AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Privilégier les scénarios
Ceux-ci vous offrent des opportunités de jeu et de liens.
Ils permettent en plus bien souvent de compléter une famille.
Banque de Lewiston
N'oubliez pas de jeter un œil à la banque de Lewiston pour bénéficier des avantages et inconvénients
Et pensez que fin de mois signifie impôt sur le revenu et mise à jour des points !

 

 ஐ They wanna break me and wash away my colors

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

Invité
Invité
messages



MessageSujet: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 28 Fév 2016 - 12:22


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE


J'étais rentré chez moi en auto pilote, avait fait ce qui m'avait été demandé sans penser à retourner en arrière. J'avais passé de longues heures à frotter la peinture de mes doigts, jusqu'à ce qu'elle soit rougi sous la violence du mouvement et la durée. Je finissais par me laisser tomber assis dans le fond de la baignoire, l'eau de la douche se répendant sur moi alors que j'avais mis l'eau la plus froide possible. La morsure sur ma peau, une maigre consolation. Je ne pouvais pas supporter que je m'étais en danger la famille de la première personne qui semblait avoir un intérêt candide pour moi. J'étais donc si terriblement mauvais que la moindre seconde de bonheur découlait dans une sanglante constatation. J'avais fini par sortir au bout de plusieurs heures, le petit matin pointant déjà son nez, enfilant mécaniquement un tee shirt et un boxer. Avalant des cachets, mélange d'antalgique, d'anxyolitique et somnifère. Une fois le tout avalé, je refusais de laisser le monde me donner cette sensation de ne pas y appartenir, d'être un intru. Je ne parvenais pas non plus à me laisser aller à risquer la vie de quelqu'un.

Je m'emparais du téléphone non sans une sensation de nausée particulièrement désagréable, constatait un appel en absence de Lorcan, et je passais une main sur mes yeux avant de lui envoyer un message, espérant qu'il finisse par comprendre le message sur le long terme. Désolé, beaucoup de boulot. On se verra plus tard Et c'était un mensonge mais je ne pouvais pas lui dire, je ne pouvais pas lui dire combien j'aurais tellement aimé pouvoir rester ce soir, combien j'aurais aimé pouvoir faire parti de sa vie mais qu'une ombre m'en empêchait. Une ombre bien destiné à me rendre complètement fou. Peut être que je devrais partir, peut être que ce serait la solution mais les médicaments commençant à faire leurs effets, je m'enfonçais sous ma couette plutôt que partir à la recherche de mon sac et le faire.

3h de l'après midi, un verre d'eau, d'autres médicaments.
10h du soir. Même routine, même chanson
Fatigue indécente.

2h du matin, le besoin de sortir de la torpeur, de cette douleur viscérale m'arrachant mon âme. De ce poids oppressant écrasant mon torse. La douleur de ma cage thoracique littéral. Mes doigts se crispant dans les souvenirs de ma blessure. La sueur roulant le long de mon dos. Insomnie passagère, un rêve, des enfants brûlés vifs ... Ses yeux me regardant avec haine et dégoût.

2h03 ... 2h07 ... 2h11...2h17

Je me relève et titube jusqu'à la salle de bain, vidant le contenu de mon estomac dans les toilettes avant de me laisser tomber lourdement contre le carelage froid. Mes ongles arrachant le bandage trônant sur mon avant bras. La plaie encore bien fraîche et pas complètement refermé. La douleur physique, un soulagement, le sang chaud s'écoulant sur mon avant bras. Ma main s'affairant à faire sauter les soutures sans délicatesse. La douleur physique passera, elle est habituelle, elle me permets d'oublier un court moment celle qui crible mon coeur et mon âme.

3h55 ... Nouvelle salve de médicaments. Plus importante. Une part de moi espérerait presque me tromper dans les dosages mais je n'ai jamais été assez courageux.
3h59 ... Mes paupières se ferment et je me dis que ce serait pourtant peut être la solution.

BOOM BOOM BOOM
Des coups sur ma porte, je les ignore comme les vibrations de mon portable.
J'ai perdu toute notion de temps, je m'enfouis sous ma couverture, recouvrant mon visage.

Mes paupières sont alourdis, mes oreilles bourdonnent, mon prénom émane avec une voix réconfortante. Tentation de la laisser me bercer, avant de me rappeler, me souvenir. Peur, panique, mon souffle m'échappe un instant. - Pars ! Le ton de ma voix est dur, sans répit. Pourquoi est-il là ? Pourquoi ? Ses enfants  ... Il ne sait pas ? Le brouillard dans ma tête me laisse en proie à des doutes. Je sens un gémissement m'échapper. Peut être qu'il me parle, je ne sais pas. Je sais juste deux choses. - Tu ne dois pas être là .... Mon nez s'enfouit dans le tissu de l'oreiller sous ma joue. - J'ai envie de dormir. Et je me laisserais presque tenté par l'appel évident mais il doit comprendre avant. Je dois lui faire comprendre. Je suis épuisé. - Danger. Le souffle m'éreinte et je mérite de reposer un peu mes yeux.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 29 Fév 2016 - 19:28


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Désolé, beaucoup de boulot. On se verra plus tard.

Lorcan scrutait le message, le nez froncé en une moue contrariée. « Et répondre quand on frappe à ta porte, c'est en option ? » grommela t-il, frustré. Face à la porte de bois qui faisait barrage entre lui et Cole, le jeune homme replongea son téléphone dans sa poche, et toqua. Encore. En l'appelant cette fois. « Cole ? »

Il attendit. Aux aguets d'une réponse, du moindre bruit qui indiquerait un signe de vie à l'intérieur.

« Pars ! »

L'ordre soudain le fit tressaillir. Lorcan fixa la porte quelques secondes. S'il avait eu une hache, il en aurait fait du petit bois. Et de Cole aussi en passant. Si seulement il avait assez de colère en lui pour en ce vouloir à ce sale type qui lui avait envoyé un pauvre message en plus de vingt-quatre heures en ignorant royalement tous ses appels.

Non parce que Cole n'allait pas la lui faire. D'accord, Lorcan était passablement bourré la dernière fois qu'ils s'étaient croisés. N'empêche que sa mémoire avait assimilé son changement radical d'attitude après qu'il ait reçu un mystérieux message sur son téléphone. Le jeune homme avait eu fort à faire avec son père, en rogne contre cet inconnu qui lui avait fait se faire un sang d'encre le temps de parcourir les deux pâtés de maison qui le séparaient de son fils. En fait, c'est surtout contre Lorcan lui même qu'il avait été en rogne. La progéniture pugnace avait argué que s'il voulait se murger, c'était son droit, il était majeur et vacciné, merci bien. A quoi son père l'avait cloué à terre d'une remarque bien sentie sur le retrait de permis auquel il veillerait si par malheur il apprenait que Lorcan avait encore conduit ivre.

Blythe Senior 1 – Blythe Junior 0. Remise en jeu, la balle au centre.

Toujours est-il que passé l'orage paternel, Lorcan avait additionné 1+1 et tiré ses conclusions. - S avait encore court-circuité une de leur rencontre. Il ne savait pas pourquoi, il ne savait pas comment, ni quelles menaces il avait proféré mais les faits étaient là. Cole qui enferme Lorcan dans son garage, c'est ridicule. Trop ridicule pour ne pas cacher un quelconque chantage. Et le mutisme dans lequel ce dernier s'était renfermé depuis plongeait Lorcan dans des abysses d'inquiétude.

Et Cole, qui n'ouvrait pas ! Il allait le rendre chèvre. Ils allaient tous le rendre complètement dingue. « Mort d'inquiétude et de culpabilité » voilà ce qu'on écrirait sur son épitaphe !

Hors de question de le laisser seul pour autant. Lorcan allait devoir ruser. Ça tombait bien, une femme de ménage passait justement par là. Le jeune homme s'arma de son plus beau sourire et de son portefeuille...


Cinq minutes plus tard, et délesté de cinquante dollars de pot de vin, Lorcan pénétrait dans la chambre. Un nouveau commentaire charmant l'accueillit. « Tu ne dois pas être là … » « Si tu savais le nombre de choses que je ne devrais pas faire. » rétorqua t-il à mi-voix dans l'ambiance feutrée et lourde qui pesait sur la pièce. A pas de loup, il s'approchait du lit alors que Cole essayait de fusionner avec son oreiller. « J'ai envie de dormir. »

Un autre son misérable puis le mot ''danger'' s'échappa de ses lèvres. La peau de Cole était transpirante et trop chaude lorsque les doigts de Lorcan effleurèrent sa tempe. Comme s'il avait de la fièvre. « Hey » murmura t-il, incertain. Il avait la sensation de le tirer d'un cauchemar éveillé. Or avec un ex militaire, on était jamais à l'abri d'un coup de poing confus, ou d'un couteau planqué sous l'oreiller. « Ne me tue pas, ou quoi que ce soit okay ? »

Mais Cole semblait tout sauf dangereux. Misérable et malade, ça oui. Le cœur de Lorcan se serra dans sa poitrine alors qu'une dizaine de sirènes d'alarmes éclataient en même temps. L'infirmier voulu faire voler cette fichue couverture et faire le bilan des dégâts pour le soigner au plus vite, mais l'homme musela l'impulsion. Avec tout le sang froid qu'il lui restait, il murmura simplement. « Tout va bien. » puis « C'est moi. »

Lorcan était à deux doigts de se briser lorsqu'il aventura sa caresse plus bas sur sa joue, dans son cou, sa paume s'installant dans le creux sous sa mâchoire. Les pulsations frénétiques de son pouls tambourinaient sous ses doigts. « Il ne va rien t'arriver – ou à nous. » Et nous incluait fermement Zach et Nate. Il y avait un sous-entendu si peu voilé ici. « Je sais ce qu'il s'est passé, et je crois que je comprends pourquoi tu es dans cet état. » Il se mesura aux prunelles dilatés de Cole, à ses yeux rougis de fatigue. « Je sais que tu penses que ce serait plus facile si je partais et peut-être que tu as raison. » Parce qu'il le ressentait aussi. Et c'était atroce de culpabiliser de mettre les garçons en danger sans avoir le pouvoir d'y changer quoi que ce soit. « Mais s'il y a un endroit où je veux être en ce moment c'est ici avec toi. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 3 Mar 2016 - 17:14


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Gémissements pathétiques s'échappant de mes lèvres dans un râle alors que la fraîcheur de ses doigts effleurent la peau de mon front.

Des mots qui peinent à se loger dans mon cerveau, je sais qu'il faut que je lui dises ... Il faut qu'il parte. Je ne veux pas qu'il me déteste. Je sens un tremblement parcourir mon corps, je sens la brûlure de ma gorge douloureuse. Des mots. Pleins de bonnes intentions mais il ne sait pas. Je veux fermer les yeux, je veux oublier, je veux juste savourer.

Impossible.

Il ne comprends pas. Il ne comprends pas. Il ne sait pas. Il doit partir. Pourquoi est-il là ? Je dois lui dire.

Je dois rester assez lucide pour le prévenir. Ses enfants. Cette famille en danger à cause de moi. Ma présence. Ses mots si faciles de croire, de se laisser tenter. Je ne peux pas. Sons incohérents sortant de mes lèvres trop désséchés. Je veux dormir. Je veux prétendre que ce cauchemar n'est pas ma vie. Je veux prétendre que je peux rester un petit peu à ses côtés.

- Fatigué ... Je suis juste si fatigué. Je suis si las de me battre depuis si longtemps. J'ai cru que je pourrais peut être finalement trouvé une raison d'arrêter de lutter. Mais non. Même cela on me l'arrache sans la moindre culpabilité. Je ne veux pas abandonner ses côtés, ses sensations mais je n'ai pas le choix. Je n'ai pas la force de me battre, j'ai du le faire trop souvent depuis mon réveil. Depuis la première minute où je suis venu une deuxième fois à la vie, sans souvenirs, sans personne. J'aimerais pouvoir accepter le réconfort, le réconfort de ses bras mais ... Mais je dois racheter ce que j'ai pu faire dans le passé. Parce que je veux protéger cette famille de ma présence menaçante. Je veux qu'ils vivent heureux, ils ont déjà bien trop soufferts. Mes doigts se crispent dans la couverture, ma respiration erratique, mon coeur douloureusement présent.

Je me coupe du monde, je me coupe de sa présence. Je rabats la couverture sur mon corps me protégeant dans un noyau d'obscurité.

- Tu ne veux pas être là ... Je n'ai pas besoin de pitié. Les mots sont peut être durs, cruels mais le but est de le faire fuir. La colère est plus gérable que de vivre avec la haine qu'il pourrait éprouver à mon égard, avec la culpabilité d'avoir été l'auteur indirect de retrouver ces enfants sans vie. La pensée m'horrifie. Je ne les ai vu qu'une fois, mais la simple pensée me terrasse tout simplement. Comme ci une partie de moi savait que je ne pourrais pas vivre sans eux alors qu'ils ne font pas partie de ma vie. Je n'ai pas l'esprit à la décrypter et surtout pas le temps alors que la bile remonte rapidement le long de mon oesophage.

Je me lèves précipitamment du lit, pour aller en direction et vider le contenu d'un estomac déjà bien vide. La douleur des spasmes un réconfort néanmoins, un point sur lequel focaliser.

Le temps s'écoule de manière incohérente depuis que je suis rentré ce fameux soir, et je ne sais pas vraiment si il s'est écoulé une poignée de secondes ou de longues minutes mais mon estomac finit néanmoins par se calmer et je peux me laisser retomber contre le carrelage, dont le froid familier me permet de trouver un point d'encrage. Je pourrais presque fermer les yeux et me laissait m'endormir ici.

Me réfugier comme un enfant qui a peur d'affronter le monde dans les bras de morphée, mais j'ai conscience que j'ai du expulsé la plupart des médicaments trônant dans mon estomac. Je lève le regard à la recherche des boites oranges familières pour m'en emparer, seulement pour rencontrer le regard ambré qui se pose sur moi avec inquiètude. La honte court le long de mon échine, l'embarras de la situation dans laquelle il vient de me voir.

Mes jambes remontent le long de mon torse, mes bras autour ses dernières et je laisse mon visage retombait contre mes genoux pour le dissimuler à ta vue.

- Je ne peux pas prendre le risque qu'ils meurent à cause de moi.
La confession est faite d'une petite voix aussi misérable que je me sens en ce moment. - Tu peux me prendre pour un fou ... pour un lâche. Mon corps entier est secoué par des tremblements incontrôlables qui je ne sais pas trop sont du au froid, au stress ou encore à mon corps travaillant les restes de médicaments dans mon corps. Je fais en sorte de me ratatiner encore plus sur moi même, peut être que je pourrais disparaître ainsi.

- Je sais que ... je sais que ... mais pas à cause de moi ... Les sons sont incohérents, chaotiques. - S'il te plaît pas à cause de moi ... Ne voit il donc pas combien je ne suis pas assez fort pour supporter tout cela, combien je finirais par me haïr comme lui même le ferait. Je ne peux pas le blâmer, je sais que j'ai l'option la plus facile de nous deux. Mais comment expliquer que c'est la première fois que je m'attache à une personne, des personnes. Je suis aussi apeuré qu'un enfant mais il me faudrait tant lui dire et je ne peux pas lui expliquer tout cela. - Je ne veux pas que tu me détestes ...

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 3 Mar 2016 - 23:38


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Loin de se contenter d'accepter sa présence, Cole disparaissait sous la couette comme un gros rouleau de printemps récalcitrant.

« Tu ne veux pas être là... Je n'ai pas besoin de ta pitié. »

Lorcan soupira. C'était ça ou râler. Or même lui n'avait pas l'énergie de râler sur l'espèce d'épave qui menaçait de sombrer encore plus profondément à la moindre pichenette. Même si c'était pour lui dire qu'il commençait à l'emmerder avec l'argument de la pitié qui datait de leur soirée de Noël. Ils étaient déjà passés par ce point. Next, on change de disque.

Ses doigts tapotaient la forme ramassée dans le lit lorsque la couette voltigea. Un courant d'air secoua les cheveux de Lorcan stupéfait. Trop stupéfait pour réagir alors que Cole se carapatait. Un quart de seconde, il cru qu'il allait juste... s'en aller comme ça, et d'accord, c'était extrême comme réaction, même pour lui. Le quart de seconde suivant, il entendit un bruit peu ragoûtant

Son visage se déforma dans une moue mi pensive, mi inquiète. Lorcan leva ses fesses du lit, se ravisa, attendit que la crise passe pour des histoire de dignité et tout ça. Ça ne le dérangeait pas de voir quelqu'un vomir, et il avait envie d'être là pour le soutenir. Cole... il n'était pas sûr qu'il apprécie d'être vu dans un tel état de faiblesse.

Il le trouva dos contre le mur, regard levé vers les boîtes de médicaments, et manqua de dire quelque chose. Il ne savait pas quoi. Tout sonnait moralisateur ou évident. Cole était qu'un de responsable. Il avait tenu 2 ans en auto médication. D'accord, il n'était pas un exemple de sociabilité, mais pour un homme entièrement seul et livré à lui-même, il gérait son stock avec plus de précaution que bien des hommes brisés n'en auraient été capables.

« Je ne peux pas prendre le risque qu'ils meurent à cause de moi. » entendit finalement Lorcan émaner de la forme occupée à se recroqueviller contre le mur. « Tu peux me prendre pour un fou ... pour un lâche. » Ce n'était ni l'un ni l'autre. Honnêtement, Lorcan ne pouvait pas prétendre imaginer ce que ça faisait d'être entièrement seul, diminué physiquement et sans personne pour le réconforter les mauvais jours. Alors s'il devait identifier ce qu'il ressentait pour Cole, c'était plutôt de l'admiration. Un nombre incalculable de questions aussi. Mais majoritairement, il admirait cet homme qui se tenait debout malgré toutes les atteintes physiques et psychiques endurées.

« Je sais que ... je sais que ... mais pas à cause de moi ... S'il te plaît pas à cause de moi ... Je ne veux pas que tu me détestes ... » Ça ne ressemblait à rien. C'était une plainte, un gémissement et une supplique. Ça lui brisait le cœur et ça l'enrageait. « Comment tu peux croire ça ? » dit-il sans animosité. Il s'accroupit face à Cole, et d'une main sur chacun de ses genoux écarta ses jambes pour ramper à genoux entre eux.

Cole ne pouvait plus le fuir à présent. Lorcan avait fait son possible pour ne pas se montrer envahissant mais il refusait d'être fuit, encore plus pour... pour quoi ? Une haine qu'il ne ressentait pas ? Lorcan était incapable d'un sentiment aussi fort que la haine. Il était un emmerdeur, agaçant et menteur, mais la haine ne faisait définitivement pas partie du package. En fait, il ne ressentait que de l'affection pour Cole. Quelque chose de trouble et d'indistinct qu'il ne pouvait pas qualifier plus précisément, et qui lui faisait du bien.

Ça faisait d'autant plus mal de voir Cole affirmer le contraire.

« Regarde moi. » Ses mains entourèrent délicatement son visage. « Tu n'es pas responsable, Cole. » Il sourit à demi avec compassion aux yeux luisants de peine et de culpabilité. « Dans un chantage, il y a toujours un moyen de pression. Les garçons sont ce que j'ai de plus cher au monde. -S le sait, et apparemment, il a découvert que tu tenais à eux aussi. Et ça, le fait que tu aies toujours fais le choix qui les sauve, c'est la preuve que tu ferais tout pour les protéger. » Il posa un baiser sur le front de Cole. Rien qu'un baiser chaste, un geste de tendresse et d'assentiment. Il était persuadé que Cole méritait cette paix qu'il essayait de lui apporter. « -S se sert de moi. De toi. Il utilise tout ce que tu ressens de beau pour que tu lui obéisses, mais toi Cole... tes intentions ont toujours été bonnes. Tout ce que tu fais, tu le fais pour nous. » Et c'était ça qui comptait. C'était tout ce qui comptait. « Je ne pourrais jamais te détester pour les actes d'un autre. »

L'équation était claire dans sa tête, perçait le voile de culpabilité. Le sien et, il l’espérait, celui de Cole. Ce n'était pas sa faute si -S s'en prenait systématiquement aux garçons. Il avait commencé à se servir d'eux comme d'arme, et maintenant qu'il avait commencé, sans doute qu'il ne s'ennuierait plus à chercher un autre moyen de pression. C'était si facile. Si cruellement infaillible.

Du sang sur le bras de Cole attira finalement son regard. Lorcan relâcha son visage et souleva précautionneusement le bras mutilé pour le ramener entre eux. Il jaugea la blessure d'un œil critique. Les sutures arrachées sciemment alors que la fine peau ressoudée achevait de guérir. « Tu as mal ? Qu'est ce que tu as pris comme médicaments ? » Parce qu'il avait bien compris que la souffrance de Cole était avait tout psychique. Et que c'était elle qui avait engendré les violences physiques. Oh il mourait d'envie de recoudre ça en deux temps trois mouvement et de lui coller une ceinture de chasteté pour bras. Mais chaque chose en son temps.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 4 Mar 2016 - 21:53


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Comment tu peux croire ça ? Parce que tes yeux, ils me hantent, ils me détestent dans chacun de mes cauchemars. Ils me méprisent de vous avoir abandonnés, oubliés. Non, non je secouais la tête, les médicaments me laissaient dans le délire de l'homme solitaire qui arpentait mes livres. Tout était péniblement confus, incertain.

Ne me restait que la brûlure de ses mains, sa présence réconfortante et terrifiante. Je voulais disparaître. Je voulais arrêter de subir cette furieuse envie de me réfugier tout contre lui, je ne voulais pas le regarder mais sans pitié, il ne me laissait pas le choix. Déterminé. Mes yeux affrontant péniblement le brun bienveillant des siens.

Ne me force pas à croire que tout pourrait avoir un heureux dénouement.

Les mots qui devaient m'apaiser, accentuer la peur. Il croyait en moi mais il ne savait pas lui ... Il ne savait pas qu'inévitablement j'échouerais. Si je ne prêtais pas suffisamment attention, si j'oubliais d'avoir mon portable sur moi. Une constante épée de Damoclès au prix bien trop lourd à payer. Mes paupières se ferment de nouveau alors que ses lèvres sont bien trop clémentes.

Le tremblement de mes membres reprenant de nouveau le dessus. J'aurais voulu hurlé jusqu'à en perdre la voix pour qu'il parte mais j'admettais ma faiblesse, le besoin de sa présence réconfortante dans ce moment de douleur indescriptible. Je n'étais qu'un faible, un lâche, un misérable ... et j'ignorais ce qui avait été avant. Peut être que je devrais lui dire. Peut être pas, les mots me manquaient et je n'avais pas le courage de les chercher. Je laissais un léger gémissement franchir mes lèvres. Tel un animal blessé, je semblais inapte à communiquer de manière constructive, à lui faire voir la triste vérité.

Je lui laissais peut être trop de place, je m'exposais peut être de trop et c'était avec une certaine confusion que je regardais le bras qu'il inspectait d'un air sérieux. Je me demandais comment les sutures avaient cédés, et si il m'en voudrait de ne pas avoir autant pris soins de ses dernières que ce qu'il m'avait demandé. Je laissais mes yeux dérivés avant que le souvenir de mes doigts s'enfonçant dans la chair ne me reviennent en mémoire, et que j'arrache mon bras de son emprise pour le ramener tout contre moi. Honteux de mes propres agissements.

Il m'avait posé une question, mais je l'avais déjà oublié. C'était comme ci mon cerveau était une éponge qui absorbait les informations sans prendre le temps de les retenir, et il me fallait me concentrer pour les ramener dans mon conscient. Les mots .... Je devais répondre à quoi ? Je devais lui dire mais quoi ... Un court instant où mes yeux se perdaient dans le vague à la recherche de cette information de la plus haute importance que j'avais à transmettre.

- Non ... non ... non ... Je me souvenais, il fallait qu'il parte. Pourquoi était il toujours là ? Il ne comprenait pas. Il croyait en moi. Il avait tort. J'attrapais son poignet, le serrant peut être un peu trop fort alors que mon regard probablement enfiévré se posait sur lui avec intensité. Inquiétude grandissante, grouillant au fond de mes entrailles.

- Si j'échoue ... Si je n'obéis pas et qu'il ... Mes lèvres se serraient, mes dents grinçaient et je détestais la brûlure distincte de mon estomac. Je lançais un regard paniqué dans sa direction, en quête d'une réponse qu'il était loin de pouvoir m'offrir, et j'en avais pertinemment conscience. - Tu sais ... Je secouais la tête de droite à gauche. Ne sachant pas vraiment comment traduire ce qu'il avait pourtant bien du remarqué chez moi, avec mes réactions un peu brusque, un peu décalé, un peu étrange. Comme un alien, lui avais je dit le soir de Noël.

- Je ne suis pas stable ... Je ... Un regard à droite, à gauche. La peur constante d'être surveillé. Il était déjà venu dans ma chambre, qui sait ce qu'il avait pu y faire. J'aurais du partir, je n'aurais pas du m'attarder mais ... Mais. Il me suffisait de plonger mon regard sur ce visage pour ne pas ignorer les raisons qui m'avaient poussés à rester en ville. Il m'interpellait et je n'avais aucune idée du pourquoi c'était si virulent. Je ne connaissais pas vraiment grand chose de lui sauf peut être l'essentiel au final.

Il avait perdu l'amour de sa vie et élevait ses enfants avec détermination. Il était brave, fort ... et je ne pouvais que l'en admirer. J'aurais voulu pouvoir aider plus que je ne le faisais mais il était raisonnable de conclure qu'au vu de l'état dans lequel je me trouvais à cause de toutes ses histoires, je n'avais rien de l'appui solide qu'il méritait.

- Si j'échoue et qu'ils leur arrivent quelque chose par ma faute ... C'était peut être étrange de me dire que j'étais tellement investi dans une vie qui n'était pas la mienne, une place où je n'avais qu'à rester en périphérie comme le fantôme que j'avais toujours été. - Ne m'en voudras tu pas ? Comment ne pourrais je pas m'en vouloir ? Je suis loin d'être infaillible ... Un rire dépréciatif s'échappant de mes lèvres, j'agitais la main pour indiquer le spectacle que je lui offrais et qui prouvait plus que jamais mon point de vue. - Tu ne devrais pas avoir à t’inquiéter de moi. Tu as des choses plus importantes à penser.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Sam 5 Mar 2016 - 18:01


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Quoi non ? A quel moment non était une réponse valide à « Qu'est ce que tu as pris comme médicaments ? » ? Ou alors, c'était un non il n'avait pas mal et il réfléchissait à la suite ?

Comme une bête traquée, Cole épiait partout, serrait son poignet avec trop de force. Lorcan joignit ses doigts libres aux siens. Non dans le but de desserrer sa prise mais pour lui faire sentir qu'il était là. Il n'irait nul part. Ne le laisserait pas seul dans un tel état de panique. « Je te l'ai dis, je veux être ici avec toi. » affirma doucement le jeune homme. Il avait bien compris que Cole essayait de le virer de sa chambre. En y mettant les politesses, mais quand même.

La vérité, c'est que tout infirmier qu'il était, Lorcan manquait de recul. Cole était en piteux état, et il était loin d'être un patient ordinaire. « Tu sais... personne n'est infaillible. » dit-il après quelques secondes d'hésitation. « Et d'être humain ne te rends pas responsable de ce qui arrive aux garçons. » Il pinça les lèvres, certain de parler à un mur. Cole ne l'avait pas écouté avant, pourquoi le ferait-il maintenant ?

Discuter avec un type complètement stone lui semblait quelque peu contre productif. Le hic, c'est que Lorcan devait en passer par la raison avant de soigner ses plaies. Histoire qu'il ne se remette pas à saccager son boulot dans un moment de faiblesse.

Réfléchir, il devait réfléchir et trouver une solution intermédiaire. L'hôpital n'était pas une option. Cole le percevrait comme une sorte de geôlier ou pire. Le ramener chez lui ? Impossible avec les enfants dans les parages. En désespoir de cause, il suivit le regard de Cole qui allait et venait entre son visage, le lavabo et la baignoire. Des fois que -S surgirait du robinet peut-être.

C'est là que Lorcan bloqua sur la baignoire. « Et si on prenait un bain ? » C'est sûr, il passait du coq à l'âne. Rien de dramatique si on considérait la capacité de concentration de Cole. Il reporta son attention sur ses jolis yeux de junkie en manque. « Ça te ferait du bien. Avec toute cette transpiration, tu sens pas vraiment la rose si tu veux tout savoir. Et puis c'est pas comme si je t'avais jamais vu nu. »

D'accord il l'avait vu nu une fois. Mais Lorcan essayait de détendre l'atmosphère ! De ne pas faire passer son idée de génie pour une réduction de ses capacités de mâle viril et parfaitement à même de se laver seul, mais comme – comme une activité. Une activité de groupe, et ludique. Huh-huh.

« Donc... je vais récupérer mon poignet. » L'air de rien il passa ses doigts sous les siens, lui faisant efficacement relâcher son poignet. « Voilà, comme ça, et je vais aller faire couler de l'eau. » Raconter sa vie en prenant des initiatives. Ça lui évitait de voir le ''COLE NU DANS LA BAIGNOIRE'' qui clignotait dans son cerveau en très grosses lettres de feu.

L'eau mise en route, le jeune homme s'en retourna auprès de son patient-pas-vraiment-patient, jaugea les quelques vêtements qu'il portait et déglutit. « Ne me fais pas le coup du 'je suis trop mal pour me déshabiller moi-même'. T'as su cavaler de ton plumard jusque là, t'es forcément capable de retirer un t-shirt et un boxer. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 6 Mar 2016 - 11:23


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Des mots rassurants, prometteurs mais ces images persistantes d'une colère puissante inextinguible par le biais de jolis mots, de promesses rassurantes. Je savais que mon cerveau n'était pas des plus aptes à exprimer les doutes qui m'envahissait mais encore moins à lui expliquer ce pressentiment qui hantait mes rêves sans qu'il ne me prenne pour un fou encore plus qu'il ne devait déjà probablement le faire à ce moment précis.

Je scrutais les alentours, et je me maudissais d'avoir laissé mon téléphone sur ma table de chevet dans ma précipitation à devoir aller vomir, et si ... un message arrivé pendant qu'il me contemplait avec compassion.

La nervosité courait le long de mon épiderme, laissant mes doigts s'agitaient nerveusement, mes ongles rognant la peau libre à ma porter sur ma cuisse, de ma main libre. Je laissais mon estomac retourné prendre les mesures nécessaires pour se calmer et explorait la possibilité de reprendre d'autres médicaments pour anésthésier la douleur qui me criblaient et m'évitait de le supplier de me prendre dans ses bras.

Et peut être que mon silence s'étirait ou peut être que j'avais finalement sombrait sous la dose conséquente qui courait dans mon système. Je n'étais plus vraiment certain de ce qui était réel ou non. Peut être que Lorcan n'était pas là à faire des suggestions étranges, peut être que c'était tout simplement mon cerveau qui avait fini par lâcher pour de bon. Je laissais mes doigts glissaient et acceptait la vérité.

Oui maintenant que j'y pensais, cela avait beaucoup plus de sens. Une hallucination de mon esprit. Il n'était pas vraiment là, ni - S, les enfants n'étaient pas en véritables dangers. Les tréfonds de mon inconscient m'avait plongé dans un rêve plus agréable que les habituels, et je pouvais enfin me laissait aller à tout ce que je me refusais.

J'offrais un pâle sourire à l'hallucination de Lorcan qui semblait bien plus réel qu'on aurait pu le penser. J'étais ravi que mon inconscient est pris le pas de le rendre si réaliste. Je pouvais sentir le délicat parfum boisé de son après rasage flottait jusqu'à mes narines. Je pouvais être un autre Cole, celui que j'aurais aimé être dans mon quotidien, plus serein, plus joueur, plus apte à lui rendre son attention.

- Tu n'es pas un rêve très coopératif, tu n'es pas censé m'aider et jouer à l'infirmier attentionné .... Le ton de ma voix, si il gardait ces notes graveleuses du à l'acide qui avait été sur mes parois, peut être par souci de la réalité, avait aussi prit une teinte qui n'avait vraiment rien à voir avec mon quotidien. Séductrice, taquine.

Je me séparais de mon tee shirt, tout en laissant mon regard sur lui. Avant de laisser mes yeux dérivaient sur l'eau qui coulait. Fermant les yeux un court instant, tentant de prendre suffisamment le contrôle de ce rêve pour faire apparaître quelques bulles de mousse pour rendre l'atmosphère plus propice mais c'était en vain. Je laissais mon nez remontait dans une grimace désapprobatrice à l'encontre de l'eau.

Avant de finalement me recentrer sur l'infirmier, et me départir du restant de mes vêtements, fronçant les sourcils en constatant la blessure sur mon bras, les cicatrices sur ma jambe. Ce rêve n'avait rien de la perfection quand il en venait à moi. - Tu as dis nous ... Je déviais mon attention de ces détails contrariants en le toisant avec amusement, un sourire sur les lèvres. - Tu veux peut être que je t'aide à te déshabiller ? Lascif, et tombant dans une aisance séductrice qui aurait du demandé plus de pratique que nous en avions, mais c'était un rêve, et dans un rêve, je pouvais être complètement suave.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 6 Mar 2016 - 15:21


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Cole souriait. C'était parfaitement incongru au vu de son air de loque peu décidé à coopérer. Pourtant, un long silence avait accueilli la lumineuse idée de bain, et là, il souriait.

« Tu n'es pas un rêve très coopératif, tu n'es pas censé m'aider et jouer à l'infirmier attentionné .... »

Un rêve. Et il rêvait où Cole avait croassé ça en quelques notes languides ? Pas trop sûr – sa propre libido était mauvaise juge – le jeune homme retint tout commentaire et s’intéressa à la baignoire pendant que Cole se débarrassait de son t-shirt, plongea ses doigts dans l'eau, chaude mais pas brûlante. Il se demandait par quel miracle ce dernier avait si facilement cédé. S'il se remémorait leur soirée de Noël, lui faire des avances revenait à charmer un bloc de glace. Leur clause d'amitié mise en place avait ensuite pris un coup dans les dents lorsque Cole l'avait embrassé plus tard dans la forêt, mais encore, Lorcan avait essuyé un vent mordant en lui retournant la politesse.

Donc... petits moments sexy ? Définitivement pas un argument.

Un « Tu as dis nous ... » joueur le tira de ses pensées. Lorcan reporta son attention sur Cole.

Cole qui se tenait dans toute sa glorieuse nudité. Oh mon dieu. « Tu veux peut être que je t'aide à te déshabiller ? » le taquina cet homme insupportable. Si près, il avait l'impression que son intense présence allait le dévorer. Lorcan ne se faisait pas assez confiance pour ne pas laisser échapper quelque chose qu'il aurait préféré taire. Il ne savait comment réagir devant ce nouveau Cole, devant cet homme qui jouait de son attraction.

Il jouait... Peut-être qu'il s'attendait à ce que Lorcan joue avec lui ? Oh il aurait tellement adoré jouer à chat avec ce prédateur imprévisible. Un éclat vermeille illumina ses yeux fauves. Lorcan lui rendit son sourire carnassier, fit un pas en avant afin d'approcher son corps du sien là où la distance devenait intime. « Je te promets de me déshabiller. » jura t-il, tandis qu’innocemment il nouait ses mains dans son dos. Tentateur, il approcha sa bouche de son oreille. « Je te ferai même un p'tit show, siiiii... »

Il bondit en arrière avant que l'animal ne referme ses bras sur lui, lui lança un sourire frondeur. « Tu entres dans cette baignoire ! » Un bras nonchalant désigna gracieusement la baignoire. L'attraction avait été immédiate, pas seulement parce que, de manière assez évidente, le physique de Cole était l'objet de son adoration. Il y avait dans ces cicatrices un mystère et une histoire quasi irrésistibles. S'y ajoutait ses manières rustres, nimbées d'une incroyable douceur et de cette urgence à laquelle il succombait parfois. Comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de lui sauter dessus, même si c'était pour museler l'impulsion la seconde suivante.

Cependant, il ne serait pas dit que Lorcan abuserait d'un homme stone. Non non non. Se servir de sa faiblesse pour obtenir sa docilité, c'était une autre histoire. « Allez, l'eau va pas te manger. Et si t'es sage je t'apporterai même ta brosse à dent pour que tu récupères tout ton potentiel séduction. »

Et là dessus, il attrapa ladite brosse - tien un nouveau modèle - et l'agita entre ses doigts comme si c'était le Saint Graal.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Lun 7 Mar 2016 - 16:48


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Charmante hallucination, terriblement séduisante et dont j'avais envie de capturer l'essence pour la garder tout près de moi. Me réchauffait non seulement physiquement mais mentalement aussi.

Je voyais Lorcan, ou le mirage qui s'approchait avec une expression qui me laissait plein d'anticipation.

Un frisson me parcourait l'échine alors que son souffle, semblant si réel se promenait le long de mon oreille. J'aurais volontiers serait mes bras autour de ce dernier et dévorait cette bouche si délicieusement dessiné. Mais j'avais peur que ce petit rêve perde de sa saveur si je constatais son manque de corporalité. Je le laissais donc s'éloigner non sans regrets, me tenant en haleine de cette promesse murmuré. Ne pouvant empêcher mon coeur de battre dans une cadence presque chaotique qui j'étais quasi sur n'avait rien à voir avec l'abus de médicaments que j'avais ingéré au préalable. Non, c'était ce sourire frondeur qui faisait fondre la glace autour de mon coeur sans que je ne puisse résister.

Je fronçais néanmoins les sourcils contrariés à sa requête.

Je sentais mon visage se plissait dans une moue boudeuse presque enfantine. N'est il pas censé répondre à mes moindres désirs ?

Certes le rêve était plus doux et positif que ceux qui me poursuivait depuis mon réveil, mais il n'en était pas moins que je me laissais aller à vouloir un heureux dénouement. Pas forcément dans un cadre sexuel mais une présence rassurante et réconfortante. Un endroit où je n'aurais pas peur de me laisser approcher sous peine qu'il arrive malheur à qui que ce soit si je ne jouais pas avec les règles du jeu qui m'était imposé. Juste un instant de tendresse.

Mécontent, je finissais néanmoins par m’exécuter et plongeait dans l'eau qui avait une chaleur relativement plus importante que la douche que je m'étais permis. Je m'emparais de la brosse à dents que l'hallucination me tendait, non sans croiser les bras avec un regard lourd de reproches. - Tu es censé faire ce que je veux ... Tu es mon rêve. Le ton de la voix était pétulant et je ne me reconnais pas. Je n'aurais d'ailleurs probablement aucun problème à mourir d'embarras si j'étais plus conscient de mes actions et de mes paroles.

- Maintenant tu viens avec moi ...
Et la technique de la bouderie ne semblant pas faire son effet, j'optais pour des grands yeux suppliants à son encontre, tout en obéissant et finalement mettant la brosse dans ma bouche après lui avoir demander de me donner le dentifrice en tendant mon doigt. Je restais avec ma brosse dans la bouche, la mousse me donnant l'impression d'avoir cinq ans et en jouant comme un animal ayant la rage. - Je fais comment pour me rincer maintenant ... Je laissais des petits postillons de pate s'échappait alors que je lui faisais un grand sourire plein de cette mousse. Il était vrai que je n'avais pas été pragmatique.

- Tu n'es pas très malin dans mes rêves ... Je jouais avec mes sourcils, une pointe d'amusement toujours au fond des yeux, avant de laisser mon regard glissait sur l'eau. - Je préfère quand tu joues au renard rusé ... Je me concentrais un long moment, laissant ma main faire un mouvement de va et vient à travers la surface de l'eau. Il manquait quelque chose.

- Des bulles et de la mousse ... Je veux des bulles et de la mousse, fais un tour de magie.
Je reportais mon regard sur lui, plein de trépidation.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Mar 8 Mar 2016 - 16:45


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Maintenant tu viens avec moi ... » Avait-il la moindre idée de combien il désirait le rejoindre avec la même intensité ? Le jeune homme le couva d'un regard bienveillant, s'amusant des gouttelettes qui perlaient au bords de ses cils. Cole était adorable. Avec ses yeux de chat potté baissés vers sa brosse à dent comme s'il ne savait pas quoi en faire. « Tiens. » dit-il en lui tendant le dentifrice demandé tacitement. C'était peu de choses, mais Cole avait actuellement l'air heureux. C'était une expression qu'il avait si peu le loisir de contempler sur ce visage assombri par l'ombre de -S ainsi que celle de ses propres démons contre lesquels il devait lutter chaque jour.

« Je fais comment pour me rincer maintenant ... » questionna l'homme qui avait plus l'air d'un gosse, dans son bain à crachouiller de la pâte partout. « Tu n'es pas très malin dans mes rêves …  Je préfère quand tu joues au renard rusé ... » Lorcan sourit doucement à l'insulte très minime à son intelligence. Ce n'était pas lui qui jouait au petit prédateur enragé, tout nu dans une baignoire et avec du dentifrice plein la bouche. Son honneur était sauf – pour le moment, car il avait promis de le rejoindre dans le bain. Dieu merci, Cole lui offrait un peu de répit avant le moment fatidique. « Des bulles et de la mousse ... Je veux des bulles et de la mousse, fais un tour de magie. »

Les yeux rougis de fatigue pétillaient d'appréhension. Cole ne l'aurait pas regardé différemment s'il venait de sortir un lapin de son chapeau. « T'as qu'à te rincer dans l'eau ça fera de la mousse. » suggéra le jeune homme. « Quant à la magie... » Il le lâcha des yeux pour aller farfouiller sous le lavabo. Après quelques seconde, Lorcan dénicha ce qu'il cherchait : un échantillon de mousse. Posé avec l'échantillon de savon et l'échantillon de shampoing typiques qu'on trouvait dans ce genre d'hôtel. Il n'avait jamais fréquenté d'hôtels, à part une fois, lors de son voyage de noces avec James. Tous les échantillons avaient atterris dans son sac. Il avait même voulu piquer le peignoir molletonné et incroyablement doux trouvé surplace, mais son mari l'en avait empêché.

Au passage, il récupéra le gobelet de la brosse à dent. Puis il revint près de la baignoire et posa ses fesses sur le rebord. « Si ça te dérange à ce point de cracher dans l'eau, tu peux le faire là dedans. » offrit-il en lui tendant le gobelet. Qu'est-ce qui se passait dans la caboche brune de Cole ? Mystère. Lorcan n'allait pas chercher à comprendre, il voulait faire au mieux pour que ce petit moment de complicité aussi stupide soit-il perdure quelques minutes de plus.

Il déchira ensuite l'emballage du liquide moussant et remit l'eau chaude en route. Juste sous le jet, il en déversa le contenu en filet. Un fin nuage de brumeux se forma, puis une grosse masse de mousse blanche continue sous l'intensité de l'eau. Dans la pièce, la chaleur et l'humidité se ressentaient peu à peu alors qu'une douce odeur de fleurs remplaçait la fragrance de fauve typique du mâle dépressif enfermé dans sa piaule depuis trop longtemps. Ses yeux bêtement émerveillés par l'arrivée de la mousse se reportèrent sur Cole. « Alors qu'est-ce que t'en dis ? Nous les renards avons plus d'un tour dans notre sac. » Et le vrai bon point de la mousse ? Elle masquait son anatomie. Oui. Exactement la partie que Lorcan faisait un effort surhumain pour ne pas regarder. Tout ça, c'était de la faute de la gravité, cette traîtresse tirait son regard vers le bas. Depuis quand la gravité faisait tomber les regards, hein ? Lorcan aurait bien voulu savoir.

En attendant, plus de gravité. La mousse faisait son job, et il s'il avait les joues trop roses pour être honnête, il pouvait prétendre que c'était à cause de la chaleur.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Jeu 10 Mar 2016 - 17:25


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Je sentais mes sourcils se plissaient avec incompréhension alors que mon hallucination m'incitait à ... cracher dans l'eau de mon bain. J'étais a peu près certains que c'était loin d'être bien hygiènique même pour un rêve. Ce rêve semblait avoir quelques imperfections mais j'étais prêt à passer outre mesure pour les bons côtés. Tel que le postérieur bien agréable pour ma vue alors que mon mirage se penchait pour fouiller dans le meuble. Je laissais un sourire satisfait se peindre sur mon visage. La tentation de toucher n'étant guère bien loin. Ce ne serait probablement pas aussi bien que dans mes souvenirs de notre nuit ensemble, mais je pouvais faire en sorte que ...

Je sortais de ma transe, pour reposer mon regard sur le visage souriant de Lorcan qui revenait vers moi. Un verre à la main beaucoup plus pratique et moins dégoûtant que de mettre des miasmes bactériens dans l'eau de mon bain. Je ne me saisissais néanmoins pas très rapidement du verre, préférant le contempler de tout mon soul, profitant que la sonnerie de mon téléphone n'interrompe pas ce moment qui n'appartenait qu'à moi et à mon inconscient. Je devais admettre que j'aurais bien apprécié pouvoir le voir si souriant en ma compagnie, mais les circonstances avaient toujours été teintés. Une bouffée chaleureuse se nichant au creux de mon ventre quand il portait cette expression.

Et en plus dans mon rêve, il était magique, et bientôt la baignoire se remplissait de bulles, me laissant exprimer un cri de joie quelque peu enfantin. Un rire léger s'échappant de mes lèvres, un peu enroué au vu du peu d'usage que j'en faisais. C'était la première fois que j'étais assez serein que ce soit dans mon quotidien ou dans mon sommeil pour éprouver cette sensation. Je laissais ma main s'emparait d'un peu de cette mousse pour la faire s'envoler en direction de Lorcan, avec un amusement évident au creux de mes prunelles. Je savais que le sourire que je devais arborer portait probablement les couleurs des médicaments que j'avais absorbé, un peu trop grand et énamouré. Mais c'était le luxe de cette illusion, personne ne pouvait me juger pour mes mots ou mes actes.

Je finissais par poser mon menton sur la cuisse qui était si réelle malgré tout, enfin c'était le propre du rêve, je suppose. Relevant mes yeux vers lui. - J'aime quand tu as l'air heureux comme ca ... L'aveu avait une teinte presque innocente. Je savais que depuis que nous nous étions croisés pour la première fois, il avait ce poids constant au fond de ses yeux bruns. La présence évidente de la personne qu'il avait perdu. Et si elle n'avait probablement pas totalement disparu, elle avait été remplacé par l'inquiètude des menaces.

Mais ce soir, dans ce rêve, il n'appartenait ni à un fantôme, ni à une ombre menaçante. Il était à moi. Je fermais les yeux légèrement, profitant du contact sous ma joue que je finissais par poser. - Viens avec moi ... J'avais tellement l'envie égoïste de m'offrir ce moment, ce n'était pas déraisonnable, après tout le seul coeur qui risquait de se briser en revenant à la réalité, c'était le mien. Il n'était pas vraiment là. Et j'étais même incertain de me rappeler moi même de ce sentiment quand j'ouvrirais les paupières pour les poser sur ce monde douloureux. - Viens avec moi dans l'eau ... Je forçais mes yeux à ne pas se reposer trop longtemps, je voulais juste profiter et savourer toutes les miettes possibles de ces instants.

- Je peux me réveiller à tout moment, laisse moi avoir le souvenir de ton corps contre le mien ... Une pointe de tristesse voilait ma requête. J'avais tellement peur du moment où un bruit externe m'extirperait de ce cocon protecteur. Penaud, presque timide, j'avouais comme un secret à mon rêve. - Tu sais ... depuis le premier soir, je me suis pris à me demander ce que ce serait de tenir dans mes bras, juste pour te tenir dans mes bras.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Ven 11 Mar 2016 - 14:39


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


Cole éclata de rire comme un gosse. Le rire de Lorcan se joignit au sien comme des gros morceaux de mousse cotonneux voletaient dans ses cheveux. C'était un moment de joie limpide et hors du temps. Comme si le monde se résumait à cette salle de bain et aux deux hommes à l'intérieur qui jouaient dans la baignoire.

Puis les rires se calmèrent. Lorcan touillait encore un peu de mousse de l'index, sa gène et sa libido apaisées par l'amusement simple qu'il ressentait. « J'aime quand tu as l'air heureux comme ca ... » constata Cole en venant reposer sa tête sur sa cuisse. Le jeune homme dirigea le demi-sourire qui flottait sur ses lèvres vers les yeux clairs, caressa machinalement sa chevelure sombre. C'était incroyable comme chaque geste lui paraissait si familier et évident. Comme si le rire de Cole, son sourire – le sourire de James, lui souffla une voix traîtresse – avaient éveillés en lui de vieilles habitudes mortes en même temps que son mari. « Tu devrais te voir maintenant. » répondit-il simplement, parce que le sentiment était réciproque.

La suite... ne le prit pas au dépourvu. Pas vraiment. Le ton employé par contre oui. « Viens avec moi ... » Les yeux clos, il n'y avait plus de caprice et encore moins de jeu. Rien qu'une demande. Tellement douce. Presque trop si on considérait l'épreuve que ça allait représenter pour Lorcan. Là tout de suite, il parvenait à ne pas y penser cependant. Comme si quelque chose avait anesthésié l'inconfort de se trouver nu avec un homme qu'il désirait pour ne laisser que le plaisir ingénu d'être près de lui. « Viens avec moi dans l'eau ... »

« Okay. » acquiesça le jeune homme sur le même ton de la confidence. Il allait se retirer pour se dévêtir mais Cole reprit. « Je peux me réveiller à tout moment, laisse moi avoir le souvenir de ton corps contre le mien ... Tu sais ... depuis le premier soir, je me suis pris à me demander ce que ce serait de tenir dans mes bras, juste pour te tenir dans mes bras. »

Le premier soir. Lorcan avait soudainement l'impression que ça remontait à si longtemps. Avant Noël, songea t-il en réalisant combien le temps avait passé sans leur laisser le plus petit répit. Chacune de leur rencontre teintée de menaces et de violence. « Tu aurais du demander. » parce que malgré tout, ils avaient eu leurs moments. Rares et trop courts. Mis à mal par son sale caractère aussi. « J'suis à peu près sûr que j'aurais pas dis non à un câlin si c'était demandé aussi gentiment que maintenant. »

Là dessus, il passa ses doigts dans sa chevelure en une dernière caresse avant de se redresser. Lorcan retira son t-shirt. Jusque là tout allait bien. Rampa hors de son pantalon tout en surveillant Cole du coin de l’œil. « Je sais que j'ai dis que j'te ferais un show mais hmm – en fait, je crois que je suis un tout peu pudique. » C'était ridicule. Et il était à peu près aussi pudique qu'un acteur porno en pleine action face à la caméra. Non, c'était surtout les réactions imprévisibles de son propre corps qu'il essayait de planquer. « Tu voudrais pas... tourner la tête ? » demanda t-il, avant de réaliser que non Cole ne tournerait pas la tête. Il se croyait dans un rêve. Si il y a bien un endroit où on peut se rincer l’œil en paix, c'est dans son propre rêve. « Ou pas. Comme tu veux. »

Foutu pour foutu, Lorcan fit glisser son boxer le long de ses jambes, le fit voler à l'autre bout de la pièce d'un habile coup de cheville, et entra dans la baignoire une jambe après l'autre, passablement rassuré parce que non, aucune réaction excessive sous la ceinture. Ouf !

Il aurait bien voulu se mettre derrière Cole. Pour le laver tranquillement déjà, et parce que c'était la position la plus facile à assumer s'il voulait continuer de maîtriser quelles zones son sang devait irriguer en priorité. Sauf que ce dernier voulait le tenir dans ses bras donc... râpé pour l'arrière. Le jeune homme se plaça donc entre ses jambes. Dos à lui. Maladroit au début, il gigota quelques secondes avant de s'enfoncer confortablement contre Cole. Calé dans la bonne position, l'eau chaude ne tarda pas à envahir ses muscles nerveux. Lorcan poussa un petit soupire de contentement. « C'est comme dans un rêve. » Il laissa sa tête tomber en arrière sur l'épaule de Cole, frotta sa joue contre la sienne. Son dos épousait à ravir le torse de Cole un peu plus large et Lorcan était très averti du contact entre le bas de ses reins et sa – non il n'allait pas aller par là. Il fallait se concentrer sur autre chose. Le câlin ! De ses mains, le jeune homme guida ses bras autour de lui, les noua aux siens sur son ventre.

Là il se sentait bien. Juste incroyablement bien. « Je voudrais que le temps s'arrête là maintenant. » admit-il, ses lèvres contre la joue de Cole. Il sentait son abdomen ferme se soulever et s'affaisser, décida de calquer sa respiration sur la sienne. En osmose. Et s'il se concentrait, il pouvait démêler de toutes les autres son odeur subtile. Celle qu'il connaissait si bien et dans laquelle il avait envie de se noyer pour le restant de ses jours.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 13 Mar 2016 - 13:57


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Non, je n'aurais pas pu demandé ... Ici dans ce rêve, c'était tâche simple, aisé. Mais dans le monde réel, celui qui était si terrifiant, je n'avais pas pour habitude de demander ou d'exiger quoi que ce soit. Ce n'était pas comme cela que ca fonctionnait, et maintenant encore plus que jamais avec les menaces pesant sombrement sur nos têtes.

Je pouvais me l'autoriser là ... à cet instant. Il n'y avait rien de bien risqué en sachant que ces requêtes appartenaient à mon inconscient. Que personne ne pourrait deviner ses pensées qui je savais n'était pas des mensonges. Juste l'expression de ce que je gardais précieusement pour moi, bien trop perdu pour y donner un sens. Je laissais mes yeux savouraient le spectacle de son corps, notait la note d'appréhension de mon illusion et peut être que c'était parce que j'aimais ce côté incertain qui me donnait à moi plus d'assurance que mon esprit lui donnait ce critère qui ne semblait pas vraiment faire partie de sa contrepartie réelle. J'aurais pu savourer une teinte rosé parcourir le haut de ses joues, et le spectacle aurait été encore plus attendrissant.

Il n'y avait rien de profondément sexuel à mon rêve, une chose que j'avais noté depuis mon réveil. Je n'avais pas semble-t-il une libido très accru. Et ma nuit passé en compagnie du jeune homme avait été l'exception à ces mois, années d'abstinence. Peut être étais je aussi anormal sur ce point là mais ce n'était pas comme ci j'imposais quoi que ce soit à quiconque. Je n'avais aucune intention de me lancer dans une relation, et la seule qui aurait pu être envisageable avait été condamné avant même de naître.

Je finissais par le regarder se glisser entre mes jambes, y prenant une place qui semblait la sienne naturellement. J'esquissais un sourire en coin, heureux du contact, me rendant compte combien tout cela avait pu me manquer lors de ses dernières années, de mes années de vie réellement. Je n'avais jamais eu le confort d'une autre personne, et je supportais mal qu'une personne envahisse mon espace vital sans mon autorisation. C'était une situation qui était un cercle vicieux sans fin, lorsque l'on ne s'autorisait pas à s'attacher.

- C'est un rêve ... Idiot. Le ton de ma voix était rempli de l'affection que j'éprouvais pour lui alors que mes bras se glissaient autour de sa taille. Dans une bulle de confort et d'intimité. C'était doux, agréable et je laissais mon nez effleurait la courbe de sa joue jusqu'à sa tempe.

- Et moi j'aimerais à ne jamais avoir à me réveiller ... Et la pensée si elle avait pu avoir des teintes funestes, il y a quelques heures, prenait des couleurs plus chaleureuses quand il s'agissait de passer le restant de mon éternité dans ce genre de bulle bien intéressante. Je laissais mes paupières se fermaient, la sensation de ses lèvres sur ma peau, m'arrachant un sourire satisfait. Je n'aurais jamais pu agir de la sorte avec le véritable Lorcan. Bien trop d'enjeu qui ne m'aurait jamais permis cette liberté, trop de vérité insaisissable. Il y avait ses ombres dans sa vie et la mienne.

Je laissais mes doigts imprimaient de légers cercles contre la peau de son ventre, savourant l'instant en silence.

Les minutes s'égrainant à la fois lentement et trop rapidement.

Je finissais par me sortir de ma torpeur bienfaisante pour attraper la fleur de douche, posait un peu de gel dessus, et me décalait de manière à avoir un accès à l'épiderme de Lorcan. Prenant le temps de frotter d'abord les bras, puis le dos de celui ci. C'était agréable comme activité, personnel et proche.

- C'est agréable ... Je déposais un baiser simple sur la courbe de sa clavicule alors que je trempais l'éponge de tissu dans l'eau de manière à enlever la mousse pour le rincer. J'aimais bien être apte à prendre soin de lui dans mon rêve, je pouvais endosser un rôle que je n'avais jamais osé espérer pouvoir prétendre dans la réalité. Je savais que sa vie n'était pas simple, et qu'il était seul à élever ses enfants. Je laissais mes doigts glissaient jusqu'à sa main, rencontrant un morceau de métal, me faisant fronçait les sourcils. Je ne comprenais pas pourquoi mon esprit avait conjuré une ... alliance dans ce qui n'aurait du appartenir qu'à moi. Le fantôme de Lorcan devenait le mien mais je n'avais pas souvenir de la mention d'un mariage. J'agrippais sa main pour examiner l'objet du délit.

- Je suppose que ca a du sens ... J'ai appris que le vrai toi avait des enfants ... Le mariage est une étape cohérente en soit ... Je me parlais plus à moi même qu'à l'illusion se tenant tout contre moi. La question se bousculait dans ma tête mais je n'avais aucune envie dans savoir plus sur celui qui volait son attention.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 13 Mar 2016 - 18:25


La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur

COLE & LORCAN


« Et moi j'aimerais à ne jamais avoir à me réveiller ... »

« T'en fais pas pour ça. » ronronna mystérieusement Lorcan. Confortablement lové dans ses bras, le jeune homme était au summum du bonheur. Avec une douceur absente, il effleurait les bras sous les siens du bout des doigts en écho aux caresses sur son ventre. Il mourrait d'envie de relever son visage niché contre le sien rien que pour l'embrasser et sentir le goût de lui contre sa langue, mais c'était vraiment trop d'efforts. De plus, c'était une barrière qu'il ne s'autorisait pas à franchir. Pas comme ça. Pas alors que Cole se croyait dans un rêve.

Le jeune homme sourit, intérieurement flatté quand bien même les règles instaurées entre eux lors de leur pique-nique raté dans les bois demeuraient tenaces dans son esprit. Cole voulait faire connaissance avec lui. Ne pas précipiter les choses. Parce qu'il voulait... il le voulait lui. Lorcan avait mis un certain temps à réaliser cette idée. A l'accepter, et surtout, à accepter l'enthousiasme frivole qu'elle faisait naître en lui.

Cole se mit à bouger derrière lui. Le jeune homme se redressa un peu, jeta un œil derrière lui à la fleur de douche entre ses mains. « Oh. » Il n'avait même pas pensé qu'il voudrait le laver. « Tu sais, le bain c'était pour toi à  la base. » le taquina t-il, la fin de phrase mourant dans un gémissement de bonheur à la longue caresse le long de son bras. Puis son autre bras. Ses épaules. Lorcan les fit rouler, quémandant plus à la manière d'un chat. Il n'avait plus l'habitude qu'on s'occupe de lui. Au quotidien, c'était lui qui prenait soin des autres. De ses enfants d'abord, et des patients de l'hôpital ensuite.

C'était comme... de redécouvrir son corps. Lorcan raffolait de cette sensation, voulait s'y abandonner alors que les mains de Cole serpentaient dans le creux de son dos, envoyant des frissons de bien-être partout dans le reste de son corps. « C'est agréable ... »

Un baiser contre sa clavicule plus tard, Lorcan approuva d'un « Mmh... » de plaisir indécent. Son dos rincé, il se recala tout contre Cole, laissa sa main arpenter la peau de son bras, trouver ses doigts...

… et se refermer autour de son alliance.

Avant qu'il ne le réalise, leurs mains jointes sortaient de l'eau pour exposer l'anneau. Quelques secondes passèrent durant lesquelles il devina que Cole l'examinait. Son cœur se serra dans sa poitrine et il serra les lèvres avec tristesse. « Je suppose que ca a du sens ... J'ai appris que le vrai toi avait des enfants ... Le mariage est une étape cohérente en soit ...  »

Il ne le lui avait pas avoué. Pas plus qu'il ne l'avait fait pour ses enfants avant d'y être forcé par leur rencontre dans le parc. La peur de le faire fuir avait retenue ses mots. Ce n'était déjà pas facile de refaire sa vie avec deux enfants et un mariage comme bagages, pas que Lorcan ait essayé mais il se doutait que ce début de vie qu'il avait construit avec James représenterait une barrière aux yeux d'un nouveau partenaire. Pour un homme comme Cole, qui lui ressemblait tant physiquement, la barrière aurait tout eu du mur en titane infranchissable. Lorcan avait été égoïste sur ce coup, il le savait et il s'en voulait pour ça.

« C'est vrai. J'étais marié. » confessa t-il, bien que ça n'ait pas grande importance dans ce que Cole considérait être un rêve. Il laissa sa main retomber dans l'eau après quelques secondes. D'un côté sa conscience le tançait vertement. S'il voulait parler de son mariage, c'était le moment tant que le sujet était sur la table. Avec un peu de chance, Cole s'en souviendrait après le crash inévitable qui suivrait sa prise de médicaments et le pansement aurait été arraché une bonne fois. D'un autre côté, il était venu là pour s'occuper de lui, et s'il analysait vraiment le côté moral de l'histoire, ce n'était pas très noble d'user de son état pour lui extorquer des excuses pour ne pas lui avoir dit plus tôt.

Lorcan opta pour le choix plus simple. En se contorsionnant, il changea de position pour se retrouver face à Cole. A son tour il s'empara du gel douche dont il déposa une copieuse quantité dans le creux de sa paume. « Mais je suis ici maintenant, avec toi. » Il s'avança tout prêt de lui, passa ses jambes de part et d'autre de sa taille, et passa gentiment sa main savonneuse dans son cou. Avec application, il lava ses épaules tendues, s'y attarda pour les masser un peu comme s'il pouvait faire s'envoler toute la tension accumulée. « C'est gentil d'être resté. » dit-il à mi voix, égarant ses mains plus bas sur ses pectoraux. Toucher Cole de cette manière était juste... incroyablement sensuel. Bien plus que ça n'avait le droit de l'être pour un jeune homme dont l'activité sexuelle se résumait à une nuit en deux ans. Mais Lorcan tenait bon, se focalisait sur son désir de bien faire. « C'est vrai, n'importe qui à ta place aurait fuit la ville. » Il marqua une pause, ses mains simplement posées contre son torse, regagna du regard la courbe fatiguée de ses lèvres qui ne lui avaient jamais tant souri qu'aujourd'hui. « Et c'est pas la peine de hausser les épaules ou un truc du genre, je sais bien que t'es resté pour moi. »

Pour lui. Alors qu'il se disait lâche et pathétique, Cole était resté là où n'importe qui aurait fuit ventre à terre. Il parvint à sourire de nouveau, parce que c'était soit trop beau pour être vrai et ils étaient tous les deux en train de rêver, soit juste... vrai, et ça lui envoyait des drôles de décharges dans le ventre.

« Qu'est-ce que tu ferais, si j'étais vraiment là dans ce bain avec toi ? » osa questionner Lorcan. Il plongea ses mains dans l'eau pour les rincer, et retourna caresser la peau savonneuse de Cole pour en retirer la mousse. « Je sais que t'es pas si timide, t'as déjà passé toute une nuit à me le prouver. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors Dim 13 Mar 2016 - 19:25


They think I'm crazy but they don't know the feeling. They're all around me, qircling like vultures. They wanna break me and wash away my colors

LORCAN & COLE



Mon hallucination confirmait mes doutes, c'était logique. Si mon cerveau avait fini par prendre ce chemin, il était logique d'avoir une réponse positif. Une mise en garde contre le malaise qui me gagnait à cette idée. La réalité était telle que je ne pouvais pas la changer mais comme il me le disait si clairement, ici, dans mes rêves. Il était uniquement à moi. Il m'offrait le sourire rassurant de l'amant compréhensif. Tout était pour me laisser dans cette zone confortable dans lequel mon esprit semblait avoir trouvé le refuge idéal. Je l'avais à moi, au moins pendant ces courts instants où le sommeil m'épargnait les cauchemars violents qui hantaient mon quotidien.

Je fronçais les sourcils aux mots suivants, n'étais je donc pas parti comme je l'avais prévu de prime abord. J'essayais de contorsionner mon esprit afin d'amener les souvenirs à la surface, l'angoisse inquiétante, la peur de manquer de nouveau de mémoire. Je finissais par me rappeler et lâcher d'une voix confuse. - Les médicaments ... Oui ces derniers m'avaient plongés dans un sommeil et qui n'avait fait que reporter ma décision de quelques heures .. jours. Le brouillard vague de mon esprit m'indiquait plus des souvenirs abstraits d'une horloge tournant, de la nuit, de la journée, entraperçu rapidement.

- Je dois partir ... mais tu resteras avec moi ... Je scrutais l'illusion avec une certaine appréhension. Est-ce que mes souvenirs de lui s'envoleraient comme le reste de ma vie. Est-ce que c'était cette sensation qui avait parcouru mon corps à mon réveil, cette vague froide anesthésiante. Mon rêve m'appartenait mais ... pour combien de temps. Je n'en avais aucune idée, et ma gorge me brûlait. Je n'avais pas de raison de rester réellement. J'en avais eu à la base, mais elle s'était envolé en fumée. Je fermais les yeux, un court moment avant de les réouvrir et de voir son visage encore bien présent, face à moi. J'esquissais un sourire triste. - Ici, tu es avec moi ... Une vague caresse du bout des doigts sur son visage alors que sa bouche s'agitait de nouveau pour me parler, je laissais mon esprit reprendre contact avec le mirage.

La confusion, puis la tristesse coula le long de mon échine. Mon illusion me ramenant à la réalité de ma place, je n'étais pas là pour être aimé. Non, j'étais là pour fournir un contact sexuel. J'aurais tant aimé que le Lorcan de mon rêve, ne me rappelle pas la si cruelle vérité qui brisait mon coeur. Mais mon cerveau se devait un tantinet réaliste à en croire par les cicatrices qui parcouraient encore mon corps malgré la possibilité de les effacer dans cette matrice illusoire de mon esprit endormi.

- Le sexe ... c'est la seule chose que je pourrais jamais t'offrir n'est-ce pas ? Je savais bien que les réponses que m'apporterait mon illusion ne serait qu'un reflet des miennes, de mes propres inquiétudes et conclusions. Je laissais un soupir las franchir mes lèvres. - Il a compris ... ce maître chanteur, il sait que je ne suis pas assez bien pour être autre chose que ce coup d'un soir.

Je finissais par me détacher du corps chaud si près de moi, vacillant légèrement, ma tête dans une sorte de coton, alors que je sortais de la baignoire pour aller jusqu'à la chambre, encore trempé, et couvert de bulle de mousse. Le rêve prenait une note bien trop lugubre, et je ne savais pas si je n'avais pas envie de me réveiller.

La trace de mes pieds mouillés laissant leurs marques sur le parquet. Je me laissais tomber sur le lit dans mon habit de naissance. Et attendait l'arrivée de mon mirage pour lui offrir ce que Lorcan désirait de moi.

- Si c'est la seule chose que je peux faire pour toi ... J'essaierais de te combler. Je sais ... que les gens ne pensent qu'à cette utilité en ce qui me concerne.
Pour la première fois, je me confiais à cette hallucination, peut être parce que j'avais moi même besoin de me confier mais que je n'avais personne à qui le faire. - J'ai déjà vu leur regard concupiscent sur moi depuis ma sortie de l’hôpital, je sais la convoitise que mon corps amène ... Personne n'a vraiment désiré me connaître, juste passer une nuit avec moi. Il y a toujours mieux, plus beau ... Un rire frêle, amer s'échappant de mes lèvres. - Tu es la seule personne que je n'ai désiré en retour, cependant ... J'ai eu la chance que tu perdes un peu de ton temps avec moi, avant ton mieux, ton plus beau ...

J'écartais doucement les cuisses pour lui laisser la place de m'approcher, désirerait il mettre ses mains sur moi. Mon corps, peu alerte, peu réceptif pour le moment. C'était un rêve, rien ne me préoccupait véritablement, il arriverait ce qui devrait arriver.

- Je peux combler l'absence de ton mari, au moins dans mes rêves ... Pourquoi ... Un bruit ressemblant légèrement à un sanglot étouffé franchit mes lèvres, soudainement asséché. - Pourquoi même dans mes rêves, je ne peux pas être digne de ton affection ? Ta présence ... Pourquoi mon cerveau doit me rappeler la seule chose pour laquelle j'ai une utilité. Je laissais ma main frappait le côté de ma tête, tentant de chasser la douleur tenace qui enrobait mon âme de ses tentacules épineuses, lacérant l'être tremblant qui se profilait. - J'avais juste besoin ... de tes bras. Juste de tes bras ... Je finissais par ne pas attendre la venue de mon illusion, et trouvait refuge dans les draps de mon lit encore défait. Je fermais les yeux forts dans l'espoir de repartir dans le néant le plus totale.

Ma main cherchait à tâtons la boite de médicaments qui je savais avait roulé sous mon oreiller, pour avaler quelques pilules afin d'anéantir ma conscience.


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
messages



MessageSujet: Re: ஐ They wanna break me and wash away my colors

Revenir en haut Aller en bas
ஐ They wanna break me and wash away my colors
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

 Sujets similaires

-
» i just wanna break the rules.
» [-16 à cause de phrases pleines d'ambiguïté] "You're poison running through my veins, I don't wanna break these chains." || [Solo - Capture]
» Connaissez-vous Prison Break ?
» Flesh Wash - Quand y'en a pu.... comment qu'on fait ?
» .-. I break , I borrow , I live , I lose .-.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NEVER TELL ™ :: Saison 2 :: archives sujets terminés et abandonnés-