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 ஐ They wanna break me and wash away my colors

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 28 Mar 2016 - 17:15


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Mon sourire s'élargissait alors qu'il acceptait mon offre, acceptant avec bonne grâce la plaisanterie à mon insu et ce n'était que lorsque je me rendais compte qu'aller manger impliquer de sortir de la chambre qu'un petit frisson désagréable couru le long de mon échine. Je ne pouvais pas faire marche arrière alors que j'avais été le premier à suggérer l'idée mais je ne pouvais empêcher mon coeur de battre un rythme affolant dans ma poitrine à la perspective de m'exposer de cette manière aux yeux de cette menace invisible qui trônait au dessus de nos têtes. Peut être aurais je du lui proposer un paquet de chips achetait au supermarché du coin. Le mal était fait ceci dit, et je ne pouvais que me rendre à la guillotine la tête haute.

Pour me donner du courage, j'avais entremêlé mes doigts au sien le long du chemin et ne rompait l'action que lorsque nous prenions place à la table. Arborant une légère grimace, je murmurais rapidement embarrassé - Non pas tout le temps. Pas quand je n'étais pas d'humeur à voir du monde, ou quand j'oubliais l'acte de me nourrir perdu dans un délire fiévreux de création. Je commandais à mon tour, la même chose que lui à l'exception de la bière que je troquais par un jus de carotte. L'alcool ne faisait guère bon ménage avec mon traitement quotidien.

L'embarras me gagnait un peu mais j'étais d'accord avec lui pour que nous oublions ses moments peu glorieux et passions à autre chose. Je devais admettre que le voir mettre ce qu'il avait enduré avec moi sur le même plan que de devoir juste l'escorter chez lui, bien magnanime mais j'en étais plein de gratitude. Je l'observais avec un sourire alors que le sujet passait sur un ton plus léger, et ne pouvait cacher un rire estomaqué quand il assumait mes finances. Je passais une main sur ma nuque, et baissait le regard bien gêné. La chaleur envahissant la pointe de mes oreilles me confirmant avec une certaine horreur que le rouge avait du les gagner.

- Non pas une star ... J'enfonçais mes dents dans ma lèvre inférieure et prenait mon courage à demain pour affronter l'ambre curieuse qui me faisait face. Je n'aimais pas vraiment parlé de moi, mais je me doutais que c'était en soit une obligation si nous voulions apprendre à nous connaître et nous rapprocher. Je me laissais aussi à l'impulsion de poser ma main sur la sienne dans un geste rassurant et de compréhension alors qu'il évoquait ce qui avait pu se passer la dernière fois où nous avions tenté de faire cela.

- Je ne sais pas si ils valent la lecture mais ils me permettent de vivre et de voyager ... Et peut être que je diminuais un peu l'impact et l'accueil qu'avait eu mes oeuvres mais je n'avais pas vraiment envie de me vanter de cela alors qu'ils étaient juste l'évacuation d'une frustration me rongeant depuis mon réveil. - Ce ne sont pas des livres très drôles ... Juste l'histoire d'un homme seul qui a tout perdu. Je laissais mes yeux glissaient le long de la salle dans une pause un peu perdu. - Je pense que ce troisième livre sera le dernier, il est peut être temps pour moi de lui faire achever sa quête. Lui faire trouver la paix qu'il mérite. Je reposais mes yeux sur Lorcan, et espérait en redoutant qu'il n'en lise trop dans mon regard et prenne peur. C'était fort, violent ce qui me poussait vers lui. Quasi inexplicable. Et pourtant c'était bien encré même si inavouable pour l'instant. Je m'interrompais et remerciait le ciel de voir la serveuse revenir avec nos commandes.

Je profitais de l'interruption pour changer le sujet, tout en lui adressant un court sourire. - Pourquoi la médecine ? Est-ce que c'était juste par esprit de contradiction ou une réelle vocation ? J'aimerais savoir qui tu es Lorcan ... Et je fronçais les sourcils me rendant compte qu'avec tout cela, je ne connaissais même pas son nom de famille encore. Une moue embarrassé se peignait sur mes traits. - Et je suppose que commencer par te demander ton nom serait un bon commencement.


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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 30 Mar 2016 - 15:25


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan était aux anges. Sans rien dire, Cole avait glissé ses doigts dans les siens, répondait à ses questions et riait à ses suppositions de célébrité et de fortune. Avec plaisir, il accueillit sa main sur la sienne, entrelaçant leur doigts de nouveaux.

« Je ne sais pas si ils valent la lecture mais ils me permettent de vivre et de voyager… » admit modestement Cole. « Ce ne sont pas des livres très drôles ... Juste l'histoire d'un homme seul qui a tout perdu. » Lorcan acquiesça d'un « Hm-hm. » distrait. Cette phrase en appelait une autre, plus personnelle, que Cole lui avait soufflé le soir de Noël.

J'ai perdu quelqu'un aussi. Et quand je l'ai perdu, j'ai perdu ma vie.

Lui aussi avait tout perdu. Comme son héros. Se pouvait-il que le thriller qu'il écrivait retrace une part de sa propre histoire ? Lorcan n'y connaissait rien en littérature alors il n'en savait rien. Par contre, il voyait bien le regard de Cole lui échapper pour arpenter la salle. Le jeune homme n'insista pas. Il le laissa réfléchir à ce qu'il souhaitait dévoiler et garder pour lui en observant simplement les plats des autres tables qui passaient en lui mettant l'eau à la bouche.

Puis Cole revint à lui. « Je pense que ce troisième livre sera le dernier, il est peut être temps pour moi de lui faire achever sa quête. Lui faire trouver la paix qu'il mérite. » Son regard intense posé sur lui. Comme s'il en avait trop dit et attendait le verdict. « Une trilogie, déjà. » nota simplement Lorcan, admiratif. Il se poussa pour laisser la serveuse déposer son assiette, la remercia et piocha dans ses frites de sa main libre. « T'es 'achement p'oductif. » Il avala un grosse bouchée, et s'excusa dans un petit rire. « Pardon. » Du pouce, il caressa le dos de sa main, laissa le sourire de Cole lui répondre et sa question traverser son esprit.

Pourquoi avoir choisi la médecine. C'était LA question que son gros têtu de père lui avait posé un million de fois. Lorcan haussa les épaules négligemment. Il relâcha sa main pour avaler une gorgée de bière avant de retourner à ses frites. « J'imagine que j'étais juste pas fait pour le droit. Ça m’intéressait pas. Être avocat, c'est le truc de mon père, pas le mien. » Et dieu que cette information avait mis du temps à rentrer dans la caboche de Blythe senior. « C'était une évidence. J'ai tout de suite trouvé ma voie. Ce que je voulais dans la vie. Pas seulement professionnellement. C'était comme si... » Il releva le nez de son assiette, se cala dos dans le dossier de sa chaise en réflexion. « Comme si ma vie était sur un rail. Pas un mauvais rail monotone. Juste que – je savais ce que je voulais et je l'avais. Ça a pas toujours été facile. J'veux dire, l'homosexualité en Idaho, c'est pas encore bien vu par tout le monde. Alors l'homoparentalité, j'te raconte pas le nombre de ''tarlouze'' et autre joyeuseté que j'ai essuyé ! » Il s'envoya une nouvelle frite bien trempée dans la mayonnaise, mâchouillant avec entrain. « Je m'en foutais Je m'en fous toujours, et je me suis pas encore fait casser la gueule. J'croise les doigts. » Il ne faisait rien pour l'éviter cela dit. Mais ne le provoquait pas non plus en esquivant judicieusement les bars bourrés de testostérones et de types vaguement homophobes qui se sentaient un peu trop le besoin d'affirmer leur virilité pour le bien de sa santé. Il connaissait par cœur la ville, ses habitants, était accepté à peu près partout. Son assurance naturelle avait pesée dans la balance. « Je crois que ce qui m'ennuierait, c'est que les enfants en souffrent. Jusque là, tout va plutôt bien, enfin de ce côté là en tout cas. »

Il balaya le sujet -S de sa tête et de la conversation, préférant revenir à quelque chose de plus joyeux. « Quant à mon métier, je sais pas... j'ai toujours trouvé ça fascinant de pouvoir réparer le corps humain, les gens en général, et de les accompagner tout au long de leur guérison. » Tous ne guérissaient pas, mais c'était égal. L'accompagnement était le même pour chacun. Préserver les patients, leur confiance en eux et leur dignité, parfois jusque dans la mort, faisait parti de son métier. « Et sans être un espèce de hippie et d'me mettre à chanter coumbaya, j'ai toujours aimé me dire que c'était une belle chose de vivre sa vie en consacrant un peu de son temps aux autres. » Sa toute dernière question lui revient en tête subitement. Lorcan fronça les sourcils en réalisant que Cole ne connaissait même pas son nom de famille. « Ah, et je m'appelle Blythe. Lorcan Blythe. Le nom de famille américain, c'est mon père. Et le prénom irlandais, c'est ma mère. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 31 Mar 2016 - 13:52


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LORCAN & COLE



J'étais sincère dans ma démarche d'en apprendre plus sur lui, et c'était la raison pour laquelle j'avais mon attention fixé sur lui alors qu'il commençait à me parler de sa décision, son quotidien aussi. Une parenthèse sur une vie qui avait tout de planifié. Je supposais que cet homme qu'il avait perdu n'y était pas pour rien quand le sujet de sa sexualité, sa famille se mêlerent à la conversation.

Bien des questions se bousculaient mais je n'avais pas vraiment le courage de les poser, bien trop intimidé par les réponses possibles que je pourrais avoir de sa part. Mais si j'acceptais de m'ouvrir à une potentielle relation avec lui, je devais apprendre à accepter ce fantôme qui serait toujours présent dans notre histoire.

Chaque chose en son temps, cependant et je ne l'interrompais pas, le laissant poursuivre sur sa lancée, et délaissant mon repas.

Mais bien évidemment, un doute se forgea le chemin dans mon esprit en l'entendant parler de ses réelles motivations. Je tentais de ne pas lui laisser la bride, mais il faisait parti de qui j'étais. Une peur qui pourrait être tout à fait plausible après tout. Il aimait réparer ses malades, et je n'étais pas au point de me mentir pour ne pas savoir combien j'étais brisé. Etait ce la raison pour laquelle, il continuait à s'obstiner avec moi, malgré nos nombreux ratés. Etait ce sa vocation à aider le monde et rien d'autre. Une conscience et une empathie qui était intrinsèquement une pierre de son édifice. J'enfonçais mes dents dans ma lèvre inférieure, laissant ma fourchette jouait avec les frites.

Mes yeux baissaient fermement sur mon assiette, je l'écoutais conclure en me donnant son nom et m'expliquer les origines de celui ci. Et si ce prénom m'avait profondément perturbé, j'étais bien trop préoccupé par la pensée terrifiante qui avait pris naissance pour laisser cette sensation inconfortable la submergé. Plus que jamais je savais que j'avais de nombreux progrès à faire pour pouvoir être apte à donner ma part de contribution à ce qui se passerait entre nous. Léger soupir courant le long de ma lèvre inférieure, je savais la chose que je devais faire, ce n'en était pas moins terrifiant. Je devais lui prouver que j'étais néanmoins apte à affronter mes peurs. Que je n'étais pas totalement brisé, qu'il restait un espoir et peut être même lui inspirer autre chose qu'une pitié bienveillante à mon égard. Je devais affronter mes doutes, droit dans les yeux et y réagir en conséquences au lieu de tout laisser moisir à l'intérieur de moi pour finir par exploser de manière inapproprié et dévastatrice.

- Est-ce que ... Ma gorge bien trop asséché, m'empêchait de continuer et je prenais une gorgée du jus de carottes trônant sur la table pour m'hydrater avant de reprendre, sentant une chaleur bien distincte empourprant le haut de mes oreilles. - Ton métier est une véritable vocation, et je me doute que cela impacte forcément ton caractère. Mes yeux se relevaient ne faisant pas preuve de leurs peur habituel à affronter l'ambre. Il n'en était pas moins que c'était d'un ton peiné que je déglutissais la suite de mon interrogation. - Est-ce que c'est pour ca que tu désires me voir ? Parce que tu es fasciné par la manière dont tu pourrais me réparer ... Et c'était douloureux l'anticipation de sa réponse car ce n'était pas une accusation, non c'était la terreur de n'être pas plus intéressant au delà de cette vérité. Et il ne savait même pas toute mon histoire ... L’hôpital brièvement mais l'intégralité de mon histoire ou plutôt mon manque d'histoire, non. Il n'avait aucune idée de combien j'étais incomplet et le peu qu'il avait vu, lui avait peut être déjà inspiré un peu trop de pitié à mon goût. Et ma tendance à me réfugier derrière des barricades étaient bel et bien tentante mais je savais que je ne devais pas le faire, et je préférais savoir la vérité plutôt que de me leurrer dans une relation qui n'aurait jamais rien d'équitable.

Mes doigts se crispaient sur la nappe de papier recouvrant la table, alors que je finissais par laisser mon regard se posait sur la nourriture qui n'avait pas été une grande tentation à mon estomac encore bien trop secoué par les nausées que j'avais subi depuis deux jours. Une part de moi savait que je devais pourtant me nourrir, si je ne voulais pas lui donner encore plus de raison de me trouver pathétique.

- C'est tout à ton honneur si c'est le cas mais ... Honnêteté, franchise. Je prenais conscience que la communication était très importante pour ne pas qu'il se méprenne sur moi. - Mais je ne suis pas sur que c'est que j'attends de ... ce qui pourrait advenir de nous.


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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 1 Avr 2016 - 19:53


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Cole soupirait. Lorcan fronça les sourcils, désorienté. Il mâchouilla un nouvelle frite dans l'attente de sa réponse, indécis sur ce qu'il avait dit et qui l'avait visiblement troublé. « Est-ce que... » Fidèle à lui-même, Cole se coupa, le temps de reprendre ses esprits, ou de se faire à l'inconfort soudain qui le saisissait, Lorcan ne savait pas. « Ton métier est une véritable vocation, et je me doute que cela impacte forcément ton caractère. » commença t-il difficilement, comme si les mots étaient coincés dans sa gorge. « Est-ce que c'est pour ca que tu désires me voir ? Parce que tu es fasciné par la manière dont tu pourrais me réparer... »

Lorcan souffla un « Quoi ? » estomaqué. Son regard tomba sur ses jointures blanchies, crispées sur la table. Il aurait voulu les effleurer de ses doigts mais n'osait pas. La question le prenait au dépourvu. « C'est tout à ton honneur si c'est le cas mais... Mais je ne suis pas sur que c'est que j'attends de ... ce qui pourrait advenir de nous.  »

Par réflexe, le jeune homme se défendit immédiatement. « Cole je – non, ce n'est pas ce que... » Il marqua une pause. Non il voyait pas Cole comme un patient. Il en était certain. Lorcan avait une vie en dehors de son travail. Une vie dans laquelle il avait besoin de décrocher. D'être parfois, celui dont on prenait soin et qu'on dorlotait. Et surtout, il n'avait rien du bon samaritain que Cole s'imaginait. C'était difficile à admettre, mais Cole en était la preuve. Sans qu'il en ai conscience, Lorcan avait usé de lui pour se donner le sentiment que James était encore avec lui. Cole n'avait été qu'une façade. La quasi-parfaite réplique de son époux. Non ce n'était pas son physique de super canon qui avait poussé Lorcan dans ses bras comme il l'avait supposé.

C'était son physique de James.

Combien de millier de fois c'était pire ? Bien plus dévastateur qu'une relation purement physique qui évolue vers des sentiments réels. Y avait-il quoi que soit de réel entre Cole et lui ? Lorcan voulait croire que oui. Il voulait croire que ce n'était pas que l'image de James qui le poussait à s'attacher à cet homme si différent. Il était heureux de le revoir. Il frémissait d'impatience comme une collégienne amoureuse chaque fois que Cole le prenait dans ses bras, osait un geste affectueux ou lui souriait simplement. Il était heureux. Sincèrement heureux.

De revoir Cole, ou de retrouver, certes de manière artificielle, l'image de l'amour de sa vie ? Ou s'arrêtait James et où commençait Cole ? Peu à peu, la limite ente les deux se dessinait. Ténue et fragile, mais présente. Lorcan discernait en Cole un caractère si dissemblable à celui de James. Ce dernier l'obligeait à une maturité qu'il n'aurait jamais possédé sans la mort de son époux.

Ça ne le déculpabilisait pas pour autant. La vérité, c'est qu'il mentait à Cole. Ça le faisait sentir minable. Égoïste et tellement lâche. Il devait lui donner le droit de choisir. De savoir ce qu'il représentait pour Lorcan, et de décider ou non de le revoir. Il n'en avait pas le courage. Lorcan était lâche, bousillé et complètement tordu. Il avait suffit d'un regard. D'une rencontre. Pour que toutes ses belles résolutions s'envolent en une fumée noire et toxique qui planait inexorablement au dessus de sa tête. « Je n'ai pas envie de te réparer. » dit-il finalement, parce que ça au moins, ce n'était pas un mensonge. « Et je cois que... tu n'es pas cassé. Pas plus que moi en tout cas. Je ne peux pas imaginer combien t'as du souffrir de ce que t'as vécu sur le champ de bataille, de tes blessures, et d'être resté seul à l'hôpital pendant tout ce temps. Et toi, tu ne peux pas imaginer combien j'ai souffert de la mort de mon mari. » Cole avait souffert physiquement oui, et pas Lorcan. Mais il n'y avait rien à réparer. Quelqu'un d'autre s'en était déjà chargé et même s'il souffrait encore de ses blessures, il n'y avait rien que le jeune homme puisse faire pour y remédier.

Un pauvre sourire triste émergea timidement. « Tu es toujours là, malgré tout, et tu l'as fait seul. T'as pas besoin de moi pour te réparer. » Certainement pas. Et pas seulement parce qu'il portait en lui la force d'avoir survécu à tout ça seul. Mais parce qu'à long terme, à quoi Lorcan serait bon, si ce n'est à le détruire ? Son regard s'égara sur un point sur le torse de Cole. D'une voix douce, un peu triste, il demanda à son tour. « Ça ne t'est pas venu à l'esprit que dans... ce qui pourrait advenir de nous. » dit-il, en reprenant ses mots. « Ça pourrait être moi le maillon faible ? Je suis veuf, j'ai deux enfants... » Et qu'on ne vienne pas lui dire que ce n'était pas un obstacle. C'était une barrière dans le meilleur des cas. Dans une relation normale. Avec Cole, c'était l'océan pacifique à traverser à la nage. Avec deux blocs de ciment accrochés à chaque chevilles. « Et tellement de défauts... »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 3 Avr 2016 - 11:58


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LORCAN & COLE



J'ai assez fier de moi d'avoir su articulé mes craintes à voix haute concernant ce qui l'avait poussé vers moi. Cela nous éviterait probablement un nouveau malentendu, nous avions assez à faire avec ce corbeau pour que je n'en rajoute une couche de plus avec mes insécurités. Même si je devais admettre que j'avais un peu peur de la réponse qu'il me donnerait. Evidemment, il pouvait mentir honteusement pour me conforter mais je pensais que j'avais été assez honnête avec lui pour qu'il ne rechigne pas à me donner la pareille. J'avais aussi noté la réaction spontané qui laissé deviné une réelle confusion qui était plutôt rassurante de mon point de vue.

Pourtant, c'était lui qui devenait inapte à finir ses phrases et c'était quelque part un peu inquiètant de mon point de vue. Je savais que je devais peut être lui laisser le loisir de ne pas forcer mon regard sur son visage le temps qu'il trouve ses mots, et me concentrait sur la nourriture qui ne m'intéressait pas plus que cela, surtout à ce moment précis.

Je sentais le silence s'étendre et une poignée de secondes ne semblaient jamais avoir été aussi long. J'avais soudainement le regret d'en avoir trop dit, ou pas assez. Le silence ne me gênait pas en temps habituel mais il se prolongeait de manière si drastique qu'il en devenait péniblement embarassant. Ou est la manette pour rembobiner quand on en a besoin réellement ? Je n'étais pas vraiment certain de ne pas avoir encore fait un faux pas social évident. Nous n'étions qu'au début de notre relation et peut être avais je été trop franc.

Il finissait cependant par s'exprimer et je me sentais rassurer de la véhémence avec laquelle il m'affirmait que ma psychée brisée n'était pas la source d'intérêt qui l'interpellait en ce qui me concerne. Je finissais par reposer mon regard sur lui, et le laissait continuer à parler.

Mes sourcils se fronçaient néanmoins, et ce petit frisson désagréable traversant mon échine alors qu'il évoquait le deuil qu'il avait subi. Ce fantôme presque trop palpable qui survolait notre quotidien, et teintait chacune de nos relations. L'absence évidente de temps passé ensemble, alors que ses mots me rappelait qu'il ignorait tellement de moi. L'évocation de champ de bataille dont je ne me souvenais même pas. Nous avions probablement tous les deux nos secrets mais ne devions nous pas, les mettre sur la table ? Je voulais cependant une chance qu'il me voit de manière normale avant de lui avouer ce que je redoutais le plus au monde. Mon amnésie, et le manque de personne présente pour m'entourait à mon réveil. La peur de ce que je pourrais découvrir si je venais à retracer mon histoire entièrement.

Il avait au moins raison sur ce point, je m'étais fait seul et cela m'autorisait peut être quelques ratés et le droit à cette chance de ne plus l'être en me tenant à ses côtés.

- Tout le monde a sa part de défauts ... Je laissais ma main recouvrir de nouveau la sienne, dans un geste que je voulais rassurant. - Et tu as constaté que j'ai une liste plutôt conséquente pour ma part. Un petit rire faussement détendu, mais ce besoin viscérale de laisser cette expression fondre de son visage. De chasser ce nuage de tristesse que j'avais mis là de par ma maladresse. - Je te l'ai dit, Lo. Cela ne me gêne pas que tu es des enfants, surtout que Nate est aussi adorable que toi. Je tentais un sourire, je tentais d'être celui qui pour une fois, porter l'image de la certitude en ce qui nous concernait même si une petite voix dans ma tête, ne pouvait m'empêcher de me rappeler que je l'ai mettais un peu en danger à m'accrocher de cette manière, que ce maître chanteur rodait toujours dans les parages et qu'ils pouvaient s'en prendre à l'un d'eux à tout moment. Que je serais impuissant si cela se reproduisait de nouveau. Par réflexe, je scrutais les alentours avant de me demander si tout cela n'avait pas un rapport avec le mari de Lorcan. Peut être que cette personne malintentionné était un proche du défunt et semblait contrarier que Lorcan puisse aller de l'avant. C'était une atrocité en soit que d'empêcher quelqu'un d'aller de l'avant, et j'en étais horrifié si cela devait se révéler être le cas que ce soit disant proche se servent des enfants qu'il avait du adopté avec son mari.

- Peut être aurons nous le loisir de passer une soirée tous ensemble si cela peut te rassurer ... Plus tard. Je revenais au sujet et laissait mon pouce glissait sur les articulations de sa main. - Peut être pourras tu me parler de ton mari quand tu seras prêt. Et je devais admettre que la perspective était terrifiante mais si cela lui faisait du bien, je serais prêt à endurer combien je n'étais pas cet homme qui lui avait tout donné. - Mais tu n'es pas un maillon faible, Lo. Tu es humain. J'enfonçais mes dents dans ma lèvre inférieur avant de rajouter avec une touche de malice plutôt inhabituelle mais qui me venait spontanément. - Et si tu étais parfait et que tu ne ralais jamais, on finirait par s'ennuyer.


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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 4 Avr 2016 - 16:08


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Peut-être... » acquiesça pensivement Lorcan. Peut-être qu'il pourrait lui parler de James. Peut-être qu'il pourrait lui dire la vérité ? Cole était tellement tendre. Prévenant et rassurant. De sa main, il avait effleuré la sienne, appelant le regard éperdu de Lorcan dans le sien.

Sans rien dire, il avait cherché dans les yeux de Cole, et il avait aimé ce qu'il y avait vu.

« Mais tu n'es pas un maillon faible, Lo. Tu es humain. Et si tu étais parfait et que tu ne ralais jamais, on finirait par s'ennuyer.  »

Le jeune homme afficha un sourire fuyant. « T'as remarqué que je râlais ? » susurra t-il innocemment. Il serra symboliquement sa main. « Peut-être... » répéta Lorcan, hésitant. Il ancra ses pupilles dans celles de Cole et prit son courage à deux mains pour demander. « Qu'on pourrait se voir, rien que toi et moi. » Comme ils l'avaient initialement prévu avant que -S ne s'en mêle. Son cœur battait fort, et des fourmillement lui picotaient le bout des doigts. « Je veux dire... t'es là et t'es tellement – parfait. Sérieusement, Cole. T'es prêt à rester, à accepter les garçons, et les défauts de leur père. T'es un genre de rêve ambulant, tu le sais ça ? »

Il s'était dandiné tout au bout de sa chaise pour se rapprocher le plus possible de Cole malgré la table qui les séparait. La vérité et les entraves se tenaient là, tapis dans l'ombre. Mais Lorcan les repoussait pour le moment. Bien-sûr il ne pourrait pas présenter les garçons à Cole. Pas sans lui avoir parlé de James avant. Sauf que pour la première fois, il l'envisageait. Il caressait l'idée que peut-être, Cole serait capable de lui pardonner.

Si seulement...

« J'ai envie d'être près de toi. » statua Lorcan dans un élan de... il ne savait pas. D'espoir, de gratitude, d'affection pour cet homme incroyable qui lui tendait un miroir dans lequel il n'avait pas peur de regarder. Le jeune homme se leva donc de sa chaise, la tira tout à côté de la sienne et alla se greffer à Cole comme un poulpe en manque d'amour. « Je voudrais te proposer d'y aller maintenant. » rêvassa t-il à voix haute. « Qu'on profite de la journée et qu'on fasse... n'importe quoi. Emmener nos frites et les donner aux canards à la Snake River, la visite hyper passionnante de l'usine de Coca-Cola. Je sais que c'est pas raisonnable et que tu as besoin de temps. J'ai juste... » Il ferma les yeux, caressa sa cuisse qu'il avait entouré de ses mains. L'une effleurant gentiment l'intérieur alors que l'autre massait légèrement l'extérieur, sans y penser, dans un bête réflexe pour rester près de lui. « Envie d'être avec toi. » Il rouvrit les yeux et mordit le sourire qui pointait au coin de ses lèvres. « Peu importe où on va et ce qu'on fait. »

Il piocha une frite dans l'assiette de Cole là-dessus. En croqua la moitié et lui présenta l'autre. « Tu sais qu'elles vont pas sauter toutes seules dans ta bouche ? » le taquina t-il en tapotant l'entrée de ses lèvres de son morceau de frite. « Si j'étais une frite, j'te sauterais dans la bouche. T'es tellement... » Lorcan plissa les yeux cherchant le mot qui ferait mouche. Puis se ravisa. « Un foutu menteur. T'es un foutu menteur Cole Hawkins. T'es à des années lumières de ma très longues listes de défauts. T'es le portrait-robot de l'homme de tous les papas célibataires rêvent en secret. Et les mamans – si d'aventures tu fais aussi dans les mamans. » Il avait retenu que Cole n'avait eu ni l'un ni l'autre pendant ces deux dernières années. Ça ne voulait pas dire qu'il n'avait eu personne avant. « Et je parle pas de ton physique, Monsieur-ça-ne-me-dérange-pas-que-tu-aies-des-enfants-et-un-taré-collé-aux-fesses. Personne n'endurerait autant de difficulté pour moi. »

Personne. Pas même James, songea Lorcan, réalisant non sans un pincement au cœur qu'il n'avait pas pu retenir son époux, alors que Cole, sans même qu'il en formule la demande, avait accepté de rester à ses côtés.
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 4 Avr 2016 - 17:38


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LORCAN & COLE



Un sourire fin, une envie presque instinctive de le taquiner, je laissais un de mes sourcils se haussait alors qu'il me demandait de manière rhétorique si j'avais noté sa tendance à râler. Ce n'était pas en soit autre chose que le but de lui extorquer un sourire plutôt que cette moue triste. Pourtant, il ne semblait pas encore complètement détendu et j'attendais patiemment en silence.

Une invitation à ... un rendez vous. L'idée qui m'avait traversé l'esprit lorsque j'avais été mis au défi de l'organiser, les conséquences que cette requête avait eu ...

Un frisson désagréable descendant le long de mon échine, mon coeur s'emballant sous une peur presque trop palpable et l'ironie de l'entendre me qualifier de parfait alors qu'à cet instant précis, je savais que dans mon regard se trouvait tout sauf la perfection. Il pouvait lire ce qu'il avait pu lire et voir. Un être cassé et pas vraiment certain mais je tentais de repousser la panique au maximum, déglutissant péniblement.

Je détestais pouvoir lire l'espoir et ne pas lui donner vie comme il se devait mais la terreur ... la peur de cette menace qui pesait sur sa famille. Je n'avais aucunement envie d'être responsable d'un drame, d'une nouvelle blessure infligé à un petit garçon innocent. Lorcan aimait ses enfants, il était sa raison d'exister et je n'étais pas suffisamment cruel pour lui arracher.

Pourtant je savais aussi ce qui transpirait de ses mots alors qu'il avait fini par se rapprocher de moi, la chaleur de son corps tout contre le mien, m'irradiant. Il avait besoin de combler ce vide quotidien. Il avait ses enfants mais il voulait plus dans la vie. C'était une requête raisonnable et je laissais ma tête imprimait un mouvement mollasson mais positif. Je pouvais toujours revenir sur mes mots, mais je n'en avais pas envie. Il n'était pas le seul qui désirait pouvoir avoir un réconfort dans sa solitude. Il n'était pas le seul qui ... Oui, si nous voulions construire quelque chose il était raisonnable d'envisager un rendez vous.

Cela n'empêchait pas les symptômes de la peur de rendre mes mains moites et mes joues pâles.

Et il avait compris que j'avais besoin d'un peu de temps, comme souvent il me comprenait mieux que n'importe qui même si j'avais un mal fou à m'exprimer et c'était un défaut qui était tout aussi conséquent que sa tendance à râler. J'étais loin de savoir pourquoi il me mettait sur un pied d'estale mais je ne le méritais pas. Je me contentais néanmoins de me taire et attraper la frite du bout des dents. Laissant la liberté à un sourire légèr de fleurir sur mes lèvres alors que ses mains sur ma cuisse laissait un contact appréciable sur mon corps.

Mon sourire se ravisait néanmoins rapidement quand le mot menteur sortait de ses lèvres, un moment de panique à l'idée qu'il puisse savoir, qu'il est attendu que je lui avoue la vérité mais qu'il était arrivé à la limite de sa patience. L'anxiété redoublait et je me maudissais d'être si susceptible au fluctuation d'humeur. Même si il ne parlait pas de ce que mes craintes m'avaient laissé envisage, c'était bien la preuve qu'il ne fallait pas se leurrer et que j'étais loin du modèle le plus adapté au monde, malgré ce qu'il semblait penser.

- Je ne suis pas parfait ... Je secouais la tête de droite à gauche, dans une négation totale de cette absurdité. Je posais une main sur la sienne, et prenait quelques secondes pour reprendre la parole. - Je suis un désastre ambulant mais tu l'acceptes ... Je n'ai rien d'héroïque de faire de même ... Une rougeur sur le haut de mes oreilles, mes yeux s'abaissant. - Pas que tu sois un désastre mais ... Tu vois ce que je veux dire. Je fronçais les sourcils et finissait par avouer. - Je te l'ai dit, j'aime bien les enfants, ils ont beaucoup moins tendance à nous juger.

Je taisais aussi que je me sentais étrangement connecté à cette petite vie de famille, même si je n'en faisais pas partie. J'avais envie d'en faire partie, c'était une évidence déstabilisante.

- Qui plus est, je n'ai pas de famille ... C'est tout à fait égoïste de ma part de vouloir profiter de la tienne.

Tout venait de manière décousu et peut être peu clair alors je relevais mon regard sur lui, et lui offrait un sourire que je désirais rassurant.

- Et je te l'ai dit ... Je suis ensorcelé depuis notre première rencontre. Il semblerait qu'il soit impossible pour moi de faire marche arrière.
L'instinct me poussait à déposer un baiser timoré sur sa joue. - Et j'ai du faire des recherches intensives pour ce rendez vous, j'aimerais bien avoir une chance de voir à quel point, je me suis trompé sur la marche à suivre. Même si je plaisantais sur mon manque d'étiquette sociale, la crainte était belle et bien réelle.


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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 5 Avr 2016 - 16:05


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Je ne suis pas parfait... Je suis un désastre ambulant mais tu l'acceptes ... Je n'ai rien d'héroïque de faire de même...  » Lorcan arbora un petit sourire frondeur. « T'es en train de m'insulter gentiment, c'est ça ? » A quoi Cole baissait déjà le nez, tout confus. « Pas que tu sois un désastre mais ... Tu vois ce que je veux dire. » Mon dieu. Est-ce que c'était possible d'être aussi cabossé tout en demeurant positivement adorable ?

« Mais oui je vois, j'te taquine ! » gloussa le jeune homme en revolant une frite au passage, et sans le lâcher des yeux. Ceux de Cole se troublaient un moment, comme si quelque chose le dérangeait vraiment dans ces histoires de désastres. « Je te l'ai dit, j'aime bien les enfants, ils ont beaucoup moins tendance à nous juger. » Oh, ça... Un instant, il se demanda combien Cole souffrait du regard des autres. Lorcan avait appris très tôt à s'en foutre éperdument. Comme il le lui avait dit, il n'y avait que les critiques qui revenaient aux oreilles des garçons qui le faisaient voir rouge. Cole... il ne se montrait pas accessible. Il chassait les gens dès qu'il avait un problème avec eux au lieu d'essayer de trouver les compromis nécessaires afin de surmonter ses craintes et cette armée de doutes qui le tourmentaient. Son allure de certes beau, mais brun ténébreux quand même ne devait pas aider. Bon d'accord, il devait aimanter les conquêtes comme personne. Au delà de ça... Les moins tenaces ne devaient pas s'approcher trop près, là où Nate s'était montré – comme toujours – absolument pas intimidé.

« Et je te l'ai dit ... Je suis ensorcelé depuis notre première rencontre. Il semblerait qu'il soit impossible pour moi de faire marche arrière. » Pour la première fois depuis ce qui lui semblaient être un million d'années, Cole déposa gentiment ses lèvres sur sa joue. « Et j'ai du faire des recherches intensives pour ce rendez vous, j'aimerais bien avoir une chance de voir à quel point, je me suis trompé sur la marche à suivre. » Lorcan papillonna des yeux, à la fois troublé, flatté et un tout petit rose parce que le baiser venait de le prendre au dépourvu. « C'est vrai ? » demanda t-il, les yeux ronds. Un fin sourire ourla ses lèvres. « T'as fait des recherches sur quoi ? Sur moi ? Si c'était moi, t'avais qu'à demander ! J'suis pas un garçon difficile. Un fast-food et j'suis le plus heureux du monde. Ou un ciné. Pour parler c'est pas l'idéal, mais toutes les choses qu'on peut faire dans le noir... » Sans le savoir, Cole venait de mettre une pièce dans la machine infernale. Lorcan et les surprises, c'était tout sauf compatible. Il n'était pas méchant, juste terriblement curieux dès qu'on préparait quelque chose. Pour lui. Et Cole avait préparé quelque chose pour lui ! Lorcan était mort de curiosité. « Ou aloooors, t'as tapé ''rendez-vous romantique'' sur Google. T'as pas fait ça ? T'as fais ça. Oh mon dieu. » Il ne se moquait pas. Lorcan était hautement amusé, et emballé. Cole surpassait la maladresse. Il l'amenait au rang d'art, à tel point qu'il en devenait totalement imprévisible. Il eut un rire plein d'entrain à l'image de Cole en train de fouiller internet en quête d'une idée de rencard. « Et t'as trouvé quoi ? » Tout d'un coup il réalisa. « En plus c'était quasiment la Saint Valentin ! T'as du avoir tout les trucs de rendez-vous totalement sexuel avec le bain aux pétales de roses et l'encre comestible pour venir lécher ta déclaration directement sur la peau de ton partenaire. » Lorcan esquissa une moue pensive aux creux de ses lèvres. « Je préfère l'encre. Les pétales, ça doit venir se coller entre les fesses. Non merci. » Avant de se ré-intéresser à Cole pour le titiller un peu plus. « Si c'est notre futur rendez-vous j'y serais, alors tu devras bien me dire ce que c'est. »

Le jeune homme marqua une pause pour le laisser respirer. Quelque part au fond de lui, il savait qu'il avait parfois tendance à s'emballer de manière excessive et qu'il n'était pas toujours évident à suivre. Pour Cole qui sortait de sa grotte après deux ans de solitude, ça ne devait pas être de la tarte. De plus, Lorcan était ravi. Assez pour le laisser un peu tranquille, et se repasser en tête ce qu'il lui avait déjà dit. Combien il se sentait aimanté, ensorcelé. Par lui, et lui seul en deux ans. Il se mordit la lèvre, mi-flatté, mi-troublé par cet aveu. Puis il vint l'embrasser à son tour au coin des lèvres, glissa de nouveau ses doigts entre les siens. « Dis, tu trouves pas ça étrange ? Qu'en deux ans, toi et moi, on n'ait jeté notre dévolu sur personne à part nous deux ? Étrangement bien, mais étrange quand même. Comme... le destin ou quelque chose comme ça. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 5 Avr 2016 - 17:08


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LORCAN & COLE



L'aveu avait franchi mes lèvres dans un espoir d'alléger l'atmosphère de notre conversation, de bavarder sans nous laisser appesantir sur le sujet qui noircissait mon esprit de terreur. Je ne voulais pas penser à ce qui pouvait se passer mais je me prenais à espérer que le cercle vicieux se rompe. Nous étions ensemble depuis plusieurs heures, et mon portable était resté silencieux. Non, bien évidemment, il ne fallait pas crier victoire trop vite mais cela avait tendance à nous laisser entrevoir une note d'espoir. Peut être même passer tout un moment sans que nous devions l'abréger pour des raisons qui n'avait rien de normal. La dernière fois où cela s'était produit, c'était le soir de Noël. Notre vrai seule interaction bien plus houleuse que la conversation plaisante que nous avions actuellement. Beaucoup de méprise à cause de mon passé, du sien.

Je ne pouvais m'empêcher de mordre ma lèvre, partagé entre l’embarras, la tendresse et l'amusement alors qu'il partait dans une discussion ou il faisait questions et réponses. Son enthousiasme me fascinait et je n'étais pas sur que le rendez vous que j'ai prévu mérite un tel débordement mais je ne pouvais nier que j'appréciais de voir l'anticipation, les suppositions qui sortaient de ses lèvres. J'avais probablement eu une trace de panique quand il avait deviné ce que j'avais fait. A savoir me servir d'un moteur de recherche à la quête d'un but mais pouvait il me blâmer alors que je lui avais expressément avouer ne pas avoir eu personne dans ma vie depuis ma sortie de l’hôpital. C'était sûr qu'il ignorait également que je n'avais aucun souvenir de ma vie passé, et donc de ce qui était attendu de moi dans ce genre de circonstances. Néanmoins je ne pouvais laisser s'installer le malaise alors qu'il était si adorable, et que la bonne humeur semblait me gagnait et écrasait les restes de ces derniers jours qui avait été si pénible.

- Ne t'inquiète pas ... Je suis a peu près certain que ta présence est un pré requis auquel je ne peux passer outre mais ... Un petit sourire en coin à son attention, je baissais les yeux un court moment. - Je suppose que je devrais venir te chercher chez toi pour être le parfait gentleman. Même si soyons réaliste, c'était plutôt difficile pour moi. Je n'avais pas de voiture même si j'avais le permis. Et pour la première fois, j'envisageais des choses. Des achats, et peut être même du long terme. Une voiture, je pouvais décemment investir dans une voiture. Certains y verrait une opportunité plus facile de fuir la ville si l'envie m'en prenait mais je trouvais l'idée d'une voiture beaucoup moins pratique dans une vie nomade si l'on désirait disparaître totalement de la circulation. Une voiture, c'était une signe distinctif, une reconnaissance facile. Je repensais aussi à la question de ce jeune adolescent qui était venu me voir ... me demandant pourquoi je vivais à l’hôtel. Un sous entendu peut être aussi de la part de Lorcan quand il avait fait une remarque sur mon mode de vie. Peut être ... peut être devrais je me décidais à louer un appartement. Quelque chose qui me donne des racines que je n'avais pas encore eu le luxe d'avoir. J'envisageais un futur malgré les complications que je craignais pour celui ci.

Je laissais mes pensées passait à l'arrière de mes préoccupations quand le jeune infirmier vint poser ses lèvres tout contre ma joue. Un acte presque innocent mais qui faisait naître un petit sourire ravi sur les lèvres que je m'empressais de dissimuler en baissant la tête. Mes dents mordant dans ma lèvre inférieure, j'appréciais cette tendresse que je n'avais pas eu l'occasion d'avoir. Assez pour ne pas paniquer à sa question ... Étrange, ma vie entière était étrange mais il allait sans dire que je pouvais comprendre son interrogation. Je n'avais encore vraiment aucune idée de ce qu'il avait pu trouvé de si intéressant chez moi. Comment lui expliquer aussi que son regard semblait faire partie de mon inconscient tellement la ressemblance était frappante avec ses rêves qui poursuivait les tourments du héros de mes livres.

- Je ... Passant une main sur ma nuque, je finissais par plonger de nouveau mes yeux dans les siens. Autant être franc sur ce point là. - Je suis peut être un peu étrange, cela n'aide pas, je suppose mais le destin, je n'en sais rien. Crois tu vraiment qu'il y ai une force supérieure qui puisse avoir une sorte d'incidence sur nos vies ? Parce que je me l'étais souvent demandé quand je m'étais retrouvé seul à l’hôpital, sur mon passé disparu. Avais je été si affreux pour nécessiter une ardoise complètement vide de toutes traces. Je laissais une de mes épaules se haussait dans un geste nonchalant. - Je suppose que ça aide de ... Je fronçais les sourcils. - Je n'ai pas une libido spécialement débridé ... Je veux dire, j'ai apprécié notre nuit ... Un blanc et un petit regard rêveur laissant deviné combien je l'avais apprécié. - Et même si je veux aller doucement, cela ne m'empêche pas de te désirer mais ... C'était bien dur à expliquer alors que je n'avais pas moi même les mots pour le comprendre. - Je suppose que le sexe juste pour le sexe n'a jamais été vraiment attirant ... Pourtant notre première nuit aurait pu lui laisser penser le contraire sur mon compte mais j'avais été fasciné dès le départ et je n'avais pas menti là dessus.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 6 Avr 2016 - 15:47


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan était accroché au petit sourire que Cole essayait de dissimuler. Le repas était passé en second plan de ses préoccupations. Tout son corps tourné vers Cole afin de grappiller chaque détail de ce moment qu'ils partageaient. « Je suis peut être un peu étrange, cela n'aide pas, je suppose mais le destin, je n'en sais rien. Crois tu vraiment qu'il y ai une force supérieure qui puisse avoir une sorte d'incidence sur nos vies ? » Lorcan haussa légèrement les épaules. Un peu perplexe, un peu rêveur. Il s'apprêtait à répondre, mais Cole reprit. « Je suppose que ça aide de... Je n'ai pas une libido spécialement débridé... Je veux dire, j'ai apprécié notre nuit...  »  Cette fois c'était le tour de Lorcan de dissimuler son traître de sourire. Il était si perdu. Depuis qu'ils s'étaient retrouvés le soir de Noël, Cole n'avait eu de cesse de le repousser. Toujours physiquement. Il en avait d'abord été profondément vexé, pour se dire ensuite que Cole ne recherchait finalement que son amitié. Et puis ce dernier l'avait embrassé et Lorcan... ne savait plus comment agir. A force de voir leur relation s'établir dans le temps de manière platonique – même stone Cole l'avait repoussé – il en était presque venu à se demander si cette nuit qu'ils avaient partagé avait apporté autant de plaisir à Cole que lui en avait ressenti. « Et même si je veux aller doucement, cela ne m'empêche pas de te désirer mais... Je suppose que le sexe juste pour le sexe n'a jamais été vraiment attirant... »

Dieu que c'était rassurant de l'entendre enfin exprimer ses désirs à ce sujet. Ou – ses non-désirs. Peu importe. Cole avait actuellement une libido ! Et il avait aimé leur nuit ensemble. Lorcan était comblé ! « J'aimerais bien savoir mettre mes hormones sur off. » répondit-il dans un premier temps. Cole savait que lui non plus n'avait couché avec personne. Les coups d'un soir, ça ne lui ressemblait pas. « Ça doit être super pratique. Bon, j'suis pas le plus actif sexuellement. J'ai eu un partenaire dans toute ma vie. Deux avec toi. Mais entre temps j'avais mes meilleurs amis : ma main droite, mes doigts et quelques jouets planqués dans ma chambre pour me tenir compagnie. » Il agita ladite main avec emphase. La reposa sur la cuisse de Cole et rattrapa le fil de ses pensées avec un peu plus de sérieux. « Mais je crois que... je peux comprendre ? D'avoir besoin d'un minimum de connexions avec l'autre pour s'envoyer en l'air. Ou de plus qu'un minimum. » Lui n'avait eu que James. Et il ne se rappelait pas le plus petit moment de monotonie. Avec son époux, Lorcan avait été un amant vif et décomplexé. Il avait aimé faire l'amour langoureusement autant qu'il adorait jouer au lit, ou même lui sauter dessus pour assouvir une pulsion lorsque le désir de lui le frappait subitement comme on l'est par la foudre. « Y a pas vraiment de règles pour moi. Seulement trouver la bonne personne. Après ça... c'est open bar ! Le sexe pour le sexe, ça peut-être génial aussi... » Il remonta deux prunelles joueuses sur sa cible préférée à asticoter avec ça. Il pouvait se le permettre maintenant que Cole avait avoué qu'il le désirait ! « Et me dis pas le contraire. J'ai totalement trouvé  ton starter de sex machine ! Tu t'es éclaté avec moi Cole Hawkins, et c'était rien que du sexe bien primaire. »

Bon, rien qu'une fois. Après il avait fait flop sur flop. Mais quelle fois ! Rien que d'y penser, il en avait des vapeurs ! Embêter Cole pour toutes les fois où il l'avait repoussé, c'était une petite punition innocente. « Imagine si au final le jour où on voudra remettre ça, on se sera mis tellement de pression que ça sera la panne sèche. Je sais pas toi, mais moi je vais me sentir comme une jeune vierge effarouchée avant sa nuit de noces. » Parce que ça ne serait pas que du sexe. Parce que cette fois là serait importante. Parce faire l'amour avec Cole aurait un sens. Un véritable cap passé dans leur relation. Lorcan se racla la gorge pour faire passer la grosse boule d'anticipation qui venait de s'y loger. Ciel, il se sentait déjà fébrile rien qu'à l'idée. « Tout ça pour dire... » Concentration, concentration. Et si le sang logé dans ses joues voulait bien redescendre un peu au passage. « Que je comprends mieux pourquoi tu tentes rien avec moi. Le vrai mystère, c'est comment tu vas venir me chercher chez moi ? En vélo ? Non, en tandem ! Un premier rendez-vous en tandem, je sais pas si c'est du génie ou si ça craint juste à mort. J'te préviens, si tu débarques en calèche, je vais être sous le charme. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 6 Avr 2016 - 17:10


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LORCAN & COLE



Je laissais mes doigts agrippaient la serviette en papier, la plissant nerveusement alors que j'attendais son jugement. Je savais que les gens ne pensaient pas vraiment comme moi mais je savais aussi que Lorcan avait tendance à me laisser un peu de leste. Je ne pouvais pas avancer si je n'admettais pas ce que j'étais. Une vague de chaleur se logeant au fond de mes entrailles alors que le jeune infirmier me parler de ses pratiques personnels. Je n'étais pas insensible, loin de là. J'avais juste besoin d'une connexion. Une motivation qui allumait la flamme et ce regard avait probablement été determinant à faire naître la lave en fusion dans son bas ventre. Lorcan avait une philosophie différente, mais je ne le blâmais pas, j'avais juste peur que cela ne nous nuise sur le long terme, peut être. Je déchirais un petit lambeau de tissu blanc, et laissait la salive se répandre difficilement le long de ma gorge.

- Ce n'était pas que du sexe pour moi ... Je baissais les yeux sur la table, et me sentait terriblement mal à l'aise. C'était stupide, je le savais pertinemment. C'était ce que je craignais, ce qui me poussait à paniquer et à repousser le moment le plus longtemps possible. J'avais tellement envie qu'il me voit au delà de ça, mais il n'avait pas ce désir intrinsèquement lié à ses émotions comme moi. Il l'avouait sans crainte et me pensait peut être un peu trop prude, il n'en était rien. Mes pupilles m'irritaient et je les frottais du revers de la main. - Je n'ai pas menti quand je dis que j'ai ressenti quelque chose dès la première nuit ... Le son de ma voix avait baissé au maximum, ne devenant qu'un murmure rempli de honte. - Tu n'as jamais été juste un objet de gratification personnel. Et peut être que c'était trop, peut être que ce n'était pas ce qu'il désirait, mais je devenais me montrer parfaitement honnête car sinon, je serais celui qui finirait par se retrouver avec un coeur brisé. J'avais été sa seule exception depuis la mort de son mari, et apparemment il avait été le seul avec qui il avait été avant pourtant il semblait si certain d'apprécier le sexe pour le sexe, cela ne pouvait donc que s'appliquer pour notre nuit. Je doutais que ce soit avec le pseudo amour de sa vie. L'idée me rendait un peu misérable et j'en ratais sa plaisanterie sur notre rendez vous, n'arquant même pas un pli de la bouche en guise de sourire.

- J'aurais pu avoir des dizaines de gens depuis ma sortie de l’hôpital ... Je secouais la tête, et préférait laisser le sujet de côté. Repoussant l'assiette du revers de la main, je faisais signe à la serveuse de revenir vers notre table et je commandais un café, histoire de dissiper les restants de torpeur qui envahissait encore mon esprit. J'avais décalé légèrement ma chaise, mettant un peu de distance entre nous, le temps pour moi de focaliser de nouveau sur la situation. J'étais bien trop étrange pour pouvoir espérer que cela finisse bien entre nous. Trop différent de ce que les gens attendaient de moi. Il serait probablement déçu, je ne devais pas me faire d'illusion, et je devais arrêter de planifier un futur. C'était une utopie irréaliste, et je ne devais pas laisser mon esprit partir dans ce genre de divagation. C'était probablement l'écrivain en moi qui projetait bien trop sur lui, bien plus qu'il n'était correct de lui en demander.

- J'ai vraiment envie de te connaître, j'ai vraiment envie mais peut être que ce maïtre chanteur a vu que je n'étais pas ce qui te convenait ... Lorcan, je sais que ca ne se dit probablement pas, et tu as le droit d'avoir peur mais je t'apprécie beaucoup, et peut être que je ne te connaissais pas quand nous avons passé la nuit ensemble, mais j'ai senti cette connexion étrange entre nous. Ça n'a jamais été ... J'ai apprécié notre nuit, et je te désires mais ce n'est pas une simple histoire de sexe. Ça compte pour moi. Tu comptes pour moi. J'ai envie d'une histoire qui aille au delà d'un simple besoin d'assouvir ses pulsions primaires. Et autant mettre cartes sur table, parce que je préférais qu'on stoppe les frais maintenant plutôt que je ne m'implique dans sa vie, avec sa famille et qu'une fois de plus je ne perdes tout de nouveau. Peut être que c'était un cadeau du ciel de ne plus avoir de souvenirs si cela c'était déjà produit auparavant. C'était une sensation désagréable, et j'étais beaucoup trop impliqué alors que nous n'avions même pas eu le luxe d'un premier rendez vous encore. J'ignorais les raisons mais je ne pouvais nier que j'étais perdu à sa cause.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 6 Avr 2016 - 20:59


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan était médusé. « Comme d'habitude, il suffit que je parle de sexe pour que tu penses que je m’intéresse qu'à ça. ». Son sourire s'était tordu en un pli maussade. Il connaissait par cœur les craintes de Cole. Lorcan n'allait pas être complètement hypocrite sur ce coup. Il n'était pas le type parfait. A la toute base de leur histoire, il ne s'était pas intéressé à Cole pour les bonnes raisons. Aujourd'hui, il ne savait plus où en il était. A quel point il se servait de Cole et à quel point il tenait à lui.

Tout ce qu'il savait c'est que le sexe n'était pas sa motivation.

Il jeta un œil à Cole. Ce dernier s'était replié plus loin de lui, brisant au passage leur proximité. Lorcan sentit ses épaules se voûter avec défaitisme. « Je sais que je suis pas parfait. Que j'ai peur de ce dans quoi on s'embarque et tout ce peut arriver de mal si -S décide encore de nous séparer. Mais te voir dire que c'est peut-être lui qui a raison ? Est-ce que je dois te rappeler qu'il a cassé la jambe de Zach pour faire valoir son point de vue sur notre relation ? Et toi tu lui donnes du crédit ? » Comment Cole de toutes les personnes qui peuplaient cette foutue ville pouvait dire une chose pareille ? « Peut-être qu'on est deux désastres et qu'ensemble on va aboutir a un gigantesque maelstrom de merde. Mais tu sais quoi Cole ? Mes erreurs m'appartiennent. Si je décide de les faire, personne m'en empêchera et je suis encore assez grand pour en assumer les conséquences tout seul. Je t'ai dis que j'avais des défauts. J'ai pas prétendu que j'étais une partie de plaisir à vivre. Mais tu crois quoi ? Que moi cette nuit là j'ai rien ressenti du tout ? »

Comme si ce n'était pas suffisant d'avoir une conscience aiguë de sa gigantesque panoplie de défauts, Cole lui en collait d'autres. Fictifs, et pour lesquels il s'était déjà justifié. « Si c'est ce que tu penses de moi alors pourquoi t'es là, hein ? Pourquoi on est là à parler de nous et de notre rendez-vous, puisque de toute façon y a que le sexe qui m’intéresse ? » Il – il ne comprenait pas comment ils en revenait toujours à ça. Lorcan ne savait plus comment faire. Il ne savait plus quoi dire ni comment le dire pour que Cole arrête enfin de le rabaisser à si peu de choses. D'une voix vacillante, il reprit malgré tout. « J'arrête pas d'essayer de te prouver que tu comptes aussi, mais tu veux pas l'entendre. » Une pellicule humide recouvrait ses yeux. Pour la première fois, il avait envie de lui déballer toute la vérité et de s'en aller. De mettre un terme à cette relation qui n'avait qu'une ridicule chance sur un million de fonctionner. « Je t'ai proposé qu'on soit juste amis si c'était ce que tu voulais. Comment je peux plus te montrer que je veux être avec toi avec ou sans sexe impliqué ? » Et c'était trop. Trop souvent la même remise en question vis à vis de sa libido. « Je sais pas ce que tu cherches Cole. Peut-être que tu tiens à moi. Mais peut-être que tu devrais considérer que l'inverse est possible, au lieu de toujours me forcer à me justifier avec cette putain d'histoire de sexe. J'ai juste l'impression d'être le mec relou qui pousse sa copine à baiser alors qu'elle est pas prête pour ça. Tu réalise qu'on a eu la même conversation y a seulement quelques heures ? T'as la moindre idée de combien ça peut me faire sentir minable que ça revienne aussi souvent sur le tapis ? »

Minable. C'était le mot. Lorcan n'était pas en colère, ni vexé. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il faisait mal pour en revenir toujours à ça. « J'étais tellement bien là avec toi. Et regarde nous maintenant. » se lamenta t-il en désignant l'écart que Cole avait dressé entre eux d'un petit mouvement de tête pathétique.
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Sam 9 Avr 2016 - 20:41


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LORCAN & COLE



Les mots s'abattaient comme des coups me réduisant à une épave pathétique. Mes épaules arrondies autour de ma tête dans un élan de protection inutile. Je le faisais encore souffrir à cause de mes propos maladroits mais il confirmait mes doutes, mes peurs. J'étais différent. Trop différent pour espérer un jour être compris.

Je ne pouvais lui enlever sa volonté de vouloir le faire mais comment pouvais je le blâmer d'échouer ? Rien chez moi ne fonctionnait comme les autres.

Je devais juste prendre sur moi pour taire l'envie de m'enfuir pour me réfugier sous ma couette et me couper du monde extérieur dans un élan d'auto protection. Je savais que si je m'adonnais à cette pratique si aisée, je le blesserais bien plus encore. Je me haïssais pour ne pas être suffisamment doué pour le faire sourire en permanence. J'aurais voulu être le type qu'il pensait voir en moi, mais la vérité était que je ne l'étais pas. J'étais faible, bousillé et sans la moindre idée de comment me comporter avec lui.

- Je ... je suis désolé.
Le murmure sortant de mes lèvres alors que je fixais avec avidité le bout de papier qui me permettait de canaliser les nerfs qui couraient sous ma peau. - Je ne voulais pas ... Une profonde inspiration et une autre pause. C'était tellement dur de m'exprimer alors que mes mots ne sortaient jamais comme il fallait. Mes mots ne rimaient qu'avec peine et meurtrissure dans leur maladresse involontaire. Il avait probablement raison, mon rapport au sexe était anormal et le mettait dans une position qui n'aurait pas du être la sienne alors qu'il n'agissait que comme n'importe quel homme éprouvant une attirance pour quelqu'un. Le sexe était intrinsèquement connecté au désir d'évoluer dans une relation normale, et ma mise en garde contre à mes propres défauts, avait pris la tournure d'une accusation que je n'avais pas voulu proférer à son encontre. Il était celui qui était le plus sain de nous deux.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire ...
Je laissais ma main libre gratter ma joue dans un geste inconscient. Je ne pouvais pas aisément prendre le risque d'en dire trop, et j'allais faire en sorte d'être plus prudent à l'avenir mais je devais au moins lui assurer cela pour ne pas qu'il souffre de ce qui était mes maux à moi.

- J'ai conscience que tu essaies d'apprendre à me connaître.
Mes nerfs étaient dans un tel état que ma jambe en pâtissait comme à chaque fois, c'était l'endroit ou ces derniers n'hésiter pas à s'enflammer quand le stress devenait trop important. Je retenais juste la crise d'angoisse pour ne pas que les choses dérapent encore plus. J'étais déjà un monstre, une aberration de la nature, il avait déjà beaucoup trop vu et ses mots me signifiaient qu'il en souffrait beaucoup trop car il commençait à comprendre la vérité sur moi. Je ne pouvais pas exiger égoïstement qu'il me comprenne, qu'il soit là pour ne pas abandonner quand je devais un échec humain de la nature humaine. Je l'appréciais bien trop pour cela, et je ne pouvais pas lui en vouloir de penser tout cela de moi. Il en avait toutes les raisons au monde.

- Je suis désolé ... Je te l'ai dit, je suis différent. Aberrant, aussi difforme que les cicatrices qui couraient le long de ma jambe et que j'avais tenté de dissimuler, malade et monstrueux. La douleur de la réalité imprégnait mon coeur d'un million de lacérations presque physique de par la réalité de la douleur encerclant ma cage thoracique. Une cigarette, j'avais définitivement besoin d'une cigarette pour apaiser le tremblement de ma main enfoui dans la poche de mon pantalon.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 12 Avr 2016 - 18:23


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan se désolait dans son coin. De son côté, Cole ne s'expliquait pas vraiment, si ce n'est qu’apparemment, il n'avait pas voulu mettre en doute son implication dans leur embryon de relation. Le jeune homme fronça les sourcils. Cole se confondait en excuse. Son attitude renfermée s'était muée en autre chose. Un malaise.

« Je suis désolé ... Je te l'ai dit, je suis différent. »

Lorcan l'étudia un instant. Sa posture agitée, son regard qui le fuyait. « Je ne crois pas que tu sois si différent que ça. » statua t-il au bout d'un moment. Parce que ce n'était pas la première fois qu'il lui disait ça. Parce que c'était ça le nœud du problème. Cole et sa certitude d'être une espèce d'alien que le monde entier allait forcément rejeter à coup sûr pour peu qu'il ose se dévoiler. « T'as pas une libido très développée parce que t'as besoin d'une connexion avec ton partenaire, okay. Et alors ? Des tas de gens ont besoin d'une connexion. J'ai besoin d'une connexion. Peut-être pas autant que toi, ou j'en sais rien... on se connaît pas tant que ça au final. Mais cette connexion, on l'a, non ? Alors où est le problème ? »

Il questionnait autant qu'il réfléchissait à haute voix. Lorcan ne voyait aucun mal dans ce type de différence. Si c'était ce que Cole essayait de faire passer comme message en tout cas. Lui même n'était certain de rien concernant sa propre sexualité. Il avait toujours clamé en riant qu'il était Jamesexuel, parce que jamais personne n'avait attisé son intérêt en dehors de son époux. Ça ne l'empêchait pas d'être sacrément en manque depuis deux ans qu'il faisait ceinture, sauf que... c'était comme ça. Le jeune homme comblait ses désirs seul. Toutes ses pensées tournées vers son époux. S'il n'avait jamais sacrifié au sexe depuis, ce n'était pas uniquement par choix. Il n'avait simplement désiré personne d'autre.

« Ce que j'essaie de dire Cole, c'est que c'était limpide pour moi. T'as pas besoin de me le répéter. » Il rapprocha sa chaise de la sienne. Son ton s'était adouci. Il ne voulait pas avoir l'air de le disputer. Lorcan voulait l'apaiser, quand bien même il ne savait pas exactement par quel bout le prendre. « Franchement, tu crois que toi ou moi, on prendrait autant de risques pour une bête histoire de sexe ? Je le crois pas pour toi, alors le crois pas pour moi non plus. Je sais que – tu m'as dis tout à l'heure... » Il laissa un léger blanc, se léchant les lèvres tout en cherchant ses mots. « Dans la chambre, tu m'as dis que personne n'avait vraiment désiré te connaître, seulement coucher avec toi et je... je suis désolé d'avoir agit comme eux. La toute première fois en tout cas. » Lorcan laissa son regard se perdre sur le bois de la table. Il avoua un ton plus bas. « Tu sais que je le regrette un peu, d'une certaine façon. » Qu'il était habité depuis peu de cette sensation désagréable d'avoir loupé le coche. D'avoir foutu en l'air leur première nuit ensemble. Il lui avait déjà fait part de ce sentiment, et Cole, même s'il n'avait pas répondu, n'avait pas semblé lui en tenir rigueur.

Toujours est-il que ce qui était fait, était fait. Et il n'appartenait qu'à eux de façonner le futur d'une meilleure façon. Les barrières étaient légions. Et il y avait cette ressemblance frappante avec James que Lorcan n'osait encore aborder. Il le ferait. Il en avait la certitude. Il avait seulement besoin d'encore un peu de temps.

Les idées un peu plus claires, il retrouva les yeux de Cole, lui adressa un sourire, hésitant mais sincère. « Je voudrais qu'on recommence à zéro. Qu'on fasse les choses bien comme t'aimes tellement le dire. Je voudrais qu'on passe une soirée rien que toi et moi, et... advienne que pourra ! Je te l'ai dis, j'ai peur de ce qui peut arriver. J'ai peur pour les enfants et j'ai peur de ce que -S peut encore nous faire subir. Et de tout ce qui peut arriver de merdique, je doute que ta libido soit le problème le plus difficile à surmonter. Enfin, si tu penses que ça pourrait en être un, ou que tu pourrais avoir une panne sèche ou je sais pas exactement. » Par réflexe, il jeta un œil sur l'entrejambe de Cole, qu'il ne voyait pas du tout étant donné qu'il était tout habillé. Lorcan haussa les épaules et déclara un peu bêtement. « Moi... tant qu'elle a pas des dents qui se mettent à pousser, ça me va. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 12 Avr 2016 - 19:02


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE




Le but de mes aveux n'avait pas été de chercher une quelconque assurance dans ses propos me concernant mais plutôt de le rassurer lui afin d'éviter cette expression visiblement blessé sur son visage. Mon coeur a moi pouvait bien se payer le luxe de quelques fissures désagréables, je n'avais pas vraiment eu le loisir de l'avoir sans le moindre bleu depuis mon réveil.

Douleur de l'inconnu, de mon corps en pièce, de ce vide implacable, de cette solitude intransigeante.

Ses mots me parvenaient à travers le brouillard intense de mon esprit fragmenté. Je savais juste une chose, il ne fallait plus parler de sexe. C'était un sujet qui le mettait en colère, qui le blessait. Je devais garder pour moi mes appréhensions, mes sentiments. Je devais aussi dissimuler le frisson glacé de terreur quand il se rapprochait de moi alors que j'étais à deux doigts de la crise de panique. Je n'avais rien contre sa présence mais dans ces cas là, j'avais du mal à supporter un corps si près, me donnant encore plus une sensation étouffante.  Mon coeur douloureux alors que ma cage thoracique se contractait sous la pression.

Je me contentais de hocher la tête, sur de ne pas faire de nouveaux faux pas en apportant des mots qui pourrait être pris autrement que ce que j'en avais l'intention d'en faire usage aux premiers abords. Il pensait que ma différence se limitait à une libido spécifique mais ce n'était pas seulement cela, c'était tout un pan de ma conscience et de mon inconscience. De ce qui composait mon être de manière profonde, mais je m'interdisais de répliquer sous peine de prendre une brimade. Je me rendais compte qu'il n'était pas apte, pas maintenant en tous cas à m'apporter la compréhension dont j'avais besoin, il était bien trop occupé à se brosser un tableau lumineux d'une personne qui n'existait pourtant pas. J'avais tenté de le mettre en garde à plusieurs reprises mais cela ne semblait pas encore fonctionné. Je ne cherchais pas les compliments en jouant la carte de la modestie erronée. Non, tout ce que je lui disais me servait à lui faire comprendre combien ces différences étaient enracinés en moi, et le serait encore pour longtemps.

Mes doigts griffaient de manière régulière le tissu de mon jean, imprimant un motif linéaire répétitif.

J'étais ravi qu'il comble le silence même si les mots n'avaient pas vraiment de sens pour la discussion, je finissais cependant à devoir ouvrir la bouche à mon tour si j'en déduisais le silence qui commencait à s'étirer entre nous. Je relevais le regard vers lui, et si ma bouche s'entrouvrait, elle se refermait bien rapidement muer par la terreur de faire une nouvelle erreur en prenant par à la discussion. Je ne savais pas comment faire, et je savais que je ne ferais qu'aggraver la situation mais j'étais paniqué. La sueur roulait dans mon dos par grosse goutte.

Il attendait probablement déjà un rire au vu de sa blague mais le son sortant de ma bouche n'avait rien de naturel de par son décalage. Je prenais une profonde inspiration, enfonçant mes dents blanches dans ma lèvre et les mots tournant en boucle dans ma tête. Je jetais un oeil rapide à notre entourage avant de me lever.

- Cigarette, j'ai besoin d'une cigarette ... Et le fuir n'arrangerait en rien la situation angoissante, ou la méprise sur mes attentions alors je me retournais vers lui, fatigué. - J'ai du mal à m'exprimer et j'ai peur de mal dire ou mal faire ... J'ai l'impression de te mettre tout le temps en colère ou te blesser ... Il ne s'agit pas que de sexe, Lorcan. Je SUIS différent. Je secouais la tête dans un geste dépité, passant une main lasse dans mes cheveux. - Je voudrais m'ouvrir à toi mais ... Tu es injuste de m'accuser de te mettre dans un rôle quand c'est toi qui me mets dans celui de la vierge effarouché alors que je voulais juste partagé une chose avec toi. Je n'ai pas l'habitude de faire des confessions, j'ai peur du jugement en permanence et tu m'as rappelé pourquoi ... Je n'ai jamais su trouvé les bons mots pour qu'on me comprenne. Un sourire triste, j'enfilais mes mains dans les poches avant de sortir pour fumer une cigarette et reprendre un peu de contenance. J'avais probablement été trop dur, je ne pouvais attendre de lui ce que personne n'avait pu deviner en moi et pourtant égoïstement, j'avais eu envie qu'il me comprenne, qu'il m'écoute. J'avais cru qu'il saurait le faire après mettre réveiller dans ses bras. Je pensais qu'il ne me jugerait pas.

Oui, j'avais envie de construire une histoire avec lui mais cela serait il jamais possible ? Nous étions si différents.

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