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 Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Dim 31 Jan 2016 - 18:34

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Habitué à prendre les coups de la vie, j'encaissais les reproches en serrant les dents, le laissant vider son sac de tout son soul, ses reproches n'étaient pas infondés. Mais ne voyait il donc pas ce qu'il me faisait ? Devais je vraiment subir cela et accepter les miettes.

J'étais indécis mais je ne pouvais nier cet instinct féroce de ne pas le laisser seul dans cette forêt.

J'aurais du partir comme il me reprochait déjà de le faire avant même que je n'ai eu la pensée qui me traverse l'esprit.

L'injustice de tout cela me blessait et je n'avais pas été blessé depuis longtemps. Je ne m'étais pas laissé assez ressentir d'émotion avant tout cela. Je faisais des efforts pour être un homme plus normal, plus dans le genre qui pourrait ne pas être juste là pour tuer le temps d'un homme en deuil.

Mais malgré toute mes bonnes résolutions et ma bonne volonté, il me semblait que j'échouais dans ma tâche. Ce n'était pas une surprise en soit. La défaite de ne pas pouvoir me souvenir de mon passé était encore une cicatrice bien trop présente dans mon âme. Cependant, une partie de moi bouillonnait. Inexplicable présence qui m'était aussi étrange que familière. Une envie de lui dire qu'il n'avait pas le droit de me traiter comme cela. Pourtant ... pourtant je n'étais pas en position de pouvoir réclamer, n'est-ce pas ?

C'est tout du moins ce que je pensais, ou ce que mon esprit résonnait dans une parfaite mélodie avant qu'il ne finisse par se retrouver vers moi pour m'insulter de manière vulgaire et presque enfantine. Je me figeais sous le poids des mots et le dévisageait, un instant le souffle coupé.

Et la colère, bien peu habituelle, montait rapidement pour me laisser pousser un grondement sourd et menaçant à son encontre. Je comblais la distance entre nous d'un pas furieux, mon regard noirci par une sensation autre que le désir. Je le haïssais un peu à cet instant précis autant que je me sentais trahis par lui. Etrange, inexplicable. Histoire de ma vie.

- Sale con ? Tu entres dans mon existence du jour au lendemain et tu attends de moi que je sois la parfaite copie de ton amour perdu ... Le son de ma voix avait perdu ses notes stoïques pour prendre l'habit de la menace sous jacente. - Tu veux des piques niques dans des sous bois et que je prétendes que tu n'es pas volé ma carte d'identité pour t'assurer que je ne suis pas un désaxé sorti tout droit d'un hopital psychiatrique ? Tu veux régir ma vie jusqu'à satiété et quand ce sera fait ? Hein dis moi ? Qui sait qui restera là, à ramasser les blessures que tu auras infligé. Je n'ai pas besoin de ta pitié, je n'ai pas besoin que tu fasses abstraction de ce que je suis réellement. Je crachais mon souffle avec peine, exhultant presque la fureur, et sans prendre de pincette à son encontre. - Tu me reproche de partir un jour, mais jusqu'à présent, c'est toi qui a agit de manière égoiste sans prendre en compte ce que je pouvais ressentir un seul instant. Tu veux de moi, puis tu ne veux plus de moi ... Pour te mettre en colère quand je ne fais que respecter tes putains de volonté !

Mes épaules s'affaissaient sous l'afflux d'émotion dont je n'avais pas l'habitude. Mes mains tremblaient avec violence et je sortais une cigarette de ma poche pour l'enfoncer entre mes lèvres.

- Tu dis vouloir savoir ce que je pense mais la vérité, c'est que tu t'en fous ! La vérité c'est que toute erreur de ma part est fatale et méprisable. Non je ne suis pas parfait mais je ne me suis jamais leurrais là dessus.

Plissant le regard, je finissais mon discours à son égard avec un peu moins de véhémence mais toujours aussi blessé.

- Tu n'as aucune idée de ce que sait que de se réveiller complètement perdu et seul dans un hôpital, de mettre sa vie entre parenthèse parce qu'on a peur pour se risquer à tenter sa chance parce que une personne nous interpelle .. alors va te faire foutre Lorcan, tu ne connais rien de ma vie et je t'interdis de me juger.

Et j'étais moi même surpris de me rebeller contre la fatalité à laquelle j'avais fini par m'habituer.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Dim 31 Jan 2016 - 22:03

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Oh oh.

Cole s'empressait dans sa direction, et il n'avait pas l'air content du tout.

Lorcan ne pouvait s'empêcher de penser que s'il mourrait ici, comme ça, de la main de cet homme qui ressemblait tant à son époux, ça conclurait son passage sur terre de manière assez romantique. Finalement, entre ça, et tout le reste de sa vie en solitaire, il avait presque envie que Cole lui fasse la peau.

« Sale con ? Tu entres dans mon existence du jour au lendemain et tu attends de moi que je sois la parfaite copie de ton amour perdu ... Tu veux des piques niques dans des sous bois et que je prétendes que tu n'es pas volé ma carte d'identité pour t'assurer que je ne suis pas un désaxé sorti tout droit d'un hopital psychiatrique ?  » Lorcan fléchit. Un désaxé ? Jamais il ne l'avait pris pour un désaxé – bon peut-être pendant ce quart de seconde juste avant qu'il ne l'embrasse. Mais c'était la conclusion logique à en tirer, et il s'en voulu terriblement. « Tu veux régir ma vie jusqu'à satiété et quand ce sera fait ? Hein dis moi ? Qui sait qui restera là, à ramasser les blessures que tu auras infligé. Je n'ai pas besoin de ta pitié, je n'ai pas besoin que tu fasses abstraction de ce que je suis réellement. » Le jeune homme serra les dents. A aucun moment il n'avait été question de pitié. Les blessures... ça oui, pour ça Cole pouvait le blâmer. Lorcan se blâmait déjà lui même. Esclave de ses pulsions à son encontre, des sentiments toxiques que Cole ravivait en lui. « Tu me reproche de partir un jour, mais jusqu'à présent, c'est toi qui a agit de manière égoiste sans prendre en compte ce que je pouvais ressentir un seul instant. Tu veux de moi, puis tu ne veux plus de moi ... Pour te mettre en colère quand je ne fais que respecter tes putains de volonté ! »

« Quoi l'autre soir ? » s'étrangla Lorcan, pas sûr de comprendre à quoi il faisait allusion. « J'étais vexé quand je t'ai rembarré ! » Il n'en pensait pas un traître mot. Il s'était même excusé ! C'était bien Cole qui avait insisté pour qu'ils soient amis et qu'ils « fassent les choses bien » !

« Tu dis vouloir savoir ce que je pense mais la vérité, c'est que tu t'en fous ! » Et pourtant. Qu'est ce que Lorcan n'aurait pas donné pour une explication simple et claire. « Tu n'as aucune idée de ce que sait que de se réveiller complètement perdu et seul dans un hôpital, de mettre sa vie entre parenthèse parce qu'on a peur pour se risquer à tenter sa chance parce que une personne nous interpelle .. alors va te faire foutre Lorcan, tu ne connais rien de ma vie et je t'interdis de me juger.  »

« Je ne te juge pas. » répondit douloureusement Lorcan. « Pas pour ce que tu es. C'est juste que... » Il sentait à nouveau cette horrible pression au niveau de l'estomac. Ce sentiment avait un nom qui résonnait avec malice dans son esprit. L'impuissance. Il savait que Cole avait risqué sa vie, et il ne pouvait rien y faire. Il serra convulsivement les poings et tenta de se détourner de la colère sourde qui irradiait de Cole. « Je ne sais pas ce que tu attends de moi. Quand je te serre contre moi et que je voudrais plus que ton amitié, tu m'assures que tu veux qu'on soit seulement amis. Et quand je me persuade que je pourrais me contenter d'être ton ami, tu me fais mentir en m'embrassant. »

Le froid faisait rougir ses joues et le bout de son nez. Il repensa à leur soirée de Noël ensemble. Il avait alors proposé à Cole d'être moins seuls à deux. Le compromis lui avait paru pas si mal. Il limitait ainsi les blessures que Cole lui reprochait d'infliger sans réfléchir, et maintenait l'illusion de se préserver lui-même. Ce n'était qu'un monceau de mensonges, mais ça suffisait. Ou ça aurait suffi, si Cole avait accepté et qu'ils en étaient resté là.

Il ne savait plus quoi faire à présent. Immobile dans la clairière balayée par la brise hivernale, Lorcan voulu saisir la main de Cole. Il n'osait pas. Peut-être parce qu'il ne se sentait plus bienvenu si près de lui. « Dis moi quoi faire. » demanda t-il, suppliant, parce qu'il était perdu et désarmé. « C'est vrai, je ne sais pas ce que ça fait de se réveiller seul dans un hôpital. Et pourtant j'en connais un rayon sur ce qui se passe à l'hôpital, et je sais que personne là bas mérite de rester seul. » Il passa sous silence ce qu'il devinait de ses blessures. Cole avait souffert. Longtemps. Entièrement seul. « Je peux pas commencer à imaginer ce que t'as enduré, et je peux pas revenir dans le passé pour y être avec toi. Mais je suis là, maintenant, dans le présent... même si j'ai pas grand chose à t'offrir à part des pique-nique dans les bois et mon sale caractère... »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Dim 31 Jan 2016 - 23:16

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Etait il sincère ?

J'aimais à le croire alors que son regard se posait sur moi avec une telle sincérité.

Mais pourtant j'avais peur de ce qui suivrait ce blanc ... ce silence lourd de non dit qui brisait ses mots. Je prenais le temps d'observer ses traits alors que les mots trébuchaient de sa bouche pour sortir dans une danse chaotique et confuse. Je comprenais peut être un peu mieux, ce besoin qu'il avait que je m'exprime avec des mots.

Je laissais mes épaules se voutaient, la colère me quittant tout aussi subitement qu'elle était apparu. Me rendant conscient de l'injustice de mes accusations à son encontre. Je ne pouvais et n'avait rien le droit d'exiger de lui. Je faisais en sorte de me protéger de la manière la plus égoïste du monde et il avait toutes les raisons du monde de m'en vouloir pour cela. Mais comment commencé à lui expliquer ce qu'était mon existence ? Je ne supporterais guère de lire en lui, cette fascination étrange presque morbide que j'avais lu sur le visage des médecins. Je savais que si j'avais si peur qu'il me juge, c'était parce que j'étais le premier à le faire.

Mon regard dérivait sur les arbres nous entourant, et je laissais la légère brise froide qui nous entourait m'arrachait à la contemplation de ses feuillages, qui gardait des allures de mauvais présages.

Un silence peut être un peu trop long, peut être brisant encore plus cette étincelle au fond de ses yeux qui me regardaient comme ci j'étais à même de leur donner une solution miraculeuse.

- Je suis désolé ...
Parce qu'au final, c'était juste ce qu'il y avait de plus important, non ? M'excuser de ses propos un peu trop dur même si il avait été provoqué par son propre éclat de colère. Si j'avais du mal à lui faire comprendre ce qui me faisait peur, peut être que nous pourrions être apte à ne plus nous déchirer de cette manière. Le souci était que j'avais toujours autant de mal avec les mots, même si je tentais de prendre sur moi, et m'aventurer à discuter avec de parfaits inconnus dans le but de devenir un peu plus ce qu'il pouvait attendre. De devenir, non plus un rejet de la société, mais recommencer à en faire parti.

- C'est juste que j'ai peur ... Peur parce que malgré  toutes les raisons qui me poussent à ne pas m'attacher à toi, je le fais mais que ...
Et il était bien là le coeur du souci, ce n'était pas que cette amnésie qui me retenait de construire quelque chose avec lui, c'était cette présence palpable entre nous que je ne parvenais pas à expliquer mais qui me paralysait. Cette certitude de ne pas être à la hauteur. J'ignorais pourquoi mais je savais que l'homme qu'il avait aimé, qu'il aimait surement encore toujours, avait une place prépondérante dans cette tentative de relation.

- Lorcan, les pique nique dans les bois, les soirées éclairées à la bougie ... Ce n'est pas qui je suis. Je baissais les yeux scrutant le bout de pied dans une fascination qui n'avait rien de bien justifié. - Je suis le type qui vit en marge de la société depuis la sortie de l’hôpital, qui passe ses journées à écrire et créer des vies autre plutôt que de vivre la sienne. J'humidifiais légèrement mes lèvres avant de pousser un léger soupir et revenir à la rencontre de ce regard qui inexorablement m'attiré dans ses filets. - C'est injuste de ma part de te reprocher de te servir de moi ... et peut être encore plus égoïste de me protéger. Je lui offrais un sourire pauvre, un vague réminiscence d'un sourire que peut être j'aurais pu avoir jadis, dans un autre monde. - Je sais qui je suis ... et je ne serais jamais comme lui. Tu ne peux pas le remplacer comme je ne peux pas remplacer la personne que j'ai perdu. Une main s'égarant dans mes cheveux, dans un geste de frustration. Les situations étaient similaires et si différentes. Et pourtant que n'aurais je donné pour pouvoir combler ce vide dans mon existence. Retrouver la familiarité d'une histoire qui n'avait jamais rien évoqué.

- Mais en aucun cas, je n'aurais du me servir de ce que j'ai traversé ... Je voulais juste que tu comprennes que tu es la première personne que je tente de connaître depuis ... Les choses ne sont pas évidentes pour moi, et c'était peut être la seule chose que je te demanderais, si tu le désire encore, c'est de me laisser le temps d'arrêter de me détester ... Je baissais les yeux avant de murmurer dans un souffle presque honteux. - Je crois que je ne suis pas quelqu'un de bien, tu sais. Et j'aurais du lui dire que c'était certainement la chose qui me forçait à le repousser encore et encore. Qu'il méritait mieux, qu'il méritait de retrouver quelqu'un qui sache l'aimer comme il avait déjà été aimé une fois.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Lun 1 Fév 2016 - 12:21

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Lorcan n'avait pas bougé, se contentant d'écouter Cole d'une oreille accablée mais compréhensive. Il avait voulu croire en cette journée, y voir plus que d'étranges retrouvailles avec le portrait de James. Oui c'était ça. Au fond de lui, le jeune homme voulait comprendre, apprendre qui était cet homme sans le soumettre à des tests mais en partageant son temps avec lui.

Il était si puéril. Futile et naïf.

Il trouva néanmoins la force de sourire. « Je crois qu'un homme moins bien que toi m'aurait donné aux flics pour lui avoir pris sa carte. » Il déposa sa main sur son torse, observa ses doigts courir le long de sa veste, puis la laissa retomber. « Et il serait pas désolé de m'avoir dit mes quatre vérités. »

Lorcan se détourna de Cole à ces derniers mots, se dirigeant vers ses affaires restées au sol. Le thermos réchauffait ses doigts engourdis par le froid et l'immobilité. Une bonne tasse de café lui aurait probablement fait du bien, mais il n'avait plus tellement d’appétit à présent.

Une fois sa glaciaire retrouvé, il l'ouvrit et y balança le thermos devenu aussi inutile que le reste de ce qu'il avait préparé ce matin. « Pour ma défense. » commença Lorcan, accroupi. « J'avais pas prévu de te romancer avec ce pique-nique. » Il jeta un regard à Cole par dessus son épaule, puis désigna le reste de la forêt les entourant. « J'avais prévu de t'emmener plus profondément dans les bois, et de te faire peur en te racontant comment cinq campeurs ont été enlevés ici. » Ça l'avait terrifié à l'époque. La petite ville tranquille dans laquelle il avait toujours vécu entourée d'une aura dangereuse. Comment pouvait-on enlever cinq personnes sans que jamais la lumière ne soit faite sur ce qui s'était réellement passé ? L'affaire ne s'était pas arrêté là. -S était apparu, et désormais, tous étaient des cibles potentiels.

Le jeune homme secoua doucement la tête. « Mais si le boulot dont tu me parlais tout à l'heure c'est d'écrire, j'imagine que tu le savais déjà. » Il referma la glaciaire et glissa le plaid sous son bras, puis se redressa. « Ce qui se passe à Lewiston, c'est le genre de drame qui attire les journalistes et les écrivains en quête d'inspiration. » Écrire et créer des vies autres plutôt que de vivre la sienne, se remémora t-il. « Écrivain, pas vrai ? » Puis il haussa les épaules. « Tant pis, j'aurais pas eu l'occasion de te faire frissonner, et de sortir héroïquement le paquet de chips et le pot de nutella pour te réconforter ensuite. » Il agita la glaciaire avec un sourire un peu déconfit.

Puis il tourna les talons en direction de la voiture. « Rentrons à ton hôtel. On pourras déjeuner tranquillement, et sans faire de pique-nique » Avec une grimace, il ajouta. « Et me trouver un tube d'anti douleurs au passage. »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 2 Fév 2016 - 0:20

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Je déteste les mauviettes, toujours à pleurer un malheureux chagrin d'amour. Tu veux que je te montre ce que c'est que de vraies larmes ? Ce seront celles de ton sale gosse quand il découvrira le cadavre de son frère. T'en fais pas, je te laisserai le temps de dire adieu et après, au moins, tu auras une bonne histoire à raconter à ce foutu écrivain ! Lui ou les gosses, va falloir choisir crétin !
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 2 Fév 2016 - 18:34

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Si j'avais espoir que nous soyons parvenir à nous comprendre, je fronçais rapidement les sourcils en le voyant ramasser les affaires, une légère culpabilité doublé par un doute constant de savoir si cela voulait dire que j'avais tout gâché de ce qui avait un potentiel intéressant. J'écoutais pourtant les mots sortirent de sa bouche, et me figé légèrement.

Une forêt, des disparitions. Un écho à des mots couchaient à l'encre noir.

Je prenais une profonde inspiration pour ne pas laisser la panique me gagner, et lui laisser le temps de filer à l'anglaise. Le hasard, rien que le hasard. Les livres que j'écrivais avaient toujours eu une teinte sombre réaliste. Pas si étonnant qu'un fait divers dont je n'avais aucune idée puisse néanmoins possédé des similarités.

J'attrapais son bras avant qu'il ne continue, nerveux et lui offrant un sourire grimaçant alors qu'il se retournait vers moi.

- Ce serait dommage de ne pas le faire, maintenant qu'on est là, non ? Mes dents attrapèrent ma lèvre supérieure, jouant un moment avec alors que je laissais ma main libre s'enfonçaient dans la poche de ma veste pour en sortir un léger tube en plastique de couleur orangé.

- Pour tes douleurs ... Et je lui faisais offrande de l'objet comme j'aurais pu dressé le drapeau blanc. Je ne voulais pas qu'il souffre et j'avais souvent mes médicaments sous la main au cas où mes muscles se tétanisent de manière imprévisible suite à un effort soudain. Je baissais les yeux, je ne voulais pas ramener ma condition sur le tapis, mais il m'avait dit être infirmier, il ferait probablement les déductions lui même. Je passais une main dans mes cheveux, et laissait son bras libre avant de jouer un peu avec mes lèvres.

- Tu as raison pour le métier, mais non, je n'étais pas au courant pour cette histoire ... Peut être pourrais tu m'en dire plus, après tout j'écris des thrillers ... Et au moins avec un sujet aussi lourd, l'air n'aurait certainement rien de romantique, cela me rassurait un peu plus, et je pouvais me détendre et profiter pleinement de sa compagnie, sans le poids imposant des attentes qui nous survoleraient. Je m'emparais du tissu sur lequel il avait probablement prévu qu'on s’assoit. L'endroit n'était pas celui qu'il désirait mais je me devais d'improviser. - Qu'en penses-tu ?

Je lui faisais un petit signe de tête avant de scruter l'endroit, le stoppant en notant un invité imprévu alors que je venais de mettre la couverture sur le sol. Rampant dans notre direction, se tenait une couleuvre. - Hey, buddy ... Ma voix était douce alors que je prenais l'animal en main, caressant légèrement sa tête pour le décaler et le laisser continuer sa route. Je relevais les yeux vers lui, et à son expression étrange, je me sentais de me justifier. - Il n'est pas venimeux ... Je trouve les serpents cools pour tout t'avouer. Le but, c'était qu'on en sache un peu plus l'un sur l'autre, non ? - Ils sont bien souvent incompris. Un peu comme moi mais je m'empêchais bien de le rajouter, et la conversation s'arrêtait d'elle même alors que le bruit d'une sonnerie se faisait entendre. Et cela ne provenait pas de ma poche, j'avais encore oublié mon téléphone une fois de plus, pas vraiment attaché à ce dernier.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 2 Fév 2016 - 22:37

Behind the disguise there's something tearing at your soul
« Ce serait dommage de ne pas le faire, maintenant qu'on est là, non ?  » suggéra Cole, avec un air de gosse timide avec sa lèvre captive de ses dents. Lorcan cligna des yeux. « Le faire. » Puis réalisa. « Le pique-nique ! » Son étonnement se mua en un sourire radieux. Quand Cole lui avait fait part de ses appréhension sur le concept même de pique-nique dans les bois, le jeune homme avait cru leur sortie définitivement tombée à l'eau. Ce revirement de situation, le premier positif depuis qu'il était entré dans sa chambre, lui redonnait du baume au cœur.

« J'adorerais ça ! » s'excita t-il, en faisant le point sur le tube orange, un tube de médicaments d'accord que Cole lui tendait. « Pour tes douleurs ...  » La bouche Lorcan format un « oh » de stupéfaction. « De l'ixprim. » nota t-il distraitement, les yeux sur l'étiquette. Un peu surpris dans un premier temps, il porta son regard sur la jambe de Cole. Ce qui était totalement inutile, étant donné que hello – il portait un pantalon, et que Lorcan n'avait pas super-pouvoirs de vue à rayon-X comme superman pour reluquer ses cicatrices au travers. Toujours est-il qu'il se souvenait. Il avait vu ses cicatrices. Il les avait senties contre sa peau. Lisse, récentes et si nombreuses. Bien malgré lui, le jeune homme lui offrit un sourire un rien compatissant, sous entendant sans le vouloir, qu'il comprenait le pourquoi d'un tel anti douleur. « Merci. »

Son médicament avalé – une dose de cheval pour une malheureuse bosse, mais qu'importe, Lorcan avait un pique-nique à surmonter et une envie folle de commencer enfin à profiter de cette journée –  il lui rendit le tube. « Tu as raison pour le métier, mais non, je n'étais pas au courant pour cette histoire ... Peut être pourrais tu m'en dire plus, après tout j'écris des thrillers ... » Des thrillers. Alors, Cole était vraiment écrivain. Non parce que Lorcan l'avait supposé. Comme ça, comme il supposait un tas de choses sans en penser là moitié, comme par exemple, que Cole allait le découper en petits morceaux et l'enterrer dans la forêt. Parfois son instinct faisait des miracles, la plupart du temps, il lui attirait une pile de problèmes plus haute que l'Everest. « Qu'en penses-tu ? »

Lorcan esquissa une moue mutine. « J'en pense que vous êtes un homme plein de surprises monsieur Hawkins. » Il se laissa tomber à quatre pattes sur la couverture, tâtonnant en quête d'un recoin de terre sans trop de bosses pour y caler ses fesses. « Je veux dire, tu sais manier les mots, quelle surprise ! Tu te rends compte, on va pouvoir avoir de vraies conversations toi et moi. Notre relation est changée à tout jamais ! » Sa main heurta quelque chose de froid, humide et... mou ? Comment ça mou ? Lorcan tourna la tête vers sa main, et fit le point sur – un serpent. Un imposant serpent, entièrement noir, rampait vicieusement sous ses phalanges. « Oh mon dieu ! »

Lorcan bondit avec l'agilité du lapin face à un très gros, très méchant loup affamé. « Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? » demanda t-il à toute vitesse. C'est là que Cole chopa délicatement la bestiole entre ses mains. « Hey, buddy... » « Non... » murmura Lorcan entre ses lèvres, ébahi. Il n'y pouvait rien, il... avait juste l'habitude de passer en mode crise dans ce genre de situation avec James. James avait une trouille d'enfer des serpents. Ecnore plus que lui. Chaque fois qu'ils en avaient croisés, Lorcan avait eu l'occasion de montrer ses talents d'homme virile en – éloignant la bestiole avec le bout d'un bâton, parce que d'accord, il n'était pas à l'aise non plus avec ces tubes digestifs rampants.

Et c'était incroyable. De voir Cole, pas James, mais sa si semblable image, tenir un de ces trucs entre ses mains, lui parler comme à un chien, et finir par le reposer plus loin. « Il n'est pas venimeux ... Je trouve les serpents cools pour tout t'avouer. Ils sont bien souvent incompris. » « Cools. » répéta Lorcan, sous le choc. Par la force de sa volonté, il ramena son popotin sur la couverture, s'assura que la bête n'opérait pas un demi tour pour venir leur taxer des sandwichs. « Encore un peu et t'allais lui mettre un collier et le baptiser Médor. » dit-il pour dire quelque chose, parce là, il avait vraiment besoin de parler, même si c'était pour évacuer l'impression d'avoir passer un portail dimensionnel et d'avoir atterri dans une dimension où des clones de James se baladaient librement avec des serpents autour du cou.

Cole, le rabroua la voix ferme de la raison. Et, il allait devoir se faire à l'idée. Il n'y avait aucun moyen pour que James soit devenu si bon comédien. Pas au point de surmonter cette phobie que Lorcan lui avait toujours connu.

En bon invité surprise, son téléphone tinta. Lorcan le tira de sa poche par acquis de cette conscience qu'il avait développé depuis la naissance de Zach.

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Je déteste les mauviettes, toujours à pleurer un malheureux chagrin d'amour. Tu veux que je te montre ce que c'est que de vraies larmes ? Ce seront celles de ton sale gosse quand il découvrira le cadavre de son frère. T'en fais pas, je te laisserai le temps de dire adieu et après, au moins, tu auras une bonne histoire à raconter à ce foutu écrivain ! Lui ou les gosses, va falloir choisir crétin !
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Son cœur tomba dans sa poitrine. Lorcan sentit le sang s'arrêter d'irriguer ses membres pour remonter furieusement vers son palpitant. Ses lèvres formèrent l'ombre d'une exclamation suppliante. « Mon dieu... » Les enjeux de la menace lui échappaient encore. Sous ses grand yeux buns, l'image de Zach envoyait des échos de terreur s'écraser dans son cerveau. Lorcan ne savait pas comment. Il ne savait pas pourquoi. Mais quelqu'un rôdait prêt de son fils avec l'intention de lui faire du mal. De le – « Non. »

Lorcan releva des yeux emprunts d'une panique absolue, remplis de larmes vers Cole. « Cole il faut que... » Que quoi ? Après la panique, l'instinct trouva son chemin dans ses veines. Il relut le message. La photo était celle de Zach, mais -S parlait d'histoire. Comme s'il les avait entendus. Impossible. Le jeune homme bondit sur ses jambes, fit un tour d'horizon. Rien.

« Merde. » pesta t-il entre ses dents serrées. « Fils de pute. » lança t-il, ses yeux plongés sur ses chaussures. Après quelques secondes, Lorcan finit par relever la tête de ses convers boueuses. « Il faut que je rentre en ville, j'ai pas le temps de te déposer à ton hôtel, désolé, tu viens avec moi. » intima t-il d'un ton qui ne souffrait aucune protestation. « Qui d'autre savait qu'on devait se voir aujourd’hui ? » demanda t-il, en jetant un œil en direction de sa voiture garée pas très loin. « Cole, qui d'autre le savait ? »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mer 3 Fév 2016 - 15:16

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Si les choses avaient finis par prendre une tournure plus détendu, et que j'acceptais bon joueur les plaisanteries à mon égard, les choses changèrent radicalement d'atmosphère quand le téléphone de mon compagnon de sortie sonna, signalant l'arrivée d'un message apparemment. Le visage du jeune infirmier se figea dans une expression horrifié, me mettant instantanément sur le qui vive.  Et si cette expression décomposée n'était pas suffisante, les mots sortant dans un ton agonisant du jeune homme m'indiquèrent la gravité de la situation.

Je n'osais pas demandé ce qui se passait de prime abord, sachant pertinement que cela ne devait pas être une bonne chose mais les questions fusaient dans mon esprit alors que le brun de ses yeux exhorbités dans une expression douloureuse se posèrent sur moi. Le besoin de le prendre contre moi pour le rassurer, une pensée immédiate bien que je me la refusa, ne voulant pas continuer à lui donner des signaux contradictoires.

J'étais bientôt surpris de le voir bondir sur ses jambes, la panique laissant place à une colère et une détermination qui me secoua suffisament pour prendre un train de retard sur lui, et me relevait pour me retrouver face à une salve d'accusation qui me fit froncer les sourcils, confus.

- Personne ... Les mots étaient surs, car n'avait il pas encore compris que je n'avais pas vraiment le luxe d'une ville sociale débordante depuis le temps. Je ne laissais pas la colère prendre le dessus cependant, il se passait quelque chose de grave et j'ignorais quoi, mais cela expliquait probablement ces questions sans aucun sens, surtout s'adressant à moi. Je le prenais par les épaules, et glissait mon regard dans le sien. - Je n'ai parlé à personne de notre sortie, Lorcan. Et plus que tout j'avais besoin qu'il me croit et qu'il ne m'associe pas à ce qui était entrain de se dérouler et qui sortait du cadre de mes compétences.

Il fallait surtout être efficace, et si il avait besoin de se rendre en ville au plus vite, je ne serais pas celui qui le retarderait bien au contraire. Je serrais son épaule dans un geste d'assurance avant de le relâcher et de regarder autour de nous, prenant une décision rapide. J'étais plutôt doué pour improviser avec l'imprévu.

- Je n'ai aucune idée de ce qui se passe mais va démarrer la voiture, je m'occupe de rassembler nos affaires et je te rejoins. Sans être un ordre, ce n'était pas non plus une suggestion. C'était ce qui ressemblait le plus à un plan d'action, et je savais que c'était nécessaire. Il était évident que je prendrais le volant, il ne se sentait pas de conduire avant, ce n'était pas pour en rajouter une couche avec la nervosité qui semblait courir le long de son corps. Je lui faisais un signe de tête, pour qu'il parte avant de me retourner, jeter un coup d'oeil pensif au bois qui nous entourait et rassemblait au plus vite nos affaires.

Je le rejoignais rapidement à la voiture pour le voir raccrocher son portable, avec toujours la même expression sur le visage. Je lui lançais un sourire encourageant avant de le pousser vers le côté passager.

- Je conduis, tu m'indiques la route. Et avec ses mots, je prenais place derrière le volant, attendant ses instructions avant de prendre sa main dans la mienne, et effectuait une légère pression sur cette dernière. - Je ne sais pas ce qui se passe, Lo et je sais que c'est un peu compliqué, mais tu sais, tu peux compter sur moi.

Et le truc, c'était que j'étais sincère dans mes propos. Oui, nous ne nous connaissions pas vraiment. Oui, notre relation était floue et mal définie. Oui, on avait encore bien du chemin à faire sans garanti que cela aboutisse à quoi que ce soit, mais le voir ainsi me donnait la certitude que j'avais envie d'être à ses côtés, peu importe la raison. Bien évidemment, ce n'était pas comme ci je comptais m'impliquais si il ne le désirait pas mais je voulais qu'il sache que l'option de le faire était sur la table. C'est pourquoi, j'embrayais l'accélarateur et lui laissait m'indiquait le chemin. Gardant un silence un peu nerveux jusqu'à ce qu'on arrive de nouveau en ville et qu'il me conduise jusqu'à une maison dont j'ignorais si c'était la sienne.

- Va, je t'attends là, prends tout le temps qu'il te faut ...
Je rajoutais avec un léger sourire encourageant. - Et si tu veux, je ne suis plus si loin de l’hôtel, je peux rentrer à pied si tu pense que tu ne peux pas me reconduire. Et si je parlais autant c'était pour le rassurer autant que pour me rassurer que cela ne compromettait pas les premiers pas que nous venions de franchir ensemble. Je le regardais sortir de l'habitacle, coupant le moteur, et alors qu'il disparaissait par la porte d'entrée, je laissais mon regard dérivait sur les alentours dans une partie de la ville que je n'avais pas encore eu loisir de visiter. Les petites villes se ressemblaient tout plus ou moins, et c'était probablement la raison pour laquelle j'avais ce sentiment de familiarité avec les lieux sans y avoir jamais mis les pieds. Ce même calme typique des banlieues familiales. Je laissais pianoter mes doigts un court instant sur le cuir du volant avant de me décider à sortir de la voiture pour passer le temps en fumant une cigarette. Je me demandais bien néanmoins ce qui avait pu le mettre dans un tel état de panique. Et plus spécialement qui ... Je n'avais pas oublié les mots amers insultant dieu sait qui.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mer 3 Fév 2016 - 18:39

Behind the disguise there's something tearing at your soul
« Personne ... » Ferme et résolu, Cole ne laissait aucune place au doute. Il devait voir le monde s'écrouler dans ses prunelles affolées, parce qu'il riva ses mains sur ses épaules, comme pour le maintenir. Comme si Cole était une espèce d'ancre dans la tempête qui ravageait Lorcan. « Je n'ai parlé à personne de notre sortie, Lorcan. » « Mais alors comment ?... » se lamenta Lorcan, une foule de questions se heurtant à la barrière détermination en titane érigée entre lui et le reste du monde. S'y heurtant juste. Parce que le jeune homme retrouva son self control à la pression rassurante sur son épaule, hocha la tête à la proposition de Cole, et tourna les talons pour retourner à la voiture.

Il venait d'atteindre un nouveau stade de rage. Sans James, Lorcan était perdu, errant depuis plus de 2  ans, plus maintenant. Maintenant, il était plus focalisé que jamais. Il dégaina son portable, pressa l'icon d'appel. Sa mère, bien plus proche qu'eux de l'école répondit sur un ton léger, taquinant son fils sur les raisons d'un appel matinal à sa maman chérie. « J'ai besoin que tu ailles chercher Zach et Nate à l'école, tout de suite. Non, ils ont rien fait de mal... Non pas plus tard, maintenant ! Oui, je te jure de tout t'expliquer, je – maman ?... Fais vite, je vous rejoins à la maison. »

Le moteur de la chevrolet vrombit dans le silence de la forêt, lorsque Cole apparu à son niveau. « Je conduis, tu m'indiques la route. » « Quoi ? Non ! » protesta Lorcan, il voulu s'accrocher au volant mais Cole fut plus rapide. Sans ménagement, le jeune homme fut repoussé côté passager comme une poupée de chiffon toute molle. La portière claqua, et sa main allait très vite claquer dans la gueule de son chauffeur auto proclamé, mais Cole la saisit dans la sienne avec une douceur qui contrastait si violemment avec le raz de marée qui dévastait Lorcan, qu'il en eut le souffle coupé. « Je ne sais pas ce qui se passe, Lo et je sais que c'est un peu compliqué, mais tu sais, tu peux compter sur moi.  » Il ne savait pas comment Cole faisait pour lui imposer un calme de circonstance. Seulement que ça marchait. Le jeune homme puisa dans son regard sûr la force d'encaisser le choc avec la certitude nouvelle que quoi qu'ils aient à affronter, ils l'affronteraient ensemble.

Il serra sa main, hocha la tête. « Alors appuie sur le champignon. » Et boucla sa ceinture.

La route entre Hells Canyon Forest s'annonçait interminable. Avec Lorcan énervé, on pouvait la raccourcir de moitié. Pire, avec Lorcan énervé ET inquiet pour ses fils, un tiers du temps normal à tout casser. Cole venait de s'éviter des virages en aiguille à 200km/h, en contrepartie Lorcan lui intimait d’accélérer dès qu'il revenait à une allure raisonnable.

La voiture ralentit devant la maison de ses parents. « Va, je t'attends là, prends tout le temps qu'il te faut ... » Mon dieu, il fallait qu'il arrête de lui sourire comme ça, sinon Lorcan allait devenir fou avant la fin de la journée. « Et si tu veux, je ne suis plus si loin de l’hôtel, je peux rentrer à pied si tu pense que tu ne peux pas me reconduire. »

« J'en ai pas pour longtemps. » Le jeune père bondit littéralement hors du véhicule pour entrer en trombe dans la maison. « Les garçons ? » Zach était assis sur le canapé, la télécommande dans les mains, son petit frère scotché à la télé à côté de lui. La porte qui avait voltigé à l'entrée fracassante de leur père les avait détournés de l'écran. Ni une ni deux, Lorcan s'agenouilla devant le canapé et les ramena contre lui, un dans chaque bras. « Vous êtes là. » L'étau qui enserrait sa poitrine s'ouvrit pour laisser passer l'air. Comme si à leur seul contact, l'oxygène regagnait ses poumons et le monde autour tournait de nouveau.

Nathan mâchouillait sa peluche sans rien dire, et profitait de l'élan d'affection de son père. Zach quant à lui, était sur le qui-vive. « Mamie est venu nous chercher à l'école. Elle a dit que t'avais une super surprise pour nous. » Lorcan resserra son étreinte autour des garçons et les écrasa contre lui, comme s'il ne faisaient qu'un bloc. « Oh vraiment ? » Il les relâcha avec le sourire. Un grand sourire lumineux. Il prit même le temps de lui ébouriffer les cheveux. « Papa ! » s'écria Zach dans un rire. C'est simple, personne n'avait le droit de toucher les cheveux de son aîné. Lorcan le savait bien, et c'était son jeu stupide de l'emmerder avec ça. « Mamie a dit la vérité, et vous saurez ce que c'est dès que j'aurais été la voir. »

Sorcha Blythe, l’accueillit d'un regard grave sur le seuil de la cuisine. « Lorcan, qu'est-ce qui se passe – oh mon dieu mon chéri, qu'est-ce qui t'est arrivé ? » Elle accouru  frôler les contours de sa bosse. Lorcan grimaça. « C'est rien maman, j'me suis cogné. » Il tira son téléphone de sa poche. « C'est -S. Il a menacé de s'en prendre à Zach. »

Son père était là aussi. Il tirait le rideau de la petite fenêtre pendant que maman examinait le message. « Lorcan, l'homme dehors c'est... » « Cole. » compléta Lorcan, s'attirant un regard dubitatif. « Pas James. Cole Hawkins, ex militaire reconverti en écrivain. Je te raconterai tout en détail, mais là j'ai vraiment pas le temps. » promit-il irrésistiblement attiré par le hall d'entrée. « Tu veux dire que cet homme qui se fait appeler Cole débarque en ville, et que -S menace soudainement de s'en prendre aux garçons ? » En fond sonore, sa mère étouffa une exclamation en lisant le message de -S. Pile la diversion dont il avant besoin ! « Je sais papa, les apparences sont pas vraiment de son côté. Je dois vraiment y aller là, quittez pas les garçons des yeux ! »

Et sur ces mots, il prit la porte et s'enfuit loin de la maison et de la demi-tonne d'explications qu'il allait devoir fournir à son retour. La tension relâchait un peu ses épaules. Lorcan se laissa tomber dans le siège passager avec un soupire. « Je suis désolé pour tout à l'heure. Je devais savoir. » Cole n'y était pour rien, il l'aurait juré. Pourtant -S devait bien tirer un avantage conséquent de leur éloignement pour en venir à menacer ses fils – à moins qu'il soit complètement fou et sadique ce qui était une option très fortement envisageable. « -S m'a menacé de s'en prendre à ma famille. J'étais supposé choisir entre eux et toi. » Le hic dans tout ça, c'est qu'il n'était même pas au courant de son existence. A moins qu'il n'ai déjà été sa victime par le passé ? « Est-ce que t'as déjà eu affaire à lui ? Si c'est pas le cas, renseigne toi sur les kidnappings dont je t'ai parlé tout à l'heure, pour l'instant, je peux juste te dire que -S est lié à l'histoire et qu'il a toute la panoplie du détraqué option psychopathe. »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mer 3 Fév 2016 - 19:24

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Sans aucune information, je me tenais contre la voiture de Lorcan, consumant ma cigarette tout en estimant le temps raisonnable à lui laisser avant de rentrer sagement à l'hotel. Ce n'était pas que je désirais lui faire faux bond, mais j'avais comme l'impression qu'il avait des choses beaucoup plus importantes à penser pour le moment que de jouer les taxis. Je jetais mon mégot sur le bitume, l'écrasant sous mon talon, avant de me retourner pour prendre place dans la voiture, me stoppant un court instant en apercevant une silhouette m'observant à la fenêtre de la maison dans laquelle le jeune infirmier avait disparu. Je fronçais les sourcils, intrigué mais ne m'attardait pas plus que cela avant de disparaître dans l'habitacle, jouant avec les boutons de la radio pour passer le temps.

Un certain temps passe avant que je ne sente la porte s'ouvrir du côté passager, laissant un Lorcan apparaître, semblant un peu plus calme que lorsqu'il avait disparu dans cette maison. Je le regardais en levant un sourcil dans sa direction alors qu'il me donnait un début d'explication qui n'était guère très clair. Savoir quoi ?

Quand le verdict finissait par tomber, ma confusion ne faisait que grandir. C'était qui ce -S ? Et qui osait menacer une famille impunément ? Encore pire pourquoi Lorcan était là ? J'étais tout à fait capable de rentrer à l'hotel par moi même et ne désirait aucunement arraché même sans le vouloir sa famille au jeune homme parce qu'un psychopathe le menaçait. Même si j'avouais une confusion certaine au raison qui pouvait pousser quelqu'un à faire une chose pareille. J'étais prêt à secouer la tête à la négative sur sa question quand me revint en tête l'étrange message que j'avais reçu l'autre jour et pris pour une blague de mauvais goût. Fronçant les sourcils, je partais à la recherche de mon portable, que je n'avais pas oublier finalement et qui trônait au fond de la poche intérieure de ma veste.

- Maintenant que tu en parles ... J'ai cru à une plaisanterie ... Je fouillais dans l'appareil avant de ressortir le message que par chance je n'avais pas effacé, le montrant au jeune homme.

Nouveau message


Expéditeur: Unknown
Destinataire: Cole Hawkins
Message reçu, aujourd'hui.

Eh l'abruti ! Me dis pas que tu vas en faire le prochain sujet de ton roman ? Ce merdeux ne mérite même pas le quart de ton attention. Tu veux un best-seller, parle de moi ! Raconte mon histoire, la vraie, celle que mon père refuse de dire. Trouve qui a détruit ma vie et la tienne ne deviendra pas un enfer !
-S




Je passais une main sur ma nuque et en y repensant le message avait été étrangement timé même si je ne l'avais vu que bien plus tard. Comme pour le message que Lorcan avait reçu alors que nous étions ensembles à ce moment précis. Cette ville semblait receler de bien des mystères et une partie de moi semblait vouloir gratter sur la surface.

Je finissais par reprendre l'appareil des mains du jeune homme avant de pousser un soupir.

- Y a ce gamin qui est venu me voir ...
Une petite rougeur sur le haut des joues, je murmurais presque la suite. - Il était apparemment un lecteur assidu de mes romans et je l'ai invité à boire un café pour en parler. Quand je suis revenu dans ma chambre, j'ai regardé mon téléphone et suis tombé sur ce message étrange. Je laissais les yeux flottaient sur les mots de nouveaux, les enregistrant. Je ne cherchais pas la gloire et ne cautionnait certainement pas les méthodes employés par ce maître chanteur, mais mon instinct me soufflait qu'il y avait quelque chose d'importants sous cette histoire dont je ne savais rien. Mais si il voulait que j'en sache plus, que j'écrive vraiment sur lui, pourquoi stopper Lorcan de me voir alors qu'il allait m'apporter des informations sur la communauté et son sombre passé. Il y avait des choses qui semblaient quelque peu incompréhensibles et le mystère s'étoffait un peu plus.

- Faudrait qu'il révise ses sources néanmoins, si il pense m'impressionner avec sa menace, ma vie est déjà un enfer ... Le ton était acerbe, presque accusateur mais en rien dirigé contre Lorcan. Sur lequel je finissais par reposer les yeux, de manière plus sérieuse. - Et apparemment il me contraint à renoncer à la seule chose qui adoucisser cette vie merdique qui est la mienne.

Une main en cherchant une autre. Je laissais nos doigts s'entremêlaient avant de pousser un soupir bien long et rempli d'une touche d'amertume.

- Je ne veux pas que tu mettes ta famille en danger pour moi, Lorcan. Et j'étais sincère même si égoïstement, j'aurais voulu lui dire de ne pas tenir compte de ses menaces. Que c'était probablement des paroles en l'air. Le délire désillusionné d'un être un peu à part mais je n'avais aucun droit de lui demander de tels risques ou tels sacrifices pour moi. - J'étais sincère quand je te disais que je serais là pour toi, même si être là, c'est ne pas l'être. Je portais sa main à bouche et déposer un baiser sur ses phalanges, doucement. - La police ne peut elle donc rien faire pour vous ?

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Jeu 4 Fév 2016 - 17:28

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Sourcils froncé, Lorcan scrutait le message que Cole lui présentait. « Un fan est venu te débusquer jusque dans ta chambre ? » formula t-il, curieux. L'information le rendait plus accessible, dissipait cette aura de mystère qui l'entourait dans l'esprit du jeune homme. « Ça a du te faire bizarre. » le taquina t-il, un début de sourire ourlant ses lèvres qui avaient retrouvées un peu de couleurs. Il se fana bien vite cependant. « Faudrait qu'il révise ses sources néanmoins, si il pense m'impressionner avec sa menace, ma vie est déjà un enfer ... » La bouche de Lorcan se tordit en une moue navrée. Inquiète aussi. Si -S exigeait de Cole qu'il mène l'enquête sur la personne qui avait détruit sa vie, refuser ouvertement revenait à se mettre en danger. « Et apparemment il me contraint à renoncer à la seule chose qui adoucisser cette vie merdique qui est la mienne. »

Lui, il adoucissait sa vie ? « Cole... » murmura Lorcan. Le jeune homme aurait voulu baisser les yeux rien qu'un instant, pour démêler le plaisir d'être important, d'avoir cette place privilégiée aux yeux de Cole, au pincement dans son cœur à l'idée de déjà devoir le quitter.

« Je ne veux pas que tu mettes ta famille en danger pour moi, Lorcan. J'étais sincère quand je te disais que je serais là pour toi, même si être là, c'est ne pas l'être. »

Même si être là, c'est ne pas l'être...

« Je ne veux pas te perdre. » murmura Lorcan, et ce n'était que l'ombre d'un vœu formulé sur ses lèvres. Celles de Cole frôlèrent tendrement le dos de sa main, comme quelque chose de doux sur une plaie irritée. Son contact apaisait la flamme qui consumait ses intestins. Les braises de la colère impuissante échauffaient le sang de Lorcan. Il avait déjà tant perdu. Ce que -S qualifiait de malheureux chagrin d'amour avait été la perte de la moitié de son âme. De l'homme qui l'avait façonné tel qu'il était aujourd'hui, et autour duquel il avait construit sa vie, son avenir, ses rêves.

« Je vais aller les voir. » répondit-il à la suggestion de Cole d'aller voir la police. « Même si on peut pas dire que jusque là ils aient été très compétents. » Les flics devaient être débordés si chaque personne qui recevait un message de -S venait demander leur aide. Seulement, il n'était pas question de dévoiler un honteux petit secret. Non. -S voulait assassiner son fils, et tout ça pour quoi ? Parce qu'il avait parlé des campeurs disparus ? Le motif était mince pour s'en prendre à enfant innocent, encore plus quand on se targuait de jouer les justicier en dénonçant les criminels dissimulés aux yeux de tous.

Cole en revanche... s'il ne coopérait pas, dieu seul sait ce que -S était capable de lui faire subir. Lorcan se tourna entièrement dans son siège pour le regarder, porta sa main libre à leurs doigts entrelacés, les serra en une supplique silencieuse. « Cole, promets moi de pas sous-estimer -S. » demanda t-il, sa voix tintée d'urgence. « Peut-être que toi t'as personne à perdre, mais moi je... » Il s'interrompit, le temps de faire redescendre son cœur qui avait pris place pile dans sa gorge. « Et s'il s'attaquait directement à toi ? »

Lorcan n'essayait même plus de masquer la détresse dans ses mots. Peut-être parce qu'il paniquait. Qu'il ne voulait pas devenir la raison du refus de Cole. L'hésitation lui allait mal. Lorcan était d'un naturel aventureux et passionné. Et Cole attisait la flamme qu'il avait perdu ces dernières années. « Je devrais y aller... » dit-il finalement, relâchant sa main captive des siennes avant de ne plus en être capable. « Laisse moi le temps d'assimiler ce qui vient de se passer. » Le jeune homme avait bien conscience que rien ne retenait Cole en ville. S'il avait un peu de bon sens commun, il plierait bagage dans l'heure et fuirait cette ville où on le menaçait dès son arrivée. Le pire, c'est que Lorcan ne pourrait même pas lui en vouloir. Mais il pouvait essayer, lui demander de rester. Même si c'était terriblement gênant, au moins autant que l'envie écrasante de le toucher qui ne le quittait jamais.

En attendant, il fallait se séparer. Ils descendirent de la voiture et Lorcan récupéra ses clés. L'hôtel de Cole était dans le même quartier. Au moins, il ne culpabiliserait pas trop de le laisser marcher malgré l'état de sa jambe. Avec un sourire confus, Lorcan déposa un baiser contre sa joue, en promettant tout près de son oreille. « Je vais trouver une solution. » Après quoi, il se détacha de Cole, et retourna dans la maison, inventer une surprise pour ses garçons et faire un debriefing total des événement à ses parents.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Lun 13 Juin 2016 - 19:46

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 2 Aoû 2016 - 15:28

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