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 ஐ They wanna break me and wash away my colors

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 13 Avr 2016 - 16:38


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan avait mis ses propres désirs en avant sur la table. Cole n'y avait pas répondu. Ce n'était pas la première fois que le jeune homme exprimait quelque chose qu'il jugeait important sans recevoir de réponse en retour. Cole était d'une naturel renfermé. Il commençait à s'y faire.

Il n'avait rien dit. Il n'avait pas bougé non plus lorsque ce dernier s'était levé de table. Le fuyant comme il en avait si souvent l'habitude. A force, Lorcan n'arrivait même plus à se sentir rejeté. Comme si Cole qui le laisse pour allait respirer était une sorte de fatalité à laquelle il ne couperait jamais. Sans un mot, il avait hoché la tête, et il l'avait regardé partir.

Lorcan se tenait donc là, seul à table. Plongé dans son immobilisme, il observait d'un air absent la serveuse tandis qu'elle débarrassait l'assiette de Cole. Il réprima la barre d'inquiétude qui lui transperçait le ventre en remarquant qu'il y avait à peine touché. A la vérité, Lorcan se sentait extrêmement las. Impuissant aussi. Il avait encore parlé dans le vide. Non seulement Cole n'avait pas écouté un mot de ses explications, mais il avait rembobiné la conversation  pour lui dire qu'il l'avait comparé à une vierge effarouché. Lorcan n'avait rien compris sur l'instant. Puis il s'était remémoré sa comparaison – et il ne parlait même pas de Cole ! Il n'avait voulu que lui faire part de son ressenti. A l'évidence, lui non plus n'avait aucun droit de s'exprimer sans risquer de blesser Cole en retour, et de voir ses mots interprétés de la mauvaise manière. Comme ça, aucun des deux n'avait le droit de s'ouvrir à l'autre, et leur relation était déjà condamnée.

Mais il n'avait pas la force de se battre davantage. Aussi ne bougea t-il pas plus lorsque Cole revint à table. Il ne ressentait ni colère, ni exaspération, ni cette joie qui le caractérisait lorsqu'il avait été si heureux de planifier leur premier rendez-vous. A quoi bon, s'il devait être aussi morne que ce repas qu'ils partageaient ? Petit à petit, la frivolité qui accompagnait son désir de connaître Cole s'effritait. L'optimisme et l'insouciance, cédant leur place à la réalité. Celle d'un homme dépressif. Profondément gentil, mais souffrant d'une telle image négative de lui-même que Lorcan ne pouvait pas aligner plus de trois phrases sans qu'il ne trouve la faille. Le mot de trop. Celui qui, en cherchant bien, pouvait être mal interprété et perçu comme une attaque. Comment lutter quand toute forme de communication est systématiquement déformée ?

« Je te demande pardon. » commença simplement Lorcan alors que Cole se rasseyait. « Je ne voulais pas te faire passer pour une vierge effarouchée. Seulement parler de mon ressenti et uniquement du mien. Je me suis mal exprimé, et j'ai pas choisi la bonne métaphore. C'est moi, Lorcan, le roi de l'image pourrie. » Il se devait d'éclaircir ce point. Jamais il ne serait permis d'insulter Cole de cette manière. Il n'avait même pas pensé une seule seconde que Cole pouvait être... frigide ou quel que soit le mot qu'on utilisait pour les hommes. La nuit qu'ils avaient passé ensemble en avait été une preuve suffisante. « Et je te demande pardon pour... mon sale caractère. Je sais que je ne suis pas facile à vivre. Pour ne rien arranger, je suis maladroit. J'ai aucun filtre, et je dis beaucoup de chose qui peuvent être mal interprétées, juste parce que – je sais pas. Je réfléchis pas avant de parler. J'essaie de bien faire Cole, mais... » Il secoua négativement la tête. « J'y arrive pas. »

Il avait eu la chance de tomber sur le compagnon parfait. James savait faire le tri dans le flot de bêtises qui s'échappaient de sa bouche. Par un étrange miracle que Lorcan ne s'expliquait pas, il l'avait accepté avec toutes ses tares. Il l'avait aimé tel qu'il était. Avec patience et compréhension, James parvenait à lui tenir tête, à le remettre à sa place sans pour autant le rabrouer ou le faire sentir misérable. C'était un équilibre merveilleux. Un miracle, qui ne pourrait pas se reproduire une seconde fois. « Je sais que je suis... un sacré morceau à subir. Je voudrais bien ne pas être trop pour toi. J'ai bien compris que tu voulais pas m'accuser de m’intéresser à toi que pour le sexe. J'ai seulement eu peur parce que c'est revenu si souvent sur le tapis depuis qu'on se connaît. Alors que je n'attends rien de toi depuis des mois à part... qu'on arrive à passer plus d'un quart d'heure ensemble sans que le moment soit ruiné par -S. » Avec défaitisme il ajouta sombrement. « Ou par ma propre stupidité. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 14 Avr 2016 - 11:29


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE




J'avais fui l'air lourd du restaurant pour me réfugier dehors. La nicotine et le rythme régulier de l'inspiration de fumée me permettant de trouver un point sur lequel me focaliser. Je fermais les yeux tout en m'appuyant sur le mur et en faisant le vide dans mon esprit. Quelques minutes pour moi et pour reprendre le contrôle.

Je savais cependant que je devais retourner à l'intérieur, même si l'envie de fuir était irrépressible, elle n'était pas la solution dans le cas présent. Aucun moyen d'éviter cette conversation un tant soit peu douloureuse si je ne voulais pas le blesser outre mesure, plus que je ne l'avais déjà fait en tous les cas. Je laissais donc le mégot finir sa vie dans le cendrier, prenait une dernière large inspiration avant de franchir les portes du restaurant pour le rejoindre à la table ou je l'avais laissé. Epuisé, je me laissais retomber dans ma chaise, les épaules et l'échine courbé par peur de ce qu'il allait advenir.

Je plissais les yeux dans sa direction alors qu'il prenait la parole pour s'excuser. Je n'avais nullement besoin d'excuse et mon regard entier trahissait ma façon de parler mais j'évitais de l'interrompre par peur de le voir prendre mal ce que j'allais lui dire une fois de plus, le prendre contre lui plutôt que comme cela été, juste une simple constatation.

Je n'étais pas certain d'apprécier son fil de discussion et j'avais bien l'impression qu'une fois de plus, il s'était mépris sur mes propos, je ne lui avais fait aucun reproche et je savais pertinement que si je n'avais pas ce don naturel pour mal comprendre les choses, peut être nous n'en serions pas là. Si je n'avais pas ce problème évident quand on en venait au sexe. Non, je n'avais rien contre ce que nous avions fait, j'étais seulement beaucoup moins sur de moi que lui sur le sujet. Et la panique me faisait avoir des réactions qui l'avait poussé à penser que je n'avais peur que d'une chose, qu'il ne soit avec moi pour le sexe. Et si je n'avais pas grande estime de moi, je n'allais pas mentir, je doutais que j'aurais pris la peine de rester ou lui proposer un rendez vous si je pensais cela de lui. Pour le moment, je ne pouvais me contenter que d'écouter même si l'envie de l'interrompre pour lui dire qu'il avait tort  se faisait violemment désiré. Je sentais le regret et la tristesse assombrir ses propos et c'était encore plus douloureux.

Peut être que ce n'était pas ce dont il avait besoin après avoir traversé tout ce qu'il avait traversé ... Peut être n'avait il pas besoin d'un type qui était irrémédiablement brisé et qui ne pouvait pas lui offrir le bonheur qu'il méritait. Peut être que je me leurrais en me disant que un jour j'aurais pu lui faire avoir autre chose qu'un éclat de douleurs. Le brun de ses yeux avaient des teintes un peu trop similaires à ce regard qui hantait mes rêves. Même si récemment le regard avait fini par prendre le visage de Lorcan. Déception, colère et tristesse.

Je passais une main sur ma nuque, et laissait un long soupir s'échapper de mes lèvres. Par moment tout cela devenait un peu trop omniprésent et j'avais l'impression de plonger dans la folie doucement.

- Je ne veux pas d'excuse, Lorcan. Je te l'ai dit, je t'accepte tel que tu es. Personne n'est parfait et moi le premier. Le ton de ma voix était ferme, et n'impliquait pas vraiment l'ouverture à discussion. Non, je ne le blâmais pas et il devait le savoir, quitte à me répéter. - Le truc c'est que tu ne devrais pas te sentir obliger d'être quelqu'un d'autre pour moi ... Ce n'est pas quelqu'un d'autre qui m'a plu, c'est toi. Je savais dès le soir de Noel que tu étais prompt à t'enflammer. Une profonde inspiration parce que parler à coeur ouvert c'était pas vraiment l'exercice que je préférais. - La question n'est pas est-ce que tu es trop pour moi ? Mais est-ce que ce que je ne suis n'est pas trop pour toi ? J'ai conscience de qui je suis, je viens de passer trois jours enfermé dans ma chambre, je ne me fais aucune illusion. Alors ce n'est pas que je ne désire pas te parler ou passer du bon temps avec toi ... Mon cerveau a juste tendance à trop cogiter et à prendre peur bien plus facilement que le tien. Je sais que tu as compris ou je voulais en venir maintenant, mais n'en reste pas le fait que je t'ai blessé en premier lieu. Je secouais légèrement la tête avec moi même avant de poursuivre sur ma lancée. - Je ne peux pas te promettre que je serais l'homme idéal, que tout ce que nous vivrons sera en permanence heureux, mais je sais que je te veux dans ma vie, reste à décider si toi tu me veux dans la tienne malgré ce que je suis .... Je ne te blâmerais pas si c'était trop pour toi, tu sais ... Tu m'as déjà offert bien plus d'attention que quiconque d'autres auparavant. Je lui offrais un sourire sincère même si léger, voulant lui montrer mon honnêteté. - Mais si tu dis oui, je pense que tu devras ne pas hésiter à me dire quand ce que je fais pourrait te blesser avant que cela ne te blesse réellement. Parce que si je t'ai dit cela, ce n'est pas par quête d'assurance, de justification, de reproches ou d'excuse, non ... C'est juste que si cela ne m'a jamais gêné de blesser quelqu'un avant parce que je m'exprimais mal, avec toi c'est différent.

Je laissais ma poitrine s'affaissait alors que tout l'air quittait mes poumons, épuisé d'avoir du autant parler mais remerciant cette pause cigarette pour me donner le calme et l'assurance nécessaire pour le faire.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 14 Avr 2016 - 20:22


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan avait relevé le nez. Attentivement, il écoutait Cole. C'était bon de l'entendre dire qu'il l'acceptait tel qu'il était. Le jeune homme était abattu. Fatigué et vraiment plus en état de se battre. Dans le fond, il craignait un peu que Cole n'accepte trop de lui, au risque d'en souffrir. C'était une crainte qu'il ne se sentait pas d'évoquer à haute voix. Pas maintenant. Plus tard, peut-être. Il avait tant de choses à lui dire. De plus, pour une fois – et comme c'était rare – Cole parlait de lui. Malgré son état d'il y a encore quelques heures, il prouvait qu'il était lucide. Parfaitement conscient d'avoir passé trois jours enfermé et entièrement seul.

Puis Lorcan capta son sourire, sans le lui rendre immédiatement. Tout pendu à ses lèvres qu'il était. Il le laissa finir, et il pouvait quasiment voir cet air désemparé sur son visage. Comme s'il s'étonnait lui-même d'avoir tant parlé. Il esquissa un fin sourire, se pencha sur la table sur laquelle il posa ses mains jointes. « Déjà, je sais que tu ne me demande pas d'excuses. C'est juste ma façon d'être. J'ai besoin de faire la paix officiellement. Même si y a pas eu de guerre ! T'étais tellement mal, et c'était quand même un peu à cause de moi. » Il plissa les lèvres, un peu penaud. « J'aime pas ça. Ptêtre que ça fait du bien qu'à moi de demander pardon, mais faut croire que c'est une vieille habitude... » Au même titre que toutes les fois où il avait supplié James de lui pardonner ses frasques plus ou moins importantes. Tenté de lui arnaquer un baiser de la paix ou un câlin éclair quand il cédait à ses yeux de chiot battu. Ça ne marchait pas toujours. Pas pour les choses importantes. L'habitude était néanmoins restée ancrée profondément en lui. « Et je sais aussi qu'on ne sera pas tout le temps heureux. Ça sera pas toujours de ta faute. Je suis pas parfait et je te ferai certainement du mal moi aussi, même si j'en ai vraiment pas envie... » Il avait baissé les yeux. Comme un gosse pris la main dans le paquet dans le bonbon. « Je suppose qu'on peut pas toujours se comprendre au premier regard. Et qu'il va nous falloir un paquet de temps pour trouver notre équilibre entre moi le tout feu tout flamme et toi le petit hérisson craintif. » Ciel, il avait encore fait une métaphore. « Et je critique pas les hérissons. J'adore les hérissons. On en a toute une famille dans le jardin, et ils sont supers mignons, alors si tu veux savoir c'est un très gros compliment que je te fais là. »

Il marqua une courte pause, le temps de réunir ses mots et ses pensées. De s'assurer qu'il n'avait rien dit de mal aussi. « Ce que je veux dire, c'est que ça sera pas facile. J'ai cru comprendre ça entre -S et ton côté hérisson. Mais... on a le temps. C'est pas parce que tu te roules en boule et que tu fais la boule de piques que je vais te laisser filer. Après tout, toi tu me laisses pas filer, même si y a toute une secte de bourreaux d'enfants qui a voulu nous séparer. » Et dieu qu'il mettait la barre haut en affrontant tout ça pour ses beaux yeux. « Je crois que... tu risques de me blesser encore. Et moi de te blesser aussi. Que c'est comme ça et que c'est pas grave. Le temps qu'on s'apprivoise un peu. Mais je te promets de tout faire pour que ça arrive le moins possible, et de te parler plus. Sauf que tu dois me promettre de faire pareil aussi, parce que sinon c'est pas équitable ! »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 14 Avr 2016 - 22:30


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LORCAN & COLE




Je ne savais pas vraiment ce que j'attendais de ce monologue sous lequel je l'avais noyé mais je savais aussi que je devais le laisser s'exprimer sans tenter de me replier sur moi même comme il m'était si facile de le faire en temps habituel. Je me contentais donc de laisser mes doigts aggripaient le formica de la table, et pianotait une lente cadence alors qu'il venait de prendre la parole.

Je tentais d'écoutais attentivement tout ce qu'il me disait, prenant en compte ce qu'il ressentait pour éviter de nouveau de le blesser même si je ne pouvais empêcher le noeuf d'angoisse quand il évoquait une habitude. Je m'abstenais néanmoins de montrer quoi que ce soit sur mon visage car je devinais qu'il n'avait pas fini de parler. Même si tout ce qu'il disait n'avait pas forcément de sens, surtout quand il commençait à me parler d'hérisson. Je n'étais pas certain de comprendre la comparaison mais je l'acceptais gracieusement quand je le voyais s'empresser de se justifier. C'était désastreux qu'il se sente à ce point obligé de se justifier, m'étais je montrer si susceptible à ses propos ? Je n'en avais pas la moindre idée, pas assez de recul sur moi même pour avoir la réponse.

Je savais que j'étais soulagé en tous les cas, l'entendre dire qu'il n'avait pas l'intention de se laisser décourager même si son visage ne transpirait pas le bonheur et la joie comme précédemment. Je ne savais honnêtement pas cependant quoi dire ou faire pour l'aider à retrouver ce sourire qui me plaisait tant. Mes dents s'enfonçant dans la chair intérieur de ma joue quand il m'annonçait le risque qu'il soit encore blessé par mes propos. Je n'étais pas vraiment friand de l'idée, bien au contraire. Je ne me souciais pas vraiment de l'inverse. Et qui plus est je n'étais pas vraiment à l'aise pour m'exprimer correctement, on venait de le prouver assez sévèrement avec nos échanges chaotiques. Je passais une main sur ma nuque et laissait mon regard glissait sur la table, l'inspectant en détail même si cela n'avait aucun intérêt réel.

- Je peux faire l'effort ... Je laissais une de mes épaules se lever dans un geste désinvolte même si je n'étais pas certain de réellement pouvoir le mettre en pratique. Il devait néanmoins comprendre la différence majeure entre nous, et ce qui pesait sur mes épaules sans qu'il n'en soit vraiment responsable pour être honnête.

- Mais tu sais, je veux vraiment te rendre heureux ... Je ... Ma gorge se serrait et je retombais dans mes vieux travers. - Tu sais pour être tout à fait honnête, cette relation n'est pas vraiment équitable d'entrée de jeu ... Je relevais la tête pour lui offrir un bref sourire pour ne pas qu'il se méprenne, ou pense que je l'accusais. - Je te l'ai dit tu es la première personne dans ma vie ... Je ne sais pas ce que je fais et tu n'as pas vraiment de compétition. Tu pourrais râler à longueur de temps que je trouverais quand même que c'est la meilleure relation que j'ai eu, puisque c'est la première. Et si j'étais si nerveux de lui dire cela, c'était peut être parce que je savais qu'il était loin d'être stupide et que ce n'était pas tant mon manque d'expérience qui me chagrinait mais plutôt le fantôme qui vivait dans son quotidien, et a qui j'étais sur, je ne faisais pas face avec brio. J'étais sur que je faisais un bien piètre prétendant après un homme qu'il avait aimé suffisamment pour fonder une famille ensemble.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 15 Avr 2016 - 10:52


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Je peux faire l'effort ... » Le visage de Lorcan s'éclaira d'un petit sourire ravi... pour se désagréger en une moue perplexe à ses paroles suivantes. Évidemment cette relation n'avait rien d'équitable à la base. Cole n'avait pas idée à quel point. Si seulement il savait... Au lieu de ça, il lui souriait. « Je te l'ai dit tu es la première personne dans ma vie ... Je ne sais pas ce que je fais et tu n'as pas vraiment de compétition. Tu pourrais râler à longueur de temps que je trouverais quand même que c'est la meilleure relation que j'ai eu, puisque c'est la première. »

La première. C'était difficile à croire. Enfin non. Pas à croire. Lorcan croyait Cole. Pas un instant il ne le croyait capable de lui mentir. Il savait qu'il ne lui disait pas tout. Ils avaient des secrets l'un pour l'autre. Lorcan connaissait on ne peut mieux le sien. Celui de Cole... il estimait qu'il n'avait pas à poser la question. Qu'il lui ferait part de son passé. De cette personne qu'il avait perdu. Qui était-elle ? Comment l'avait-il perdu et que représentait-elle aujourd'hui encore à ses yeux ? « C'est flatteur tu sais, d'être la première personne que tu veux avoir dans ta vie. Intimidant aussi. Et peut-être bien que c'est pas un mal que j'ai pas de concurrence vu le nombre de handicaps que j'ai au départ. » Par réflexe, il effleura son alliance du bout des doigts. Puis il y posa pensivement les yeux durant de longues secondes. Soupira légèrement, et redressa ses prunelles ambrées dans celles encourageantes de Cole. « Je sais que tu regardes pas beaucoup la télé mais tu vois tous les films qui disent que l'amour est une force, qu'elle transcende les distances et même la mort ? Ils ont raison. Dans mon cas en tout cas. » Il supposait que toutes les personnes veuves subissaient le même clavaire. A des degrés différents sans doute. « Quand je l'ai épousé, ça n'a pas été jusqu'à ce que la mort nous sépare. Je n'ai pas retiré mon alliance parce que... Je n'ai pas quitté mon mari. Il ne m'avait pas trompé et je n'avais pas non plus cessé de l'aimer. Il a été assassiné et mes sentiments n'ont pas cessé d'exister juste parce qu'il n'était plus là pour les recevoir. »

Sa voix s'était éteinte. Ses notes tristes et mélancoliques, presque lointaines. Lorcan haussa légèrement les épaules pour se redonner un peu de consistance. « Est-ce que ça veut dire que je suis incapable d'aimer quelqu'un d'autre ? Qu'à 26 ans, je vais devoir passer le reste de ma vie seul ? » Il secoua la tête. Il n'en savait rien. Il avait été attiré par Cole par son physique. Aujourd'hui, il réalisait combien en dehors de cette enveloppe, il n'était en rien comme son époux. Ça ne le rebutait pas. Malgré tout, Lorcan se surprenait à vouloir le connaître davantage. A désirer sa présence et son contact. « Tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours envie de te voir. Que quand tu n'es pas là, je regarde mon téléphone et que j'ai envie de t'appeler, ou de t'envoyer un message juste pour que tu m'en renvoie un et que je puisse être un peu avec toi comme ça. » Même à lui, ça semblait un tout petit peu pathético-romantique sur les bords. Il eut un sourire, un peu embarrassé d'avouer ça à Cole, avant de retrouver le sérieux que cette conversation demandait. « Je ne peux pas te promettre que mon passé ne sera pas un obstacle entre nous. J'ai peur de te faire souffrir et je sais que si je te fais souffrir, ça sera à cause de ça. Et je sais que c'est égoïste et inéquitable... mais j'ai tout de même envie d'essayer. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Sam 16 Avr 2016 - 16:46


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LORCAN & COLE




Mon nez se plissait dans une moue perplexe alors qu'il évoquait ses handicaps. Je le pensais bien mieux loti que moi. Certes, il avait tendance à s'emporter mais ce n'était qu'un défaut très basiquement humain. Peut être parlait il de ses responsabilités vis à vis de ses enfants, mais j'en doutais puisque je lui avais dit ne pas être gêné par le fait qu'il en avait ou peut être ... Mon regard glissa sur son doigt qui jouait avec son alliance. Oui, peut être que l'handicap était bien autre mais celui ci, je n'avais pas mon mot à dire dessus.

Je ne pouvais que l'écoutait et c'était ce que je faisais alors qu'il évoquait son amour pour son mari disparu. Et si je pouvais respecter et admirer la force de ses sentiments, cela aurait été mentir que de ne pas avouer qu'il me terrifiait tout autant. Il ne fallait pas être bien au fait des choses pour savoir que l'amour qu'il lui portait était une force de la nature avec laquelle il me serait bien difficile de réaliser. Et je réalisais que ce n'était peut être pas si grave. Avoir son affection à défaut de son amour dévoué, c'était déjà un bon commencement. Je n'avais aucun droit d'exiger plus. Je n'étais même pas certain dans un premier temps de mériter cette chance avec lui. Je laissais mes dents jouaient nerveusement avec ma lèvre inférieure alors qu'il continuait sur sa lancée, incertain de devoir parler, ou exposer mon opinion. Une certaine note de satisfaction mélangé à l'appréhension. Alors oui, je pourrais l'accuser de vouloir tuer sa solitude pesante à mes côtés, et peut être que j'avais ce petit quelque chose qui de façon abstraite lui rappelait suffisament l'homme qu'il avait perdu pour attirer son attention mais même moi je savais que de dire cela à haute voix n'apporterait rien de bon et je n'aurais même pas le droit à ce qui pouvait rester comme parcelle, même infime dans son coeur.

- Je ne te blâmais pas de l'aimer, encore maintenant ... Je relevais les yeux vers lui, lui offrant un sourire prudent à l'amorce de ma conversation. - Je savais depuis notre première discussion qu'il avait sa place dans ta vie, et qu'il l'aurait toujours.

Non, la véritable question n'était pas là. Mais il était encore bien trop tôt dans cette relation branlante pour la poser à haute voix. Seras tu un jour capable de m'aimer moi aussi ? Pas de façon tiède et discrète, pas comme un ami mais comme plus. C'était surement méprisable de ma part, et je savais que je n'avais pas non plus envie qu'il l'oublie. Il avait construit une vie avec ce fantôme. Je m'interrogeais juste de savoir si peut être, un jour, il pourrait m'aimer avec la même force ou si je ne serais jamais que celui qui avait pris la place d'un autre, une place qui n'était pas la sienne. Je finissais par rompre l'embargo que j'avais moi même instaurer lors de ma presque crise de panique, en posant ma main sur la sienne.

- Je sais juste que j'ai envie de te voir et j'aime que tu m'appelle ou m'envoie des messages ... Même si je l'avoue, je ne regarde plus franchement mon portable du même oeil depuis quelques temps ...
Je laissais une petite grimace maladroite se glisser sur mes traits mais ne laissait pas le temps à aucun de nous deux de nous appesantir. - Peut être que tu me feras souffrir, mais j'ai connu bien pire dans ma vie que de n'avoir qu'une seconde place dans ton coeur. Pour être honnête, ce sera déjà beaucoup si j'arrive à obtenir cette place. Je laissais un petit rire rouillé s'échapper de mes lèvres. - Non, techniquement, je me contenterais de la quatrième place si j'arrive à l'obtenir ... Tu as eu une vie avant moi, et je ne serais peut être pas à la hauteur de ton époux, mais si tu me laisses une chance, peut être que je sais pas ... Je pourrais arriver à te faire sourire moi aussi.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Sam 16 Avr 2016 - 22:29


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Contre tout attente, Cole semblait avoir retrouvé un semblant de sérénité à ses côtés. Le sujet de conversation n'était pas le plus évident. Lorcan sentait l'émotion le prendre si souvent à la gorge lorsqu'il se remémorait le souvenir de son époux. Cette fois-ci cependant, il y repensait avec une douce mélancolie. La tristesse de son absence mêlée aux souvenirs baignés du bonheur que lui évoquait leur vie à deux. De questions aussi. Toutes liées à l'arrivée de Cole dans cette vie qu'il avait déjà peinte de solitude pour les décennies à venir.

Et puis Cole évoqua son cœur comme une course à la première place. La quatrième place. L'idée lui arracha un petit rire étouffé. « Mon dieu, si les garçons entendait ça ! » gloussa t-il avec amusement. « Surtout ne quantifie jamais mon amour devant eux. Ja-mais ! Ils me serineraient des heures pour savoir lequel à la première place ! » Cela dit, il comprenait. Avec affection, Lorcan caressa les doigts de Cole des siens, reconnaissant muettement que derrière cette image maladroite, il lui signifiait une fois de plus qu'il acceptait sa vie de famille.

« Tu as eu une vie avant moi, et je ne serais peut être pas à la hauteur de ton époux, mais si tu me laisses une chance, peut être que je sais pas ... Je pourrais arriver à te faire sourire moi aussi. »

Ses lèvres closes s'ourlèrent en un sourire timide. Lorcan ancra son regard dans le sien. Quelques secondes, il savoura uniquement sa présence. Le silence, qui s'était établi entre eux malgré le brouhaha ambiant du restaurant de l'hôtel. Au bout d'un moment, il déclara simplement. « Tu y arrives déjà. » Puis il serra légèrement sa main dans la sienne et se leva de table. « Viens. »

Mais dans la main, ils traversèrent la salle. L'heure d'aller chercher les enfants à l'école approchait et le jeune homme tenait à faire une toute dernière chose avant de le laisser filer. Il le guida jusque dans le hall du motel, puis les fit tous les deux sortir par la double porte vitrée de l'entrée. Dehors, le froid de l'hiver laissait peu à peu place à l'arrivée du printemps. On y était pas encore, mais quelques rayons de soleil échauffaient agréablement sa peau et faisaient pétiller ses yeux du nuances fauves. Sans lâcher sa main, Lorcan tourna les talons pour faire face à Cole. « Je vais devoir y aller. » dit-il à regret. « Nate est un espèce d'intello qui adore aller à l'école. Mais je dois impérativement venir le chercher en avance, parce qu'il panique si il me voit pas à la sortie de l'école dès qu'il met le pied dans la cour. » Trente secondes d'avance suffisaient. Le tout, c'était d'être là avant que le monstre ne se mette à le chercher du regard du tous les côtés. « J'suis persuadé qu'en vrai, il est pas si trouillard que ça. Sérieusement, j'ai jamais fait mine de l'abandonner, et je l'ai jamais perdu dans les magasins. Peut-être que une fois, quand il était petit, j'ai failli démarrer en le laissant dans son couffin – à côté de la voiture, mais il était carrément trop petit pour s'en souvenir ! Enfin, tout ça pour dire que... je dois vraiment y aller ? » Il n'en avait pas vraiment envie. Si la journée avait mal commencée, Lorcan se satisfaisait d'achever leur rencontre sur une note plus douce. Et il y avait leur rendez-vous. « Promets moi de prendre soin de toi. » demanda t-il, parce qu'il avait vu les tubes de médicaments. Il espérait que l'anxiété ne saisirait pas Cole à nouveau. Pas aussi violemment. Et que peut-être, cette fois, il oserait l'appeler plutôt que de rester seul. La perspective d'une intoxication médicamenteuse lui donnait des sueurs froides, mais le jeune homme voulait croire et faire entièrement confiance à Cole sur ce point. « Et de m'appeler quand tu seras prêt. Promis juré cette fois, pas de lapin ! Je tiens trop à savoir ce que Google t'as refourgué comme idée de rencard. » le taquina t-il avec affection et sans se départir de cette proximité qu'il ne voulait plus quitter, même s'il le faudrait bien.
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 17 Avr 2016 - 12:39


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE




C'était un début qui avait la douceur du sourire qu'il m'offrait et que je lui rendais sans élan de timidité. Aucun de nous deux ne pouvaient savoir ce qui nous attendait par la suite mais il était certain que j'avais envie de pouvoir le découvrir à ses côtés. Plus besoin de tenter de recomposer un passé oublié, il me fallait construire un avenir inoubliable.

J'acceptais donc avec grâce la paume de sa main épousant la mienne alors qu'il nous guidait vers la porte vitrée menant vers la sortie. Le monde extérieur ne semblait plus si terrifiant quand j'avais l'occasion de pouvoir avoir sa compagnie. Et l'air frais caressant ma peau, me laissait reprendre pieds avec une réalité dont je m'étais déconnecté bien trop souvent par peur ou par lâcheté. La chaleur de son regard rencontrant le mien, et m'offrant cette sensation toute particulière au creux de ma poitrine. Inexplicable, inexpliqué. Elle n'en demeurait pas moins présente. Oubliant le chaos, les erreurs, le désordre, je me noyais sans le moindre regret au sein du caramel sucré de son iris.

Une pointe de regret. Il devait partir.

Mais je savais qu'il avait des enfants, et ce que cela impliquait. Peut être que je n'aurais pas loisir de le voir si souvent que cela mais nous avions prévu de nous revoir et c'était déjà beaucoup. Je lui offrais un petit signe de tête pour lui dire que je comprenais les raisons de son départ. M'amusant légèrement de ses anecdotes à propos de son fils. Ce dernier avait l'air d'un enfant un peu malicieux et espiègle qui faisait tourné son père en bourrique. Je réprimais un vague, il te ressemble tellement. Parce que d'une part, cela pourrait être mal interprété et d'un autre côté qui etais je vraiment pour juger de cela ? D'ailleurs pourquoi cette pensée avait effleuré mon cerveau. Un court froncement de sourcil et je laissais un pli plus sérieux ornait les coins de ma bouche.

- Seulement si tu me promets de faire de même. Parce que j'étais peut être celui qui avait été terrassé si facilement mais il n'en demeurait pas moins que les épreuves qu'ils traversaient ne devait pas être des plus simples, surtout après ce qui était arrivé à son enfant. Moi même cela me révulsait. Mais ne nous appesantissons pas dans des moments trop funestes et je lui étais gré de détendre l'atmosphère même si c'était au prix d'une blague à mes dépends, laissant mes oreilles se couvrirent de nouveau de rouge, la honte gagnant un peu ma conscience. Il devait trouvé tout cela tellement pitoyable. Etre incapable d'organiser un rendez vous sans relier sur l'aide d'un navigateur internet pour cause de non expérience.

- J'ai un peu de travail en retard, et une éditrice au bord de la crise de nerfs mais promis, je t'appelle rapidement ...
Je lui offrais un sourire timide avant de me pencher et déposer un rapide baiser chaste sur sa joue avant de le laisser, filer vers sa voiture. Le surveillant du regard alors qu'il rentrait dans celle ci, et me laissant encore le loisir de suivre sa trace jusqu'à ce que la voiture disparaisse de ma vue. Un sourire avec une pointe de regret sur le visage. Je finissais par tourner les talons pour remonter jusqu'à ma chambre.
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Connor J. Malone
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 13 Juin 2016 - 18:55

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Elizabeth K. Ashe
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 2 Aoû 2016 - 15:32

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors

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ஐ They wanna break me and wash away my colors
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