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 All the pain and the scars have left you cold

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MessageSujet: All the pain and the scars have left you cold Jeu 4 Fév 2016 - 18:54


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE


Contre le mur de l'hôtel, je regardais d'un oeil distrait les allées et venues alors que je fumais une cigarette.

Je n'avais pas eu de nouvelles de ce maudit corbeau mais pas plus de Lorcan, non plus. Je ne pouvais le blâmer, si j'avais une famille, elle serait probablement ma priorité aussi. C'était une hypothèse valable même si je n'avais pas vraiment un début d'idée de comment j'agirais.

J'aurais pu repartir d'où j'étais venu sans demander mon reste, mais une part de moi gardait l'espoir que je le reverrais avant de devoir quitter la ville irrémédiablement. Je ne comptais pas m'installer dans le coin, n'est-ce pas ? Il faudrait être cinglé, après tout Lorcan m'avait dit de ne pas prendre les menaces à la légère. Et personne ne semblait rien faire pour stopper cette gangrène qui envahissait la ville. J'avais pris le temps de me renseigner un peu plus sur l'histoire de cette sordide ville, apprenant au passage des noms, des inconnus, des vies arrachés à la fleur de l'âge.

Je secouais la tête, et prenait une profonde inspiration et me redresser prêt à rentrer dans ma chambre. Cherchant encore un moyen de joindre ce corbeau, obtenir un accord pour qu'il laisse la famille de Lorcan tranquille mais je n'avais vraiment aucun moyen de pouvoir communiquer avec lui, quand bien même j'aurais troqué volontiers ma vie pour préserver celle des gens à qui il tenait. Il avait perdu assez de monde dans son existence et ce n'était pas comme ci la mienne avait une véritable valeur. Il m'oublierait vite.

Pris dans mes pensées, ma jambe en profitait pour m'assaillir d'une crampe violente me déséquilibrant sans aucune chance de parer ma chute. Mon avant bras tombant lourdement sur le rail en métal servant à ranger les vélos. Une autre douleur m'arracha un cri surpris, alors que le sang commençait à couler à flot parce que je devinais une plaie assez profonde pour nécessiter quelques points de suture. Fuck. Je me relevais avant qu'une personne ai l'idée saugrenu de vouloir me donner un coup de main, et enlever la chemise que je portais pour l'enrouler autour de mon bras et stoppait le saignement. Me laissant seulement dans mon maillot de corps, malgré la fraîcheur de ce mois de février.

Je n'avais aucune idée d'où se trouvait l’hôpital de la ville, je n'avais pas encore eu besoin de faire renouveler mon ordonnance d'antalgique jusque maintenant.

Même si je détestais le luxe inutile, j'appelais un taxi et m'enfournait dedans, m'évitant le trajet dans un bus et sous des regards suspicieux.

̇•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•

Voilà comment une demi heure plus tard, une infirmière ou une aide soignante pressée me collait sur un lit en me disant d'attendre et quelqu'un allait venir s'occuper de moi très rapidement.

Je la regardais filer sans demander son reste, et poussait un soupir avant de serrer mes dents. La douleur était présente même si j'avais connu tellement pire que je reprenais bien vite une attitude stoïque et patiente. Ils avaient probablement des cas de plus grandes importances, même si il était clair que vu l'auréole qui se devinait sur ma chemise/bandage improvisé, j'étais condamné à la jeter à la poubelle et lui dire adieu.

J'étais mal à l'aise, je devais l'admettre je n'étais pas vraiment un fan des hôpitaux, j'y avais passé beaucoup trop de temps et plus vite je serais sorti, plus vite je m'en porterais mieux et retournerait d'où je venais.

Le rideau bougeait dans un mouvement rapide, découvrant un médecin accompagnait ... de Lorcan.

J'avais presque oublié qu'il bossait ici, enfin même si au final, je me rendais compte qu'il ne m'avait jamais vraiment indiqué l'endroit où il travaillait. Je retenais une grimace d'embarras, je n'avais aucune idée de ce qui pouvait traverser son esprit à ma vue, mais j’espérais qu'il ne juge pas une blessure stupide, ou pire encore qu'il la soupçonne volontaire dans l'espoir de le revoir.

Je les saluais rapidement, baissait les yeux alors que le médecin examinait mon bras sans douceur. Un coup d'oeil de quelques secondes avant qu'il ne donne des ordres au jeune homme l'accompagnant pour ramener de quoi nettoyer le tout, et procéder à une suture.
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Jeu 4 Fév 2016 - 21:44


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE


Pour la millième fois maman : oui tout va bien.

Un coin de sa lèvre rehaussée en un sourire attendri, Lorcan rangea son cellulaire. Il tourna les talons, direction l'Urgence. Il y avait été affecté aujourd'hui, et c'était une occupation bienvenue. Ces derniers jours avaient été épuisants. Entre l'inquiétude qui ne le quittait jamais vraiment depuis les menaces à l'encontre des garçons, celle de sa mère pour son propre-bien et les invectives soupçonneuses de son père envers Cole, le jeune homme avait eu tant à analyser, expliquer et résoudre, qu'il se sentait abruti de pensées et de sentiments entremêlés.

Et toi, mon amour, qu'est-ce que tu ferais ?

Toujours, son cœur se tournait vers James. Et l'image de son mari, sur le pied de guerre et décidé à aller botter le cul de -S, flottait à ses côtés alors qu'il retrouvait l'un des nombreux médecin de l'hôpital. Ce n'était qu'une image, mais parfois, quand rien n'allait, Lorcan ressentait le besoin vivace de s'accrocher à l'illusion éphémère de ne plus être seul.

Le médecin tira le rideau et le spectre de James éclata comme une bulle de savon.

Lorcan marqua un temps d'arrêt, aussi bien du cœur que du cerveau. Cole était assit sur le lit. Il avait quitté la veste qu'il portait la dernière fois qu'il l'avait vu, et la chemise entourée autour de son bras était couverte de sang. Le jeune homme ouvrit de grands yeux affolés. Il esquissa un geste pour bondir à ses côtés, mais se retint au dernier moment.

D'interminables minutes, il demeura sans bouger. Par chance le médecin, qui n'avait rien perçu de sa surprise, auscultait la blessure. D'où il était, l'entaille semblait profonde. Déjà Lorcan se montait une cinquantaine de scénarios différents. Qu'est ce qu'il s'était passé ? S était-il à l'origine de cette blessure ? Pourquoi s'en prendre à Cole ? Ils n'avaient rien fait de mal, il ne s'étaient même pas encore revus !

Il acquiesça aux conclusion du médecin, se déplaça pour aller chercher quelques antiseptique et de quoi faire des sutures. C'était son job de prodiguer les soins pendant que le médecin allait s'occuper d'un autre patient. C'était son job de s'occuper de Cole. Rien que son job. Oh il voulait le revoir, sans savoir encore s'ils pouvaient se l'autoriser. Combien de fois il avait contemplé son numéro dans son répertoire, brûlant de presser la touche d'appel ?

Du pied, il fit rouler le tabouret jusqu'à avoir une vue parfaite sur sa blessure. « Bonjour. » dit-il enfin, un peu hésitant. Le sang lui battait les veines, mais le jeune homme tentait de sauvegarder les apparences. « Ça va piquer un peu. » prévint-il, trop habitué à préciser que ça piquait quand on désinfecte une plaie. Évidemment, Cole n'en était pas à sa première blessure, loin de là se rappela t-il la gorge serrée, mais c'était un réflexe afin que les patients ne sursautent pas trop lorsque l'alcool brûlait leur peau.

« J'avoue que j'espérais ne pas te revoir ici. » avoua t-il, avant de réaliser la portée de sa phrase. Il s'empressa de clarifier. « Je veux dire, je voulais te revoir. Seulement... pas ici, et pas dans cet état. »

Terminant de désinfecter la plaie, il accrocha les yeux de Cole d'un regard où le plaisir de le revoir se disputait l'appréhension d'une mauvaise nouvelle. « Comment tu t'es fait ça ? » Un voile d'inquiétude passa sur son visage. Lorcan pinça les lèvres et se leva pour tirer le rideau, les séparant du reste du service dans un semblant d'intimité qui, il le savait, ne les préserverait sans doute pas d'un oreille indiscrète. Puis il reprit sa place et déposa une main sur sa cuisse. Il avait besoin de le toucher, de s'assurer que ce n'était pas un tour de son esprit. Il avait trop douté de sa santé mentale ces derniers temps, et sa vie commençait à ressembler bien trop à ce genre de film qui se termine dans le sang et dans les larmes. D'une voix blanche, il demanda. « Dis moi que -S n'a rien à voir dans cette blessure. »
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Jeu 4 Fév 2016 - 22:23


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE


Le médecin quittant la pièce, je savais que j'allais voir Lorcan revenir seul.

Et si la pensée n'était pas sans me plaire un tant soi peu, je m'en voulais de l'exposer volontairement à la vengeance d'un homme qui préférait se cacher, et menaçait les autres que de prendre sa vie en main et assumait sa détresse. Je le haïssais un peu pour cela, mais surtout pour la douleur que j'avais pu lire dans l'ambre du regard du jeune infirmier cet après midi là. La pensée me traversait que le héros de mon livre aurait probablement traquer ce monstre pour l'abattre froidement d'une balle entre les yeux, et peut être que les mots que je viendrais à coucher sur le papier me serviront de catharsis.

Quoique vu l'état de mon bras, je risquais quelques journées bien improductives et la pensée m'angoissait terriblement.

Je n'étais pas vraiment très doué pour supporter l'inactivité. Pas alors que mon cerveau laissait libre court à tout un tas de pensées qui se bousculaient et me laisser avec cette impression de tournis. Voir même me donner la nausée avec la violence chaotique de mon esprit. Des restes d'une vie antérieure, je n'en avais aucune idée.

M'interrogeant et évitant la crise de panique inévitable, je sursautais presque lorsque Lorcan revenait, me saluant alors qu'il prenait place face à moi.

- T'en fais pas, j'ai vu pire ... Je lâchais les mots sans intonation particulière à sa mise en garde, bien plus concentré à regarder les réactions de l'homme face à moi. M'en voulait il d'être ici ? Ce n'était pas comme ci j'avais sciemment prévu cette rencontre. Et mon coeur se stoppa un peu alors qu'il m'annonçait qu'il n'avait pas espérer me revoir.

Mon esprit trouvant déjà milles façons de m'excuser avant même que la fin de sa phrase ne s'imprime dans mon cerveau, et que je lâche un léger souffle que je n'avais pas noté retenir. J'enfonçais mes dents dans ma lèvre inférieure, le plaisir de l'aveu chauffant mes joues et je hochais la tête silencieusement comme pour dire que moi aussi, j'avais eu envie de le revoir. Seulement il y avait toujours ce type, et je pouvais voir toute l'inquiètude sur le visage de Lorcan. Même si je notais, confus qu'une part de celle ci m'était destiné. C'était étrange de voir quelqu'un semblant vraiment se soucier de moi.

La surprise, le rideau créant une ambiance plus privé, une main marquant de sa chaleur ma cuisse, une question effrayé. Je laissais la gêne prendre le pas et baissait le regard.

- Non, juste ma propre stupidité ... J'ai ...Je baissais les épaules défaitistes et pour la première fois de ma vie, face à quelqu'un, j'étais plus que conscient de la jambe qui me faisait défaut. Je n'étais pas parfait sur le plan intérieur mais le physique ne tenait pas non plus la route. Je n'avais pas non plus envie de ressasser l'histoire de ma santé physique et encore moins le voir demander un accès à mon carnet médical sous un prétexte fallacieux. Il avait déjà enquêté après tout si j'en jugeais l'histoire de la carte d'identité.

- Je ne regardais pas où je marchais et j'ai trébuché ... Stupidité.
Je lui offrais un sourire rempli d'une certaine touche de dépréciation. Mais mieux valait qu'il me pense maladroit et idiot, qu'il commence à comprendre l'ampleur de ce qu'était mon existence sur le point de vue médicale. Je n'étais pas naïf et savait qu'il devait probablement se doutait de la gravité de mes blessures, surtout au vu de son métier.

- Moi aussi ... Je fronçais les sourcils, et posait les yeux sur la plaie désinfecté qui n'était qu'une vulgaire pression à l'arrière de mon cerveau. - Je veux dire ... J'avais envie de te revoir mais ... Pas besoin de finir cette phrase pour que nous sachions tous les deux à quoi je faisais référence. La frustration n'en était pas moindre pour autant. Et j'étais peut être un peu pétulant comme un enfant quand je rajoutais d'un ton presque boudeur. - J'aurais du prendre le premier bus pour me tirer d'ici, et pourtant j'avais espoir que la police finisse par le stopper et que nous puissions nous revoir ... Je baissais les yeux avant de murmurer doucement. - Ca me rends stupide à quel point ? Une part de moi avait aussi envie de lui dire beaucoup trop de chose qui n'avait pas sa place. Regarde moi, je suis là moi, je ne t'abandonne pas comme il l'a fait, oublie le, choisis moi ...
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Ven 5 Fév 2016 - 2:56


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE


« Non, juste ma propre stupidité ... J'ai … » répondit Cole, les yeux baissés comme sur la défensive. Lorcan vit ses épaules voûtées sous un poids invisible. « Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? » le pressa t-il, aux abois. « Je ne regardais pas où je marchais et j'ai trébuché ... Stupidité. » Le jeune homme papillonna des yeux comme une chouette. « Oh. » Cole lui souriait. Avec un air contrit de gosse pris la main dans le paquet de bonbons, mais il souriait. C'est que tout allait bien, non ? « C'est tout ? » s'enquit Lorcan. Sans que son cerveau en ai donné l'ordre, un sourire se forma sur ses lèvres et il tapota sa cuisse avec amusement. « Même les grands garçons comme toi ont le droit de se casser la figure en se prenant le pied droit dans leur pied gauche. » gloussa t-il, complice et soulagé. « Dois-je te rappeler que j'ai fais connaissance de très près avec ton meuble de chevet ? Comme ça, on est à égalité. »

L'honneur de son patient du jour sain et sauf, Lorcan entendit un « Moi aussi... » qui lui fit arquer les sourcils. Il enfila une paire de gants, attendant la suite. « Je veux dire ... J'avais envie de te revoir mais ... » Le même fil invisible les avait tous deux retenus. Lorcan l’accommoda d'un regard grave. Oui, il savait. Inutile pour Cole de se justifier, il n'y avait rien à pardonner. Rien qu'il n'ai lui même fait dans l'attente de jours plus propices. « J'aurais du prendre le premier bus pour me tirer d'ici, et pourtant j'avais espoir que la police finisse par le stopper et que nous puissions nous revoir … Ça me rends stupide à quel point ? »

Lorcan se stoppa tout net, porte-aiguille à la main et pince dans l'autre. Il l'avisa d'un regard insistant, attendant que Cole décroche ses yeux de sa blessure. « Tu te rends compte que ça fait trois fois que tu dis que tu es stupide ? » Il laissa le silence conférer la dose d'emphase voulue à ses propos. Puis il se pencha sur son bras, s'assura que les lèvres de sa blessure étaient assez proches. « Ça va piquer plus que tout à l'heure. » Il releva un instant les yeux vers lui. « Oui je sais Rambo, t'en as vu d'autres. C'est pas pour autant que ça fait moins mal. Par chaaaance... » Le ''a'' s'étira comme il commençait à coudre. « Tu es tombé sur un infirmier très soucieux de te rendre ça le moins désagréable possible. » Concentré sur sa tâche, Lorcan s'appliquait méticuleusement. A gestes sûrs et précis, il referma proprement la blessure en un minimum de temps. « Et voilà. » Le dernier point resserré, le jeune homme rangea ses instruments, retira ses gants et leva une main vers le visage de Cole. « Tu n'es pas stupide. » Il esquissa un demi-sourire. « Et ça me rend heureux que tu sois resté. » Avec tendresse, ses doigts dessinèrent les contours de sa mâchoire avant de se perdre dans le vide. Il y avait si longtemps qu'il n'avait plus osé le toucher de la sorte. Pas seulement depuis leur séparation forcée, mais parce que Cole avait été si prompt à dresser des barrières entre eux. Comme si Lorcan le terrorisait.

« Tu sais, je doute que -S veuille nous séparer. J'imagine qu'il n'a pas apprécié que je te raconte ce qui s'est passé dans la forêt. » De nouveau, il reporta son attention sur sa blessure. Attrapa de quoi y apposer un bandage pour ne pas que les saletés s'y engouffrent ou que le contact de ses vêtements n'abîme les sutures. « On est pas Roméo et Juliette. T'es beaucoup trop viril pour être crédible en Juliette et tout le délire amants maudits c'est pas tellement ma tasse de thé. » Attendez là. Il rêvait où il venait de les comparer à Roméo et Juliette ? Tout à coup, Lorcan vira au rouge vif. « Pas qu'on soit des amants ! Maudits, ça oui. Et sans toute l'histoire d'amour éternel jusqu'à la mort et même au delà. » Il s'empressa de terminer le bandage autour de son bras. Soudainement, Cole lui semblait particulièrement présent, et juste là... tout près de lui. « T'enfuis pas. J'ai bien retenu tout ce que t'as dit avec y aller doucement et tout, c'est juste ma langue qui a fourché. Je te jure que je compte pas te demander de m'épouser ou n'importe quel truc bizarre comme... te stalker à la fenêtre de ton hôtel et me mettre à te chanter la sérénade en espagnol. »
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Ven 5 Fév 2016 - 18:35


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE



Je remontais mes yeux vers lui alors que ses gestes se stoppaient, une interrogation sur le visage avant qu'il ne prenne la parole, m'arrachant une grimace désolée. J'avais tellement eu besoin de me justifier que j'en devenais un peu pathétique. C'était de sa faute, il me rendait nerveux comme un gamin. Même si j'ignorais fatalement si j'avais été du genre nerveux pendant mon adolescence. Et je me contentais d'un hochement de tête, tentant de ne pas être trop déçu par son manque de réponse alors qu'il me mettait en garde contre la douleur, mais honnêtement c'était le cadet de mes soucis. Je focalisais mes yeux sur lui, alors que l'aiguille s'enfonçait dans ma chair, annonçant sa présence d'un picotement désagréable. J'aurais pu admirer le travail de ses mains s'affairant sur ma peau, mais le spectacle de son visage concentré était tout aussi ravissant.

Le temps s'était suspendu, un court moment avant qu'il ne s'agite en rangeant son matériel, et que sa main ne se pose sur son visage dans une touche dont je devais admettre avoir été privé. Pourtant ce n'était comme ci nous étions sous des notes forcément romantiques jusque lors mais notre dernière rencontre avait pris ce chemin avant que ... avant que je ne sois obligé de renoncer avant même d'avoir commencer. Je lui offrais un sourire discret, un ravissement s'étalant le long de mon estomac dans une chaleur que je commençais à associer avec lui alors qu'il m'avouait être heureux que je sois resté. Mon esprit traîte me murmurait des peut être.

Un espoir qui s'amplifiait alors qu'il semblait penser que ses menaces n'étaient pas pour une séparation définitive, et il n'avait pas tort. Ou serait l'intérêt de ce maître chanteur, si ce n'est dans un plaisir sadique pervers. Je fronçais les sourcils mais me trouvait soulager de comprendre la référence alors qu'il se mettait à bafouiller d'une manière que je ne pouvais m'empêcher de trouver particulièrement adorable. J'avais l'impression que j'avais du lui donner l'impression d'être sacrément lâche si il avait peur de me voir fuir pour une simple référence littéraire. Je mordais l'intérieur de ma joue, contemplant mes options avant de poser une main sur son poignet alors qu'il venait de finir mon bandage. Le forçant à affronter mon regard et mon expression.

- Italien ... Je laissais un léger sourire se posait sur mon visage avant de laisser une de mes épaules se haussaient dans un geste négligent. - Verone est en italie ... Si tu te prends pour Roméo, tu serais plus susceptible de me faire la sérénade en italien. J'étais aussi ravi que pour une fois, je ne sois pas en train de le regarder comme ci il lui poussait deux têtes parce que je ne comprenais pas un traître mot de ce qu'il pouvait me raconter, ou qu'il faisait référence à quelque chose que j'avais pu connaître mais qui dorénavant avait été absorber par le vide intersidérale qu'était mon cerveau.

- Lorcan ... Je l'interpellais gentiment. - Je viens de te dire que je refuse de quitter cette ville malgré ce cinglé ... Je pense qu'on peut dire que raisonnablement que je ne vais pas m'enfuir pour une métaphore un peu malheureuse. Je finissais par lâcher son poignet, et regarder aux alentours avant de prendre une inspiration. Je savais que notre temps était compté et qu'il avait d'autres choses à faire mais je savais aussi qu'il m'incombait de faire le nécessaire pour m'assurer que tout cela ne se stoppe pas si bêtement entre nous. Surtout qu'il semblait persuadé que nous pourrions nous revoir, ou tout du moins c'est l'impression qu'il me laissait. - Peut être pourrions nous envisager un autre essai pour ce rendez vous, qu'en pense tu ? Tu éviteras juste de me raconter les histoires macabres de cette ville ... Même si je me demandais encore comment ce type avait pu savoir de quoi Lorcan me parlait si c'était la raison qui l'avait poussé à évoquer cette menace. Je m'empressais de rajouter avec une expression presque timide. - Si tu pense que c'est sur bien évident, et si tu en as envie.
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Ven 5 Fév 2016 - 20:42


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LORCAN & COLE


Stoppé en plein élan, Lorcan jeta une œillade fuyante à la main de Cole, parce que c'était une zone neutre comparé au reste de sa personne.

« Italien... »

Gné ?

« Verone est en italie ... Si tu te prends pour Roméo, tu serais plus susceptible de me faire la sérénade en italien. » Lorcan ouvrit la bouche dans sa plus belle interprétation de l'indignation. « T'es en train de te foutre de moi. » réalisa t-il alors que l'autre énergumène haussait les épaules l'air de ne pas y toucher. « Si t'étais pas déjà blessé, je te ferais une clé de bras jusqu'à ce que tu me supplie de te pardonner de remettre en doute ma culture. » persifla t-il à voix basse et bien penché vers lui. Il mordilla sa lèvre, hautement amusé et pas vexé pour un sou. Soulagé aussi que Cole préfère relever ce menu détail que de lui servir un de ces regards de biche effarouchée dont il avait le secret.

« Lorcan … Je viens de te dire que je refuse de quitter cette ville malgré ce cinglé ... Je pense qu'on peut dire que raisonnablement que je ne vais pas m'enfuir pour une métaphore un peu malheureuse. » le raisonna Cole. Et il avait dit malheureuse. Roméo et Juliette ? Définitivement pas au programme. Lorcan nota cette information sur un post-it mental, bien en haut de sa liste de priorités à ne surtout pas négliger dans un moment de faiblesse. Son poignet récupéré, il opina du chef sans rien dire histoire de ne pas s'enfoncer un peu plus, et s'assura le bandage était bien fixé. « Peut être pourrions nous envisager un autre essai pour ce rendez vous, qu'en pense tu ? Tu éviteras juste de me raconter les histoires macabres de cette ville ..  »

Lorcan grimaça dans un premier temps au souvenir amer. « Sujet tabou. On en parle plus jamais. » décida t-il fermement, avant de réfléchir au reste du programme. « On pourrait essayer. » dit-il du bout des lèvres, au lieu de faire quelque chose de stupide et d’irréfléchi, mais de totalement spontané comme... se jeter dans ses bras et lui rouler la pelle du siècle. Trop tôt Lorcan, trop tôt. Bon sang, il détestait quand sa libido fusionnait avec sa matière grise. Dans sa tête c'était la guerre civile. Au désir de le revoir se confrontait sa conscience, prête à le tacler au moindre coup de canif dans le contrat passé entre lui et sa dévotion à James. Sauf que Cole ressemblait totalement à James ! Pour ce qu'il en savait, il était peut-être James. Peut-être. Lorcan n'en avait pas la plus petite idée. Il avait cru monter au front, confronter Cole une bonne fois, d'accord ou deux, et peut-être que la confrontation avait pris une tournure disons... plus charnelle la première fois, mais hey, là n'était pas la question ! Toujours est-il qu'il avait cru résoudre l'affaire en deux coup de cuillère à pot, et qu'il s'était fourré la cuillère dans l’œil.

« Tu choisis le lieu et le programme. » Dieu, Bouddha et tous les autres, pour une fois, vous payez pas ma tête, lança t-il en pensée des fois qu'une instance divine prêterait l'oreille. « Quand c'est moi ça marche pas, faut se faire une raison. Alors cette fois, toute la responsabilité du rendez-vous te revient. »

Pourquoi il avait soudainement l'impression de sceller son destin comme dans les grandes épopées historiques ? Il était en train d'accepter un rencard ! Inspirer. Expirer. C'était la clé. Lorcan reporta son attention sur Cole. Il l'étudia de haut en bas, s'assurant qu'il ne portait aucune autre blessure visible due à sa chute. Cole était assez grand pour lui dire s'il avait mal ailleurs, mais avec la timidité improbable du spécimen mieux valait s'en assurer. Et puis avec le choc, on ne se rendait pas toujours compte des dégâts quand les côtes étaient endommagées. « Tu ne t'es pas fais mal ailleurs ? Le cou, le dos, le thorax, ça va ? » Un léger flottement hésitant, puis il ajouta. « Ta jambe ? »

Lorcan ne voulait pas se montrer envahissant. Il avait une bonne idée de l'état de sa jambe, et en tant que patient ce n'était pas raisonnable de le laisser partir sans avoir au minimum posé la question. « Si tu as besoin de médicaments à cause de ta chute, je peux ramener le médecin pour qu'il te fasse une ordonnance. » Il lui livra un petit sourire encourageant. « Je te jure de pas m'en mêler, j'suis sûr qu'on a besoin de moi ailleurs, et de toute façon prescrire les médocs, c'est pas mon job. »
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Sam 6 Fév 2016 - 20:48


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE



D'accord avec lui, j'inclinais ma tête dans un signe positif alors qu'il me disait que l'histoire de cette ville devenait un tabou explicite entre nous.

Je ne pouvais pas prendre de risques stupides même si ma proposition de reprendre ce rendez vous rencontrer un accueil mitigé.

J'ignorais si c'était la faute de la menace ou si il avait finalement repris ses esprits par rapport à ma personne. Quoiqu'il en soit, je n'avais vraiment pas d'autres choix que de taire ce doute et d'offrir un sourire faussement rassuré en contrepartie. Il avait plus d'une raison de se questionner et je ne pouvais décemment pas l'en blâmer.

Les mots suivants, par contre, pour ces derniers je pouvais le maudire intérieurement et commençait à paniquer. Moi programmer la sortie ? Aucune chance que j'obtienne cette seconde chance si je décidais de prendre en main les choses. Je n'avais aucune idée de ce qui pouvait lui plaire, ni de ce qui se faisait en ce genre de circonstances.

Je pâlissais à vue d'oeil à l'idée , et je n'avais vraiment aucune envie d'avoir toute la responsabilité. Il pouvait se dire que ca ne marchait pas pour lui mais je trouvais qu'il s'en tirait royalement. Lui au moins avait un début de concept. La sueur perlait sur mes temps, mon coeur bourrinait frénétiquement dans ma poitrine et mon souffle devenait un peu erratique mais je tentais de contrôler ce qui ressemblait fort à un début de crise de panique. Non. Non.

Peut être qu'il notait les détails parce qu'il s'enquérissait bien rapidement de savoir si j'avais d'autres douleurs ailleurs, et si l'attention était touchante, elle était aussi l'excuse idéale. Pourtant, je taisais les mots positifs en l'entendant parler de ma jambe. Et baissait les yeux. Je savais qu'il savait mais je n'étais pas sur d'aimer l'idée qu'il sache vraiment. Qu'il sache combien elle pouvait encore être douloureuse par moment, les crampes atroces qui la traversait et qui pour une fois m'avait fait perdre mon déséquilibre. Je n'avais pas envie de lui rappeler combien j'étais un homme brisé, tant émotionnellement que physiquement. Ma gorge se nouait et j'évitais de parler, trahissant probablement mon mal être, mon malaise si j'en croyais sa promesse de ne pas se mêler si j'avais besoin d'un docteur.

Et si soyons lucides, les antalgiques auraient pu être un bonus appréciable, je refusais dans un élan d'égo mal placé d'avouer en avoir besoin. Pourtant je savais que d'ici quelques heures, non seulement ma plaie se réveillerait et commencerait à être douloureuse mais ma jambe allait probablement me faire passer une nuit infernale si mon pressentiment était correcte. Il était bien rare qu'elle se limite à une seule crampe sans que ce ne soit pour ne pas avoir d'autres spasmes. Pourtant le seul moyen de détourner la conversation était de remettre ce rendez vous sur les rails. Mais d'une part, je ne désirais pas me montrer trop insistant et de deux, je n'avais vraiment aucune idée de ce que nous pourrions faire et je devrais m'en remettre aux conseils d'un moteur de recherche.

- Non, non ca va ... J'ai déjà ce qu'il faut si la douleur devient ...
Je faisais une grimace à son encontre, reposant mon regard sur son visage.

- Enfin, je devrais te laisser retourner à ton boulot ... Et des mots similaires me revenaient en tête de notre soirée de Noël quand je l'avais encourage à retourner auprès des siens, ainsi que les conséquences de les avoir prononcer sans réfléchir à leur portée. C'était peut être la raison pour laquelle je m'empressais de rajouter avant que le signal passe mal. - Pas que je te chasses ... c'est juste que ... Penaud je terminais lamentablement. - Tu travailles.

Je me grattais la nuque avant de me relever, jetant un regard nostalgique sur la chemise qui n'était plus qu'un amas de tissu couvert de sang.

- Mais je te tiens au courant pour ce rendez vous ...
Mordant ma lèvre inférieure à pleine dents, je fronçais les sourcils. - Ou toi ... Comme tu veux ... Un profond soupir d'agacement à ma propre gaucherie, je me serais volontiers claqué l'arrière de la tête pour me remettre les idées dans l'ordre. - Je veux dire, dis moi quand tu es libre et on fera ça ... d'accord ? Enfin si tu en as envie ... tu n'es pas obligé de dire oui ... Je laissais la pointe de ma semelle traçait une ligne imaginaire sur le sol en plastique de la pièce ou l'on se tenait. Attendant patiemment son verdict.

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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Dim 7 Fév 2016 - 19:04


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE


Une légère appréhension au creux du ventre, Lorcan attendait le verdict. « Non, non ca va ... J'ai déjà ce qu'il faut si la douleur devient ... » La grimace éloquente de Cole trouva la moue navrée du jeune homme. Malgré lui, Lorcan serra les lèvres, se sachant impuissant face à son refus. Il ne pouvait pas lui fourrer de force un tube d'anti douleur dans les mains. Ce n'est pas l'envie qui manquait. Cole avait l'air en piteux état. Son teint plus pâle et ses traits figés. A l'idée de la souffrance qui déboulerait inévitablement ou à cause de leur futur rendez-vous ?

Un bataillon entier de doute s’apprêtait à  se jeter sur lui tout crocs dehors. Dieu merci, Cole fit brillamment diversion. « Enfin, je devrais te laisser retourner à ton boulot ... » Il se carapatait. Lorcan était 100% positif sur la question. Qu'est-ce qu'il avait encore fait de mal ? Il avait parlé de sa jambe ! Tout à coup, le temps passa très vite. Il ne l'avait plus revu, ne lui avait même pas envoyé un tout petit, ridicule sms de rien du tout depuis la dernière fois. Cole n'allait pas déjà s'enfuir pour une petite référence à sa blessure ! « Pas que je te chasses ... c'est juste que ... » Que quoi ? « Tu travailles. »

Lorcan baissa un instant les yeux. Oui il travaillait. Il n'avait pas envie de le laisser s’éclipser pour autant, sauf que... et bien Cole marquait un point. « Moi qui était content d'être aux urgences aujourd'hui. » ronchonna t-il boudeur contre le karma qui lui en voulait terriblement ces derniers temps. Il s'écarta du lit, et se redressa comme Cole se relevait.

« Mais je te tiens au courant pour ce rendez vous ... » Encore heureux ! « Ou toi ... Comme tu veux ...  » Comment ça lui ? Est-ce que Cole essayait de se dégoter une échappatoire de dernière minutes ? « Je veux dire, dis moi quand tu es libre et on fera ça ... d'accord ? Enfin si tu en as envie ... tu n'es pas obligé de dire oui ...  » Un peu qu'il en avait envie ! Attendez, qu'est ce qui se passait au juste ? Lorcan fit le point sur Cole, le regard bas, triturant le sol du bout de sa chaussure.

« Oh mon dieu. » éructa t-il. Il étouffa un rire d'une main prestement plaquée sur sa bouche, puis riva deux billes ambrées et rieuses sur la silhouette embarrassée. « T'es... » Bouleversant de maladresse ? Adorable ? « ...incroyable. » souffla le jeune homme entre ses doigts. « J'ai l'impression d'être revenu au collège, et c'est pas une insulte ! » précisa t-il rapidement, parce qu'avec Cole rien ne devait laisser place au doute et à l'imprécision. Rien. « C'est juste tellement – inattendu et excitant. »

Lorcan laissa ses doigts glisser de ses lèvres. Ses deux mains gagnèrent le torse de Cole, sans s'y appuyer. Seulement pour marquer sa présence et son désir de se sentir proche de lui sans piller son espace vital. « Oui. » répéta t-il simplement, en s'enlevant de la tête cette drôle de ressemblance avec ce genre de « oui » solennel qu'on prononce avec émoi le jour de son mariage. « J'ai envie de dire oui, parce que je veux te revoir. »

Honnêtement ? C'était difficile de jouer à l'homme mature et pas du tout timide de leur duo. Lorcan avait un bon million de raisons de fuir Cole. Son sang s'enfuyait partout dans les mauvais endroits à chaque contacts, furtifs et légers qu'il lui accordait, et son cœur ne tarderait pas à rendre l'âme à force d'alterner tant d'états d'esprit différents en si peu de temps.

Son regard dériva sur son bras bandé. « Si tu as trop mal, ou que tu as besoin d'aide pour refaire le bandage, appelle moi. » Retour sur le visage ridiculement magnifique de Cole. « Ça ne te diminuera pas dans ta virilité et ça m'évitera de me faire du souci pour rien. » Comme s'il avait vraiment l'écouter ! Lorcan doutait que Cole ose ne serait-ce que lui passer un coup de fil de vive voix. Il allait attendre l'heure cruciale de leur rendez-vous, et Lorcan serait aussi effarouché qu'une jeune vierge à sa nuit de noces. « Promets le moi. » Dans le doute, ça ne coûtait rien de l'attacher par une promesse !
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Dim 7 Fév 2016 - 20:05

Je n'avais vraiment pas eu à beaucoup interférer. Ce gamin était déjà tellement imprudent. Pour un peu, on aurait dit son père : si naïf. Il est au bord des escaliers et un simple frôlement suffirait à le faire chuter. Totalement distrait par l'heure de la récréation, j'ai juste à passer derrière lui pour, d'un simple mouvement du coude, le voir dévaler les marches sous un cri de surprise. Je jette un regard en arrière et sourit fièrement. A terre et les larmes dévorant son visage, le sale gosse semble en proie à une intense douleur et sa jambe, dans un autre angle ne peut que le faire souffrir.

Disparaissant sans m'inquiéter d'être vu, je me glisse finalement dans le bureau du principal et compose le numéro du père. Il ne met pas longtemps à répondre. Je le sais occuper avec celui-là même que je lui ai déconseillé de voir. Il ne m'a pas écouté mais il va maintenant m'entendre d'une voix loin d'être naturelle : « Hey l'abruti, on t'a déjà dit que tu jouais maintenant dans la cour des grands ? Ton gosse n'a pas eu l'air de le savoir. Aujourd'hui c'était sa jambe, demain ce sera sa vie. Tu croyais sans doute que je plaisantais ? Défie-moi encore une fois et tu en paieras le prix ! -S »
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Dim 7 Fév 2016 - 23:12


All the pain and the scars have left you cold

LORCAN & COLE



Je levais un oeil surpris vers le jeune homme face à moi en l'entendant s'éclamer de cette manière et rire. Légèrement confus, avant qu'il ne tente de s'expliquer et me faisant baisser de nouveau la tête. Il n'avait pas vraiment tort, je n'avais pas plus d'expérience qu'un enfant dans ce domaine, mais je n'allais certes pas m'en vanter. Mais si les choses prenaient une tournure plus solide entre nous, il me faudrait bien lui avoué combien j'étais imparfait, incomplet. Je poussais un profond soupir avant que l'enthousiasme dans sa voix ne m'interpelle.

Je lui adressais un petit sourire incertain mais content de l'entendre dire et montrer avec plus d'entrain son intérêt pour ce rendez vous, même si une petite boule au creux du ventre me disait que nous n'étions pas vraiment loin sur la route qui nous attendait. Mais pourquoi ne pas savourait le début, qui comme il le disait bien se révélait un tant soit peu excitant. C'était des émotions bien étranges et nouvelles que ce que j'éprouvais à son encontre. Et j'aurais volontiers laisser mon instinct me guidait si il n'avait pas de nouveau pris la parole, me gardant bien d'agir.

Mes yeux se posaient sur mon bandage, et un petit plissement s'affichait sur mon nez, incertain. Je ne voulais pas profiter de ma relation avec lui, même si nous avions bien du mal à la définir, mais c'était aussi en grande partie parce que je n'avais pas vraiment l'habitude de demander de l'aide, quelque soit les circonstances.

Cela faisait deux années que je me débrouillais seul. Et c'était pour de très bonnes raisons, que j'aurais du me rappeler avec plus de précisions. Souvenirs d'un long séjour dans un hopital, ou personne n'était pas là quand mon corps était criblé de douleurs et que j'étais prêt à tout abandonné. Personne à appeler pour m'aider à me souvenir qui j'étais. J'avais bien souvent perdu goût à poursuivre ce combat.

Néanmoins quelque chose m'avait toujours retenu, impalpable, invisible. Une présence dans un recoin de ma tête sur lequel je n'avais jamais mis ni nom, ni visage. Un espoir d'une vie qui valait peut être la peine, et l'avoir lui dans ma vie commençait à me faire croire que tous ses longs efforts n'avaient pas été en vain. Que peut être ce gamin avait raison et que je devrais partir en quête d'un appartement, tenté de m'installer dans un endroit pour plus que quelques mois volés dans un hotel bon marché.

- Je ... mais avant que je ne puisse prononcer le moindre mot, une femme d'un certain âge passait son visage au coin du rideau pour signaler à Lorcan qu'un appel l'attendait. Sûrement pour le travail. Je me rendais compte que j'avais vraiment mal choisi mon moment pour tout cela et je lui adressais une petite grimace d'excuse. - Vas, je vais bien trouver la sortie tout seul.

Je lui faisais un petit signe de la main pour l'encourager, mais au moment où il s'apprêtait à passer le rideau, je laissais mon corps prendre le pas sur mon cerveau, et attrapait son poignet pour le faire se retourner dans ma direction, le haut de mes oreilles me chauffant légèrement et une pointe d'anticipation au fond du ventre.

- Je t’appellerais ...
Une promesse que je scellais rapidement d'un baiser déposait sur sa joue, comme un voleur avant de me redresser droit comme un i. Un dernier sourire et je le voyais disparaître, récupérant mes affaires, je prenais moi même la direction du bureau pour signer la paperasse et repartir à mon hôtel. Je ne savais pas si j'avais promis de l'appeler pour notre rendez vous ou si j'avais besoin d'un coup de main pour mon bras, mais j'avais une pointe de satisfaction d'avoir pris sur moi pour prononcer ces quelques mots et voir son expression en les entendant. Je chassais ses nuages sombres et décidait de prendre le chemin des écoliers pour rentrait chez moi, faisant un détour pour savoir exactement ce qu'on pouvait faire en ville pour un rendez vous, même si ma jambe me rappelait rapidement combien c'était une mauvaise idée de ma part.
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Connor J. Malone
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Lun 13 Juin 2016 - 18:59

Padawan en manque d'inspiration ?


Je vois mes louveteaux que vous n'avez pas donné de réponses à ce sujet depuis plus de trois semaines. Est-il fini, abandonné ou l'avez-vous oublié ? Réponse il vous faudra donner dans la semaine à venir ou archivé ce sujet sera !

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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold Mar 2 Aoû 2016 - 15:31

Archivé.
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MessageSujet: Re: All the pain and the scars have left you cold

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