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 Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole

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MessageSujet: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 26 Jan 2016 - 16:45

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Avait-il commis une erreur ? La question titillait Lorcan, chevillée à son esprit comme seul le doute peut le faire. Tapotant le volant, rangeant quelque bibelot insignifiant juste pour s'occuper un instant de plus. Le jeune homme tournait en rond. Et pour cause : il rejoindrait Cole d'une minute à l'autre.

Lorcan soupira et passa ses mains moites sur ses cuisses. James, le torturer ? Non, il n'arrivait pas à comprendre. Ce sentiment d'impuissance qui lui brûlait le cœur le laissait dépourvu et en colère. Plus seul que jamais, Lorcan avait essayé à sa manière d'endiguer son chagrin. Cherchant auprès de Mike un maigre réconfort dans la certitude de ne pas avoir perdu les pédales. Cependant, Lorcan avait la sensation que son besoin de James prenait parfois le dessus sur lui-même. C'était une impression honteuse et difficile à mettre en mot, mais les faits étaient là. Ces derniers jours, le jeune homme avait enchaîné les conneries : Il se rapprochait de Cole, volait ses papiers d'identité. Merde, il était irresponsable ou quoi ? Apparemment oui, vu le malin plaisir qu'il prenait à le revoir aujourd'hui même...

La noirceur gagnait du terrain. Combien de temps tiendrait-il encore, en abusant d'un bonheur qui le dévorait de l'intérieur ? La question restait sous-jacente. Lorcan en avait conscience sans oser se la poser réellement. C'était l'autre raison qui l'avait poussé à répondre au sms de Cole pour lui demander de le rejoindre dans la matinée. Oh, il ne comptait rien lui avouer de cette histoire ! Mais d'une manière désespérée et infondée, Lorcan s'imaginait que Cole pouvait être un bon élément de réponse aux milliers de questions qui fusaient dans sa tête jour et nuit.

Des conversations au dehors attirèrent son attention. Lorcan sorti de l'habitacle pour rejoindre la chambre de Cole. Son cœur rata un battement lorsqu'il lui ouvrit, les deux fentes de ses yeux luisantes à l'images de ceux de James.

« Je peux entrer ? » Il lui tendit le sac qu'il avait emmené avec lui. « J'ai tes vêtements en offrande. »

Puis il hésita un instant, pas sûr de ce qu'il voulait dire et de ce qu'il voulait entendre. N'allez pas croire que son plan pour leur entrevue n'avait pas été élaboré avec soin. Sa voiture avait même été préparée exprès pour l'occasion :  Les sièges enfants avaient disparus, les briques de jus de fruits écrasées sur la plage arrière avaient été jetées, les paquets de biscuits entamés rangés et Jean-Claude, le petit soldat en plastique coincé dans le rangement rikiki de la portière arrière droite, avait rejoint le reste de son régiment dans la chambre de Zach. La parfaite voiture de jeune infirmier célibataire. Lorcan avait décidé de joindre l'utile à l'agréable, en muselant les élans incontrôlable de ses hormones. Sérieusement, il suffisait que Cole apparaisse et sa libido partait en guerre pour avoir le contrôle.

« Je suis encore surpris que t'ai un téléphone. » commença Lorcan, tout sauf droit au but. « Et encore plus que tu m'aies envoyé un sms. J'aurais cru que t'étais de ces gens qui disent qu'un téléphone ça sert à téléphoner, et que tout autre utilisation est vaguement hérétique. »

Et voilà, il venait à peine d'arriver et il allait se faire virer dans 3...2...1....
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 26 Jan 2016 - 17:43

Behind the disguise there's something tearing at your soul
J'avais mis bien du temps à me décider à envoyer ce message, mais j'avais fini par céder à l'impulsion. L'envie de le revoir prenant le pas sur la bonne chose à faire. Et puis il nous avait déclaré amis et m'avait laissé son numéro. Cela supposait que c'était dans le but que je l'utilise, non ?

Je devais avouer quelques doutes sur le début de l'échange, me demandant si tout cela n'avait pas été un geste de pitié à mon égard. Et pourtant, j'étais là, attendant que l'heure passe et qu'il arrive pour qu'on aille prendre un café ensemble. Ce n'était pas sans surprise que je me surprenais à examiner mon reflet dans la glace plusieurs fois. Comportement stupide et inadéquate. Pour me changer les idées, je me vengeais férocement sur un paquet de cigarettes, déjà bien entamé. Outrepassant l'interdiction de fumer dans les lieux, et ouvrant la fenêtre pour laisser l'odeur disparaître malgré le froid saisonnier. J'avais presque réussi à calmer mes nerfs quand le bruit de quelqu'un frappant à la porte, m'arrache de ma contemplation hypnotique des voitures circulant plus loin. Mon coeur s'emballait et je me réprimais intérieurement.

J'écrasais le mégot, et passait mes mains moites sur mon tee shirt de manière à les essuyer rapidement avant d'ouvrir la porte, et révélait l'homme qui avait un peu trop occupé mon esprit dernièrement pour un inconnu que j'avais croisé deux fois dans ma vie. Mais j'avais fini par arrêter de mentir et je ne niais guère qu'il me fascinait bien plus que de raison. Penser à lui avait au moins l'avantage de me distraire sur mes interrogations concernant mon passé. Je lui offrais un court sourire, timide et hésitant, me décalant pour le laisser entrer, le temps pour moi de prendre ma veste et mon porte feuille.

Je répondais un peu sans prendre le temps de réfléchir à l'implication de mes mots, un rapide - Je m'en sers en général uniquement pour le boulot, et les textos ... J'enfilais ma veste, prenait mon paquet de cigarette et inspectait mon portefeuille pour voir si j'avais assez de monnaie sur moi, ne sachant pas vraiment où nous allions. Mes sourcils se fronçant alors que je constatais l'absence de ma carte d'identité. Je ne la sortais jamais, rappelle un peu trop vivace du fantôme dont je n'avais aucun souvenir mais ce n'était pas pour autant que je n'en avais pas besoin. Je commençais à soulever les papiers rangeait de manière parfaitement aligné sur mon bureau. - C'est plus simple que de devoir faire la conversation. J'avais fini ma phrase avec encore plus d'étourderie alors que la panique commençait à s'emparer de moi.

Ma respiration s'accélérant, je me mettais soudainement à ignorer pleinement mon invité pour retourner ma chambre dans un désordre qui ne m'était pas coutumier, et j'étais déjà malade de voir ce cataclysme prendre de l'ampleur. Une fine couche de sueur recouvrant mon épiderme. Je savais que je ne pourrais pas partir en laissant la chambre dans cet état mais ...

- Impossible. Putain. Je jurais entre mes dents. Quelqu'un avait du me la voler, il n'y avait pas d'autres solutions possibles. J'avais un parfait contrôle d'où je rangeais chaque chose et j'étais certain de l'avoir calé entre la carte de mon agent et ma carte de crédit. J'étais prêt à en mettre ma main à couper. Je lui jetais un regard désemparé et désolé d'avance.

- Je suis vraiment navré, je vais devoir remettre notre sortie. Et avant qu'il n'interprète mal mes propos ou pense que je lui faisais faux bond, je me pressais de rajouter, anxieux. - Quelqu'un m'a volé ma carte d'identité, je dois aller au poste de police portait plainte. Mes épaules s'affaissaient, découragé. - J'espère qu'ils vont retrouvé le coupable, parce que sans papier il me sera dur de retourner en Floride, et sans retourner en Floride impossible de faire mes papiers. Et il n'avait probablement pas l'habitude de m'entendre autant parler mais j'énonçais à haute voix ce dont je me rendais compte. En d'autres termes, j'étais foutu mais il n'y avait pas trente six suspects, je ne fréquentais pas tant de personne. Je devais y aller au plus vite, mais mes doigts fourmillaient déjà de ranger le désordre causé.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mar 26 Jan 2016 - 19:40

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Et la sanction tant attendue ne vint jamais. Cole avait l'air... ennuyé. Intimidé ? Par lui ?

« Je m'en sers en général uniquement pour le boulot, et les textos  »
« Je me disais aussi. » fit Lorcan pour le taquiner, content d'apprendre au passage qu'il avait un travail. Un vrai travail au sujet duquel il pourrait le questionner.

Et puis Cole fourragea dans son portefeuille. Partout dans sa chambre. Le rythme cardiaque de Lorcan grimpa en flèche, devinant la cause de son trouble soudain. « Cole ? » appela t-il, mais ce dernier ne l'écoutait pas. C'est qu'une carte d'identité se résonna Lorcan, tant parce qu'il aurait voulu venir en aide à Cole, que parce que la culpabilité grignotait sa conscience.

La chambre ressemblait à une scène de cambriolage lorsqu'il revint vers lui, une moue de désolation sur le visage. « Je suis vraiment navré, je vais devoir remettre notre sortie. » Lorcan se mordilla la lèvre à la suite de ses explications. Porter plainte... contre lui ? S'il avait été relié à un moniteur cardiaque il y aurait eu un grand trait plat sur l'écran.

Réfléchis Lorcan. Réfléchis ! Il imaginait déjà sa mère le réprimander à grands coup de formules toutes faites. « Bien mal acquis ne profite jamais, mon fils ! » ou encore « Le crime ne paie pas ! » « Pierre qui roule n'amasse pas mousse ». Sauf que la pierre c'était Cole, et lui la mousse qui allait se faire rouler dessus sans pitié d'une seconde à l'autre.

Trois choix logiques s'affrontaient sans pitié :
1) Dire la vérité. « J'avoue tout Cole, c'est moi qui ai volé ta carte d'identité pour comparer ton visage radieux avec celui de l'homme que j'ai aimé. Ah et je l'ai montrée au passage à un ami, un chic type, tu l'aimerais bien ! Juste pour m'assurer que t'étais pas une grosse hallucination sur pattes fomentée par mon esprit génial. »
2) Mentir. Adopter une attitude détachée et tirer victorieusement la carte d'identité du pantalon de Cole plié dans son sac en s'écriant : « Cette carte ? Je l'ai trouvé dans ta poche avant de le mettre à la lessive. Si t'es aussi tête en l'air que t'es causant, tout s'explique ! »
3) Partir. Remettre cette journée à plus tard et laisser Cole porter plainte, le temps que tout le monde se rende compte que sa carte d'identité était dans le pantalon que Lorcan venait de lui rendre. Personne ne pourrait le relier ouvertement au crime. Et si Cole nourrissait des soupçons à son égard, il n'oserait jamais lui en faire part, lui qui osait à peine aligner 2 mots dans un sms !

Mon dieu, il déraillait ! Il avait encore fait une connerie. Il devait faire diversion. Le détourner de sa maudite carte, le temps de la déplacer dans un endroit moins suspect !

D'un coup d'un seul, ses jambes flanchèrent. Lorcan alla s'écraser comme une poire trop mûre contre le meuble de chevet, simulant l'évanouissement le plus éclair de toute sa carrière d'acteur. Dans la précipitation, il manqua le bord du meuble auquel il voulait se raccrocher à la dernière seconde. Le coin du meuble heurta brusquement sa tempe.

Le meuble 1, Lorcan 0.

Voilà ce qu'on retiendrait de sa carrière d'acteur. Mis k.o par un meuble à sa première prestation. Et il avait mal. Étalé par terre, groggy mais conscient, le jeune homme n'avait même plus besoin de simuler le mal-être. « Aïeuh... » maugréa t-il en se redressant sur un coude, tâtant de son autre main ce qui restait de son crâne des fois qu'un peu de cervelle en aurait profité pour s'échapper.

Il ne savait même pas si son numéro d'acrobate raté avait servit à quelque chose. Cole pouvait tout aussi bien être en train de retourner son portefeuille en quête de sa précieuse carte et n'avoir strictement rien vu de la scène. Avec sa chance, tout était possible. Tout.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mer 27 Jan 2016 - 17:46

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Pris dans mon tourbillon de panique, je dérive rapidement mon regard du jeune homme se tenant prêt de moi.

Je m'étais excusé de lui faire faux bond et me demandait si il allait m'en vouloir, si c'était mon unique chance de pouvoir me lier d'amitié avec, il m'avait après tout reproché de le chasser la dernière fois que nous nous étions croisé, et je continuais sur le même chemin qui pourrait lui laisser croire à une mauvaise volonté de ma part. Ce n'était pas le cas.

J'aurais pourtant du le surveiller, car j'entendais un bruit sourd et me retournait pour le voir étaler par terre. Je survolais la scène avec une certain confusion, tentant de comprendre exactement ce qui avait pu se passer alors que je lui avais tourné le dos à peine une dizaine de secondes, tout au plus. L'interrogation laissait bientôt pourtant place à l'angoisse.

L'angoisse de le voir se tenir la tête, et au vu de la proximité du meuble, je pouvais aisément deviné qu'il s'était cogné lors de sa chute. Mon sang ne faisant qu'un tour dans mes veines. Les mots traumatismes crâniens et amnésie tournant en boucle dans ma tête. Je me figeais le regard avec impuissance bien plus longtemps que ce que la politesse ne l'accordait.

- Lorcan ? Le son de ma voix était hésitant, inquiet et j'avais peur de le voir devenir une coquille vide comme moi. Une pensée insoutenable, je n'aurais guère souhaité à mon pire ennemi ma situation. Réagissant finalement, je m'agenouillais à sa hauteur pour inspecter la blessure. Pas de sang, c'était déjà un bon signe, non ? Quoi qu'il y avait toujours la possibilité d'une hémorragie interne. La concussion n'impliquait pas également une plaie béante. Le souci, c'est que de nous deux, c'était lui l'infirmier est pas moi.

- Ca va ? Dis moi combien de doigts tu vois ? Les questions sortaient de ma bouche à l'allure d'une mitrailleuse et c'était avec beaucoup plus d'énergie que je n'en dégageais en temps normal. J'avais presque pris une cadence qui ressemblait à la sienne quand nous nous étions croisés auparavant. Je ne cherchais pas mes mots et ils sortaient naturellement, les uns après les autres. Aucune réflexion, juste l'instinct. - Tu sais quel jour on est ? Qui est le président ? Et si je m'assurais que sa mémoire n'avait pas souffert, pouvait on vraiment me blâmer ou m'accuser de dramatiser une simple chute.

Dans cette histoire, je laissais le vol de ma carte d'identité passait au second plan, et me relevait pour aller jusqu'à la salle de bain cherchait une serviette, passé sous l'eau froide. Je revenais aussi rapidement vers lui, le poser sur le côté de sa tête et grimaçant avec embarras.

- Je suis désolé, je n'ai pas de glace ... Je peux aller en chercher, à moins que tu penses qu'il te faille aller à l’hôpital ? Une demi seconde de réflexion, et je me relevais d'un air déterminé. - On devrait aller à l’hôpital.

On pouvait dire que je prenais son coup à la tête de manière très sérieuse. Et peut être que mon agitation l'étourdissait plus que ne l'aidait mais j'étais repassé sous le mode de la panique et plus rien d'autre ne semblait filtrer dans mon cerveau à ce moment précis que de faire en sorte qu'il reçoive des soins.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Mer 27 Jan 2016 - 20:00

Behind the disguise there's something tearing at your soul
En un clin d’œil, Cole était à ses côtés. Le plan diversion marchait à la perfection ! L'ennui, c'est qu'il avait foutrement mal au crâne.

Trois doigts s'agitèrent devant lui. Cole le mitraillait de questions qui rentraient par une oreille et ressortait par la bosse en train de pousser sur sa tempe comme un champignon hystérique. « Trois. Lundi... non, mardi. » murmura Lorcan que la douleur aidait à reprendre ses esprits. A cause de sa nuit de garde, il n'avait pas encore passé le cap du lundi au mardi. « Obama. » les doigts devant son nez s'en allèrent, et il leva deux yeux de bon élève vers son professeur du jour. « J'ai tout bon professeur ? »

Mais Cole était loin de goûter à son humour de blessé de guerre. Au lieu de lui répondre, il se précipita vers la salle de bain, pour en mieux revenir avec un lingue humide.

La chose froide sur sa tempe lui arracha une grimace. « Aouch... » grogna le jeune homme juste pour la forme. « Je suis désolé, je n'ai pas de glace ... Je peux aller en chercher, à moins que tu penses qu'il te faille aller à l’hôpital ? » A l'hôpital ? Ah non ! Il venait d'y passer sa nuit ! « Ça va aller... » tenta Lorcan, ce qui eut pour effet de faire disparaître la serviette ainsi que l'homme à ses côtés.

« On devrait aller à l’hôpital. » répéta Cole, comme s'il était un très fragile vase de Chine qui venait de se briser en mille morceau sur son meuble de chevet. Avec la vaillance d'un escargot anémique, Lorcan remua sa carcasse du sol et lui tendit sa main. « Non ça va. Aide moi à me relever... »

Il s'aida du bras de Cole pour se remettre debout, et c'était déstabilisant tous ses muscles qui roulaient nonchalamment sous sa peau. « J'ai juste... pas assez dormi. » C'était sûrement vrai, mais ce n'était sûrement pas la raison de son faux malaise. « Et je me suis pas évanoui donc tout va bien. » Il pouvait écarter la thèse de la commotion. A part son crâne, le reste de sa personne se portait bien, et si son cerveau était en train de frire, c'est uniquement parce qu'il était beaucoup trop près de Cole pour sa santé mentale. Il sentait la chaleur de sa main irradier son avant-bras alors qu'il le soutenait. Est-ce qu'il le ressentait également ?

Dans le doute, Lorcan se laissa soutenir par son sauveur quelques secondes supplémentaires. Il était un odieux mystificateur, mais il s'en foutait. La carte d'identité était jetée aux oubliettes, et Cole n'avaient d'yeux que pour lui.

« On pourrait juste... suivre le plan ? » proposa t-il au bout d'un moment. Avec d'infinis regrets, il se déscotcha de son corps. Bien debout sur ses deux jambes, il récupéra la serviette qu'il apposa sur sa bosse. « Oui j'avais un plan. On devait petit-déjeuner, j'ai tout prévu dans la voiture. » Il avait fait à manger pour un régiment. Zach et Nate avaient tapé dedans avant de partir à l'école mais Lorcan les avait redirigé manu militari vers le paquet de fruit loops. « Et je devais t'emmener faire du tourisme ensuite. Je te jure qu'après avoir mangé j'irai nettement mieux. »

L'ennui avec Cole c'est qu'il était tenace. Trait de caractère qui ajouté à la panique n'aiderait pas les événements à aller dans son sens. Alors Locan dégaina l'artillerie lourde. Les yeux de cockers abandonné au bord de la route, les trémolos dans la voix et le tripotage de manche nerveux. « S'il te plaît Cole, je veux pas retourner à  l'hôpital. Et si y a quoi que ce soit qui va pas j'irais sans faire d'histoire. Promis. »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Jeu 28 Jan 2016 - 17:00

Behind the disguise there's something tearing at your soul
L'inquiètude ne me quittait pas alors que je l'observais, et ma lèvre inférieure en pâtissait alors que je la mordilais nerveusement.

Je n'étais pas vraiment certain de devoir le croire même si ma mémoire ne semblait guère avoir souffert d'une rencontre un peu trop violente avec le meuble. Je culpabilisais déjà à l'idée qu'une belle bosse orne son crâne à cause d'une visite impromptu dans ce qui me servait de maison temporaire. Je le fixais toujours sans laisser le moindre détail m'échappait alors que je l'aidais à se relever. Enroulant mon bras autour de sa taille, le temps pour lui de retrouver son centre d'équilibre.

Incertain quand à sa théorie du manque de sommeil, et toujours un peu coupable que ce soit par ma faute. Peut être que j'aurais pu lui prêter mon lit pour qu'il s'allonge dessus un court moment, il semblait encore assez faible, s'appuyant un instant sur moi. Ses jambes ne semblant pas décidé à reprendre le relais. Mais il m'avait affirmé être un infirmier, et il devait être au courant de ce genre de choses ? Quoi que n'était ce pas pire quand nous n'étion pas objectif. Après tout, à y remarquer de plus près, je pouvais noter des cercles sous ses yeux.

Il finissait par se détacher et je croisais les bras contre mon torse. Il semblait bien décidé à ne pas attendre un moment pour souffler et voir si tout cela allait mieux, et mon regard ne se privait pas de l'en accuser.

La perspective de passer du temps avec lui me ravissait plus que je n'aurais pu l'admettre, mais sa santé était bien plus importante qu'un petit déjeuner. Ou me faire découvrir la région. Je fronçais les sourcils, et poussait un long soupir. En même temps, je n'avais pas vraiment le temps de faire du tourisme alors que j'avais perdu mes papiers.

Et plus que cela, je perdais la seule identité que je connaissais et qu'il me restait. Une idée illumina mon cerveau et je lui adressais une moue déterminée. Peut être pourrais je faire d'une pierre deux coups et m'assurait qu'il se repose, que nous ne rations pas complètement notre rendez vous ( entre amis, rien de plus, Cole, rien de plus) et faire ce que j'avais à faire. Oui, je tenais une bonne idée.

Ou tout du moins je le pensais, même si je devais admettre que j'avais plutôt tendance à me rater royalement en ce moment, et surtout en ce qui le concernait, si je me souvenais un peu du carnage de notre précédente rencontre.

- Je crois... Et après tout pourquoi pas me lancer, si il était là aujourd'hui, c'est que j'avais quand même du faire quelque chose de bien même si cette soirée avait été d'un surréalisme incroyable. Il suffisait juste de m'exprimer correctement pour éviter tout malentendu et qu'il ne se méprenne pas sur mon inquiétude. Qu'il le prenne pour de l'indifférence à l'égard de sa personne. - Je crois que tu devrais te reposer ... une petite heure, on aura pleinement le temps de déjeuner et faire du tourisme après. Je lui offrais un léger sourire en espérant atténuer la rébellion.

Taisait l'impulsion de déposer un léger baiser sur le bout de son nez fronçé dans le refus.

- Tu n'as qu'à rester ici, le temps pour moi d'aller faire une déclaration de vol à la police, c'est une petite ville, je ne devrais pas en avoir pour si longtemps et à mon retour on suivra ton plan. Qu'est-ce que tu en dis ?
Bon cela impliquait pour moi que de laisser ma chambre dans cet état désastreux et c'était quelque chose dont la perspective m'horrifiait et me faisait presque souffrir physiquement. Je grattais l'arrière de ma tête, avant de rajouter incertain. - Je sais exactement où et quand je la sors, je ne sais absolument pas quand quelqu'un a pu me la voler mais la seule solution est un employé de l’hôtel. Cela m'attriste de devoir causer du tort à une personne mais j'en ai besoin. Je ne rajoutais pas les raisons pour laquelle j'en avais besoin mais à quoi bon ternir l'ambiance en lui rappelant que ma vie dans cette ville avait une date de péremption.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Jeu 28 Jan 2016 - 18:16

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Cole soupirait. Il soupirait ! Comme si c'était une horrible corvée de prendre le petit-déeuner avec Lorcan et de profiter d'une balade à ses frais !

« Je crois que tu devrais te reposer ... une petite heure, on aura pleinement le temps de déjeuner et faire du tourisme après. » annonça t-il finalement, avec son stupide sourire à faire chavirer un paquebot. Des tas de gens étaient morts quand l'iceberg avait percuté le Titanic. Et là tout de suite ? Lorcan était à deux doigts de l'impact mortel.

« Tu n'as qu'à rester ici, le temps pour moi d'aller faire une déclaration de vol à la police, c'est une petite ville, je ne devrais pas en avoir pour si longtemps et à mon retour on suivra ton plan. Qu'est-ce que tu en dis ? » Pire. Idée. Du monde. Voilà ce qu'il en disait. « Je sais exactement où et quand je la sors, je ne sais absolument pas quand quelqu'un a pu me la voler mais la seule solution est un employé de l’hôtel. Cela m'attriste de devoir causer du tort à une personne mais j'en ai besoin. »

« Elle au moins, tu la sors de temps en temps. » toussota Lorcan, un soupçon d'aigreur planant dans sa phrase qu'il espérait incompréhensible. Non parce qu'en plus de l'avoir rejeté sans vergogne le soir de Noël, voilà que Cole se changeait en limier pour remettre la main sur son Précieux. Qu'est ce qu'elle avait de plus que lui cette maudite carte ? Il s'était pratiquement fendu le crâne pour la déloger de celui de Cole ! L'homme devait avoir la boite crânienne tellement épaisse que rien ne filtrait à part un basique instinct de survie. Neandertal.

Inutile de simuler l'infarctus. Cole était foutu de faire un crochet par le poste de police avant de l'emmener à l'hôpital. Il resterait là, à agoniser sur le siège arrière comme un poisson à l'air libre pendant qu'il était en train de porter plainte contre le voleur, c'est à dire lui. Enfonçant ses dents dans sa lèvre inférieure, le jeune homme repoussait la frustration vivace qui naissait au creux de son estomac. Il se sentait pris au dépourvu et fait comme un rat. Il n'avait pas voulu mal faire mais... quoi qu'il fasse, rien ne se goupillait jamais comme prévu avec Cole.

Lorcan se laissa tomber sur le bord du lit, et soupira. « Ta carte est dans la poche de ton pantalon. » Il désigna le sac d'un vague geste de la main. Toute cette histoire était ridicule. Il était ridicule. Mais pas assez pour faire accuser quelqu'un d'autre à sa place. C'était bien plus dur que ça n'avait le droit de l'être, sauvegarder les apparences, mentir, se satisfaire d'une amitié nimbée de mensonges avec un homme qui portait le visage de son âme-sœur. « Je te l'ai prise parce que je voulais pas que tu quitte la ville sans me dire au revoir. » Empêtré comme il l'était dans les demi-vérités, il n'était plus à une près. « Je voulais te la rendre sans que tu t'en rende compte mais manifestement, je me suis raté. »

Nouveau soupire. Lorcan n'osait lever les yeux vers lui, de peur d'y lire... quoi ? L'étonnement ? La déception ? La colère qui viendrait juste après aussi. « Bon... bin je suppose que t'es fâché. » avança t-il, dépité de la tournure des événements. Mais c'était eux. Rien n'allait. Rien ne se passait jamais comme prévu. Dans le fond, il ne savait même pas pourquoi il essayait. Son entrain s'était effondré soudainement avec cet optimisme à l'épreuve des balles qui le caractérisait d'habitude. Cole avait la saveur d'une mission perdue d'avance, et le goût de la cendre de ses foutu clope venait se nicher sur son palais. « Je vais rentrer chez moi. »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Jeu 28 Jan 2016 - 18:47

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Sourcil arqué, je sentais le changement dans son humeur et je savais que c'était de ma faute. J'avais encore gaffé et il allait encore penser que j'étais le pire mufle du monde.

Peut être qu'il n'aurait pas tort. Après tout j'étais socialement inepte et mes expériences ratées en sa compagnie me prouvait qu'il ne me servait à rien de m'acharner à être celui que je n'étais visiblement pas. Mes épaules s'affaissaient dans une position défaitiste. Il allait probablement prendre congé, et je ne pourrais même pas m'assurer qu'il allait bien.

Je le regardais probablement comme un chiot regarde son maître après avoir fait une bêtise et attendait le verdict avec pas mal d'angoisse. Je ne m'attendais certainement pas aux prochains mots qui sortaient de sa bouche. La confusion, l'incompréhension avant de me décider à fouiller pour trouver la dite carte, rangé dans mon pantalon. Les mots me manquaient déjà en temps d'ordinaire mais encore plus en me rendant compte de la supercherie qu'il venait de s'offrir à mes dépends. Etait-ce cela après tout ? Le clou d'une farce dont j'étais le dindon ? Cela expliquerait bien des choses.

La colère était ma première réaction, celle que j'aurais probablement écouté si j'avais été plus apte à me révolter mais vraiment au fond, n'était ce pas le karma qui venait me faire payer ce que LUI avait fait. Je n'avais guère d'illusion sur le genre de personne que j'avais pu être par le passé pour me réveiller seul et perdu dans un hôpital. La glace enveloppant mon coeur d'une couche douloureuse, je secouais la tête silencieusement, enregistrant à peine les mots suivants dans ma direction. Peut être étais ce vrai ? Peut être étais ce un mensonge ? Mais au final, cela n'avait pas d'importance.

Le vide, rongeant mon âme se faisant de nouveau entendre. - Non. Le son de ma voix était monocorde, j'avais accepté la situation pour ce qu'elle était. Je n'étais qu'une distraction pour cet homme qui s'ennuyait probablement un peu dans son quotidien et avait décidé de le pimenter en faisant son acte de charité. Ou peut être qu'il avait voulu se renseigner si je n'appartenais pas tout simplement à un asile de fou. Qui sait ? Il aurait eu raison d'avoir des doutes au vu de ma personnalité. Ma gorge me faisait mal, mes yeux me brûlant juste assez pour m'avertir de détourner la tête.

- Le problème est résolu, je suppose et si tu ne te sens pas trop mal, on peut aller déjeuner ensemble. Tel le condamné acceptant sa sentence, je rangeais la carte d'identité dans mon porte  feuille et laissait la réalisation douloureuse de la situation formait les bases d'un ciment bien meilleur. Me protégeant de me laisser aller à croire à une existence où la normalité serait de rigueur. J'enfonçais les mains dans mes poches, et prenait la direction de la porte, l'ouvrant sans préambule et sans mots supplémentaires. Ne désirant pas être source de nouvelles moqueries.

Je refusais de laisser cette voix sourde et froide prendre le dessus dans ma tête, en me racontant tout ce qu'il devait dire de moi aux gens qui l'entourait dans son quotidien. Sur ce type bizarre. Je ne pouvais même pas justifier ces craintes si c'était la raison qui l'avait poussé à voler ses papiers pour la bonne raison que je ne savais pas si elle était fondée ou non. La seule chose que je pouvais faire, c'était me forcer à être le plus normal possible et refuser de croiser son regard, de m'humilier complètement. Tu es et reste un monstre de foire, Cole Hawkins, rappelle toi le une bonne fois pour toute.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Jeu 28 Jan 2016 - 20:04

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Lorcan releva le visage à ce « Non. » froid et dur. Tout à coup, l'appréhension gagnait ses veines, saupoudrée de la crainte que Cole ne lui demande des comptes. Que ferait-il s'il décidait de le traîner en justice ? Un frisson glacé remonta du creux de ses reins jusque dans sa nuque. Il déglutit tandis que Cole détournait son regard de lui.

« Le problème est résolu, je suppose et si tu ne te sens pas trop mal, on peut aller déjeuner ensemble. »

Bouche bée, il le vit se refermer. La courbe de sa mâchoire contractée. Ses yeux clairs, pailletés de vert, qui brillaient comme des émeraudes. La couleur des yeux de James quand il était déçu, songea une partie de son âme. Mais... Lorcan ne voulait pas l'entendre. Il secoua la tête, s'élança à la suite de Cole dans les couloirs du motel. « Attends Cole ! » Il entoura son bras de ses deux mains. Légèrement, sans le retenir. Simplement pour – pour lui montrer qu'il était là, et qu'il regrettait son geste. Il ne voulait pas le laisser s'éloigner, et briser à tout jamais l'étincelle qu'il avait cru percevoir lors de leur première rencontre.

Suivant sa cadence plutôt que de la stopper, Lorcan enchaîna les excuses. « Je te demande pardon. Qu'est ce que je pourrais faire pour que tu ne m'en veuilles pas trop ? » L'image d'un Cole méticuleux et ordonné qui avait bouleversé sa chambre lui revint en mémoire. La culpabilité le pinça vertement, et il plissa les lèvres dans une moue amère. « Je t'aiderai à ranger ta chambre ! Et tu pourras me surveiller, je te promets de ne plus rien prendre. »

Pour ce que vaut ta parole, lui rappela la voix mesquine de sa conscience. Il se reprochait son mensonge. C'était la seule barrière qu'il ai trouvé pour éviter de se mettre en danger ou pire, de voir Cole le dévisager comme on le fait d'un fou avant de quitter la ville à tout jamais. Lorcan n'avait pas la moindre idée de ce qu'il faisait. Il n'était ni détective, ni affilié à la police et ne disposait donc d'aucune ressource pour déchiffrer le mystère derrière l'arrivée de cet homme à Lewiston. Il avait encore moins de sang-froid, et son crâne était un douloureux rappel de ses capacités misérables d'improvisation.

Avant qu'il ai pu en dire plus, il étaient arrivés dehors. Les passants matinaux dardaient d'étranges regard vers ce duo. Un homme visiblement revêche et l'autre accroché à son bras. On aurait pu croire à une dispute de couple. Il n'en était rien, et Lorcan se détestait parce qu'il aurait nettement préféré. User de ses charmes était une tactique usée et abusée auprès de son époux. En dehors de ça ? Il n'était pas friand des confrontations directes. Encore moins avec un homme qui le bouleversait.

Arrêtés devant le parking, Lorcan regarda simplement sa voiture. Puis Cole. « J'avais prévu un petit-déjeuner. » avoua t-il, dans ses petits souliers. Puis il plongea le nez dans le bout de ses chaussures, nerveux et honteux. « Je pensais te montrer Hells Canyon et qu'on pourrait pique-niquer là bas. » Bon sang que c'était embarrassant. En plus de lui avoir volé sa carte, il avouait avoir cuisiné tel une fée du logis pour leur petit tête à tête avant de venir. Si Cole avait des soupçons sur l'obsession que Lorcan nourrissait à son égard... ils venaient d'évoluer au stade de certitudes.

Foutu pour foutu, Lorcan tira ses clés de voiture de la poche de sa veste. « C'est pas idéal, je suis supposé être le guide mais... c'est peut-être mieux si tu conduis. » Il lui adressa une grimace déconfite et leva son index vers sa bosse. « J'ai pas envie d'aller à l'hôpital, mais je veux pas tenter le diable non plus. »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Ven 29 Jan 2016 - 20:20

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Si il m'avait inspiré une chaleur inconnu au fond des entrailles, c'était un gouffre froid et profond qui avait succédé depuis ses révélations. Je tentais néanmoins de ne pas laisser une curiosité inévitable à mon égard ternir ce regard brillant. Pourtant inexplicable, la blessure ne semblait pas me quitter alors que je prenais de l'avance dans le couloir.

Je fus néanmoins contraint de ralentir alors qu'il s'accrochait à moi comme un enfant contrit.

Le muscle de ma joue effectuant un léger mouvement sous l'impulsion de ma mâchoire se serrant. Je voulais tant le croire mais je n'avais aucun droit d'exiger quoi que cela, et la raison était évidente. Sa proposition de m'aider à ranger, me rappelant qu'il avait sûrement noté mes tendances obsessionnels quand à l'ordre, et mon coeur se serra encore plus. Je détestais être si différent avec lui, même si cela ne m'avait guère gêné dans le passé. J'aurais voulu apte à être plus ce qu'il désirait mais c'était en vain. J'ignorais ce qui le poussait à s'obstiner à mon encontre mais j'étais assez lucide pour savoir que ce n'était guère ma personnalité désarmante.

C'était probablement la raison pour laquelle je gardais un silence cruel malgré ses tentatives de briser la glace. Parce que j'avais peur des mots qui pourraient sortir de ma bouche. Pourquoi ? Cela n'avait nullement de sens. Mon physique, je pouvais l'admettre mais aller pousser le vice jusqu'à ce qui ressemblait de plus en plus à un rendez vous en amoureux plutôt qu'entre amis. Ca n'avait strictement aucune cohérence.

Il me sauvait de ma propre curiosité, en me demandant de prendre le volant de sa voiture. C'était sûrement mieux ainsi, j'étais persuadé que je n'apprécierais pas les réponses qu'il pourrait apporter à mes questions. Un instinct inexplicable qui sonnait l'alarme au fond de mon crâne. Je le dévisageais un court instant, heureux d'avoir au moins eu le temps de repasser mon permis après mon séjour à l’hôpital. Je pouvais déjà imaginer la tête qu'il aurait fait si je n'avais pas été apte à conduire une voiture. Je n'avais cependant pas eu beaucoup d'occasions, ne voulant pas m’encombrer d'une voiture, et préférant les voyages en bus.

Sans un mot, je tendais la main pour m'emparer de ses clés signifiant mon accord silencieux et me glissa derrière le volant. Me souvenant de ce que j'avais appris. J'avais eu beaucoup plus de facilité qu'un total débutant malgré mon manque de mémoire, il semblait que celle de mes muscles avaient palliés en ayant les réflexes nécessaires. Je finissais par briser le silence, mais non par rapport à l'incident de la carte d'identité volée.

- Il faut m'indiquer la route à suivre ... Le ton de ma voix semblait réglé sur sa tonalité par défaut. J'avais l'impression que je ne pouvais pas surmonter ce rappel que même lui savait que j'étais bien différent de n'importe quel autre quidam. Mes doigts se crispant légèrement sur le volant, je savais pertinemment que si je ne brisais pas le silence, cette sortie serait voué à l'échec total. Pourtant, j'avais bien trop peur du reproche injuste qui pourrait franchir mes lèvres, l'accusation sans fondement de n'être que le vulgaire remplacement de la personne qu'il désirait réellement à ses côtés. Parce que j'avais beau être amnésique, la mascarade du pique nique dans un coin de nature, cela avait tout d'une proposition qui semblait plus apte à un couple réel, et pas juste deux hommes qui avaient passé une soirée ensemble. Un soir.

Je démarrais la voiture, écoutant ses instructions, et glissait un discret - Merci d'avoir pris le temps de préparer le petit déjeuner . Poli et de rigueur. Hélas, je ne pouvais faire mieux, et plus je me rendais compte de cela, plus cela me renfermait en me rendant compte que je justifiais parfaitement les interrogations qu'il devait avoir sur mon passé. C'était comme un serpent qui se mords la queue. Sans fin.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Sam 30 Jan 2016 - 16:07

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Sans mot dire, Cole le regardait. Puis il accepta les clés et grimpa dans sa voiture. Lorcan s'engouffra dans le siège passager à son tour et boucla sa ceinture. Déboussolé, il acquiesça lorsqu'il lui demanda la route. Le temps des excuses était révolu. Le silence s'invitait de lui-même dans l'habitacle, accompagné du vrombissement du moteur de sa familiale.

Lorcan posa son front contre la vitre froide. La fraîcheur lui procurait une sensation d'atténuation de la douleur qui lui lancinait le crâne, seulement il avait également froid. Un matin d'hiver dans l'Idaho clément et ensoleillé mais où le froid venait tout de même mordre sa peau. Il chercha à augmenter le chauffage. Pour se réchauffer, il glissa ses mains dans ses poches, puis s'égara dans la contemplation de la ville qui défilait. Et maintenant ? Il avait appréhendé cette sortie avec frayeur et exaltation. Comme un rencard, avec cette touche de mystère et de danger en plus.

A présent... le charme était brisé. Cole acceptait de l'accompagner, mais pas ses excuses. L'atmosphère était froide, tendue, comme une chape de plomb accablante. Et Lorcan était perdu. Il s'en voulait, pris entre mensonge et vérité. Se raisonnait le plus rationnellement possible.

Il aurait du rentrer chez lui. Il n'avait pas besoin de relation avec cet homme pour découvrir qui il était. Préserver ses sentiments au lieu de s'infliger tout ce mal...

« Merci d'avoir pris le temps de préparer le petit déjeuner. » déclara Cole dans le silence. Lorcan tourna la tête vers lui à son ton guindé. Il examina son visage attentif à la route. « De rien. » répondit-il après un temps. « Je sais pas ce que tu aimes alors j'ai préparé un peu de tout. »

Ça ne changerait plus rien maintenant. La situation pouvait difficilement se dégrader. A moins d'un accident de voitures, ils avaient atteint la dose maximale de gène et de silence maladroit. Et si le jeune homme était partisan de la conversation, là il ne le sentait pas trop. Il ne voyait pas trop quoi ajouter de toute manière, et Cole lui avait bien fait comprendre qu'il était inutile de faire amende honorable.

Le reste du trajet se passa dans cette drôle d'ambiance. Cole au volant, et Lorcan qui n'ouvrait la bouche que pour lui donner une direction. Il s'était un peu réchauffé lorsqu'ils arrivèrent à destination, et la perspective de descendre de voiture le faisait frisonner d'avance. « Tu peux te garer par ici. » indiqua t-il à la lisière de la forêt. Il parcouru la canopée du regard. Il n'avait plus mis les pieds ici depuis si longtemps. Et jamais seul.

« Je vais souvent quand j'étais plus jeune. J'ai du faire 5 ou 6 cabanes différentes, toutes pourries et bousillés avec le temps. » Lorcan sourit au souvenir, puis descendit de voiture. Il en fit le tour, ouvrit le coffre et récupéra le plaid ainsi que la glacière qui contenait leur petit déjeuner. « Tiens. » Cole écopa du thermos de café encore chaud. « Je sais qu'il fait froid, mais ça nous change de ta chambre. » Il remonta le col de son manteau par dessus son menton et fit face à la forêt.

Là où les 5 campeurs avaient disparus. Là où James ne voulait plus le voir mettre les pieds.

Cole y réagirait-il ? Loin d'un pique-nique en amoureux, il s'agissait là d'un test. Cole ou James ? Le cœur de Lorcan s'emballa dans sa poitrine. Il aurait voulu faire demi-tour. Rentrer dans l'espace sécurisé de sa maison. Ou à l’hôpital, où il se sentait utile. Ce n'était pas le moment de paniquer ! Le jeune homme rassembla sa détermination, carra ses épaules et s'avança vers les arbres, écoutant les pas de Cole à sa suite.
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Sam 30 Jan 2016 - 17:19

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Le silence regnant dans l'habitacle, seulement interrompu par les instructions à suivre pour nous mener à l'endroit qu'il avait prévu pour ce petit déjeuner. Ne connaissant pas la ville, c'était avec une légère surprise que je voyais les arbres touffus d'une forêt se rapprochait. Incertain si nous étions à destination, il me le confirmait en m'invitant à me garer.

Une boule se logeant dans ma gorge, alors que je le voyais sortir de la voiture. Une envie folle de l'attraper par le bras, de le forcer à remettre sa ceinture et faire demi tour pour repartir d'ici. Inexplicable sentiment. J'aimais pourtant les forêts en temps habituel. Je ne pouvais néanmoins formulé les choses à haute voix, et me contentait de le suivre en dehors rapidement, le couvrant comme une ombre. Je m'emparais mécaniquement de la thermos qu'il me confiait mais je détestais son expression. Ce n'était pas le froid qui me dérangeait tant que cela. Non, juste ce mauvais pressentiment au creux de mon estomac.

Je n'avais pas d'autres choix que de le suivre, mais plus nous nous enfonçions entre ses bois plus un écho s'amplifiait dans ma tête. Une forêt est une forêt. Je n'avais aucune raison de paniquer ... Pourtant cette sensation oppressante apposait son poids plus nous avançions faire ce que je devinais être une clairière.

- Tu ... Le ton de ma voix l'interpellait, tenant de cacher la note incertaine qui s'y trouvait. Je n'avais pas oublié l'incident de la carte et ce qu'il devait penser de moi mais ... ce lieu avait une résonnance un peu trop prononcé avec le livre que j'avais commencé à écrire depuis mon arrivée en ville.

Mais comment exprimer toute cette confusion sans passer pour un fou. Je me mordillais la lèvre avec férocité, un léger goût métallique envahissant ma bouche alors que cette dernière se fendait légèrement sous la pression de l'émail.

- Cet endroit semble ... Je me stoppais, et enfonçait ma main libre dans la poche de mon jean. Fronçant les sourcils, soucieux de prononcer correctement ce que j'avais à dire. Il m'était difficile de dire le moindre mot qui ne serait pas mal interprété au vue de la tension qu'ils y avaient entre nous depuis le départ de l'hotel. Je laissais ma langue courir le long de la plaie légère, m'accordant un temps nécessaire pour rassembler mes idées.

- Peu pratique pour un pique nique ... Je finissais ma phrase bien maladroitement car je ne savais pas comment exprimer cette sensation. Je ne savais pas comment lui faire comprendre qu'une aura néfaste semblait rodait sur les lieux. Que je ne voulais pas qu'il soit ici. Une part de moi, pris d'une terreur insondable de le savoir dans cette forêt. Des images sérieusement dérangeantes se bousculant sur le devant de la scène de mon esprit.

- Tu ne devrais pas être là ... Et si cela ressemblait à une accusation, je ne pouvais pas me l'expliquer. Il ne me devait rien, absolument rien. Et peut être pour lui faire oublier que j'outrepassais mes droits ou que mes propos étaient aussi incohérents que l'esprit dérangé que je semblais être à cause de mon manque de souvenir, je prenais une décision. Menton relevé dans une posture défiante, je comblais la distance entre nous.

Je profitais qu'il est les bras chargés pour attraper son visage avant qu'il ne puisse me repousser et déposer un baiser sur ses lèvres fines, taisant toute idée de son cerveau avant qu'elle ne puisse naître.

Et au contact simple, mon esprit semblait disparaître comme la première fois, et je me laissais absorber par la tâche. Ma langue réclamant un accès à sa bouche dans une caresse silencieuse, mes mains encadrant son visage alors que la thermos roulait sur le sol à quelques mètres de là. Je ne comprenais pas la faim qui dévorait mon corps tout entier, comme ci ce n'était pas suffisant, comme ci j'en avais été privé trop longtemps. Et ce n'est que lorsque ma respiration fut difficile que je rompais le baiser que j'avais volé. Déjà honteux de mon geste, je baissais les yeux au sol.

- Je n'aurais pas du ... Et plus je restais loin de ce piège tentateur, plus mes esprits revenaient à moi, plus je me souvenais de la forêt, de ce qui s'était passé dans la chambre. Plus la réalité reprenait ses droits, plus mes épaules s'affaissaient sous l'impuissance. Mais comment expliqué l'impulsion alors que j'avais bien du mal à la comprendre moi même.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Dim 31 Jan 2016 - 16:10

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Tu.

Seulement Tu.

Est-ce qu'il pouvait être encore plus cryptique que ça ? Est-ce qu'il essayait de, allez savoir, battre un record tordu et tacite d'emmerdement maximum ? Lorcan continuait de marcher, l'ignorant au maximum sans vraiment l'ignorer parce que tout ses sens étaient focalisés sur Cole mais qu'il était d'une quelconque manière en mission.

« Cet endroit semble ...  » Familier ? Dangereux ? Propice-aux-kidnappings-viens-Lorcan-on-s'en-va ? « Peu pratique pour un pique nique … »

Bin voyons. Planté surplace – étant donné que Cole jouait le rôle de la statue grecque, solide et sculpturale mais désespérément immobile – Lorcan roula des yeux. « Cole, c'est de l'herbe ! J'suis sur que ton délicat fessier de militaire en a vu d'autres. » Il lui lança un regard particulièrement éloquent. Le genre de regard qui voulait dire « Je t'aurais bien proposé de pique-niquer sur un bout de trottoir devant ton hôtel, mais ça semblait légèrement inapproprié. On peut y aller maintenant ? »

Cole ne – bougeait toujours pas. Bien. Ce n'était pas frustrant. Lorcan n'était pas frustré. Plaid sous le bras, glacière dans l'autre main, il attendit que sa statue grecque sorte de l’espèce de transe dans laquelle il semblait plongé. Parce que Cole avait l'air concentré. Et crispé. Comme si un drôle d'insecte était en train de faire son nid dans son boxer.

« Tu ne devrais pas être là ... » Lorcan plissa les yeux, troublé. La phrase ressemblait à une menace comme... okay, la forêt était grande et si il voulait, Cole pouvait choisir un endroit. Un endroit du genre cachons-un-corps, profond dans la forêt, parce que Lorcan était un témoin gênant et que son cadavre devait finir haché en petits morceaux dans un trou que personne ne retrouverait jamais.

Il pâlit significativement. Avala sa salive un rien tendu. « Tu veux dire sur ce méchant bout d'herbe pas confortable ? Parce que, vraiment, tu parles pas beaucoup, mais quand tu parles t'es toujours tellement foutrement incompréhen – mmph... »

Donc d'accord, apparemment pas d'explications, parce que Cole l'embrassait. Cole Hawkins l'embrassait. Au milieu d'une clairière. Juste avant leur pique-nique.

C'était bien trop proche et spécifique du scénario idéal qu'il s'était monté dans sa tête le matin même dans un élan de romantico-fleur bleue pour être réel.

Et wow – non, il ne rêvait pas. Parce que Cole l'invitait à entrouvrir ses lèvres tendremant, léchait l'intérieur de sa bouche. Et même s'il maintenait son visage captif de ses mains et ne lui laissait que peu de marge de manœuvre dans ce baiser, Lorcan frôla sa joue râpeuse. Il en aimait l'aspect abrasif et la délicieuse brûlure qu'elle laissait sous ses doigts. Puis, accompagné d'une myriade de frisson, il caressa sa langue de la sienne. Un gémissement de plaisir lui échappa, il se pressa dans la chaleur de Cole, contre son torse ridiculement ferme qu'il avait seulement pu effleurer dans la pénombre de sa chambre.

Puis Cole le relâcha, et le jeune homme ne savait pas exactement combien de temps avait duré ce baiser. Mais il avait le goût du trop peu. Comme si l'ancien militaire avait cherché sur ses lèvres quelque chose qu'il avait peur de trouver.

« Je n'aurais pas du ... »

Son cœur s'affola alors qu'il le regardait se refermer.

« Cole... » appela t-il, faiblement, désarçonné quelques secondes par le plaisir fulgurant qui l’avait traversé. « Qu'est ce que – pourquoi tu... » Il s'accrocha à ses épaules, inquiet et préoccupé. Il aurait voulu lui dire que tout allait bien. Qu'il n'avait pas besoin de s'excuser parce que Lorcan avait autant envie que lui de ce baiser.

A la place, il goûta à nouveau la chaleur de sa bouche avant d'en forcer le passage. Il lécha ses lèvres, les happa à nouveau, s'agrippa à la veste de Cole, cherchant un point d'encrage contre les sensations qui l'assaillaient. Cole avait un goût de cigarette, de sang et de quelque chose d'autre, d'intime et de familier. Il sentit son cœur vibrer d'une merveilleuse douleur, en même temps que tout son corps s'enflammait comme une traînée de poudre.

C'était... indicible. Cole était unique, et pourtant dérangeant, Lorcan avait envie de – il ne savait pas. Il voulait le découvrir. Intimement. Se gorger de la saveur enivrante de sa langue. Et il s'y employait. L'embrassait avec un mélange de férocité et de passion, comme s'il ne savait pas comment se maîtriser. « Cole... » murmura t-il le souffle court, contre ses lèvres. Il lécha la plaie sur sa lèvre inférieur, y déposa un baiser plus tendre, puis leva ses prunelles noircies de désir dans les siennes. « Ne me tourne pas le dos maintenant... »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Dim 31 Jan 2016 - 16:35

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Figé. Lèvres encore tremblantes, j'évitais son regard.

Je savais déjà que l'accusation serait probablement la suite de ses mots, de ses demi interrogations qu'il semblait incapable de finir à ce moment précis.

Il ne s'éloignait pas cependant, et je me retrouvais contraint d'affronter l'ambre de ses yeux pour y déceler une réponse. Il était capable de beaucoup d'expression mais je doutais que je mérite celle qu'il dirigeait sur moi à présent. J'étais encore si perplexe sur ce qui le poussait à agir de cette manière à mon encontre. Les aveux qu'il avait prononcé revenant à mes oreilles.

Était ce le fantôme de cet être aimé qu'il cherchait à attraper en focalisant sur moi ces besoins.

Je n'avais pas vraiment le loisir de formuler la question qu'il se jetait à son tour sur mes lèvres dans un baiser qui n'avait rien de bien tendre, mais tout d'un appel au secours désespéré. Et si j'aurais voulu y répondre avec autant de ferveur que cette première nuit, les pensées se bousculant dans mon crâne m'en empêchait. Je restais docile et pliant, lui faisant plaisir mais je ne me laissais pas étourdir par la sensation qui voulait envahir mes veines. Comme une étincelle propageant un feu de paille destructeur.

Mais plus que la passion dévorante, c'était la douceur de ses mots, malhonnête même pour lui que je haïssais le plus.

Il se mentait à lui même, et nous le savions tous les deux maintenant qu'il m'avait avoué son crime. Mes doigts se crispaient et je détestais être au pied du mur. Je n'avais aucune envie de faire naître la tristesse dans ses yeux bruns me suppliant, mais je ne pouvais accepter d'être un substitut. Une violente révolte en moi que je n'avais jamais ressenti.

L'envie de lui hurler que j'étais une personne moi aussi. Que j'avais des sentiments comme tout le monde même si j'étais moins apte à les exprimer que lui. Je détestais être aussi impuissant face à cette situation. Je détestais ne pas avoir le droit à une bonne chose, une fois dans ma vie. Ou tout du moins celle dont je me souvenais. Et peut être que c'était cela, la punition pour avoir été le pire des monstres dans un passé que mon cerveau avait préféré faire disparaître plutôt que d'affronter, menton relevé.

- Nous  ferions mieux de trouver un endroit pour manger ... Je lui adressais un sourire dans lequel je tentais de dissimulé la vague de tristesse qui m'entourait. Me penchant pour ramasser la thermos, et la garder dans mes bras, comme un bouclier qui m'éviterait de me laissait noyer dans une tempête que je n'étais pas sur d'avoir la force d'affronter.

Je lui devais néanmoins l'honnêteté.

- Je suis désolé ... Et de ma main libre, j'effleurais sa joue dans un geste court mais tendre, avant de reposer mon regard sur l'horizon. - Je ne suis pas ce que tu cherches si désespérément et crois moi, j'aimerais tant l'être.

J'en avais trop dit, pas assez. Je savais juste la douleur bien présente mais j'acceptais néanmoins ma condition. Je ne pouvais pas le lier à moi, pas de cette façon. Je ne pouvais pas user de sa faiblesse pour combler une envie purement égoïste à son encontre. Je n'avais pas la force de le manipuler pour mon propre bien.

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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole Dim 31 Jan 2016 - 18:10

Behind the disguise there's something tearing at your soul
Lorcan vit un sourire triste se peindre sur le visage de Cole. Son regard se voila en réponse, se préparant visiblement à recevoir un coup. Une expression qui avait si souvent habité ses traits. Si sûr d'être déçu... Et le drame, c'est qu'une fois encore, il avait raison.

« Nous ferions mieux de trouver un endroit pour manger ... »

Puis il s'écarta, et Lorcan secoua tristement la tête.

Non content de son semi-refus, Cole revint vers lui. « Je suis désolé … » Lorcan pencha la tête dans sa paume, un espoir stupide gonflant subitement son cœur au contact tendre. « Je ne suis pas ce que tu cherches si désespérément et crois moi, j'aimerais tant l'être. »

Le jeune homme esquissa un sourire en coin, mi-arrogant, mi-désillusionné. Il repoussa sa main. « C'est ça. » railla t-il, sur la défensive. « Parce que tu sais parfaitement ce que je recherche. Et quand bien même, qu'est-ce que ça peut bien te foutre ce que je cherche puisque tu vas quitter la ville ? » Incrédulité, colère et sentiment de trahison s'entendaient dans sa voix. Il était tellement fatigué de Cole. Cole et ses silences. Cole et sa solitude. Cole et ses putains de mystères. « Et moi Cole, qu'est ce que je suis pour toi, hein ? » Il ouvrit les bras, sur les dents et provocateur. « Ton ami que tu peux te taper et embrasser quand l'envie te prend ? Pour ta gouverne, c'est TOI qui m'a embrassé espèce de pauvre mec ! » Le ton montait, la colère comme une alliée bienvenue embrasait ses nerfs survoltés. « Tu veux que j'te dise ? De mon point de vue, t'as juste l'air d'un pauvre type qui assume pas ce qu'il veut. Alors tes leçons sur ce que je veux, tu peux te les foutre au cul avec tes ''désolé''. »

Dans un sursaut, il avala la distance qui le séparait de Cole pour récupérer son thermos de café. « Quand tu sera décidé à me dire ce que t'attends de moi au juste, tu me feras signe. » Il frappa son torse pour le repousser avant de tourner les talons. Par terre, la glaciaire et le plaid gisaient toujours dans l'herbe. « En attendant t'as qu'à faire ce que tu veux de ça. Moi j'en ai ma claque. »

Bille en tête, Lorcan traça son chemin dans la clairière. Il ne savait pas où il allait, seulement qu'il avait besoin de marcher, d'expulser la colère à laquelle ce gros roc de Cole était imperméable. Ce n'était qu'une façade, et le jeune homme ne le savait que trop. Mais il avait besoin, pour une fois, de voir Terminator exprimer autre chose qu'un semblant de désolation à son égard. Qu'est ce qu'il s'imaginait au juste ? Qu'il pouvait bouleverser sa vie, l'obliger à mener des enquêtes dans des forêts où des gens se faisait kidnapper, pour mieux lui rouler une pelle en plein milieu de l'opération ? Tout ça pour quoi ? L'envoyer se faire foutre bien poliment après ? Le pire, c'est qu'il ne pouvait même pas se débarrasser de lui. Ils étaient venus jusque là avec sa voiture, et ça serait un miracle qu'un taxi s'aventure jusque ici. Tout ça à cause de ce sale con. Sale con, sale con, sale con !

Furieux et blessé, Lorcan fit volte face pour toiser la silhouette de Cole. « SALE CON ! »
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MessageSujet: Re: Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole

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Behind the disguise there's something tearing at your soul ♦ Cole
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