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 #1479 + Coup de Grace. ► Weister

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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 18:04

coup de grace.
anders et grace


S'accrocher.
C'était autant une prise physique que mentale sur leur amitié. Elle n'était pas prête à ça. Elle n'était jamais prête, elle ne le serait jamais. Elle savait que demain serait différent que les choses seraient changées par sa faute et parce qu'elle n'avait pas su faire la part des choses. Était-un manque de confiance ? Non. Elle avait confiance en Anders, elle irait, de manière assez cliché, dire qu'elle lui confierait sa vie. C'était autre chose. La peur ? Mais si elle avait peur, cela ne revenait-il pas à dire qu'elle n'avait pas confiance ? C'était autre chose, elle ne savait simplement pas quoi. Ça ne devait pas avoir de nom. C'était un mélange de trop de sentiments pour pouvoir être nommé.

Il ne la détestait pas. Elle le perçut en tentant de se calmer, n'ayant absolument pas envie de s'écarter. Là, elle avait l'impression qu'elle n'allait pas tomber. Et c'était la confiance. Elle lui faisait confiance. Elle aurait pu craindre qu'il s'écarte et s'éloigne à nouveau mais il participa à l'étreinte. Elle se moquait que sa barbe pique son front ou qu'elle avait l'air désespérée. Elle ne voulait simplement pas bouger. Elle respirait mieux. Oxygénée ou simplement plus libre de penser, elle s'accrocha aux sensations. Leur amitié était sur le point de tomber, elle était peut-être même terminée mais elle s'accordait une rallonge de temps. Il le lui accordait. Seize ans, deux mois, c'était toujours la même perte et ce n'était jamais assez long, jamais ! Le temps qu'ils avaient passé ensemble était devenu inférieur à celui qu'ils avaient passé séparé et pourtant, en le retrouvant peu importe combien elle lui en voulait ou lui en avait voulu, c'était bien. C'était la famille. Il était de sa famille. Elle avait cru que le temps passé n'aurait pas d'importance, qu'elle réussirait à rétablir ce qu'ils avaient mais elle se prouvaient à elle-même qu'elle avait eu tord. Alors, elle resta simplement là, le serrant plus encore comme s'il allait s'évaporer. C'était pourtant tangible. Elle prêta attention à ce qui paraissait naturel. Sa barbe, la matière de ses vêtements, la manière dont il respirait silencieusement ou plus bruyamment avant de parler, l'odeur de ses vêtements ou celle de son shampoing, le réconfort qu'il apportait ou le passé qu'il évoquait par sa présence. Elle avait l'air extrême à pleurer ainsi, elle ne pouvait pas faire autrement quand une nouvelle pièce de son Univers s'écroulait.

Il bougea et elle resserra sa prise. Pas maintenant, pas encore. Pas la fin. Mais s'il parlait, c'était qu'il ne partait pas et elle accepta de faire ce qu'il voulait toujours sans croiser son regard. Elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas y lire les expressions de l'inverse d'une amitié. Elle ne voulait pas y trouver la peine qu'elle y avait mise aujourd'hui ou plutôt la colère sans doute. Il devait être en colère contre elle.

Ne pas la laisser tomber. Réflexion momentané ? Ou discours plus complexe lui assurant à nouveau qu'il serait là ? Mais cela ne sauverait pas leur amitié malgré tout s'il était temps d'en finir. Pourquoi fallait-il ça pour que sa peur s'évapore brusquement ? Peut-être parce qu'elle avait encore plus peur de ne plus avoir son amitié que de le voir partir et la laisser. Il la dirigeait et elle mit moins d'une seconde à comprendre. Pourquoi là-bas ? Pourquoi tenait-il à ce qu'elle dorme ? Pour pouvoir partir. Partir sans être vu, sans qu'elle le retienne et elle freina la marche. Sa tête de bougea de gauche à droite, elle ne voulait pas. Elle avait l'air pitoyable encore une fois.

Et il sembla lire dans son esprit ses craintes. Comment faisait-il pour être toujours comme ça ? Pour la comprendre quand elle n'y arrivait même pas ? Comment faisait-il alors qu'elle était parfois incapable de le déchiffrer. Elle le crut, à ses mots, elle le crut. Elle savait qu'il allait partir mais pas maintenant, pas encore. Il le disait et elle n'avait pas peur qu'il mente pour la pousser vers le lit.

- Pourquoi même après ça tu es toujours gentil ? Tu es toujours... solide.

Il ne s'énervait pas à la façon dont d'autres pouvaient s'énerver et ne montrait pas toujours ce qui lui traversait l'esprit. Il était plus solide que Thomas également, plus solide que d'autres. Les épreuves ? Était-ce ça ? Il avait vécu tellement pire qu'elle ? Elle se sentait monstrueuse à cette idée, hideuse à la pensée qu'elle s'apitoyait, qu'elle avait peur, qu'elle n'arrivait pas à se remettre de tout ça alors que lui continuait sans personne. Elle était égoïste. Il l'avait dit et elle le réalisait. Elle l'enfonçait à chacune de ses visites, elle se repaissait de son propre malheur comme si c'était ce qui pouvait arriver de pire. Perdre un enfant était ce qui pouvait arriver de pire et Anders en avait perdu deux, de façons différentes, de façons tragiques.

Peut-être que finalement, elle avait plus besoin de lui que lui d'elle.

- Je te crois. Sortit-elle hors de son contexte.

Elle le croyait pour son départ, pour Chloé, pour Samuel, pour Amber, pour ce qu'il vivait, pour ce qu'il ressentait, pour ce qu'il était, pour ce qu'il disait. C'était une réalisation. Elle le croyait.

- Te blesser c'est la dernière chose que je veux. Je suis tellement, tellement désolée.

Elle n'avait aucun mal à s'excuser, elle n'avait jamais eu du mal à admettre ses erreurs même si elle aimait diriger et contrôler son environnement. Ils rejoignaient sa chambre et elle ne voulait pas qu'il la mette au lit comme une enfant ou qu'elle dorme maintenant. Elle n'avait pas du tout envie de dormir, pas quand elle pouvait espérer lui parler et le voir encore.

- J'aurai du savoir que ce n'était pas toi. Tu as été honnête quand j'ai menti. Tu l'as toujours été...


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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 21:47

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


- Tais-toi Grace. lâcha immédiatement Anders, un peu trop sèchement et ce n'était pas voulu.

Cette question venait de mettre mal à l'aise l'écrivain, il refusa de raconter ce qu'il venait de penser quand il l'avait entendue, de justifier pourquoi il lui avait dit de se taire. Cela venait de lui raviver un mauvais souvenir. Il était arrivé à Anders de sérieusement s'énerver et quand il s'énervait, c'était violent. Il se rappelait de la fois où il s'était énervé, c'était après Chloé, la veille de son départ avec Amber. Bien sûr il s'était énervé quelques autres fois, comme pour son père par rapport à Sonja. Mais celui avec Chloé était particulièrement violent parce que le coup était parti et il ne l'avait vraiment pas fait exprès. Cela lui avait vraiment fait peur quand cela s'était calmé et qu'il s'était juré de ne plus jamais recommencer. C'était devenu une nécessité pour lui de ne pas s'énerver. Pourquoi après tout cela, il était toujours gentil. Il avait toujours été gentil parce qu'il était Anders, parce qu'elle était Grace. C'était tout aussi simple que ça. Il lui devait ça  Mais il était d'accord avec elle qu'il était solide, mais aussi parce qu'il avait appris à prendre du recul, il avait appris de son passé et il savait que c'était dangereux de continuer à s'enfoncer comme cela.

Ils marchaient jusqu'à la chambre et en plein milieu. Grace lui lâcha qu'elle le croyait, ce qui fit arrêter l'écrivain. Il la regarda un peu surpris. Il n'arrivait pas à suivre le fil des pensées de son amie. Il y avait même pas une heure, elle avait remis tout en cause de ce qu'il lui avait dit et maintenant, d'un coup elle lui disait qu'elle le croyait. Il ne répondit pas, après tout il n'eut pas le temps qu'elle s'excusa. Andy la regarda toujours, il ne savait pas ce qu'il était en train de ressentir en ce moment même. De la rancune, un peu de la colère, de la déception, de la tristesse, un soulagement aussi... Oui un soulagement, parce qu'il avait vraiment eu peur que cette amitié soit terminée et parce qu'il savait que tous les deux n'allaient pas supporter cet abandon. Cependant, il savait qu'il y avait quelque chose qui s'était cassé, quelque chose qui allait le pousser à la voir moins souvent. Il savait ça.

- Excuses acceptées.. Je comprends, tu ne t'étais pas contrôlée, tu t'étais emportée. Il fit un maigre sourire avant de regarder ailleurs et de reprendre la marche.

Ils arrivèrent dans la chambre, il releva le bras de son amie par dessus de ses épaules et grogna de douleur quand il s'était un peu abaissé du dos. Andy se redressa, la main sur son dos douloureux. Il la regarda, elle qui était assisse et lui debout en face d'elle. Il enleva son écharpe et le déposa sur le meuble le plus proche, dans un geste parfaitement maîtrisé.

- Grace. C'est bon. On n'en parle plus ...

Silence. Anders finit par céder par la force de la douleur due au faux mouvement et au stress de cette situation, il s'assit à côté d'elle finalement, n'ayant pas le courage de devoir ressortir de la chambre pour aller chercher une chaise pour s'installer en face d'elle. Elle aurait cru qu'il était en train de partir, en la laissant assise sur le lit. Il sortit à nouveau les médicaments qu'il avait remis dans la poche de son blouson plus tôt avant de devoir la tenir pour la raccompagner. Il les regarda et se pinça la lèvre.

- Lequel est contre la douleur déjà ... ? demanda-t-il, faisant confiance à Grace sur les médicaments vu son arsenal.

Il ne prenait pas du tout de risques et il avait déjà eu une ordonnance vieille de quelques années et qu'il n'avait pas mené à terme. Son médecin lui avait demandé de venir si la douleur persistait et il ne l'avait jamais fait.

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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 23:18

coup de grace.
anders et grace


Elle se tut.
Elle se tut parce que c'était soudain. Elle se tut parce que ce n'était pas habituel. Il ne lui avait jamais parlé comme ça ou pas qu'elle se souvienne. Elle se tut parce que c'était un changement dans leur relation qu'elle devait prendre en compte et parce que ça mettait de la distance entre eux. Il prenait ses distances, elle le sentait bien. Elle allait en être malade.

Mais Grace ne cessait de penser à ce qu'elle avait dit et à ce qu'il avait dit. A la façon dont elle savait avant même que cette discussion commence qu'elle serait la fautive. Était-ce parce qu'il le lui disait ou parce que c'était latent ? Il l'avait remarqué, il le lui avait notifié, elle en prenait seulement note. Sa faute était inconsciente avant cela, une partie de sa faute. Elle savait qu'elle créait un problème en réagissant de la sorte mais ça avait été plus fort qu'elle et maintenant ils en payaient tous deux le prix. De toute ce qu'il lui avait dit, il avait raison. Il était honnête. Elle le lui dit une fois, deux fois. De différentes façons.

Elle avait besoin de lui. De sa confiance, de son amitié, de sa présence. Elle avait toujours besoin de quelqu'un. Elle ne pouvait pas toujours être après Riley. Son égoïsme était sans pareille à la mesure de cela. Elle le voulait près d'elle, elle en avait besoin pour se sentir bien. Quoi de plus égoïste. Et de mois plus tôt, elle vivait sans même soupçonner qu'elle le retrouverait... Deux mois c'était tout et son meilleur ami était redevenu un bien acquis, quelque chose de tangible et durable. Erreur. Il n'était pas acquis, même pas en pleine acquisition. C'était une amitié bancale. Il était tangible mais certainement pas durable à la lumière de cette soirée. Et dire qu'elle était enjouée d'aller le retrouver. Et Noam allait bientôt rentrer !

Elle n'y pensa plus dès l'instant où elle se retrouva assise et qu'il proclama la discussion close. Non, elle ne l'était pas ! Il restait des choses non dites, des choses à peine dites, des évocations. Il restait trop de points sur lesquels parler. Et il allait la laisser là, comme ça. Mais le matelas se creusa à côté d'elle et elle le regarda s'asseoir ou plutôt suivit le mouvement des boites de médicaments qu'il avait prise. A la question, elle ne put empêcher de vouloir fournir un sourire et une réponse :

- Lui. Elle saisit une boite sur la table de nuit en négligeant ceux qu'il avait en main. Ton dos ?

La réponse et le silence. Il était peut-être gênant, peut-être rempli de questions. Elle ne savait pas comment les sortir. Elle ne savait pas si elle avait encore le droit mais le devait parce qu'elle n'en avait pas fini. Elle s'interrogeait et lui, il ne s'interrogeait pas ? Il ne voulait plus en parler mai elle en avait besoin, pour être fixée, pour tout sortir maintenant et ne pas y revenir si bien qu'elle finit par poser la tête entre ses mains. Elle en profita pour chasser les larmes et souffler longuement. Enfin elle parla et décida de lui céder le pouvoir sur la discussion même si elle craignait que ça ne mène nul part :

- Tu... Tu n'as rien à dire ?

Elle osait à peine, de peur de se faire rabrouer mais devait essayer. Ils devaient parler comme des adultes normaux et des gens civilisés. Ils pouvaient le faire même après tout ça, assis sur un lit et mal à l'aise.


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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 23:58

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Il déposa les autre boites qu'il avait pourtant trouvé dans la boite à pharmacie à côté de lui. Il sourit un peu à son amie et la remercia silencieusement. Il hocha la tête quand elle lui demanda si c'était pour son dos. Il observa le nom du médicament et fronça les sourcils. Le nom ne lui disait absolument rien et ne lui inspirait pas confiance. Apparemment c'était ce que Grace prenait et sur le coup il lui faisait confiance, il garda la boite pour le moment. Le silence était là, très présent dans cette pièce et l'écrivain ne savait pas comment aborder le sujet, la conversation, il ne voulait pas en parler parce qu'il avait peur que ça empire, il ne voulait pas prendre ce risque. Andy ne savait pas comment sortir lui ses interrogations, sans que ça blesse davantage Grace, il avait déjà assez fait et il allait encore se sentir comme un bourreau à nouveau. Il ne voulait pas en parler parce qu'il avait peur de découvrir les ombres cachés de Grace et que cela ne creuse davantage le fossé.

Il voulait prendre un comprimé, partir, la laisser se reposer et ... C'était tout. C'était ce qu'il voulait faire, mais il avait promis qu'il ne partait pas tout de suite, qu'il restait avec elle. Anders semblait être mal à l'aise jusqu'à ce que Grace soit plus courageuse que lui d'aborder ce sujet. Il baissa son regard sur le médicament et lâcha un gros soupir.

- Tu parles .. répondit-il un peu amèrement.

Il n'arrivait pas à contrôler ses tons, sa voix. Il était quand même face à une personne qui le connaissait mieux que quiconque dans cette ville. Il y avait pleins de choses à dire, des parts d'ombres et ... Anders avait peur de ce qu'il pouvait découvrir encore. Il espérait sincèrement qu'ils arriveront à s'en sortir, à se pardonner même si lui il avait besoin de temps. Il lâcha un petit rictus, il ne savait pas par où commencer ... Le commencement peut-être ?

- J'en ai des choses à te dire... Comme pourquoi tu ne m'as rien dit alors que tu savais parfaitement ce qui s'était passé à la fête. En 84. C'était la première fois que j'ai autant bu et que je ne m'en souviens plus. C'était trop pitoyable et j'avais juré devant toi que je ne devrai plus refaire ça. Refaire ça, c'était boire sans limite l'alcool, pas refaire la nuit qu'ils avaient passé ensemble. Maintenant qu'il l'avait dit et qu'il y pensait ... C'était logique que Grace n'ait rien dit. C'était ... basé sur du malentendu. Anders lâcha un scheisse à peine perceptible et reprit. Je m'en suis souvenu grâce aux messages de -S qui a tellement sous-entendu qu'Imogen était aussi ma fille. J'ai dû faire les calculs mentaux et ça remontait à cette soirée. Comment je pouvais le comprendre autrement...? Il lâcha un gros soupir, désespéré. Il se massa le visage et finit par remonter la main sur son front. Fatigué et désemparé. Qu'est ce qu'on va faire ... ? Je ne peux pas le dire à Imogen comme ça. Je n'ai même pas de preuves pour ça et je ne peux pas.. Non je ne peux pas.

Anders espérait avoir eu faux depuis tout le début quand il avait fait ce rapprochement.
Mais la réaction de son amie quelques minutes plus tôt lui avait confirmé les propos de -S. Il ne lui avait pas dit non plus qu'Imogen était venue le voir une journée, pour lui demander des conseils. Il n'avait rien dit du tout de cet entretien parce qu'au début il ne savait pas comment aborder ce sujet, sans devoir torturer Grace. Il ne savait pas si elle le savait par Imogen.
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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mer 2 Mar 2016 - 0:43

coup de grace.
anders et grace


Elle retint son souffle.
Parce qu'il avait le choix entre échapper à une discussion ou la déclencher. Elle n'aimait pas ce manque de contrôle, ne pas savoir où elle allait et ce qui allait venir. L'imprévu la rendait nerveuse. Elle aimait faire des plans, des listes. Surtout pour ce genre de discussions. Elle préparait souvent à l'avance ce qu'elle allait pouvoir dire pour se défendre ou défendre quelqu'un autre. Elle y réfléchissait et avait des phrases toutes faites. Même si rien ne se passait comme prévu et qu'elle n'avait pas l'occasion d'en sortir une seule, elle se sentait plus maîtresse d'elle-même en ayant des plans.

Elle se sentit anxieuse quand il répondit et attendit. Il devait avoir des choses à dire. Elle ne savait pas si elle avait bien fait finalement de lancer la discussion. Peut-être que la dispute reprendrait mais il fallait parfois cela pour abolir les non-dits. Elle n'était pas certaine de ce qu'elle pourrait supporter et de ce que lui pourrait supporter mais la situation ne pouvait pas rester ainsi. Ce n'était pas eux, assis sans même oser se parler ou se regarder. C'était tout sauf eux.

Il commença alors. 1984. Evidemment. Et c'était peut-être surtout de ça qu'elle voulait parler quand elle n'avait pas eu de réponse plus tôt. Elle voulait lui demander pourquoi ? Mais ce fut lui et la réponse fut dans sa question. Parce qu'il ne voulait pas le refaire. Elle l'avait toujours pris pour une phrase implicite comme s'il refusait même d'en parler. Et il y avait l'humiliation de ce qui s'était passé, avait pu être dit et devait maintenant être oublié. Elle n'avait pas été prête à ça et elle l'avait encore moins été à perdre son amitié si bien qu'elle avait joué au jeu de l'amnésie ou de l'ignorance en essayant de ne plus y penser. Elle avait été lâche.

Elle le regarda simplement et il reprit avant qu'elle puisse lui dire. Imogen ? Non, non. Elle était plus que mal à l'aise et ne pouvait pas. Elle se redressa pour le regarder et ne sut pas comment interpréter ses paroles. Il ne pouvait pas être le père ? Il ne pouvait pas assumer de l'être ? Il ne pouvait pas quoi ? De toute façon, il ne l'était pas. Ce n'était pas possible. Elle avait tout bien calculé et pour une fois, ce n'était pas possible.

- Non, non ce n'est pas... Thomas est... scheisse. Ecoute, ce n'était qu'une fois et je ne pense pas qu'Imogen soit de toi. Je ne l'ai jamais pensé parce que qu'elles sont les probabilités pour que ça arrive après une fois ? Comme ça ? Elle avait l'impression de se tortiller de malaise de parler de ça, comme ça, à Anders mais continua : Quand je me suis réveillée après cette fête tout était assez confus et tu dormais. Je voulais prendre le temps de comprendre. Il y a des choses dont j'aurai voulu parler avec toi, de la soirée, de tout mais ensuite tu... j'ai cru que tu ne voulais plus en reparler et que ça ne t'avais, tu vois ... pas convenu.

Cette sensation de revenir à l'adolescence était horrible. Incapable de parler de ça à la première personne concernée, bien des années plus tard, c'était tout de même un comble. Mais eux deux ne partageaient pas ce genre de relation, elle ne se sentait pas à sa place. Ils ne parlaient pas de ces choses-là ... Bon peut-être qu'à l'époque, elle lui parlait bien plus mais ce n'était pas pareil. Aussi essaya-t-elle de continuer :

- Tu faisais comme si de rien était et j'avais peur qu'en en parlant on ne soit plus amis, plus rien du tout. Et il y avait Thomas. Finalement c'était plus simple comme ça et j'ai continué à faire comme si parce que ce n'était qu'un soir parce qu'on avait trop bu autrement ce ne serait ... sûrement jamais arrivé. Je croyais vraiment que tu savais...

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mer 2 Mar 2016 - 1:56

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Ne plus refaire ça.
C'était ce moment là, où Anders expliqua sans s'être rendu compte l'impact que pouvait avoir une phrase quelques années avant, sans se rendre compte. Ce moment-là où il avait tellement envie de se taper et s'insulter tout seul, de s'exiler dans l'Antarctique et passer le reste de sa vie comme un ermite. Non dans l'Amazonie, dans la forêt avec sa cabane et un chien. Il avait fait un sous-entendu sans le savoir et sans le faire exprès. Andy maudissait l'alcool, sa stupidité. Il n'avait jamais été aussi mal à l'aise avec elle, ils n'avaient jamais été si mal à l'aise tous les deux et il ne pensait pas que cela pouvait arriver un jour. Il n'osa pas regarder au départ Grace, mais finit par le faire quand elle raconta ce qui s'était passé. Elle restait tout de même convaincue qu'Imogen n'était pas sa fille. Il aurait aimé être convaincu lui aussi, mais les interventions de -S lui laissait énormément le doute et ça l'énervait. L'écrivain était énervé de recevoir des messages de -S qui remettait toujours en cause son amitié avec Grace et que ça foutait des fois la merde.

C'était là qu'il se posait la question. Est-ce que cela valait-il le coup ? De devoir dépasser tout cela, pour essayer de se retrouver, de s'apprivoiser. Il avait du mal à imaginer qu'il avait couché une fois avec elle et elle le confirmait en plus. Ils étaient pas doués, ils parlaient quand même ce qui s'était passé en 84 et ils étaient en 2016. Cette réalité lui frappa en pleine figure. C'était la première fois qu'ils parlaient sérieusement de ce genre de choses-là. C'était un sujet qu'ils avaient toujours évités depuis le début...

C'était finalement une mauvaise idée de regarder Grace et il regarda dans une autre direction, jouant avec le tube de médicament de Grace dans sa main libre (il le tortille). Il serra la mâchoire, finalement, il n'aurait jamais dû parler de ça. Il aurait dû se taire, échapper à la discussion, surtout après une dispute. il y avait une tension et encore de non-dits, même si l'année 84 était déjà un début, Anders ne pensa pas avoir la force d'enchainer une autre conversation, un autre sujet. Il secoua doucement la tête quand Grace arriva à la fin. Non il ne savait pas. Il ne savait pas du tout que c'était avec elle.

- Mein gott... Il plaça à nouveau sa main devant son visage, comme s'il avait déjà trop entendu. Il se reprit et la regarda quelques secondes avant d'abandonner. Non Grace. Je ne le savais pas. C'est encore difficile de s'en souvenir maintenant. Je me souviens juste que je me suis réveillé seul et que j'avais compris que j'avais eu une aventure. Juste que je ne savais pas avec qui. C'est vraiment pitoyable de ma part. Je ne savais pas que notre conversation du matin, c'était le sous-entendu pour te dire qu'on va faire comme si rien n'était... Et je t'ai laissée toute seule, avec cette pensée. Je ne suis pas vraiment l'ami du siècle. Il arrêta de jouer avec le tube de médicament et il se pinça l'intérieur de sa lèvre, très mal à l'aise. Les yeux en direction au sol.

C'était vraiment gênant. Il aurait sérieusement dû se taire. Anders ne savait pas quoi dire, les mots ne sortaient pas tellement il était gêné, il ne savait pas quoi faire, ni quoi dire et n'osa pas imaginer, ni se souvenir de cette époque. Non, il voulait ne rien oser et il lâcha un soupir, grimaça à la douleur au dos qui s'empirait. Il essaya de se redresser un peu, il devrait reprendre la parole, même s'il aurait aimé se taire.

- Mais ... Tu sais, -S ne se trompe jamais. Dans ses messages, il ne se trompe jamais ... Par rapport à Imogen. Après, je suis bien d'accord avec toi et je vais finir par croire ça. Les probabilités sont trop faibles pour que cela arrive.

C'était la version qu'il préférait, pas la soi-disante vérité de -S. Anders voulait faire confiance à Grace. Il ne pouvait pas continuer une conversation, d'éclairer les parts d'ombre si cela se terminait à chaque fois comme cela. Il ne devait pas rejeter la faute à -S, c'était la sienne, c'était celle de Grace pour qu'ils finissent comme cela. C'était la faute à eux deux, l'un et l'autre avaient cru au mensonge, alors qu'en réalité c'était un malentendu. Tout juste et simple. Cependant la chance n'était pas de leur côté. Le silence était de retour, la gêne était trop énorme pour lui...

Andy ne savait pas pour Grace, mais il avait vu qu'elle était gênée elle aussi. Il rit un peu nerveusement et il secoua la tête avant de grimacer à nouveau. Il soupira et se releva avec difficulté. Debout, il ouvrit le tube pour prendre deux comprimés, pour les garder dans sa main avant de rendre la boite à Grace. Noam ne devait pas tarder à arriver, c'était un bon timing pour lui parce qu'il n'avait pas envie de rester. Anders récupéra son écharpe. Il voulait fuir cette tension, même si discuter encore un peu plus aurait été un bon plan. Mais il ne voulait pas.

- Merci pour les comprimés. fit Andy avec un maigre sourire, fatigué et qui souffrait du mal de dos.

Il ne pouvait pas lui poser la question sur son arsenal de médicaments, ni exprimer sa crainte qu'elle soit accro à ces médicaments. Il voulait quitter de là, elle devait le comprendre, il ne pouvait pas rester longtemps, dans cette gêne, dans ce malaise. Ils se reverront bien sûr, ils seront toujours amis. Anders avait besoin de temps, de prendre du recul. Surtout, de s'assommer et de dormir cette nuit.

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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mer 2 Mar 2016 - 2:57

coup de grace.
anders et grace


La gêne.
De parler de tout ça avec lui et de devoir assumer. Surtout de réaliser que tout ça n'était qu'un énorme malentendu et qu'ils auraient pu amorcé ça bien des années plus tôt. Comme beaucoup de choses, elle préférait le garder pour elle comme si ça pouvait faire une différence ou plutôt en espérant que ça n'en fasse pas. Ça avait été chassé de ses pensées alors qu'elle était simplement heureuse avec Thomas. Elle ne lui avait jamais dit, à lui non plus. Il avait été jaloux un temps, à la mauvaise période, pour la mauvaise chose et elle ne lui avait jamais dit. Ça avait été mieux ainsi. Ce n'était qu'un soir et ce n'était rien. Maintenant ce n'était rien. Avant ça avait été de nombreuses choses. Mais c'était du passé.

- Ce n'est rien. Tu sais ce qu'on dit, on était jeunes et cons. Tenta-t-elle de sourire en lui serrant brièvement le bras, n'approfondissant aucun contact physique avec les dernières ... révélations.

Le doute était aussi du passé. Elle était certaine. Elle devait être certaine et ne pouvait pas écouter Anders lui dire avoir plus confiance en -S. Elle n'avait pas le droit de douter et elle ne le voulait pas. Toute sa vie était Thomas, leurs trois enfants, même s'ils n'avaient pas gardé Imogen. Il n'y avait rien d'autre et elle ne pouvait pas imaginer autre chose. Même si à ce stade ça ne remettrait pas grand chose en question, elle aurait l'impression d'avoir trahi son mari, encore une fois, dès le début et c'était horrible. Elle imaginait si Riley apprenait ça... Elle imaginait son regard changer et ne pourrait tout simplement pas le supporter.

- Je ne peux pas douter. Croire -S. C'est trop... J'aurai menti à Thomas toute ma vie, je ne peux pas lui faire ça. Il es...était mon mari, le père de mes enfants. Même s'il n'était plus là, elle ne pouvait pas ternir tout ce qu'ils avaient été. Et -S n'est pas un exemple d'honnêteté.

Il y avait au moins une fois où il avait menti. Lorsqu'il l'avait accusé d'envoyer Noam et cette fois-ci, elle la retenait parfaitement parce que c'était à cet instant qu'elle avait réalisé que -S était néfaste.

Mais ils ne devraient pas en parler maintenant et tout retourna au silence. Il n'y avait rien de plus qu'elle puisse dire et il n'y avait rien de plus qu'il semblait vouloir dire. C'était inconfortable et ce n'était pas habituel. Cette soirée des années en arrière paraissait tellement déplacée, hors de tout contexte et impossible à imaginer. Ils étaient amis, des amis proches mais pas ce genre d'amis là. Jamais... Et maintenant que le sujet revenait sur le tapis... Mais c'était du passé ! Il fallait s'y faire, ils pourraient peut-être en rire. S'ils en avaient parlé de suite, peut-être qu'ils seraient simplement entrain d'en plaisanter mais à cet instant, tout semblait revêtir des accents de drame et de problème insoluble.

Elle le regarda se lever soupirant silencieusement en comprenant que c'était le signe du départ. Il valait mieux, Noam allait arriver. Mais ça voulait dire aussi qu'ils se quittaient comme ça. A quand la prochaine visite ? Pas de suite si elle en jugeait par le regard distant d'Anders. Son estomac faisait des bons et se tordait dans une appréhension invisible. Elle ne voulait pas qu'il soit trop tard pour leur amitié, pour une quelconque relation. Elle ne voulait pas que leur prochaine conversation survienne trop tard, encore.

- De rien. Dit-elle la voix presque enrouée, la gorge serrée.

Il reprenait ses affaires, les médicaments et s'éloignait. Devait-elle simplement le saluer de loin ? Lui serrer la main formellement peut-être ? Ou agir ordinairement ? Elle paria sur la dernière option, réussissant à se redresser pour une simple bise et dire mal assurée :

- Alors à ... à... Bonne soirée.

A demain ? Non. A plus tard ? Non plus. La vérité, c'était qu'elle n'avait aucune idée quand ils se reverrait pour une discussion ou simplement pour le plaisir de se voir. Pas tout de suite, lui rappelait le visage d'Anders. Bonne soirée était alors la seule chose à dire et elle se laissa à nouveau tomber, assise au bord du lit alors qu'il quittait la pièce et la maison laissant un étrange silence et un certain vide peut-être pas définitif mais pesant.

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Ven 11 Mar 2016 - 15:55

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister

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