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 #1478 + Trust me. ► Weister

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Grace Foster
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MessageSujet: #1478 + Trust me. ► Weister Sam 23 Jan 2016 - 20:28

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Le journalisme.
Une profession parfois difficile et à l'instant maudite. A moins que ce soit elle qui le soit. Elle ne comprenait même pas comment ces mots, ces phrases, ces confidences avaient pu atterrir devant un œil non averti. Elle ne comprenait pas comment une conversation privée avait pu être écrite noir sur blanc pour tout Lewiston.

A ce moment, à cette seconde précise, elle maudit les journalistes de la planète entière. Elle ne pensait pas que l'un d'eux tomberait aussi bas. Le pire c'était que le nom de l'auteur était inscrit en toutes lettres. Il n'avait pas honte. Il aurait du. Il devait avoir honte de s'être joué d'une collègue, d'un homme, de s'être joué de la déontologie et d'avoir trompé tout le monde. Il devrait avoir honte d'avoir espionné aussi insidieusement et d'avoir révélé ces choses. Le respect était une notion perdue pour lui. Et il y avait aussi des mentions à elle-même comme si ... comme si quoi ? Comme si elle était complice ou alors victime. Anders l'était. Elle se sentait elle-même coupable. Elle était coupable de n'avoir rien vu et rien su. On la mentionnait comme elle, un elle qui bouleversait la vie d'Anders. Comment le prendre sinon mal aujourd'hui ? Et lui, comment l'article parlait de lui ? En mal, en bien, en trop de choses. Il était l'homme éploré qui pleurait son enfant, celui qui cachait des choses. Ça parlait de la mère de Samuel, ça parlait de Samuel, ça parlait de choses contenues dans cette lettre qu'elle avait lu. Le journaliste Odell osait juger Anders. Il considérait fort de sa part qu'il soit un père éploré quand il cherchait simplement à se recaser... Un monstre de non sens !

Elle fut horrifiée de cette constatation. Était-ce de sa faute ? C'était de sa faute. En demandant à Anders de lui livrer toute sa vie et ces années de silence, elle avait causé l'écriture de cet article. Elle se sentait mal. Vraiment mal et le pire c'était que Anders risquait de lire ça. Il fallait qu'elle le prévienne avant qu'il lise et se fasse une fausse idée.

Grace prit la route pour sa rue et se gara en quatrième vitesse devant chez Anders. Le journal dans la main, elle le tenait si serré qu'elle en oubliait sa présence. Elle avança jusqu'à la porte et essaya de l'ouvrir sans succès. Il faisait encore jour, il ne travaillait pas ce soir, elle le savait de source sûre ! Il avait fermé sa porte... Il avait dit qu'il ne le ferait pas, pour elle. Cela la laissa d'autant plus mal. Non, elle ne voulait pas perdre son ami, pas encore ! Ce serait trop dur. Elle ne pouvait pas perdre quelqu'un d'autre. Elle frappa collée à la porte en espérant entendre quelque chose.

- Anders ! Anders réponds, je t'en prie ! Elle voyait la lumière de sous les rideaux fermés, aussi faible soit-elle. Il avait du oublier de l'éteindre pour faire croire qu'il n'était pas là. Si elle s'éteignait, elle était sûre de pleurer. Cela voudrait dire qu'il ne voulait pas lui parler.

Ce journaliste ne pouvait pas détruire cette amitié. Le journalisme ne pouvait pas être ce qui détruisait à nouveau une relation. Elle songea que le journalisme lui avait déjà pris Thomas et sanglota devant la porte sentant les larmes monter. Non, non, non.

- S'il te plaît, ouvre-moi ! Andy... Dit-elle sur le ton de la plainte en laissant derrière elle toutes ses bonnes résolutions de ne pas pleurer. Je ne savais pas... Compléta-t-elle d'une petite voix, pas certaine qu'il l'entende, relisant encore l'accroche de l'article : Anders Weiss, le mystère dévoilé.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Sam 23 Jan 2016 - 21:06

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Le journal.
Anders détestait son réflexe d'acheter les journaux ou de s'en faire livrer un. Il avait toujours un espoir de ne pas se retrouver dans un des titres, parce qu'il savait qu'au moins un journaliste aurait tenté de l'espionner, de lui soutirer les informations. Il voulait espérer de ne pas retrouver ses informations, une ligne qui le concernait. Cela faisait des mois qu'il n'avait rien eu à son sujet et c'était très bien. Aujourd'hui. Anders ne s'était pas attendu à se retrouver sur les premières pages avec un gros titre. Il en avait fait exploser son verre sous le coup de colère. Quand il avait lu ce journal, l'article qui le liait avec Grace. Il avait cassé son verre, il avait ensuite fermé la porte à clef, il avait ensuite fermé le rideau (son pari était terminé normalement et il l'avait oublié). Il refusait d'y croire, il avait relu ce journal. Il avait relu. Encore. Encore. Mais c'était vraiment imprimé sur du papier, noir et blanc. L'odeur était le journalisme; ces vautours.

L'écrivain s'était soigné tout seul, il était ensuite resté à côté de la porte d'entrée, assis et adossé contre le mur pendant quelques heures (ou minutes la notion du temps il s'en tape). La bouteille de whisky à côté de lui, avec un autre verre. Il y avait également le paquet de cigarette à côté de lui, cela appartenait à Eli qui l'avait oublié. Cela était tombé à pic ! Il n'avait pas fumé depuis longtemps et il en avait eu besoin. Il se détruisait la santé mais qui s'en occupe vraiment ?
Grace était une journaliste, Anders aurait dû se méfier depuis tout le début. Il n'aurait jamais dû baisser la garde, même si c'était son amie d'enfance. Comment avait-elle osé. Il n'y croyait pas, mais c'était tellement vrai. Il y avait le nom d'un autre journaliste, qu'il connaissait comme un voisin de quartier.

Il ouvrit les yeux quand il entendit quelqu'un frapper à la porte. Tambouriner. Il se rendit compte qu'il s'était assoupi et ce qu'il avait prévu arriva : Grace était arrivée et essaya de s'excuser. Il y avait eu un désaccord avec les journalistes. Mais elle restait quand même de mèche avec ces personnes. Anders ne pouvait faire confiance à personne, sauf Thom, -S peut-être par moment... Mais ces derniers temps. Non. Il ne répondit pas aux supplications de Grace qui venait de comprendre ce qui se passait.

C'était certain qu'elle avait raconté.
Tout était clair, elle avait demandé à peine arrivée de lire la lettre une fois. Elle avait demandé d'ouvrir un rideau l'autre fois pour que ça soit facile de se faire photographier (heureusement qu'il se cachait du rideau, sa méfiance l'avait aidé). Elle était partie voir son collègue pour fignoler son article. Tout était clair. Il n'allait plus laisser se faire avoir.

Il aurait dû écouter -S qui voulait qu'il s'éloigne d'elle, mais pourquoi était-ce difficile pour -S justement de lui dire en face ? Quand il était toujours seul. Pourquoi ne lui avait-il pas dit directement... Voulait-il lui faire une leçon pour avoir osé de ne pas l'écouter et de faire confiance à son amie d'enfance...

Il alluma une nouvelle cigarette et expira la fumée. Il entendait toujours Grace, parce qu'il était proche d'elle, plus proche qu'elle ne le pensait. Il ne bougeait pas, il respirait. Elle ne savait pas ? Il secoua la tête.

Il ne lui faisait pas confiance.

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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Sam 23 Jan 2016 - 21:54

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Elle voulait qu'il ouvre.
C'était aussi simple que cela. S'il ouvrait, elle aurait une chance de s'expliquer. S'il ouvrait, elle pourrait le supplier de lui pardonner. Elle n'était pas l'auteure de l'article mais par sa négligence en avait été un des instruments. Elle n'osait pas imaginer tout ce qui se jouait dans la tête d'Anders à cet instant précis et ce qu'il devait penser d'elle. Pourtant, une part d'elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il aurait du avoir confiance en elle. Il aurait du... Mais la vérité était parfois bien différente.

- Andy Dit-elle encore en tapant à nouveau refusant de céder à la panique.

Un nœud naissait dans son estomac tendit qu'une impression désagréable s'emparait d'elle. Si Anders refusait de lui ouvrir, que ferait-elle ? S'il refusait de lui parler, que ferait-elle ? Sans doute aurait-elle bien besoin des anti-dépresseurs. Et Riley... Il n'avait pas besoin de voir sa mère comme ça mais à nouveau seule avec seulement son fils en soutien, sans son meilleur ami qui avait su redevenir la béquille qu'elle pourrait avoir besoin en même pas un mois, elle n'était pas sûre de savoir faire autre chose qu'un sourire de façade et attendre simplement les visites de son fils comme seul rappel de ce qui comptait dans sa vie. Sans Anders, ce serait ça.

Elle se dit également que démissionner ne serait pas une idée superflue. Le journalisme avait toujours été sa passion, sa motivation mais quand on voyait le résultat on se demandait s'il n'était pas tant pour elle de faire autre chose, de laisser tomber cette vocation pour faire quelque chose qui risquerait moins la vie de ses proches au sens propre comme au figuré. Elle haïssait son métier à l'instant précis.

- Tu ne comprends pas. S'il te plait... Laisse-moi t'expliquer. Se lamenta-t-elle encore face à la porte close.

Oui, elle haïssait vraiment son métier. Elle haïssait Odell qui avait osé violer sa vie privée et celle d'Anders. Elle haïssait Anthony pour avoir dit pouvoir être là et l'avoir laissé tomber au moment où elle aurait eu besoin de lui. Elle se haïssait pour être plus idiote que jamais. Elle haïssait Anders pour apporter quelque chose dans sa vie qui lui manquait et l'avoir repris dès qu'un obstacle se présentait. Elle haïssait tout ce qu'elle était et qui faisait sa vie ou presque. Elle ne pouvait pas haïr son fils, c'était son moyen de contrôle. Elle savait se contrôler. Elle ne pouvait pas non plus haïr Imogen ou haïr Cassandra. Ces trois personnes étaient l'image qu'elle devait se mettre en tête pour ne pas céder à autre chose que des larmes : l'énervement.

Néanmoins au bord de l'explosion de la crise de nerfs et suppliant depuis plusieurs minutes déjà, suffisamment pour savoir qu'il était là, quelque part dans cette maison et qu'il ne lui ouvrirait pas, elle commença à bousculer la porte, tentant de l'ouvrir par la force.

- Anders Weiss, ouvre-moi ! Tu as dit que tu serais mon ami et au nom de cette amitié ouvre cette porte ! Je sais ce que tu crois mais si tu me laissais t'expliquer... Elle recommença à s'acharner sur la porte. ... Mais ouvre-moi bon sang !

Elle arrêta tout mouvement voulant écoutant le moindre bruit et se sentant sur le point d'exploser ce qui bien sûr, ce conclurait par un débordement de larmes à moins que seule sa voix se mette à trembler.

- Ne me laisse pas... pas comme ça... Le désespoir, c'était ce qu'elle ressentait et elle décida de confier ce qu'elle voulait dire à Anders à cette porte qui était apparemment sa seule interlocutrice de soir. Je ne savais pas... Quand j'ai lu l'article j'ai été choqué. C'est ma faute, j'aurai du savoir qu'il saurait. Je ne sais pas comment. Je suis désolée. Je n'ai rien dit, je n'aurai jamais rien dit ! Elle laissa le silence percer et n'obtint toujours aucune réponse, ni réaction. Merde Anders ! Tu es supposé être celui qui me connais le mieux, comment tu peux croire que je t'aurai trahi pour un simple article... Réponds... Et c'était le retour de la supplique, tout ce qu'elle pouvait faire.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Sam 23 Jan 2016 - 22:45

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Ouvrir cette porte.
Il ne voudra pas lui ouvrir cette porte, c'était impossible. Pas après tout cela. Pas après avoir lu cet article. Honnêtement, ça lui avait fait mal parce qu'il avait essayé de s'ouvrir et il se prenait un article de journal avec de termes péjoratifs dans la figure. Anders avait essayé et il se prenait ça en figure. Ce journaliste, il ne méritait pas de vivre, il ne méritait pas ce noble métier. Les journalistes avaient ce pouvoir : tourner les meurtriers en héros, les héros en meurtriers, détruire une vie de l'entourage.
Il avait voulu devenir un journaliste, mais pas ce genre d'ordure.

Non il n'allait pas ouvrir la porte.

Peu importe les coups qu'elle se prenait, il n'allait pas ouvrir. Il écouta les supplices de son amie, il fumait en même temps, les cendres tombaient sur le cendrier qu'il avait retrouvé. Elle lui disait qu'il ne comprenait pas. Il devrait lui laisser cette chance de s'expliquer mais c'était lui faire confiance. Au nom de l'amitié. Il remonta les genoux vers lui, les coudes dessus et il baissa la tête dans un soupir. Il ferma les yeux et tenta de réfléchir, il écouta Grace s'exprimer entre les coups à la porte. Elle finit finalement par s'expliquer, devant la porte et il était là. Il entendait tout. Il finit la cigarette qu'il écrasa contre le cendrier et se servir un nouveau verre. Il entendit Grace conclure, entre ses larmes parce qu'il pouvait l'entendre sur le point de pleurer et il la connaissait, elle allait s'énerver et c'est ce qu'elle fit, à la fin pour lui dire qu'il n'allait pas gâcher cette amitié pour un simple article. Soudainement, de sa main valide en poing, il frappa la porte qui était à côté de lui assez brutalement pour qu'elle arrête de frapper.

- Un simple article ?! Déception, énervement, dégoût du métier de journalisme étaient mis en accent. Il pouvait facilement se faire entendre de là, il prouva que depuis tout ce temps-là, il l'écoutait et il était là. On parle de ma vie sur ce putain de ton SIMPLE article à la con ! Sa vie ! Sur ce papier et c'était à nouveau le retour sur les rumeurs. Il avait parlé de choses privées et tout s'était retrouvé sur du papier journal. C'était sa vie qui était vendue dessus. Tu ne peux pas imaginer ce que ça fait de retrouver une amie d'enfance qui finit par laisser son collègue publier cet article ! Tout ce qu'on s'est dit se retrouve sur ce papier... Comment peux-tu expliquer ça ?! Odell n'est jamais entré chez moi. Personne n'est entré chez moi ces derniers temps sauf toi ! Tout ce qui a été écrit sur le journal était nos conversations ! Comment veux-tu que je ne comprenne pas ? J'aurai dû me méfier et me dire que tu complotais avec ce voisin, collègue et journaliste à la fois de Odell. Il ne laissait pas le temps à Grace de placer une. Il passa sa main libre dans ses cheveux, il essayait de se calmer et de ne pas céder à cette colère comme cette autre fois... J'ai tellement eu du mal à y croire, parce que ça ne te ressemble pas Grace. Ce n'est pas ton genre de faire un tel coup aux amis... Mais ... Entre ta visite "rapide" de l'autre jour. Où tu me demandais de lire la lettre et que tu es partie soudainement. Me demander d'ouvrir le rideau et aussi me trainer dehors hier pour l'élection. Je peux pas fermer les yeux et me dire que c'est juste du hasard. Le hasard n'existe pas Grace. Pas ici. Explique-moi comment tout ce qu'on s'est dit a pu être imprimé partout dans Lewiston ?

Il avait du mal à y croire parce que c'était son amie. Sa meilleure amie et les meilleurs amis ne faisaient pas de coups comme ça. Il voulait tellement croire en la version de Grace, parce qu'il ne pouvait pas supporter cette perte. Il était prêt à sortir, il était prêt à vouloir faire cette balade. Il était prêt à essayer de tourner la page et à chaque fois on l'en empêchait. Il refusait de croire que Grace soit comme ces autres personnes qui ne pensent qu'au succès et aux potins. Non, Grace devait être son soutien et il devait être le sien. Ils devaient se soutenir mutuellement. Tout était tellement réel...

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Grace Foster
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 0:05

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Le désespoir.
Puits sans fond qui n'avait de cesse que de créer des sujets à la dépression. Heureusement pour elle, elle avait toujours été de ceux à voir les choses du bon côté, à positiver et c'était là la seule chose qui l'empêchait clairement de craquer face à la porte close et laisser libre court à un léger cri de stress. Exagéré ? Pas quand on savait le précieux prix de l'amitié, de l'amour et tous ces sentiments si importants dans une vie. Elle entendait de là certaines personnes parlaient de faiblesses. Peut-être oui. Peut--être en étaient-ce mais lorsqu'ils étaient à leur paroxysme, ces sentiments devenaient des forces. C'était tout ce qu'elle pouvait leur répondre.

Son problème sans aucun doute c'était que tout la touchait, bien trop et depuis toujours. A dix ans, elle pleurait parce qu'un garçon était méchant avec elle. A dix-sept ans, elle pleurait parce qu'elle se savait enceinte. A vingt ans parce qu'elle perdait son meilleur ami, puis sa soeur qui partait. A trente ans parce qu'on lui arrachait son fils. A quarante ans parce qu'on lui volait son bonheur conjugal. Elle pleurait toujours, à couvert ou devant tous mais elle pleurait et c'était une malédiction. Ses émotions trop vives étaient un fardeau. Les joie trop fortes faisaient faire des embardées à son cœur tandis que les chagrin laissaient penser qu'il allait s'arrêter de battre. A cet instant, il ne savait simplement plus comment fonctionner à un rythme convenable. Rapide, lent, rapide, lent. Elle avait mal à l'idée que Anders croit un journal plutôt qu'elle. Elle avait mal à l'idée d'être responsable. Elle avait mal à l'idée de perdre son ami ... encore. A la différence qu'aujourd'hui, elle ne laisserait rien se faire sans se battre.

Elle martelait la porte et supplia quand un bruit mât la stoppa net. Anders. Il était là. Il était vraiment là. Mais il parla, hurla serait plus juste, et la laissa silencieuse de l'autre côté. Choquée peut-être également, elle se sentit d'autant plus mal que sa colère semblait orientée contre elle.

Elle se sentit seule ensuite quand il dit clairement ne pas la croire. Peut-être le voulait-il mais il ne la croyait pas. Il n'avait pas confiance et elle se sentit plus blessée qu'on aurait pu le penser. Elle avait voulu lui pardonner toutes ces années d'absence parce qu'elle pensait compter pour lui autant qu'il comptait pour elle mais apparemment ce n'était que des mots. Si sa confiance s'était effritée aussi rapidement elle pouvait simplement en conclure qu'il n'avait jamais autant été son ami qu'elle le croyait. C'était pour ça qu'il était parti si facilement auparavant. Elle aurait du le savoir. Elle n'était rien de plus qu'une sotte qui croyait avoir un meilleur ami. Relation à sens unique...

Elle ne pensa même pas à répondre et resta plusieurs minutes figée à fixer les rainures de la porte en pleurant sur le mauvais sort. Il pensa peut-être qu'elle était partie mais ne faisait aucun bruit pour indiquer qu'elle partait. Il n'y avait que sa respiration laborieuse pour signaler sa présence.

- Tu ne me crois pas. Dit-elle simplement. Elle n'était pas déçue. Le mot était faible. Elle était blessée et ça se ressentait dans son ton. Elle énonçait un fait et paraissait peut-être un peu trop neutre. Elle encaissait toujours. Pourquoi ?... Était-ce une question pour Anders ou une redite de la question que lui avait posé ? Elle-même ne le savait pas. Brusquement à son tour, elle alla frapper la porte de toutes ses forces. Comment tu peux croire ce SIMPLE journal plutôt que moi ? Je ne sais pas comment il a su tout ça et je m'en fiche. Toi aussi finalement, c'est bien plus simple de me déclarer coupable, tu pourras fuir c'est encore ce que tu fais de mieux Anders ! Je voulais croire que tu étais toujours le même, que tu étais toujours mon ami, mon meilleur ami. Je t'ai pardonné ton absence, je pourrais tout te pardonner mais ça... On... Tu n'es pas le seul à avoir perdu des gens mais ça ne te donne pas le droit de me traiter comme ça ! Tu ne m'ouvres même pas la porte et tu ne m'accordes même pas le bénéfice du doute ! Tu ferais tout aussi bien de me frapper ça ferait tout aussi mal. Dit-elle d'un ton peut-être plus hargneux qu'elle l'aurait voulu.

Le silence encore parce que c'était nécessaire. A lui pour encaisser sans doute et à elle pour accepter ce qu'elle avait dit. Elle ne rendit pas compte que cette fois les larmes coulaient belles et bien, amies habituelles de sa toute nouvelle vie... Elle finit par appuyer sa tête contre la porte, le front collé au bois et trembla de quelque chose comme de la tristesse :

- Je suis désolée, désolée. Je suis désolée pour cet article. Ce n'est pas rien mais ça... c'est trop... Elle resta peut-être une minute à attendre une réaction avant de s'éloigner et commencer à rebrousser chemin et rentrer chez elle. Peut-être appellerait-elle son fils, elle avait besoin d'entendre sa voix ce serait la seule chose qui l'empêcherait de pleurer tout la soirée.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 1:34

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Pourquoi ne la croyait-il pas ?
Meilleure amie et journaliste. Comment faire la différence ? Non, c'était bien plus profond que ça. Ça allait plus loin que ça. C'était au delà de ça.

-S.

Comment le comprendre autrement ? À chaque fois qu'il essayait de se rapprocher d'une personne comme Terrie. -S trouvait toujours un moyen de l'éloigner par la peur. Il faisait pareil avec Grace et cette fois-ci, il ne l'avait pas écouté, il avait quand même tenu bon pour maintenir cette amitié... Elle avait presque duré un mois et c'était déjà suffisant pour lui, pour y croire et y revivre un peu. Mais il comprenait cette menace de se voir presque une vie dévoilée sur le papier journal était en quelque sorte un avertissement. Andy prenait peur parce qu'il ne voulait pas que tout s'éclate, que tout s'ébruite et que le monde entier le regarde plus de la même façon. Il devait croire que ce simple journal était une petite mise en oeuvre du " je te l'avais dis" de -S. Comment le comprendre autrement ? La seule chose qu'il pouvait faire, c'était de fuir, comme l'avait bien résumé son amie. Fuir comme Andy le savait si bien faire. Être cette personne qu'il n'était pas, il avait dit à Grace qu'il avait changé et qu'il ne serait pas cette même personne qu'elle avait connu. Être cette personne dont elle pouvait enfin croire que cette amitié pour lui, ce n'était rien du tout et tout ce qu'il lui avait dit étaient des paroles en l'air. C'était douloureux pour elle, ça l'était pour lui. Il l'entendit parler, répondre, s'énerver... Silence... Après ses multitudes désolés. Weiss n'allait pas lui ouvrir la porte, il buvait son verre et n'avait répondu à aucune des phrases. Partie ou pas, il ne le savait pas et ne prenait pas la peine se vérifier. Il restait dans la même position, un peu redressé et adossé contre le mur. Il reprit une autre cigarette.

Il était en colère Anders.
En colère pour tout et il encaissait ce que son amie lui avait dit. Il lui avait fait dire ça. Il n'en revenait pas. Il l'avait cherché et avait préféré croire au journal que de lui accorder le bénéfice du doute. Weiss ne pouvait pas faire autrement. Le pire restait l'idée que Grace avait fait parti dans cette histoire, elle avait fait partie dans la conception de l'article et il ne comprenait pas comment elle avait fait, pour oser de le trahir comme ça. Il ne savait pas si c'était volontaire parce qu'il avait du mal à croire que c'était volontaire de sa part, parce qu'elle n'était pas capable de faire ça.

Deux heures ou trois plus tard.
Anders avait déjà traversé la rue pour entrer dans la maison de Grace. La porte n'était pas fermée à clef parce qu'elle avait clairement dit qu'elle ne la fermait jamais à clef. Il n'y avait personne dans le salon ou dans la cuisine et il sut tout de suite qu'elle était dans sa chambre, il pouvait l'entendre. Weiss mit la main sur la poignée de la porte et tenta de l'ouvrir après cinq minutes d'hésitation.


- Sérieusement ... ? soupira l'écrivain.

La porte était fermée.
Il aurait dû s'attendre que cela se retourne contre lui. Oui, c'était le style de Grace, elle faisait de sorte que les choses se retournent contre les gens. Anders ne faisait pas l'exception. Il regarda autour de lui et trouva une chaise qu'il finit par prendre et rapprocher à côté de la porte. Il avait eu du mal à se relever tout à l'heure, rester assis par terre n'était plus trop de son âge. Il posa sa tête contre le mur et resta silencieux pendant des minutes.

- Je suis désolé Grace. Je me suis laissé emporté dans ma colère et la peur. Je n'aurai pas dû te parler comme ça. C'était difficile de le dire pour Anders, de le constater lui-même. Il parlait calmement, mais on devinait sa fatigue, quel soulagement de ne pas travailler cette nuit-là ! Tu peux m'en vouloir autant de temps que tu veux. Je comprendrai. Mais sache avec tout ce que j'ai fais, tu verras que je ne suis plus ce même ami que tu as connu. Ce ne sera pas la dernière fois que tu m'en voudras... J'ai fais des choses Grace et je ne suis pas vraiment fier de moi. Je ne fais que fuir comme j'ai voulu le faire là, mais j'ai changé d'avis... J'ai mis du temps à réfléchir, mais je veux arrêter de fuir cette fois-ci. Je veux que ça s'arrête. il se tut, il laissa le silence planer et lâcha un commentaire Je ne sais pas si c'est prudent de te le dire tant qu'on ne sache pas comment Odell a accès à nos conversations...

Anders avait peur que les prochaines conversations allaient continuer à s'ébruiter dans les journaux encore une fois de plus. Il ne pouvait pas s'en foutre de l'existence de cet article parce que c'était une atteinte à sa vie privée et toute la ville aura déjà lu. Il avait dû affronter quelques regards en venant chez elle. Il tenta poser sa main gauche devant sa bouche avant de se rappeler de la douleur et des premiers soins qu'il s'était fait après avoir éclaté le verre.

- Ouvre la porte Grace. il toqua doucement la porte de sa main droite. Il savait à quoi s'attendre comme réponse : non.

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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 2:47

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Elle rentra chez elle.
En quelques pas elle y fut et resta dans l'entrée silencieuse. Ce silence lui faisait peur. La solitude lui faisait peur. Même si un adolescent devait venir vivre à l'étage bientôt, en attendant, elle restait seule.

Elle se persuadait qu'elle avait bien fait de partir et de renoncer à lui faire ouvrir la porte. Elle voulait vraiment l'aider, elle voulait vraiment qu'il lui laisse un ouverture pour qu'elle puisse être là pour lui mais à la première occasion il avait douté d'elle. Elle trembla à cette pensée. Il avait douté d'elle. Grace n'aurait pas cru ça possible, pas comme ça, pas lui... Elle avait bien fait de partir. Elle identifia les tremblements comme signe précurseur de la crise de nerfs qui suivraient et ce n'était vraiment pas conseillé. Elle était devenue une personne à risque cette année et aussi fort qu'elle voulait protéger et aider Anders, elle devait aussi se protéger elle-même. Sans cela, elle ne tiendrait pas sa parole et elle ne serait pas la mère que Riley méritait. Pour lui, pour sa famille et ce qu'il en restait elle devait faire cet effort et si Anders ne voulait pas en faire partie, il ne fallait pas que cela la fasse rechuter. Grace avait cette hantise de revenir à ce moment de sa vie où elle n'avait plus eu goût à rien, allongée dans ce lit d'hôpital à regarder le vide se demandant si la mort oserait enfin venir la prendre.

Elle ne pouvait pas rester comme ça et enfilant les vêtements du réconfort. En vieux jogging et un vêtement qui avait appartenu à Thomas, elle s'assit dans le canapé, hésitant à appeler Riley. Elle voulait lui parler vraiment mais, pourrait-elle se retenir de pleurer ? Et alors il viendrait et alors les problèmes continueraient. Elle préféra se calmer, repliée sur elle-même dans le siège.

Une heure passa ainsi et finalement l'appel à Riley eut lieu. Elle donna le change et s'informa des dernières nouvelles. Dix minutes d'appel qui la laissèrent finalement encore plus seule. Quand elle crut entendre résonner un de ses sanglots, elle finit par se lever et se traîner jusqu'à la chambre. Elle ferma la chambre comme pour ne pas être dérangée et ce même si elle se savait seule et se laissa simplement tomber ainsi.

Les deux heures suivantes se déroulèrent plus ou moins de cette manière. Des pleurs, un regard vide, de vagues pensées positives, des souvenirs qu'elle aimerait changer, des pleurs, un moment de somnolence. Un schéma répétitif qui l'épuisait à vue d'oeil si bien qu'elle décida que quelques opiacés ne pourraient pas faire de mal. Elle prit la dose machinalement et ne laissa aucun antidépresseur dans la boîte. Il lui fallait aller vite mieux. Ce n'était pas un bon soir.

Une nouvelle crise de larmes et elle crut entendre une voix, cela avant de comprendre qu'on essayait d'ouvrir la porte de la chambre. Elle ne se redressa même pas. C'était Anders. Elle ne voulait pas le voir, pas si c'était à nouveau pour se prendre quelques réalités en pleine figure. Malgré la voix étouffée par les oreilles dans lesquels elle s'était enfoncée, elle comprit l'essentiel.

Il frappa et ironiquement peut-être, demanda à son tour à ce qu'elle ouvre la porte. Hors de question.

- Je ne crois pas non. C'est tellement plus drôle de parler à une porte, tu vas voir. Dit-elle sans même une once de rire dans la voix, tout juste la présence d'une rancune tenace.

Elle finit par se redresser sans pour autant s'approcher de la porte. Elle ne pleurait plus c'était déjà ça mais se sentait étrangement cotonneuse. Épuisée d'avoir pleurée et presque trop faible pour se lever, elle avait pourtant encore le courage de lui répondre parce qu'elle aussi voulait être comprise.

- Je ne te demande pas d'être le même qu'avant c'est plus simple que ça. Je te demande d'avoir confiance en moi. Je me fiche bien de savoir si on nous écoute et pour ce que j'ai à dire c'est vraiment le cadet de mes soucis ! Ne te fatigue pas en vaines explications, j'ai compris... Elle pensa à se relever mais préféra les mots pour toute arme. Tu ne sais vraiment pas ce que ... tu représentes pour moi et apprendre que tu n'as pas confiance en moi... Comment veux-tu qu'on base une amitié sur ça ?!

Grace n'avait pas fini. Elle n'avait pas fini de se faire entendre et de dire ce qui lui passait par la tête. Elle se leva en ayant l'impression que des millions d'aiguilles s'enfonçaient dans son dos. On commençait à lui dire que ça pouvait être psychologique et d'une façon, elle préférerait. Elle aurait au moins pu faire plus de deux pas sans se prendre la commode et longer le mur jusqu'à la porte.

- Je t'ai dit que je voulais être là pour toi et c'est vrai... Mais je ne peux pas... si à chaque obstacle tu me repousses... Je ne peux pas Anders. J'ai mes propres démons à affronter ! La main sur la poignée, refusant toujours d'ouvrir la porte, elle prit un air détaché inutile face au mur. Tu tolères au moins tes voisins alors soyons ça, des voisins. Finit-elle d'un ton très calme et sans sentiment.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 9:47

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- Je sais déjà ce que ça fait parler à une porte et dans le vide. répondit l'écrivain, calme et pas surpris du tout. Il s'était attendu à un non et il l'avait eu.

Anders s'était déjà confronté à ces situations-là avec Samuel qui refusait d'ouvrir et qui restait dans sa chambre pendant des heures. Souvent cloîtré dans son silence, il refusait toujours d'ouvrir la porte. Au moins, elle entendait et elle commençait à réagir. Elle était là et elle lui dit tout ce qu'elle pensait. Weiss ne l'interrompit pas et l'écouta attentivement. Le ton de sa voix lui faisait peur et lui laissait un vide. C'était effrayant le vide, cette solitude qui faisait son retour. Entre une personne qui voulait être là pour lui et la solitude. Il avait vite fait son choix et il le regrettait après coup. Il aurait dû se taire et de ne pas céder à son énervement parce que ça lui faisait dire les choses qu'il regretterait. Anders ferma les yeux et soupira. Grace avait raison, elle avait ses propres démons et le pire, c'est qu'il l'avait vu et qu'il avait tenté d'en savoir plus mais c'était comme parler à un mur. Elle fuyait le sujet de sa blessure et il comprenait qu'il n'allait jamais aborder ce sujet tant qu'elle ne le fera pas d'elle-même.

Il tolérait les voisins et elle voulait qu'il la considérait comme une voisine.

- Grace ... fit-il, il se décolla du dossier de la chaise et s'accouda sur ses jambes. La tête en direction de la porte. Le ton montra qu'il regrettait énormément, sa voix avait tremblé. La peur... ?

Considérer une personne qui avait été sa meilleure amie comme une voisine ? Impossible pour lui. Elle lui demandait l'impossible. Comment pouvait-elle lui demander ça ? Il aurait dû se taire et c'était pourtant pas compliqué de le faire. Il avait bien réussi dans le passé et cette fois-ci pas avec Grace. Parce que justement c'était Grace. Andy savait qu'il était doué pour détruire les chances de tourner la page, des amitiés, mais il ne savait pas à ce point-là.
La confiance était un simple concept pour Grace. Cependant, Anders ne le voyait pas de la même façon. Il avait pris l'article pour une attaque personnelle de -S, Grace en être complice. Tout était possible... -S jouait bien de tout le moden et Andy pouvait se faire manipuler, car son point faible (et à la fois fort) était Grace. S'il cherchait à faire détruire l'amitié d'une autre façon que les secrets, il avait réussi... Pour l'instant.

- Je suis désolé... Je sais que ce mot ne va pas être suffisant. J'ai maintenant conscience que je donne très difficilement ma confiance que j'en retire. Peu importe qui est la personne. Je ... C'est tellement devenu un réflexe que ... Oui, tu as raison. Tu as tout à fait raison. Je fais que fuir à chaque obstacle parce que je connais les conséquences, mieux que personne. Jusqu'ici j'ai essayé de faire confiance, j'ai essayé de faire des efforts... J'ai réussi jusque maintenant. J'y ai cru tu sais. Mais quand on parle de journalisme, je peux pas. Tu as lu l'article, c'était les moindres détails de nos conversations, je ... Oui, tu t'en fiches de ça. C'est peut-être mieux qu'on en reste là. -S et Odell ont gagné la bataille.

Odell avait gagné la bataille, mais pas la guerre.
Anders n'allait pas le laisser s'en tirer comme ça, il allait se venger pour ce qu'il venait de lui détruire. Rien à faire si ça n'allait pas plaire à -S. Rien à faire du tout. Il n'en avait rien à faire. S'il était venu chez elle, c'était parce qu'il savait qu'ils allaient pas supporter le vide tous les deux. Weiss se souciait trop des conséquences et à chaque fois qu'il y en avait une, il avait du mal à la surmonter. Il avait peur que ça recommence comme les précédentes fois. Bon nombre de gens l'avaient trahis. Il avait quand même eu du mal à croire que Grace avait fait ça et il avait quand même demandé des explications. De comment ça avait pu être sur du papier de journal.

- On a tous les deux besoin de temps. En attendant, comme tu le veux. Soyons ... Juste des voisins... Il se releva après avoir douloureusement dit cette phrase. Un soupir de douleur, son dos n'avait pas supporté sa position assisse de la journée. Il prit la chaise pour la remettre à la place initiale. Je suis désolé. Je .. Vais te laisser.

Au moins, il prit la peine de prévenir qu'il partait et qu'il n'allait plus l'importuner. Ce n'était pas l'intention de Weiss de maintenir Grace enfermée jusqu'à ce que la mort de faim s'ensuive. Il s'éloigna de la porte et quitta la maison, ignorant les regards de ses voisins et le soleil qui lui faisait mal au yeux. Sa tête tournait un peu trop mais il réussit à atteindre son chez lui. Dans l'ombre et dans ses livres. L'ironie dans tout ceci, il était directement tombé sur le livre ayant pour titre 'trust me' de Malorie. Le seul livre qui avait tout de suite capté son attention et l'écrivain ne savait pas comment ce livre avait atterri là.

La confiance était un concept à travailler. Mais en ayant été seul contre tous pendant des années. Elle avait disparue.

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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 11:01

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L'attitude.
Tout était dans l'attitude. Voulait-elle souffrir ou faire souffrir ? La rancune était un mal qui l'habitait souvent et elle ne réfléchissait pas avant d'expliquer tout le problème. Si elle pouvait l'atteindre, c'était également une bonne chose. Réalisait-elle qu'elle voulait faire souffrir la personne qu'elle voulait aider ? Peut-être pas.

La main sur la poignée, elle aurait presque pu l'ouvrir en l'entendant. Elle allait l'ouvrir. Elle voulait l'ouvrir avant de sentir le sommeil la happer. Elle se sentait isolée. Elle savait qu'elle devait ouvrir, se savait en peine mais n'était même plus sûre de savoir pourquoi. Il semblerait que l'isolement émotionnel soit une autre résultante de tous ces médicaments avalés sans s'en tenir à la dose prescrite.

Elle était blessée mais l'anesthésie semblait être ce qu'il lui fallait pour réaliser qu'elle renonçait déjà. Elle l'accusait mais elle n'était pas mieux. Pourtant, elle voulait aussi se protéger d'une autre perte qu'elle soit définitive ou non. Elle allait être malade. Elle se détestait pour avoir l'impression de s'enfoncer dans quelques malheurs et s'y accrocher comme à une bouée. Elle devait penser à Riley et penser qu'il y aurait une fin à tout ça loin de ça.

-S et Odell les nouveaux coupables. Pas dans la pensée de Grace. Bien sûr, elle pouvait en vouloir au journalisme. Elle le haïssait. Mais il n'était pas plus coupable qu'eux deux qui ne savaient même plus comment se parler pour être compris. N'était-elle pas assez claire ? Il ne comprenait rien et c'était ça le pire. Et au fond, est-ce qu'elle aussi elle ne comprenait rien, persuadée d'être dans son bon droit sans chercher plus loin ?

Elle y réfléchissait quad il annonça qu'il repartait et renonçait. Lui aussi. Elle se sentit glissée dans un étrange sentiment d'angoisse. Elle qui se pensait seule ne l'avait pas encore été totalement avant cet instant. Elle s'appuya sur la poignée et la porte s'ouvrit finalement mai il était déjà parti. Elle pleura encore au milieu de la pièce avant de le suivre avec l'expression du désespoir. Aurait-elle légèrement bipolaire si elle revenait à la charge après avoir prétendu renoncer ? Sans doute que son comportement était illogique et même elle avait du mal à comprendre ce qu'elle voulait vraiment.

Grace se sentait horrible pour en vouloir à Anders avec ce qu'il avait vécu mais elle ne pouvait pas non plus baser toute une amitié sur la compassion et accepter qu'il la repousse sans cesse. Elle voulait être là pour lui et que lui ne la laisse pas tomber et à leurs âges ça semblait être plus qu'elle pourrait en supporter. Elle voulait qu'il la pardonne pour ne pas avoir été vigilante mais aussi le pardonner lui pour ne plus être le même. Elle devait faire l'effort de comprendre et il devait faire l'effort d'agir. Elle ne voulait pas le laisser seul et elle ne voulait pas être seule.

Elle marcha à sa suite, le pas plus traînant qu'elle l'aurait voulu en croyant se prendre le trottoir en traversant la rue. Elle perdait l'équilibre et avait toujours cette douleur. Elle se moquait bien qu'on la voit, mal vêtue et le teint trop blancs, les yeux trop rouges. Elle avait l'impression qu'on la brûlait à chaque pas mais atteint enfin la porte de la maison et l'ouvrit. Il n'était pas encore assis, même pas parti de la pièce. Elle n'eut pas l'idée de dire un mot et s'accrocha seulement à son cou. Elle se savait trop sentimentale mais elle, elle avait besoin de ce contact pour tout réconfort.

- Tu ne peux pas partir comme ça. Pleurait-elle la tête contre son épaule. Je suis désolée... c'est de ma faute. Si j'avais su... je ne t'aurai jamais demandé de parler de tout ça. Je ne veux pas que tu me détestes...

Elle s'accrochait et ce n'était pas qu'une figure de style. Elle n'était pas sûre d'être debout s'il la lâchait et refusa même d'affronter son regard de peur d'y voir de la colère et autre chose qu'elle y aurait elle-même placé, de la rancœur ou de la tristesse.

- Crois-moi, je t'en prie... J'ai besoin que tu sois mon ami. Je veux être à la hauteur pour toi, pour Riley. Je ne veux pas te laisser tomber, ne me laisse pas. Je... Si je retombe là-dedans... Riley mérite mieux mais j'ai besoin de mon ami. Supplia-t-elle en refusant toujours de le lâcher, totalement appuyée sur lui et refusant de croiser son regard.

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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 12:03

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L'amitié ne pouvait pas en être une s'il n'y avait pas de la confiance.
L'amitié ne pouvait pas en être une s'il ne faisait que de la repousser à chaque obstacle.

Anders n'avait pas vraiment eu d'amis comme Grace, depuis ... Son départ de Chicago et il avait totalement oublié ce que ça faisait d'en avoir une, ce que ça faisait d'agir avec. Il était devenu cette personne maladroite et c'était ce dont qui allait briser cette amitié un jour ou l'autre. Elle était fragile cette amitié et elle restait basée sur des souvenirs, le peu de confiance et le soutient. Il avait oublié ça, tellement il avait été seul et tellement il était sur ses gardes.
L'écrivain était debout, avec ce livre à la main. Le titre. 'Trust Me'. Ce livre ne le faisait pas sentir mieux. La confiance devait être solide, pas fragile comme il l'avait montré à Grace. Il devait travailler sur lui-même, en attendant que Grace lui pardonne. Il avait besoin de temps pour ça. Et ce temps, il ne l'aura pas finalement qu'il avait relevé la tête à la porte qui s'ouvrait. Il avait pas spécialement fermée à clef, parce qu'il ... avait cette habitude de la laisser ouverte en moins d'un mois. C'était un des progrès de Weiss, en plus d'avoir réussi à sortir de son " plein gré " pour voter. D'avoir proposé de sortir une journée. Il avait fait des petits progrès, qui pour lui, étaient énormes. Voir le bon côté des choses, prendre le temps de réfléchir, prendre du recul... Anders devait faire tout ça.
Mais oui. Il n'avait pas eu le temps de prendre du recul qu'à sa grande surprise... Grace venait d'ouvrir la porte, elle venait de faire tout ce trajet pour aller le voir et même pas dix minutes venaient de passer. Il referma son livre et le déposa sur le meuble. Il se dirigea vers elle, soucieux par son état, sa tête et ... sa façon de marcher. Anders n'avait pas pris la direction opposée et était venue vers elle. Elle était sur le point de tomber s'il ne s'était pas rapproché d'elle, si elle ne l'avait pas rattrapé pour s'appuyer sur lui. Il avait mis la main derrière le dos de Grace, l'autre sur sa tête quelques secondes après lui avoir dit qu'il ne pouvait pas partir comme ça. L'écrivain secoua la tête, il ne pouvait pas la détester, il ne pouvait pas vraiment détester sa meilleure amie, la seule personne au monde qu'il aimait.
Elle continua, dans ses larmes. Anders ne la regardait pas, il observa devant lui, dans le vide. Il ne voulait pas la regarder tout de suite, parce qu'il se sentait tellement coupable. L'écrivain sentait vraiment tout le poids de Grace sur lui, elle s'était vraiment accrochée à lui et il comprit à partir de la phrase: retombe là-dedans. Il regardait devant lui et c'était le silence pendant des secondes qui paraissaient une éternité. Weiss réagit en mettant sa main bandée sur le bras de Grace qui agrippait son cou, pour l'enlever doucement de là, il la tenait au mieux qu'il pouvait.

- Tu ne dois pas rester debout... annonça Anders, qui la tenait toujours.

Il n'allait pas la laisser tomber, il le disait dans ses gestes, il la laissa s'accrocher à lui et faire des pas jusqu'au canapé qui n'était pas loin du tout. Il l'aidait à tenir jusque là et la fit s'asseoir sur canapé. Il resta devant elle, debout, mais il ne la regardait pas. Il croisa les bras, le regard au sol et il secoua la tête.

- Je .. Non. il se tut, il cherchait les mots pour ses phrases. Anders n'était pas bien, il avait un peu les yeux qui brillaient. Je ne peux pas te détester Grace. Je ne pourrai jamais détester une amie... Je suis désolé, pour tout à l'heure.. Tu ne savais pas, tu n'aurais jamais laissé publié cet article. Je.. Je ne le serai jamais assez. Désolé je veux dire, je ne le serai jamais assez. Je me suis emporté et je n'ai pas pris de recul, ni réfléchit comme il le faut. Je dois travailler sur moi-même, je le sais et ça va être difficile... Il se retourna sur la petite table, prit le paquet de mouchoir et il s'assit à côté de Grace. Il lui tendit le paquet et il la regarda enfin. Juste quelques secondes mais c'était déjà ça. Il soupira, s'affala sur le canapé et pensa qu'il ne réussira pas à se relever maintenant qu'il était bien assis. Il se sentait coupable de l'avoir laissée dans cet état-là... Mais, dis-moi. En tant qu'ami, puis-je te demander quel est le soucis... Avec tes jambes ? Depuis le début, il voyait ça. Le début il n'avait jamais pu le dire et il ne le faisait jamais tant que Grace ne le dira pas. Il avait besoin de comprendre parce qu'il reconnaissait cet état-là. Les effets secondaires des médicaments.
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 12:41

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S'accrocher, tenir bon.
Cela pouvait prendre plusieurs sens et tous prenaient sens ce soir. Pourquoi fallait-il que ce soit à la fois si dur et agréable de voir son meilleur ami ? Pourquoi fallait-il toujours que ce soit compliqué ? La réponse évidente n'était jamais satisfaisante. Parce qu'ils n'étaient plus des enfants, parce qu'ils n'étaient plus de jeunes adultes rêvant d'aventure. Parce que leurs aventures, ils les avaient déjà vécu avec leur lot de drame. Ils avaient déjà vu ce que faisait la vie, autant les ravages que les joies et c'était en cela que tout était compliqué. Ils ne pouvaient plus partager la même chose, pas de la même façon et Grace avait du mal à l'accepter.

Elle s'accrochait à lui comme s'il pouvait la sauver. Elle s'était pourtant sauvée elle-même des mois plus tôt. Riley lui avait pourtant aidé mais retrouver Anders avait été la différence. Il avait été, étonnamment, la nouveauté, le regain d'énergie et de bonne volonté. Elle ne devait pas être dépendante de lui et c'était ce pourquoi elle avait finalement reculé pour rentre chez elle. Elle devait pouvoir continuer ce qui faisait sa vie quand il n'était pas là. Elle s'en savait capable, avec du temps. Mais elle ne voulait pas non plus le laisser et ce n'était pas seulement égoïste. C'était pour lui. Peut-être trop fièrement, elle pensait savoir que ce n'était pas bon pour lui d'être seul. Elle apportait une présence et ne pouvait simplement pas le laisser en arrière.

La tête lui tournant un peu, à moins que ce soit la fatigue qui lui jouait un mauvais tour, elle se laissa guider et asseoir alors qu'elle aurait voulu restée ainsi crochée à son cou. Parce qu'il était une sécurité pour elle et qu'elle n'était pas sûre de se sentir mieux si elle le regardait vraiment et déchiffrait ses expressions. Elle avait peur de ce qu'elle pourrait y voir. Quand elle leva le regard vers lui, il était debout devant elle et ne la regardait même pas. Cela voulait-il dire qu'il ne supportait même pas de la voir ? Elle pleurait encore silencieusement en se demandant comment il lui était possible d'avoir encore des larmes à fournir.

Il parla ensuite et elle écouta simplement ou vaguement. Elle était un peu ailleurs et serra l'accoudoir pour ne plus sentir le monde basculer. Ce n'était pas comme l'alcool. C'était un mal être complet et elle pensa simplement que peut-être, il lui fallait se contrôler pour ne pas simplement finir par s'évanouir. Un point fixe et elle sut qu'il s'excusait. Ce ne serait pas suffisant. Les excuses ne rétablissaient rien. Le mal avait été fait. Elle n'était même plus sûre de quoi il était question. Elle savait qu'elle lui en voulait mais à l'instant, elle était anesthésiée et se sentait seulement pleurer en saisissant les mouchoirs rapidement comme si elle allait chuter si elle ne s'agrippait pas à nouveau aux coussins. Elle sentit un poids à côté et savait que Anders était là mais pourquoi ? Elle ne le regardait pas parce qu'elle était toujours persuadée de ne pas y voir ce qu'elle espérait y voir et ce serait la déception.

Elle se sentit d'autant plus confuse quand il lui posa une question. Ses jambes ? Elle les regarda comme si elle les découvrait et les toucha même rapidement pour s'assurer de leur présence. Elle sentait son cœur pulser et c'était désagréable, douloureux.

- Il s'est passé ça... Dit-elle finalement en présentant son dos après avoir relever le vêtement. La cicatrice le long de la colonne vertébrale, bien trop visible. Je sais ce que fait le journalisme... Je le sais bien. Dit-elle dans le vague. L'accident était de ma faute, l'article est de ma faute, c'est de ma faute. Et ce fut comme si elle le réalisait en le disant si bien que si elle avait voulu se relever, elle se retrouva plutôt rapidement enfoncée dans le canapé sans moyen d'en sortir.

Trouvant l'épaule d'Anders, elle s'y appuya toujours sans vouloir le regarder en face. Les tremblements et l'impression de suffoquer, elle savait ce qu'elle voulait l'entendre de dire mais ne l'entendrait sans doute jamais. Pourtant, elle posa la question.

- Tu me crois ?

Le sens n'était peut-être pas le bon. Était-ce général ou cela concernait-il seulement sa dernière phrase ? Voulait-elle qu'il la croit ou qu'il lui fasse confiance ? L'un menait à l'autre. Elle voulait savoir, sans logique apparente.

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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Dim 24 Jan 2016 - 16:36

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Ses jambes oui.
Anders avait compris qu'il lui était arrivé un accident et qu'elle avait du mal à s'en remettre. Le temps ne les avait pas épargné sur tous les points. Santé, famille, amitié, métier. La totale. Rien ne leur avait été épargné. Mais il ne savait pas ce qui s'était réellement passé et probablement qu'il ne le saura jamais. C'était déjà assez quand elle lui montra sa blessure qui était dans la colonne vertébrale, pas dans les jambes. Weiss l'observa en silence, son visage s'était un peu décomposé à la vue et pleins d'autres questions fusent. Il avait toujours imaginé qu'elle avait eu une belle vie, qu'elle continuerait à être heureuse avec Thomas, puisque c'était ainsi que vont les choses.
Il ne comprit pas pourquoi Grace parlait du journalisme, pas au début du moins. Il comprit que sa blessure avait un rapport avec le journalisme et elle lui dit que tout était de sa faute. Son accident, l'article ... Tout était de sa faute. Le journalisme n'affectait pas les citoyens, mais aussi les journalistes comme Grace... Parlait-elle sous les effets de ses médicaments ? Combien en avait-elle pris ? Elle changeait du comportement à l'autre, d'abord rancunière, puis tout d'un coup ...
Elle allait poser sa tête contre son épaule, l'écrivain l'avait senti venir quand elle avait un peu bougé et il leva son bras pour pouvoir le passer autour des épaules de son amie. Il ne s'était pas assis complètement à l'autre bout du canapé. Weiss était vraiment à côté d'elle, il était là. Il posa sa main sur le bras et sentit les tremblements. Les effets secondaires ?

Elle lui posa une question. Tu me crois ?

Ils ne se regardaient pas, Anders ne répondit pas tout de suite à la question. Il était mué dans son silence, avec le poids sur son épaule. Il fit une grande inspiration qui fit remonter un peu les épaules et expira. Il ferma les yeux. Il voulait faire le point avec lui-même. Se souvenir que c'était réellement la confiance. Cette confiance qui faisait d'eux des amis.
Sur l'article, il n'y avait pas le contenu de la lettre, il n'y avait pas tout, mais c'était sa vie. Andy lui avait fait lire la lettre parce qu'il lui faisait confiance. Il était sorti de chez lui pour voter ... Malgré lui bien sûr, mais il était prêt à le faire quand même. Il avait été plus ou moins prêt à devoir affronter les regards surpris et il s'en fichait, parce qu'il était avec Grace. Rien d'autre ne comptait, elle lui faisait tout oublier le reste. Il n'avait pas fui quand Savannah était venu les saluer. C'était cet article, la parution qui avait détruit, manqué de détruire, peu importait ... Il ne savait plus trop.
Mais depuis que Grace avait fait sa réapparition dans sa vie, depuis qu'elle avait refait à nouveau surface. La vie d'Anders avait commencé à changer un peu, doucement mais sûrement. Il avait commencé à y croire et c'était déjà trop dur de supporter l'idée d'abandonner ça. Il savait que ce n'était pas bon pour lui d'être seul et que ce n'était pas non plus bon pour Grace. Weiss l'avait dit lui-même, il ne supporterait pas l'abandon. Elle-même l'avait dit aussi. Ils ne supporteraient pas ça. L'idée d'être de simples voisins était la pire idée au monde, que ça lui avait fait mal.

- Je ... Il déglutit après avoir repensé à la phrase, juste des voisins et il serra doucement le bras de Grace, pour dire qu'il était là et pour se rappeler qu'elle était juste à côté de lui. Les voisins n'étaient pas comme ça. Non, ils n'étaient pas juste des voisins. Il hocha doucement la tête. Grace, je te fais confiance. et ces mots furent prononcés. Calmement et d'une voix douce, un peu triste, mélangée à de la détermination, qui fait qu'il la croyait vraiment. Donc, oui, je te crois. Il l'avait dit avec ce sourire qui le rendait sincère.

Ce fut le silence ensuite, il ne savait pas combien de temps ils étaient restés comme ça. Sûrement jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer un peu... Jusqu'à ce qu'il arrête de lui caresser le bras, pour lui dire qu'il était là, à côté d'elle. Il la regarda de temps en temps maintenant, il voulait vérifier si elle ne dormait pas totalement.

- Ça va ? demanda-t-il, pas rassuré depuis qu'il était sûr qu'elle était sous les effets des médicaments, qu'elle souffre de ses jambes. Il ne voulait pas permettre qu'elle souffre psychologiquement les prochaines fois.

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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Lun 25 Jan 2016 - 2:23

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C'était le mieux qu'elle pouvait faire.
Dans ces circonstances avec cette vague impression de ne pas être au bon endroit ou simplement de ne plus savoir où elle devait être, s'appuyer sur Anders était un bon moyen de garder pied à terre. Quand il accepta qu'ils restent ainsi et passe son bras derrière elle, Grace eut simplement l'impression d'être entourée. Un véritable maelström se jouait en elle et tant d'émotions contraires qu'elle n'essaya même pas de contrôler. Elle était simplement là, sans rien chercher à identifier d'autre que l'identité de la personne à ses côtés.

Elle avait confiance. Totalement confiance en lui et c'était ce pourquoi ça faisait si mal de voir que rien était réciproque. Elle savait que plus encore que pour sa disparition qui avait pourtant duré des années, elle lui en voudrait. Elle était certaine que dans les jours à venir et si elle devait le voir elle s'inquiéterait sans cesse de savoir s'il avait, ce jour, confiance en elle. Grace qui avait toujours tout partagé avec lui dans cette confiance aveugle avait l'impression qu'on lui ouvrait les yeux.

Cela et la culpabilité étaient deux choses qui ressortaient. Elle attendait qu'il réponde. Elle attendait en retenant tant bien que mal son souffle et continuant à pleurer en imaginant que s'il ne répondait pas c'était pour trouver le temps de trouver une réponse adaptée. Pourtant, elle ne bougeait pas de peur que ses maigres espoirs soient à nouveau piétinés. Elle voulait toujours y croire parce qu'elle avait confiance et parce qu'elle ne voulait pas se dire qu'il était simplement différent. Il restait forcément quelque chose de son Anders aussi loin cela était-il enfoui.

Il commença alors à parler ce fut l'arrêt de tout sauf des tremblements qui refusaient simplement d'être contrôlés, aussi impressionnants que son tourbillon de pensées contraires. Elle s'attela donc à étudier ses mouvements, sa mâchoire en mouvement, l'agitation de ses épaules, tout ce qu'elle pouvait voir pour se donner une idée de ce à quoi s'attendre avec cette réponse. L'explosion à nouveau, elle était au bord de l'explosion et se savait pourtant incapable de bouger. Et même s'il avouait que non, il n'avait pas confiance, elle resterait là, à pleurer sur son épaule.

Ce fut d'ailleurs ce qu'elle fit, même pas pour la même raison. Il avait confiance, il la croyait et s'il souriait, elle pleurait. C'était comme la suite d'un cauchemar et elle en ressortait moins assurée et surtout effrayée. Elle était également rassurée de savoir que ce n'était qu'un cauchemar.

Elle songea à fermer les yeux un instant vidée de toute émotion, épuisée d'avoir pleurée et bercée par les simples caresses d'Anders et sa respiration. Elle ne pensa même pas à parler et répondre. Elle était anesthésiée et ne voyait même plus à trente centimètres, autre chose que sa vision trouble.

La voix la fit rouvrir les yeux et elle chercha à savoir où elle était. Est-ce qu'une minute était passée ou plusieurs heures ? Elle ne pensait pas qu'il était possible d'avoir plus mal aux yeux qu'à l'instant et eut l'impression fugace d'être totalement desséchée, incapable de verser une seule goutte un même de plisser le regard sans que la douleur soit présente. Ne lui avait-on pas posé une question réalisa-t-elle soudainement sans avoir fait le moindre mouvement. Elle n'avait toutefois aucune information sur ce qu'on attendait qu'elle réponde et n'osa pas sortir un son. Elle réfléchissait à peine et finit par saisir la main qui ne la retenait pas simplement pour suivre les traits de sa paume dans un vague espoir de concentration.

- J'ai abusé des médicaments. C'est bien... Elle continua à mémoriser les différentes lignes de la main d'Aners comme si elle pouvait les déchiffrer. Pas permis d'avoir mal comme ça. On ne devrait pas.

Elle était incapable de pleurer et n'était même pas certaine de se souvenir de ce qu'elle disait exactement, ni maintenant ni plus tard mais c'était le moment de confesser.

- Tu sais ce que j'ai fait ? Elle ne changeait pas de ton et était incapable de comprendre ou bien de réaliser qu'elle allait parler du fond du problème. J'ai tué Thomas et j'ai peut-être même tué Jamie. Je suis horrible. Riley essaie de me faire dire le contraire et je le crois souvent mais je sais que c'est faux dans le fond. C'est moi qui aurais du mourir. Tout le monde s'en serait mieux porté et toi aussi. Je veux pas te tuer et je veux... je veux être là pour Riley mais c'était toujours risqué. Si je dois le perdre... Tu sais qu'il est pompier, il risque sa vie tous les jours. Et je suis encore horrible de te parler de lui alors que toi. Je suis égoïste. Je voulais que tu restes avec moi, je voulais... Je veux toujours quelque chose. C'est le problème et il est trop tard pour tout ce que je veux, presque... Tu ne devrais même pas me laisser parler. Il faut que je me taise. Je n'avais pas le droit de te parler de ça. Je suis égoïste je te dis... Et je vais bien.

Des pensées et une conclusion pour toute explication. Elle allait bien. C'était l'essentiel. Quel égoïsme encore une fois songea-t-elle avant de finalement lâcher sa main.

- Odell... Il faut faire quelque chose ! Pensa-t-elle soudain à voix haute comme revenant au tout premier sujet de discussion.

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Anders Weiss
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Lun 25 Jan 2016 - 11:57

Trust Me.
anders et grace


Les médicaments.
Grace venait sûrement de prendre une dose en plus que la normale et subissait les effets secondaires. Anders vint à penser qu'il l'avait laissée seule dans la maison, avec tout cela. Il déglutit, s'il lui était arrivé quelque chose il ne se serait jamais pardonné. Non, c'était mieux qu'elle soit là, avec lui, à ses côtés. Weiss n'était pas rassuré de la consommation de Grace avec les médicaments, pas du tout...
Il voulait avoir au moins une réaction qui pouvait être la réponse à sa question, mais il la connaissait cette réponse pour le côté mental. L'écrivain voulait savoir si elle était toujours là, si elle était en train de dormir ou si elle avait perdu connaissance. Il savait que si elle dormait vraiment, elle avait un sommeil léger. Il avait découvert ça un week-end. Le moindre bruit qu'il faisait la réveillait, même les voix. Peut-être que ça avait changé depuis. En réponse, elle finit par lui prendre sa main et il la laissa faire. Elle avait abusé des médicaments, elle ne voulait pas avoir mal et cette douleur n'était pas permis.
Son regard était rivé sur la main de Grace, dont les doigts repassaient les traits de sa main. Cela fit à peine sourire l'écrivain, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait ça. Des années, bien sûr ce n'était pas difficile de penser que ça faisait justement des années... Des années ... Anders n'aurait pas dû partir comme ça, il n'aurait pas dû laisser Grace. Il aurait dû lui donner des coordonnées. Lui envoyer cette satanée lettre. Il aurait dû tellement faire des choses pour qu'elle soit là, à ses côtés. Il aurait tellement dû... Il avait envie de se frapper pour n'avoir rien fait et pensé qu'elle devait vivre sa vie heureuse, qu'il ne ferait que de la déranger. Il pensait à son bien-être et forcément, qu'il ne fallait pas ignorer le fait que son amie pouvait aller mal.

Tu sais ce que j'ai fait ?
Anders la regarda, sans trop bouger d'ailleurs et n'était pas sûr s'il voulait savoir ce qu'elle avait fait. Puis, elle le dit. Elle avoua. Il voulut lui faire dire le contraire, même s'il semblait penser que le suicide de Samuel était de sa faute. Ce n'était pas de la faute de Grace si Thomas et Jamie étaient morts. Il ne connaissait pas les circonstances de leurs morts, ce n'était quand même pas de la faute de Grace.

- Non Grace. répondit-il entre les deux phrases de son amie. Il secoua doucement la tête.

Weiss n'était pas d'accord, il refusait que cela soit comme ça. Il n'allait pas mourir, elle n'allait pas lui causer la mort. Ce n'était pas elle qui devait mourir et que tout le monde se porterait mieux. Il ne voulait pas lui permettre de penser ça, même sous l'effet des médicaments. Le coeur d'Anders se serra à entendre la suite, il devait prendre sur lui, repenser à Samuel lui faisait mal parce qu'il ne pouvait pas être lui pour lui maintenant. C'était fini pour lui alors que Grace avait toujours cette possibilité avec Riley.
Non elle n'allait pas bien, contrairement à ce qu'elle disait. Elle avait cette culpabilité qu'elle n'arrivera pas à enlever et ... Anders ne savait pas tout, mais il en savait rien. Elle était égoïste, lui aussi des fois. Ils avaient le droit d'être égoïstes. Elle lâcha sa main finalement, il la plia en elle-même, pour former un poing.

- Je suis désolé Grace... Pour ce qui lui est arrivé pour qu'elle en vienne à penser comme ça. Il avait du mal à retrouver les mots, parce plein bousculaient le fil de sa pensée. Surtout lui dire qu'elle aurait dû mourir, à lui qui y avait pensé pareil pendant longtemps... Était douloureux à entendre Tu as le droit d'être égoïste... Mais tu n'as pas le droit... De me dire que tu aurais dû mourir. Personne ne se serait mieux porté si tu mourrais. Contrairement à lui, en dehors de Grace et peu de personnes. Elle était là, à côté lui, pas en forme en effet. C'était égoïste de dire ça. C'est vrai ce que je dis. Je.. Je n'aurai pas réussi certaines choses, jusqu'ici, si tu n'avais pas été là. Tu aurais laissé Riley seul aussi... Enfin, arrête ce qui fait ce qui rend risqué pour toi, d'être là pour Riley. Peut-être pour lui aussi. Mais si elle parlait du journalisme, ce sera difficile oui... Grace avait toujours voulu quelque chose, depuis qu'ils se connaissaient, elle voulait tellement de choses.

Grace venait de repenser à Odell, elle voulait faire quelque chose et Anders était d'accord avec elle. Il n'allait pas le laisser s'en tirer comme ça. Il posa sur le genou de son amie pour lui dire qu'il y avait également pensé. Sa réaction montrait qu'il n'était pas surpris et qu'il y avait réfléchi.

- Je ne vais pas le laisser s'en tirer aussi facilement... Ce qu'il vient de faire, c'est de s'immiscer dans la vie d'autrui. Il a enfreint plusieurs règles du journalisme. Je vais porter plainte, même si ça implique à ce que je dois vraiment affronter à nouveau tous ces gens, tous ces regards.
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MessageSujet: Re: #1478 + Trust me. ► Weister Lun 25 Jan 2016 - 15:42

Cette discussion perdait peu à peu de son intérêt et je n'avais que faire des états d'âme et pleurnicheries de ces deux imbéciles. Il était dans de rehausser un peu le niveau de cette soirée. Je visais alors une des fenêtres aux rideaux tirés pour les éloigner de cette torpeur. Le bruit du verre brisé attira toute l'attention sur la pierre jetée en travers de la vitre où un message clair dessiné à la peinture blanche apparaissait pour qu'on ne m'oublie pas :


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