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 #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike]

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MessageSujet: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Jeu 24 Mar 2016 - 12:30



   
   With Betty
   L'art de reçevoir.

E
tendu sur le ventre, la tête enfouie dans les coussins du canapé, j'émerge soudain en rouvrant les yeux sur le film qui vient de se terminer. Ça m'arrive souvent en ce moment. A peine le film commencé, je m'endors sans m'en rendre compte. Tu fermes les yeux une fois, deux fois et tu n'as pas même le temps de lutter que tu te retrouves en train de baver à moitié sur les coussins en te demandant comment tu as pu louper quasiment tout le film. Mais le pire, c'est qu'après avoir roupillé une bonne heure et demi, pas moyen de retrouver le sommeil une fois rejoint ma chambre.
Incapable de me rendormir, je tourne et me retourne dans les draps.

22h30 : Toujours pas moyen. Je redescend dans le salon et me prépare un chocolat chaud avant de me poser devant la télé. Rien d'intéressant malgré mes zapages intempestifs. Je songe finalement à sortir faire un tour avec le chien mais il caille pas mal et à vrai dire, j'ai quelque peu la flemme. Finalement, quitte à m'occuper, je décide d'aller peindre un peu histoire d'évacuer ma frustration. Je rejoins mon atelier situé au dernier étage. J'allume juste un halogène non loin d'une toile vierge que je place face à moi avant d'attraper du matériel.

Après une dizaine de minutes à songer ou du moins laisser mon esprit divaguer sur ce que je voudrais représenter, je me porte finalement vers un total n'importe quoi. Si je n'arrive pas à dormir, mon esprit est malgré tout fatigué et la seule chose que je parviens à produire tient de l'abstrait. Ça ne tend en rien vers l’œuvre d'art mais j'y trouve là un bon défouloir. Lequel est le plus sûr témoin de mes pensées, de mon stress et de tout ce qui me ronge ces derniers temps. Entre Morgan qui m'a pris en grippe, sans parler de ses frasques incessantes, et puis le boulot. De noires pensées que je transfère sur la toile qui se teinte alors de cette même couleur sombre qui traduit mon état d'esprit actuel. Certains seraient foutus d'y voir quelque chose d'artistique, d'intense ou de profond. Pour ma part, ce n'est que le témoin évasif de la colère et des regrets qui demeurent en moi ... ou tout simplement de la fatigue.
Ma femme me disait souvent autrefois que j'arrivais à mettre de la beauté et de la majesté dans mes œuvres. Des œuvres qui ont pris un drôle de tournant après sa disparition. Mais désormais, ce ne sont que les toiles à moitié vide de ma vie sur lesquelles je balance des coups de pinceaux guidés par des élans de rage, de regrets et de souvenirs que je ne vivrais jamais plus.

Et présentement posté devant cette nouvelle toile, je balance des jets de peinture de façon désordonnée. Sans réelle signification, ni but. La bouteille de Whisky posée sur le sol à mes pieds se retrouve plus souvent dans ma main que le pinceau tandis que le temps défile et que ma frustration ne fait que se renforcer. Il doit être presque minuit désormais. Je tente de me concentrer sur la toile et d'y faire naitre quelque chose, une esquisse qui révèlerait mon intérêt. Mais la seule chose qui tend à susciter un élan artistique consiste en un geste maladroit alors que sous la surprise provoquée par un bruit et une voix féminine plus loin derrière moi de façon tout-à-fait soudaine, je me retourne dans le vif du mouvement et que le jet de peinture qui était censé se porter sur la toile, atterrit sur le haut d'une jeune femme blonde qui semble comme une apparition soudaine pour moi. Cara ?! Je ne perçois que des cheveux blonds dans un premier temps. Je crois halluciner du fait d'avoir cru reconnaitre sa voix, mais alors que je la vois à présent un peu mieux en intensifiant la lumière de la lampe halogène, il m'apparait qu'une parfaite inconnue se trouve face à moi. Une inconnue dont j’ai tâché le chemisier dans l'élan.

- Qu'est-ce que vous foutez ici ?! dis-je à moitié halluciné sans comprendre comment cette jeune femme a pu débarquer chez moi comme ça à cette heure de la nuit. Sans compter que si elle parait jeune, elle a tout de même la trentaine à première vue. Et je ne vois pas Morgan réussir à pêcher une poulette de ce genre-là.


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Dernière édition par Mike Hemsworth le Sam 26 Mar 2016 - 8:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Ven 25 Mar 2016 - 12:19



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« L’art de recevoir. »


J’aurais préféré ne pas passer par ce quartier mais les travaux m’avaient obligé à un détour. Mon service à l’hôpital avait été écourté, je restais d’astreinte si un besoin urgent se présentait mais je pouvais rentrer chez moi. J’avais décidé de passer me chercher pâtisseries et boissons dans l’idée de bouquiner un moment. Le quartier que je traverse est souvent animé, des bars et leurs occupants qui s’expriment bruyamment. Je repère tout à coups une silhouette familière… Jack, je regarde plus attentivement, il se bat ! Super, je me gare brusquement. Je sors et me précipite vers les deux combattants. Personne ne semble les observer. Je m’approche mais trop tardivement pour arrêter la rixe. L’adversaire de Jack tombe à la renverse et semble se cogner. Je dévisage Jack furieuse. Je m’approche de l’autre jeune homme.

Bonsoir attendez. Ne bougez pas.

Il bafouille quelque chose d’inintelligible, il semble bien plus qu’éméché. Ne me préoccupant pas vraiment des usages, je l’ausculte à part une entaille bien marquée, il n’a rien de trop grave. Je lui demande de rester calme et m’occupe brièvement de mon frère. Il n’a que des égratignures. Je récupère ses clefs de voiture. Puis mon attention se reporte sur le jeune homme, je finis par apprendre son prénom et son adresse. Je l’aide à monter dans ma voiture. Je l’installe correctement. Puis je retourne voir mon frère que j’incendie avant de lui intimer l’ordre de rentrer ce qu’il ne fera probablement pas mais au moins il ne conduira pas ce soir, je serre ses clé dans ma paume.

Je roule jusque l’adresse indiquée. Une grande maison d’allure contemporaine. Je l’aide à aller dans l’entrée, je sonne sans succès et Morgan me tends le clé pour ouvrir. Nous entrons et je l’installe sur le canapé. Je désinfecte soigneusement et suture l’entaille. Il parle de tout et rien pendant un moment. Je finis les soins et tire sur lui une couverture. J’essuie mes mains et je renferme la trousse de premier secours. Je retire mon gilet, il fait plutôt chaud de plus il est taché. Puis j’entends du bruit qui semble provenir de l’étage. Je m’y dirige hésitante. Je finis par trouver une pièce éclairée. Un homme de dos semble s’acharner sur une toile… quoique non s’il s’acharne plus à vider une bouteille. Il est plutôt imposant et je devine aisément les muscles qui composent les deltoïdes ainsi que les dorsaux. Je l’observe un instant. J’ai toujours eu un faible pour les hommes grands, légèrement musclés. Un chien est couché au fond de la pièce, il lève une paupière et la referme. Je semble si insignifiante que ça ? Même un chien estime que je ne présente pas une menace. Je ne sais pas si je dois me sentir vexée ou flattée que l’animal me considère encore moins dangereuse qu’un voleur.

Hum bonsoir dis-je d’une petite voix.

L’homme se retourne apparemment surpris. Dans son geste il entraine de l’encre sur son pinceau qui atterrit sur ma poitrine tachant quelques mèches, mon joli chemisier en soie et des parcelles de peau. Je recule d’un pas constatant les dégâts. Je m’étais offert ce chemisier luxueux pour mon anniversaire, je l’avais commandé sur internet à un couturier français. Je voulais juste être à mon avantage pour aller boire un verre à la fin de mon service, je n’aurais pas imaginé la succession d’incident de cette nuit. Son regard me captive immédiatement et me déstabilise

- Qu'est-ce que vous foutez ici ?!  dit-il d’une voix peu avenante

votre fils blessé, je l’ai ramené. Dis-je bafouillant légèrement

Puis je reprends une attitude plus professionnelle, j’évite son regard pour éviter le trouble. Je tends la main dans un geste d’apaisement avant qu’il ne s’inquiète

Je suis infirmière à l’hôpital St Joseph. Rassurez-vous ce n’est pas trop grave. S’il a des nausées, appelez-moi immédiatement, j’ai laissé mon numéro sur la table du salon. Il s’est coupé en chutant, les restes se sont justes des égratignures et ecchymoses. Je viendrais demain pour refaire le pansement.

J’aurais envie de lui dire qu’il peut m’appeler quand il veut mais mon regard se reporte sur l’encre noire et je sens un énervement monter en moi. Il pose le pinceau et semble retrouver son calme.

Vous pourriez m’indiquer … dis je désignant mon état. Je préférais ne pas sortir tachée d’encre


Dernière édition par Betty Anderson le Lun 28 Mar 2016 - 17:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Sam 26 Mar 2016 - 9:33



   
   With Betty
   L'art de reçevoir.

E
trange que Lynch ne m'ait pas alerté à l'arrivée de cette inconnue ou alors, c'est qu'il a entendu Morgan et ne s'est pas inquiéter vu son habitude de ramener des poulettes différentes quand ça lui chante. Il a pourtant son propre appart' mais ça ne l'empêche pas de venir encore squatter régulièrement ici. Sous la surprise et l'incompréhension causée par le trouble né de ma légère confusion, je me montre quelque peu agressif envers elle alors que je lâche sur un ton sans délicatesse.

- Qu'est-ce que vous foutez ici ?!  

Je pose mon pinceau et manque de donner un coup dans la bouteille restée au sol en m'approchant d'une démarche un brin menaçante. Mon regard scrute le sien avec une lueur de défis qui veut dire qu'elle a intérêt à avoir une sacrée excuse et qui a, à la fois cette petite touche d'un je ne sais quoi qui me trouble chez elle, au-delà de ma prime confusion alors que j’ai cru voir et entendre Cara. Cependant, cette bouille là ne marque aucune ressemblance. Il n'empêche qu'il y a un petit truc chez cette parfait inconnue qui me captive malgré ma méfiance. J’ai des raisons de l'être. Amie de Morgan ou non, je n'aime pas voir qui que ce soit déambuler seul dans la maison.

- Votre fils blessé, je l’ai ramené.

Mes yeux s'étrécissent un instant alors que je me poste pile devant elle, la regardant presque de haut. Comment ça blessé ?! Mais je n’ai pas le temps de pousser mon interrogation qu'elle s'explique alors un peu mieux en adoptant une attitude qui, si elle est toutefois un brin plus sûre d'elle, tend à éviter mon regard, là où le mien la scrute avec insistance.

- Je suis infirmière à l’hôpital St Joseph. Rassurez-vous ce n’est pas trop grave. S’il a des nausées, appelez-moi immédiatement, j’ai laissé mon numéro sur la table du salon. Il s’est coupé en chutant, les restes se sont justes des égratignures et ecchymoses. Je viendrais demain pour refaire le pansement.

- Hey doucement. Vous allez surtout m'expliquer ce qui s'est passé exactement avant de.

J'imagine que Morgan s'est encore fourré dans une sale situation. Ça devient une habitude ces derniers temps. Il va vraiment falloir qu'il calme le jeu. S'il s'agissait d'une situation plus grave, j'imagine qu'il serait déjà à l’hôpital et cette fille me rassure sur le peu de gravité concernant son état. Toutefois, je tiens à aller le voir et en savoir plus.
Pas question qu'elle parte aussi vite, aussi, je lui offre de m'accompagner dans la cuisine.

- Café ?

Ça sera déjà un début en guise de remerciement. Je retrouve un certain calme et alors qu'elle me demande si elle peut se débarbouiller, mes yeux s'attardent au niveau de son chemisier.

- Je ne vous ai pas loupé ... désolé. On va remédier à ça, dis-je en l'invitant à me suivre d'un geste tandis que je la conduis à la salle de bain. Lynch se redresse et suit, reniflant le derrière de la demoiselle lorsqu’elle entre dans la salle de bain. Un petit sourire en coin nait sur mes lèvres. Le clébard en a de la chance. Je crois pas que la miss apprécierait si je lui collait la truffe sous le cul de la sorte. J'ai un léger soupir amusé à cette pensée tandis que je me tiens un instant contre le chambranle de la porte restée ouverte, à la reluquer. Quitte à avoir une visite de ce gabarit-là, autant en profiter.

- Je vais chercher quelque chose à vous coller sur le dos, dis-je alors que je m'éloigne non sans un dernier regard qui doit trahir mes pensées.

En rejoignant ma chambre, je songe à ses propos un peu plus tôt. Infirmière à l’hôpital St Joseph. Elle doit connaitre ma nièce. J'ouvre la commode et farfouille pour trouver un t-shirt qui conviendrait. Puis je la rejoins avec et le pose sur le bord de l'évier. Un petit coup de main, chérie ? songeais-je alors qu'elle frotte les tâches avec insistance. Quand je dis que je ne l'ai pas loupée, il y a en a jusque sur le cou, le décolleté et sur ses bras. Ah tiens ... même une petite tâche sur le menton. Je m'approche un peu plus près sans réfléchir et attrape le bout d'une serviette que j'humidifie pour frotter à cet endroit dans un geste doux. Nos regards se croisent alors que je soulève son menton. Sa peau est douce. Son regard a quelque chose d'attractif. Cette proximité est pour le moins, dangereuse. Le geste risque d'être mal pris et je me rend compte que c'est sans doute déplacé entre deux inconnus. Je stoppe mon geste et lance :

- Vous pourrez prendre une douche après, dis-je alors qu'elle se contente de nettoyer en gros les zones visibles.

En attendant, je l'invite à prendre ce fameux café et lui signifie de me rejoindre dans la cuisine. Cette fille me tirerait presque un frisson quand je repense à notre proximité précédente. Je disperse cependant mes pensées et descend l'escalier. Pendant que le café coule, je retrouve Morgan dans le salon. Il a allumé la télé et semble somnoler à moitié devant mais l'arrivée de la miss ne me laisse pas le temps de lui dire un mot. Elle et moi nous postons un instant dans la cuisine alors qu'on parle plus en détail de la façon dont elle a trouvé Morgan.
Puis je finis par demander.

- Infirmière à l’hôpital St-Joseph c'est ça ? Vous devez certainement connaitre ma nièce Terrie ?

Je nous sers deux tasses.

- J'en oublie de me présenter. Moi c'est Mike, dis-je avec un sourire plus avenant, en reposant la cafetière sur son support. Merci pour le môme, glissais-je avec un geste en direction du salon.



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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Sam 26 Mar 2016 - 23:06



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« L’art de recevoir. »

- Hey doucement. Vous allez surtout m'expliquer ce qui s'est passé exactement avant de.

- Oh oui pardon. Votre fils se battait avec Jack quand je les ai aperçu. Votre fils a du glisser sur je ne sais pas quoi et il est tombé, c'est là qu'il s'est entaillé. Je ne pense pas qu'il se soit cogné méchamment mais si il avait des nausées ou des pertes d'équilibre, emmenez le à l’hôpital.

Je finis par le regarder. Il semble être plus calme après les explications. Il me propose une boisson. J'espère que ça va me détendre un peu, je suis en général fiable mais là cet étranger m'impressionne et me déstabilise.


- Café ?

Je hoche la tête avec un sourire de remerciement.

Vous pourriez m’indiquer où me néttoyer … dis je désignant mon état. Je préférais ne pas sortir tachée d’encre

- Je ne vous ai pas loupé ... désolé. On va remédier à ça

Il me désigne une salle d'eau. Le chien s'est levé et se colle a moi lorsque je rentre dans la piece sous le regard amusé de son maître. Il me flaire et son maître feins un sourire ironique. Superbe éducation canine! Il est bien trop impressionnant pour que je le pousse mais j'esquive adroitement sa truffe avec une petite tape amicale sur sa tête.

- Je vais chercher quelque chose à vous coller sur le dos me dit il en me regardant.

Il revient au bout de fort peu de temps avec un tee shirt propre. Il le pose sur le bord de l'évier. Je frotte les taches sur mon chemisier avec énergie. Puis je stoppe complètement ma tâche lorsque que sa main bloque doucement mon menton, il essuie délicatement ce qui doit certainement être une tâche d'encre sur mon menton. Les battements de mon cœur s'intensifient, une sensation étrange m'envahit. Je rougis en croisant son regard. Il arrête son geste et propose que nous allions prendre le café. Je suis habitué dans mon service à être reluquée voir à essuyer quelques mains baladeuses par les patients mais là c'est légèrement différent, bien plus troublant.

- Vous pourrez prendre une douche après

Je souris bêtement et je le suis. Nous descendons en passant près du salon. Son fils bien que encore groggy regarde la télé ce qui me rassure sur son état. Il ne doit pas souffrir de commotion. Nous nous installons dans la cuisine et il me verse une tasse de café. Il me pose deux trois questions sur l'incident avec son fils. Je lui réponds avec le plus de détails possible. Nos doigts se frôlent lorsque je prends un morceau de sucre. Une boule se forme dans ma gorge mais ne reste pas dés qu'il entame un nouveau sujet.

- Infirmière à l’hôpital St-Joseph c'est ça ? Vous devez certainement connaitre ma nièce Terrie ?

- oh oui. Nous nous entendons bien avec miss Austen. Nous travaillons souvent dans le même service. Cependant elle connait pas mal de monde, je ne savais pas que son oncle habitait dans le coin.  

- J'en oublie de me présenter. Moi c'est Mike. Merci pour le môme

- j'avoue que j'ai encore cru que Jack allait finir encore en prison. Puis si une personne se blesse devant moi je ne résiste pas à m'en mêler et à soigner... déformation professionnelle. dis je d'une moue amusée.

Je regarde la pièce alentour. Tout est plutôt propre. C'est probablement sa femme qui range, elle a dû s'absenter. Mes yeux se sont attardé un peu trop longtemps sur l'alliance. Je relève le regard en souriant.

- Jolie maison, tu bosses dans quoi?

Je lui demande aussi s'il vit dans le coin depuis longtemps, quels sont ses rapports avec Terrie. Elle parle peu des siens de toute façon un peu comme si elle n'en était pas si proche que ça.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart



Dernière édition par Betty Anderson le Lun 28 Mar 2016 - 17:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Lun 28 Mar 2016 - 12:17



   
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T
andis que je remplis nos tasses, je t'en demande plus sur ce qui s'est passé exactement avec Morgan, puis m'installant sur un tabouret haut, je tends la main pour piocher dans la boite à sucre. Nos doigts se frôlent alors que nous avons le même geste en même temps. Étrange comme tu me troubles. Je t'observe tandis que tu causes, le menton appuyé dans ma paume. Mon coude glisse d'ailleurs soudain à un moment sur le surface glissante de l'ilot central. Je me demande de quoi j'ai l'air. Je suis certain que je fais plus fort côté peinture, je dois sans doute même en avoir sur le visage si j'en crois l'état de mes mains et le fait qu'un peu plus tôt, j'ai omis ce fait lorsque je me suis passé les mains sur la tronche, je dois en être tartiné.
J'aborde bientôt une question qui me trotte dans la tête puisque tu es infirmière à l’hôpital où bossait ma nièce.
La discussion dérive sur un certain Jack.

- Qui est ce dénommé Jack ? Et cette histoire de prison ? lâchais-je sans comprendre pourquoi tu parles d'un retour à la case prison.

Je ne t'aurais pas donné plus de vingt-huit ou trente ans mais tu es peut-être plus vieille et qui plus est maman. Je bois tranquillement mon café en t'écoutant avant que la conversation ne se porte sur moi.

- Jolie maison, tu bosses dans quoi?

- Transports routiers.

Je te précise le nom de la boite et ce à quoi m'amène mon job.

- Ça fait un paquet de temps que je suis ici. J'en suis jamais parti à vrai dire, lâchais-je au fil de tes interrogations. Quant à Terrie, il s'agit de ma nièce par alliance. Sa mère était la sœur de mon épouse. Malgré la disparition de ma femme et les révélations sur les vrais parents de Terrie, nous sommes restés proches. Elle reste ma nièce quoi qu'il en soit. Je la vois régulièrement en général, sauf depuis un petit moment. Et toi ? T'as l'air de dire que c'est juste une collègue ou ?

Ma question me semble soudain absurde. Je me redresse et vais jeter un œil dans le salon en me penchant juste depuis l'encadrement de porte de la cuisine.

- Ça va fils ?

Ce dernier me rassurer en grommelant à sa manière. Il semble tourné à l'opposé de l'écran de télé. Il doit sans doute chercher à dormir. Je reviens vers toi en te disant que je vais aider Morgan à rejoindre sa chambre et t'indique que tu peux disposer de la douche si tu veux. Le temps de m'occuper de Morgan qui repousse limite mon coup de main, j'entends du bruit dans la salle de bain et le bruit de l'eau qui coule ne tarde pas à parvenir à mes oreilles tandis que je referme la porte de la chambre derrière moi un instant après. En passant ensuite par le couloir, je m'arrête un instant derrière la porte de la salle d'eau qui est juste poussée à fond. Mes doigts se posent sur le panneau et je pousse légèrement. Je devrais peut-être te poser une serviette ... . Ouais, c'est une bonne idée. Finalement, j’en récupère une dans le placard en pénétrant dans la pièce sans m'annoncer. Ce serait con de dire que je ne cherche pas à zieuter parce que c’est tout simplement là mon but.


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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Lun 28 Mar 2016 - 19:37



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« L’art de recevoir. »

- Qui est ce dénommé Jack ? Et cette histoire de prison ?.

- Jack est mon petit frère. dis-je amusée enfin il est plus grand que moi mais je m’en occupe depuis la mort de nos parents. Il est comment dire un peu bagarreur. Il a déjà passée des nuits en cellule de dégrisement. Je préférais lui éviter d’y aller trop souvent alors quand je peux minimiser ses frasques je le fais.

Tu sirotes ton café tranquillement en m’écoutant. Ton regard semble posé sur moi, scrutant je ne sais quoi ? Ma gestuelle ? Peut-être mes traits… après tout j’en faisais tout autant lorsque je dessinais. Je croise de nouveau ton regard, il est brillant. Est-ce dû à l’alcool ? Je me souviens avoir vu une bouteille là-haut. Je ne l’esquive pas cette fois, tu attise ma curiosité. J’aimerais en savoir plus. Puis j’avoue que je suis intriguée que le hasard m’ait fait croiser ton chemin. Tu connais Terrie et nous sommes déjà sorties quelquefois ensemble. Je me demande pourquoi elle n’a jamais abordé son oncle avant son accident. Je regarde la pièce où nous sommes. Elle est meublée avec gout. Je reste bloquée par l’alliance, la tante de Terrie

- Jolie maison, tu bosses dans quoi?

- Transports routiers.

Tu me donnes le nom de ta boite, elle est effectivement connue dans le coin et sur le plan national aussi. Puis tu m’expliques que ton travail te permet de voyager pas mal. Et dire qu’en trente ans je n’ai presque pas bougé de Lewiston, je ne peux empêcher un petit soupir sortir de mes lèvres.

- Et ça fait longtemps que tu vis dans le coin ? Tu connais bien Terrie ?

Je n’arrive pas à garder la question pour moi. Terrie ne va pas tarder à avoir besoin de soutien de ses proches. Je me demande si tu en feras partie.

- Ça fait un paquet de temps que je suis ici. J'en suis jamais parti à vrai dire. Quant à Terrie, il s'agit de ma nièce par alliance. Sa mère était la sœur de mon épouse. Malgré la disparition de ma femme et les révélations sur les vrais parents de Terrie, nous sommes restés proches. Elle reste ma nièce quoi qu'il en soit. Je la vois régulièrement en général, sauf depuis un petit moment. Et toi ? T'as l'air de dire que c'est juste une collègue ou ?

- On discute souvent ensemble, enfin moins depuis son accident. Je ne me souviens pas qu’elle ait parlé de toi mais elle parle peu des siens   dis je avec un haussement d’épaule.

Tu te lèves et te pose dans l’embrasure de la porte. Ton tee shirt a des éclaboussures d’encre de partout. Le tissu près du corps fait ressortir ta musculature. Je suis des yeux le contour de chaque muscle comme si je suivais un cours d’anatomie ou un cours de dessin. J’ai vu des corps nus maintes fois et je n’ai pas forcément eu envie de les parcourir, de les dessiner et je ne les ai pas désiré. Parfois l’un des trois, parfois deux des trois mais jamais les trois. C’est déstabilisant. Le chien redresse sa truffe vers moi comme s’il lisait dans mes pensées et je pose les yeux sur ma tasse pour échapper au trouble que mes pensées d’avoir afficher sur mon visage. Tu te retournes et me propose d’aller me débarbouiller tandis que tu montes ton fils dans sa chambre


J’accepte volontiers la proposition. Le chien nous suit puis bifurque pour aller dans la chambre du fils. J’ai un petit sourire de soulagement. Je repousse la porte de la pièce puis je jette avec soulagement mon chemisier au sol. J’en ai aussi dans les cheveux. C’est clair qu’une douche ne sera pas du luxe. Je quitte ce qui me reste de vêtement. Je referme la porte vitrée dans mon dos. Je sens l’eau glisser avec délice sur mon corps. L’encre finit par disparaitre dans le conduit. J’ébroue mais cheveux quand un bruit attire mon attention. Tu es à la porte avec une serviette. Je me retourne furieuse d’être ainsi observée. Puis réalisant que je suis nue derrière des vitres transparentes, je couvre mon intimité de mes mains en rougissant. Entre le chien et le maitre bravo l’accueil ! Je t’arrache la serviette des mains tandis que tu retournes dans le couloir. J’enfile rapidement mes fringues et le tee shirt

- Adrenalean 2016 pour Bazzart

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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Ven 1 Avr 2016 - 11:04



   
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A
lors comme ça, ce fameux Jack est ton petit frère.

- Enfin il est plus grand que moi mais je m’en occupe depuis la mort de nos parents. Il est comment dire un peu bagarreur. Il a déjà passé des nuits en cellule de dégrisement. Je préférais lui éviter d’y aller trop souvent alors quand je peux minimiser ses frasques, je le fais.

- Une chose qu'il a visiblement en commun avec mon fils ... soulignais-je sur un ton faussement blasé. Quant à leur bagarre, que dire ? Ça arrive. Je ne compte pas donner suite. Si je comptais toutes les fois où je me sis moi-même bagarré. Morgan n'a rien de grave et il n'en est pas à sa première.

Je t'observe, le regard brillant. Tu dégages un putain de charme. Je remercierais presque mon fils d'avoir eu cette mésaventure qui t'a ainsi conduite à croiser son chemin et par la même, le mien en le ramenant ici. Aïe ... j'dois pas être très clair de penser ça. Nous abordons un tout autre sujet alors que la conversation dérive sur ma nièce Terrie. Nous parlons ensuite boulot. C'est drôle comme je me livre plus facilement avec un coup dans l'aile.
Je te demande en reparlant de Terrie, si tu la connais bien ou si vous êtes juste de simples collègues.

- On discute souvent ensemble, enfin moins depuis son accident. Je ne me souviens pas qu’elle ait parlé de toi mais elle parle peu des siens.

- Mmhh ... je pourras le prendre mal, lâchais-je sans sérieux.

Réflexion à la con que j'esquisse alors que je vais jeter un œil sur Morgan. Un bref instant plus tard, je t'indique la salle de bain tandis que je me décide à monter Morgan dans sa chambre.
Ça ne me prend pas longtemps avec mon fils, juste le temps de ramener la couette sur lui une fois qu'il s'est installé. Lynch reste avec lui tandis que je rejoins le couloir. En passant devant la porte de la salle d'eau à mi-escalier, j'hésite un instant. Mes doigts se posent sur le panneau coulissant que je pousse légèrement avant de trouver une raison pour rentrer. Je choppe une serviette dans le placard puis me retourne en direction de la cabine de douche. Difficile de regarder ailleurs. Puis ne nous le cachons pas, si je suis entré, c'est pour avoir l'occasion de zieuter un petit coup. Tu es de dos et je peux voir deux ailes dans le dos et ce qui ressemble à des étoiles entourant une comète dans le cou. Tes cheveux sont relevés, tes courbes sont juste ... délicieuses, si bien que mon regard s'y attarde sans que je ne sache m'en détacher, même lorsque tu te retournes alors, visiblement surprise. Merde ... . Bon ... inutile de trouver une excuse, n'est-ce pas ? Je me demande si je rougis comme toi sur l'instant ? Mais ce qui est sûr, c'est que je ne sais me défaire de ce petit sourire en coin qui marque mon amusement face à la situation. Tu sembles furieuse de voir que je ne bouge pas avec en plus cet air qui dit "hep, fallait verrouiller la porte si tu voulais de l'intimité", et tu choppes alors la serviette que je te tends avant que je ne retourne en bas.

J'ai pris soin de ramasser ton chemisier sur le sol en partant et je le jette dans la machine à laver en faisant gaffe à la température indiquée sur l'étiquette, une fois passé au détachant. Je lance la lessive. Je te dois bien ça. Et puis, ça te donnera l'occasion de venir le récupérer en repassant voir Morgan d'ici peu comme tu l'as gentiment proposé plus tôt. Quoi que furax comme tu dois l'être à l'heure qu'il est, ça risque de changer la donne. Humpf, peu importe. J'ai ton chemisier en otage désormais.


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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Sam 2 Avr 2016 - 11:00



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Je remarque en m’habillant que tu as ramassé la serviette salie de tout à l’heure mais aussi mon chemisier. Je remets un peu d’ordre dans mes cheveux humides ainsi que dans mon esprit. Il oscille entre la colère et l’intérêt que tu suscites en moi. Je prends une grande respiration et je sors de la salle de bain. Je te rejoins dans la cuisine. Je te regarde un instant j’ai un sourire pincé, limite gêné… je ne suis pas pudique mais je n’ai rien d’une exhibitionniste non plus. J’aurais préféré garder ma nudité pour moi.

- L’accueil ce n’est pas votre fort apparemment ! Mais merci de m’avoir permis de me doucher. Dis-je un ton poli avec une pointe de reproche

Je suis du regard le mouvement de ta main qui prends la tasse de café. Tu en bois une gorgée. J’ai la sensation que tes gestes sont lents mais c’est juste que mon œil saisi chaque mouvement comme pour les enregistrer dans ma tête et les reproduire dans un carnet de dessin. Puis soudain je prends conscience que mon regard doit être trop intrusif. Ouch voilà qui est gênant. Mes yeux s’arrêtent sur ma trousse de secours... une excuse pour esquiver cette situation gênante ... troublante ...

 - Je peux aller voir Morgan ?

Tu me désignes la chambre où il s’est endormi. Je l’observe, certains traits de son visage comme la mâchoire semblent être les tiens, d’autres doivent être ceux de ta femme. Je passe doucement ma main sur son visage, il ne semble ni chaud, ni humide. Je prends tout aussi délicatement son bras essayant de ne surtout pas l’éveiller. Le bandage ne semble pas être rougi et il n’a pas bougé. Je me relève sans bruit. Le jeune dort toujours apparemment. Le chien suit mes gestes avec attention… comme si je pouvais agresser son maitre ! Je ressors de la chambre.

 - Je ne pense pas qu’il ait plus de bleus qu’actuellement. Par contre demain matin il faudra qu’il prenne ça s’il a mal à la tête... ça sera surement le cas. Puis il faudrait surveiller sa température

Je dépose deux comprimés sur le comptoir de la cuisine ainsi qu’une carte avec mes coordonnées professionnelles.

 - Je suis d’astreinte donc il ne faut pas hésiter s’il ne va pas bien cette nuit. Vers quelle heure pourrais-je passer demain pour refaire son pansement ?

Je referme mon sac de soin. Puis mon regard se perd dans le tien l’espace d’un instant qui me parait une éternité tandis que j’écoute ta réponse. Je passe dans le salon où je récupère mon gilet. Je l’enfile et me dirige vers l’entrée.


 - Merci pour le café et à demain

Je me pars vers ma voiture. Je réinstalle les sièges correctement et je plie la couverture qui m’avait servi à installer ton fils. Je me glisse derrière mon volant puis j’attache ma ceinture. Je mets le contact et tourne la clé. Le moteur grogne deux trois secondes, tousse et se tait. Je coupe puis redémarre sans succès. Je réessaye quelquefois sans réussir. Je prends mon téléphone, il est sur une fin de batterie. Je ne peux pas téléphoner au risque de ne pas avoir de batterie si un appel de l’hôpital arrivait. Je dois retourner t’affronter. Je me décide à contre cœur à retourner frapper chez toi.

 - Euh désolée ma voiture ne démarre pas et mon téléphone inutilisable. Pourrais-je appeler un taxi ? Je ferais venir un dépanneur pour la voiture demain.
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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Sam 2 Avr 2016 - 12:59



   
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   L'art de reçevoir.

T
u me rejoins dans la cuisine et je t'ignore un instant en enveloppant ma tasse de mes deux mains, le regard noyé dans le liquide. Puis je relève les yeux sur toi en l'absence de réaction immédiate. Je m'attendais à des reproches mais tu sembles gênée et je me sens alors soudain un brin mal à l'aise au fond même si je n'en montre rien.

- L’accueil ce n’est pas votre fort apparemment ! Mais merci de m’avoir permis de me doucher.

Petite pointe de reproche. Ça me fait sourire malgré moi. Je m'attendais à pire. Je bois une gorgée de café sans répliquer. Je sens malgré tout ton regard sur moi alors que le mien se perd vaguement à l'autre bout de la pièce. Je repense aux gouttes d'eau constellant ton dos et s'attardant sur tes ailes comme autant de perles qui s'accrocheraient à des plumes. Je songe à la façon dont j'aimerais te représenter. J'adorerais que tu puisses me servir de modèle. Ces pensées suscitent un certain désir en moi et alors que nos regards se croisent de nouveau, tu es la première à réagir en esquivant.

- Je peux aller voir Morgan ?

Je te réponds juste par un geste qui t'indique de faire comme tu veux en désignant l'escalier qui mène à l'étage.

- C'est la porte au fond.

Je te laisse t'y rendre seule. Puis je te rejoins en m'appuyant juste dans l'embrasure de la porte. Tu es de dos, penchée près de lui. Mon regard dévale tes courbes. Je ne songe qu'à t'attraper une fois sortie et trouver prétexte à récupérer mon t-shirt ... mais je calme mes ardeurs en m'éloignant soudain. Tu quittes la pièce un instant après. Je ne sais pas si tu as remarqué ma présence un bref instant plus tôt ou si le bruit de mes pas m'a trahis.
Tu me retrouves dans le couloir de l'étage et nous descendons de nouveau à la cuisine tandis que tu me parles de son état et des choses auxquelles porter une attention particulière.

- Je ne pense pas qu’il ait plus de bleus qu’actuellement. Par contre demain matin il faudra qu’il prenne ça s’il a mal à la tête... ça sera surement le cas. Puis il faudrait surveiller sa température.

- C'est noté.

Tu déposes deux comprimés sur le comptoir de la cuisine ainsi qu’une carte avec tes coordonnées que j'attrape entre mes doigts.

- Je suis d’astreinte donc il ne faut pas hésiter s’il ne va pas bien cette nuit. Vers quelle heure pourrais-je passer demain pour refaire son pansement ?

- Peu importe, je me lève à 6h en général donc disons à partir de 7 ou 8 heures si vous êtes du genre matinal et que ça vous arrange sinon peu importe l'heure.

On se regarde un instant qui parait durer une éternité. Puis tu vas récupérer ton gilet dans le salon. J'ai presque envie de te retenir sous le coup d'une pulsion mais je m'efforce de me recentrer en songeant que demain matin, Morgan risque de râler si je le tire du lit aussi tôt. Ça lui fera pas de mal. Je te suis jusqu'à l'entrée, une main dans une poche et l'autre portant ma tasse pour finir mon reste de café.

- Merci pour le café et à demain.

- Merci à vous surtout, déclarais-je en ouvrant la porte et en effleurant ton épaule, me contentant d'un simple signe de salut tandis que tu t'engages à l'extérieur. En rejoignant la cuisine, j'observe un instant par la fenêtre. Le contenu vide de ma tasse me surprend alors que je la porte machinalement à mes lèvres. Tu sembles t'affairer à remettre un peu d'ordre dans ta voiture. Je me détourne de la fenêtre et m'éloigne pour déposer nos deux tasses dans l'évier avant de me débarrasser de mon t-shirt en passant près de la panière à linge de la buanderie, lequel atterrit à moitié sur le bord.
C’est juste alors que je m'apprête à rejoindre ma chambre que j'entends de nouveau frapper à la porte. Le fantasme qui s'imprime dans mon esprit provoque immédiatement une douce vague de chaleur. Je te vois revenir sur tes pas, presque haletante derrière la porte pour me bondir presque aussitôt dessus et céder à la même pulsion qui me fouette le creux des reins comme ça a été le cas à plusieurs reprises un peu plus tôt.
Mais l'occasion n'y est pas et il ne s'agit que d'un soucis avec ta voiture.

- Euh désolée ma voiture ne démarre pas et mon téléphone inutilisable. Pourrais-je appeler un taxi ? Je ferais venir un dépanneur pour la voiture demain.

Je me gratte l'épaule puis passe une main sur mon torse sans un mot.

- Inutile, je vous ramène.

Je laisse la porte entrouverte et vais enfiler un autre t-shirt avant de prendre ma veste et mes clés.

- Il est trop tard pour que je me penche sur votre caisse mais je peux y jeter un œil demain matin. J'me démerde dans ce domaine. Ça évitera les frais de garage ainsi que l'attente et ce sera une façon de vous remercier, proposais-je alors que je m'installe à tes côtés dans la voiture.

Tu m'indiques la direction à prendre tandis qu'on rejoint la route. Putain, c’est infernal l'effet que tu me fais. Ma tête est emplie de songes à la dérive dès que j’ai le malheur de t'observer un bref instant. Je prends la direction du quartier de Normal Hill.

- Vous habitez sans doute pas loin d'une amie à moi, lâchais-je comme semblant de conversation tandis que nous ne tardons pas à nous engager dans la 25ème rue.

Puis tandis que tu m'indiques ta maison, je remarque que tu es carrément sa voisine.

- Vous êtes même voisines, t'indiquais-je en te désignant la maison d'Heaven juste à côté de la tienne.

Tu t'apprêtes bientôt à descendre.

- Jolie maison ... soulignais-je par rapport à ta réflexion plus tôt sur ma propre maison.

J'esquisse un sourire puis je t'informe que je devrais pouvoir régler le soucis avec ta bagnole et que tu peux toi-même me joindre au numéro que je griffonne alors sur le calepin qui traine dans le vide poche central.


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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Sam 2 Avr 2016 - 19:52



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 - Euh désolée ma voiture ne démarre pas et mon téléphone inutilisable. Pourrais-je appeler un taxi ? Je ferais venir un dépanneur pour la voiture demain.

Je ne peux m’empêcher de remarquer que tu es torse nu et je finis ma phrase avec une boule dans la gorge. Tu grattes ton épaule puis ta main descend sur ton torse comme pour constater que tu ne portes rien. Je n’arrive pas à m’arracher de ma contemplation et je t’entends à peine lorsque tu me dis :

- Inutile, je vous ramène..

 - Je ne voulais pas vous déranger mais merci dis-je tout bas

Tu pars me laissant sur le pas de la porte. Ton jean moule tes fesses qui paraissent légèrement musclées comme le reste. Pas musclées à la façon des professionnels où le muscle est bien trop proéminant. Juste suffisamment pour que la graisse ne s’installe pas partout, créant des arrondis que je trouve disgracieux. Tu attrapes un teeshirt et tes clés puis tu reviens vers moi. Mon regard n’a pas bougé de place et je rosis légèrement quand je constate que je mate sans discrétion ton entrejambe.

- Il est trop tard pour que je me penche sur votre caisse mais je peux y jeter un œil demain matin. J'me démerde dans ce domaine. Ça évitera les frais de garage ainsi que l'attente et ce sera une façon de vous remercier .me dis tu en montant dans ton auto


Tu démarres tandis que je décroche mes clés de voiture. Je t’indique que je vis vers l’hôpital saint Joseph, dans la 25e

– Souvent après mes gardes de nuit je vais me chercher un petit déj’ et les boutiques vers St Joseph sont closes à cette heure-là… donc je prends ma voiture

Je dis ça d’un ton neutre comme pour me justifier de ne pas aller au boulot à pied. Je suis un bon citoyen, je trie mes déchets avec soin, je prends ma voiture que si nécessaire. Pourquoi ai-je besoin de te le dire ? Je m’en fous… enfin non tu m’intrigues trop. Mon regard glisse vers toi et irrémédiablement descend. Tu ne sembles pas t’en rendre compte mais tu me sors de mes pensées.

- Vous habitez sans doute pas loin d'une amie à moi.

Je te désigne la maison du doigt. Le perron est allumé. Jack a dû rentrer

- Vous êtes même voisines.

– je ne connais pas vraiment mes voisins je bosse pas mal et sinon c’est bibliothèque et expos ou au calme chez moi

Je te dis ça sur un ton enjoué avec une moue gênée. Mais bon cette voisine je la connais fort vaguement. Disons que nos chats respectifs se connaissent mieux que leur maitresses. J’ouvre la portière.

- Jolie maison ...  .

Je te remercie d’un sourire. Je ne peux pas dire que je n’aime pas cette maison mais j’y suis plus car la vendre ne me parait pas réalisable. Tu griffonnes un numéro de téléphone et le tend en m’expliquant que tu vas réparer mon auto au plus vite et que je peux t’appeler. Nos doigts se frôlent de nouveau, un frisson me parcourt. J’ai l’impression que nous sommes entourés d’un champ magnétique et que nos électrons sont dirigés l’un vers l’autre. Un aimant attiré par un autre aimant. Je ne comprends pas cette sensation, d’autant que à bien y réfléchir je trouve que tu t’es montré grossier. Je te donne mes clés de voiture.

– Merci, à demain dis-je en hésitant à refermer la portière.

Je me dirige vers la porte et j’entends le moteur. Ne pas se retourner, ne pas se retourner hurle mon esprit tandis que mon corps se tourne dans la direction de l’auto presque à regret.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart

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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Jeu 14 Avr 2016 - 10:36



   
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J
e griffonne mon numéro de téléphone et te le tend en ajoutant que je jetterais un œil à ta voiture et que je devrais pouvoir régler le problème en t'évitant des frais de garage. Gain de temps ainsi que financier. Nos doigts se frôlent de nouveau lorsque tu prends le morceau de papier. Tu me refiles tes clés de voiture puis tu sembles marquer un temps d'hésitation avant de refermer la portière tandis que tu me remercies et me glisses "à demain". Un bras sur le volant, à moitié penché pour t'adresser un dernier signe de salut, je reprend la route doucement en t'observant un instant remonter ton allée. Ce n'est que quelques petits mètres plus loin en jetant un œil dans le rétro que je te vois te retourner dans ma direction. Un sourire se glisse sur mes lèvres. Vraiment très charmante. Je ne regrette pas d'avoir subi ces insomnies pour une fois.



De retour à la maison, je rejoins ma chambre en faisant un détour par celle de Morgan pour vérifier que tout va bien. Il semble dormir tranquillement. Cette fois-ci je trouve enfin le sommeil sans trop tarder. La nuit n'est pas aussi reposante que je l'aurais souhaitée au vu de l'heure à laquelle je me lève pour me mettre au plus tôt sur ta bagnole. Ainsi, sur les coups de six heures et demi, je suis déjà après, tasse de café pas loin et donuts déjà en bouche. Ton chemisier sèche sur un fil à l'extérieur, je n'ai eu qu'à le récupérer dans la machine en passant.
Je dois dire que j'ai plutôt hâte de te revoir et lorsque mon téléphone sonne un peu plus tard dans la matinée, je surprend mon cœur qui s'emballe un brin. D'ailleurs, je vais réveiller Morgan avant de partir et m'assure qu'il ne souffre pas des symptômes que tu as énoncé hier.

Une journée ensoleillée s'annonce et lorsque je grimpe dans ta voiture pour te la ramener, j'embarque le sachet de beignets que j'ai eu le temps en me réveillant plus tôt que d'habitude, d'aller chercher ce matin au cas où tu aies une petite faim en arrivant. Sachet dans lequel je tape d'ailleurs une seconde fois en arrivant sur place tandis que je descend de voiture en me dirigeant d'un pas tranquille dans ta direction, un doux sourire aux lèvres pour accompagner le soleil qui semble s'installer pour la journée au vu de ce ciel sans nuages.

- Salut, voiture de nouveau en état de marche, glissais-je en esquissant un mouvement en direction de ta caisse.


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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Ven 22 Avr 2016 - 20:11



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– Merci, à demain Je n'avais rien trouvé de plus intéressant à dire? c'était si plat! Puis en plus ça avait été plus fort que moi... je m'étais retournée. Je souris amusée par mon attitude.

Je jette les clés de la voiture de mon frère dans le vide poches. Je me diriges dans la cuisine et par automatisme je prends une boisson. J'entre dans mon bureau-atelier. Mon refuge, mon sanctuaire, le chat confortablement lover sur une chaise lève à peine une paupière.

Quelques tubes de gouache sur une table, un chevalet vide, des tableaux vierges dans un coin, un autre chevalet avec un paysage onirique presque fini... presque, je n'avais pas eu l'occasion de le finir ... pas encore. De l'autre coté de la pièce près de la porte mitoyenne qui mène à ma chambre un ordinateur et son petit frère mobile, un netbook qui me suit parfois au lit. Je câline le chat de deux trois caresses puis je rentre dans ma chambre pour me déshabiller. Je retire ton tee shirt puis le reste de mes vêtements et j'enfile une tenue de nuit. Je vérifie mon téléphone et je le branche pour le recharger. J'ai encore quatre heures d'astreinte. Je traine un moment dans la salle de bain puis mon regard s’arrête sur le tee shirt posé sur mon lit.

Je m’installe sur le PC et je tape ton nom... je tombe sur un article concernant une exposition antérieure. Pas de photos de toi mais je lis l'interview accompagnant les photos de tes œuvres. Puis ton visage, ton torse... je ne sais pas trop ce qui m'attire mais tu restes dans mon esprit. Je me lève et je pose un tableau blanc sur le chevalet vide. Mes mains sans que mon esprit les commande, tracent des lignes et des courbes. Peu à peu ta demi silhouette apparaît. Je ne vois pas les heures défiler et c'est le chat qui réclame à manger qui me fait sortir de mon dessin. Je regarde l'heure mince 3h30. Je pose mon fusain à contre cœur pour remplir la gamelle du félin et je décide d'aller me reposer.

C'est un appel qui me réveille dans le matin. Mon frère qui se souvient qu'il a une maison. Je file m'habiller et je vais le chercher. Je m’arrête au retour pour prendre des donuts et muffins. Je presse des oranges quand un ronronnent familier attire mon regard dehors


Ma voiture se gare devant chez moi. Je me rince rapidement les mains et me dirige impatiente dans l'entrée. J'ouvre la porte avant même que tu descendes de l'auto.

- Salut, voiture de nouveau en état de marche. me dis tu en faisant un geste vers l'auto.

– Merci, c'est gentil dis-je avec un large sourire

Je ne te quitte pas des yeux et je rougis me rendant compte que je manque de la plus élémentaire des politesse.

– Oups bonjour, désolée

Puis je m'enquiers de la santé de ton fils et je te propose un petit déjeuner

– Jus d'orange et café?  

Je te propose les gâteaux tout frais acheté un moment plus tôt

– Au fait, bien dormi ? on va peut être se tutoyer , je crois que tu as tout vu de moi dis je un ton légèrement ironique

Puis je propose que nous allions voir ton fils pour ses soins.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart

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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Sam 23 Avr 2016 - 11:22



   
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A
peine descendu de l'auto, je t'aperçois déjà qui te diriges vers moi.

- Salut, voiture de nouveau en état de marche, dis-je en esquissant un geste avec la main qui tient le beignet où j’ai mordu, en direction de ta caisse.

– Merci, c'est gentil

Ton sourire et ton regard me charment encore plus que la veille. Tu ne me quittes pas des yeux, moi non plus. Et les rougeurs qui apparaissent sur tes joues me donnent juste envie de te croquer.

– Oups bonjour, désolée.

- Y'a pas de mal.

Tu me demandes aussitôt des nouvelles de mon fils concernant son état. Je te signifie qu'il semblait ok au réveil quand je suis monté le voir avant de quitter la maison. Tu me proposes le petit déjeuner tandis que je dépose le sachet de beignets dans tes mains.

- Nous sommes deux à y avoir songé, relevais-je avant d'acquiescer à ta proposition.

– Jus d'orange et café?  

- Ça me va !

Tu me proposes à ton tour les gâteaux tout fraichement achetés ce matin.

– Au fait, bien dormi ? On va peut être se tutoyer , je crois que tu as tout vu de moi, dis-tu avec une pointe d'ironie que je relève aussitôt par :

- Oui, je m'en souviens très bien, te glissais-je très directement avec un sourire mutin sur les lèvres, la tête légèrement penchée sur le côté.

Je m'approche un peu plus près et t'effleure dans un geste calculé pour te troubler un peu plus, tandis que j'attrape un donuts.

- J'ai dormi comme un bébé après ton départ, et toi ? soulignais-je.

J'enfourne la moitié du beignet et déambule un instant dans la cuisine, tasse de café en main.

- Le café est parfait.

Nous discutons un peu de choses et d'autres puis je te demande :

- Tu vis avec ton frère c'est ça ? demandais-je. Il a quel âge au juste ?

Je ne t'ai pas demandé comment il allait de son côté. J'imagine que s'il s'en était lui-même pris une pleine tronche, tu ne te serais pas autant attardé chez moi la veille. A ce propos, tu proposes d'ailleurs d'aller voir Morgan pour vérifier que tout va bien.


Nous nous rendons donc à la maison. Je choppe un dernier beignet en partant. Le trajet est rapide. Lynch nous accueille une fois arrivés à la maison. Il semble joyeux de te revoir. Si bien qu'il te saute dessus et te tourne dans les pattes en manquant de te déséquilibrer. Par réflexe, mes mains te retiennent par la taille en présageant le déséquilibre. Mon regard s'arrête sur toi tandis que je te fais presque face. Bon sang, j'ai vraiment envie de t'embrasser là tout de suite. Mais le trouble se dissipe alors que tu échappes à ma prise un instant plus tard. Nous grimpons ainsi à l'étage pour trouver Morgan. Il est installé sur sa couette, dos appuyé contre la tête de lit, un jeu vidéo mis sur pause. Il est à fond sur Resident Evil en ce moment. Il m'arrive parfois de jouer avec lui. C'est au moins quelque chose qui nous rapproche.

Je te regarde l’ausculter et lui poser des questions. Morgan semble me lancer des regards l'air de dire "qu'est-ce que tu fous là à attendre ?!", mais il semble bientôt vite capter l'intention que je te porte.

- Hep, la dame te parle ... ! attire-t-il bientôt mon attention en claquant ses doigts sous mon nez pour me ramener à la réalité. C’est moi qui est censé souffrir de troubles ou d'absence, j'te rappelle.

- Humpf ... j'pensais à autre chose, esquivais-je dans un soupir.

Mais Morgan est loin d'être dupe.

- Bon, c'est fini ? J'crois qu'elle peut s'occuper de mes pansements sans ta surveillance.

Sale gosse ! Je me redresse et vais chercher ce que tu m'as demandé quand j'avais le regard rivé sur toi, complètement dans la lune. Puis je vous laisse un instant, signifiant que je serais en bas.


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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Lun 25 Avr 2016 - 19:34



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« L’art de recevoir. »

– Au fait, bien dormi ? On va peut-être se tutoyer, je crois que tu as tout vu de moi.

Mais pourquoi ai-je dit cela ? Je n’aurais pas pu en rester juste à nous pourrions peut être nous tutoyer ! D’autant que du coup cette sensation d’intrusion indésirable que j’ai ressenti lorsque j’ai vu que tu me matais sans que j’y consente. Ta réflexion me fait monter le rouge aux joues et tu sembles prendre un malin plaisir à amplifier ma sensation de gêne en venant me frôler en prenant un donut.

- J'ai dormi comme un bébé après ton départ, et toi ?

Je ne sais que répondre et je réalise que la porte de l’atelier est entrouverte. On ne doit pas apercevoir grand-chose mais je préfère que tu ne vois rien du tout. Surtout pas comment j’ai occupé ma nuit ! je la ferme le plus calmement possible

- Le café est parfait.

- Merci et oui j’ai bien dormi dis-je tout bas

Nous parlons du temps et du jardin avant que tu ne t’intéresses à un sujet plus délicat.

– Jake a dépassé la vingtaine depuis un bail me se comporte comme un ado parfois. Il n’est pas spécialement méchant ou agressif mais tu vois… un groupe, l’alcool et ça dérape. Je l’ai récupéré ce matin, il a de jolis bleus mais surtout une bonne gueule de bois. Il dort à l’étage dis je en désignant un coin loin de nous.


Je te tends les clés de mon auto. Un chauffeur sera meilleur que moi. Le chien nous accueille avec un peu trop d’effusions. Il me saute dessus pour me saluer puis alors que j’ai eu du mal à garder mon équilibre, il reste dans mes jambes manquant de me faire chuter. Je sens tout à coup tes mains qui enlacent ma taille. Le chien se calme et je me retrouve face à toi. Un frisson me parcourt rapidement

Nous montons dans la chambre de ton fils qui me salue poliment. Il met son jeu en pause. Je regarde l’écran, ça me dit vaguement quelque chose. J’ai surement dû en voir des images. Je défais soigneusement le bandage et je pose quelques questions au gamin cherchant à savoir s’il n’a aucun signe de traumatisme. Il ne semble avoir aucun symptôme, il se porte d’ailleurs mieux que mon frère.

– Je pense que si tu veux mais faudra faire attention. Nous pourrions laisser la plaie sécher à l’air. Par contre si tu mets des manches longues ou quand tu dors pour être sûr de ne pas frotter la plaie risquant une mauvaise cicatrisation, je vais te laisser un bandage tubulaire

Il semble approuver la proposition, je fouille dans mon sac sans trouver ce que je cherche. Je me retourne vers toi, tu nous fixe comme si tu regardais une image fixe, je souris.

– J’ai dû laisser le bandage dans la voiture. J’ai un sac dans le coffre tu pourrais me le ramener ?

Tu ne bouges pas et c’est ton fils que tu sors de tes rêveries. Vous échangez des répliques taquine puis tu vas chercher ce que je te demandais. A ton retour ton fils te renvoie ce qui me tire une moue amusée. Je finis tranquillement de désinfecter la plaie. Je lui procure les recommandations d’usages puis je descends dans la cuisine. Tu me proposes un café, je secoue la tête te répondant négativement. Mon téléphone vibre. Je m’excuse voyant le numéro s’afficher et je sors prendre l’appel. Je reviens un instant plus tard.

– Désolée c’était l’hôpital. Depuis l’incident de mars nous sommes souvent nombreux en astreinte et ils me contactaient pour me dire que ils sont assez nombreux. J’ai ma journée du coup

J’hésite un instant, je referme mon sac après l’avoir rangé proprement. Je te regarde laver ta tasse. Je prends une longue respiration essayant d’être le plus discrète possible puis je me lance.

– Il y a une exposition photo à l’université de Pullman, je comptais aller la voir dés que j’aurais le temps ! ça te tenterait de m’accompagner ? Les critiques médiatiques sont élogieuses. Il s’agit de paysages désolés en sépia.

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MessageSujet: Re: #5044 L'art de reçevoir [Betty & Mike] Ven 6 Mai 2016 - 12:35




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– J’ai dû laisser le bandage dans la voiture. J’ai un sac dans le coffre tu pourrais me le ramener ?

- Hein ? Ah oui ... lâchais-je alors que je reprends mes esprits.

Mon fils me charrie puis je vais récupérer ce que tu m'as demandé. Un moment plus tard, tu me rejoins dans la cuisine. Je te propose un café en mordant dans un donut. Bordel qu'est-ce que je bouffe ! Tu sors prendre un appel un instant.

– Désolée c’était l’hôpital. Depuis l’incident de mars nous sommes souvent nombreux en astreinte et ils me contactaient pour me dire que ils sont assez nombreux. J’ai ma journée du coup

- Cool, dis-je en mâchant.

Je vais laver ma tasse dans l'évier puis la pose à sécher tandis qu'un silence s'installe entre nous et que j'aimerais trouver prétexte à te retenir. Mais tu me devances alors que tu formules soudain une invitation.

– Il y a une exposition photo à l’université de Pullman, je comptais aller la voir dés que j’aurais le temps ! ça te tenterait de m’accompagner ? Les critiques médiatiques sont élogieuses. Il s’agit de paysages désolés en sépia.

- Ouais carrément, affirmais-je en te témoignant tout mon intérêt.

- Je te demande juste un petit moment pour ranger un peu de foutoir. Morgan laisse trainer pas mal de trucs quand il vient squatter à la maison.

Je referme la fenêtre de la cuisine.

- Si t'as envie de quoi que ce soit, hésite pas. Télé, musique, aller te poser dans le jardin ... bref, dis-je en veillant à ce que tu ne tournes pas en rond en attendant. Je passe près de toi et laisse glisser mon bras autour de ta taille dans un geste caressant et limite affectueux.
Je ramasse quelques trucs, vais en ranger d'autres à l'étage et lance une machine avec les affaires sales du môme.
Lorsque je te rejoins, je suis prêt pour sortir. J'ai enfilé quelque chose de plus sortable. Un jean et une chemise sobre. Je risque de rencontrer des gens que je connais dans le milieu.

- On y va ?

Je récupère mes lunettes de soleil et les clés de la voiture dans le vide poches puis t'invites d'un geste gracieux à passer devant moi avant de te suivre et de refermer la porte.


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