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 #1479 + Coup de Grace. ► Weister

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Anders Weiss
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MessageSujet: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:21

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


- Grace ! Attends !

Il courut, il traversa alors qu'il mettait l'écharpe au cou qu'il avait réussi à attraper en étant très rapide. Il essaya de la rattraper et la voyait pas loin de sa maison, alors il courut encore plus vite pour mettre la main sur l'épaule de son amie, l'obliger à la retourner et malgré son essoufflement ... Sa respiration se stoppa quand il vit le regard de son amie, plein de jugement et de colère. Non vraiment, il n'aimait pas ça et il ne comprenait pas pourquoi elle avait décidé de venir là. Il secoua doucement la tête, l'énervement et l'angoisse monter en lui et prendre petit à petit le contrôle.

- Ne me regarde pas comme ça ... Ce n'est pas ce que tu crois. Vraiment, je ne suis pas ce genre de type qui prend plaisir à cela.

L'angoisse, la peur s'entendait facilement dans son ton. Anders qui avait oublié de respirer avait du mal à reprendre son souffle et aurait vraiment tout donné pour se débarrasser du regard qui en disait long de Grace. Il savait ce que cela voulait dire. Il ne comprenait cependant pas comment elle avait pu venir à cette heure, il ne lui avait pas demandé de faire cela en plus.


Dernière édition par Anders Weiss le Mar 1 Mar 2016 - 12:19, édité 2 fois
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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:26

coup de grace.
anders et grace


Ahurissant.
Le mot était faible mais c'était celui qui tournait en boucle dans sa tête tandis qu'elle regagnait la maison d'un pas vif. Elle ne comprenait pas son attitude. Elle ne pouvait simplement pas comprendre. C'était trop ... ahurissant. Véritablement, elle n'avait que ce mot là à la bouche.

Ahurissant parce qu'il avait osé la contacter pour qu'elle vienne assister à ça comme si c'était un joyeux spectacle qu'elle avait envie d'admirer. Voir une fille se déhancher sur les genoux de son ami qui aurait un regard qui laissait peu de place à l'imagination, non merci. Le voir saliver devant une jeune femme comme ça n'était sûrement pas ce qu'elle avait envie de partager avec lui...

Ahurissant parce qu'il n'était pas celui qu'elle croyait. Anders était pour elle quelqu'un de bien plus posé et qui respectait les femmes. Elle pensait avoir fini par lui montrer dès l'âge de dix ans qu'une fille ne se traitait pas comme on traitait un chien et encore, même le chien méritait d'être bien traité ! Elle ne l'imaginait jamais avec une femme parce qu'il était son ami et parce qu'elle n'avait pas besoin de ce genre de pensées mais elle avait toujours cru que Anders était plutôt du genre pudique, réservé voire simplement apprécier la simplicité et non pas les frivolité d'une fille de joie ou peu importe le nom qu'elle se donnait. Elle ne l'imaginait vraiment pas comme ça. Et elle avait eu tord.

Ahurissant qu'il clame refuser de sortir, de voir du monde, d'ouvrir sa porte et qu'elle entende parler de lui avec différentes personnes comme Gail et maintenant cette femme. Elle aurait du être contente pour lui, ça voulait dire qu'il s'ouvrait mais est-ce qu'il n'avait pas simplement été toujours comme ça et qu'elle s'était laissée bernée par les rumeurs et ce qu'elle avait cru voir chez lui, une cicatrice, une fêlure ?

Ahurissant parce que tout ça montrait qu'elle ne connaissait pas son ami autant qu'elle aurait voulu le faire croire. Elle était en colère contre son comportement. Elle était triste de ne pas le connaître et de voir qu'elle comptait si peu que lui montrer ça ne le dérangeait même pas. Et elle était jalouse parce qu'il laissait entrer tout un tas de gens dans sa vie et que ça la rendait d'autant plus inutile. Elle avait la faiblesse de penser que meilleur ami était être spécial d'une certaine façon. Pas ça.

Elle ne l'écouta pas et due bien lui faire face quand il attira son attention et qu'elle le repoussa quelque peu en éloignant son épaule de sa main.

- Quoi Anders, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?! Ça ne me regarde pas ce que tu fais de tes soirées. Répondit-elle avec dureté. Je crois ce que je vois et je m'attendais à mieux.

Elle lâcha cela avant de reprendre sa marche, entrant chez elle sans même prendre la peine de fermer la porte, de  toute façon il allait suivre, elle le connaissait. Ah non, c'est vrai ... En fait, elle ne le connaissait pas très bien. Peut-être qu'il allait laisser tomber rien que pour lui prouver qu'elle s'était fourvoyée sur toute la ligne.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:30

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Il éloigna la main de l'épaule de Grace, se retenant de dire quelque chose. Il voulait la laisser s'exprimer et il l'écouta, avec difficulté mais il réussit à l'écouter. L'écrivain leva les yeux au ciel et lâcha un grand soupir. Il retenait son énervement qui se créait à cause de sa peur de ne pas comprendre ce qui se passait, ce qui lui arrivait et comment il avait pu en finir là. Il ne pouvait pas la laisser dire ça. Il secoua la tête, les mains sur sa taille il la regarda rentrer chez elle. Anders lâcha un juron à peine perceptible en allemand et entra chez elle, il n'allait pas laisser ainsi comme ça. Il devait comprendre, il devait se battre et lui faire comprendre que ce n'était pas voulu tout cela ! Que ce n'était pas lui, le Anders dont elle pensait qu'il était devenu. Entré, il répondit à la journaliste.

- Il ne faut jamais s'arrêter à ce que tu vois Grace. Tu ne peux pas tout comprendre comme cela, ni de ce qui s'est passé et pourquoi elle est là. Tu le sais bien ça ! Tout journaliste le sait !

il referma la porte derrière lui et rejoignit Grace qui était dans le salon. Il venait de lui rappeler l'enseignement d'un prof de fac qui disait de ne pas se baser sur ce qu'on voyait. Il y avait aussi les versions à connaître en interrogeant les personnes, des preuves aussi.

- Cette personne a été envoyé par quelqu'un et c'était forcément une blague. Je cherchais à savoir qui était son employeur pour que j'aille lui dire deux mots. C'est vraiment pas mon genre, tout ça. Je ne ... Je ne veux pas imaginer que tu dois penser que je suis le genre de personne qui aime ce genre d'activité. il plaça la main devant son visage et fit les cent pas.

Grace semblait être décidée de qu'elle en pensait et ce qu'elle allait faire. Cela effrayait l'écrivain qui voulait essayer d'arranger la situation et c'était très mal parti. Son amie ne voulait pas l'écouter, elle voulait rester sur ce qu'elle avait vu et ne pas se confondre dans les excuses verbales. Cela n'allait pas changer grand chose. Elle allait rejeter les arguments du revers de la main. Anders devait rester calme et arrêter de marcher aussi. Il devait réfléchir, une preuve. Il fallait une preuve... Mais laquelle ? Quelle preuve ? Il n'y en avait pas ! Il ne connaissait pas la personne qui avait employé Rebecca, il avait accepté dans l'espoir de lui soutirer un prénom et c'était Grace qui était arrivée au mauvais moment. -S ... Oui. C'était -S. Il ne voyait pas autrement. Il cherchait à éloigner Andy de Grace, pour se protéger d'elle et franchement, il n'appréciait pas du tout ce moyen utilisé. Il devait réfléchir... Comment le prouver.

Pourquoi étais-tu venue chez moi ? demanda-t-il intrigué, il essayait de contrôler son ton, de se calmer.

Il savait que Grace n'irait pas chez lui sans qu'il le lui autorise, or il ne l'avait pas fait et il n'avait pas envoyé de message. Elle ne lui avait pas dit qu'elle viendrait le voir. Il ne savait rien de tout ça. Rebecca n'était pas prévu dans l'équation et là... La confiance était-elle toujours là entre ces deux-là ?

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:32

coup de grace.
anders et grace


Ne pas s'arrêter à ce que l'on voit.
Ça lui tira un soupçon de sourire cynique. Tiens ça il n'avait pas oublié. Il pouvait bien oublier des moments du passé, ensemble mais pas une stupide citation d'un professeur. Elle se sentait mauvaise à penser ça mais c'était pourtant bien vrai. Elle était emmêlées dans ses sentiments, ses émotions et ça lui laissait un goût amer. Pour une fois, ça changeait des larmes. Elle en avait marre de pleurer pour tout et ne pouvait pas en plus pleurer son amitié avec lui.

- Tu crois m'enseigner une leçon là ? Je sais très bien qu'elle n'était pas là pour te lire un livre et à moins que ton éditeur ait subitement décidé de jouer à saute-mouton avec toi et de devenir une femme, elle n'était pas là non plus pour demander après ton livre.

Elle s'énervait de sentir l'irritabilité monter à son paroxysme. Elle détestait se sentir ainsi. Elle aurait juste du se taire, rentrer chez elle et oublier ça. Prendre deux ou trois pilules pour sombrer et réémerger pour s'occuper de Noam et aller travailler.

Littéralement quand il continua, elle lui rit au nez. C'était trop fort ça. Non elle ne le pensait pas, jusqu'à maintenant. Il jouait sur la corde sensible. Il savait qu'elle pourrait soudainement retourner son avis parce qu'elle croyait le connaître mais s'appuyer sur les acquis c'était mal.

- Et pour poser tes questions je suppose qu'il était essentiel de mettre ton nez dans son décolleté. Sortit-elle fermement. Tu peux imaginer ce que tu veux et tu ne pourras pas m'empêcher de penser que tu laissais une strip-teaseuse faire son show devant toi. Ecoute si c'est ce que tu aimes, tant mieux pour toi. Mais je n'ai pas franchement envie d'entendre toutes tes explications comme si tu expiais une faute. Je suis ni prêtre ni pasteur, si tu veux te confesser je t'en prie, l'église n'est pas très loin.

Elle alla jusqu'à la cuisine décidant qu'un anti-douleur ne serait pas de trop, évitant de faire un arrêt devant cette béquille qui rappelait qu'elle était plus que naturellement considérée comme handicapée.

A sa question, elle haussa les épaules. Ça n'avait plus d'importance maintenant. Elle ne voulait pas rentrer dans son jeu et se sentir misérable s'il parvenait à lui faire croire ce qu'il voulait et que la faute lui revenait finalement. Elle devait aussi vivre pour elle, se préserver. Elle l'avait pensé à leurs retrouvailles mais le simple plaisir, la simple joie de l'avoir à côté d'elle avait suffit à lui faire oublier éphémèrement ses propres conseils.

- Si tu ne voulais pas être dérangé il fallait fermer ta porte à clé. Je ne pensais pas qu'il me fallait une raison pour venir te voir. Dit-elle sans même évoquer le fait qu'il lui avait envoyé un message.

Parce que si elle partait là dedans, elle l'invectiverait trop rapidement et elle ne voulait pas ça. Rageusement, elle sortit le verre d'eau, prit le cachet, remplit durement le verre et but rapidement avant de le regarder.

- Tu peux y aller maintenant. La demoiselle doit attendre pour être payée et ne compte pas sur moi pour finir son show. Railla-t-elle presque en sachant que c'était la colère, la déception et un peu de cette tristesse non clairement définie qui prenaient le pouvoir. Je ne comprendrais jamais ce qui vous traverse l'esprit vous les hommes. Je ne pensais pas qu'il n'y avait que ça qui t'intéressait mais ça explique sans doute bien des choses.

Et elle se retourna finalement pour nettoyer méticuleusement le verre à peine utilisé et attendre qu'il s'en aille pour que les nerfs lâchent.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:34

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Se méfier.
Il aurait dû se méfier depuis tout le début et rester à l'écart. Sans devoir céder, Anders aurait dû faire ça pour éviter que son amie la retrouve dans une position assez délicate. Il aurait dû dire que non, il n'était pas seul en faisant référence à Grace, mais il ne pensait pas qu'elle viendrait. L'écrivain avait fait tellement d'erreurs en si peut de temps et il voulait se taper pour avoir été si idiot. C'était tout de même trop tard et l'important c'était de penser à comment arranger cette situation avec Grace qui ne semblait pas vouloir l'écouter. C'était surtout mauvais signe, il n'aimait pas les réactions de son amie et il pensait devoir la laisser, faire le point. Andy ne voulait pas en même temps la laisser ainsi, sans avoir cherché à s'exprimer, essayer de faire comprendre que c'était provoqué par quelqu'un et que oui, bien sûr... Il avait été trop naïf. Car il n'avait pas obtenu une seul information de la personne qui avait envoyé Rebecca, il n'avait pas de preuves et c'était le hasard que Grace soit venue. Même s'il refusait de croire cela... L'écrivain soupira à la réponse de son amie et se massa le front. Non il ne le lui enseignait pas une leçon, il le lui rappelait. Rester calme était le meilleur moyen mais il se sentait paniqué, sa respiration assez difficile. Il continua de faire les cents pas et s'arrêta quand il avait tenté de s'expliquer, bien difficile à croire mais si elle lui faisait confiance et si elle avait remarqué que Noam avait tenté de les faire se disputer en posant de graves accusations sur Andy... Elle devait le remarquer maintenant. Mais non. Elle était arrêtée sur le fait que Rebecca faisait son show devant lui. Cela, Anders n'en était pas fier.

- Noooon roh... il soupira, il ne devait pas s'énerver.  

Il finit par la suivre dans la cuisine, elle ne lui avait pas laissé le temps de répondre à cela. Aller à l'église ? Elle savait qu'Anders ne supportait pas la religion. Il entra dans la pièce, alors que Grace son médicament et il garda une distance respectable bien que pour lui, c'était une distance qui commençait à se faire et qui risquait d'être comme cela. Il lui demanda pourquoi elle était venu chez lui d'ailleurs, pour une fois qu'elle le faisait. Bien sûr ... La porte fermée à clef... Il l'aurait fermée, pour cacher cela de Grace. Il n'aurait pas laissé cette porte ouverte.. Enfin, il s'enfonçait complètement là.

- Je ne savais absolument pas qu'elle venait, elle m'a prise par surprise j'ai essayé de la faire partir. D'habitude tu ne viens pas non plus les soirs depuis que tu gardes Noam chez toi. J'ignorai que vous deux veniez !

Il avait pensé passer sa soirée tranquille avec son livre, sur le canapé, à lire d'une traite son bouquin, sans être dérangé. Elle avait pris un tournant cauchemardesque maintenant. C'était à coup sûr un arrangement de la part de -S et il avait laissé ça se passer d'un coup. Anders essaya de cacher son énervement quand elle lui rappela que sa demoiselle l'attendait pour finir son show. Elle était sûrement partie parce qu'elle savait qu'il l'aurait vraiment questionné par qui elle avait été employée.

- Non. Je n'y retourne pas. répondit l'écrivain, l’irritation se sentait à peine dans sa voix. Il ne voulait pas y aller, pas tant qu'il était sûr que cette amitié, dont il s'accrochait toujours soit toujours préservée. Il n'avait pas douté à ce point là depuis longtemps et déjà l'histoire du journaliste Odell n'était pas comparable. La réflexion de son amie fit froncer les sourcils de l'écrivain, qui comprit qu'elle ne lui reprochait pas seulement Rebecca.

- Quoi ? Quels choses trouves-tu à des explications ? Et je te le dis ENCORE une fois, ce genre de chose ne m'intéresse pas ! Oui allez, il était curieux d'entendre tout cela. S'ils en étaient là...
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:46

coup de grace.
anders et grace


L'irritation.
C'était la seule chose qui semblait percer dans sa voix. Elle ne s'énervait pas parce que de toute façon ça n'aurait servi à rien et elle était plus triste ou choquée que véritablement en colère. Pourtant, le tout se rejoignait. Elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était sotte. Pendant tout ce temps et lui il était juste intéressé par ce genre de choses bien qu'il le nie en bloc. Elle ne le connaissait vraiment pas. Même pris sur le fait il essayait encore de détourner les choses et trouver un autre suspect. C'était une solution tellement simple.

Et parce qu'elle ne venait pas d'ordinaire c'était une excuse ? Pas qu'elle sache. Il faisait bien ce qu'il voulait ceci dit, elle aurait juste préféré ne jamais le savoir et croire que son ami était différent. Et puis, c'était tout de même lui qui lui avait demandé de passer en définitive ce qui prouvait bien qu'il avait juste voulu faire du mal. Elle ne comprenait toutefois pas pourquoi. Ça lui échappait complètement et l'irritait grandement.

- Tu parles ! S'exclama-t-elle pour montrer toute la foi qu'elle avait en lui à ce moment précis. Il parlait mais ses mots n'avaient pas de sens.

Elle l'invita à s'en aller, il valait mieux qu'il s'en aille avant qu'elle puisse dire quelque chose qu'elle regretterait véritablement non parce qu'il lui faisait croire que c'était sa faute mais parce que ça l'était bel et bien. Elle refusait encore de le comparer à Anthony mais à l'instant, force était de constater que la manipulation se faisait aussi ici.

Elle haussa les épaules comme si ça l'indifférait qu'il reparte ou non. Elle allait faire comme s'il n'existait pas. Une simple réflexion qui lui traversait l'esprit et elle s'en voulut de l'avoir dit. Elle ne fournirait pas d'explications. Mais elle pensait maintenant qu'il venait de lui faire croire qu'il avait détesté partir alors qu'il avait simplement du suivre l'appel d'une poitrine avantageuse jusqu'en Idaho. Ça se tenait.

- Laisse tomber... Dit-elle lassée et refusant de se battre plus que de nécessaire.

Elle gardait ça pour ce qui était important comme aider Noam ou se battre pour que son fils soit heureux. C'était tout ce qui comptait finalement. Elle était folle de croire qu'Anders pouvait être comme avant.

- Tu ne peux pas toujours rejeter la faute sur les autres ou accuser -S de tes actions. Elle le fixa alors sans même se soucier qu'il y voit ce que ça lui faisait d'apprendre qu'il était de ce genre-là.

Elle mentirait si elle disait que ça ne la blessait pas de découvrir un autre Anders que ce à quoi elle s'attendait. Elle était blessée qu'il ait voulu lui montrer ça, qu'elle doive être témoin de ça et ne pas pouvoir effacer l'image. Elle était triste de s'être trompée sur lui et en colère d'être tombée dans le panneau.

Marchant douloureusement jusqu'à son nouveau soutien obligatoire, elle prit la canne avant de le regarder à nouveau.

- Si tu ne voulais plus qu'on soit amis tu pouvais me le dire sans monter tout ce plan pour que je tombe sur vous deux quand j'arriverai. Elle se stoppa un instant avant de continuer : Je ne suis pas un objet qu'on peut jeter quand on n'en a plus besoin.

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 21:57

Coup de Grace
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date ► 2 mars


- Non, je ne vais pas laisser tomber ! Bon sang Grace dis-le jusqu'au bout. Qu'est-ce que tu veux dire par là ?! s'exclama Anders qui ne supportait pas qu'elle commence à dire quelque chose et que finalement elle ne veuille rien dire.

Laisse tomber.
C'était une phrase qui avait été prononcée avec lassitude et bien sûr, il y avait un problème en dessous et il voulait savoir quel était ce problème. Il n'allait pas laisser passer cela, faire l'autruche et s'enfuir chez lui parce qu'elle voulait qu'il rentre. Andy ne voulait pas prendre le risque de la perdre comme ça, partir comme cela c'était lui donner raison et il était persuadé que ce n'était pas ce qu'elle devait penser. Il n'avait pas de preuve pour expliquer que ce n'était pas ce qu'il avait prévu, ce qu'il avait voulu. Mais elle aurait pu le croire et lui faire confiance, ce qui ne semblait pas être au rendez-vous. Elle avait ce problème et elle ne voulait pas le lui dire, pour qu'ils puissent le régler. Anders avait cet espoir, désespéré, que cela finira par s'arranger, bien que cette amitié sera fragile.

Malgré tout, elle avait raison sur un point. L'écrivain ne pouvait pas rejeter la faute sur tout le monde pour ce qu'il avait fait. Cette réflexion le fit baisser le regard et soupirer, il savait qu'il ne pouvait pas toujours faire ça et qu'il devait assumer ce qu'il avait fait. Sauf que cette fois-ci. Maintenant. Il devait assumer son côté naïf pour s'être fait avoir comme un débutant de cette situation et de s'être laissé faire. Il n'y avait rien d'autre à assumer parce qu'il n'avait rien fait pour faire venir les deux femmes en même temps. Il releva ses yeux pour fixer Grace et ils restaient tous les deux silencieux, à se fixer comme ça. Anders pouvait lire dans son regard qu'elle était blessée, alors que lui, il était perdu car il savait qu'il y avait certaines choses qui lui échappaient. Elle décida de marcher, difficilement. Il l'observa, impuissant parce qu'il était en train de se dire que le retour de cette douleur était causée par la découverte qu'elle avait faite plus tôt. La culpabilité se lisait sur son visage, la peur dans son regard avant que cela ne se transforme en incompréhension aux dernières phrases de Grace.

- Quoi ?! Je ne t'ai jamais considérée comme un objet ! Tu es ma meilleure amie ! Il ne comprenait plus rien. Mais ... Grace. Je ne te suis plus. Tu penses ce que tu viens de voir, c'était une annonce de la fin de notre amitié et que c'était intentionnel de ma part ?! J'aurai jamais fais ça du jour au lendemain, ni de cette manière. Je ne suis pas ce genre de personne !

Elle avait parlé du plan. Anders était complètement paumé et petit à petit comprenait que ce n'était pas du tout du hasard. Il n'était pas fou, quelqu'un avait provoqué tout ceci dans le but qu'ils se prennent la tête... Bien sûr, elle ne le croira pas. Elle ne lui faisait pas confiance parce qu'il y avait ce problème, qui expliquait bien des choses pour elle...
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 22:12

coup de grace.
anders et grace


La confiance.
Une chose horrible qu'elle se persuadait avoir jusqu'à ce qu'on lui montre que c'était une erreur. Elle pardonnait mais craignait tellement un nouvel abandon. Peut-être était-ce pour ça qu'elle voulait rester aussi proche de son fils ? Parce que même lui, elle avait peur qu'il le laisse. Quant à Anders, elle avait voulu le croire. Elle avait voulu entendre raison et accepter qu'il y ait toujours une affection mutuelle mais ça... Grace se demandait même pourquoi une chose comme ça remettait tout en question. Après tout, encore une fois, elle se répétait qu'il faisait bien ce qu'il voulait. Mais c'était la façon dont c'était fait et c'était aussi ce que ça pouvait signifier. Trop de choses en somme.

Elle ne prit même pas la peine de lui répondre quand il insista. Elle ne pouvait simplement pas le dire. Trop d'années étaient passées et à quoi bon. A part remuer le couteau dans la plaie à vif, ça n'aurait fait de bien à personne. Elle avait l'impression que son univers instable s'écroulait encore une fois. Ça la prenait à la gorge. Un étau se resserrait et elle ne pouvait strictement rien faire. Elle n'aurait pas du baisser la garde parce que c'était Anders. Etre la pour lui signifiait aussi s'ouvrir et apprécier de nouveau cette amitié. Elle aurait du deviner que ça se retournerait contre elle.

Grace rompit finalement le contact visuel pour aller récupérer sa nouvelle meilleure amie et s'y appuyer. Elle lâcha finalement ce qu'elle pensait, plus ou moins avant de chercher après quelque chose pour s'occuper. Elle ne pouvait pas rester au milieu de la pièce à attendre cette discussion qu'elle ne voulait pas avoir. Elle regardait son lieu de vie quand la réplique d'Anders lui fit retourner le regard dans sa direction. Plus irritée encore, presque énervée, elle ne trouva même pas ses mots sur le moment et se mordit fortement pour ne pas simplement tout déballer et ce fut finalement de façon incontrôlable qu'elle parla :

- Et comment je suis supposée savoir quel genre de personne tu es ?! Dis-le moi. Un instant tu agis comme si oui, j'étais une amie et l'instant d'après tu es cet abruti qui ne se souvient même pas ce qu'il fait. Comment je suis supposée croire tout ça alors que mon téléphone me raconte simplement une autre histoire. Je ne l'ai pas inventé ton message et j'ai très bien compris ce que tu voulais me montrer. Elle souffla et continua nerveusement et refusant de céder aux larmes de rage : Tu disparais des années et quand on se retrouve, toute la faute revient sur Chloé mais comment je pourrais ne pas penser que tu l'as simplement suivi pour ses atouts. Je pensais que tu avais dépassé le stade du "je me sers, je me moque et je laisse de côté" mais finalement c'est ce que tu as fait. Quand tu n'as plus eu besoin d'une amie, que tu as obtenu tout ce que tu voulais, tu es simplement parti ! Tu es toujours ce gamin de dix ans qui adore se moquer des filles par derrière. Elle s'arrêta simplement pour reprendre son souffle et reprendre en s'approchant : Je n'aurai jamais cru que je pourrais penser ça de toi un jour mais il faut voir la vérité en face, je n'ai jamais été ton amie pas comme toi tu l'es pour moi.

Elle se blessait avec ces mots et elle le blessait, c'était sûr. Elle n'avait pas pu s'arrêter et maintenant que c'était dit, elle le regarda simplement essoufflée, en colère, pleurant silencieusement de tout ce qui se passait dans sa tête et de ses réalisations.

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 22:17

Coup de Grace
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Elle ne comprenait rien.
Grace ne comprenait rien, ce n'était pas que lui qui ne comprenait pas. C'était elle aussi. Elle s'était arrêtée sur ce qu'elle voyait et ne prenait pas le recul, elle ne réfléchissait pas et était focalisée sur cette vision d'horreur. Elle n'avait pas inventé son message. Andy fronça les sourcils et allait lui dire qu'il ne lui avait pas du tout envoyé de message. Il ne l'avait jamais fait, il n'envoyait jamais de message sur le téléphone, encore moins sur celui qui avait l'écran complètement fissuré, il était impossible d'écrire un satané message. Ce n'était pas son intention de la prendre pour une abrutie, mais il avait l'impression qu'il la prenait tout simplement comme cela en se sentant très con. Il ne lui avait jamais envoyé de message, il avait paumé son téléphone de plus. Mais l'écrivain ne se focalisa pas sur ce message. A dire vrai, il l'avait oublié dès que Grace lui reprocha sa disparition.

Fini le message. Fini les excuses.
Retour au passé, aux reproches, à la rancune. Au départ, Anders fut surpris et l'énervement était vite monté. La peur d'abîmer l'amitié, l'incompréhension. Tout était fini. Le visage de l'écrivain se ferma et plus il entendait tout ce qui était dit, plus ... Il avait l'impression qu'il était oppressé, qu'on lui assénait de coups de couteaux en plein coeur. Elle lui balançait tout cela sous le coup de la colère, mais ça venait au fond d'elle. Son rythme cardiaque augmenta, sa respiration se fit saccadée. Il avait besoin d'air, de sortir de là mais il était toujours là, devant la personne, avec sa canne. Il recula d'un pas quand elle s'approcha d'un autre. Son regard lui disait clairement : n'approche pas. Pas plus d'un pas. Il ne voulait pas que cette personne s'approche de lui. Il la regarda durement, son regard n'avait plus aucun rapport avec les autres. La tension était mauvaise, très mauvaise.

- C'est ainsi que tu vois les choses maintenant... J'adore le fait comment tu finis par dire tout ça, remettre tout en question ce que je t'ai dis parce que tu m'as vu en compagnie d'une strip-teaseuse, se dandiner, la poitrine sous mon nez. Je vois jusqu'où va la confiance ! Il rit jaune et détourna le regard pour observer rapidement la pièce où ils se trouvaient, le sourire nerveux. Anders était énervé, mais calme à la fois. Il canalisait sa colère, son envie de hurler et de frapper le premier truc qui lui venait sous la main en lui. Il regarda à nouveau son amie et s'exprima durement. Je ne suis pas SIMPLEMENT parti Grace, je ne suis pas ce gosse de dix ans. Je ne me suis pas servi de toi et je ne t'ai pas jetée comme un objet et je ne suis pas en train de le faire maintenant. Je n'ai jamais fais ça. Je t'ai toujours considérée comme ma meilleure amie, comme une sœur. Et tu te rends compte que c'est ça ce que tu es en train de détruire ? Apparemment non, tu préfères faire ton égoïste et de s'occuper de toi. En plus de me ... Tu sais pourquoi j'avais eu du mal à vouloir me confier au départ ? Parce que tu es l'une des rares personnes capables de m'atteindre. Tu es celle qui sait exactement où remuer le couteau dans la plaie. Je savais qu'un jour, je regretterai de t'avoir dit les raisons de mon départ et que cela se retournera contre moi, que tu modifieras la vérité à ta façon... Mais je t'avais fais confiance. En plus de ça, tu te fais du mal Grace, depuis tout le début tu te fais du mal... Depuis le décès de Jamie, tu ne fais que ça. Tu as lâché Thomas pour ton travail qui t'a finalement tout pris. Tu trouves le premier prétexte pour fuir la réalité, tu te mens à toi-même et c'est ce que tu as fais avec Thomas et c'est ce que tu es en train de faire avec moi. Tu sais tout de moi et tu peux arrêter cette amitié pour ensuite cacher ce qui s'est passé en septembre 1984, puis en 1990 et encore d'autres secrets. Il se tut, sa respiration était bruyante. Il savait ce qu'il venait de faire, elle lui avait fait mal et il venait de lui rendre la balle. Andy allait regretter ce qu'il venait de dire plus tard, mais il était trop énervé pour s'en rendre compte.   Je sais ce qui s'est passé Grace et je ne t'ai rien dit parce que j'attendais que tu le fasses toi-même. Il recula d'un pas encore, il se surprenait à savoir que ses jambes continuaient toujours à le porter. Anders soupira. Et ce message que j'ai soi-disant envoyé, dont tu parles.... Il n'a jamais existé Grace. fit-il en conclusion.

Il finit par lui tourner le dos pour quitter la cuisine. Il voulait partir d'ici, retourner chez lui, boire son verre d'alcool, encaisser ce qu'elle lui avait dit. Il n'avait pas supporté ce que venait de dire Grace. Anders savait depuis tout le début, il ne pouvait pas être entouré de personne, parce que tout le monde finissaient par l'abandonner d'une manière ou d'une autre. Il ne comprenait pas pour certains, d'autres se terminaient en disputes. Il ne pouvait pas être avec quelqu'un, y comprit Grace.

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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Lun 29 Fév 2016 - 23:11

coup de grace.
anders et grace


La vision brouillée.
La rage pouvait faire trembler ses membres et elle mit du temps à redescendre de ce qu'elle avait dit. Du temps pour comprendre aussi ce qu'elle avait dit. Si elle voulait lui faire mal, c'était réussi. Le regard qu'il lui lança, le mouvement de recul qu'il eut et elle sentait littéralement leur relation se briser au sol. Elle avait agi sans réfléchir, sur un coup de tête malgré sa retenue. Elle aurait pu être encore plus précise. Elle aurait pu révéler tout ce qui ressortait à l'instant autant peur que rancune. Elle aurait pu...

Mais ce fut à son tour de rester figée, d'écouter, de devoir entendre tout ce qu'il avait à dire et de ne simplement plus pouvoir pleurer. Elle était bloquée au milieu de la pièce, totalement appuyée sur la canne, sachant que sans elle, elle serait déjà à terre comme s'il l'avait frappé. Ça aurait fait moins mal. Moins mal que le poids des mots et leur violence. C'était le choc. Pas encore d'après coup, pas de réalisation. Le sentiment déchirant de l'intérieur qui lui rappelait le moment où elle avait compris qu'Anders était bel et bien parti, des années plus tôt. Elle se relevait à peine pour retomber. C'était ça qui se passait et elle perdait ses forces. Elle aurait voulu le frapper. Elle aurait voulu être violente face à ce qu'il disait. Égoïste. Était-elle égoïste pour désirer des relations saines et un peu de bonheur ? Alors oui, elle était égoïste.

Puis il parla de Jamie et ce fut trop. Jamie. Il ne pouvait pas le toucher, il ne pouvait pas en parler.

- Tais-toi. Mais il continua en enchaînant sur Thomas. Tais-toi. Continua-t-elle au bord du désespoir.

Il ne savait rien de ce qui s'était passé, il ne savait pas comment ça avait été pour elle, pas la moitié ! Il lui jeta ses erreurs à la figure et sa culpabilité. Elle sanglota, premier bruit des larmes qui recommençaient leur rapide descente. Elle savait ce qu'elle avait fait et qu'elle était responsable et il le lui rappelait. Son souffle se coupa et elle encaissa la suite. 1984. 1990. Des années comme il y en avait tant d'autres. Elle ne savait pas ce qu'il s'était persuadé que l'année 1990 avait apporté ou ce qu'il s'était passé. Elle se souvint vaguement du message de -S mais ce fut l'autre date sur laquelle elle s'arrêta. C'était précis. C'était le bon moment. Il savait.

Il savait et il n'avait rien dit. Il se souvenait et il avait toujours fait comme si de rien était. Elle avait raison. Il s'était servi d'elle pour obtenir ce qu'il voulait pour ensuite prétendre que ce n'était jamais arrivé. Elle n'enregistra pas ses dernières paroles, seulement son mouvement pour s'en aller. Elle tenta de le rattraper laissant la souffrance se faire entendre quand elle fit les premiers pas et décida qu'hurler serait plus productif mais ça s'étouffa dans un sanglot :

- Tu sais ! Tu te souviens de ce qu'il s'est passé et tu n'as jamais rien dit ! Tu as fait comme si de rien était dès le lendemain et tu me sors ça comme ça. Pourquoi tu fais ça ?!

Elle réussit à marcher jusqu'à lui. Il ne pouvait pas partir maintenant, elle n'avait pas fini. Elle s'arrêta devant la porte, lui bloquant le passage autant qu'elle le pouvait.

- Tu...tu vas encore partir.

Elle paraissait plus désespérée qu'énervée et n'avait rien à cacher. Elle savait qu'à la première épreuve, elle se retrouverait seule, comme toujours. Elle ne savait pas pourquoi tout le monde s'en allait ou pourquoi elle, elle restait. Mais elle voulait être en colère contre lui ! Pas parce qu'il était absent mais parce qu'il était là ! Elle avait peur d'être seule avec elle-même.

- Je me fiche que tu vois une strip-teaseuse ou... ou n'importe qui. C'est juste que... Je ne sais pas pourquoi tu voudrais être ami avec moi. Le murmure désespéré sortit à peine.

Il pouvait côtoyer qui il voulait. Ce n'était que le prétexte, que la raison de surface de tout ça. Elle exposait là une peur bien plus profonde et enfouie, une incompréhension. Pourquoi voudrait-il être ami avec quelqu'un qui n'avait pas été là quand il le fallait ? Pourquoi voudrait-il être ami avec quelqu'un qui était responsable de la mort de son mari ? Pourquoi voudrait-il être ami avec quelqu'un de détestable ? Elle était certaine qu'elle l'était. Elle ne pouvait plus se supporter et apprécier la vie n'était possible que grâce à Riley. Elle se sentait perdue le reste du temps. Elle n'était même plus sûre que le journalisme la passionne et cette lassitude lui faisait peur. Elle restait debout parce qu'elle le devait à Riley, parce qu'elle voulait voir son bonheur. Mais pour elle-même, elle n'avait simplement pas le droit d'espérer une amélioration. Sa souffrance quotidienne était le prix à payer et elle savait qu'Anders devait la fuir. Elle croyait vraiment qu'il allait s'éloigner.

Parce qu'il était Anders également et parce qu'il l'avait déjà fait, s'éloigner. Parce qu'elle allait souffrir de ça et avait déjà souffert. Parce qu'il ne pouvait pas sincèrement lui faire confiance, parce qu'il avait raison. Et parce qu'il n'avait encore rien répondu ni avant ni maintenant, ses paroles firent écho à ses pensées :

- Tu as raison. Je suis désolée. Elle le regarda et avait juste maintenant besoin de son pardon et aurait pu vouloir le prendre dans ses bras mais ne pouvait pas... il n'aurait pas accepté. Tu ne peux pas me faire confiance. Dès que j'ai l'occasion d'avoir quelque chose de bien, je détruis tout. C'est normal que les autres s'en aillent. Je fais toujours du mal au gens et je... j'ai laissé tout ça arriver. Je t'ai menti sur cette histoire en 84 et j'ai rien dit parce que je croyais que c'était ce que tu attendais de moi.

Si elle avait pu se recroqueviller sur elle-même, elle l'aurait fait et ne voulait soudainement plus le regarder pour ne pas y lire la colère, la haine, le dégoût, ces choses qu'elle était sûre d'y voir.

- Je ne suis pas une bonne amie, tu m'as envoyé ce message pour que je vous trouve comme ça... Je ne sais pas pourquoi ça particulièrement. Peut-être que tu me vois comme ça depuis cette histoire. Tu dois avoir tes raisons mais ça fait mal...

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 0:47

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Il sortit de la cuisine pour aller à cette porte, pour sortir de cette maison et ne plus y revenir pour un moment. Anders avait dit ce qu'il voulait lui dire mais il ralentit le pas quand il entendit Grace pleura, dans un sanglot s'exprima qu'il savait. il n'allait rien dire, il préféra se taire mais non... Il ne savait pas depuis tout ce temps. Il n'avait jamais rien dit parce qu'il ne savait pas et surtout.... Surtout il se rappelait du trois quart de la soirée, trop enivré il ne savait pas avec qui il avait couché. Il avait demandé même deux mois plus tard à Grace si elle l'avait vu partir avec une jeune femme. Il ne l'avait pas retrouvée au lit et n'avait jamais su. A croire -S, la femme qui était dans son lit à ce moment-là, c'était Grace... Imogen était sa fille. Mais ce n'était pas cela qui était le plus important en ce moment. Grace lui avait menti à cette époque, elle se rappelait très bien de ce qui s'était passé et l'avait laissé dans l'ignorance. Anders ne voulut pas s'exprimer là-dessus et lâcha un gros soupir avant de continuer vers la porte. Il ne voulait plus rien écouter, ni rien découvrir. Pourquoi faisait-il ça ? Gail avait raison sur un point, il fallait découvrir cette vérité avant qu'elle n'explose en pleine figure. La vérité faisait mal, mais savoir qu'il avait été menti lui faisait encore plus mal. L'écrivain ne s'était pas attendu de retrouver Grace devant la porte, bloquer le passage, il était impressionné qu'elle ait réussi à marcher jusqu'ici malgré sa douleur. Il avait toujours ce regard qui se voulait être froid, indifférent et c'était horrible. Il sentait quelque chose se déchirer davantage en lui, voir Grace comme ça. Ce n'était pas ce qu'il voulait et ...

Oui.
Il allait encore partir.
Il voulait partir et ne plus se retourner. Être tout simplement de voisins, au mieux de parfaits étrangers. Les voisins en général se saluaient avec un sourire et s'arrêtaient quand ils se croisaient dans la même rue pour papoter. Il allait encore partir Anders, parce que c'était elle qui voulait qu'il parte, c'était ce qu'elle voulait depuis qu'il était entré dans cette maison. Il n'était pas celui qui allait dire à Grace de partir, mais à elle. Il s'était quand même arrêté. Andy n'était pas parti et n'avait pas fait demi-tour pour sortir par l'arrière. Il était resté en face d'elle, fatigué dans le fond. D'avoir toujours des discussions éprouvantes avec elle et aurait tellement aimé être de bons amis, à râler devant les faits impossibles d'un film, avec du popcorn ou un pot de glace. Se lancer de paris débiles et tout simplement rire.

Il ne dit pas un mot.
Pourquoi il voulait être ami avec elle ? Pourquoi avec cette femme qu'il avait abandonné pendant plus de vingt ans. Pourquoi avec cette personne dont elle avait toujours un enfant, maintenant deux avec Imogen. L'écrivain soupira et ferma les yeux, son expression changea, son coeur s'emballait encore et il se pinça la lèvre, pour ne pas craquer. Il ne devait pas craquer. Pourquoi il était toujours là encore ?
Parce que c'était Grace, c'était sa meilleure amie même si tout ce qu'elle lui avait dit, ce qu'il lui avait dit, ce qu'ils s'étaient dit, elle restait toujours cette personne qu'il chérissait et qu'il aimait vraiment. Cela restait compliqué entre eux, ils n'allaient jamais avoir une relation normale. C'était fini. Parce que c'était cette jeune femme qui à ses dix ans l'avait diablement remis en place. Parce que c'était celle qui lui ouvrait toujours la porte quand il avait envie de fuir de chez lui. Parce que c'était celle qui l'avait aidé dans ses études. Qui lui avait fait découvrir le bonheur et qui lui avait montré le bon côté de la vie. Et tout ce qu'il avait fait, c'était de s'éloigner, de partir sans dire un mot et faire le mort pendant vingt deux ans. Si elle ne l'avait pas retrouvé, ils auraient continués leur vie chacun de leur côté. C'était quand même Grace qu'il s'apprêtait à la quitter encore et qui se demandait pourquoi il voulait être ami avec elle.

Tu as raison
Anders releva son regard et observa Grace, dénué d'expression. Juste de la froideur. Il n'aurait pas dû lui faire confiance, il ne pouvait pas lui faire confiance et elle affirma d'avoir menti pour l'année 84, ce qui fit réagir l'écrivain qui soupira encore, il détourna le regard vers le vide, le regard un peu brillant et il secoua doucement la tête. Il se pinça la lèvre. L'écrivain voulait que tout cela s'arrête, il voulait remonter dans le temps et empêcher son départ, ou même lui envoyer cette putain de lettre plus tôt, pour lui envoyer ses coordonnées. Il voulait que tout cela s'arrête, qu'il arrête d'avoir mal encore et encore, comme un clou qui s'enfonçait dans son coeur. Elle parla encore de ce message, ce messag qui n'existait pas ! Anders ne l'avait jamais envoyé. Il soupira, exaspéré que cette histoire encore ne revienne et qu'elle croyait que ça restait toujours intentionnel. C'était encore se prendre un autre coup de poing dans la figure et il finit par lui tourner le dos pour faire les cents pas avant de finalement s'adosser contre le mur.

Il croisa les bras et regarda devant lui, Andy refuse de croiser le regard de son amie et s'exprima enfin pour la première depuis quelques longues minutes.. Je voulais garder notre amitié, même si les années nous ont changés, même si tu m'en veux toujours d'être parti. Parce que tu es ... Grace.  Quelqu'un a dit que tout est en commun entre de véritables amis... Tu étais celle qui m'avait (un peu) botté les fesses à mes dix ans, celle qui m'a toujours ouvert la porte et qui me passait toujours sa bonne humeur. Tu me faisais oublier mes soucis. C'était ce que tu étais en train de faire, c'était ce que tu avais fait quand on s'était baladé dans la forêt. J'avais espoir qu'on était enfin sur la bonne voie après toutes les conversations qu'on a eue. J'avais besoin de toi, tu avais besoin de moi. Mais tu vois, tu as toujours cette peur que je parte à nouveau. Tu essayes toujours de t'assurer que je ne tourne pas les talons, que je ne t'abandonne pas. Tu as presque raison Grace, j'ai un peu un caractère fugueur. Il m'arrive d'avoir envie de tout lâcher et de disparaître quelques jours mais ça ne m'est pas arrivé depuis des années ça. Je te rappelle également que je t'ai promis que je ne partirai pas sans t'avoir prévenue et c'est ce que je ferai toujours, même si on ne se parle plus. Et moi, j'ai cette peur que tu m'abandonnes comme là, maintenant pour ... Il ne put pas terminer la phrase, les mots étaient partis. Maintenant, il avait une dette dont il ne voudra pas laisser tomber, partir sans l'avoir réglée totalement et il savait que ça lui prendra du temps pour ça. - Tu sais ce qui me fait mal Grace ... ?  Son regard avait changé cette fois-ci, il passa la main sur son oeil et soupira. Les mots venaient avec difficulté et ne savait pas comment le dire. J'ai essayé de te faire confiance et je l'ai fais. Plus que je l'aurai fait pour les autres. Je suis sorti de chez moi pour toi, j'ai essayé de faire des efforts... Tu y as piétiné. Tu ne me crois toujours pas pour le message  que je n'ai jamais envoyé. Je te le jure sur la tête de ma soeur que je n'ai jamais composé ce message. Je ne peux toujours pas envoyer un seul sms avec ce téléphone à l'écran pété. Mais franchement ... ? Maintenant ? Je m'en fiche. Je suis fatigué de tout ça. J'ai envie de rentrer chez moi, m'allonger et ... Je ne sais pas. Il soupira et se décolla du mur, il avait déjà mal au crâne et avait le regard baissé. Le mélange de la culpabilité et de la fatigue se lisaient sur son visage. Il voulait être seul, mais il ne voulait pas l'être en même temps.




Dernière édition par Anders Weiss le Mar 15 Mar 2016 - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 1:40

coup de grace.
anders et grace


Elle était déchirée.
Tout ce qu'il se passait toujours, tout ce qui était dit et ce qui n'était pas dit. Elle pensait avoir la nausée de toutes ces émotions contraires et de ces peurs. Elle se sentait horrible et ne comprenait même pas comment, pourquoi ça avait dégénéré. Parce qu'elle l'avait vu avec une strip-teaseuse ? C'était ça la raison ? C'était ce pourquoi leur amitié semblait maintenant piétinée de toute part et ce pourquoi elle avait l'impression d'être un monstre.

Égoïste lui répétait la voix d'Anders. Elle avait été égoïste en réagissant de la sorte. Elle avait laissé ses sentiments et ses émotions prendre le dessus. Elle n'avait pas pensé à Anders mais seulement à ce qu'elle ressentait et avait voulu l'exprimer clairement. Rien ne s'était passé comme prévu. Rien n'aurait pu la préparer ça. Elle ne pouvait pas le perdre aussi. Elle ne pouvait pas le laisser partir.

De quel droit osait-il partir ? Hurlait-elle intérieurement en le rejoignant. Elle n'avait pas fini. Il ne pouvait pas dire tout ça et s'en aller. Elle ne pouvait pas croire qu'il se souvenait depuis tout ce temps. Au début, elle avait pensé qu'il viendrait lui en parler mais il était venu à elle en lui posant simplement une question. Avec qui était-il ? Que pouvait-elle répondre ? Elle l'avait étudié et ne savait pas s'il ne s'en souvenait pas ou voulait l'entendre dire qu'elle ne savait pas pour que l'affaire soit close et qu'ils soient tacitement d'accord pour ne jamais en reparler. Elle avait opté pour la sécurité et avec le temps, avec son attitude, elle avait fini par songer qu'il ne s'en souvenait vraiment pas. Ça l'avait peiné autant que ça l'avait soulagé. C'était une complication en moins mais c'était aussi une situation qu'elle vivait seule à se demander pourquoi.

Elle aurait pu le supplier de rester et à sa façon, elle le fit. Son regard suppliait et son ton faisait de même. Elle le suppliait de répondre. Il ne parla pas, ne lui répondit pas quand elle lui demanda pour cette histoire qu'ils avaient en commun. Il ne répondit pas quand elle réalisa à voix haute ce qu'elle était : un monstre. Pire, son regard était froid sans aucune trace de cette chaleur qu'il avait lorsqu'il la regardait ou lorsqu'il lui parlait. Il était dur et ça ne fit qu'accentuer ses larmes. Elle avait du mal à respirer et douter même de pouvoir se redresser. Elle aurait pu se laisser glisser au sol quand il répondit, le ton froid et distant.

Il la connaissait mieux qu'elle se connaissait elle-même. Il comprenait mieux qu'elle se comprenait elle-même. Il comprenait tout de cette situation alors qu'elle avait été perdu dès qu'elle avait vu cette fille. Pourquoi ? Il faisait ce qu'il voulait. Il ne lui avait pas envoyé ce message. Alors qui ? Il voulait partir et elle paniqua encore plus.

Elle n'osait pas bouger. Elle n'arrivait pas à faire un geste, elle était tétanisée. C'était la fin. Il venait de déclarer la fin. C'était ça n'est-ce pas ? Le désespoir, c'était ça aussi. Elle avait provoqué ce nouvelle abandon comme ceux d'avant. C'était de sa faute. Elle le savait avant même de revenir dans la vie d'Anders. Mais il ne pouvait pas la quitter comme ça. Il ne pouvait pas partir... Elle ne voulait pas. Elle n'aurait pas du se raccrocher à lui. Deux mois et elle perdait son nouveau repère. Riley n'aurait sans doute pas pensé du bien de ça. Il ne pouvait pas ! Il ne pouvait pas la quitter. Pas pour elle, pour Riley ! Elle le réalisa. Elle ne devait pas retomber dans ce qu'elle venait de quitter, pas après sa promesse mais Anders bousculait ses barrières autant qu'elle bousculait les siennes à ce qu'il en disait. Il ne pouvait pas !

- J..supplie... laisse...pas. Hoqueta-t-elle en tentant de trouver son souffle, livide et désespérée. - J-je sais... est égoïste. Je s... égoïste mais je ne ve... pas... perdre.

Elle ne parvenait pas à recomposer ses phrases et pensa qu'elle allait faire une crise de panique tant elle peinait à retrouver son souffle. Elle pouvait prévenir de ce départ, elle pouvait l'empêcher. Elle pouvait agir pour que Anders reste. Elle pouvait faire ce qu'elle n'avait pas fait pour Jamie et pour Thomas, ce qu'elle n'avait pas pu faire. Elle pouvait le retenir.

Elle ne bougea pas de la porte. Elle savait qu'il y avait une autre sortie et il le savait mais dans cette situation, elle ne pouvait qu'espérer que ça le dissuaderait. Elle oubliait 1984. Elle oubliait le message. Elle oubliait la strip-teaseuse. Elle oubliait ses craintes. Tout ce qu'elle pensait c'était que Anders ne devait pas quitter cette maison comme ça. Il ne devait pas partir, ne pas mettre un point final à tout ça.

- Pourquoi ? Souffla-t-elle finalement.

Pourquoi. Un mot, une question ou mille questions. Pourquoi 1984 ? Pourquoi n'avait-il rien dit ? Pourquoi en parlait-il maintenant ? Pourquoi la connaissait-il mieux qu'elle se connaissait ? Pourquoi avait-il raison ? Pourquoi leurs disputes ? Pourquoi ces difficultés ? Pourquoi ce sentiment de désespoir à l'idée qu'il s'en aille ? Pourquoi ce message ? Pourquoi n'était-ce pas lui ? Pourquoi ce point final ? Pourquoi leur amitié ? Pourquoi cette douleur ? Pourquoi cette peur ? Pourquoi cette confiance ? Pourquoi ce manque de confiance ? Pourquoi eux ? Pourquoi tout ça ? Il y en aurait bien d'autres à dire, bien d'autres questions à poser et ce simple mot revêtait mille sens en un.

Elle était vidée, exténuée, mal et avait des difficultés à respirer. Elle voyait à peine son ombre derrière ses yeux embués et ne l'entendait plus. Était-il parti ? Elle douta brutalement. Était-il parti ? Elle s'appuyait contre la porte incapable de tenir sur ses jambes et la canne tremblant en même temps que tout son corps lui fut inutile. Elle la lâcha pour serrer les bras contre elle dans le vain espoir de faire cesser les tremblement et de respirer. Elle cherchait son air et avait perdu Anders. Il n'y avait aucun bruit et elle ne voyait que les larmes qui emprisonnaient sa vue. L'expression douloureuse et le désespoir dans ses sanglots, elle devait au moins atteindre son armoire à pharmacie mais pour le moment, il lui fallait surtout respirer et penser à Riley parce que son fils était tout ce qui lui restait maintenant et avant. Anders n'était qu'une illusion, pâle espoir. Riley. Se concentrer. Riley. Respirer. Pleurer.


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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 12:49

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Grace était venue quand Anders n'avait plus espoir à quoi ce que ce soit.
Elle avait été son oxygène et elle lui avait permis de réapprendre à faire confiance, elle lui avait donné envie de sortir petit à petit. Ce n'était pas ce qu'elle voulait ? Qu'il sorte et qu'il guérisse ? Qu'il revoit des gens malgré sa haine vis à vis d'eux ? Qu'il ouvre un jour ses rideaux ? Elle avait tout bousculé. Si elle n'avait pas été là, il n'aurait jamais été capable d'ouvrir la porte même de courir vers une personne qui venait de se faire renverser par la voiture en face de chez lui. Il ne serait pas sorti tout seul pour aller s'acheter des livres. Il n'aurait jamais aidé le touriste allemand à l'hôpital, ni Leah quand elle s'était perdue dans la forêt. Ni jamais reparlé à Imogen. Et il voulait arrêter tout ça, il voulait partir, passer le seuil de la porte, dépasser Grace et ne plus se retourner avant d'être rentré chez lui, avoir fermé la porte à clef. Anders était à ça près. C'était pas lui qui abandonnait Grace, c'était elle. C'était elle qui avait profité de la présence de la strip-teaseuse pour lui balancer sa rancune d'être parti, de le remettre en question, remettre en question leur amitié. C'était elle qui n'avait pas voulu l'écouter et même s'il lui pardonnait pour cela. Il y avait toujours ce risque qu'elle recommence et qu'elle le piétine encore et il ne voulait pas de ça Andy. Elle lui avait fait se rendre compte que l'amitié ne pouvait pas être parfaite et qu'elle n'était pas vraiment le modèle d'une meilleure amie. Il releva les yeux vers Grace qui bloquait toujours la porte, indifférent et fatigué. Il voyait qu'elle n'avait pas bougé et qu'elle était toujours là, désespérée parce qu'elle réalisait totalement ce qu'elle venait de faire. Il voulait partir et elle l'empêcha. L'écrivain pouvait partir par l'arrière, mais il ne le fit pas. Il ne lui tourna pas le dos pour y aller et la laisser là, dans sa tristesse, dans sa solitude. N'était-il pas cet homme qui avait dit à Imogen ce qu'était Grace, n'avait-il pas dis du bien d'elle ? Le genre d'ami qui ne la laisserait pas tomber peu importe la situation ? La personne qui avait promis à Thomas qu'il prendrait soin d'elle et qu'il resterait toujours son ami, peu importe les années passées, qu'il sera là pour elle quand lui il ne sera plus là. A l'époque Anders lui avait rit au nez face à la bêtise de Tom qui prédisait qu'il allait mourir et que Grace serait toute seule. Quelle ironie... Ils savaient tous les deux qu'elle ne supportait pas la solitude. Andy le savait mieux que quiconque et quel effet dévastateur cela pourrait faire. Il était justement en train d'assister à un des effets.

Cette réaction ne le laissa pas indifférent, cela l'inquiétait et il était devant elle. Elle le suppliait de ne pas partir, en étant l'égoïste. Lui, il était le bourreau ? Elle lui infligeait ça. Anders détourna le regard pour lâcher un gros soupir. Il ne voulait pas la mettre dans cet état-là, il n'aimait pas cette discussion, il détestait ce moment et il se haïssait lui-même. Il aurait dû arrêter de vivre tout simplement, plus tôt. Il aurait dû faire cela et il n'y aurait pas eu toute cette souffrance. Qu'était-il en train de penser ? C'était absurde et une connerie, il ne devrait pas partir de là. Il ne devait pas se focaliser sur lui-même. Il essaya de se rappeler de sa discussion avec Thomas pensant que ça allait l'aider à se reprendre, à se calmer parce qu'il était au bord de l'explosion. Il gardait tout ça en lui et il devrait continuer, il ne devait pas le dire à Grace, il n'avait pas envie de l'enfoncer encore plus.

Il était toujours là, devant elle. Le regard rivé sur elle. Silencieux. Il entendit la question, parce qu'il pouvait entendre qu'elle. Juste elle. Pourquoi ? Cette question était courte et longue à la fois parce qu'il comprenait le sens de cette question. Elle était vaste et petite à la fois. Simple et complexe. Elle avait une ou plusieurs réponses. Anders regarda tristement Grace et haussa légèrement les épaules, comme si cette réponse était évidente.

- Parce que c'est comme ça... murmura-t-il à peine perceptible.

Parce que c'est comme ça.
Cela avait toujours été comme ça. Parce que c'était comme ça que les choses devaient être. L'écrivain détourna son regard et regarda derrière lui, là où devait se trouver la porte arrière. Il pouvait partir de là, Grace n'aura pas assez de force pour le rattraper et l'empêcher de partir. Elle peinait à respirer. Andy ne pouvait pas la laisser comme ça. Il se connaissait, elle le connaissait et quelque part il la haïssait sans réellement la haïr pour lui infliger ça. Il ne pouvait pas abandonner une personne quand elle était mal. Sans dire mot, il partit silencieusement passant pas loin de la seconde sortie qu'il n'emprunta pas. Il resta toujours dans cette maison, pour elle. Il trouva la boite à pharmacie et chercha les médicaments dont elle aurait besoin. Il y en avait un peu trop et sans faire exprès en faisait tomber deux tubes. Anders ne contrôlait pas ses tremblements de la main et avait du mal à attraper quelque chose, il essaya de reprendre le contrôle en lâchant un gros soupir. Il pouvait le faire. Il n'allait pas l'abandonner. Il n'était pas ce genre de personne contrairement à Grace. Il lut les noms de médicaments et reconnut à peu près ce dont elle aura besoin. C'était même de quoi l'assommer pour une nuit qui allait être mauvaise. Il mit dans la poche de son blouson et retourna là où il l'avait laissée, il avait cru entendre du bruit et espérait qu'elle n'était pas tombée.

Il la retrouva adossée contre la porte, les bras croisés sur elle. C'était la canne qui était tombée, pas elle et ça soulagea Andy. Elle était dans les larmes, dans son désespoir. Il s'approcha doucement d'elle, l'inquiétude dominait le tout. Il posa doucement sa main sur l'épaule et il la regarda soucieux, en face d'elle, son regard sur celle de son amie. Il était toujours là, il aurait tellement voulu la prendre dans ses bras pour la rassurer, pour qu'elle arrête de pleurer, mais cela n'arrangera en rien les choses. Il sortit de sa poche du blouson les médicaments qu'il avait pu récupérer de la boite à pharmacie.

- Grace, lequel de ces médicaments tu as besoin ? demanda-t-il, il montra les médicaments.

Il n'allait pas la laisser seule. Ami ou pas. Il n'allait pas la laisser dans cet état-là.
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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 13:32

coup de grace.
anders et grace


Se focaliser sur Riley.
Ne rien penser d'autre que son fils. Se concentrer sur lui et respirer. Calmement. Elle avait déjà fait des exercices de respiration par le passé, elle avait du en faire et Thomas l'y avait aidé. Respire disait-il et elle respirait. Riley, penser à Riley. Ne pas penser à Jamie. Ne pas penser à Thomas. Ne pas penser à Anders. C'était les hommes de sa vie qu'elle perdait peu à peu. Riley, se concentrer sur Riley. Il savait si bien sourire et il était toujours si gentil. Il était amoureux aussi et son regard qui s'éclairait en parlant d'une certaine jeune femme. Elle devait le visualiser. Respirer et penser à son fils. C'était la seule chose qui pouvait l'aider. Aucun médicament aurait pu le faire, rien n'aurait pu. Elle devait attendre et laisser cela passer. Elle devait chasser cette lourdeur qui l'emprisonnait à l'instant. Anders était parti. Non, Riley. Penser à Riley. Elle ferma les yeux en se repassant des souvenirs et des images. Elle se calmait. Elle pouvait se calmer. Elle n'aurait plus qu'à prendre quelques médicaments et y gagner de trop nombreuses heures de sommeil parce qu'And... Riley. Elle n'y arrivait pas et ça n'aida pas sa panique. C'était comme si on creusait à l'intérieur d'elle. Tout se tordait et se contractait et crut que son coeur allait faire de même, que ses poumons n'arriveraient plus à contenir la brûlure. Riley était l'homme qui comptait, son fils et l'être le plus précieux sur cette Terre. Pour lui. Se concentrer, respirer, se calmer.

Le contact d'un main sur son épaule la fit sursauter et tenter de reculer sans se savoir déjà acculée au mur. Elle rouvrit les yeux pour trouver Anders. C'était dur de la voir partir et c'était dur de le voir là. Elle aurait du dire quelque chose, faire quelque chose alors qu'il la regardait et qu'elle n'était même pas capable d'identifier ce qu'il pouvait bien penser. Elle agrippa sa main. Il était vraiment là et ça ne l'aidait pas. Elle avait provoqué tout ça. Elle l'avait abandonné. Est-ce qu'elle avait aussi abandonné Ivan ? Jamie ? Thomas ? Elle n'aimait pas la solitude mais la provoquait-elle ? Tout ce qu'elle lut chez Anders était de la peine. Parce qu'elle l'avait peiné et le faisait souffrir. Elle eut un mouvement négatif de la tête lorsqu'il parla. Elle ne voulait pas de médicament. Elle voulait un retour en arrière. Elle voulait changer le futur. Elle voulait qu'il l'excuse. Elle voulait Anders.

Alors, elle s'accrocha à lui, le collant pour ne pas qu'il s'éloigne, plongeant sa tête dans son cou sans oser croiser son regard, le serrant peut-être trop fort. Il ne serait peut-être plus là demain, plus là dans quelques minutes mais il l'était encore maintenant. Si elle perdait son ami, elle ne voulait qu'une chose :

- Ne me détes...te pas. Je t'... supplie. Ne...déteste pas. Pleura-t-elle contre son cou.

Parce que s'il n'était plus amis, elle ne pouvait pas supporter l'idée qu'il la déteste. Elle se détestait, s'il la détestait ... Il lui fallait des raisons de se lever le matin. Il lui fallait garder cette haine pour elle-même bien enfouie et pouvoir regarder son fils avec le sourire. Il fallait qu'elle connaisse Imogen et qu'elle puisse se réjouir de l'avoir trouvé.

- Je suis désolée. Dit-elle de façon à peine audible.

Elle avait l'impression qu'elle pouvait s'écrouler d'un moment à l'autre, resserrant sa prise autour d'Anders pour se maintenir debout. Il était une canne qu'elle ne pouvait pas avoir parce qu'elle avait eu peur et qu'elle lui avait fait peur. Elle aurait pu lui proposer de rappeler la jeune femme si ça pouvait l'aider à s'excuser, à faire comprendre qu'elle pouvait être là, qu'elle voulait être là. Pourquoi tout était si compliqué ? Encore pourquoi ?

S'ils ne devaient plus se revoir -même s'ils étaient voisins elle ne doutait pas que ce serait possible s'il le voulait- Grace devait au moins faire ça. Lui faire comprendre qu'il comptait pour elle et qu'elle était désolée. C'était tout ce qu'il pouvait rester.

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MessageSujet: Re: #1479 + Coup de Grace. ► Weister Mar 1 Mar 2016 - 14:18

Coup de Grace
Anders & Grace
date ► 2 mars


Ne pas la prendre dans ses bras.
C'était difficile de se retenir, il avait failli la prendre dans ses bras mais il avait posé la main sur l'épaule. C'était le seul contact qu'il s'était permis de faire de cette soirée et c'était en soi une ouverture aussi à un autre contact. La barrière était fragile et Grace venait de la briser en se jetant à son cou. Il lui avait donné cette occasion et il ne l'avait pas du tout repoussée. Elle s'accrocha à lui, le serrant un peu trop fort. L'écrivain avait finit par poser les mains sur elle aussi, l'une sur sa tête et l'autre derrière le dos, il y tenait les médicaments qu'elle avait refusé. Il regarda dans le vide et il l'écouta un peu. Elle ne voulait pas qu'il la déteste et cette phrase était comme un coup de poing qui venait de lui couper la respiration. Anders ferma les yeux et respira bruyamment.

- Je ne peux pas te détester Grace ... Je ne pourrai jamais ...

Il aura beau essayer de la haïr, de l'insulter de tous les noms. Anders n'arrivera jamais au bout de ses pensées, parce qu'il l'aimait trop pour ça. Il l'aimait en tant qu'amie, plus qu'il ne la détestait. Il ne pouvait pas la haïr. Il ne pouvait pas... Il ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas la détester, qu'il ne voulait pas partir, qu'il ne voulait pas lui tourner le dos. Il ne le voulait pas parce que ça le blesserait encore une fois et il n'avait pas envie que cette dispute de ce genre ne recommence. L'écrivain ne voulait pas que ça recommence... C'était une peur qu'il avait au plus profond de lui.

- Je suis désolé aussi... répondit-il dans un murmure.

Il était désolé, parce qu'il était fautif lui aussi. Tous les deux étaient fautifs. Andy était désolé pour avoir créé cette rancune, qu'ils devaient passer par là. Il était réellement désolé. Ils pouvaient bien se pardonner, lui pardonner, l'excuser. Cette confrontation avait brisé quelque chose, qui serait assez difficile à construire... La confiance. Cette amitié pensa Anders, il ne la retrouvera pas celle d'antan. C'était révolu et il fallait s'y faire à la nouvelle, qui pouvait se révéler assez spéciale. Il arrivait à garder son calme, mais pour combien de temps ? Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes. Aucune idée du temps qui était passé... Il voulut bouger un peu, mais son amie serrait tellement sa prise qu'il était difficile de faire un mouvement de recul et il grimaça de douleur, elle lui faisait mal.

- Grace appuie toi sur moi. Je ne vais pas te laisser tomber.

Andy n'avait pas besoin de lui dire où ils allaient, ils savaient tous les deux la suite logique des choses. Il finira par repartir une fois qu'elle sera au lit. Il lui tenait le poignet du bras qui entourait presque ses épaules, il passa son autre main derrière le dos pour la tenir. C'était pas la première fois qu'il la ramenait à son lit et le souvenir quand elle l'avait coincé et fait mal le fit à peine tristement sourire. Mais il sentit la réticence dans les pas, elle avait peur qu'une fois qu'elle soit dans le lit. Il s'en aille pour ne plus jamais revenir... Elle avait raison quelque part. Rien ne l'empêchait de faire cela. Anders se sentait mal maintenant de devoir l'emmener là-bas mais il ne pouvait pas faire grand chose, dans l'état où se trouvait Grace. C'était les médicaments qui devraient l'assommer et une bonne nuit de sommeil pour récupérer. Sans lui permettre d'ajouter quoi ce que ce soit, l'écrivain s'exprima doucement, d'une voix qui se voulait être rassurante.

- Je ne vais pas partir après. Ne t'inquiète pas. Je vais rester.

Parce qu'il avait promis et il tenait toujours ses promesses.
Il le faisait au mieux.
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