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 ஐ They wanna break me and wash away my colors

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 14 Mar 2016 - 17:28


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


C'était un désastre. Comment en étaient -il arrivés là ? Totalement déconfit, Lorcan était déjà malheureux de la réponse de Cole. Il comptait partir. Ce n'étaient que les médicaments qui l'avaient retenus à Lewiston.

A présent, le jeune homme détournait la tête. Incapable de le regarder. C'était tellement – humiliant. Pour Cole qui écartait ses cuisses comme une espèce de prostitué résigné à son sort. Pour Lorcan, qui se tenait debout, une serviette nouée à la va vite autour de sa taille et une autre dans sa main pour Cole. Il n'osait même plus l'approcher. Se sentait sale et honteux, en colère aussi de cette méprise injuste. Bien sûr Cole avait reçu des avances. Visiblement, l'homme avait un gigantesque problème avec le sexe. Un gigantesque problème qui ne l'avait pas dérangé quand il avait joué les séducteurs avant d'entrer dans sa maudite baignoire.

Lorcan n'était pas entré dans son jeu. Il s'en était servi pour obtenir sa docilité. Il avait joué avec sa stupide mousse et fait de son mieux pour préserver ce sourire qu'il avait trop peu contemplé. Tout ça pour quoi ? Pour passer pour un de ces inconnus qui lui avaient fait des avances un soir ? Rien que parce qu'il avait eut le malheur d'évoquer leur unique nuit ensemble ?

C'était injuste. Tellement injuste et faux. Mais ce n'était pas de sa faute. Cole était stone. Ses démons avaient refait surface et leur bulle de bonheur avait éclatée brusquement. Le coup était dur à encaisser. Sans le vouloir, Lorcan s'était accroché à ce moment. Il avait voulu le garder à lui, le faire durer et peut-être... peut-être osé demander à Cole s'il y avait la moindre chance pour que ce soit arrivé dans le monde réel. Alors qu'il ne se croirait pas dans un rêve...

Il avait trop voulu, et Cole s'était mépris sur sa question. La bouche de Lorcan se tordit en un pli amer.

« Je peux combler l'absence de ton mari, au moins dans mes rêves ... Pourquoi ...  Pourquoi même dans mes rêves, je ne peux pas être digne de ton affection ? Ta présence ... Pourquoi mon cerveau doit me rappeler la seule chose pour laquelle j'ai une utilité.  » Du coin de l’œil, il le vit se frapper la tête. Lorcan se précipita à son chevet pour lui saisir le poignet. « J'avais juste besoin ... de tes bras. Juste de tes bras ... »

Le jeune homme chassa les larmes de frustration qui naissaient aux coins de ses yeux. « Tu les avais. » croassa t-il, le cœur lourd. Un tube de médicaments émergea du lit. Lorcan cligna des yeux avec horreur. Il s'en empara fermement, balança le tube à l'autre bout de la chambre. L'impulsion de crier pour soulager ses nerfs était forte, mais il la réprima. A la place, il fit quelques pas dans la pièce, le temps de se calmer.

Il devait faire quelque chose. Mais quoi ? Cole ne lui faisait pas assez confiance pour croire en ses intentions quand bien même ils n'avaient couchés qu'une fois ensemble, et que cette nuit remontait déjà à plusieurs mois. Ils avaient également accordé de se revoir. Mais là encore, ce n'était pas suffisant. De plus, Cole se croyait dans un rêve. Il n'y avait rien à faire. A part l'écouter et être là. Lorcan soupira, rassembla son courage et revint auprès de lui.

Délicatement, il l'obligea à se remettre en position assise. « Viens là. » dit-il doucement en lui jetant la serviette autour des épaules. Il frictionna sa peau pour en retirer la mousse et les gouttelettes. D'abord son dos, puis son torse et ses bras. Il s'accroupit ensuite pour s'occuper de ses jambes. « Tu sais le vrai Lorcan, il attend que ça que tu prennes soin de lui, que tu dorlotes. Il rêve que tu le prennes dans tes bras plus souvent. » Il essuya un pied, puis l'autre, et l'aida à se remettre debout. « Enfin ça, c'est un rêve à lui... » Lorcan inspecta le lit. Il rassembla les draps mouillés, les tassa en boule au pied du lit puis le tapota pour que Cole s'y réinstalle.

En parlant de câlin, il avait bien compris que c'était ce qu'il attendait de lui. En temps normal ça n'aurait pas été chose facile pour des raisons de nudité et de proximité peau contre peau sous la couette mais hmm... son petit speech venait de le vacciner contre l'idée même de relation sexuelle.

Lorcan entreprit donc de se sécher. Une fois fait, il se glissa sous les draps tout près de Cole, l'entoura de ses membres. « Je suis là. » chuchota t-il quelque part près de son front. Il se voulait rassurant, même s'il n'était jamais qu'un rêve dans un esprit tourmenté. « Essaies de dormir maintenant. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 15 Mar 2016 - 12:19


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Je clignais des yeux, confus, abasourdi alors que le tube orange finissait sa course contre le sol de ma chambre. Je relevais les yeux vers mon rêve qui tournait comme un lion en cage. Avais je réussi à laisser mon inconscient ne pas être satisfait de la vie que je menais. Je fermais les yeux, incapable de comprendre.

Mais c'était son compter sur mon cerveau, incapable de vouloir me laisser tranquille apparemment ... L'illusion était revenu, me forçait à m'asseoir m'arrachant un grognement de protestation, le Lorcan qui hantait les décombres de mon cerveau s'occupant des gestes du quotidien, qui aurait du être une réaction instinctive. Ma gorge se nouait, et je refusais de laisser les larmes brûlaient l'iris de mes yeux. Peut être devrais je leur laisser libre champ un jour, peut être que cela me libérerait d'un poids que de finalement laisser s'écouler cette frustration.

- Non ... Il n'a pas besoin de moi. Je reniflais pathétiquement à l'encontre de mon cerveau qui tentait de me convaincre que peut être je ne me donnais pas assez de crédit. Je n'étais pas vraiment apte à tout saisir, mais cela faisait du bien de parler librement pour une fois, de ne pas tout étouffer et garder pour moi. De laisser mes angoisses les plus profondes être articulé.

- Il est fort, je suis un désastre ambulant ... Les mots flottaient dans l'air trop étouffant de la pièce alors que je finissais par reprendre place entre les draps.

J'aurais tellement honte qu'il me voit dans un état si pitoyable si il avait été réellement là. J'avais toujours fait en sorte d'être stoïque, détaché. De ne pas laisser transparaître les coins fracturés de mon esprit.

Les yeux se fermant alors que mon corps se laissait aller à se noyer dans les abysses, je sentais le poids des mains de mon illusion contre ma peau. M'arrachant ce gémissement pathétique de l'enfant satisfait d'avoir enfin un peu de réconfort après avoir attendu trop longtemps. Mon corps se collant, un peu plus près de lui, aussi près que possible. L'illusion était presque trop parfaite pour être réelle.

Son parfum m'entourant, me réconfortant, me berçant, me poussant au bord du précipice du sommeil. Mes peurs diminuant devant la bouffée de chaleur réconfortante de sa présence.

- Je déteste cela ... le son de ma voix n'était qu'un murmure ensommeillé, à peine conscient de ce qui l'entourait. - Pourquoi, je ne peux pas avoir cela ... Pourquoi je n'en suis pas digne ? Est-ce que c'est à cause de mon passé ? Les interrogations étaient destiné à mon hallucination, mais je n'attendais guère de réponse de sa part étant donné qu'il n'était que le reflet de mon propre cerveau, et que je n'avais pas la réponse. - J'avais espéré, j'avais préparé ...

Je finissais par me laisser plonger dans la torpeur de l'instant sans finir ma phrase, et sombrer finalement dans le sommeil, les battements de mon coeur ralentissant comme ma respiration.

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Mes sens revenant doucement à la surface alors que mon corps s'agitait légèrement sous la pression du réveil. Combien de temps c'était il écoutait depuis mon dernier passage de lucidité ? Je n'en avais aucun souvenir, je sentais juste les douleurs revenir avec les sensations. La brûlure de ma jambe souffrant d'une crampe, mes nerfs probablement irrités par une agitation. Le picotement traversant mon avant bras de manière graduelle. Mon estomac sensible qui semblait nager dans un bain d'acide. Ma gorge asséchait m'empêchant d'avaler ma salive.

Pourtant ... pourtant, à côté de toutes ses sensations déplaisantes, il y avait autre chose. Une chose que mon cerveau avait du mal à reconnaître mais qui semblait lui lancé un signal agréable. Une chaleur diffuse d'un poids tout contre mon dos. Il me fallu quelques minutes avant que toutes les sensations ne parviennent à dresser une image et que ....

Une alarme résonnant dans mon crâne, mes yeux s'ouvrant violemment pour faire face à ce que je craignais. Le visage me faisant face provoquant mon sang à quitter toute surface de mon visage. Soudainement bien trop lucide, ce n'était pas la douleur physique qui me gênait mais un embarras bien plus grand. J'ouvrais la bouche plusieurs fois, incapable de prononcer le moindre mot, de faire sortir la moindre syllabe. La terreur bien écrite partout sur mon visage à la réalisation de mes actes et mes paroles à l'égard de mon invité surprise. M'empêchant pour le moment de me concentrer sur combien il ne devrait pas être là. Pas avec ses menaces.


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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 15 Mar 2016 - 13:37


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Lorcan nageait en plein bonheur. Pelotonné contre le corps de Cole, le jeune homme flottait dans une semi-conscience de petits cœurs roses bonbon.

Quelques heures plus tôt, Cole complètement stone s'était niché dans ses bras en marmonnant des conneries comme quoi il était indigne de son affection. Lorcan aurait pu lui rabâcher qu'il disait n'importe quoi et que bon sang c'était pas possible d'être si borné à se persuader d'un truc quand la personne concernée vous assure elle-même du contraire, mais ç'avait été comme... d'avoir un chaton écrasé dans fatigue entre les bras. Et personne n'engueule les chatons épuisés.

Du coup, il avait fini par le suivre dans les bras de Morphée. Confirmant au passage que oui, il adorait beaucoup trop roucouler contre Cole. Stone ou en pleine possession de ses moyens, même combat. L'homme était un vrai aimant à Lorcan.

Le jeune homme était donc quelques part dans les hauts du sommets du bonheur, lorsque le poids chaud et très identifié de Cole se mit à remuer. Une grognement lui échappa et une paire de bras résolus se resserra autour de son doudou auto-proclamé.

« 'rrête de bouger... » grommela t-il entre ses lèvres. Les yeux bien fermés et pas décidé à les ouvrir, Lorcan s'épargnait sans le savoir la vue du visage horrifié tout près du sien. Ce n'est pas qu'il ne se rappelait pas ce qu'il s'était passé, et qu'il n'aurait pas collé une mandale ou deux à Cole pour avoir mis fin bien trop prestement à leur câlin dans le bain. Ni même qu'il ne s'imaginait pas que le type allait se sentir couvert d'une bonne grosse couche de honte à son réveil, et qu'il allait devoir le rassurer comme quoi non, son honneur n'était pas irrémédiablement bafoué. Non, Lorcan était bien conscient de tout ça. Quelque part. Dans un dossier reculé très loin dans son cerveau qu'il n'avait vraiment pas besoin d'aborder tout de suite. « Encore deux minutes. »

Il les avait mérité ces deux minutes. Et comme une grosse larve en manque d'affection, Lorcan alla se scotcher de tout son corps contre Cole, son nez quelque part vers son cou. « En plus tu sens bon. » Parce qu'il l'avait lavé à cet endroit, et que du coup ça sentait bon le gel douche et les fleurs du bain moussant. Tout leur cocon de draps sentait les fleurs et eux. Et ça pouvait paraître fugace et ridicule, mais Lorcan n'était rien sinon décidé à grappiller un peu de se présence, parce qu'il était horriblement malheureux. Que Cole voulait quitter Lewiston. Qu'il avait envie de fondre en larmes et de le supplier de rester. Mais que là maintenant, il pouvait prétendre, encore quelque secondes, que rien de tout ça n'arriverait.

Au bout d'un moment bien trop court, le jeune homme se décida à ouvrir de petits yeux gonflés de fatigue vers Cole. « 'jour. » Au passage, il relâcha son étreinte. Pas totalement, juste en le desserrant pour qu'il ne se sente plus prisonnier s'il voulait le fuir. Puis il cligna des yeux chassant mollement la fatigue, tout en lui livrant un sourire tranquille. « Comment tu te sens ? »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 16 Mar 2016 - 17:03


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LORCAN & COLE



Terrifié, je n'osais plus un seul mouvement, n'osant même plus respirer alors qu'il se blottissait contre moi dans un élan d'affection endormi.

La cadence effrené de mon coeur en devenait presque douloureuse, et mes tempes ne m'épargnaient pas non plus alors qu'un éclair de douleur constant sembler les traverser. Je n'avais pas vraiment le droit de le repousser après ce que je lui avais fait subir mais j'aurais voulu fuir le plus rapidement possible pour m'enfouir dans un trou de souris et ne plus jamais en ressortir. J'aurais été probablement au frais et au calme dans ce genre d'endroit.

Un rire tragiquement maladroit par sa confusion et son amertume m'échappa alors qu'il me demandait comment je me sentais. Etait il sérieusement entrain de se poser la question alors qu'il avait été au premier rang d'un spectacle désastreux que je lui avais offert sans remords.

- Affreusement ... Le ton était un peu acerbe mais en même temps, il était celui de nous deux qui n'était pas raisonnable. Je finissais par me détacher du lit pour me couvrir en notant notre nudité mutuelle.

Je lui tournais le dos de manière à couper la discussion mais aussi pour éviter de voir son regard posé sur moi avec une telle pitié au fond des yeux que je ne pourrais que ressentir la colère à mon encontre. Il avait du prendre soin de moi comme un enfant, a quel point en étais je arrivé, vraiment ? Le mépris secoua mon estomac d'une nouvelle vague de nausée que je repoussais. Et honnêtement si vraiment, j'avais eu la moindre chance de pouvoir voir cette relation s'établir, j'avais tuer le tout dans l'oeuf en me comportant de manière si pathétique. Je ne saurais probablement jamais apte à le regarder de nouveau dans les yeux sans sentir la honte m'étouffait. Pathétique, n'est ce pas l'ex soldat ? Un véritable cas psy. J'avais probablement fait encore pire que ce que les bribes de souvenirs qui me revenait.

- Je survivrais ... Tu peux retourner chez toi, les effets sont assez passé pour que je n'ai plus besoin de nounou ... Je grommelais à son encontre alors que je me dirigeais vers la salle de bain, pour partir à la recherche de compresse pour mon pansement. Je savais prendre soin de moi, même si il devait probablement pensé le contraire. J'étais seul avec moi même depuis deux ans, et je n'avais pas à m'habituer à avoir une épaule sur laquelle me reposait. Un luxe bien trop dangereux en soit. Je désinfectais le tout avec assez d'alcool pour me forcer à serrer les dents pour supporter la piqûre désagréable. Ce n'était pas aisé de refaire la compresse d'une seule main, mais je manœuvrais suffisamment pour parvenir avec un résultat assez convenable dont je n'avais pas à avoir honte.

Je laissais mon regard glissait sur la baignoire et ne pouvait taire l'humiliation qui colorait mes joues. J'avais été pitoyable. Et ce n'était pas sans une certaine prière que j'espérais ne jamais à avoir à être dégrader de la sorte. Mais au moins l'illusion s'était envolé en éclats pour l'infirmier.
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 16 Mar 2016 - 19:58


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Affreusement... »

Comme prévu, Cole s'échappa de ses bras. Lorcan laissa traîner son regard vers son postérieur tout en se roulant ostensiblement en boule sur la place vacante toute chaude. « Aww. Je sais pas ce qu'il te faut. » minauda t-il, dans une tentative futile de détendre l'atmosphère. « Si j'avais la chance de me réveiller aux côtés d'un aussi joli minois que le mien, je serais un homme comblé. »

Habillé, Cole s'en alla directement dans la salle de bain. « Je survivrais ... Tu peux retourner chez toi, les effets sont assez passé pour que je n'ai plus besoin de nounou ... » Lorcan étouffa un bâillement pour toute réponse. Cole qui le chasse, c'était monnaie courante. Son système de défense quand une situation le dépassait et qu'il n'avait aucune idée de comment réagir.  Paresseusement, le jeune homme s'étira. Puis il rampa hors du lit, s'enveloppa dans un drap et rejoignit également la salle de bain.

Il avait l'esprit encore un peu embrumé de sommeil. Assez pour empêcher l'inquiétude d'envahir son cerveau et de lui rappeler trop vivement le départ futur de Cole. Par contre, il avait assez de connexions neuronales pour capter son regard, dirigé vers la baignoire. Un léger sourire incurva ses lèvres au souvenir du Cole adorable et en manque de câlins qui l'avait tenu tout contre lui à peine quelques heures plus tôt. « Fais pas cette tête là. » gentiment, il poussa son épaule de la sienne afin de capter son attention. « Oui on a pris un bain ensemble et c'était hmm... » Il en ferma les yeux de bonheur et s'entoura tout seul de ses bras dans un simili de câlin rêveur. « Tellement bien. »

Lorcan rouvrit les yeux, et retrouva son sérieux pour préciser. « Et je dis pas ça pour me moquer de toi. T'étais adorable et juste... libre. » Une main se faufila hors du drap pour effleurer la joue rougie d'embarras de Cole. « Ça te va bien. D'être libre je veux dire, et de sourire. »

Inutile d'insister. Cole avait besoin d'espace et de retrouver ses esprits avant d'accepter que non, Lorcan ne le jugeait pas pour ça. Qu'au contraire, il avait aimé ce moment et qu'il espérait ardemment le renouveler sans que Cole ai besoin d'être stone pour se laisser aller une telle proximité avec lui. Sa main retomba en même temps que son regard le long du pansement. Le jeune homme l'étudia avec plus ou moins de professionnel étant donné qu'il sortait lui même d'une sieste, et qu'il trônait là enroulé dans un drap.

Il ouvrit deux yeux ronds, passablement étonnés. « Alors comme ça tu sais faire tes propres pansements. » Non parce que vu l'état dans lequel la pauvre chose avait été retrouvée lors de leur rencontre dans le parc, Lorcan avait émis de sérieux doutes sur sa capacité à confectionner un pansement potable. « Avoue que tu m'avais caché ça exprès pour que je vienne le faire moi même. » plaisanta t-il avant de se souvenir que Cole et le second degré ne faisaient pas bon ménage. Et il s'interrompit. Se racla la gorge et resserra un peu le drap autour de ses épaules. « Enfin non. Clairement on était pas supposé se revoir. Je sais bien. Mais... j'avais envie ? Et pour être franc, je compte pas partir seulement parce que tes médicaments ne font plus effet. Je suis pas venu pour te babysitter. J'avais besoin qu'on parle tous les deux après... l'autre jour. » Sous-entendu l'autre jour où il était bourré, s'était honteusement scotché à Cole comme une midinette amoureuse et avait terminé enfermé dans son garage, persuadé qu'un serpent l'attendait derrière la porte dudit garage. « Et tu donnais pas de nouvelles alors... je suis venu. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mer 16 Mar 2016 - 21:53


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LORCAN & COLE



Le son de sa voix me figeant sur place, je sentais chacun de mes muscles se tendre au rappel de l'état dans lequel il m'avait vu. Mes mâchoires se contractant pour ne laisser la place qu'à un regard plissait scrutant les mouvements du sien alors qu'il s'exprimait avec une certaine dose d'amusement à mes dépends. Le contact de ses doigts sur ma joue me faisant reculer instinctivement alors que je procédais à enregistrer les informations apportés.

Je refusais de laisser le flot de souvenirs envahir mon crâne et pourtant dieu sait que je savourais la moindre information que je pouvais récolter dans mon crâne pour des raisons évidentes.

Les mots suivants m'arrachant un sifflement réprobateur, je savais parfaitement prendre soin de moi même si malheureusement je lui avais prouvé le contraire avec mon petit spectacle pathétique. Je reculais d'un pas, restaurant un espace vital qui me manquait un peu trop au vu de sa proximité. J'aurais aimé savourer le moment, mais je ne pouvais pas. Je n'avais pas non plus envie d'être une cause perdu, ou qu'il pense que je sois machiavélique au point d'attirer son attention sous des prétextes fallacieux. Non, il n'y avait pas de plan. Pas de réflexion caché.

C'était probablement la raison pour laquelle, mes mots étaient peut être dur, la crainte, le besoin de prouver que je n'étais pas une chose à prendre en pitié comme un animal errant. - Tu veux dire que je ne t'ai pas donné de nouvelles alors que tu m'as dit clairement qu'on ne devait plus se revoir ? La phrase aurait pu être un reproche. Ce n'en était pas un. Je comprenais ses raisons, et je n'avais aucune envie d'être responsable d'un autre incident qui arriverait à ses enfants. Je me souvenais encore de la jambe de l'enfant, entouré de son plâtre lourd. Je devinais que derrière les sourires enfantins se cachait probablement la douleur de la blessure. C'était un brave petit garçon.

- Tu n'aurais pas du venir, Lorcan. C'est dangereux pour tes enfants et je sais combien tu les aimes. Le ton s'était un peu radouci mais mon expression méfiante le lorgnait sans concession. Je voulais lui rappeler les enjeux de sa petite visite imprévu et peut être lui faire oublier la dite visite.

- Même si tu as l'air assez étonné de me voir fonctionnel ... Je prends soin depuis ... Les pansements, j'en ai eu plus que ma part. Je suis peut être distrait par moment mais je ne ferais rien qui me conduirait à repasser par la case hopital volontairement. L'amertume qui transperçait dans mes mots n'était pas tant contre les reproches, ou l'appréhension de savoir qu'il me prenait pour un imbécile qui n'était bon qu'à avaler des cachets. J'avais certes gérer ma crise de manière maladroite mais maintenant que la lucidité revenait, les effets s'envolant. J'avais au moins cette certitude au fond de mes entrailles. Retourner dans une chambre vide, froide de toute vie, de n'avoir que des murs blancs et du personnel hospitalier pour compagnie était inenvisageable.

- Je m'excuse que tu es du assisté à une telle déchéance de ma part, mais je gère très bien mes problèmes tout seul. Je suis peut être ... Je laissais un soupir gonflait mes lèvres dans une moue exaspéré. - Je ne suis peut être pas l'homme le plus stable au monde, mais je survis seul depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Je passais une main dans mes cheveux, qui avait pris un mauvais pli à avoir dormi dessus alors qu'ils étaient encore un peu humide du aux vapeurs du bain que nous avions pris. Ne pas penser au bain. Je retournais dans la chambre, et me laissait tomber contre le rebord de la fenêtre, sortant une cigarette pour calmer mes nerfs. - Tu veux parler, parle mais je crois qu'on a dit tout ce qu'on avait à se dire. On a voulu essayé, ca n'a pas marché. Fin de l'histoire. Et la fumée avait une chaleur réconfortante alors que je prenais conscience que j'avais perdu ma seule chance à cause d'une ombre menaçante invisible. Que même si elle n'avait plus été là, je l'avais ruiné en me mettant en position si flagrante de faiblesse devant lui. - Tu as fait un choix, il n'est peut être pas facile de vivre avec mais rien n'est facile dans la vie, toi plus que quiconque devrait le savoir.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 17 Mar 2016 - 2:19


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Cette fois, c'était Lorcan qui avait eu envie de fuir. D'échapper au regard perçant de Cole rivé sur lui sans animosité, mais avec trop de fermeté pour qu'il se sente de le soutenir tout en sauvegardant les apparences. Lorcan était un jeune homme simple qui avait souffert trop tôt le manque d'affection du pilier autour duquel il avait articulé sa vie. Auparavant, il était doué pour sourire, voir le positif dans chaque chose et colorer la vie à sa façon. C'était sans se poser de questions qu'il avait épousé un homme et eut deux enfants avec lui. Assumer sa sexualité n'avait même pas pesé dans la balance. Il aimait James de tout son cœur parce qu'il était James. Rien d'autre n'avait compté.

En l'espace de quelques semaines, il avait essuyé plus de machinations et de remises en question que dans toute sa vie. Lorcan était lessivé. Pourtant, et sans qu'il soit capable d'expliquer pourquoi, Cole se débrouillait toujours pour rallumer l'espoir alors qu'il le croyait définitivement éteint.

Leur histoire avait été avortée avant même de commencer. Oui, il avait pris la décision finale. Mais quel choix avait-il réellement eu ?

« Être responsable du meurtre de mon fils ou rester seul, voilà le choix que j'ai eu. » articula t-il. Il s'était rhabillé après que Cole ait quitté la salle de bain. Puis il avait rejoint la chambre et s'était niché sur le lit, avait hissé ses genoux contre son buste, plongé dans les pensées qu'il avait si soigneusement évité depuis son réveil. « Je sais que tu ne m'en veux pas pour ça. Tu te serais retiré toi-même de ma vie si j'avais pas pris cette décision. »

Cole ne nierait pas ce point. En fait, Lorcan ne savait pas pourquoi il entrait dans cette conversation. Il n'avait aucune raison légitime de le pousser à rester à Lewiston. « C'est pareil pour nous. On peut pas dire qu'on a essayé et que ça n'a pas marché. On a eu le temps de rien. » Sa voix s'éteignit, chargée de peine et de regrets auxquels il ne pouvait rien. « Ce rendez-vous... j'y tenais tellement... » De Cole, il avait baissé les yeux quelque part sur ses genoux. Une moue de désolation voilait ses traits fins. « Je voulais seulement... » Ses lèvres tremblèrent sous le flot d'émotion. Il avait tant souffert ces dernières semaines. La culpabilité le rongeait comme une bête affamée. Elle s'invitait dans ses cauchemars où elle prenait les yeux de James. Les yeux de James quand il était déçu. « Je voulais seulement vivre. » Les larmes perlaient au bord de ses yeux. Il avait tant pleuré qu'il avait cru la source tarie. « Pourquoi Cole... pourquoi on devrait toujours survivre ? »

Lorcan ne savait même pas s'il était en colère ou désespéré. L'énergie du désespoir peut-être. Il émit un reniflement pitoyable. « J'ai l'impression de surnager comme je peux depuis deux ans et que tout à coup, on a décidé de m'enfoncer la tête sous l'eau. Juste parce que j'ai essayé d'être heureux rien qu'un peu. » Il n'avait même pas eu le temps d'effleurer Cole du bout des doigts que déjà il lui échappait par la faute de -S. Il n'y avait rien qu'il puisse faire contre. Il n'était rien. Rien qu'un père, veuf et démuni.

Péniblement, le jeune homme releva ses yeux sur Cole. « Alors tu vas partir ? » demanda t-il parce que vraiment, autant mettre fin au calvaire le plus vite possible. « Je n'ai pas pu retenir mon propre mari quand j'avais toutes les raisons de le faire. Je sais que je ne te retiendrai pas si tu décides de t'en aller toi aussi. » Ce devait être sa propre malédiction personnelle. Il n'était jamais suffisant. Jamais une bonne raison de rester. Cole au moins pouvait le dire sans rougir. Lorcan ne valait pas qu'il risque davantage les foudres de -S. Lui au moins avait toutes les bonnes raisons de lui tourner le dos.

Parce qu'il ne pouvait pas lui en vouloir, Lorcan s'essuya les yeux et afficha un minuscule sourire. « Je sais que tu prendras soin de toi là où t'iras. Avant de t'endormir tout à l'heure t'as dis que j'étais fort, mais tu sais... c'est toi qui es fort. Tu continues de chercher cette personne qui te manque, même si tu dois le faire seul. » Et il n'avait pas cessé de l'admirer pour ça. « Moi, sans mes enfants, il y a longtemps que j'aurais décidé d'en finir avec cette vie. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 17 Mar 2016 - 17:22


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LORCAN & COLE



Je laissais ma mâchoire se serrait légèrement, me rendant compte de la maladresse de mes propos. Certes, il n'avait pas eu de choix à proprement parlé, et je ne lui en tenais pas rigueur mais la vérité était là. Ce maitre chanteur avait été bien décidé à nous séparer au prix du sang de ses enfants. L'incident avait été déjà dramatique en soit. Comment pouvait on s'en prendre à un être humain sans défense pour lui briser un os. Une personne sans morale et sans scrupule sans le moindre doute. Un lâche. Mais rien ne servait de tergiverser, la vérité était qu'il était bel et bien là, dans nos vies, et que Lorcan le savait, je n'aurais jamais toléré être l'instrument de la mort d'un membre de sa famille.

Le voir si misérable ne me touchait pas moins pour autant. Je partageais les mêmes regrets que lui, sur ce qui aurait pu mais il me fallait garder la cohérence nécessaire. Je devais faire preuve de logique. C'était difficile alors que chaque parcelle de moi me crier de le prendre contre moi, de le rassurer.

J'ignorais d'où ces instincts me venaient mais ils étaient bel et bien là, même si nous nous connaissions si peu finalement.

La culpabilité bien présente alors que je finissais par écraser le mégot de ma cigarette, laissant la fenêtre entrouverte pour chasser l'odeur du tabac. Moi aussi, moi aussi, j'avais juste voulu être heureux. Je glissais les mains dans mes poches et finissait par détourner le regard alors que la question franchissait ses lèvres. C'était le plus raisonnable à faire, non ? Quitter cette ville, ne plus être une part de ce chantage immonde. Ne plus être tenter.

Mon poing se crispait dans ma poche alors qu'il évoquait la disparition de son mari, je me souvenais avoir voulu être différent de ce fantôme. De ne pas l'abandonner à son sort mais c'était avant ... avant l'incident qui avait touché son fils. Je n'avais aucune envie qu'il pense que c'était sa faute cependant. Je n'avais pas non plus envie qu'il me penche lâche mais les mots restaient coincé dans ma gorge. Incapable de lui faire comprendre que ce n'était pas de gaieté de coeur que je me refusais aussi cette possibilité. Il avait été le premier phare dans l'obscurité qu'était mon existence. Il avait comblait une partie de ce vide permanent sans même rien faire pour. Il avait pris une importance si grande que je ne savais même pas si je serais capable de fonctionner correctement, de reprendre mes vieilles habitudes et continuer. La vision me peinait et je laissais un soupir triste franchir mes lèvres, ne sachant que dire.

Pourtant ses derniers mots me sortir de cette paralysie impuissante, et me traversait comme un éclair de part et autre. Non pas parce qu'il reconnaissait ma capacité à m'occuper de moi, apaisant mes peurs bien trop profondément encrés mais parce qu'il exposait ses plaies et que j'avais contribué à les ouvrir un peu plus par ma simple présence. La pensée de le savoir capable de ... Une vague de rage insoutenable m'envahissait et sans vraiment le décider je me rapprochais du lit, pour le prendre dans mes bras, le serrant avec virulence.

- Non ... Le mot sonnait avec une certitude alors que je l'avais redressé du lit, de manière à pouvoir entourait ses épaules et laissait mon visage s'enfouir tout contre son visage. - Tu es bien plus fort que cela, ne te rends tu donc pas compte à quel point tu es ... impressionnant. Je fermais les yeux et savourait le moment si cela devait être le dernier qui m'était accordé en sa compagnie, prenant bien soin d'enregistrer le moindre détail. C'était si étrangement familier même si ce n'était pas un acte auquel nous nous étions livrés régulièrement depuis notre rencontre. Il y avait un côté apaisant qui faisait taire toutes ses voix en désaccord.

Et dans cet instant, je me disais qu'à défaut de mon identité, j'avais peut être trouvé cette personne qui me manquait depuis mon réveil sans vraiment savoir le pourquoi.

- Tu donnes encore et encore ... Et crois moi j'aimerais pouvoir te donner autant. Tu as le coeur au bon endroit, Lorcan. Je finissais par rompre mon étreinte, et passait une main sur sa joue, laissant mon pouce effaçait les traces des larmes qui avaient coulés. - Mais tes enfants ... ils sont ta vie. Je ne peux pas être responsable de te voir perdre encore une partie de ton coeur. Je laissais un soupir franchir mes lèvres avant d'avouer en détournant le regard. - La vérité, c'est que je ne suis pas sur de pouvoir me tenir à mes propres résolutions si je reste ici. Depuis notre première rencontre, je ... Je laissais une de mes épaules se haussaient dans un geste vague avant de finir. - Je suis aimanté.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 18 Mar 2016 - 13:02


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Tout à coup, ce fut comme si l'étau qui enserrait ses poumons se détachait et que l'air entrait de nouveau. La vague de tristesse qui l'avait saisi à la gorge se retirait pour ne laisser que la présence de Cole, son odeur, ses bras qui se refermaient délicieusement autour de ses épaules.

Et il lui parlait, mais Lorcan n'entendait pas tant les mots que l'intention derrière eux. Il ne se sentait pas impressionnant. Il était criblé de faiblesses et de peurs. Le monde lui apparaissait obscur et compliqué. Les garçons étaient sa seule lumière. Et depuis peu, il y avait Cole. Cole et cet espoir fou qui l'accompagnait sans qu'il en ai conscience.

Un espoir que -S avait étouffé.

« Je ne peux pas être responsable de te voir perdre encore une partie de ton coeur. » Sa main glissait tendrement contre sa joue humide de larmes versées. Lorcan hocha la tête. Il comprenait. Il aurait agit de la même manière si les rôles étaient inversés. « La vérité, c'est que je ne suis pas sur de pouvoir me tenir à mes propres résolutions si je reste ici. Depuis notre première rencontre, je ... » débuta t-il en détournant le regard. Lorcan fronça les sourcils, voulu capter ces yeux qui le fuyaient. « Je suis aimanté. »

Oh. Un faible sourire se nicha sur ses lèvres. C'était bon et douloureux à la fois. Car Cole devrait partir peu importe ce qu'ils ressentaient l'un envers l'autre. Lorcan serra gentiment sa main dans la sienne sans mot dire. Une simple reconnaissance de son aveu. Il n'osait pas trop en dire et briser sa résolution déjà vacillante. D'eux deux, Cole était la raison. -S ne les laissait jamais en paix. A chacune de leur rencontre, il s'imposait et se débrouillait toujours pour les séparer d'une façon ou d'une autre.

« Est-ce que je peux voir le message qu'il t'a envoyé ? » demanda Lorcan, songeant que comme toujours, -S avait du demander à Cole de choisir. La rengaine habituelle insensée : sépare toi de Lorcan ou je tue ses enfants. Cole lui tendit son téléphone et le jeune homme étudia le message. Pour ne pas changer, les garçons avaient été menacés. Lorcan lutta contre l'anxiété qui montait rien qu'à la lecture de la menace quand bien même elle était passée, et tiqua sur cette histoire de tag. « C'est pour ça que tu m'as demandé de la peinture. » devina t-il à voix haute, plongé dans sa réflexion. Autre chose le titillait dans ce message. Il lui rendit son téléphone, et reporta son regard sur Cole. « Il ne t'a pas demandé de te séparer de moi. » Et ça, c'était une nouveauté dans ce micmac infernal. « Bien-sûr t'as du le faire pour obéir à ce qu'il t'a demandé mais... c'était pas l'enjeu du chantage. »

Se pouvait-il que la clique de -S ait changé son fusil d'épaule les concernant ? Les faire jouer aux amants maudits, ça ne devait plus être si drôle que ça une fois qu'ils étaient chacun de leur côté pour de bon. Lorcan passa pensivement ses doigts sur sa joue. « Je crois que... » Il soupira, mal à l'aise. « Je crois que les garçons sont en danger maintenant. Que tu partes ou non, ça ne changera pas grand chose. -S sait qu'ils sont le moyen de pression idéal. Si tu pars, il continuera de les utiliser pour obtenir tout ce qu'il veut de moi. De mes parents, de mes amis... de n'importe qui qui tient un tant soit peu à nous. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 24 Mar 2016 - 14:55


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LORCAN & COLE



Même si je n'étais pas vraiment certain que cela soit vraiment une bonne chose, je cherchais mon téléphone pour lui tendre alors qu'il me demandait de voir le message. Je savais que cela ne ferait que renforcé le sentiment d'insécurité qu'il devait certainement éprouvé pour ses enfants.

Et il n'y avait pas besoin de le connaître vraiment pour pouvoir lire la peur se cachant sous ses traits tirés alors que ses yeux se posaient sur le message court et succinct se trouvant sur mon portable. Je me rappelais suffisament les mots. J'acquièsçais silencieusement alors qu'il m'interrogeait pour le pot de peinture.

Evidemment j'avais obéi à cet immonde chantage, je n'avais pas pu courir le risque.

Je fronçais cependant les sourcils à la suite de ses mots. Techniquement, il n'avait pas tort mais là n'était pas le propos, ma présence m'était ses enfants en danger. Ils étaient une arme à utiliser contre moi sans même que je ne les connaisse réellement. Je ne supporterais certainement pas la culpabilité et je préférais dévier mon regard plutôt que d'affronter l'ambre qui se posait sur moi. Lorcan n'en démordait pas pour autant, et si je me souvenais l'avoir entendu dire cela à son arrivée, mon esprit était bien plus conscient pour en comprendre la valeur.

Ses enfants étaient une arme contre lui, contre tous les gens autour de lui. Et si je n'avais pas envie de cette responsabilité, le même feu révolté coulait dans mes veines qu'au parc à cette simple idée qu'ils soient en danger permanent. Devais je vraiment fuir comme un lâche sous prétexte de les protéger alors qu'ils ne le seraient vraiment jamais. Ou devais je plutôt tenter de tout faire pour les protéger de ce fantôme invisible qui scrutait le moindre de nos mouvements. Le choix était évident, mais pas simple à faire.

- Je ... Erreur fatidique de ma part, je reposais mon regard sur le jeune homme qui se tenait non loin de moi. Il avait pris le temps de prendre soin de moi, alors que j'étais au plus bas, et la honte m'en couvrait encore. Devais je vraiment le laisser seul à son sort et obéir à ce bas chantage ? Qu'avait il fait pour mériter cela ? Rien. Il avait été peut être un peu tempétueux mais il avait toujours été profondément gentil à mon égard. Il était infirmier, c'était sa vocation que de prendre soin des autres. Personne ne méritait vraiment la misère qui s'abattait sur lui, pas alors qu'il avait déjà tant perdu dans sa jeune existence. Une main sur la nuque, je poussais un soupir avant de dire d'une voix calme. - Je devrais peut être resté quelque temps, tu as raison ... M'assurer que vous allez bien. Mais soyons réalistes, rester impliquait de m'attacher encore plus à lui, à faire encore plus parti de sa vie. Et c'était une catastrophe inévitable qui me vaudrait une dure chute si je venais à devoir m'en séparer.

- Je ne veux cependant pas lui donner raison de blesser tes enfants ... Je devais admettre que je n'étais même pas certain de vouloir ressortir de cette chambre un jour, de peur de ce qui pourrait arriver si je venais à le faire. Je sursautais à chaque fois que mon téléphone vibrait dorénavant, et j'avais explicitement demandé à mon éditrice de ne me contacter que par mail jusqu'à nouvel ordre. J'étais quelqu'un de bien trop fragile pour cette torture psychologique mais je n'avais pas envie d'être celui qui l'abandonnait à son tour à son triste sort. - Peut être devrions nous ... être prudents pour le moment en ce qui concerne nos interactions ?

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 25 Mar 2016 - 13:19


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Je devrais peut être resté quelque temps, tu as raison ... M'assurer que vous allez bien. » abdiqua finalement Cole. Le cœur de Lorcan bondit dans sa poitrine. « C'est vrai, tu veux bien rester ? » demanda t-il, gonflé d'espoir. De reconnaissance aussi. Parce que Cole semblait en proie à un dilemme. Le jeune homme avait envie de lui sauter au cou. Il retint l'impulsion. Cole avait besoin de recul, tant physique que psychique.

Lorcan exultait donc, à l'intérieur. Une minuscule moue ravie sur les lèvres malgré toute sa retenue. « Je ne veux cependant pas lui donner raison de blesser tes enfants ... Peut être devrions nous ... être prudents pour le moment en ce qui concerne nos interactions ?  » Ça... il n'en était pas certain. Le corbeau avait été là, à les épier, alors qu'ils étaient au milieu de nul part en pleine forêt. Chaque fois qu'ils se retrouvaient, il le savait instantanément et ne manquait jamais une occasion de leur faire savoir. Lorcan pinça les lèvres. De toute manière, ils n'avaient aucun moyen de lui échapper. Se voir sans se montrer, ou le moins possible, ne suffirait pas, mais la précaution ne coûtait rien.

Après quelques secondes plongé dans ses pensées, il hocha la tête. « Tu as raison. » statua t-il, le cœur tout de même un peu plus léger. Cole voulait rester. « On fera ce que tu voudras. Quand tu voudras et où tu voudras. Si t'as envie de me voir... » Il tira son téléphone de sa poche, l'agita un peu bêtement. « T'as qu'à me sonner. Et – je pourrais venir ici, si tu préfères ça à se voir dehors. » Lorsqu'il s'était sentit dépassé par le danger, Cole s'était reclus dans cette chambre. Lorcan ne doutait pas que -S les retrouverait ici aussi. Sans doute les observait-il en ce moment. Alors oui, c'était peu de choses, et probablement superflu, mais Cole avait besoin de se sentir en sécurité et peu importe si ce n'était qu'une illusion.

C'était un sentiment qu'il connaissait bien. Le besoin vital de se raccrocher à une illusion pour ne pas sombrer. Lui qui avait vécu si longtemps dans le déni. Aujourd'hui encore Lorcan avait tant d'efforts à faire... Il repoussa toutefois cette pensée, car elle impliquait trop de vérités auxquelles il ne pouvait pas penser maintenant sans remettre pleinement en cause le lien qu'il tenait tant à développer avec l'homme qui se tenait face à lui. « Ou tu peux juste m'appeler. » suggéra t-il également. « Me passer un coup de fil juste pour... entendre ma voix mélodieuse. Faut pas croire, j'ai quelques heures solitaires à dépenser comme un ado pendu au téléphone. Les garçons se couchent tôt. » Et penser à eux amenait autre chose sur la table. Ce pour quoi il n'avait pas pensé à le remercier. Le jeune homme baissa les yeux, un rien embarrassé. « D'ailleurs, c'est gentil d'avoir obéi à -S pour les protéger. »

Depuis l'arrivée de Cole à Lewiston, il avait eut l'impression de l'entraîner dans un tourbillon de problèmes. Ils avaient fait face sans pouvoir se soutenir mutuellement. Et d'accord, la liste de choses pour lesquelles Lorcan culpabilisait s'allongeait de jour en jour, mais trouver Cole étendu là dans son lit, complètement stone ? Définitivement dans le top 3 de sa bullcrap list personnelle.

Hésitant, il releva deux yeux mi coupables, mi pleins de gratitude vers Cole. Il avait les cheveux en bataille, et Lorcan ne pouvait pas s'empêcher de trouver que ça lui donnait un air adorable. Il glissa les bout de ses doigts contre le dos de sa main en une infime caresse. « Merci. » Il lui offrit un sourire fin mais étonnement sincère, avec cette spontanéité qu’on les enfants quand ils agissent sans se demander ce qu’en penseront les autres. Ils font les choses parce que soudainement ils en ont l’envie puis laissent leur action s’évaporer sans regret, soulagés. C’était l’effet qu’avait ce moment. Il soulageait Lorcan.

Il ne l'était pas totalement cependant. Aussi osa t-il demander. « Promets moi de prendre soin de toi maintenant. » Il jeta un coup d’œil au pansement que Cole venait de se faire. « Je vois bien que tu sais le faire, mais si... si c'est trop dur, si rester ici doit te faire du mal... » Il fronça les sourcils, certain qu'il allait regretter ses mots. « Je t'en voudrais pas de revenir sur ta décision et de t'en aller. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 25 Mar 2016 - 17:38


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LORCAN & COLE



J'étais soulagé qu'il comprenne mon point de vue même si je n'étais pas certain que nous soyons vraiment en sécurité, mais ce n'était peut être pas la peine de rentrer dans les détails de ce qui avait été du pur vandalisme de mon espace personnel. Je n'étais pas certain d'être jamais en sécurité dans cette ville, mais cette sensation ne valait elle pas de la subir si c'était pour le voir m'offrir une telle expression de plaisir à l'idée de me voir rester dans sa vie. C'était peut être la première fois que je pouvais me croire d'une quelconque utilité à quelqu'un. Je n'avais aucune idée de la raison mais j'étais prêt à fermer les yeux et m'éviter toutes sortes d'interrogation douloureuses sur celles ci.

J'étais néanmoins plein d'embarras quand il prenait sur lui pour me remercier pour ce qui n'était qu'un acte simple que tout le monde aurait fait à ma place. Je ne méritais pas cette flamme dans ces yeux mais je devais admettre que l'idée de savoir ses enfants blessaient me terroriser pour des raisons qui m'échappait. Non pas seulement comme un homme qui s'attachait à leurs père mais aussi comme quelqu'un tenant à eux en tant que tels.

Mon regard se détournait donc de celui de Lorcan, ne pouvant supporter une gratitude qui n'avait rien de noble. Mais comment lui expliquer tout cela sans qu'il ne me prenne pour un fou ou pire. Il avait déjà vu bien des aspects sombres de ma personnalité et par un miracle inexplicable, il était toujours présent. Il était même prêt à me garder une place dans sa vie. C'était si étrange de ne pas voir cette expression sur son visage, celle qui signifiait clairement ma différence. En même temps, je n'étais pas certain qu'il n'est pas non plus ses propres secrets bien enfoui, juste peut être mieux apte à les cacher que moi. Nous ne nous connaissions que si peu, et pourtant ... pourtant .

Je laissais une grimace s'affichait sur mes lèvres avant qu'il ne précise le fond de sa pensée, incapable de cacher les épaules descendant dans un geste de défense alors qu'il reparlait de ce dont il avait été témoin. Une main dans mes cheveux, je sentais un poids pesant s'aggriper à mon coeur pour le faire sombrer. Je n'avais pas envie de m'en aller, mais c'était une réelle possibilité. J'étais si prêt à me laisser leurrer par une possibilité que j'avais presque oublié combien je n'étais pas fait dans ce bois solide me permettant de surmonter les moments de crises. Je l'avais peut être été ... peut être avant, dans cette vie dont je n'avais aucun souvenir mais plus maintenant. Un ancien militaire fuyant comme un lâche devant une menace invisible, j'en aurais presque ri de l'ironie. J'avais du être une personne stable, solide et sans peur, il fut une époque mais je semblais bien incapable de la retrouver.

- Ce n'est pas ... Je laissais mes yeux dérivaient pour me perdre sur les traits de son visage. Je savais que je pouvais être honnête avec lui, nous avions eu beaucoup de problèmes de communication mais il était resté une présence solide à mes côtés. Il ne m'avait pas abandonné. Il avait même pris soin de moi alors que j'étais tout sauf lucide. Je lui devais au moins de m'expliquer clairement et dissiper ce malentendu sur mes intentions.

- Je n'aime pas me sentir si impuissant, ne pas avoir le contrôle sur ce qui m'entoure ... C'est quelque chose qui me ... Depuis la sortie de l’hôpital, j'ai changé, j'ai besoin de contrôler mon existence. Je n'entrais pas dans les détails, les raisons qui m'avait poussé à devenir un peu obsessionnel, mais il avait peut être pu le deviner si il avait pris soin de regarder mes affaires. Si il se souvenait de mon malaise à l'idée de retourner ma chambre à la recherche de ma carte d'identité. Chaque chose à sa place, une place pour chaque chose. Ordre, maîtrise, contrôle. Contrairement au chaos de mon existence. Et ce maître chanteur ruinait tout ce précieux travail.

- Je suis désolé pour ... Un vague geste de la main en direction de mon lit avant de soupirer fortement. - Il faut croire que j'ai eu du mal à supporter la pression mais je m'habituerais ... De nouveau mon regard fixe le sol avec intensité. - Laisse moi juste un peu de temps pour le faire. Et je savais que j'exigeais beaucoup de lui, que j'avais tendance à le faire attendre sur pas mal de point. Je n'étais pas certain d'être une opportunité intéressante mais j'appréciais qu'il soit assez patient pour le faire. Je finissais par relever les yeux. - Je t'aime bien, tu sais ... Vraiment. C'est juste que j'ai besoin  ....  Encore une phrase inachevée mais je sentais avoir été clair sur mon point.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Sam 26 Mar 2016 - 19:19


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Cole était mal à l'aise. Lorcan l'avait bien remarqué à sa grimace, à la posture défensive de ses épaules. Il n'était pas revenu sur ses mots pour autant. Le sujet était délicat, et l'ego de Cole avait du se prendre un sacré coup dans les dents certes. Sauf que Lorcan ne lui en tenait pas rigueur. Il ne s'était pas moqué de lui et il classerait ce moment dans les sujets tabous à ne plus ressortir. Plus tard. En attendant, il avait besoin de faire la lumière sur ses intentions. De lui dire que non, il ne le forcerait pas à rester à Lewiston. Pas si Cole devait se faire du mal en contrepartie.

L'impuissance, il y avait suffisamment goûté pour comprendre. Le départ de James était là, marqué au fer rouge sur les parois abîmées de son cœur. Lorcan avait boudé, tempêté, pleuré de rage et de cette impuissance mordante qui lui brûlait l'âme. Contrairement à Cole, il n'avait aucun contrôle, même factice auquel se raccrocher. C'était peut-être pour cela qu'il n'était pas tombé dans les même travers. Très tôt, Lorcan avait appris qu'il ne désirait pas contrôler son existence. Non, il avait tout fait pour peser dans cette maudite décision. La plus importante de sa vie. Celle qui ne lui avait pas appartenu et qui l'avait brisé.

Une autre part de lui se demandait comment était Cole avant ses blessures. Avant toute cette souffrance qui l'avait façonné tel qu'il était aujourd'hui. Ils s'étaient rencontrés en décembre, et pourtant Lorcan n'avait fait qu'effleurer la surface. Un mélange de joie et de peur agitait son cœur à l'idée de le revoir. Que peut-être, il se ferait à la présence de -S dans leurs vie, si ce dernier daignait les laisser passer un peu de temps ensemble.

« Je t'aime bien, tu sais ... Vraiment. C'est juste que j'ai besoin... »

Lorcan se mordit la lèvre pour retenir le sourire qui menaçait de faire trois fois le tour de sa tête. « Je sais. » souffla t-il en prenant gentiment dans les siennes. « Prends le temps dont tu as besoin. » Il les serra doucement, s'approcha de Cole rien pour sentir sa proximité. « Je t'aime bien aussi. » répondit-il à sa déclaration maladroite. Cette partie de la phrase tournait en boucle dans sa tête, comme quelque chose d'infiniment plaisant sur une plaie irrité. « Tout est loin d'être idéal. Je vais pas te mentir. J'ai peur de ce qui peut arriver. Je crois que... c'est normal ? Regarde nous, on a pris le départ le plus mauvais qui soit. On a même pas eu le temps d'apprendre à se connaître et en plus, la première fois qu'on s'est croisés je t'ai sauté dessus au lieu de te proposer galamment de prendre un café. »

Le haut de joues rougit au souvenir. Il baissa le nez un instant, puis retrouva les prunelles de Cole toutes proches des siennes. « Je regrette un peu tu sais. » avoua t-il, la gorge un peu nouée. « Pas de l'avoir fait, parce que c'était wow... mais je – enfin j'ai l'impression d'avoir gâché notre première fois. » Ce qui l'étonnait le plus, c'était d'en arriver à cette conclusion. Il n'avait pensé qu'à James alors. Il n'avait vu que lui et brûlé de sentir son corps contre le sien à nouveau. Et voilà qu'aujourd'hui, il se tenait là, penaud, avec la sensation d'avoir raté le coche d'une nouvelle histoire avec Cole.

Avec Cole.

Parce que contre toute attente. Cole s'insinuait sous sa peau. Il était si différent de James. Maladroit, vraiment pas bavard et salement bousillé par la vie. Il n'avait rien pour plaire à Lorcan. Sauf que... Lorcan aussi avait changé. La mort de James l'avait détruit comme les blessures avaient détruit Cole. Lentement mais sûrement, Cole lui apprenait la patience qu'il n'avait jamais eu avec James. Il était terriblement frustrant la plupart du temps, mais ça ne donnait que plus de prix à ses sourires.

« Ce que je veux dire... » reprit-il en s'éclaircissant la gorge. « C'est que rien ne presse. Rien vraiment. Et que peut-être qu'on pourrait commencer par être partenaires d'embrouilles. Comme par exemple... -S nous fait un sale coup et au lieu de se reclure chacun dans notre coin, on vient pleurer sur l'épaule de l'autre. J'aimerai bien pleurer sur ton épaule et la mienne est très confortable aussi. » Il grimaça, et son ventre se mit à gargouiller pour rappeler son existence. « Hmm... enfin en espérant qu'il ne nous demande plus de nous séparer. Et désolé pour ça. » Il se tapota le ventre. « J'ai juste terminé le bol de céréales de Zach avant de partir et il en avait pas laissé beaucoup. »
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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 27 Mar 2016 - 20:46


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LORCAN & COLE



Un soulagement imperceptible s'infiltre sous mon épiderme alors que la compréhension émanait de ses mots. Peut être en exigais je beaucoup mais il semblait bien vouloir prendre le temps qui était nécessaire pour moi d'évaluer ce dans quoi je m'embarquais sans vraiment rien savoir de ce qui m'attendait. Je laissais mes yeux glissaient dans les siens alors que ses doigts s'entrelaçaient doucement au mien. Un réconfort sensible de ce contact aussi simple soit il. Je lui offrais un sourire un peu timide alors qu'il m'avouait m'apprécier également.

Je laissais ses mots flottaient autour de nous, les laisser m'entourer de leur véracité. Non, les choses étaient loin d'être simple mais peut être avait il raison, peut être étais ce cela la normalité ? Quand savais je après tout alors que je n'avais aucune notion tangible de ce genre de relation. Le souvenir de notre première nuit évoqué avec une touche de retenue se déroulant dans mon esprit comme un film que l'on connaissait un peu trop. Est-ce que cela aurait changé quelque chose si nous n'avions pas débuté de manière si intense ? Peut être ... Peut être aussi que cela ne m'aurait jamais donné l'occasion de m'attarder sur cet homme. Un homme qui des fois me donnait l'impression de me connaître mieux que quiconque sans rien savoir de moi.

J'avais bien conscience de mon asociabilité et de mon manque de savoir faire en ce qui concernait les interactions de base. Peut être que c'était mieux ainsi. Mais je ne pouvais dissimuler totalement la blessure qui se forçait en moi quand il disait regretter. Les mots creusant mon esprit d'une violence incroyable. J'étais peut être transparent car il s'empressait de préciser rapidement le fond de sa pensée et atténuait le coup qu'il m'avait porté.

J'acquièsçais mollement mais incertain de partager son opinion, je préférais me taire.

Non que je ne comprennes pas ce qu'il disait, mais j'avais comme l'impression que cette rencontre faisait parti de tout ce qui semblait inévitable le concernant. Cette attraction quasi instantané, le souvenir de ce corps chaud roulant contre le mien dans une fièvre puissante. J'étais heureux qu'il n'est pas pris le temps de réfléchir car sinon actuellement je n'aurais pas ce souvenir à chérir si jamais nos chemins venaient à se séparer. D'un autre côté, je savais que si je prenais mon temps maintenant, c'était aussi parce que je n'avais pas envie de gâcher notre prochaine opportunité. Nous avions été deux êtres seuls se consolant de leur solitude dans le secret d'une nuit d'hiver. Je désirais que si nous devions nous retrouver de nouveau de cette manière, ce soit un désir mutuel de l'autre qui nous y conduise, l'aboutissement et le début d'une réelle histoire.

Sa visions des choses n'étaient peut être pas si différentes de la mienne, mais je savais que la décision de partir n'avait jamais réellement été une option. Pas alors qu'il s'obstinait à creuser son trou auprès de moi. J'étais impuissant face à la tornade qu'il était. Je remerciais néanmoins le ciel clément de nous offrir une distraction à cette atmosphère trop intense qui teinté nos rencontres depuis un moment maintenant sous la forme d'un bruit reconnaissable. Je n'empêchais pas le très léger rire de courir le long de ma gorge pour s'exprimer.

Pour une fois les choses étaient simples, et j'avais envie de faire perdurer ce moment aussi longtemps que possible.

- A défaut de mon épaule, pourquoi ne me laisses tu pas t'offrir à manger ? Je lui adressais une expression ouverte. Je n'avais pas l'habitude de me reposer sur qui que ce soit mais peut être que si on m'en laissait le temps, j'arriverais à m'ouvrir assez pour me reposer un peu sur lui. - Je sais que ce n'est pas un quatre étoile, mais le restaurant de l’hôtel propose un bon steak frites. Une épaule indolente se haussant et s'abaissant dans un signe un peu mou. C'était loin d'être un rendez vous, pas dans le sens ou les gens l'entendaient mais c'était un départ.

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MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 28 Mar 2016 - 16:16


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COLE & LORCAN


Lorcan était un peu tendu. Sa confession délicate quant à leur première fois restée sans réponse. Cole n'avait rien dit, mais le léger rire qui anima son visage valait toutes les réponses du monde. Lorcan eu un brusque sourire à sa proposition. « Un steak frites. » répéta t-il, surpris. Mais agréablement, parce que Cole arborait cet air qu'il ne savait pas comment qualifier à part peut-être de lumineux. « J'adorerais ça. » Il le relâcha pour attraper sa veste, et revint aussi sec tout près de lui. « J'espère que ça veut pas dire que tu me prêteras pas ton épaule. » le taquina t-il en se nichant le menton sur le courbe de son épaule. Il déposa un baiser sur sa joue, et se sépara de lui, à contrecœur parce qu'il aimait beaucoup trop se coller à Cole au moindre prétexte, mais également avec entrain. L'appel de la bouffe peut-être, sans doute aussi que sortir de cette chambre leur ferait du bien à tous les deux.

Lorcan se contenta donc de marcher à ses côtés. Chemin faisant, il ne cessait de lui jeter des coups d’œils furtifs. Comme s'il pouvait attraper son expression et la graver dans un petit coin de sa mémoire. « Tu manges ici tout le temps ? » demanda t-il une fois à table. On vint rapidement prendre leur commande. Pas besoin de regarder le menu. Lorcan commanda son steak frite et s'autorisa une bière pour faire descendre tout ça. « Les enfants sont à l'école, je travaille pas, et je conduis pas non plus. » Le troisième point en hommage à leur rencontre au Walmart accompagné d'un regard complice. « Je me suis pas encore excusé pour ça, mais on va dire qu'on est quitte et qu'on ne reparlera plus jamais de nos moments de honte respectifs. »

Il planta ses coudes sur la table, joignit ses doigts et reposa son menton dessus. Se laissant simplement porter par les événements. C'était un moment rare, où ils pouvaient être eux-même sans crainte des conséquences. C'était incroyable de se dire qu'ils n'avaient pas même eu le temps de prendre ne serait-ce qu'un repas ensemble, tant -S leur avait imposé séparations sur séparations. « Je suis content d'être là. » dit-il spontanément, tandis que sa réflexion précédente lui revenait en mémoire. « Et je me dis que tu dois sacrément bien gagner ta vie. » Il embrassa le motel autour d'eux d'un regard. « Comme tu dis, c'est pas du quatre étoiles, mais quand même, vivre à l'hôtel c'est pas donné. » Et ce n'était certainement pas sa rente de militaire qui suffisait à s'offrir se rythme de vie. Lorcan plissa des yeux faussement soupçonneux, comme s'il essayait de lire tous les secrets dans les yeux de Cole. « Ça se trouve je suis en train de déjeuner avec une star de la littérature. » Sa curiosité le poussait à en savoir plus. Cole écrivait des thrillers, ça il l'avait appris lors de leur balade en forêt. Il ne savait rien d'autre au sujet de ses écrits. Il avait proposé de lui parler de ce qu'il s'était passé ici à Lewiston, mais à présent l'idée ne semblait plus si bonne. « Tu me le dirais si t'étais connu ? » le questionna t-il un peu bêtement à la place. « Et j'aurai le droit un jour de lire un de tes livres ? Je lis pas beaucoup. J'ai jamais été un littéraire. Mon père voulait que je fasse du droit et moi j'ai voulu faire de la médecine. » Pas de littérature, dans un cas comme dans l'autre. « Mais j'aimerais bien savoir ce que toi tu écris, même si j'ose plus vraiment te le demander depuis... tout ce qui s'est passé avec -S. »
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