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 #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Dim 7 Fév 2016 - 21:20

Don't say : I told you so !
anders et abigail


Le silence.
C'était étrange de ne pas l'entendre dire un mot. Elle n'avait pas dit un mot et elle n'avait pas cherché à l'interrompre. C'était étrange comme réaction et Anders l'avait tout de suite remarqué, c'était comme s'il venait de chercher quelque chose, comme s'il cherchait à comprendre et qu'il n'arrivait pas du tout à mettre la main dessus. Apparemment, la réaction de Gail n'était pas comme il l'avait attendu. Alors ce n'était pas elle. Mais elle ne pouvait peut-être ne pas savoir, c'était toute une possibilité, c'était troublant. L'écrivain fixa Gail et ne remarqua pas l'arrivée du chien. Au moins, grâce à Artemis, l'étudiante se reprit par un petit rire. Elle avait compris dans un autre sens ce qu'il avait dit à propos du "père" et elle tenta de parler de Samuel. Weiss resta silencieux et repoussa un peu l'assiette, pas très à l'aise. Elle était en train de débarrasser et il aurait aimé l'aider mais ...

- Oui. J'avais un fils. Et j'aimerai ne pas en parler. C'était douloureux pour lui ce sujet. Il ne pouvait pas en parler légèrement.

Samuel lui manquait tellement et il était arrêté sur ce fait. -S ne l'aidait pas à chaque fois, qu'il lui disait d'être là, de lui demander de penser à lui tous les jours. Qu'il n'ose pas lui dire dans un message qu'il faisait tout ça pour lui, pour Samuel. Qu'il n'ose pas. Andy aimerait tellement avancer, mais il était toujours obligé de rester dans le passé, de reculer ses pas à chaque réussite.
L'idée de déménager le fit sourire et Weiss dirigea son regard vers le vide, il secoua la tête.

- Je ne peux pas déménager. Je n'en ai pas les moyens.

Il n'avait plus envie aussi, maintenant que son amie Grace était là. Il lui avait promis qu'il ne partirait pas sans prévenir et il savait qu'elle ne pourra pas partir de Lewiston pour le moment. Alors, l'idée de l'avoir en voisine lui plaisait et il aimerait que ça reste ainsi.

Andy fronça les sourcils en se rappelant que Gail venait de citer New York et Chicago. Il la fixa à nouveau et sa mère venait de Chicago hein ?

- Vous venez de ces deux villes ? Je vivais à Chicago avant ... En quoi elle n'est pas mieux par rapport à New York ? interrogea l'écrivain, il avait de mauvais tout comme de bons souvenirs de cette ville. Mais il l'avait en général bien aimée. Il s'était surpris à savoir qu'elle lui manquait et que ça faisait vingt ans qu'il n'y était plus retourné.

Lecture.
Anders réfléchit et fit un léger mouvement de tête.

- Quels genre de livres aimez-vous lire ? J'ai de tout et je suis indécis. Je ne savais pas ce que je devais choi... Il sentit un contact un peu trempé et avait retiré sa main qu'il avait laissé sur son genou pour la laisser en l'air avant de remarquer que ce n'était qu'Artémis qui faisait sa curieuse. ... je ne savais pas quel livre je devais choisir. J'en ai tellement. fit-il dans un petit sourire, il finit par caresser la tête de la chienne et il semblait bien apprécier sa présence discrète.

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-S
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Dim 7 Fév 2016 - 22:28

Nouveau message


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Destinataire: Anders Weiss
Message reçu, aujourd'hui.

Papa ! Ce mot doit tellement te manquer. Veux-tu qu'on parle de ce que tu as perdu bien avant de me perdre ? Ce serait le moment de t'avouer un secret... Mais jouons plutôt à un petit jeu, à toi de choisir. Avoue à la petite ce qui est vraiment arrivé au premier enfant perdu ou va voir ta voisine chérie et dis lui que tu sais ce qu'elle cache avant que, par inadvertance ses freins soient sciés nets !
-S




Nouveau message


Expéditeur: Unknown
Destinataire: Abigail Carter
Message reçu, aujourd'hui.

Si je ne te savais pas si débordée, je pourrais penser que tu viens de passer brillamment le test de recrutement ! Très finement joué.
-S


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Abigail Carter
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Lun 8 Fév 2016 - 23:12

Don't say : I told you so !
Anders & Abigail
date ► 03 février
- Ok...
Déçue ? Bien évidemment. Il ne voulait pas parler de son fils et d'un côté elle pouvait le comprendre mais de l'autre non. Ça donnait presque l'impression qu'il en avait honte. C'était comme s'il refusait d'affronter la vérité et ça ne lui allait pas du tout. Elle aurait voulu être tenace et insister mais il reprit la parole en déclinant l'idée de déménager. Elle ne saurait dire si ça lui faisait plaisir ou l'inverse. Après tout, elle ne le connaissait pas et il avait peut-être une bonne raison de rester ici. Elle, ça lui donnait l'occasion de le connaître un peu mieux mais d'un autre côté tous ses problèmes ou au moins l'un d'eux s'arrangerait. Pourtant malgré ce qu'il disait de -S, il restait. Elle ne comprenait pas ce raisonnement. Interrompue dans ses pensées par la mention de Chicago et New-York, elle prit le temps de répondre :

- Je suis "née" à Chicago. Insista-t-elle en faisant les guillemets avec ses doigts. Je n'y ai pas vraiment vécu ou du moins je ne m'en souviens pas mais pour ce qui y a été laissé, je me dis que cette ville est nauséabonde. De ... mauvaises personnes y vivent !

Et elle dit cela tellement catégorique que la discussion à ce propos ne pouvait pas se faire, elle ne changerait pas d'avis. Mais elle pouvait toujours détailler, elle avait des tas de détails à fournir parce qu'elle avait une folle envie de dire ce qu'elle savait maintenant de sa propre vie à tous ceux qu'elles croisaient ou plutôt le dire au moins à quelqu'un en dehors d'Annie.

Elle parla ensuite lecture, elle réfléchit une seconde à ce qui pourrait lui faire plaisir, se penchant vers une pile à l'entrée de la pièce principale.

- C'est mon problème, j'aime bien trop de genre d'oeuvres même si j'ai un gros faible pour Dostoïevski et la littérature russe en générale. Mettez-moi dans une bibliothèque et j'y suis perdue à vie. Si je pouvais je construirai une maison avec une bibliothèque géante, c'est une des plus belles choses qu'on puisse faire ! Elle en prit un, le retournant pour savoir s'il lui convenait. Par contre, je dois dire qu'en tant qu'écrivain vous ne prenez pas vraiment soin de vos livres. J'aurai vraiment imaginé que vous auriez au moins des étagères pour les trier et ne pas les abîmer. Une nouvelle pause et elle le regarda : Vous lisez quoi vous en ce moment ? Oh je vois qu'Artémis vous a adopté, c'est bon signe c'est que vous n'êtes pas mauvais !

Artémis était un véritablement radar à méchanceté et pour son plus grand malheur, elle aimait beaucoup Grace, même si elle ne pouvait pas l'approcher sans se faire rabrouer. Elle aurait pourtant préféré que Grace soit la méchante de l'histoire, ça aurait été plus simple. Mais qu'elle apprécie Anders était un point en plus dans l'esprit de Gail pour que sa décision de se montrer curieuse et envahissante soit la bonne.

D'ailleurs, en parlant de curiosité, elle avait vraiment besoin d'y revenir et tant pis si ça mettait en colère Anders mais elle ne pouvait pas passer dessus...
- Je ne comprends pas... Pourquoi ne pas parler de votre fils ? C'est douloureux je le conçois. Je n'ai jamais eu d'enfants je ne sais pas ce que ça fait mais je sais ce qu'est la perte. L'homme qui était comme mon père est parti après des années de douleurs et ne pas en parler serait ... pire qu'autre chose. Parce que je ruminerai tout cela. Que la personne nous manque, c'est normal mais il faut bien l'accepter un moment donné. Rester terrer chez soi ne rime à rien. Il y a deux issues seulement, celle de la lâcheté qui consiste à en finir maintenant et éviter d'affronter le deuil et l'autre qui consiste à passer l'épreuve. Ce n'est pour ça qu'on n'aime plus la personne ou qu'elle ne nous manque pas... Mais oui, n'en parlons pas. Termina-t-elle en entendant son téléphone sonner en même temps qu'un autre qui devait appartenir à Anders.

Elle sortit son appareil et lit le message gardant le visage neutre alors que tout en elle criait la joie. C'était tout de même étonnant. D'après Anders, -S ne faisait qu'être vil et perfide et pourtant ce message était tout l'inverse.



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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 15:35

Don't say : I told you so !
anders et abigail


De mauvaises personnes à Chicago.
Ce que venait de dire Gail parlait un peu à Anders. La jeune fille disait cela avec conviction, bien qu'elle n'avait jamais vécu à Chicago, elle était juste née et puis elle était partie à New York. L'écrivain la regarda et comprit par le ton qu'elle ne changerait pas d'avis, il n'allait pas défendre cette ville. Elle avait sûrement changé après toutes ces années et malgré les bons souvenirs, il y en avait de mauvaises. Les personnes en particuliers, son père en premier, suivis d'autres. Sa soeur, l'univers de Grace et Grace elle-même étaient ceux qui l'avaient aidé à tenir bon. Il s'était tellement passé de choses. L'écrivain hocha un peu la tête, signe qu'il comprenait ce que voulait dire Gail et il n'allait pas essayer de la faire changer d'avis.

- Et qu'est ce qu'elles ont fait... Ces mauvaises personnes ? demanda Andy, curieux. Après tout elle n'était pas resté dans Chicago et avait grandi à New York. Cela l'intriguait de l'entendre tenir ces propos. Elle n'avait pas rencontré ces mauvaises personnes.

Andy ne s'attendait pas à l'intervention de la chienne et il n'avait pas pu l'ignorer. Il avait commencé à lui caresser la tête et il ne faisait pas attention à ce que faisait l'étudiante, qui regardait les livres. L'écrivain releva la tête, la main toujours sur la tête d'Artemis et il finit par se relever pour rejoindre Gail, suivi de la chienne finalement. Il sourit un peu à la remarque.

- J'ai toujours eu un bon contact avec les chiens. Jamais songé en avoir un. Il aurait forcé Anders à sortir de chez lui pour les balades et il n'en a pas envie, il oubliera surtout la présence du chien.   Je prends soin des livres. Mais je n'ai pas de place. Les étagères que j'ai sont pleines et je songe commencer à bricoler pour en faire d'autres.. Un jour, cette maison ne sera remplie que d'étagères. fit l'écrivain, la main sur son dos et qui observait les piles de livres. Les étagères de la pièce étaient déjà pleines et n'avaient pas d'espace du tout avec les livres qui s'étaient entassés. Je lis en ce moment ce livre-là. L'amica geniale fit-il avec un accent italien alors qu'il cherchait le livre qu'il avait laissé sur le canapé et le prit pour le tendre à Gail. je fais la bibliographie de Elena Ferrante, une auteure que j'aime bien.  

Il se doutait qu'elle la connaisse. Anders ne lisait pas vraiment que de classiques, il lisait aussi les ouvrages qui sortaient récemment. Il se tenait souvent au courant des actualités littéraires, les rentrées littéraires, les promotions. Ce qui était assez étonnant vu son isolement, Andy semblait connaître les faits, ce qui se passait dehors. Il était associal, mais il restait curieux de ce qui se passait en dehors, pour ne pas trop être comme l'écrivain du film "Finding Forester".
Il ne s'était pas attendu au retour de ce sujet, sur son fils Samuel. Pourquoi n'en parlait-il pas ? Sa mine s'était un peu assombrie et il lui avait tourné le dos alors qu'elle continuait à en parler. Andy leva les yeux au ciel et se mordit l'intérieur de la joue. La main sur sa hanche, il soupira et passa la main dans les cheveux. Rester calme Voilà pourquoi il détestait réceptionner les gens chez lui, ils finissaient par vouloir lui parler de Samuel qu'il aurait préféré laisser tel quel. Weiss allait répondre mais la sonnerie de son téléphone en même que celui de Gail l'empêcha de prendre l'élan. Rapidement, sans dire mot, il sortit son téléphone d'un geste à peine maîtrisé et il lut sans surprise le message de -S. En revanche, le contenu du message le fit serrer la mâchoire et il releva la tête, lâcha un gros soupir et regarda le plafond, les mains sur son dos dont l'une tenait fermement le téléphone dont l'écran était toujours fissuré. C'est à se demander comment avait-il réussi à lire le message.

- J'ai eu une famille. calme. C'était un ton étrangement calme, un peu trop. Anders regarda en face de lui et il rangea son téléphone dans sa poche. Chloé et moi, on ... On s'était marié parce qu'elle était enceinte de Samuel à l'époque. C'était une fille de parents bien riches, ils étaient contre la solution de l'avortement et ne nous ont pas laissé le choix de nous marier, de venir ici. Je n'aimais pas Lewiston, parce que c'est trop petit, je n'aimais pas non plus Chicago... Mais j'avais des gens que je tenais énormément là-bas.

Il n'avait rien à perdre, puis Gail avait dû lire l'article qui le concernait, elle devait savoir un peu l'histoire sur Chloé, sans toutefois tout savoir. Même Grace ne le savait pas et il devrait le dire bientôt, il devrait le lui dire. Son anniversaire n'était pas loin et Anders allait être d'une humeur ... étrange. Il alla s'asseoir sur le fauteuil et regarda Gail qui était toujours debout avec Artemis à côté d'elle.

-Tout le monde ici à Lewiston ne se souvient pas. Mes anciens voisins ne sont plus là. Sauf cette voisine qui est au bout de la rue... Mais elle ne s'en souvient pas. Parce que sa présence n'était pas longue. Elle avait à peine un an quand elle est partie avec Chloé. Un an et maintenant elle devait avoir bientôt 21 ans, cela faisait déjà vingt ans. Un geste vague de la main d'Anders, qui essayait d'être détaché mais n'y arrivait pas vraiment.On a divorcé, on ne s'entendait plus et elle négligeait tout ce qui était autour d'elle. Elle est devenue alcoolique, pire que moi d'ailleurs : suite logique de la vie d'une fille de parents riches. On s'est disputés et elle est partie, pour ne plus jamais revenir. C'est là que j'ai vécu ma première perte. Samuel, je ne sais pas s'il s'en rappelait, il ne m'en a jamais parlé...

C'était le silence.
Andy ne savait pas combien de temps cela avait duré, mais il y avait de la tension assez palpable, assez suffisant pour empêcher Gail de dire quoi ce que ce soit. Elle ne devait pas comprendre pourquoi il parlait de ça. Elle devrait remercier -S et il le faisait surtout pour Grace. L'en tenir éloignée de ça et ne pas avoir à nouveau un accident. Elle avait déjà assez souffert par sa faute en plus.

- On avait eu un second enfant, une petite fille et elle a exactement le même âge que vous. Il pointa du doigt l'étudiante en psychologie. Il sourit à peine et il détourna le regard. Oui. Au début je vous ai prise pour ma fille qui était revenue à Lewiston, me retrouver après des années de recherches. C'est ce qui m'avait poussé à accepter, hier, sans trop faire d'histoires. Pour savoir si vous étiez vraiment elle. Mais oui, il s'était trompé. Il devait apprendre à revivre, à fréquenter les gens et ... sortir. Je n'en ai jamais parlé à qui ce que ce soit. Parce que c'est douloureux et parler de Samuel, ma seconde perte... L'est encore plus... Car, il s'est suicidé. Une pire mort qu'un parent devait affronter, pour son enfant.

Sa voix s'était nouée, Weiss avait détourné son regard brillant et se tut quelques secondes. Une grosse respiration pour se reprendre et continuer.

- Je préfère ruminer parce que c'est selon ce dont je mérite. Tout ce que j'entreprends, finit par être détruit. Je n'ai pas envie d'en parler, parce que je ne vous connais pas et qui sait, vous êtes à la solde d'Odell qui dévore de nouvelles informations qui vont faire la une du Lewiston Tribune. Vous allez commencer une nouvelle rumeur et me faire regretter d'avoir déjà dit tout ça.

Anders ne faisait pas confiance, c'était déjà difficile de devoir parler de son fils, décédé, en plus d'avoir eu une fille, qui avait disparue et qui était quelque part dans le monde. Sûrement dans une famille recomposée, sans savoir sa véritable histoire.

Merci -S
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Abigail Carter
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 16:33

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Anders & Abigail
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- Empêchées d'avoir une famille...
Marmonna-t-elle alors qu'il lui demandait des précisions sur ces personnes dont elle se refusait de parler. Elle pourrait peut-être lui en parler après tout mais elle préférait bien plus qu'il ne sache rien d'elle tant qu'il n'était pas temps de se confier.

- Je pourrais vous aider à bricoler des étagères, j'apprends vite ! S'empressa-t-elle de proposer lorsqu'il la contra sur le soin qu'il prenait pour ses livres.

Elle se saisit ensuite de l'oeuvre qu'il lui tendait pour en lire la quatrième de couverture. L'auteure, de nom, ne lui était pas inconnue mais elle reconnaissait ne jamais avoir feuilleté les pages d'un de ses livres. Elle était parfois un peu fermée aux nouvelles découvertes et œuvres trop récentes mais parce que c'était lui qui le proposait, ce sera sans doute sa lecture du moment.

- Je ne la connais que de nom, vaguement dans une brochure vantant le livre, ce sera l'occasion de la découvrir. Ce fut tout ce qu'elle répliqua avant de s'éloigner un peu dans la salle principale et se lancer dans tout autre chose.

C'était un besoin, celui de savoir et de connaître. Sans connaître toutes ses raisons, elle aurait paru bien déplacée et elle l'était peut-être finalement. Pourtant, elle sentait aussi qu'elle faisait bien d'énoncer ces paroles, de dire ce qu'elle pensait. Même s'il ne le pensait pas sur le moment, l'avis des autres étaient à prendre en considération surtout que dans ce cas précis, ce n'était pas dans le but de créer une nouvelle polémique. D'ailleurs tout ce qu'elle voulait savoir ne finirait pas dans un journal ou dans une émission quelconque ou même encore sur les lèvres des voisins. Elle ne connaissait pas -S c'était vrai et pourtant, elle se sentait plus informée que la plupart des gens lorsqu'elle pensait lui faire confiance. -S n'était pas contre elle ni contre Anders mais contre ceux qui faisaient des choses terribles, ceux qui enlevaient des enfants ou ceux qui tuaient d'autres personnes. Elle n'était pas de ceux là et Anders non plus, elle en était certaine. Elle avait confiance en -S. Ce ne serait pas lui qui trahirait ce qu'il pourrait se dire ici. Ce qui allait se dire, ce qui se dit... Il devait même déjà le savoir songea-t-elle en comprenant que ce n'était pas seulement son téléphone mais aussi celui d'Anders qui venait de sonner.

Elle ne se serait pourtant pas attendue à entendre sa voix aussi rapidement et tenta de calmer les battements de son coeur surprit par la voix qui résonnait. Elle n'eut aucune réaction. Il était difficile de la lire. Elle l'écoutait attentivement et se demandait pourquoi il lui confiait tout cela alors que la seconde précédente il refusait même de dire son nom. Et là, elle en avait des noms. Chloé, elle connaissait. Samuel, elle connaissait. Amber, elle ... non rien. Ce qu'elle apprenait, elle l'intégra et l'adopta. C'était une version qu'elle voulait croire et qu'elle crut. Gail ne comprenait peut-être pas pourquoi, subitement, il lui parlait mais elle prenait les confidences avec plaisir.

Puis vint autre chose et cet autre chose déclencha quelque chose ressemblant fortement à de la nervosité ou peut-être de la panique. Prise pour la fille disparue ? Non, non. Pas comme ça. C'était surtout qu'il ait pu le croire qui la rendait nerveuse. Pourtant, elle resta tout autant stoïque qu'au rester ou presque, se rapprochant seulement de quelques pas de la position de l'homme meurtri. Elle n'aurait pas espéré autant de détails en un jour. Jamais elle aurait pu. Et maintenant que faire. Il ajouta un nom, Odell et elle fut perdue mais encore une fois, le dissimula très rapidement. Elle ne savait pas si elle était contente ou pas de ce qu'il venait de dire et de la façon dont il le dit. Il ne croyait plus qu'elle était sa fille n'est-ce pas ? Elle aurait voulu les conseils de Nan' mais de ça, elle ne pouvait jamais lui en parler, sous aucun prétexte. Alors elle prit le temps d'observer Anders sans rien dire, le visage serré mais ses yeux trahissant les émotions qui la traversait entre joie d'en apprendre d'avantage et tristesse de compatir à tout ce que Anders et son fils avaient pu vivre et sans même le savoir pour ce dernier.

- Vous l'avez recherchée ? Elle parla enfin et ce fut la seule chose qui passa doucement la barrière de ses lèvres.

Elle n'était pas de celle à entretenir la conversation mais elle devait bien répondre un moment donné et cela, elle devait savoir. Elle devait savoir cela.

- Vous ne savez même pas mon âge. Dit-elle encore plus doucement sans rompre le contact visuel, prenant les informations au compte goutte pour s'en resservir comme elle le voulait, laissant de côté ce qui n'était pas le sujet principal.




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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 17:13

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anders et abigail


-S devait faire confiance à Gail pour vouloir pousser Anders à lui dire tout ça.
Ou parce que -S le savait dans le fond.
Mais ça, l'écrivain n'avait aucune idée et ne préféra pas rester davantage à réfléchir là-dessus. Il ferma les yeux et mit la main sur son front, il réfléchit et profita du silence. Il n'entendait pas la jeune étudiante qui était bien de l'autre côté, debout avec sa chienne qui avait sûrement fini par s'allonger. Il enleva la main de son front, pour relever son regard vers Gail qui venait de poser la seule question. La question dont l'écrivain répondit par le léger haussement d'épaules.

- Pendant des mois, je conçois que quand Chloé ne veut pas être retrouvée, elle est particulièrement douée pour ça. Au moins, elle est douée pour ça. L'amertude se ressentait dans la voix d'Anders.

Le papier de divorce était arrivé quelques temps plus tard et c'était déjà difficile pour lui de devoir signer cela. Elle était partie en prenant Amber, elle avait abandonné Samuel et elle ne s'était plus jamais fait entendre parler d'elle. Chloé avait tout simplement disparu de la vie de tout le monde, avec Amber qui avait dû sûrement changer de nom. Par la suite, Anders s'était fait tirer dessus et avait sérieusement manqué de perdre la vie. Il avait failli ne jamais se réveiller, mais il l'avait fait pour Samuel et maintenant il n'était plus là.
C'était le vide qui l'habitait, même s'il commençait à être comblé d'une autre manière par la présence de gens comme Grace qui essayait de montrer qu'elle était réellement là. Andy devait juste accepter ce fait, de devoir sortir et essayer de tourner la page, sans toutefois oublier ses enfants. Le passé n'avait pas été tendre avec lui et il savait que le futur ne le sera pas non plus. Il préférait rester chez lui, sans voir qui ce que ce soit.

- Vous avez bien 20, 21 ans non ? La vingtaine...? fit l'écrivain, avec un petit regard interrogateur et il soupira fatigué. Les Danvers est une famille relativement connue ici de réputation, même si elle est du quartier voisin. Je sais quels membres elle a, dont une qui est née en 1995, je crois. Mais ça me semble lointain. Puis à vous voir, je ne vous aurais pas donné plus de 22 ans.

Weiss avait réfléchi pendant la nuit, avant de dormir et de se forcer à se lever. C'était déjà difficile pour lui. Il avait rassemblé ses souvenirs sur la famille Danvers, parce qu'il voulait savoir plus ou moins à qui il avait réellement affaire.

- Et vous avez reçu un message de -S. fit Andy, il désigna du doigt le téléphone de Gail. Il avait regardé les yeux de la jeune fille et il n'y avait rien de grave apparemment dans son message et c'était curieux. Ce n'était pas le hasard. Il n'y croyait pas à ça.

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Abigail Carter
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 17:36

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date ► 03 février
- Mais...
Elle s'interrompit, réfléchissant s'il lui était permis de dire ça et finalement, il avait lancé la discussion à ce propos. Il avait dit tout ce qu'il était possible de dire et cela l'étonnait toujours. C'était lui qui s'était finalement confié, elle aurait pu le faire à la suite mais ne considérait pas obligatoire d'avoir un échange de bons procédés.

- Maintenant que votre fille est en âge de faire ses propres choix, pourquoi ne pas la rechercher à nouveau ou ... Chloé. Avec le temps les gens deviennent moins vigilants.

Puis ce fut un instant de silence avant qu'elle analyse une autre part de ses déclarations et s'inquiète quelque peu. Son âge, comment le connaissait-il ? Elle ne lui avait pas dit, elle était sûre de ça. Elle était prudente et l'âge était justement quelque chose qu'elle ne voulait pas révéler maintenant. Et elle avait eu raison, l'âge le faisait suspecter quelque chose et elle aurait préféré qu'il ne suspecte rien du tout. Devait-elle nier ou acquiescer ? Devait-elle mentir ou dire la vérité ? C'était toujours une question qui se posait. Devait-elle bousculer les croyances éphémères d'un homme ?

Elle se contenta de l'écouter en froncer les sourcils.

- Oui. Puis il enchaîna et ce fut là qu'elle s'interrogea et l'interrogea : Les Danvers ?

Elle ne comprenait pas d'où venait ce nom de famille parce que bien sûr, elle ne se souvenait pas du nom de famille des habitants de la maison devant laquelle elle s'était arrêtée pour donner une fausse adresse à Anders. Et maintenant, elle se retrouvait prise à son propre jeu sans le savoir. Mais il ne sembla pas avoir compris son interrogation immédiatement qu'il posa une nouvelle question ou plutôt amena une affirmation qu'elle ne se voyait pas démentir.

Elle hocha la tête. C'était bien -S. Mais elle ne lui dirait rien du contenu du message. Il était déjà effacé de toute manière.

- C'est ce que vous avez reçu. C'est pour ça que vous m'avez dit tout ça, n'est-ce pas ? Et alors, elle saurait qui remercier : -S.


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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 17:53

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La chercher à nouveau...
Anders observa Gail et savait ce qu'elle venait de dire n'était pas bête. Amber avait l'âge de pouvoir faire ses propres choix et de faire quelque chose de sa vie, comme vouloir connaître son père. Il pouvait aussi recommencer les recherches, peut-être qu'il la retrouvera cette fois-ci. L'écrivain soupira et passa la main dans ses cheveux.

- Chloé est la personne la plus paranoïaque que j'ai jamais connu de ma vie. Je ne pense pas qu'elle aura baissé sa garde après tant d'années. Mais je ne perdrais rien à essayer encore... Il était pas très convaincu quand même. Elle en serait à pouvoir changer son propre prénom et son nom de famille, ainsi que celui d'Amber. Peut-être que maintenant, Amber n'était plus Amber...!

Cependant, il y avait quelque chose qui interpella Weiss. Il s'était lancé dans la déduction de l'âge de Gail et il avait bien raison qu'elle avait la vingtaine, il n'aurait pas pu donner plus ou moins étant donné qu'elle était étudiante aussi. Elle avait donné son nom de famille la veille, Danvers et elle venait de poser une question concernant sa propre famille. Elle ne voyait pas du tout de quoi il parlait et l'écrivain avait remarqué ça.
Alors il changea de sujet, la dirigeant sur -S, cherchant à savoir le contenu du message parce qu'elle saura ensuite le sien. Elle devina assez rapidement et Weiss répondit par un léger hochement de la tête.

- Merci -S. fit fermement Andy qui ne lâcha pas Gail du regard, assez suspicieux. Qu'est ce qu'il vous a demandé exactement ? Parce que je dois reconnaître que le message que vous avez reçu de lui ne vous a pas plus perturbée, sinon vous cachez bien vos émotions. Etrangement, Anders s'était montré méfiant. Gail ne devait pas comprendre pourquoi, c'était son interrogation sur sa propre famille qui venait de la trahir.

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Abigail Carter
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 18:13

Don't say : I told you so !
Anders & Abigail
date ► 03 février
- Commencez par sa famille à elle.
Pourquoi disait-elle cela ? Elle ne savait rien de Chloé après tout, du moins seulement que c'était sans doute une mauvaise mère qui avait abandonné un fils. Pourquoi n'aurait-elle pas abandonné sa fille également ? Si ça se trouve ... Elle justifia toutefois sa phrase rapidement pour éviter toute méprise.

- Ce que je veux dire c'est qu'il doit bien y avoir quelqu'un quelque part qui sait quelque chose. Si elle a des parents ou une soeur peut-être ou même un frère, ne soyons pas raciste... S'empressa-t-elle d'ajouter. Elle ne peut pas entièrement tirer un trait sur tout, je ne vois pas une gosse de riche comme ça du moins, comme vous le disiez.

Son raclement de gorge fut presque imperceptible et elle ne manqua pas de confiance en elle. Même quand il parla d'une famille et qu'elle n'avait absolument aucune idée de ce dont il était question. Il avait du se tromper dans le nom de famille. Elle n'en avait donné aucun. Elle avait été précise et sûre d'elle lorsque seul le nom Gail avait été évoqué.

-S fut le sujet suivant et cette fois-ci, elle pouvait comprendre chaque aspect de la conversation tout comme la raison de chaque question. Alors elle sourit honnêtement. Il se méfiait, il continuait à le faire malgré tout ce qu'il venait de dire. Il avait vraiment du avoir peur du message pour s'exécuter en manquant encore de confiance en elle.

- Vous vous méfiez. C'était une affirmation et elle enchaîna sans attendre : Il ne m'a rien demandé. Pour tout vous dire, il a plutôt été ... gentil. Il m'a félicité de poser les bonnes questions. Part de vérité et part de mensonge, elle ne scia pas et cela parut honnête.

La vérité était parfois désarmante, parfois douloureuse et parfois libératrice. Elle aurait pu dire la sienne mais il était trop tôt. Elle voulait vraiment connaître Anders avant de révéler quoique ce soit.

- Je sais que je ne suis pas toujours très expressive, ma t... On me le dit souvent mais je ne comprends pas pourquoi vous êtes si solitaire. Combien de personnes trouvent du crédit à vos yeux ? Elle dit cela avec calme, comme elle parlerait du repas du midi ou du livre qu'elle tenait toujours entre les mains.

C'était une question rhétorique qui ne demandait pas de réponse. A dire vrai, elle connaissait déjà plus ou moins le nombre et elle aurait bien voulu le voir réduire. Gail devait trouver un moyen d'établir la confiance et elle saurait patienter. Éloigner ses quelques amis, sa seule amie serait l'autre brillante idée pour se rapprocher de lui, aussi mesquin était-ce.


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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 18:37

Don't say : I told you so !
anders et abigail


L'écrivain regarda, interrogateur Abigail.
Commencer par la famille de Chloé équivalait à du suicide mais il ne le dira pas et il pourrait bien engager un détective privé. Il croit que la famille de Chloé avait bougé pour San Diego... une banlieue sûrement. Il n'avait pas retenu le nom. Gail reprit à nouveau. Andy hocha la tête et semblait convaincu cette fois-ci, comme s'il venait de voir une personne à qui Chloé se confierait souvent.

- Certainement, à l'époque où je la cherchais. Sa famille ne semblait réellement ne pas savoir où elle est. Son père la cherchait partout lui aussi et avait engagé des détectives privés pour la retrouver. Peut-être l'ont-ills retrouvées. Il verra ça par lui même et cela semblait être une conclusion sur cette conversation là.

Elle lança l'affirmation du manque de confiance. Depuis qu'elle s'était interrogé sur qui était la famille Danvers, Andy n'a pas pu empêcher la méfiance de revenir. Sinon, il lui aurait fait confiance parce que -S semblait lui vraiment faire confiance et il se demandait pourquoi. C'en était presque étonnant parce que -S ne faisait confiance à presque personne...! Il était plutôt gentil avec elle. Il voulut répondre à cela mais Gail enchaina sur un autre sujet. Elle essayait de lui poser des questions et les réponses allaient être difficiles à obtenir tant qu'il se méfiait vraiment d'elle.

- Elles sont peu nombreuses, ces personnes en qui elles sont importantes. Comme vous pouvez le contaster, je suis assez méfiant et je n'accorde pas facilement le crédit à qui ce que ce soit. Vous par exemple. Hier soir, vous avez été plutôt vague sur votre propre identité et aussi votre âge. Gail n'est pas un prénom, mais un surnom ou un diminutif. Vous ne m'avez jamais dis votre nom de famille, mais vous l'avez fait d'une autre manière. Quand je vous ai racompagné chez vous ... Enfin, presque chez vous visiblement. Vous sembliez entrer dans la maison de la famille Danvers, mais ce n'est pas votre maison je me trompe ?

Même si elle pouvait prétendre qu'elle y vivait vraiment, Gail n'avait pas eu du tout d'idée de qui Anders semblait parler tout à l'heure avec la composition de la famille Danvers.
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 19:27

Don't say : I told you so !
Anders & Abigail
date ► 03 février
- Sans aucun doute.
Glissa-t-elle en ses dents, mots absolument pas pour Anders. C'était une certitude qu'elle aurait bien voulu énoncer plus fortement mais elle ne ovulait pas de question et préféra le garder pour elle jusqu'à ce qu'elle sache ce qu'elle voulait. Et finalement, que voulait-elle ? Elle avait appris ce qu'elle aurait pu vouloir apprendre et le seul autre sujet qui était encore un mystère était : qu'était-il arrivé à Samuel ? Elle avait bien des questions annexes mais ça viendrait plus tard.

Il lui fallait être patiente. Pourtant, elle avait envie de tout révéler, de dire tout ce qu'elle savait maintenant et attendre sa réaction un peu anxieusement. Mais non. Gail voulait contrôler le processus, elle voulait tout contrôler et c'était sa maladie. Elle ne pouvait pas laisser les choses se faire sans savoir la réaction qu'il aurait. Elle voulait le connaître avant de dire les choses pour préparer le terrain.

-S semblait l'y aider et si son intervention sembla amener la méfiance, c'était aussi le moment de prouver qu'il n'avait pas à se méfier. Malheureusement, dans la seconde où il parla de la famille Danvers à nouveau, elle comprit qu'elle allait peut-être devoir être un instant honnête ou alors inspirer un autre sentiment que la méfiance. Jouer les petites filles sages allait devenir une nécessité.

- Vous allez me chasser si je vous le dis. Jouer la culpabilité, c'était fait. Il faut me comprendre. Vous auriez pu être n'importe qui. Vous m'avez aidé et j'ai été curieuse de savoir pourquoi vous sembliez si renfermé mais je vais avoir vingt-et-un ans et vous... Vous auriez pu vouloir quelque chose, je ne vous connais pas non plus. J'ai préféré ne pas trop en dire... au cas où et pour la maison... On m'a appris à me méfier de l'inconnu. Seulement aujourd'hui vous avez l'air gentil. La honte était aussi une part du jeu comme le sourire gentil et engageant. Vous vous trompez cependant ! Gail a été adopté parmi les prénoms et d'accord... ce n'est peut-être pas mon prénom complet mais tout le monde m'appelle ainsi. Je n'aime pas tellement le prénom qu'on m'a trouvé... Abigail. Comme ça vous savez quelque chose. Et vous connaissez aussi mon âge. Vous savez que j'aime les livres et que j'ai un chien qui s'appelle Artémis, je trouve ça bien pour un début. Je pourrais vous parler aussi de toute ma vie mais ce serait d'un ennui mortel, il n'y a pas grand chose à en dire après tout à vingt-et-un ans, presque, qu'est-ce qu'on connait de la vie...

Pas bavarde ? Cela ne semblait pas se prouver à l'instant et pourtant. Elle préférait partir sur cette note presque positive qu'elle avait instauré, un début de confiance mutuelle voulait-elle espérait en songeant que sa tirade donnait l'impression qu'elle essayait de lui faire confiance. Son téléphone sonna alors à nouveau et elle le regarda directement.

- Désolée. Fit-elle avant de décrocher. Oui ? ... Non, j'ai pris une part dans le frigo je ne rentre pas tout de suite. ... Je suis avec... un ami. ... Non pas Annie. ... J'essaie de me faire des connaissances Nan'. ... Quoi, tout de suite ? ... J'arrive. ... Oui oui, je fais vite. Tu ne sors pas sans moi comme ça ! ... Ok. Elle raccrocha.

Elle avait fait du mieux possible pour parler discrètement mais savait qu'il avait entendu. Elle n'avait toutefois pas pu retenir la simplicité de la conversation de sortir. Elle ne devait pas non plus éveiller les soupçons de sa tante. Même si elle lui en voulait, elle ne pouvait pas la laisser sortir faire les courses sans elle. Gail n'était pas assurée en la sachant dans ce fauteuil. Elle essayait de ne pas la transformer en personne impotente mais il fallait être réaliste... Les marches, ce n'était plus pour elle et elle avait parfois du mal à manœuvrer l'engin.

- Dites, je peux revenir la semaine prochaine ? Je pourrais emprunter ce livre si vous le permettez, je vous donnerai mon avis en le ramenant même si c'est juste pour le ramener parce que je dois filer là.


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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Jeu 18 Fév 2016 - 20:12

Don't say : I told you so !
anders et abigail


Anders pensait avoir affaire à une personne pas bavarde du tout, mais il s'était vraiment trompé. Cela semblait logique qu'elle ait agit ainsi. Elle ne connaissait pas l'écrivain et avait préféré le faire tromper, par précaution. Il la regarda, toujours un peu suspicieux et il soupira pour lui-même. Andy était souvent méfiant et il se comprenait lui-même, les gens, il ne devait pas trop vite leur faire confiance. Il appréciait certaines personnes parce que soit il les connaissaient depuis longtemps, soit parce qu'ils lui avaient prouvés qu'ils étaient digne de confiance. Weiss avait eu un mauvais passé avec les gens et de ceux qui avaient aussi poussé son fils au suicide. Samuel était vraiment mort.
Il arqua un sourcil. Gail a été adopté parmi les prénoms maintenant ? C'était quoi ce monde d'aujourd'hui ? Demain Khaleeshii ou encore Cersei, Tyrion, Khal Drogo allaient être acceptés comme prénoms ? Ils avaient de drôles de goûts. Dans tout ces cas, Andy avait raison, Gail était le surnom et son vrai prénom était Abigail. Il hocha la tête et comprit qu'il devait l'appeler Gail, même s'il connaissait son vrai prénom.

- Non allez y, ce n'est pas grave. répondit Anders, quand Gail devait décrocher son téléphone.

Il en profita pour regarder le sien et de supprimer le message de -S comme à son habitude pour pouvoir effacer toute trace si jamais une personne comme Noam viendrait à prendre encore un mot. Il n'allait pas laisser cela arriver une seconde fois. Il écouta aussi la conversation, un peu malgré lui et esquissa un petit sourire quand il avait été désigné comme ami. Il entendit le prénom Annie, ce qui le surprit un petit peu. Il accorda davantage son attention sur son téléphone et il releva le regard quand Gail lui adressa la parole.

- Oui, vous pouvez le prendre et repasser la semaine prochaine. Je cuisinerai cette fois-ci et promis ce sera un plat vraiment fait maison. répondit l'écrivain, d'une voix calme, un peu fatiguée aussi.

Il voulait dormir parce que se remettre au rythme de Gail venait de le tuer un peu. Il n'était pas du tout habitué à ça et il n'était pas comme les jeunes. Mais ce n'était pas cela qui était le plus intéressant. C'était son invitation à revenir chez lui, si elle le voulait, toujours à la même heure. C'était comme s'il venait de comprendre les intentions de la jeune étudiante, pourquoi avait-elle caché son identité, son nom. Elle essayait de lui faire confiance et il allait devoir faire de même.

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Penny E. Ribbs
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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail. Ven 19 Fév 2016 - 3:48

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MessageSujet: Re: #1478 + Don't say : I told you so ! ► Anders et Abigail.

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