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 Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike]

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MessageSujet: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Sam 23 Jan 2016 - 15:40



   
   With Lorcan
   Move your ass from my bed !

S
heitane ronronne doucement contre mon flanc. Elle est venue se glisser sous la couette il y a quelques minutes pour se mettre au chaud. Elle me fait le coup toutes les nuits. A défaut d'avoir une femme, j'ai une chatte dans mon lit ... . Le truc c'est que la boule de poils se fait toujours un plaisir de me réveiller en miaulant et en grattant pour passer sous la couette quasi toujours à la même heure. Y'a plein d'endroits où se glisser sur les côtés mais non, madame veut se glisser en passant près de ma tête, sans oublier de poser son royal arrière-train près de mon visage, sinon c'est pas drôle ! Mais que veux-tu, je l'adore ce chat. Je lui passe ses petites manies. Et puis, quand elle décide parfois de déserter mon lit, j'avoue que ça me manque. Tu peux pas savoir comme on s'attache aux réveils matinaux avec le derche du chat pas loin en face. T'ouvres les yeux et tu vois quoi ?! Le cul du chat. Ça c'est du réveil ! Non plus sérieusement, la plupart du temps, je la trouve étalée tout contre moi, ses petites pattes posées sur mon avant bras ou mon épaule selon ma position.
Bon allez, il est temps de se rendormir. Il est quand même 23h passées.


~*~


Environ 3 heures plus tard ...

PUTAIN ! Qu'est-ce que c’est que ce bordel ?!!

Je sens qu'on me secoue. Je sens le bord du lit pas loin. J'vais finir par me péter la gueule ! Il se passe quoi au juste ? C'est dans mon rêve ou bien Sheitane me fait un foin d'enfer ?! Con de chat ! Me tire pas d'un tel rêve, comme ça ! Je sens que je lâche prise et que je reviens à la réalité mais j'ai tout sauf envie de quitter la poulette qui se trouve entre mes bras là tout de suite. Des rêves comme ça, t'as jamais envie d'en sortir si tu vois ce que je veux dire ... .

Je me réveille dans un sursaut en sentant que ce n'est définitivement pas dans mon rêve qu'on me secoue de la sorte. Ou alors j'ai atterris sur un bateau en pleine tempête. Ah bah non ! C'est ... merde c'est qui au juste ?!! Pas le temps de mieux ouvrir les yeux que je me pète la gueule sur le sol en perdant l'équilibre avec le mouvement de recul sous la surprise.

- Putain d'enfoiré ! Merde mec ! Qu'est-ce que tu fous là à cette heure ?! braillais-je en me redressant tant bien que mal et en découvrant enfin qui s'amuse à me réveiller de la sorte. Tu me passeras ma grossièreté. Tu joues à quoi Lo ? J'comprends que dalle à ce que tu me dis ... dis-je dans un lourd soupir en laissant tomber ma tête contre le bord du lit.
Lit sur lequel je remonte à quatre pattes avant de me réinstaller sous la couette.



WILDBIRD


Dernière édition par Mike Hemsworth le Dim 24 Jan 2016 - 14:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Dim 24 Jan 2016 - 14:46

Move your ass from my bed !
 
Les lèvres de Lorcan formèrent un murmure supplique. « J'ai peur d'oublier la couleur de tes yeux. » alors que le bout de ses doigts frôlaient les contours du visage de James à travers le cadre de la photographie.

Dans son autre main, la carte d'identité de Cole. Lorcan lui avait subtilisé lorsqu'il avait recroisé son improbable personne après être allé voir James au cimetière le soir de Noël. Il faudrait qu'il lui rende avant que ce dernier ne se rende compte de son larcin, mais avant... avant il devait les comparer.

Il s'y employait depuis une heure déjà, à s'y brûler les yeux de larmes contenues. Et c'était complètement con, pas vrai ? Comment il aurait pu oublier la couleur des yeux de James ? Il suffisait de tomber sur Cole et bam, il y avait les yeux de James plongé dans les siens. C'en serait presque risible si ce n'était pas aussi débile, parce que qui pouvait oublier la couleur des yeux de son mari, hein ?

Ses enfants, se souvint-il. Eux, ils pourraient.

Il renifla pitoyablement. Avala cul sec le verre d'alcool, précédé de bien des autres pour l'aider à surmonter cette crise. Lorcan n'aimait même pas le goût. Il avait eut une seule mauvaise passe dans sa vie, il y a deux ans. Peut-être deux semaines. Trois ? Le temps alors lui semblait si long, comme si chaque seconde s'étirait en une infinité d'autres. Jusqu'à ce que ses parents lui envoient Mike.

Mike qui connaissait James. Mike qui aimait James. Pas comme Lorcan l'aimait, parce que personne dans ce putain de monde ne pouvait aimer James autant que lui l'aimait.

Mike avait ramassé les morceaux de Lorcan, il avait sorti son tube de colle et réassemblé tout ça. Le jeune homme n'avait rien voulu savoir. Il avait même souvenir d'une bouteille lancée dans sa gueule – elle avait fracassé le mur et pas le crâne de Mike. Une partie resterait floue à tout jamais, mais Mike l'avait relevé de force, sermonné et surtout, il l'avait compris.

Mike. Mike... Et si ?...

En une seconde le jeune homme fut sur ses pieds. Trop vite, ça tanguait là dedans. Il éteignit la lumière du salon, fourra la carte d'identité de Cole dans la poche de son jeans, enfila sa veste et quitta la maison.

En 10 minutes de trajet, Lorcan avait accompli l'exploit de prendre tous les nids de poule et toutes les bosses de la route à une vitesse vertigineuse sans finir dans un arbre, et était arrivé devant chez Mike sans dommages, hormis pour les amortisseurs de sa pauvre voiture.

Il dégaina le double des clés en descendant de voiture, affronta la difficile épreuve de la serrure qui se mouvait devant ses yeux, et parvint enfin dans la maison. Même torché et dans la pénombre, le jeune homme connaissait assez les lieux pour s'y diriger au radar. Il trouva la chambre de Mike, y pénétra avec la délicatesse d'un semi-remorque et cibla sa proie, pelotonnée sous la couette.

Lorcan envisagea de s'asseoir sur le lit, mais ses jambes décidèrent que s'écrouler dessus c'était beaucoup plus facile. « Mike. » grommela t-il en secouant ce qui devait être une jambe. « Mike, réveille toi. » L'autre se mit à grommeler tout autant que lui. Lorcan discerna un sourire sur son visage et ricana comme un imbécile. « Soit tu fais un très beau rêve, soit t'es vachement content de me voir. » Et se remit à le secouer façon shaker. Comment c'était possible d'avoir le sommeil aussi lourd ? « Miiiike, debout ! C'est important ! »

Tout d'un coup, Mike bondit comme un diable de sa boîte. Mauvais karma, avec Lorcan qui le secouait toujours (juste pour être sûr) l'homme sa ratatina par terre comme un vieux flan en lui beuglant quelques saloperies fleuries au visage. « Putain d'enfoiré ! Merde mec ! Qu'est-ce que tu fous là à cette heure ?! »

Lorcan soupira en exaspération, comme s'il avait le droit d'être celui qui était exaspéré dans cette situation. « J't'ai dis, c'est important ! » « Tu joues à quoi Lo ? J'comprends que dalle à ce que tu me dis ... » Et c'était Lorcan qui avait picolé ? Si Mike ne sentait pas l'innocent savon et autre chose de masculin, le jeune homme l'aurai volontiers accusé d'une bonne biture pré-dodo. On est hypocrite ou on ne l'est pas ! « Je te dis que – » Pause. Mike se traînait à 4 pattes dans le plumard. Qu'est-ce qu'il croyait faire au juste ? Finir sa nuit ? Pas question. Lorcan tira sur la couette un grand coup. « Confisqué. » Il avait l'air courroucé du type bourré dans son bon droit tandis qu'il inspectait la mine revêche de Mike. Il avait beau l'emmerder, c'était rassurant de voir sa tête de gros ours mal embouché au milieu du tumulte qui agitait son cœur. Même si c'était pour lui gueuler dessus et lui donner du fil à retordre. « Commence pas à faire la gueule. » Pour faire bien, il lui piqua aussi son oreiller, et lui en colla un bon coup dans la tronche. Un bon coup assez mou parce que Lorcan n'était pas un exemple de force et de précision quand il était bourré, mais c'était l'intention qui comptait.

« J'te ferais du café pour me faire pardonner. Et -pour que tu te réveille aussi. » Pas le meilleur pardon du monde ça, et totalement intéressé. « Et je dirais à personne que quand tu m'as entendu arriver dans ta chambre t'avais le sourire de l'année aux lèvres. Je sais bien que c'était inconscient, t'inquiète pas, mais tu peux me le dire maintenant : quand j'arrive dans tes rêves, t'es aux anges. »
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Sam 30 Jan 2016 - 10:40



   
   With Lorcan
   Move your ass from my bed !

S
ursautant tel un diable qui sort soudain de sa boite, je m'écroule par terre sous le déséquilibre causé par ma position sur le bord du lit et par l'autre denrée qui me secoue. Je jure dans tous les sens.

- Putain d'enfoiré ! Merde mec ! Qu'est-ce que tu fous là à cette heure ?!

Tu laisses échapper un soupir exaspéré. Attends, c'est plutôt à moi de l'être là ?!

« J't'ai dis, c'est important ! »

Encore décalqué comme je le suis, j'écoute sans vraiment comprendre. En même temps, t'as la voix quelque peu pâteuse.

- Tu joues à quoi Lo ? J'comprends que dalle à ce que tu me dis ... dis-je en laissant lourdement tomber ma tête contre le bord du lit avant de me décider à remonter sur mon plumard pour y retrouver le confort de la couette.

« Je te dis que – »

Je lève un sourcil interrogatif. Quoi ? Bah dis ! Putain, l'enfoiré !! C'est qu'il me tire la couverture !

« Confisqué. »

- T'abuses ! Rends-moi ça !

Mais c'est sans compter sur ta détermination. T'es bien l'un des rare que ma mine revêche ne suffit pas à calmer.

« Commence pas à faire la gueule. »

Et voilà que tu me piques mon oreiller maintenant !

- Oh tu te détends ?! C'est bon j'suis à ...

Pas le temps d'en dire plus que tu me colles l'oreiller dans la gueule. Putain ça va pas se passer comme ça !! Attends, tu vas en bouffer des plumes !! Je t'arrache l'oreiller et je bondis sur toi, sac à plumes en main. Je te colle un aller-retour avec l'oreiller puis je me recouche direct avec ce dernier bien positionné devant ma tête, m'y accrochant comme à une bouée de sauvetage. Tant pis pour la couette, elle est trop loin.

« J'te ferais du café pour me faire pardonner. Et -pour que tu te réveille aussi. » reviens-tu alors plus doucement à la charge par d'autres arguments.

Je bougonne dans mon oreiller, allongé à plat ventre et la tête enfoncée dedans. Puis je consens à tourner la tête vers toi, un œil à moitié ouvert. Je soupire.

« Et je dirais à personne que quand tu m'as entendu arriver dans ta chambre t'avais le sourire de l'année aux lèvres. Je sais bien que c'était inconscient, t'inquiète pas, mais tu peux me le dire maintenant : quand j'arrive dans tes rêves, t'es aux anges. »

Je lâche un soupir amusé.

- Ce fameux sourire aux lèvres, c'est une beauté brune qui me l'a tiré, rêve pas trop, minus.  Je me redresse légèrement dans le lit et me frotte les yeux. C'est si important que ça ... ? lâchais-je plus pour la forme que pour avoir confirmation.

Je me redresse et m’assied sur le bord du lit avant de te prendre par surprise en te renvoyant un dernier coup de coussin en pleine poire pour la forme. Allez va, je me lève ... . Juste le temps de trouver un t-shirt qui traine dans le coin et mon jean. Pour l'instant, moi pas apte à comprendre ce que tu fais là à cette heure et si tu es juste surexcité ou ivre.



- Je compte sur toi pour le café, allez hop passe devant et magnes-toi le train. Tu sais comment ça marche.

Je fais un détour par la salle de bain histoire de me jeter un peu d'eau sur le visage pour m'accorder un semblant de réveil puis je te rejoins dans la cuisine. En descendant les escaliers, je manque de me péter la gueule entre les pattes du chat qui a la bonne idée de me tournicoter dans les jambes. Je loupe une marche mais me rattrape par miracle. Mais ce con de chat a raison de moi alors que je débarque dans la cuisine. Je trébuche et me rétame contre l'ilot central en poussant dans le mouvement un tabouret qui tombe sur le sol.

- Con de chat !!

Je te regarde l'air de dire de surtout pas t'aviser d'exploser de rire. Je récupère le tabouret et me pose dessus, la tête entre les mains.

- Il vient ce café ?! Ah et prépare-nous quelque chose à grailler, j’ai la dalle maintenant que tu m'as réveillé.

Je m'allume une clope et vais ouvrir la porte qui donne sur la terrasse. J'ai besoin d'air frais. Appuyé contre le chambranle, je regarde un instant à l'extérieur avant de venir te filer un coup de main. J'émerge doucement. Et en t'observant un peu, il m'apparait clairement que tu t'es pris une sacrée murge ce soir. Ce dont je ne me prive pas de te faire la réflexion.

- Qu'est-ce que t'as encore foutu Lo ? Tu sais que j'vais finir par te confisquer les clés si c’est pour débarquer dans mon plumard comme ça en plein milieu de la nuit ... .

Et le chat qui se met à miauler. Je vais voir sa gamelle de croquettes. Vide. Récupérant le sac, j'en verse un peu trop et le chat ne manque pas de se ruer dessus pour en avaler un maximum avant que je ne fasse le niveau et n’en enlève la moitié. Histoire de l'embêter un peu, je le porte un instant dans mes bras. Il semble indécis entre papouilles et régaler son estomac. Mais il saute finalement après une petite minute.

- Alors alors, qu'est-ce qu'il y avait de si important ? te demandais-je tandis qu'on va s’installer dans le salon.

Photos de la maison en bas du topic.



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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Sam 30 Jan 2016 - 17:51

Move your ass from my bed !
 
C'est qu'il se défendait l'animal ! Loin d'être inoffensif au réveil, Mike lui refaisait habilement le portait à grands coup d'oreiller dans la poire.

Était-ce bien sage de faire subir ce genre de traitement à un homme alcoolisé, passablement vaseux, et tout prêt à gerber dans son lit ? Pas sûr. « Arrêtes ou j'te vomis dessus ! » menaça Lorcan en tassant un vilain haut le cœur réveillé par la bataille. Dieu merci, la lutte se calma, et le jeune homme tenta une approche plus civilisée.

Pour mieux se faire embarrer comme un malpropre. « Ce fameux sourire aux lèvres, c'est une beauté brune qui me l'a tiré, rêve pas trop, minus.  » Lorcan porta ses deux mains sur son cœur. « Aww tu me brises le cœur là Mike. » couina t-il, avant de retrouver son sérieux et d'acquiescer à sa question. Oui c'était important.

Préoccupé tout d'un coup, il ne vit même venir le dernier coup de coussin en pleine face. Lorcan cligna des yeux alors que Mike se levait tranquillement. « Sale fourbe. » L'oreiller fit un dernier vol plané, cette fois en direction de la tête de lit, et le jeune homme se releva également du matelas pour emboîter le pas de l'homme en calbut.

Tel un lemmings réglé sur pilote automatique, il l'aurait bien suivit jusque dans la salle de bain. Le cerveau baignant dans les brumes de l'alcool et les idées confuses. Heureusement, Mike le redirigea. « Je compte sur toi pour le café, allez hop passe devant et magnes-toi le train. Tu sais comment ça marche. »

« Ouais ouais. » Réponse brève et laconique. Du café, il savait faire. Accroché à la rampe en cas de besoin, Lorcan descendit les escaliers avec vaillance. Ses jambes répondaient à l'appel de sa matière grise, il fallait juste un poil plus de concentration que d'habitude. Encore trois marches. Deux. Une... Victoire !

Le périple jusqu'à la cuisine fut relativement simple en comparaison. Le jeune homme alluma les lumières sur son passage. Il savait que Mike n'était pas loin, et son état d'ébriété annihilait quelque peu sa peur, mais allumer partout où il passait, c'était devenu un réflexe.

Il écoutait le café s'égoutter tranquillement dans la cafetière lorsque Mike déboula à grande vitesse en se ramassant contre l’îlot central. Non seulement il faisait un boucan de tout les diables, mais en plus il braillait comme un camionneur... qu'il était en fait, donc rien d'anormal. Retenant un rire gentiment moqueur, Lorcan n'esquissa qu'un sourire qu'il eut du mal à réprimer, mais garda pour lui toute réflexion lorsque Mike braqua un regard assassin dans sa direction.

« Il vient ce café ?! Ah et prépare-nous quelque chose à grailler, j’ai la dalle maintenant que tu m'as réveillé. » « Bien-sûr chéri. » répliqua t-il de son plus beau ton mielleux. Ce n'était pas l'heure du petit déj' et Lorcan n'avait rien d'une femme au foyer docile. Seulement, il avait promis de se faire pardonner. Alors il se mit aux fourneaux, tira une poêle des placards ainsi que du bacon et des œufs du frigidaire. Une omelette c'était rapide et ça rassasierait l'homme en colère occupé en s'en grillé une en le dévisageant. Quoi ? Lorcan avait beau être bourré, il sentait son regard lui brûler la nuque.

L'explication ne tarda pas. « Qu'est-ce que t'as encore foutu Lo ? Tu sais que j'vais finir par te confisquer les clés si c’est pour débarquer dans mon plumard comme ça en plein milieu de la nuit ... . » « J'étais pas en manque de câlins si tu veux savoir. » grommela t-il, spatule en main. Le bacon avait eu le temps de griller, l'omelette était presque prête et le chat détourna la conversation assez longtemps pour qu'il réfléchisse à comment amener le sujet. Quelle était l'ouverture exacte pour ce genre de conversation ?

Avec appréhension, il s'assit dans le canapé, assiette et mug de café en main. C'était son cœur en morceau qu'il voulait soudainement dégobiller, engoncé dans la plus triste des solitudes, enfermé dans sa propre tête avec pour compagnie la terreur d'avoir franchit le cap entre raison et folie.

Ses mains tremblaient sans qu'il s'en soit aperçu. Maladroitement, Lorcan déposa ses victuailles sur la table basse, puis inspira profondément l'odeur de café et celle familière de cette maison qu'il connaissait bien. « J'ai rencontré quelqu'un. » Il respira, trop longtemps, trop vite. Sacré Lorcan, devaient se dire les instances supérieures, à se faire peur tout seul. Peut-être que James était parmi elles. Peut-être que James était là dehors, dans une chambre d'hôtel bon marché au nord la ville.

Putain de –

Péniblement, il redressa ses prunelles luisantes d'ébriété vers Mike. « C'est pas n'importe qui, Mike. » Si seulement. Si seulement ça pouvait être ça le problème. Lorcan qui a rencontré quelqu'un et qui refuse de faire le deuil. Mike n'aurait eu qu'à le sermonner sur sa trop grande dévotion envers James. L'encourager à ''aller de l'avant'' parce qu'après deux ans c'était minable de s'apitoyer sur son amour perdu. « Je crois que... » Il baissa sa la tête, frotta nerveusement ses mains sur ses cuisses. « Je crois que je deviens dingue. » De ses cuisses, Lorcan se passa les mains sur le visage. Il avait envie de rire et de pleurer en même temps. Ah et de vomir aussi. « Je te jure que j'ai cherché – j'ai vraiment cherché une explication logique mais... j'en vois pas. » De la poche de son jeans, Lorcan tira la carte d'identité de Cole Hawkins et la glissa fébrilement sur la table.

« Dis moi que tu vois la même chose que moi. » supplia t-il, submergé par la peur, la détresse et cette confiance absolue qu'il vouait à Mike. Dans la tête de Lorcan, Mike était un putain de bouclier anti-atomique, et la bombe c'était la carte.
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Dim 31 Jan 2016 - 11:06



   
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   Move your ass from my bed !

P
lutôt que comprendre ta phrase dans le bon sens, je l'interprète justement dans l'autre alors que tu me signifies que tu n'es pas venu ici par besoin de câlins. Et un instant, je dois avoir une tronche impayable avant de remettre tout ça dans le bon sens. Ce que tu nous prépares est alléchant, bacon et œufs. J'en ai l'eau à la bouche. Nous ne tardons pas à prendre place dans le salon pour nous régaler avec tout ça. Je dévore comme un lion. Installé à même le sol, j'ai le nez limite plongé dans l'assiette. De ton côté, tu es installé sur le canapé. Ton assiette et ton café posés sur la table basse. Il y a un de ces boxon dessus, faudrait peut-être que je songe à ranger et m'occuper de toute cette paperasse.
T'as l'air quelque peu nerveux, tes mains tremblent. Je comprends que ce que tu as à me dire nécessite toute mon attention et je repousse un instant mon assiette pour t'écouter. Prenant appui contre le fauteuil derrière moi, Sheitane vient s'installer à moitié sur l'une de mes épaules. Elle ronronne doucement tandis que je lui gratte l'oreille. Toute mon attention est tournée vers toi. Et le verdict tombe sans que je ne me sois attendu à ça.

« J'ai rencontré quelqu'un. »

Ok je vois ... . Et tu te sens coupable envers James. A en voir ton regard baissé, je me doute que tu ressens toute la culpabilité du monde. Tu ne devrais pas. Je m'apprête à te dire tout ça mais tu avances bientôt quelque chose qui me fait tiquer.

« C'est pas n'importe qui, Mike. »

J'arque un sourcil interrogatif.

« Je crois que... »

Ta nervosité se marque par d'autant plus de gestes nerveux.

- Hey ... relève la tête et arrête de culpabiliser. Tu sais que je ne te jugerais jamais.

« Je crois que je deviens dingue. » dis-tu en te frottant le visage. Tu as l'air complètement bouleversé.

« Je te jure que j'ai cherché – j'ai vraiment cherché une explication logique mais... j'en vois pas. »

- Mais parle ... où tu veux en venir ?

Tu tires alors une carte plastifiée de la poche de ton jeans. Tu la fais glisser sur le bois de la table basse, écartant quelques papiers posés en travers.

« Dis moi que tu vois la même chose que moi. »

J'arque un sourcil à l'extrême en percevant toute la détresse dans ta voix. Mais ce n’est rien en comparaison avec le chamboulement que provoque la vision du portrait qui trône sur la photo d'identité de la dite carte. Je me redresse soudain en décollant mon dos du fauteuil. Sheitane se pète la gueule. Chacun son tour devrais-je dire si je n'étais pas complètement sidéré par ce que je vois. Je suis incapable de prononcer le moindre mot, je m'apprête à boire une gorgée de café comme si c'était là un liquide susceptible de virer le trouble dans mes yeux. J'y regarde de plus près.

- James ...


Non, ce n'est pas possible ... ! Je lis le nom inscrit à côté. Cole Hawkins ? Tout un tas de scénarios se montent dans mon esprit. C’est quoi ce délire ?

- Putain c’est quoi ce délire ??!!! finis-je par brailler en me relevant et en arpentant la pièce de long en large, finissant par me coller dos au mur.
C’est proprement de la colère dans ma voix. Une colère qui masque mon trouble, une colère qui dissimule le désordre chaotique de ce que j'éprouve sur l'instant. Merde !!! Putain de merde !!! Je me relève soudain et vais chopper une bouteille dans le placard à alcool. Réflexe déraisonnable. Je m'en verse un verre avant de m'écrouler à genoux face à la table basse.

- Putain Lo, explique moi et vite. Si mon pote est en vie, je veux le voir de suite !

Tes propos résonnent en moi et j'y trouve un tas de choses illogiques. Pourquoi m'aurais-tu avancé ça de la sorte si tu voulais m'annoncer que James était encore vivant ?! Ça ne tient pas debout. "J’ai rencontré quelqu'un". La seule chose qui me parait logique pour expliquer ça, c’est une histoire montée pour de la protection de témoin. Qu'est-ce qui impliquerait ainsi James à changer d'identité sinon et à s'être fait passer pour mort ??!! Je suis complètement paumé. De ton côté, tu sembles incapable de prononcer un mot. Le truc, c'est que toi aussi tu sembles tout aussi paumé ... . Explique moi Lo ... . La tête enfoncée entre mes bras, je finis par m’agripper les cheveux, ne sachant traduire mon incompréhension que sous une forme de colère avant de me recentrer sur toi. C’est de moi dont tu as besoin. C’est à moi de t'offrir le soutien que tu attends. Seulement, je suis aussi chamboulé que toi.

- Où t'as eu ça ?! Dis-moi tout putain de merde !



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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Dim 31 Jan 2016 - 20:49

Move your ass from my bed !
 
Aucun des ces mots emprunts d'encouragement ne l'atteignait. Seul le prénom de son amour, soufflé d'un murmure stupéfait, traversa les limites de sa conscience sous le choc. Comme un baume sur une plaie à vif. C'est dingue comme le simple fait d'entendre son nom le rendait heureux.

Lorcan expira. Lui qui avait retenu son souffle ne savait plus ce qu'il ressentait. L'émotion le transperçait de part en part. La vibration de ses nerfs, amplifiée par l’éthanol, accentuait ses tremblements et la voix de Mike, tonnante de colère, malmenait son peu de self-control. Jouet du destin encore debout, le jeune homme se tenait sur l'infime fil du rasoir, pris entre ordre et chaos. Il s'en fallait de peu, oh de si peu, pour que leur rencontre nocturne ne vire au pugilat désespéré.

« Où t'as eu ça ?! Dis-moi tout putain de merde ! »
« Je lui ai volé ! » s'écria Lorcan. Il ne reconnu même pas sa propre voix, rauque et vacillante. « Qu'est-ce que j'étais supposé faire d'autre ? » L'empressement de Mike avait claqué dans l'air tel un coup de fouet. Et Lorcan réagissait comme un animal traqué. Pour le réconfort, c'était râpé. Sa respiration vive s'exhalait, lourde et erratique. « Ça peut pas être – il peut pas être... » sa voix se brisa sur ce prénom qu'il chérissait. Il se sentait mal à l’aise et vulnérable, au bord des larmes et de la crise d’angoisse, les nerfs à fleur de peau. Nerveusement, il soupira avant de fuir le regard perçant de son ami pour se le réfugier contre la cheminée de pierre.

Ses bras croisé sur sa poitrine en un simili de bouclier, le jeune homme égara son regard sur les nervures du bois de l'âtre. « Je l'ai croisé deux fois. » murmura t-il dans un premier temps, refusant d'évoquer la première fois qui lui apparaissait encore comme un moment hors du temps, si irréel qu'aujourd’hui encore il lui semblait l'avoir rêvé. « Je revenais du cimetière, j'ai cru voir un fantôme. » Les images lui revenaient en mémoire. La silhouette de Cole dans la froideur de l'hiver, le son de sa voix lorsqu'il lui avait adressé un « Joyeux Noël, Lorcan » qui lui avait brisé le cœur. « Il m'a dit qu'il s'appelait Cole Hawkins. Je l'ai accompagné jusqu'à son motel parce que... » Il marqua une pause, frappé par l'hésitation. « ...parce que c'était le soir de Noël et que James me manquait tellement. »

Lui vivait au moins, se mordant la lèvre pour ne pas succomber à cette nausée qu'il sentait monter, pour ne pas pleurer sous la pression de ce poing d'acier qui lui tordait les entrailles. Ces rencontres horribles, et pourtant enivrantes, avec cet homme le lacéraient pour le laisser languissant dans une mer de sel qui le brûlait d'un brasier qu'aucune eau n'éteindrait jamais.

Et lui, pitoyablement, crevait de le revoir. Avec pas plus de courage qu'un camé en manque face une bonne seringue à s'envoyer directement dans les veines, Lorcan tourna ses yeux blafards vers Mike, n'ayant pour seul réconfort, que cette souffrance immense qu'ils avaient en commun. « Il ne me dira rien si je lui parle de James. Il prétend être un ex-militaire, révoqué il y a deux ans à cause de ses blessures. » Avant que Mike ne réagisse à cette information, il ajouta. « Oui, je sais. Deux ans, comme lui... »

Un silence tomba là-dessus, seulement perturbé par les pas de velours de Sheitane, probablement perturbé par l'agitation de son maître. Lorcan nota distraitement qu'il n'y avait personne d'autre dans la maison. Personne pour retenir Mike, s'il décidait d'aller confronter directement Cole. Chose qu'il ne pouvait se permettre. Pas déjà, pas comme ça.

« J'ai fouillé dans ses affaires. J'ai trouvé le document de décharge de l'armée et sa carte d'identité. Tout ça... ça a pas de sens, Mike. James me ferait jamais une chose pareille. »

Jamais.
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Ven 5 Fév 2016 - 11:35




With Lorcan
Move your ass from my bed !

T
ournant dans la pièce tel un lion en cage, je me conduis plus égoïstement que jamais alors que tu es d'autant plus en proie à ce profond trouble comparé à moi qui vient de l'apprendre et qui ne comprend encore pas tout. La frustration me pousse à te balancer limite d'un ton excédé par l'impatience et l'incompréhension.

- Où t'as eu ça ?! Dis-moi tout putain de merde !

« Je lui ai volé ! » t'écris-tu soudain. Ta voix est rauque, fatiguée, autant que tremblante d'émotion. « Qu'est-ce que j'étais supposé faire d'autre ? »

Je me laisse tomber dans le fauteuil, la tête plongée entre les mains.

« Ça peut pas être – il peut pas être... »

Tu te relèves et t'appuies contre la cheminée, le regard perdu. Je devrais te soutenir mais j'ai l'impression de crouler sous le poids de tout ce que tu me révèles au fur et à mesure. Et plus tu m'en dévoiles, plus je suis paumé.

« Je l'ai croisé deux fois. Je revenais du cimetière, j'ai cru voir un fantôme. »

Tu marques un temps d'arrêt. Je comprends toute la difficulté que tu as à évoquer tout ça.

« Il m'a dit qu'il s'appelait Cole Hawkins. Je l'ai accompagné jusqu'à son motel parce que... »

Tu sembles hésiter. Je relève les yeux sur toi et me frotte le visage.

« ...parce que c'était le soir de Noël et que James me manquait tellement. »

- Attends ... tu t'es envoyé en l'air avec ce mec ?!

Rien que de balancer ça, j'ai l'impression de me plier à une mascarade. "Ce mec" ... mais ce mec ne peut être que James ! Il lui ressemble trop pour que ce soit un hasard. Je lâche un profond soupir. Je ne voulais pas te juger. Tu finis par déclarer qu'il serait inutile d'aborder le cas de James, que ce dénommé Cole ne dirait rien. Je ne comprends pas sur le moment.

« Il prétend être un ex-militaire, révoqué il y a deux ans à cause de ses blessures. »

Avant même que je ne relève tes propos, tu soulignes ma pensée.

« Oui, je sais. Deux ans, comme lui... »

Un lourd silence tombe.

- C'est pas possible. Comment ... putain comment ... ?! me fis-je la réflexion à voix haute, complètement plongé dans le trouble.

« J'ai fouillé dans ses affaires. J'ai trouvé le document de décharge de l'armée et sa carte d'identité. Tout ça... ça a pas de sens, Mike. James me ferait jamais une chose pareille. »

Je me redresse enfin et viens prendre appui sur ton épaule. Un geste de réconfort autant que du soutien que je recherche moi aussi.

- Il fut un temps où il était très renfermé, rappelles-toi de ce que tu m'as dis, dis-je en faisant référence à un lointain passé. Mais je me reprends aussitôt. Mais le James que j'ai connu par la suite ne t'aurait pas joué un tour pareil, quelles qu'en soient les raisons et conséquences.

- Tu as dis que tu l'avais rencontré dans le cimetière où se trouve James ? Sais-tu ce qui l'amenait ici ? Ce serait une piste à creuser ? tentais-je de réfléchir calmement.

En effet, dans mon esprit embrumé par l'alcool j’ai cru t'entendre dire que tu l'avais croisé au cimetière même et non en revenant, et il a cheminé l'idée en moi que si ce "Cole" s'était rendu là-bas, c'est forcément motivé par une raison, et s'il y connaissait quelqu'un qui repose là, il y aurait certainement matière à remonter jusqu'à des personnes bien vivantes qui comptent parmi l'entourage du défunt, et qui permettraient de voir si nos doutes à tous les deux sont fondés sans avoir à mettre ce dernier trop brutalement devant les faits dans un premier temps. Mais tout ce bordel dans ma tête est juste du au fait que j’ai mal compris tes propos précédents. Je suis tellement noyé dans mon propre trouble que je ne comprends plus qu'à moitié ce que tu me dis.

- Que lui as-tu dis ? Que sait-il ? me montrais-je ensuite plus curieux de comprendre comment tu parviens à gérer et aborder la situation.

De mon côté, je m'efforce de ne pas laisser mon impulsivité prendre le dessus. Je vide mon verre et m'en ressert un nouveau. Seul l'alcool parvient à calmer ce flot de pensée et me rendre peu réactif, du moins, physiquement. L'alcool tire un voile, une barrière sur mes pensées. Du moins dans un premier temps car en général, il y a la phase de surexcitation qui succède, et qui elle, pourrait me conduire sur une voie déraisonnable. Toutefois, la fatigue permettra aisément de ne pas m'en donner la force. Je suis juste complètement KO. Seules les informations que tu me donnes parviennent à mon esprit, un peu comme si je les stockais sans pouvoir réagir sur le vif. C'est sans doute rassurant pour toi. Ça l'est dans un sens, également pour moi. Ça m'évite de te mettre dans une situation que tu redouterais.



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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Ven 5 Fév 2016 - 17:30

Move your ass from my bed !
 
Mike n'irradiait plus cette colère qui faisait tressaillir Lorcan. Si bien que le jeune homme se relaxa légèrement au contact de sa main contre son épaule. « Il fut un temps où il était très renfermé, rappelles-toi de ce que tu m'as dis » « Je sais... » murmura t-il dans un souffle. Il venait de perdre ses parents alors. Peut-être serait-il devenu ce que Cole était aujourd'hui si les Blythe ne l'avaient pas recueilli et entouré songea t-il avec amertume. « Mais le James que j'ai connu par la suite ne t'aurait pas joué un tour pareil, quelles qu'en soient les raisons et conséquences. »

Alors pourquoi?

La question planait, lourde de mystères et, Lorcan le craignait, de conséquences encore nébuleuses. Un vent de chaos soufflait dans sa direction, et lorsqu'il comprendrait le fin de mot de l'histoire il serait trop tard pour se protéger.

Il couvrit la main de Mike un bref instant. Une reconnaissance muette de son soutien. « Tu as dis que tu l'avais rencontré dans le cimetière où se trouve James ? Sais-tu ce qui l'amenait ici ? Ce serait une piste à creuser ? » Le jeune homme secoua la tête en réponse, ses sourcils froissés. « Non j'en revenais, mais lui... je ne crois pas. » A la réflexion, Cole avait l'air perdu ce soir là. Seul, et en proie aux démons qui hantaient constamment ses pas. Comme si une simple balade nocturne pouvait éloigner ce genre de noirceur. Tout compte fait, Lorcan n'était peut-être pas le seul naïf de l'histoire.

Mike se resservit un verre. Lorcan se descella de la cheminée pour s'emparer de son café. La tasse fumante entre ses mains brûlait ses paumes, mais c'était une douleur bienvenue. Réelle. Tangible. Il s'assit dans le canapé de nouveau, se forçant à la réflexion que Mike lui imposait à présent. Le jeune homme le darda d'un regard prudent, comme s'il était une bombe prête à exploser.

« Que lui as-tu dis ? Que sait-il ? »

Lorcan plongea le nez dans sa tasse. Mike allait confronter Cole. Pas ce soir.Il s'adonnerait à un plaquage en règle s'il faisait seulement mine de bouger de sa baraque... et il se ferait plus mal qu'à lui mais l'idée était là. Mike ne laisserait pas passer, et mieux valait qu'il sache dans quel nid à embrouilles il s'était fourré.

« Il sait que j'ai perdu un homme que j'aimais. » confessa t-il du bout des lèvres. « Il ne sait pas son nom, ni pour le mariage, ni pour les garçons. Et il n'y a pas réagi non plus, sauf pour me dire que lui aussi avait perdu quelqu'un. » Qui était l'une des grandes inconnues de l'équation. Lorcan avait bien tenté de lui soutirer quelques informations mais l'homme était plus fermé qu'une huître récalcitrante. Il avala une gorgée de café en remettant de l'ordre dans ses idées. Ce n'était pas chose facile tant il se sentait vaseux et écrasé de fatigue. Mike n'avait pas la tête de bons jours non plus, et le jeune homme s'en voulu de lui avoir imposé sa crise d'angoisse au beau milieu de la nuit. Avec un soupire, il opta pour un rapport de ce qu'il avait appris. « J'en sais pas énormément. Il voyage de ville en ville, mais je sais pas ce qu'il cherche... peut-être cette personne qu'il a perdu. Il souffre du syndrome de stress post traumatique, et si il a été démobilisé, c'est certainement à cause de sa blessure à la jambe. » Lorcan releva les yeux tout à coup, un air de... et bien un air de papa en colère sur le visage. « Et me demande pas dans quel contexte j'ai vu ses cicatrices, je me suis flagellé tout seul comme un grand à ce sujet. » Nope, il n'assumait toujours pas. « Bref, c'est pas beau à voir. A part ça... Il a aucune conversation. » Dieu qu'il avait eu envie de le frapper. Mike allait le frapper. Lorcan ne voulait tellement pas être là quand ces deux là allaient se rencontrer. « Et c'est à peu près tout » Il se gratta le cuir chevelu en quête d'autres détails, mais à part son addiction pour la clope rien ne lui venait.

Un nouvel gorgée de café humidifia sa gorge asséchée par l'alcool. « Il n'a rien à voir avec James. » Et ça faisait mal. Dieu que ça faisait mal. Un instant, Lorcan se contenta de laisser cette possible réalité effleurer son esprit, puis il releva ses yeux fauves intrigués vers Mike et s'entendit demander. « Qu'est-ce que tu ferais toi ?...  Si c'était Cara. »
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Sam 6 Fév 2016 - 11:44





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T
u sembles ployer un instant sous mes interrogations, l'air de craindre le pire. Puis tu te décides à parler. Ce Cole sait juste que tu as perdu l'homme que tu aimais et ce qui me fait tiquer, c'est que tu avances que lui aussi t'a dit avoir perdu quelqu'un. Inutile de te demander si tu as eu des précisions sur la personne en question sinon tu me l'aurais déjà dis. Il me semble que c'est pourtant une piste à exploiter. Tu me signifies que tu n’en sais finalement pas beaucoup sur lui, il semble demeurer quelqu'un de mystérieux et de compliqué pour ne pas dire torturé. Pas étonnant vu le syndrome de stress post traumatique que tu avances.
Soudain, tu adoptes un autre ton et une autre expression, comme si tu voulais me stopper dans mon élan en présageant je ne sais quelle réaction de ma part.

« Et me demande pas dans quel contexte j'ai vu ses cicatrices, je me suis flagellé tout seul comme un grand à ce sujet. »

Je lève les mains devant moi, paumes en avant, l'air de dire "Hep mec, je ne comptais pas te juger." Hum, en fait je l'ai légèrement fait un peu plus tôt. Tu poursuis donc plus posément.

« Bref, c'est pas beau à voir. A part ça... Il a aucune conversation.»

- J’en connais un autre dans le genre ... .

« Et c'est à peu près tout » conclus-tu alors en te gratant la tête.


« Il n'a rien à voir avec James. »

Je peux percevoir le poids écrasant causé par ton trouble et toute ton angoisse dans ces propos. Et je me demande si je devrais vraiment m'appliquer à mes premières impressions et à ce désir de pouvoir me trouver face à ce mec. A ce mec qui ne peut être que James dans mon esprit. Mais peut-être devrais-je rester en retrait ? Te laisser le temps d'apprivoiser cet homme et en découvrir plus avant de m'imposer face à lui et risquer de tout faire foirer.

« Qu'est-ce que tu ferais toi ?... Si c'était Cara. »

Cette question me surprend autant qu'elle me déstabilise. Pour ne pas dire qu'elle me bouleverse au plus profond. Cara ... . J'appuie mon coude sur l'accoudoir du fauteuil et y prend appui, la main posée contre mon front. Si je croisais une femme qui lui ressemble, je crois que je me précipiterais dessus. Et si elle arguait qu'on ne se connait pas ... et bien ...

- Je crois que j'aurais fais exactement pareil et que je tâcherais de m'en rapprocher pour découvrir le fin mot de l'histoire. Encore faudrait-il que je parvienne à mesure mon impulsivité et ... Bordel ... tourné comme ça, c'est juste un véritable enfer d'imaginer tout le manège que ça implique. Et la patience qu'il faut avoir. C'est une sacrée prise de risques s'il venait à découvrir ce qui te motive, tout comme c’est une prise de risque de chercher à établir ce lien quoi qu'il advienne car les implications sont juste ... pfff tu captes quoi ... . Mais tu sais quoi ? Si j'avais la chance que Cara revienne dans ma vie de la sorte - je dis bien Cara parce que pour moi, ce Cole ne peut être que James, trop de coïncidences ... bref, si elle revenait de la même manière, une partie de moi aurait tendance à la mettre devant le fait accompli pour éviter qu'elle ne prenne ça comme une trahison le jour où elle découvrirait ... l'autre mènerait son enquête mais il faut pouvoir gérer sa patience. Pa sûr que j’en ai assez pour tenir. Toi en revanche ... .

Je replie les jambes pour m'installer en tailleur et croise les mains, le regard dans le vague. Aussi vague que mes propos qui me semblent n'avoir ni queue ni tête finalement.

- Dans un sens, je t'envie. Tu as une chance en quelque sorte.

Même si c’est tout sauf simple et même si ça cause un paquet de souffrance.



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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Lun 8 Fév 2016 - 18:47

Move your ass from my bed !
 
Mike avait vacillé. La question comme un coup de poignard plongé directement dans son cœur. Il y avait ce tabou autour des morts. L'interdiction de prononcer leurs noms autrement qu'en des murmures étouffés. Comme des choses sales et honteuses. Lorcan n'était pas de ceux là.

Le naturel voulait qu'il esquisse un geste, se présente en soutien. Il n'en fit rien. Les gestes étaient dépourvus de sens ce soir. Autant que le retour du mari prodigue qui faisait mine d'être un étranger seulement porté là par un vent traître et hasardeux.

Puis la voix de Mike s'éleva de nouveau. Plus certaine que ce que le jeune homme s'était imaginé. Mener l'enquête, ils étaient d'accord. La prise de risque pour lui-même n'effleurait Lorcan que de loin. Il s'inquiétait pour Zach et Nathan en revanche. Que faire si leur père était de retour en ville dans une gigantesque mascarade ? Grotesque. C'était grotesque et dégueulasse. Une comédie à échelle cosmique. Sauf que ce n'est pas vraiment une comédie si personne n'est heureux. Et Lorcan ne mettrait pas en jeu le fragile équilibre sur lequel les garçons avaient bâti leur existence après la disparition de James.

C'était tout le risque de mettre Cole devant le fait accompli. Engager ses enfants – les leurs ? – dans ce terrain miné ? Non, jamais. Quand bien même il y avait James derrière le masque du soldat, il n'approcherait pas des garçons avant d'avoir montré patte blanche.

« Dans un sens, je t'envie. Tu as une chance en quelque sorte. »

« Une chance... » répéta Lorcan, pesant les mots avec circonspection. Il planta ses yeux sur Mike, au moins aussi perdu que lui. Comme deux cons à gratter la terre avant de foutre le pied sur la mine qui les ferait sauter tous les deux. Peut-être que Mike s'en tirerait avec moins de dégâts. Pourtant, il avait aimé sincèrement James, et le jeune homme percevait son bouleversement. D'un ton bas, qui n'était un murmure, il ajouta. « Je voudrais y croire. »

Même si ça semblait trop beau pour être vrai, et que cette chance n'en était qu'une de s'ouvrir les veines. Lorcan y avait résisté la première fois. Il n'était pas certain de pouvoir voir et perdre de nouveau le visage de James sans en payer les conséquences. « Est-ce que tu pourrais aller le voir ? » s'entendit-il demander. Parce qu'après avoir réveillé Mike en pleine nuit et ramené le souvenir de la femme qu'il avait perdu, il n'était plus à ça près. « On sait tous les deux que je suis incapable d'être objectif. Quand je le vois, je vois mon mari. Mes parents... ils vont lui sauter dessus et le harceler de questions, ils avaient déjà adopté James dans la famille bien avant que je l'épouse. » Lorcan haussa les épaules. Si Cole voyait les trois Blythe radiner dans sa vie, il allait fuir plus vite que si les hordes de l'enfer étaient à ses trousses.

Ce qui l'amenait à la seule conclusion possible.

« Je n'ai que toi, Mike. »

Ça avait des airs de chantage affectif. Presque une prise en otage d'une loyauté qu'il ne lui devait pas. Mike avait déjà accompli son service auprès des Blythe. Il ne leur devait plus rien, du moins pas au fils qui le dardait à présent de ses yeux de chaton perdu, comme si Mike était une sorte de Messie.

« J'arriverai pas à résoudre cette énigme tout seul. »
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Jeu 11 Fév 2016 - 11:27





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J
'ai le sentiment de dire une connerie ou quelque chose de déplacé au moment où je prononce ces mots .. .

« Dans un sens, je t'envie. Tu as une chance en quelque sorte. »

« Une chance... » dis-tu perdu. « Je voudrais y croire. »

J'aimerais pouvoir t'aider à éclaircir tout ça. Mais pas de cette manière, pas comme tu me le demandes présentement.

- Aller le trouver ?!

Mon visage se ferme.

« On sait tous les deux que je suis incapable d'être objectif. Quand je le vois, je vois mon mari. Mes parents... ils vont lui sauter dessus et le harceler de questions, ils avaient déjà adopté James dans la famille bien avant que je l'épouse. »

Aucun mot ne parvient à franchir la barrière de mes lèvres. Et moi alors ?! Je peux demeurer objectif face à celui qui était autrefois mon pote ? Comme je le songeais un bref instant plus tôt, il me semble que l'option de rester en retrait dans un premier temps est la meilleure.

« Je n'ai que toi, Mike. »

- Me demande pas ça. Tu sais que je suis impulsif, je ne ferais que créer le trouble et semer une sacrée merde. Il me semble plus simple de te laisser le temps de l'apprivoiser et en découvrir plus avant de m'imposer face à lui et risquer de tout faire foirer. Comment suis-je censé l'aborder et établir un semblant de lien en sachant que de prime abord, côté sociabilité, je suis loin d'être au top ? Lorcan ... que veux-tu que je lui dise et comment crois-tu que je parviendrais à contenir mon côté direct et impatient ?! Faire appel à moi risque juste de tout faire merder et de semer la confusion dans son esprit car tu sais que je ne saurais jouer la comédie très longtemps.

Je ne suis pas forcément subtile. Je ne vois pas comment je pourrais trouver le moyen de l'aborder, sans compter que le but serait d'apprendre à le connaitre pour parvenir à en découvrir plus. Des choses qui en soit, prennent du temps et de la délicatesse. Et ce genre de truc finit par se remarquer. Le retourner contre moi ou risquer de le braquer et le froisser n'est pas une solution qui m'apparait clair sur l'instant. Il va me falloir du temps pour y songer.

- Hey ! Arrête avec ce regard de chiot ! ne m'emportais-je qu'à demi.

Je me redresse et arpente une nouvelle fois la pièce, bouteille en main.

- Laisse moi le temps. Sauf si tu as la solution miracle.

Je m'appuie contre le mur face à toi et passe une main sur ma nuque, le regard errant sur le sol avant de le tourner de nouveau vers toi. Je suis complètement perturbé. Même si je me refuse trop tôt à cette confrontation, je sais désormais que je risque de le croiser à tout moment en ville. Je ne suis vraiment pas sûr de parvenir à contenir mon impulsivité et ma franchise. La comédie, très peu pour moi. Et quand j'ai une idée calée dans la tête, je n'en démords pas. En cela, cette dernière résulte en ma croyance. Celle qui s'est insinuée dans mon esprit au vu des éléments révélateurs qui tendent à prouver que Cole n'est autre que James. La mémoire et quelques bouts de gras en moins. Comment faire face sans tout ruiner ?!

- Qu'est-ce qui te pousse à me faire confiance de la sorte ? Je suis tout sauf prévisible Lo ... .



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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Jeu 11 Fév 2016 - 20:45

Move your ass from my bed !
 
Oh si Lorcan lui demanderait cette faveur, et il n'en démordrait pas. « Hey ! Arrête avec ce regard de chiot ! » l'accusa Mike en retrouvant la compagnie de sa bouteille. Manque de chance pour lui, Lorcan était tenace. Et il avait une bonne demi-douzaine d'arguments dans sa besace.

« Laisse moi le temps. Sauf si tu as la solution miracle.  »

« Mike, si j'avais la solution miracle je serais pas là à t'emmerder. » remarqua t-il, toujours aussi sans-gène. L'alcool continuait son bonhomme de chemin dans ses veines, mais Lorcan n'était pas totalement ivre. Plus il posait le problème sur la table avec Mike, plus la situation lui apparaissait clairement, avec ses tenants et ses aboutissants passablement merdiques.

Après avoir tourné comme un lion en cage, Mike retrouva son regard. « Qu'est-ce qui te pousse à me faire confiance de la sorte ? Je suis tout sauf prévisible Lo ... »

Le jeune homme darda un regard étrécit en direction de son aîné. « Tu crois que je te demande ça de gaieté de cœur ? » demanda t-il plus sèchement qu'il ne l'avait voulu. Lorcan n'y pouvait rien, okay ? Il avait passé la soirée à contempler le visage de son mari en se rongeant les ongles jusqu'au sang. La tout de suite, il manquait légèrement de patience et de diplomatie. « Tu crois qu'on vit dans le pays de Candy où tout est tellement beau et gentil, qu'après m'avoir fait sa petite comédie, il va gentiment m'avouer être James et tout repartira comme avant ? » Il ne fallait pas rêver. Depuis quand Lorcan Blythe avait de la chance ? « Merde Mike, ya des jours où je m'imagine que James est là, bien vivant à côté de moi. Comme une putain d'hallucination ! A quel moment je suis assez patient et qualifié pour ce genre de truc ? » S'il se permettait ce genre de confession, c'est parce que c'était Mike. Mike qui devait bien se douter que tout ne tournait pas rond dans sa caboche endommagée et qui ne l'enverrait pas directement dans l'asile le plus proche à grand coups de pied au cul.

Et il y avait pire que la santé mentale discutable de Lorcan. « Et à ton avis, combien de temps il faudra avant qu'il croise Zach à la sortie de l'école ? » questionna t-il avec plus d'angoisse que d'emportement. « Nate était encore tout petit quand il a perdu son père, mais Zach, il se souvient parfaitement de lui. Qu'est-ce que je suis supposé faire le jour où il va tomber dessus dans la rue et l'appeler papa ? » Comme si tout ce bordel avait besoin de Mike et de son sang froid inexistant pour être encore plus foireux ! Il suffisait d'une bête rencontre hasardeuse et le tour était joué !

C'était à s'arracher les yeux. Lorcan se planqua derrière son café, méditant finalement aux derniers propos de Mike. Il en sirota quelques longues gorgées le temps de tasser le merdier dans sa tête. « Je sais que t'es pas franchement du genre prévisible, mais scoop du jour, je ne le suis pas non plus. Et j'aime autant t'envoyer en mission en sachant que t'auras la pression et que ça t'évitera peut-être de faire une connerie, que d'attendre qu'il te tombe dessus un beau jour et que le résultat soit le même, ou pire. » dit-il dans un premier temps. « Et je ne connais personne de plus à même que toi pour lui parler, parce que si c'est James qui en vient à se faire passer pour un autre, c'est qu'il a sacrément besoin d'aide. Moi ? Je serais incapable de lui pardonner, ou même d'essayer de comprendre. » Il était question de son mari. Il y avait eu des promesses d'amour et d'avenir scellées. Quoi qu'il se passe entre eux, Lorcan savait que ce serait forcément destructeur. « Alors que toi... C'est toi qui m'as remis sur les rails quand j'en avais le plus besoin. Je dis pas que t'y été avec tact et douceur avec moi, mais quand je refusais d'écouter les autres, même mes amis, même mes parents – toi je t'ai entendu. » Lorcan ne savait toujours pas s'il avait s'agit à l'époque d'une stratégie paternelle, ou si le vieux lui avait simplement envoyé Mike en croisant les doigts très fort. Avec le père Blythe, on n'était jamais certain. En attendant, coup de poker ou pas, ça avait fonctionné. Mike l'avait pris sous son aile le temps qu'il accepte de revoler à nouveau avec les siennes. Lorcan n'allait pas dire de lui qu'il était tendre, parce que ça serait mentir. L'homme était un gros bourrin dans ses mauvais jours et son camion était plus aimable. Mais s'il savait une chose avec une absolue certitude, c'est que si Cole était James, et qu'il était aussi paumé que lui avait pu l'être à une époque, Mike pourrait être une bonne influence. En fait, s'il devait y avoir une bonne influence dans toute cette merde, ça serait lui. « Je te fais confiance parce que quoi que tu en penses, sans toi, j'aurais perdu mon job et la garde des garçons. »
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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Jeu 18 Fév 2016 - 14:18




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F
ace à mon interrogation, tu sembles glisser sur moi un étrange regard. Puis tu finis par me balancer quelque chose qui me hérisse le poil.

« Tu crois qu'on vit dans le pays de Candy où tout est tellement beau et gentil, qu'après m'avoir fait sa petite comédie, il va gentiment m'avouer être James et tout repartira comme avant ? »

- Tu te fous de moi Lo ?! Quand j'ai dis ça et depuis quand j'aurais choppé cette mentalité ?!! m'emportais-je l'espace d'un instant.

Je frappe du poing sur le support puis te fais signe d'oublier mon bref emportement. Je comprends finalement ce que tu as voulu me dire par ces propos et où tu veux en venir. En cela que tu finis par étaler tes craintes et tes doutes. Je réalise en effet que Zach se souvient parfaitement de James, et que s'il le croise, ça sera une belle merde. Le regard plongé dans ton café alors qu'un instant de silence s'installe entre nous, tu finis par dire :

« Je sais que t'es pas franchement du genre prévisible, mais scoop du jour, je ne le suis pas non plus. Et j'aime autant t'envoyer en mission en sachant que t'auras la pression et que ça t'évitera peut-être de faire une connerie, que d'attendre qu'il te tombe dessus un beau jour et que le résultat soit le même, ou pire. »

Je ne sais pas quoi en penser.

« Et je ne connais personne de plus à même que toi pour lui parler, parce que si c'est James qui en vient à se faire passer pour un autre, c'est qu'il a sacrément besoin d'aide. Moi ? Je serais incapable de lui pardonner, ou même d'essayer de comprendre. Alors que toi... C'est toi qui m'as remis sur les rails quand j'en avais le plus besoin. Je dis pas que t'y as été avec tact et douceur avec moi, mais quand je refusais d'écouter les autres, même mes amis, même mes parents – toi je t'ai entendu. »

Je cerne mieux ce que tu me demandes. Je reste néanmoins sans dire un mot, pensif. Si j'ai vraiment le don ou disons l'art de faire bouger les choses sans forcément faire grand chose, peut-être que ça vaut le coup en effet. Appelons ça de l'influence. J'aimerais pouvoir en avoir sur mon fils parfois ... .

« Je te fais confiance parce que quoi que tu en penses, sans toi, j'aurais perdu mon job et la garde des garçons. »

- Stop, ok. J'te laisserais pas dans cette panade, ça te va ? Mais laisse-moi faire les choses à ma manière.



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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Ven 19 Fév 2016 - 3:46

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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike] Dim 5 Juin 2016 - 15:33

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MessageSujet: Re: Move your ass from my bed ! [Lorcan & Mike]

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