elle refusait toute conversation à ce sujet, et elle n’avait toujours pas interrogé ses parents à ce sujet, elle ne prenait d’ailleurs pas leurs appels. Terrie demeurait dans le doute…

Quelques instants plus tard, Terrie se levait finalement du canapé, et retournait jusqu’au tiroir où elle rangeait toujours ce foutu morceau de papier auquel elle ne croyait plus mais qu’elle voulait encore vrai pourtant… Terrie aurait eu besoin d’une garde à l’hôpital ce soir, cette nuit… Il lui fallait quelque chose pour se changer les idées, le plus rapidement possible…

code by Silver Lungs


Dernière édition par Terrie M. Austen le Lun 7 Déc 2015 - 19:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
E. Danny J.-O'Reily
apprenti féroce
530 $
27/07/1986 $
530 messages
Mensonges : 530
Anniversaire : 27/07/1986


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Lun 7 Déc 2015 - 19:06

SUIS-JE CAPABLE DE T'AIMER À NOUVEAU?
TERRIE & DANNY
J’ai un don dans la vie. Celui de me mettre dans la merde et de souffrir après… en fait ça fait deux, je sais. Mais c’est un qui vient rarement sans l’autre… enfin pour moi tout du moins. Pourtant, rien ne m’a laissé croire que la soirée se termine de cette façon, c’est-à-dire avec moi saignant presque qu’à mort à cause d’un trou dans mon estomac. Les gens de ce monde sont vraiment plus traitres qu’ils le semblent. J’ai baissé ma garde deux secondes et le type qui fut mon partenaire durant les derniers mois à essayer de me tuer pour une raison que j’ignore encore, mais que je vais trouver compter sur moi pour ça. Personne ne tente de me tuer sans que je sache au moins pourquoi et après je me contente de lui faire la tête au carré s’il a de la chance il va être encore vivant après tout ça. Au moins, il tire comme un vrai pied et sur les cinq coups il ne m’a atteint qu’une seule fois. Malheureusement pour moi, c’est dans un endroit assez douloureux. Rohan a insisté pour que je sorte armer ce soir et maintenant je lui en suis très reconnaissante. Je ne sais pas si c’est son instinct ou s’il est au courant de quelque chose, mais je me mets une note mentale pour le remercier correctement la prochaine fois que je le vois. J’ai surpris mon agresseur quand j’ai sorti mon arme et maintenant celle-ci repose toujours dans ma main droite alors que la gauche est serrée le plus étroitement possible contre mon côté blesser.

Pendant un moment, je ne sais pas trop où je vais. Je sais juste que je dois m’éloigner le plus possible de l’endroit où je me suis fait tirer par peur qu’un autre tireur soit dans le coin ou pire que la police débarque. J’ai déjà assez d’ennuis comme ça en ce moment alors je veux vraiment éviter de me retrouver face aux autorités. C’est pourquoi je ne peux pas vraiment me rendre dans un hôpital. Ils appellent toujours automatiquement la police lorsqu’un blessé par balle est amené. J’ai ne vois alors qu’une seule solution pour ma survie… et très franchement je déteste devoir aller vers elle. Terrie est ma seule chance en ce moment. Notre relation se reconstruit tout doucement depuis sa sortie de l’hôpital et nous sommes amies de nouveau ce qui pour moi est un très grand pas en avant parce que bon… une petite partie de moi ce dit que je ne mérite pas qu’elle veule passer du temps avec moi après le mauvais sang qu’il y a entre nous. Mais que je le veule ou non, Terrie est la seule personne vers qui je peux me tourner en ce moment, mais aussi en qui je peux avoir confiance. Elle ne risque pas de parler pour des raisons plus qu’évidentes et personne ne sait réellement qu’on se connait ou qu’on s’est connu intimement par le passé elle et moi. J’ai gardé cette couverture bien intacte avec les O’Leary, mais aussi toutes personnes du milieu que peut être dangereux pour elle. Je ne veux pas que qui que ce soit apprenne qu’on a un lien, un, mais aussi que je suis toujours très attaché à elle, même si je ne veux pas me l’avouer réellement.

Je réussis à tituber sur plus de deux pâtés de maisons avant de finalement voir l’immeuble où elle vit. Je soupire de soulagement dans un premier temps. J’arrive à entrer dans l’immeuble avec beaucoup de mal. Je me sens de moins en moins capable de tenir sur mes pieds et c’est une très mauvaise nouvelle. Avec beaucoup de mal, je monte l’escalier menant à l’appartement de Terrie. La douleur dans mon côté devient presque insupportable. Heureusement pour moi, avec l’heure avancée il n’y a personne qui traîne aux alentours pour me voir. Le t-shirt bleu que je porte est complètement imbibé de sang maintenant, tout comme mes jeans sur le côté de ma blessure. Ma veste de cuir noir risque elle aussi d’être fichu et ça me fou en boule parce que j’aime vraiment cette veste. Je range mon arme à ma ceinture dans mon dos. Je ne veux pas qu’elle me voie avec une arme dans les mains en plus d’être couverte de sang… Je risque déjà beaucoup et je ne veux pas que ça soit pire. Je frappe finalement à la porte de son appartement. Mes coups sont juste assez faire, mais je sens ma force diminue à chaque seconde qui passe. Je m’appuie contre le cadre de porte lourdement alors que j’entends les pas de l’autre côté. La porte s’ouvre enfin et je me retrouve face à face avec Terrie. « Terrie… je suis désolé… mais j’ai vraiment besoin de ton aide… » Ma voix est très faible et mon visage doit maintenant avoir perdu la plus part de sa couleur à cause de la perte de sang. Je la regarde suppliante pour son aide alors que je tiens mon côté.
electric bird.


Dernière édition par E. Danny J.-O'Reily le Mer 9 Déc 2015 - 21:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Terrie M. Austen
Droïde intelligent
1693 $
07/09/1987 $
1693 messages
Mensonges : 1693
Anniversaire : 07/09/1987


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Mar 8 Déc 2015 - 14:18

Danny & Terrie
On se retrouvera toutes les deux, même si t'es cachée dans mes yeux

Les moments où elle se retrouve seule, à n’avoir strictement rien à faire qui occupe une partie ou l’entièreté de son esprit, Terrance repense à toutes ces choses qui lui sont pénibles. Ce soir, en l’absence d’une garde à l’hôpital, Terrie s’est plongée dans ces dites pensées, des pensées plutôt obscures, des pensées qui n’aident en rien la jeune femme à retrouver le sourire, bien au contraire elle a plus tendance à troquer le sourire contre le sarcasme et l’ironie. Par conséquent, la brune n’était pas forcément de bonne compagnie. Mais ce n’était pas forcément le plus gros problème dans cette histoire, c’est surtout que Terrie s’enferme dans une spirale de questions sans réponse. Elle avait conscience de ce fait, c’est bien pour cela qu’elle essayait de toujours garder son cerveau hors-normes occupé, mais ce soir elle n’avait rien pour le faire, et elle n’était pas assez crevée pour s’endormir. En fait, si elle allait se coucher maintenant, non seulement elle ne dormirait pas, mais elle ferait exactement la même chose que si elle n’était pas couchée, elle ruminerait en cherchant des réponses qu’elle n’a pas. Lorsqu’elle lâcha un soupir, Terrie savait qu’il lui fallait vraiment une distraction, le plus rapidement possible avant de virer totalement dingue avec toutes les questions qui lui tournaient en tête.

Comme si la prière silencieuse de Terrie avait été entendu – bien qu’elle n’était pas tout à fait sûre d’avoir prié pour quoi que ce soit – quelqu’un tapa à sa porte de plusieurs coups. Par simple réflexe, Terrie tourna la tête vers l’horloge pour prendre connaissance de l’heure… Il était vraiment très tard, qui venait taper à une heure pareille ? Une réponse évidente vint alors à Terrie. À une heure pareille, il s’agissait sûrement d’Esras ou d’un O’Leary, aller savoir lequel. Terrie poussa un profond soupir, mais se dirigea tout de même vers la porte, alors que Heimdall et Fenrir s’étaient levés du canapé pour s’en approcher également. Les deux canidés étaient toujours à l’affut, et dès que quelqu’un tapait à la porte ou sonnait, ils étaient parés à toute éventualité. Terrie déverrouilla sa porte et l’ouvrit pour découvrir Danny… Cette dernière s’écroula presque dans ses bras, tandis qu’elle s’excusait argumentant qu’elle avait vraiment besoin d’aide. « Merde Danny ! » Furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de Terrie qui réagissait pourtant immédiatement, quand elle voyait le teint blafard de son amie, et le sang sur ses vêtements. Elle soutint Danny qui semblait vraiment très faible, comment était-elle arrivée jusqu’ici ? Terrie aida son amie à rentrer dans l’appartement, et referma la porte du pied, tandis qu’elle conduisait déjà la blonde vers son canapé. « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé, bon sang ?! » Il était difficile de déterminer si Terrie était inquiète ou bien en colère, peut-être était-ce un mélange des deux en réalité. Une fois Danny installée dans son canapé, Terrie prit le temps de soulever le tee-shirt de Danny pour observer la blessure. « Qui t’a tirée dessus ? » Demanda-t-elle en observant la blessure. « Je reviens. » Lui dit-elle en se levant pour aller chercher une grande trousse de soins qu’elle gardait dans son appartement au cas où…

Tandis que Terrie attrapait le sac rempli de fournitures médicales en tout genre, certains des souvenirs qu’elle avait retrouvés de Danny lui revenaient en tête. Il en manquait énormément bien sûr, comme pour toute personne de son entourage, mais les souvenirs revenus étaient aussi forts que si elle les avait vécus il y a quelques jours seulement. Sûrement un autre effet de son hypermnésie, puisqu’elle n’oubliait rien, les souvenirs qu’elle avait étaient aussi intacts que si elle les revivait présentement, avec tous les sentiments qu’elle avait pu ressentir. Ainsi, il y avait certaines choses concernant Danny qui demeuraient très vives dans l’esprit de Terrie. L’amour qu’elle avait porté à Danny, la colère qu’elle avait ressenti, le manque lorsqu’elle était partie… Toutes ces choses lui étaient revenues aussi indemnes qu’au moment où elles avaient ressenties, la seule chose qui lui permettait de dire qu’actuellement elle n’était plus amoureuse de Danny, c’est que ce qu’elle ressentait à son égard n’était pas la même chose que ce qu’elle ressentait en pensant à ce souvenir. Et Terrie s’interrogeait aussi à ce sujet… l’amour qu’elle avait ressenti pour Danny, le ressentirait-elle à nouveau ? Était-elle capable de l’aimer à nouveau ? Ou d’aimer quelqu’un comme elle l’avait aimé Danny à l’époque ?

Terrie revenait auprès de Danny, allongée sur son canapé, alors qu’Heimdall et Fenrir s’étaient postés à côté d’elle comme s’ils jouaient les garde-malades. Une chose qu’ils avaient pris l’habitude de faire depuis l’accident de Terrie et ses nombreux passages à l’hôpital. Terrie s’assit sur le bord du canapé, à côté de Danny, tandis que la grosse trousse de soins finissait sur la table basse. « Alors… raconte-moi. » Lâcha-t-elle, alors qu’elle préparait ce qu’il lui fallait. Aussitôt en place, Terrie se concentrait sur l’état préoccupant de Danny. La pâleur laissait entendre qu’elle avait déjà perdu beaucoup de sang, il lui fallait stopper cette hémorragie. Dans un premier temps, elle plaça plusieurs compresses sur la blessure de la blonde. « Je ne peux pas te donner d’antidouleurs, il faut que je te garde consciente. » Expliqua-t-elle, alors qu’elle soulevait les compresses pour mieux évaluer la blessure après avoir nettoyé une partie du sang se trouvant autour. Terrie voyait déjà un problème sans même regarder la blessure, Danny avait besoin de sang, et à part le sien, Terrie n’en avait pas. Quel était son groupe, et quel était celui de Danny ? « Tu connais ton groupe sanguin ? » Pitié qu’elle dise oui, et surtout qu’elle soit du même groupe que Terrie, ce qui risquait d’être peu probable, puisque celui de Terrie était le plus rare au monde… AB négatif… Il fallait que Danny soit au moins AB, le rhésus important peu au vu de celui de Terrie.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
E. Danny J.-O'Reily
apprenti féroce
530 $
27/07/1986 $
530 messages
Mensonges : 530
Anniversaire : 27/07/1986


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Mer 9 Déc 2015 - 0:10

SUIS-JE CAPABLE DE T'AIMER À NOUVEAU?
TERRIE & DANNY
Ce n'est pas la première fois qu'on me tire dessus dans les dernières années et je sais très bien que ça ne va pas non plus être la dernière. J'ai peut-être toujours eu la poisse au courant de ma vie, mais malgré toutes les balles, les coups de couteaux ou autres, il y a une chose à laquelle je suis plus doué que n'importe quoi : survivre malgré toutes les merdes qui me tombe dessus. Un jour, un des hommes de mains avec qui j'ai servi sous les Donelly  m'a comparé à un cafard en disant que même si la fin du monde nous tombe dessus demain, moi je vais survivre comme je le fais toujours. Tout le monde à trouver bien drôle comme comparaison, tout le monde sauf moi bien entendu. Être comparer à une aussi horrible bestiole n'est jamais vraiment agréable. J'espère que la chance que j'ai habituellement pour ne pas mourir va être encore une fois de mon côté et ainsi me permettre de rester vivante assez longtemps pour aller faire la peau au connard qui m'a tirer dessus. Je crois que d'une certaine manière le fais de vouloir me venger me fait tenir le coup durant tout le trajet. J'espère ne pas avoir laisser une trace de sang jusqu'à chez Terrie. La dernière chose que je veux c'est qu'elle se retrouve en danger à cause de moi et ma grande stupidité. Je serre ma blessure en gémissant longuement. Je fais mon possible pour garder ma voix le plus bas possible. Je ne veux surtout pas risquer d'attirer l'attention de qui que se soit. La nuit est froide et le vent fouette mon visage. Malgré tout, je peux sentir la sueur couler le long de mon visage et dans mon cou. Je suis épuisé, mais pourtant j'avance encore. Je me surprends à mettre un pied devant l'autre encore et encore.

Quand Terrie a dit qu'il est possible pour nous de redevenir amis, je n'y ai pas trop cru au début. Je me suis dis qu'à tout moment elle peut me chasser loin de sa vie parce qu'elle vient de se rendre compte que je suis un danger pour elle, mais aussi parce que je n'en vaux pas la peine. Je n'ai jamais su comment gérer une personne qui semble tenir à moi. Chaque fois que je m'attache... tout fini mal et c'est la dernière chose que je veux avec elle. J'ai peur que l'affection que je lui porte toujours devient un danger. Le simple fait qu'elle se souvient de certaines choses, certains moment qui nous concernent, des bons comme des mauvais, est un grand pas pour elle. C'est cependant difficile quand elle me pose des questions sur certains d'entre eux. Elle m'a demandé à propos de mon père et je n'ai pas su quoi lui répondre. Ce fut la première fois que je n'ai pas pu lui dire honnêtement quelque chose depuis que nous sommes revenus au point amie. J'ai pu lui dire sur notre premier baiser ou encore notre première fois, mais pas pourquoi dans un de ses souvenirs mon père et elle se sont disputés violement.  Je lui ai dis que mon plus gros défaut est d'être lâche. Elle n'a pas semblé me crois et pourtant j'ai souvent insisté sur ce point. Mais malgré que je me suis promis de ne pas l'impliquer dans cette partie de ma vie plus qu'elle ne l'est déjà, avec l'histoire avec les O'Leary déjà qui lui pèse... J'en ai entendu parlé comme plusieurs, mais je n'en ai jamais touché un mot à Terrie. Si elle veut en parler... elle va m'en parlé au bon moment. Enfin bref, comme je dis, malgré vouloir la gardée loin, elle se trouve être ma seule porte de sortie, mon salut aussi incroyable que ça semble. Je me sens comme la dernière des connes quand je frappe à sa porte à moitié morte. « Merde Danny ! » Je m'écroule presque dans ses bras, mais j'ai encore un peu de force et je me tiens encore un peu debout en la regardant.

Ma vision est un peu flou maintenant et tout semble tourner autour de moi. Je me laisse conduire vers le sofa sans opposer de résistance. Dans mon état, je ne peux que suivre le mouvement. « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé, bon sang ?! » Je gémis alors que je me retrouve coucher sur le dos. Je tiens sa main dans la mienne sans même m'en rendre compte même si ma prise sur celle-ci est très faible. « Une dispute entre partenaires, si on peut dire. » C'est tout ce que je peux dire avant de manquer de souffle. Je serre les dents comme je suis pris de douleur. Je laisse tomber ma tête et ferme les yeux alors que je sens Terrie soulever mon t-shirt sans doute pour regarder la blessure de plus près. « Qui t’a tirée dessus ? » J'ouvre les yeux de nouveau et lève la tête pour la regarder. « Esras... c'est Esras qui m'a tiré dessus... et croit moi le batard va le regretté. » Ma voix comme mon regard son mortellement sérieux. En ce moment, je me fou de déclarer la guerre avec les O'Leary. Esras a tenté de me tuer ce soir et il va me le payer très cher. « Je reviens. » Je hoche la tête simplement en reposant ma tête de nouveau sur le sofa.

Tout mon côté blesser élance de douleur maintenant et je sens la fatigue prendre le dessus. Je fais de mon mieux pour rester les yeux ouvert. Du coin de l'oeil, je vois vaguement les chiens se déplacer. Ils se positionnent de chaque côté du sofa. Si je le pouvais, je crois que je rirais de les voir agir de la sorte avec moi. Ils n'ont jamais été hostile à mon encontre et je ne leur ai jamais donner quoi que se soit pour l'être aussi. J'entendis Terrie revenir vers moi. Avec le peu de force qu'il me reste encore, je me relève afin de facilité les soins.  « Alors… raconte-moi. »   J'hésite vraiment à lui dire quoi que se soit sur ce qui c'est passé. « Je te mets déjà en danger en venant ici... moins tu en sais surtout sur Esras... plus tu seras en sécurité. Franchement... pour moi c'est tout ce qui compte. » Je sais qu'elle est une grande fille et tout, mais c'est une promesse que je me suis fais quand nous sommes redevenu amie elle et moi. « Je me suis promis de te tenir loin de mes conneries le plus possible parce que tu ne mérites pas de te retrouver mêler à tout ça. Je sais que tu es une grande fille... mais je veux vraiment t'épargner le plus possible. Je sais que tu les détestes, moi aussi je les déteste ces gens... mais la vérité c'est que je suis comme eux, Terrie. Je suis comme eux sur beaucoup de point, mais je ne suis pas prête à sacrifier la sécurité du peu de gens à qui je tiens plus qu'il ne le faut pour les entrainer avec moi. Tu comprends ? » Je n'ai pas eu l'intention de parler autant ou de m'ouvrir autant à elle, mais j'ai senti que je lui devais surtout après être débarquer comme ça. Je gémis quand elle presse les compresses sur ma blessure. Ma respiration est lourde, mais je supporte toujours. « Je ne peux pas te donner d’antidouleurs, il faut que je te garde consciente. » Je hoche la tête avant de lui répondre. « Ne t'en fais pas. Ce n'est pas la première fois que je dois me passé d'antidouleurs. Fais ce que tu as à faire. » J'imagine que ça explique ma tolérance à la douleur. À force de me blesser, j'ai fini par devenir moins fragile.  Tu connais ton groupe sanguin ? »   Merde, je n'ai pas vraiment pensé à ça en venant vers elle. Je grimace. « Je suis AB... AB positive. » S'il y a bien quelque chose qu'on m'a dis qu'il est important de savoir c'est mon groupe sanguin dans le cas comme maintenant en fait. J'ai eu la bonne idée de me faire tatoué AB P à l'intérieur d'un poignet si je me retrouve inconsciente. C'est Tommy qui me l'a vivement conseiller et j'ai fais comme il a dis. Beaucoup trouve ça stupide, mais on sait jamais.

Le silence règne dans l'appartement entre ma respiration lourde et celle des deux chiens quand on bruit fort venant de dehors se fait entendre. Les animaux comme moi ont réagis sur l'instinct. J'empoigne mon arme que je tiens toujours dans mon dos et je la sors sans pour autant la levée. Je n'en ai pas vraiment la force, mais je regarde vers la fenêtre comme si j'attends que quelqu'un bondisse à l'intérieur d'une seconde à l'autre. Après une minute, je me détend. Je tourne les yeux vers Terrie qui me regarde. Je baisse les yeux vers mon arme et je me sens soudainement mal alors je regarde ailleurs. « Je suis désolé... les bruits forts me rendent nerveuse. Je n'aurais pas du apporter ça ici aussi... » S'il y a quelque chose que je ne veux pas qu'elle voit en moi c'est bien la criminelle... je ne veux pas qu'elle commence à me voir comme Esras. La seule pensée me rend malade plus que tout.
electric bird.


Dernière édition par E. Danny J.-O'Reily le Mer 9 Déc 2015 - 21:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Terrie M. Austen
Droïde intelligent
1693 $
07/09/1987 $
1693 messages
Mensonges : 1693
Anniversaire : 07/09/1987


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Mer 9 Déc 2015 - 15:31

Danny & Terrie
On se retrouvera toutes les deux, même si t'es cachée dans mes yeux

Prise dans des pensées pénibles et tortueuses, j’avais voulu une distraction, quelque chose qui m’empêche de continuer à me martyriser l’esprit avec toutes ces questions sans la moindre réponse. Pourtant mon père m’avait souvent répété qu’il fallait toujours faire attention à ce que l’on souhaitait. Une chose qui figurait parmi les souvenirs retrouvés au sujet de mon père, Brian... Mon père qui n’était pas mon père, apparemment. Mais je ne voulais rien entendre à cette histoire, je ne voulais pas en parler et surtout ne pas y penser. C’est bien pour ça, entre autres, que j’avais souhaité de la distraction pour mon hyper cerveau. Tu l’as souhaité, Terrie, tu l’as ! Quelqu’un frappe à ma porte, à une heure plutôt tardive. J’ai de suite pensé aux O’Leary, surtout depuis cette révélation de –S, mais après tout rien ne dit que cette ou ces personnes savent quoi que ce soit, ce ne sont peut-être que des fumisteries. J’ai vraiment passé l’âge de croire au Père Noël. Quoi qu’il en soit, c’est à eux que j’ai pensé, parce que c’est très souvent eux qui me dérangent à une heure pareille pour quelque chose d’illégal généralement. S’il me manque beaucoup de souvenirs, il y en a tout de même une partie qui m’est revenue, et je sais que parmi les choses que j’ai pu faire pour les O’Leary, il n’y en a certainement pas une seule qui soit légale. Je n’en ai pas la moindre idée en l’absence de la totalité de mes souvenirs, mais j’ai l’impression que j’ai raison sur le sujet. Cependant quand j’ouvre la porte, ce n’est pas l’un d’eux, c’est Danny… Elle est blessée, elle me tombe presque dans les bras en raison de cela, et finalement même si ce ne sont pas les O’Leary, je vais encore faire quelque chose d’illégal, je le sais. Néanmoins pour Danny, ça ne me paraît pas pénible d’avoir à le faire contrairement à ce que je pourrais avoir à faire pour les O’Leary.

Danny… Je n’ai probablement pas retrouvé ne serait-ce que dix pourcents des souvenirs que j’ai partagés avec elle, et j’ai encore du mal à tout comprendre nous concernant. Je sais que je l’ai aimée à en crever, je sais qu’à l’époque elle a guéri une de mes blessures sans savoir laquelle, et je sais qu’elle en a ouvertes d’autres. Depuis le retour de ces souvenirs, j’ai passé plus de temps avec elle, je voulais comprendre. Elle m’a aidée comme elle a pu, mais je crois que c’est à moi seule de faire le cheminement, et d’accepter de faire avec le peu que j’ai. Peut-être que je ne retrouverai jamais ce qui manque, ou alors me faudra-t-il des années pour le faire, alors oui je dois faire avec ce que j’ai, et je dois faire confiance aux gens. Pourtant j’ai un mal fou, même pour Danny. Ce n’est pas parce que je sais que je l’ai aimée, ce n’est pas parce qu’en pensant à ce souvenir je suis capable de ressentir l’amour que j’avais pour elle, que je peux lui faire confiance. D’ailleurs, j’ai fini par comprendre que ma situation m’interdit de faire confiance à qui que ce soit, et que je suis obligée de me méfier de tout le monde. Et d’autant plus depuis que je sais que mon accident n’en était pas un, et qu’on a cherché à me tuer. Honnêtement, c’est fatigant d’avoir à se méfier de tout et de tout le monde. Alors malgré tout ce qu’il y a pu avoir, tout ce qu’il peut encore avoir entre Danny et moi, je ne peux pas me fier à elle. Mais ça n’empêchera pas de lui venir en aide. D’ailleurs, je n’ai même pas réfléchi une seconde, je l’ai installée dans mon canapé, et je compte bien la sortir de ce mauvais pas, sur le plan médical en tout cas.

Je demande quelques détails à Danny, pendant que j’inspecte sa blessure. Ce n’est pas très joli à voir, mais c’est moins profond que ce que j’aurai cru. Tant mieux d’un autre côté, parce que plus profond, je ne pouvais rien pour elle et elle aurait dû se rendre à l’hôpital. Elle me parle d’une dispute entre partenaires. Est-ce toujours Esras, son partenaire ? Probablement que oui, et ça ne m’étonne pas que ça puisse finir ainsi. Esras est violent, et pour peu qu’on le contrarie un peu, quel que soit le sujet, il vous menace de mort. « Esras… » Dis-je sur un ton qui explicite bien tout le mal que je peux penser de lui. Je ne relève pas ce que Danny promet, qu’il le regrettera, parce que honnêtement je suis certaine que mon avis ne lui plaira pas et pour l’instant j’aimerai qu’elle reste ici, le temps que je la remette sur pieds. Je la préviens juste que je reviens, histoire d’aller chercher ce qu’il me faut pour la soigner et je la quitte pour une minute tout au plus.

Quand je reviens, Danny me paraît encore moins en forme qu’il y a une minute à peine. J’ai intérêt à me bouger de faire ce qu’il faut ! Mais la première chose que j’ai à faire, c’est surtout d’occuper son esprit, histoire qu’elle ne tombe pas inconsciente. La seule idée qui me vient, c’est de lui demander ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas seulement pour ça, c’est aussi que ça m’intéresse… Ça m’intéresse parce que je tiens à elle ? Je ne sais pas vraiment. Mais Danny me sort tout un discours selon lequel elle me met bien assez en danger comme ça en venant ici et en me demandant de l’aide. Tout un discours qui dit qu’elle veut me protéger, que je ne mérite pas d’être mêlée à ce genre d’histoires. Et elle m’avoue qu’elle est comme eux, comme les O’Leary mais qu’elle n’est quand même pas prête à me faire prendre des risques. « J’ai déjà fait tellement de choses illégales pour eux, qu’une de plus ou de moins pour toi, ça ne changerait rien à ma situation vis-à-vis d’éventuelles poursuites. » Je n’ai pas souvenir de tout ce que j’ai fait, mais je sais que j’en ai fait beaucoup et que je n’ai pas tant de circonstances atténuantes qu’on voudra bien me le faire croire. « Tu n’as pas besoin de me protéger d’eux, je me suis foutue dans la merde toute seule, il y a bien longtemps. Alors honnêtement, je ne pense pas que je mérite d’être protégée de quoi que ce soit. » Et je le pense, même si je parle sans réelle connaissance de cause. Je profite d’une pause à ce sujet pour parler de sa blessure, de mon impossibilité à lui donner de quoi soulager sa souffrance, et lui demander son groupe sanguin, en espérant sincèrement que sa réponse va au moins être AB, je me fous de son rhésus puisque le mien est négatif. J’ai conscience qu’elle a besoin de sang ou il est certain qu’elle va mourir sur mon canapé. C’est la deuxième prière – que j’adresse à je-ne-sais-qui d’ailleurs – qui m’est exaucée ce soir puisqu’elle me répond AB positif. « Receveuse universelle, t’as une sacrée chance pour quelqu’un qui dit avoir la poisse. » Elle m’a soutenu avoir une sacrée poisse, il y a peu, mais elle a beau dire ce qu’elle veut, ça c’est une sacrée chance pour elle. Si je jugeais qu’elle pouvait attendre, j’aurai attendu de mettre occuper de sa blessure pour lui donner de mon sang et m’affaiblir, mais elle ne peut pas attendre. Je repose quelques compresses sur sa blessure, historie d’éponger le sang qui s’en échappe encore, alors que je sors et prépare de quoi lui donner de mon sang directement. « Appuie un peu sur ta blessure, le temps que je fasse ce qu’il faut. » Et immédiatement je me fais un garrot, et je me pique avec l’une des extrémités d’un dispositif que je ne suis pas censée avoir.

Le silence règne dans l’appartement, tandis que je m’occupe de Danny et que Fenrir et Heimdall me regardent faire, l’air curieux. Un bruit fort venant de l’extérieur ne me fait pas réagir, mais Danny, Fenrir et Heimdall ont la même réaction instinctive. Mais je sais que ce bruit, c’est la branche d’un arbre qui finira par casse rune de mes fenêtres un jour de grand vent. J’ai vu l’arme que Danny a dans la main, mais je ne dis rien. C’est elle qui s’excuse à ce sujet. C’est peut-être incroyable à dire mais je suis habituée à la présence d’armes, Aengus et Esras m’ont fait l’immense de m’habituer à ce fait, si bien qu’il est devenu banal pour moi. « J’en ai une, moi aussi. » Je ne sais pas pourquoi je lui fais cet aveu. « Je l’ai trouvée alors que je… cherchais autre chose. Faut croire que je me méfiais assez d’eux pour ressentir le besoin d’être armée. » Tandis que je lui dis ça, je pique son bras avec l’autre extrémité du dispositif que j’utilise, et désormais mon sang vient remplacer celui qu’elle perd. Je vérifie que tout marche convenablement et je me concentre à nouveau sur sa blessure. « Aller, montre-moi tes entrailles, chérie. » Dis-je sur un ton humoristique, alors que je soulève à nouveau les compresses et que je regarde si je peux déloger la balle sans trop de problèmes. Sans antidouleurs, elle ne va pas aimer ce qui l’attend. « Tu ne vas vraiment pas aimer ce que je vais te faire, tu sais. » J’ai une tendance à être inutilement honnête dans ce genre de situations, j’aurai très bien pu lui dire que tout irait bien, c’est ce qu’on aime entendre normalement.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
E. Danny J.-O'Reily
apprenti féroce
530 $
27/07/1986 $
530 messages
Mensonges : 530
Anniversaire : 27/07/1986


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Mer 9 Déc 2015 - 20:48

SUIS-JE CAPABLE DE T'AIMER À NOUVEAU?
TERRIE & DANNY
En ce moment, je donnerais tout pour pouvoir remonter le temps. Il y a tellement de choses que je veux effacer, mais malheureusement que je ne peux pas faire. Une fois les dés lancés, il est trop tard comme on dit si bien. J’ai eu la mauvaise idée de faire confiance au mauvais moment à Esras et me voilà avec une balle dans le ventre. C’est une leçon que je vais sans aucun doute retenir du premier coup. Je ne vais pas me faire prier pour une seconde fois. Je suis aussi particulièrement en pétard de m’avoir fait avoir de cette manière. Si je m’en sors sans trop de mal, je ne compte pas la douleur… la douleur je peux le prendre sans problème. C’est quelque chose à quoi je suis presque habitué depuis le temps, mais les possibles autres séquelles physiques… non par contre. Il ne semble pas avoir touché un endroit important, mais tout de même. Je me suis fait tirer dessus assez souvent dans ma vie pour savoir quand une personne veut me blesser et quand elle veut me tuer. Ce connard a tiré avec l’intention que je meure. Heureusement pour moi, il tire vraiment comme un pied. De plus, hors de question que je lui laisse le plaisir de m’avoir tué. Non, personne ne va jamais avoir ce plaisir même. Si je meurs, ça va être parce que je l’ai choisi et non pas parce que quelqu’un a décidé de me prendre la vie. Je peux être une vraie tête de mule quand je le veux ce qui veut dire presque toujours en gros. J’imagine que c’est une des raisons qui fait en sorte que je suis encore vivante malgré tout ce qui m’est tombé dessus comme merde et malgré toutes les personnes dangereuses que j’ai croisées.

J’ouvre et ferme sans arrêt la main du côté de ma blessure dans une tentative d’arrêter l’engourdissement que je ressens dans celle-ci. C’est un sentiment vraiment très désagréable, mais étrangement ça me change les idées de la douleur de la balle qui est toujours en moi en ce moment. Couchée sur le dos, ma vision est assez limitée. De toute manière, tout ce que je regarde c’est Terrie. Quand je l’ai reconnu à l’hosto alors que je suis venu pour me faire soigner mon front ouvert, j’ai cru défaillir. Des années ont passé et toutes les deux nous sommes maintenant vraiment des adultes… Elle a changé, mais pourtant c’est toujours la même femme que je me souviens. La chose la plus malheureuse c’est qu’elle ne semble presque plus sourire ou il n’atteint jamais ses yeux comme autre fois. Ses magnifiques yeux bleus rieurs, son sourire avec fossettes… tout ça semble si loin maintenant et pourtant ce sont des souvenirs que je garde précieusement en mémoire parce qu’ils sont généralement les plus heureux de ma vie. Quand elle est venue pour mon aide, j’ai fait de mon mieux, mais au fond de moi… j’aurais tellement voulu plus. C’est stupide, parce que soudainement notre position actuelle me rappelle un souvenir en particulier avec le sang en moins bien entendu. Avec ma main toujours propre, je glisse quelques mèches de ces cheveux derrière son oreille alors qu’elle est penchée sur moi. Je me mets à parler d’une voix calme. « Je ne crois pas que tu t’en souviens, mais dans les premiers mois qu’on a commencé à sortir ensemble… on avait ce que tu aimais appelé notre rituelle. On regardait les pires films durant toute une soirée juste pour rire. On finissait toujours par se retrouver dans une position similaire… en plus confortable. Il y a un vieux film de zombie que tu aimais vraiment regardé pour te moquer du jeu pourri des acteurs. Je ne prêtais jamais attention au film, peu importe combien de fois on l’écoutait. Il te faisait rire… et j’adorais t’entendre rire. Je faisais même exprès pour qu’on l’écoute juste pour ça… Tu devrais l’écouter… je suis certaine qu’il te ferait rire à nouveau… » La fin de ma phrase est faible et j’ai beaucoup de mal à respirer comme à garder les yeux ouverts. Je suis tellement fatigué c’est fou.

Terrie me pose des questions, sans doute pour me tenir éveiller ce qui est une très bonne chose de sa part parce que je sens que je vais de plus en plus dériver sans pouvoir me retenir. Je lui parle finalement de la personne qui est derrière cette blessure. « Esras… » Je sais qu’elle n’aime pas ce type. Pourquoi, aucune espèce d’idée et personnellement je ne sais pas si c’est une bonne chose que je ne sais pas pourquoi il y a autant d’animosité entre eux. Ça risque juste de me donner une autre raison de mettre une jolie balle dans sa tête la prochaine fois qu’on va se croiser. « Je sens que s’il disparait… tu ne vas pas le pleurer. Je me trompe? » Faut pas être un génie pour faire ce genre de déduction. Terrie se lève, mais revient très vite. Je ferme les yeux et met de plus en plus de temps pour les ouvrirent de nouveau. Je la vois toujours, mais le décor me semble de plus en plus flou maintenant. « J’ai déjà fait tellement de choses illégales pour eux, qu’une de plus ou de moins pour toi, ça ne changerait rien à ma situation vis-à-vis d’éventuelles poursuites. »   Ça me fait vraiment mal au cœur d’entendre ça venant d’elle. Très sérieusement, j’ai envie de bondir sur les pieds pour aller casser la gueule à qui de droit… heureusement que mon état ne me le permet pas. Je la laisse continue en silence. « Tu n’as pas besoin de me protéger d’eux, je me suis foutue dans la merde toute seule, il y a bien longtemps. Alors honnêtement, je ne pense pas que je mérite d’être protégée de quoi que ce soit. » J’attrape sa main afin d’attirer ses yeux dans les miens. « Il y a une grande différence entre ce que tu fais, ce qu’ils t’ont obligé à faire et ce qu’ils font. Tu ne sais pas tout et tu ne sais peut-être pas encore pourquoi tu t’es retrouvé dans ce merdier… mais je suis prête à parier que c’est pour une bonne raison. Tu as toujours voulu aider…  » Je m’arrête un instant pour reprendre mon souffle. « Même si tu penses ne pas le mériter, tu le mérites Terrie. Au risque de sonner comme une conne… je suis prête à risquer ma vie pour te protéger parce que tu ne mérites pas de faire partie de ce monde… peu importe les raisons ou le sang qui coule dans tes veines. »  La perte de sang commence vraiment à rendre mon discours un peu décousu j’ai bien l’impression. Ma voix n’est déjà plus très stable d’ailleurs.

Je suis en train de perdre conscience quand la voix de Terrie me ramène de nouveau. Elle parle de mon sang… mon groupe sanguin.  « Receveuse universelle, t’as une sacrée chance pour quelqu’un qui dit avoir la poisse. »   Je ris avant de gémir de nouveau de douleur. « La seule chose que je sache bien faire c’est survivre faut croire ou bousiller des trucs. » Oui, je ne sais que faire le mal faut croire… Je sens ses doigts contre mon ventre et je me concentre sur ça alors qu’elle travail en silence. « Appuie un peu sur ta blessure, le temps que je fasse ce qu’il faut. » Je ne réponds rien et me constante de faire ce qu’elle me dit. Une partie de moi se demande vraiment pourquoi elle m’aide parce qu’elle sait que ce qu’elle fait est dangereux comme elle s’est retrouvée dans cette situation avant. Si Terrie veut m’envoyer à l’hosto au lieu d’être mêlé à mes sales histoires, ce que je ne lui en voudrai pas franchement, elle peut le faire et je ne vais pas résister. Il est hors de question que j’utilise mon arme pour la menacer. Pas elle. Je dépose d’ailleurs celle que je tiens dans ma main en me disant que je n’ai en absolument pas besoin. « J’en ai une, moi aussi. » Ça, c’est une surprise… en fait, non pas vraiment quand on pense au genre de personne qui semble avoir pris intérêt après elle et qui lui tourne autour. Les O’Leary sont des gens de qui on doit se méfier à tout prix. J’en suis la preuve.  « Je l’ai trouvée alors que je… cherchais autre chose. Faut croire que je me méfiais assez d’eux pour ressentir le besoin d’être armée. » « Qui peut t’en vouloir. Avec des gens comme Esras… vaut mieux couvrir ses arrières… tu finis comme moi sinon. Je déteste les armes à feu. C’est drôle que j’en aie une sainte horreur même et ce soir ça m’a sauvé la vie. Si je viens à pointer une arme sur toi… botte-moi le cul sévère d’accord? » Je lui fais un demi-sourire épuisé à mes derniers mots. Je détourne les yeux quand je vois qu’elle va me piquer. Oui, je n’aime pas les aiguilles… et j’ai tout un tas de tatouages. Où est le problème avec ça? « Aller, montre-moi tes entrailles, chérie. » Je ris avec un peu de mal à sa tentative d’humour. « Je dirais bien que tu as déjà tout vu de moi… mais ça serait déplacer et faux comme tu ne t’en souviens plus. Ahhaaa…. Merde. » Je respire plusieurs fois en fermant les yeux et serrant les poings de manière répétitive. Je n’ai plus aucune adrénaline dans le corps maintenant, j’en suis certaine et du coup je ressens pleinement la douleur dans tout mon corps. « Tu ne vas vraiment pas aimer ce que je vais te faire, tu sais. » Je serre les dents. « Me faire enlever une balle sans anesthésie? Je vais me marrer. Vas-y je suis prête. » Je fais peut-être de l’humour et j’ai peut-être l’air de ne pas m’inquiéter, mais dans le fond j’ai la trouille de ma vie alors que j’ai eu des blessures bien plus graves aux parts avant. Je regarde Terrie parce que si je la regarde enlever la balle… ça ne va pas le faire. Je hoche la tête pour lui faire comprendre que je suis bien prête pour ce qui va suivre.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Terrie M. Austen
Droïde intelligent
1693 $
07/09/1987 $
1693 messages
Mensonges : 1693
Anniversaire : 07/09/1987


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Ven 11 Déc 2015 - 12:36

Danny & Terrie
On se retrouvera toutes les deux, même si t'es cachée dans mes yeux
Tandis que je m’attèle à soigner Danny, il y a tout de même une chose à laquelle je ne peux pas m’empêcher de penser. Je me demande une fois encore, comment ai-je pu en arriver là ? Par « là », j’entends me retrouver à soigner des blessures par balle au milieu de la nuit. Même en l’absence de souvenirs à ce sujet, je sais qu’il s’agissait d’une routine, j’avais pris l’habitude de ce genre de choses. Et je ne pouvais pas m’arrêter de penser à tout cela. Comment tout cela pouvait-il être devenu une habitude ? Et quel genre de personne étais-je vraiment ? J’avais vraiment besoin de mes souvenirs, mais ils peinaient tant à revenir que j’étais de plus en plus convaincue que j’allais devoir faire sans, et comprendre par moi-même… ou faire confiance aux autres. Me refusant à la seconde option depuis déjà de longs mois – depuis que je savais que ce qu’on appelait un « accident » à propos de ce qui m’était arrivé n’en était pas un en somme – il ne me restait plus que la première. Je me devais de faire le cheminement moi-même avec ce que je savais, et ce que je comprenais du passé en vivant le présent. Si certaines personnes avaient dans l’idée de me manipuler, elles oublieraient cependant des choses que moi je n’oublierai pas. Et en l’attente d’obtenir des réponses aussi claires et précises que possible, je restais avec mes interrogations plus pénibles les unes que les autres… Tant de gens font le souhait d’avoir le pouvoir d’effacer des choses de leur vie, moi je donnerai n’importe quoi pour tout retrouver, et être à nouveau celle qui ne pourra jamais rien effacer, qu’elle le veuille ou non.

Malgré tout ce que je peux ressentir en ce moment vis-à-vis de ces interrogations, malgré ce que je peux penser de moi qui me familiarise avec l’illégalité, je sais que rien ne m’empêchera de venir en aide à Danny ce soir. Je n’ai pas une envie prépondérante de faire quelque chose d’illégale, mais je n’ai pas non plus envie de voir Danny se vider de son sang sur mon sofa. Je pourrais satisfaire à mes deux envies, il me suffirait d’appeler une ambulance pour Danny, elle serait conduite à l’hôpital et serait soignée comme il se doit. Mais je ne le fais pas, quant à savoir pourquoi… je n’en ai pas la moindre idée. Je peux toujours me cacher derrière le fait que j’ai peur qu’elle ne survive pas si je ne m’occupe pas d’elle ici et maintenant, mais est-ce seulement pour cela ? Je devrais arrêter de me poser des questions, de toute façon je n’ai pas souvent de réponse aux questions que je me pose. Je devrais plutôt me concentrer sur la blessure de Danny, et sur le sang dont elle a besoin. Tout ce qui compte à cet instant, tout ce qui m’intéresse, c’est Danny et sa survie. Quant aux problèmes que ça m’apportera, à savoir exercice illégal de la médecine, je verrai lorsque cela se présentera à moi. Danny profite un instant du silence pour me raconter un souvenir, ou plutôt une habitude que nous avions juste après avoir replacé de mèche de mes cheveux. Effectivement je ne me souviens pas de ce qu’elle me raconte, j’ai bien peu de souvenirs si on prend en compte que j’en avais jamais oublié un en vingt-six ans de vie. Alors qu’elle me dit qu’elle adorait m’entendre rire, je passe en revue le nombre de fois où je l’ai fait depuis mon réveil, je les compte sur les doigts d’une main. « On pourra toujours tester à nouveau. » Je suis presque certaine que je ne rirais pas quoi qu’il arrive. J’ai trop de mal à rire, à sourire… la plupart du temps j’ai l’impression de mentir lorsque ça arrive, sûrement parce que je mens réellement, je n’ai pas l’envie de rire et de sourire, je le fais surtout parce que je me force, à part peut-être avec Mathys. La seule envie qui ne me quitte jamais, c’est comprendre.

Je n’ai pas trop envie de parler de moi, ou de quoi que ce soit qui me concerne. Elle m’évoque rapidement Esras juste avant que je ne la quitte pour aller chercher ce qu’il faut pour sauver sa vie. Le peu de souvenirs que j’ai d’Esras ne me le rend pas sympathique du tout, et je pense qu’il ne le rendrait sympathique à personne ou presque. Danny m’interroge, mais ma seule réponse est un léger hochement de tête qui ne répond nullement à sa question.
Lorsque je reviens, Danny rechigne à me raconter ce qu’il s’est passé, pour me protéger, dit-elle. Je suis convaincue que je ne peux plus prétendre à une quelconque protection de la part de qui que ce soit concernant tout ce qui peut toucher de près ou de loin aux O’Leary. C’est d’ailleurs ce que je réponds à Danny, elle n’a pas besoin de me protéger, parce que je ne le mérite pas. Elle attrape alors ma main, et presque aussitôt mon regard trouve le sien. Il semblerait que Danny ne veuille pas me voir coupable de quoi que ce soit, mais simplement victime. J’ai tendance à croire que je suis un peu des deux, même si je m’avoue plus volontairement coupable et que Danny me croit bien plus victime. Je ne mérite pas plus que n’importe qui d’être protégée, mais Danny me soutient le contraire allant même jusqu’à me dire qu’elle serait prête à risquer sa vie pour me protéger parce que je ne mérite pas de faire partie de ce monde. Elle n’en sait rien… et moi non plus. Mais la fin de sa phrase résonne dans ma tête… peu importe mes raisons ou le sang qui coule dans mes veines ? L’histoire fait le tour apparemment, mais le sang qui coule dans mes veines n’a jamais changé, et il ne m’a jamais défini. Danny est certaine que mes problèmes ont une source louable, le fait que j’ai toujours voulu aider. « Tu sais ce qu’on dit… des fois le meilleur moyen d’aider quelqu’un, c’est de le laisser dans sa merde. » Dis-je dans un premier temps. « Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là, et peut-être que je le saurais jamais. Mais j’ai certainement eu le choix, et je n’ai visiblement pas choisi d’être étrangère à tout ça. » Je dois être la première à penser qu’on a toujours le choix, même avec un flingue pointé sur la tempe, on peut encore choisir de mourir. Si ça m’est arrivé, j’ai dû choisir de vivre, mais cela demeurait un choix quoi qu’il en soit. « Tu ne devrais pas te soucier de ça d’ailleurs, c’est mon problème. C’est à moi de le gérer. » Je crois que ma tendance à ne mêler personne à mes problèmes est une chose qui m’a toujours caractérisée aussi. Si j’ai été assez grande fille pour me mettre dans la merde, je suis assez grande pour m’en sortir, et je n’ai pas à obliger qui que ce soit à se foutre dans la merde avec moi. Que ce soit Danny ou n’importe qui d’autre, je refuse de mêler qui que ce soit à mes problèmes avec les O’Leary, même si pour Danny, elle semble déjà mêlée à eux.

Quoi que je pense à mon sujet, actuellement ça ne m’empêche pas de gérer celui de Danny autrement, puisque présentement, je choisis de me mêler à son problème. Lorsque je lui dis être chanceuse pour son groupe sanguin, elle veut bien admettre que survivre et bousiller des trucs sont les deux seules choses pour lesquelles elle est douée. « Je ne crois pas que ce soient les seules choses que tu saches bien faire. C’est sûrement celles derrière lesquelles tu caches ton vrai potentiel. » Pendant qu’elle appuie sur sa blessure alors que j’installe le dispositif qui me permet de lui donner directement son sang, il y a ce bruit qui la surprend, et qui surprend aussi mes deux compagnons à quatre pattes. Pourtant eux savent très bien d’où ça vient, mais peut-être que la présence de Danny, qui plus est blessée, les met en état d’alerte. Elle s’excuse pour l’arme, alors j’avoue que j’en ai une également. Je cherchais plus de détails quant à une facture d’hôpital quand j’ai ouvert le tiroir dans lequel se trouvait mon arme. J’ai dû mettre bien cinq minutes avant de la prendre en main, et cinq minutes de plus à la reposer, avant de finalement me dire qu’elle était sûrement là à cause de mon lien avec les O’Leary. « Nécessité fait loi, paraît-il. » Dis-je quand Danny soutient détester les armes alors qu’elle en a une. « Mais je te botterai sans la moindre once de pitié, tu as ma parole. » Lorsque j’ai finalement installé le dispositif, je m’attèle à sa blessure, et ce que je vois me laisse présager quelques moments difficiles pour Danny. Mais elle a dit une chose qui va me servir à faire diversion pour elle. « T’as pas envie de me raconter un de ces souvenirs, justement ? » Je veux qu’elle s’occupe l’esprit, avec autre chose que ce que je vais ou ne vais pas lui faire, qu’elle ne s’attende pas à la douleur, ça ne fera que la renforcer. J’ai besoin qu’elle soit occupée à me raconter un souvenir, celui qu’elle voudra, quand j’enlèverai la balle de son estomac.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
E. Danny J.-O'Reily
apprenti féroce
530 $
27/07/1986 $
530 messages
Mensonges : 530
Anniversaire : 27/07/1986


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Mer 23 Déc 2015 - 17:33

SUIS-JE CAPABLE DE T'AIMER À NOUVEAU?
TERRIE & DANNY
Il y a tellement de souvenirs que je veux partager avec elle, mais j’ai tellement peur d’un côté d’y aller trop fort. Elle n’est peut-être pas prête à tout savoir aussi. C’est une chose qui me tient éveillé la nuit quand le reste de la ville semble profondément ancré dans les bras de Morphée. Je me demande ce que je peux faire ou ce que j’aurais dû faire plutôt. J’ai peur pour elle depuis que je sais que la famille O’Leary l’utilise. Je connais assez bien comment marche les familles mafieuses irlandaises pour savoir qu’un simple faut pas de la part de Terrie et elle peut se retrouver morte dans le premier caniveau sur le bord d’une route isoler. Avec Esras comme membre fiable de cette famille… c’est encore pire je trouve. L'inquiétude a de quoi monter en flèche et dix fois plus vite aussi. Chaque fois que je suis à côté de lui, je me sens nerveuse. C'est comme se promener avec une bombe nucléaire et chaque pas est un risque d'explosion. Je trouve ma comparaison assez fidèle à l'homme dont elle fait référence. Une vraie bombe à retardement. Très bientôt, si la famille O'Leary ne fait pas gaffe, Esras va leur merder en pleine figure et ils vont se retrouver avec un vrai carnage sur les mains. C'est plus qu'évident à mon humble avis. Déjà que je ne vais pas avoir le choix de faire un rapport comme qui il m’a tiré dessus juste parce que selon moi tué un type qui nous doit de l’argent n’est pas du tout le bon moyen pour justement revoir la couleur de cet argent. Parfois, ce mec est tellement con que je me demande comment la famille mafieuse peut même avoir confiance en son jugement. Faire équipe avec lui c’est comme faire équipe avec un ours enragé et avide de sang. Belle image en perspective non? Pas vraiment.

Je fais le plus d’efforts possible pour ne pas me plaindre à cause de la douleur. Terrie n’a pas besoin de moi en train de gémir comme une vraie conne alors qu’elle tente de me soigner. Je me compte déjà chanceuse qu’elle le fasse avec autant de soin. J’ai entendu la manière dont elle peut être brusque et pas du tout délicate avec d’autres, entre autres Esras qui le mérite sans doute à chaque fois faut bien le dire. Je ne veux pas non plus rendre sa tâche encore plus pénible. Avoir une criminelle en train de se vider de son sang sur son sofa doit être de très loin une chose qu’elle a voulue comme passetemps dernièrement. Je me mets à raconter un des meilleurs souvenirs que j’ai de notre relation passée afin de penser à autre chose que ma douleur ou l’étourdissement que je ressens à cause de la perte de sang de plus en plus importante. Pendant que je raconte tout ça, mon regard se perd un peu dans le vide. Il y a de plus en plus de jours où je veux revenir à cette époque de ma vie avec elle. Tout fut plus simple, mais plus heureux surtout. Aujourd’hui, je me sens tellement perdue dans ce monde dans lequel je me suis retrouvée où chaque faux pas de ma part peut vouloir dire ma propre mort comme celle d’une personne qui m’entoure. Mais ce n’est jamais le pire qui peut m’arriver. Le pire c’est de finir derrière les barreaux bien entendu. Ça va sans doute finir par être mon tour un jour ou l’autre, je le sais parfaitement. « On pourra toujours tester à nouveau. » Je lève les yeux vers elle. « Ce n’est pas une mauvaise idée. »

Je fais tout mon possible pour garder les yeux ouverts, mais ça devient de plus en plus difficile, voire impossible pour moi de rester consciente. Quand Terrie me parle, ça va. Je me concentre sur le son de sa voix et ça me donne une bonne raison pour rester éveillé, mais dès qu’on cesse de parler… je perds le fil rapidement. C’est pourquoi je suis sur le point de perdre conscience quand Terrie revient avec tout ce qu’il faut pour me soigner. Je sursaute un peu et secoue la tête pour tenter de chasser le sentiment d’engourdissement dans tout mon corps. Parler de comment je me suis retrouvé dans cette situation ne me plait pas vraiment et je me dis que moins elle en sait mieux elle va se porter surtout si on vient la voir après en posant trop de questions. Je suis parfaitement au courant des rumeurs qui circulent en ville à propos de moi. J’ai d’ailleurs dû répondre à tous un tas de questions dans les derniers temps à cause de tout ça. Que ça soit vrai ou non n’a pas d’importance pour les gens. Ils ne me voient plus comme la personne d’avant. Déjà depuis mon retour certains me jettent des regards étranges comme s’ils ont peur que je leur saute dessus pour les assassiner en plein milieu de la place publique. Non, mais quelle belle bande de con quand même! J’ai beau ne pas être la femme la plus honnête ou réglo, mais tout de même je supporte mal d’entendre tout le monde me traiter comme la pire des criminelles alors que je sais parfaitement qu’il y a bien pire que moi. Malgré tout, j’ai bien tenté de faire abstraction de toute l’attention policière non désirée envers moi. Esras n’a pas arrêté de me souligner que c’est de l’incompétence de ma part, alors que moi je lui ai fait remarquer que lui est tout simplement un incompétent. Il va bien finir par me foutre la paix… enfin il a plutôt qu’après ce soir c’est moi qui vais lui foutre la paix, je crois, bien. Cette petite merde.

J’ai tenté, un peu maladroitement j’ai bien l’impression, de faire comprendre à Terrie qu’elle mérite que je tente de la tenir éloignée de mes problèmes en ne lui disant pas vraiment toute l’histoire derrière mon état. Elle ne semble pas vraiment y croire comme si elle pense vraiment mériter de se retrouver au beau milieu de ce foutoir. « Tu sais ce qu’on dit… des fois le meilleur moyen d’aider quelqu’un, c’est de le laisser dans sa merde. » J’avoue qu’elle n’a pas franchement tort sur ce point… bien que dans son cas ça ne soit pas quelque chose que je la vois faire. Depuis le jour où elle a décidé de devenir infirmière ou vétérinaire, aider est un peu comme une seconde nature. Enfin c’est comme ça que je l’ai toujours vu surtout qu’elle n’a jamais hésité pour me venir en aide autre fois quand je me suis blessé et dieu sait que c’est arrivé souvent. « Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là, et peut-être que je le saurais jamais. Mais j’ai certainement eu le choix, et je n’ai visiblement pas choisi d’être étrangère à tout ça. » Je ferme les yeux un instant pour me concentrer sur ce que je vais dire et non ma douleur. « Je ne peux pas prétendre connaître la femme que tu es aujourd’hui, mais je peux dire une chose sur la femme que j’ai connue. Il est arrivé que tu es des ennuis parce que tu as voulu me venir en aide ou une personne à qui tu tiens vraiment. Tu as toujours voulu aider les autres. À mon avis, tu as voulu aider une personne de ton entourage… et tu t’es retrouvé dans la merde. C’est ce que je pense parce que c’est ce dont je me souviens de toi. Toujours là pour me dire de faire gaffe, de rire avec les autres quand je me fais mal, mais surtout pour m’aider à me relever après. C’est qui tu as toujours été et tu l’es toujours regarde. Tu es encore en train de me sauver la vie. » Je lui offre un pathétique sourire à la fin de mon monologue qui, je dois l’avouer, m’a vraiment pris de l’énergie plus que je l’ai cru. « Tu ne devrais pas te soucier de ça d’ailleurs, c’est mon problème. C’est à moi de le gérer. » Je ris avec un peu de mal. « C’est drôle, quand je te disais ça. Tu me regardais avec un regard terrifiant et me donnait une gifle en arrière de la tête. » C’est bien entendu une piètre tentative de détendre l’atmosphère.

On m’a toujours dit que je suis chanceuse dans ma malchance. Je me fais souvent mal, mais à ce qui paraît ce n’est jamais vraiment grave donc je survis facilement. Je me fais tirer dessus, mais mes organes ne sont jamais atteints. Vous voyez un peu le genre? Pour moi, je ne vois pas vraiment ça comme de la chance, mais bon je prends tout de même ce qu’on me donne… surtout que je reste vivante après. C’est l’essentiel selon moi. « Je ne crois pas que ce soient les seules choses que tu saches bien faire. C’est sûrement celles derrière lesquelles tu caches ton vrai potentiel. » Je ne peux pas m’empêcher de rire. « Je n’ai jamais été très brillante. J’ai toujours eu du mal en cours. Aucune attention, aucune capacité à retenir les leçons. J’ai eu du mal à obtenir mon diplôme au lycée. J’imagine que ce n’est pas vraiment une surprise au final de voir comment j’ai tourné… Une chance que je n’ai aucune famille… Je serais sans doute la déception le plus totale… quoique… je l’étais déjà avant la mort de mon père. » Je divague un peu alors que je tente de rester consciente. J’entends le bruit sourd dehors et il me fait sursauter ce qui me pousse à reprendre mon arme dans ma main. Je la mets rapidement de côté en m’excusant pour ça. « Nécessité fait loi, paraît-il. » Je ne peux être que totalement d’accord avec elle sur ce point. Je déteste les armes et je lui dis, mais pourtant comme elle j’en ai une. Ironiquement, ce soir mon arme m’a sauvé la vie. Je hais me retrouver dans ce genre de situation. Je me concentre alors à tenir le tissu sur ma blessure alors qu’elle prépare de quoi me faire une transfusion. « Mais je te botterai sans la moindre once de pitié, tu as ma parole. » Je lui souris comme réponse ne faisant plus vraiment confiance à ma voix. Je ne sens même pas quand elle commence la transfusion. Je sais que bientôt elle va devoir enlever la balle et que la douleur va être insupportable. Je sais tout ça, mais malgré tout j’appréhende le moment. « T’as pas envie de me raconter un de ces souvenirs, justement ? » Bonne idée de sa part. Si je suis trop occupé à raconter une vieille histoire sur nous deux peut-être que ça va me faire beaucoup moins mal. Bon aller. Je cherche quelques instants une histoire. « Hum… Le jour de notre premier rendez-vous… j’étais tellement nerveuse. Tu ne peux même pas imaginer comment. J’avais réussi à avoir une table dans un restaurant italien très sympa à l’extérieur de la ville. À cette époque, je bossais comme stagiaire à la radio et je dus me courir pour aller te chercher dans les temps à cause de l’animateur principal qui me menait la vie dure. J’ai fini par me faire renvoyer après lui avoir cassé le nez d’ailleurs… beau moment. Enfin bref, donc je suis arrivé en retard… j’étais encore plus nerveuse. Pour la première fois, tout est allé comme il faut. Le restaurant était délicieux, mais on a passé tellement de temps à la table qu’on a fini par raté le film. Je t’ai amené au bord du lac à la place. Je me souviens que tu détestais ma voiture… j’avais une vieille jeep noire… j’adorais cette voiture… enfin… ironiquement, on a fini par s’endormir dans un coin isolé près du lac… Ce fut… vraiment génial… ARG MERDE! » Je regards vers Terrie qui vient de retirer la balle. Bon au moins c’est fait ça… mais là j’ai vraiment la tête qui tourne par contre.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Terrie M. Austen
Droïde intelligent
1693 $
07/09/1987 $
1693 messages
Mensonges : 1693
Anniversaire : 07/09/1987


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Mar 29 Déc 2015 - 17:59

Danny & Terrie
On se retrouvera toutes les deux, même si t'es cachée dans mes yeux

J’ai retrouvé si peu de souvenirs que cela me semble dérisoire. Je passe le plus clair de mon temps à faire des suppositions sur à peu près tout ce qui peut me concerner ou pouvait me concerner, avant que mon crâne ne finisse en bouillie sur le trottoir de l’intersection entre East Main Street et la 22ème. En somme, je passe la plus grande partie de mon temps à vivre dans un épais brouillard, avec une question parmi tant d’autres qui me revient plus souvent que toutes les autres justement : comment en suis arrivée là ? Contrairement à beaucoup de personnes qui s’interrogent de la même manière, je suis dans l’incapacité d’apporter la moindre réponse, parce que contrairement à elles justement, je n’ai pas le moindre souvenir pour m’aider à la réflexion. Finalement la réponse que je me donne, la seule que je peux me donner, c’est que j’en suis arrivée là parce que je l’ai choisie… Maigre consolation, parce que ce n’est pas vraiment une réponse, et peut-être ne l’aurais-je jamais cette foutue réponse. Je passe mon temps à m’interroger de tout, à supposer, à imaginer, à je ne sais quoi d’autre, et tout ça je le fais avec tout et tout le monde. Même présentement avec Danny, j’ai de quoi m’interroger ! Si je fais un bref résumé des souvenirs que j’ai d’elle, voilà ce que ça donne : nous avons été ensemble, je l’ai aimée comme je n’ai jamais aimé une autre femme, nous nous sommes séparées, son père m’a accusée d’être responsable de son départ, et après son départ j’étais tout de même heureuse de recevoir des cartes venant d’elle. Je faisais un résumé, mais finalement s’il fallait détailler davantage, je n’avais rien à ajouter… Voilà tout ce qu’il me restait de Danny.

Je ne voulais pas qu’on me raconte ma vie, je voulais m’en souvenir. Si j’avais souvent dit que je me faisais à la situation, il n’en était rien. Mais ce que j’avais encore moins supporté que l’absence de souvenirs, c’était que mon entourage agisse à l’occasion comme si eux-mêmes ne se souvenaient pas de ce qu’il y avait eu entre nous, comme si les souvenirs que je partageais avec eux ne m’appartenaient plus, mais qu’il n’y avait plus qu’eux pour décider si ce qui avait été vécu était important ou non. Tout le monde ou presque avait agi ainsi avec moi, me cachant des choses importantes qui auraient pu changer beaucoup de choses. En fait, j’avais la sensation que seule Danny n’avait pas cherché à me tromper. Depuis que nous nous étions retrouvées, je ne l’avais jamais entendu me mentir une seule fois sur notre passé, j’avais même l’impression qu’elle voulait pouvoir tout me raconter, pour que je puisse choisir en toute connaissance ce que je voulais faire de notre relation, pour que je puisse choisir si je voulais demeurer en colère contre elle, ou si je voulais l’aimer à nouveau. En étais-je seulement capable ? Lorsque je revivais nos souvenirs, je le ressentais tout cet amour que j’avais pour elle, mais lorsque je revenais au présent, il semblait s’être évanoui. Beaucoup de choses me semblaient évanouies dans le néant depuis des souvenirs me revenaient et que ce que j’y retrouvais ne semblait plus exister nulle part… Quel bordel, putain !

Je pourrais me torturer des heures durant avec mes interrogations, et c’était pour ne pas le faire que je m’étais jetée à corps perdu dans le travail d’ailleurs. Mais présentement j’avais quelque chose de plus important à faire que m’interroger, quelque chose qui pouvait m’occuper l’esprit pour que je ne cherche pas à le torturer justement ! J’ignorais ce que Danny faisait pour les O’Leary, mais j’en savais assez sur eux pour savoir que ce n’était pas légal, et l’idée était loin de me réjouir. Danny avait peut-être raison, je n’avais rien à voir avec eux, je n’aurais sûrement jamais dû croiser la route de cette famille… quoi que si on en croyait certaines révélations faites il y a peu, cette famille, c’était la mienne… Une autre chose à laquelle je refusais de penser. Tout ce à quoi je dois penser présentement, c’est soigner Danny, surtout parce que je ne veux pas la voir mourir sur mon canapé, ici ou ailleurs d’ailleurs. Pour la garder éveillée, je lui pose des questions sur ce qui lui est arrivé, mais elle ne veut pas répondre. La conversation dévie sur ce que nous sommes devenues l’une comme l’autre. Si Danny sait comment elle en est arrivée là, moi je l’ignore et je ressors ma fameuse réponse qui n’en est pas une. Si je suis là, c’est que je l’ai choisie, d’une façon ou d’une autre. Danny ne semble pas d’accord avec ce que je dis, c’est même tout le contraire. Je devrais sûrement me sentir rassurée par la si haute opinion qu’elle a de moi, mais honnêtement je ne le suis pas, sûrement parce que je ne pense pas mériter cette opinion qu’elle a de moi. Elle me soutient que j’ai toujours voulu venir en aide aux autres, et que j’en suis probablement là parce que j’ai voulu aider quelqu’un… Honnêtement j’aimerai bien savoir qui, parce que si c’est effectivement pour quelqu’un que j’en suis arrivée là, je voudrais qu’il m’explique ! Avec la chance que j’aie, lui-même ne le sait pas. Je devrais demander directement à Aengus, peut-être qu’il me répondrait. Enfin demander à Aengus, c’est aussi m’obliger à avoir une autre conversation avec elle, celle de mon affiliation sur laquelle tout le monde s’interroge désormais. J’écoutais toujours Danny me soutenir que j’étais toujours cette femme qui ne pouvait s’empêcher de venir en aide aux autres. « J’ai l’impression que ça ressemble à une excuse pour justifier que j’ai pris part à tout ça. Peut-être que c’est pour ça que j’ai failli mourir d’ailleurs… » Pente glissante… « Tu sais, le karma et tout cette merde, tu paies ce que tu fais… » Bien rattrapé. Plus personne ne devait apprendre que je n’avais pas été victime d’un accident mais d’une tentative de meurtre… plus personne, et surtout pas des gens qui tenaient à moi, des gens qui pleureraient ma perte. Je m’étonnais d’être capable de tels mensonges je n’avais même pas cillé quand je me rattrapais, comme si c’était naturel pour moi… Danny me signifiait que je ne la laissais pas me protéger de ces conneries il y a des années, alors que je tentais de le faire moi-même maintenant. Comment pouvais-je faire autrement que vouloir la protéger de mes merdes ? Elle avait déjà bien assez à faire avec les siennes sans s’occuper des miennes, même si moi présentement je m’occupais des siennes. « Vraiment Danny… toutes ces histories avec les O’Leary, tout ce qui me concerne et qui les concerne, ne t’occupe pas de ça. D’autant que ça risque de se compliquer… » Je faisais référence à cette affiliation dont je refusais toujours de parler, parce que je refusais aussi qu’elle puisse être réelle. J’avais l’impression que tout foutait le camp, et qu’il valait mieux s’éloigner de moi avant que tout n’explose.

Pendant que nous discutions, je m’occupais toujours de la blessure de Danny, et j’avais besoin de distraire son attention pour retirer la balle sans qu’elle n’appréhende la douleur. Je lançais alors qu’elle me raconte un autre souvenir, celui qu’elle voulait, ce qui m’intéressait c’est qu’elle l’oublie que j’étais présentement en train de m’occuper de ses entrailles. Bien sûr le souvenir m’intéressait aussi, et j’écoutais attentivement ce que Danny me racontait, au sujet de notre premier rendez-vous. Comme tout le reste ou presque, je n’en avais pas le souvenir, je devrais donc me méfier à la version de Danny, mais j’avais moins de problèmes à me fier à sa version qu’à celles d’autres personnes. Pendant qu’elle me racontait ce souvenir dont je n’avais plus rien, mon regard se perdit dans le sien un instant. Si je pouvais encore sourire, sûrement l’aurais-je fait, mais je n’en suis plus capable. Je ne trouve plus de raison suffisamment importante pour sourire… Elle semblait revivre ce souvenir alors qu’elle me le racontait, et je voyais une certaine lueur dans ses yeux, comme si c’était l’un des plus beaux souvenirs de sa vie. Peut-être que ça l’était, il me suffisait de lui demander… Mais alors qu’elle semblait arriver sur la fin je retirais la balle sans le moindre ménagement, avant de rappliquer rapidement une compresse sur la blessure qui laissa échapper un peu de sang. « Désolée. » Lui dis-je alors qu’elle lâchait son juron. « Reste encore un peu avec moi, et après promis, tu pourras dormir un peu. » Lui dis-je en mettant sa propre main sur la compresse, le temps de poser les pinces et la balle dans un haricot en ferraille, et de me saisir de ce qu’il fallait pour la recoudre. « La suite va être encore moins agréable, je suis désolée. » Lui dis-je. « Je comprendrais que tu n’aies plus très envie de me raconter quoi que ce soit, mais ça t’aiderait peut-être à ne pas trop penser à la douleur, et à rester éveillée aussi. » Je lui laissais le temps de décider avant de commencer à la recoudre. De toute façon, quel que soit son choix, je devais le faire. Je m’attelais à la tâche le plus rapidement possible pour qu’elle ne se vide pas encore un peu plus de son sang, et par extension du mien. Je n’avais que cinq litres moi aussi !

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
E. Danny J.-O'Reily
apprenti féroce
530 $
27/07/1986 $
530 messages
Mensonges : 530
Anniversaire : 27/07/1986


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Dim 3 Jan 2016 - 0:07

SUIS-JE CAPABLE DE T'AIMER À NOUVEAU?
TERRIE & DANNY
Tout mon corps réclame un sommeil bien mérité. Je suis épuisé de me battre pour garder les yeux ouverts. Ça devient de plus en plus une tâche presque insurmontable je trouve. Une toute petite partie de moi est très tenté de juste laisser couler et de m’endormir. Je me dis alors que je ne peux pas faire ça à Terrie. Mourir ici est la pire chose que je peux lui faire en fait. Elle ne mérite pas de se retrouver avec mon cadavre sur les bras. Non, je ne vais pas mourir aujourd’hui. C’est ce que je me dis encore et encore. Je ne me suis pas rendu jusqu’ici pour mourir sur son canapé au bout de mon sang. Si Esras ne m’a pas tué du premier coup avec son flingue de merde, alors je ne vais pas claquer ici. Mon regard se porte sur les deux animaux de compagnie de Terrie. Ceux-ci me regardent avec un drôle d’air. J’imagine qu’ils se demandent ce qui se passe présentement et pourquoi leur maîtresse s’active autant autour d’une femme qu’ils ne connaissent pas. Au moins, ils ne semblent pas me voir comme une menace. Dans mon état, je ne peux pas trop l’être non plus d’ailleurs. Un des deux approches même plus prêt pour poser sa tête à côté de ma main. Je ne peux que sourire au geste de l’animal. C’est comme s’il comprend que j’ai mal et qu’il essaye juste de me soutenir. Avec le peu d’énergie que j’ai encore, je soulève la main et caresse son museau tranquillement. Il se met à remuer la queue heureux de l’attention que je lui porte. Il finit par se retirer me laissant toujours un sourire sur mon visage. J’ai toujours aimée les chiens.

Je reporte mon attention vers Terrie. Quand je suis revenue en ville après toutes ses années loin, ma plus grande peur a été de lui faire face parce que j’ai toujours su que je l’ai blessée parce que je n’ai pas su bien gérer notre relation envers mon père. Le souvenir est douloureux même encore aujourd’hui. On dit souvent qu’on ne peut pas oublier la première personne qu’on a réellement aimée dans sa vie. C’est vrai. Je l’ai compris il y a longtemps.  Ce n’est pas pour rien que j’ai continuée d’envoyer des cartes postales à Terrie pendant des années sans même savoir si elle les lit ou les jette tout simplement à la poubelle. J’ai perdue ma naïveté il y a longtemps et jamais de la vie je me suis vue avoir la chance de me faire juste un peu pardonner pour la douleur que je lui ai causée. Si elle décide de couper les ponts avec moi, sincèrement je ne peux pas lui en vouloir. C’est difficile d’accepter qu’on n’est pas assez bien pour une personne, mais se voiler le visage n’est sans doute pas bien mieux. Être avec moi est un risque trop grand pour que je l’impose à quelqu’un. Je me fais tirer dessus à tout bout de champs. Ce n’est pas quelque chose que je veux imposer à une autre personne. Je ne suis pas comme Tommy qui n’a jamais eu peur d’impliquer sa femme plus profond dans ses histoires. Résultat? Il est mort et sa femme aussi. Heureusement qu’il est mort avec elle, sinon je crois bien que les rues de Chicago aurait été repeint en rouge sang pendant des mois jusqu’à temps qu’il ne meurt lui aussi ou bien que son père l’arrête en le remettant dans le droit chemin. Parfois, Tommy me manque vraiment… parfois pas du tout. Être loin des Donnelly n’est pas une mauvaise chose. Je me sens mieux à Lewiston même avec un cinglé qui tente de me tuer alors qu’on bosse ensemble en théorie.

C’est difficile de me dire qu’elle puisse vraiment croire avoir fait quelque chose d’horrible et mériter de se retrouver dans les sals histoires de cette famille mafieuse. Je n’ai pas vraiment la force de me disputer pour faire valoir mon point avec elle. Je suis trop fatiguée, mais dès que je vais aller mieux, je me promets d’avoir à nouveau cette conversation avec elle. Il y a peut-être quelque chose que je peux faire pour l’aider à savoir comment elle s’est retrouver à graviter dans le monde des O’Leary. . « J’ai l’impression que ça ressemble à une excuse pour justifier que j’ai pris part à tout ça. Peut-être que c’est pour ça que j’ai failli mourir d’ailleurs… » Je peux très bien comprendre ce qu’elle entend par là. Je n’ai jamais posé de question sur son accident. J’ai toujours eu trop peur de dépasser les limites de notre nouvelle relation encore assez instable. « Je peux peut-être à savoir comment tu as finis mêler à tout ça. Je ne travaille pas pour les O’Leary, mais disons que certains peuvent peut-être me donner quelques mots. Si tu le veux vraiment, je le ferai. » Je sais que je ne suis pas dans les bonnes grâces du haut de la pyramide de cette famille, mais je veux prendre le risque pour Terrie parce qu’elle le vaut. « Tu sais, le karma et tout cette merde, tu paies ce que tu fais… » J’ai un rire amer à ces paroles. « J’ai du faire pas mal de merde au karma dans plusieurs vies antérieurs parce que mon karma craint à mort… » C’est à peine une blague que je fais en disant ça. Terrie me demande alors de ne pas me mêler de ses histoires avec les O’Leary. « Vraiment Danny… toutes ces histories avec les O’Leary, tout ce qui me concerne et qui les concerne, ne t’occupe pas de ça. D’autant que ça risque de se compliquer… » Je n’aime pas l’entendre dire ça. Je comprends très bien pourquoi elle me demande de rester à l’écart. Je vais respecter ce qu’elle me demande, enfin pour l’instant parce que je ne suis pas du tout rassurer. « Je vais me tenir à l’écart… pour l’instant, mais sache que même si tu me demande de rester en dehors… et bien c’est un peu trop tard… Je suis déjà impliquée profondément avec eux. Comme tu peux le voir, ça ne se passe pas très bien. Bref, si tu as besoin… je serai là. » J’évite bien entendu de mentionner que si Esras lui cause des problèmes ou tente de lui faire du mal je vais me faire un grand plaisir d’envoyé ce sal connard six pieds sous terre pour elle. Je préfère que sa soit moi qui le tue qu’elle de toute manière.

Je me mets à lui raconter un souvenir que je n’ai pas encore eu la chance de partager avec elle avant. C’est un de mes meilleurs souvenirs. À cette époque, le monde autour de moi ne me tombait pas dessus en voulant m’engloutir avec lui. Quand Terrie finit par enlever la balle, je l’a sens très bien sortir et ça me fait un mal de chien que je vocalise sans attendre. « Désolée. » Je ne lui réponds pas trop occuper à tenter de rester consciente. Elle doit sentir que je suis sur le bord maintenant. « Reste encore un peu avec moi, et après promis, tu pourras dormir un peu. » Ses mots résonnent dans ma tête comme un vieux souvenir… non c’est un vieux souvenir. Je ne sais plus trop. Ma tête tourne et j’ai tellement mal. « La suite va être encore moins agréable, je suis désolée. » J’ai envie de rire en disant que ça ne peut pas être pire que de ce faire enlever un balle sans anesthésie… mais je vais me taire pour ne pas m’apporter la poisse en disant ça. « Je comprendrais que tu n’aies plus très envie de me raconter quoi que ce soit, mais ça t’aiderait peut-être à ne pas trop penser à la douleur, et à rester éveillée aussi. »   Je hoche la tête très faiblement avant de chercher un souvenir à raconter. « Le soir où je suis partie ou on a rompu… je l’ai dis à mon père pour nous. J’avais toujours eu peur de le faire, mais je ne voulais pas te perdre alors je lui ai dis. Il était tellement en colère… il a dit des choses... des choses qu’un père ne devrait jamais dire à son enfant. Il m’a mit dehors en me disant de ne plus jamais revenir, qu’il ne voulait plus me voir. J’ai pris le peu que j’avais et je l’ai mis dans ma voiture. Je suis venu te voir… je t’ai demandé de partir avec moi… mais tu n’as pas voulu… C’est con… je n’ai jamais eu la chance de te dire que j’avais fini par le dire à mon père pour être ensemble… pour arrêté de me cacher. Je suis désolée … vraiment désolée…» Ma voix est très faible… presque inaudible même. Heureusement qu’il n’y a pas un bruit dans l’appartement. Je sens à peine Terrie qui fait les points tellement je suis sur le point de perdre connaissance. « Est-ce que je peux dormir maintenant? Je suis vraiment fatigué Terrie… Je veux dormir… juste… » Je n’ai même pas assez de force pour finir ma phrase. De toute manière, je divague. Ma vision est instable, mais je vois toujours assez bien le visage de Terrie.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Terrie M. Austen
Droïde intelligent
1693 $
07/09/1987 $
1693 messages
Mensonges : 1693
Anniversaire : 07/09/1987


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Dim 3 Jan 2016 - 15:11

Danny & Terrie
On se retrouvera toutes les deux, même si t'es cachée dans mes yeux
Danny me semble de moins en moins consciente au fur et à mesure que les minutes passent. Je peux imaginer qu’avec le trou qu’elle a dans les entrailles, elle ne soit pas au meilleur de sa forme et qu’elle commence à sombrer. J’imagine. Je ne peux pas dire si on m’a déjà tirée dessus ou non, en tout cas je n’en ai pas le souvenir. Je sais néanmoins qu’on a cherché à me tuer, d’une manière que je peux décrire comme atroce. Je n’essaie pas de comparer différentes manières d’être tuée, premièrement parce que je n’ai qu’un seul référentiel, et deuxièmement parce que je n’ai pas la prétention de croire que je peux donner un avis objectif là-dessus. Néanmoins je sais qu’il m’était atroce de mourir sur le parvis… Le premier souvenir qui m’était revenu, c’était celui-ci. Et il était revenu avec une multitude de détails, d’où l’horreur que je ressentais à mon avis. J’étais capable de décrire le déroulement de mon accident dans le moindre détail, j’étais capable de donner l’ordre dans lequel mes os s’étaient brisés, j’étais capable de décrire chacune des douleurs, et chacune des pensées qui m’avaient traversée. Je pouvais décrire avec l’exactitude l’horreur que j’avais vécue à me sentir mourir seconde après seconde, seule sur ce trottoir avec l’immonde sensation que je le méritais… Je ne prétendais pas connaître la difficulté que Danny pouvait éprouver à rester consciente auprès de moi, mais je l’imaginais aisément, parce que je me souvenais que je m’étais accrochée à la vie quand toutes les cellules de mon corps auraient voulu stopper le calvaire. J’espérais sincèrement que Danny en ferait de même, qu’elle s’accrocherait à la vie avec autant d’ardeur que j’en avais mise.

Je m’attèle avec le plus grand soin à panser la blessure de Danny tandis que nous échangeons. Je la force à maintenir le dialogue pour qu’elle reste consciente, parce que c’est aussi pour moi un bon moyen de la savoir toujours en vie. Si nous discutions de son implication avec les O’Leary, c’est maintenant de la mienne qu’on parle. Danny veut à tout prix croire que je n’ai pas mérité ce qu’il m’arrive, mais en l’absence de souvenirs qui étayeraient sa théorie, je tends à croire le contraire. Je suis là parce que je n’ai pas choisi d’être ailleurs. Je livre mes ressentis sur tout cela à Danny. Après tout s’il y a bien une personne avec qui je peux le faire sans prendre trop de risques, c’est bien elle. Elle ne pourra pas me reprocher d’être en lien avec les O’Leary, elle l’est aussi dans une moindre mesure. Danny ne risque pas de me faire la morale, elle ne me tournera pas le dos non plus de m’être associée – contre ou de mon plein gré – à la mafia irlandaise de Lewiston. S’il y a un jugement qui ne me fait pas peur, c’est bien le sien. Quant aux autres personnes de mon entourage, je me demande qui a pu le savoir, qui a pu me le reprocher… Si j’en crois Aengus, personne. Mais j’ai peine à le croire, alors je m’interroge, silencieusement et je n’aborde pas le sujet de mes liens avec les O’Leary. J’aurai bientôt à le faire, puisqu’il semblerait que je sois de leur famille. Mais c’est un autre sujet. Nous discutons Danny et moi, et elle me propose de se renseigner pour moi. « Aengus ne te dira rien. Et tu peux être sûre qu’il a ordonné à tout le monde de se taire. Ca l’amuse trop de savoir des choses sur moi que j’ignore. C’est tellement plus facile pour lui de me manipuler ainsi. » Je ne fais pas la moindre illusion, je sais parfaitement que cela plaît à Aengus, qu’il aime ce pouvoir qu’il a sur moi… un pouvoir que je lui laisse avoir, pour le moment du moins. Je demande encore une fois à Danny de rester à l’écart, parce que j’ai beau avoir un super cerveau, je ne me sens pas d’avoir à tout gérer. Elle accepte, pour l’instant du moins. C’est tout ce que je lui demande, même si elle s’est impliquée d’elle-même avec les O’Leary, au moins qu’elle n’en rajoute pas en voulant me protéger alors même qu’on ignore si je le mérite. « Je sais que tu es là. » Lui dis-je alors. Oui je sais qu’elle est là, et qu’elle sera toujours là si j’en ai besoin. Enfin en ce qui concerne les O’Leary en tout cas.

J’ai encore un peu de travail en ce qui concerne sa blessure. Maintenant que j’ai retiré la balle, je dois m’occuper de lui faire des points pour réparer le trou qu’Esras lui a fait. Je m’excuse encore, parce que je sais que je vais la faire souffrir, et ce n’est pas mon intention, il s’agirait d’Esras cela ne me poserait pas le moindre problème, mais pour Danny… Je lui propose de me raconter un autre souvenir alors que je me charge de lui recoudre les entrailles. Bon sang, j’ai vraiment dépassé le stade de la « simple infirmière des urgences » avec tout ça. Danny choisit de me raconter le soir où nous avons rompu. Cela ne fait pas partie des choses dont je me souviens, alors j’écoute attentivement ce qu’elle me dit même si je suis tout aussi concentrée sur sa blessure. « J’étais peut-être trop en colère ou blessée pour écouter ce que tu avais à me dire. » Je cherche à me justifier d’une chose dont je n’ai pas le souvenir ? Bravo, Terrie… « Je me souviens de ta première carte. Je me rappelle de la colère que j’avais à ton égard. J’ai reconnu ton écriture, mais je l’ai quand même lue. Je me souviens l’avoir jetée aussi, et être allée la récupérer dans la poubelle pour l’accrocher à mon frigo. Elle est toujours dessus d’ailleurs. Je devais y tenir pour la laisser là. » J'utilise du conditionnel, parce qu’en réalité je n’en sais rien, je ne fais que supposer. « J’ai gardé les autres dans une boîte, je l’ai retrouvée il y a peu. Et je les ai relues. » Danny commence à piquer du nez alors que je réponds comme je peux au souvenir qu’elle a évoqué. Elle fatigue, c’est normal vu sa blessure, et vu que je lui fais tout ça sans la moindre anesthésie. Je continue à faire des points quand elle me demande si elle peut dormir maintenant. Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’elle s’est déjà assoupie. « Repose-toi, ma belle. » Lui dis-je néanmoins alors que je termine mon travail dans le silence. Les points sont terminés, j’appose un pansement propre par-dessus et je redescends le tee-shirt de Danny dessus.

Je regarde depuis combien de temps je lui donne mon sang, et je conviens d’attendre encore cinq minutes avant de débrancher le dispositif. Les cinq minutes me paraissent assez longues dans le silence et dans la nuit. Même Heimdall et Fenrir sont fatigués, ils ne demandent qu’à dormir. Je débranche finalement le dispositif, je colle une compresse au sparadrap sur nos bras respectifs, et je range tout ce que j’ai sorti. Je fais disparaître la balle dans l’évier, avec la sensation que ce n’est pas la première fois que je fais une chose pareille. Je jette ce qui est à jeter, et je vais ranger la trousse dans le placard de ma chambre. Je reviens avec une couverture assez épaisse et deux coussins, et je constate que Fenrir s’est couché à côté de Danny. Heureusement que le canapé est large… À mon tour, je viens prendre place sur le canapé, une fois que j’ai posé la couverture sur ma patiente. Je m’assois au bout, après avoir soulevé la tête de Danny et je calle un coussin entre sa jolie tête blonde et mes cuisses pour qu’elle ait un maximum de confort. Je m’installe le plus confortablement possible après avoir rapproché la table basse pour étendre mes jambes. Je me couvre à mon tour, et Heimdall vient se caller contre mes jambes. Heureusement que la table basse est solide. Une de mes mains vient trouver un des poignets, et mon index et mon majeur viennent se caller pour sentir son pouls. Je m’endors finalement dans une position lors d’être confortable, mais au rythme des battements de Danny… Demain j’irai voir Aengus… s’il m’a pris ma vie, il ne me prendra pas Danny.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saffron O'Leary
Maître Jedi
549 $
06/04/1972 $
549 messages
Mensonges : 549
Anniversaire : 06/04/1972


MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny) Sam 16 Jan 2016 - 16:36

Terminé et verrouillé

______________________________

Saffron Light O'Leary


« I have sometimes been wildly, despairingly, acutely miserable, racked with sorrow, but through it all I still know quite certainly that just to be alive is a grand thing. » - Agatha Christie
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
messages



MessageSujet: Re: #02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny)

Revenir en haut Aller en bas
#02E - Suis-je capable de t'aimer à nouveau ? (Danny)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Une croisade pour deux conquérants [PV Ed Free]
» Noob, je suis un noooob!
» ATTENTION K-PLIM JE SUIS CONTRE TOUT RECYCLAGE DE RENE CIVIL...JWET SE JWET ...
» Donnons le pouvoir au plus capable! Se pa lajan, Se Volonté
» vous aimer les puzzles??? a mettre dans vos favoris

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NEVER TELL ™ :: The Town :: Tammany Creek :: Quartier résidentiel :: Barr Road-