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 Hasard improbable [Terrie + Chris]

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MessageSujet: Hasard improbable [Terrie + Chris] Sam 16 Jan 2016 - 12:13

► Ce RP se déroule début février 2016, aux alentours du 7 ou 9.




   
   With Terrie
   Hasard improbable.
Ce RP se déroule début février 2016, aux alentours du 7 ou 9.

L
a lumière du soleil s'infiltre à l'intérieur de la chambre par le velux. La neige s'amoncèle sur le bord de l'ouverture, un restant de neige persistant qui demeure sur les toits des maisons alentours. Étendu sur le dos, un bras posé derrière la tête, j'observe le ciel.  Je me trouve chez des amis pour un rassemblement de potes bikers avec qui il m'est déjà arrivé de faire des virées. J'avais besoin de changer d'air et de m'occuper. Je me trouve toujours dans l'Idaho, à environ 89 kilomètres au nord-est de Lewiston, il faut compter environ deux heures et demi de route pour venir jusqu'ici. L'endroit est magnifique, la ville a son propre charme ainsi nichée au cœur de la vallée. Un charme qui opère sur moi, amoureux de la nature qui entour le lieu.


Je suis l'un des premiers arrivant. Plutôt que de débarquer en même temps que tous les autres, j'ai préféré venir depuis la veille, jeudi en fin d'après-midi, comme d'autres qui eux, dorment au motel du coin, les amis qui nous ont réunis pour le week-end, ne pouvant héberger tout le monde la nuit. Nous ne sommes pas à ce point nombreux mais ils préfèrent héberger pour la nuit leurs amis les plus proches et en qui ils font confiance. D'ailleurs, ils m'ont beaucoup parlé d'une amie à eux qui doit arriver en ce vendredi matin. Tiens d'ailleurs, je me demande quelle heure il est. J’ai l'impression d'avoir roupillé plus longtemps que d'habitude. Je descends à l'étage en-dessous pour rejoindre John et Mary, ainsi que l'autre invité qui est arrivé comme moi depuis la veille et qui compte parmi la famille de nos hôtes. Je fais un petit tour par la salle de bain avant de descendre dans la cuisine. L’accueil est enthousiaste dès le matin et mon côté ourson du matin s'évapore rapidement en leur compagnie tandis qu'on s'apprête à déjeuner tous ensemble. Les autres déjeunent sans doute au motel. Mary m'informe qu'ils attendent là-bas ceux qui doivent arriver dans l’heure qui suit et qu'ils nous rejoindront ensuite ici vers midi. Il y a au moins la place pour manger à défaut de ne pas pouvoir offrir assez de couchage.

- Quand arrive la mystérieuse invitée ? demandais-je à Mary en étouffant un bâillement.

- Tu ne devrais pas tarder à faire sa connaissance, me dit-elle d'un air malicieux alors qu'on entends des pas dans l'escalier provenant de l'escalier extérieur.

Et en effet, on frappe quelques secondes plus tard à la porte. Tout le monde se lève pour aller accueillir la jeune femme. Je les suis en me postant toutefois non loin histoire de ne pas m'agglutiner comme eux trois à la porte. Mary a un regard dans ma direction et qui s'arrête un instant sur mon torse nu. Je comprends qu'elle doit craindre que je prenne froid, mais ce n'est pas un problème. La jeune femme entre après avoir salué nos hôtes et le troisième invité.
Mon cœur a un loupé. Je regarde Mary l'air interrogatif comme si elle m'avait tendue un piège. Elle ne semble pas tilter. Pas étonnant, elle ne se doute certainement pas qu'on se connait Terrie et moi. La preuve en est, elle la guide jusqu'à moi en me la présentant. On se regarde toi et moi, ne sachant que faire, puis la sentence tombe. Comme tout naturellement, tous les deux faisons alors comme si nous ne nous connaissions pas. On se plie au jeu des présentations. Je masque mon trouble tandis qu'on se retrouve ensuite ainsi tous de nouveau dans la cuisine. Je t'observe un instant tandis que vous discutez ensemble. Puis Mary parle de moi, me présentant un peu plus. Cette petite comédie du "on ne s'est jamais vu" semble devenir plus naturelle au fil des secondes. Toi et moi semblons nous plier à la perfection à ce jeu. Mais à l'intérieur, mon cœur cogne bizarrement. Peut-être que refaire ainsi connaissance peut nous permettre d'éviter à supporter quelques tensions durant ce week-end ? Vaut-il mieux faire semblant ?



Je dois dire que te voir ici a nettement plus d'impact que ce à quoi je me serais attendu si j'avais été averti. Encore faut-il qu'ils soient au courant de notre lien ... . La dernière fois qu'on s’est vus il y a environ trois semaines ou plus ... ça me semble une éternité ... tu as quitté la maison en signifiant que tu ne voulais plus jamais me revoir. Je me suis résigné à ta décision malgré le mal de chien que ça m'a fait. La colère qui m'a habité lorsque j'ai quitté Lily m'a démonté et m'a remplit de haine, mais le sentiment qui m'a possédé lorsque tu as coupé les ponts avec moi, quant à lui, a eu d'autant plus d'impact. Peut-être parce qu'on se connaissait depuis si longtemps, peut-être parce que c’est toute une partie de ma vie que j’ai perdu et sans doute aussi parce que les regrets que j’ai éprouvé alors, ont été sans nuls autres pareils. Les regrets pour ce que je t'ai fais avant Lily puis après elle. A croire que j'ai fais la crise de la quarantaine en avance ... . Non, rien ne peux justifier cet écart de ma part. Vraiment rien.
Je ne peux toutefois me permettre de revenir là-dessus. Tu as pris ta décision, je me dois de la respecter. Je n'ai aucun droit de venir gâcher ton week-end ici en revenant sur le sujet ... quelque soit le côté improbable du hasard de notre rencontre en ce lieu qui tend à me dire que ceci a forcément une signification, comme un signe du destin. Y croirais-je encore ?



WILDBIRD


Dernière édition par Chris Crow le Ven 22 Avr 2016 - 14:32, édité 2 fois
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Sam 16 Jan 2016 - 14:35

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
J’ai bien essayé de dire non, à plusieurs reprises. J’avais réussi à convaincre Chester que je ne viendrais pas à ce rassemblement, parce que je n’en avais pas envie pour commencer, puis je n’avais même plus de moto. À quoi bon se rendre à un rassemblement de motards sans moto, je vous le demande… Ce que je n’avais pas prévu, c’est que Mary ne satisfasse pas de mon refus, même si j’aurai dû m’en douter. Chester lui a probablement parlé de notre échange téléphonique, et du fait que j’avais décidé de ne pas venir, si bien que le lendemain, c’est Mary qui m’appelait et elle n’avait pas lâché l’affaire jusqu’à que je dise non. Mes arguments n’avaient aucun poids face à sa détermination. Que je n’ai pas envie de venir, c’était de la mauvaise foi. Que je n’ai pas ou plus de moto, c’était un détail. Que je sois occupée, ce n’était rien d’autre qu’une excuse… Après plus d’une heure au téléphone, j’avais craqué. « C’est bon, je viendrai. » Lui avais-je soufflé agacée par son insistance.  La fin de la semaine était arrivée plus vite que je ne l’aurai cru, et je me levais tôt ce vendredi matin pour me rendre à environ 90 km au nord-est de Lewiston. En l’absence de moto, j’avais bien évidemment fait le voyage avec mon vieux pick-up, après avoir laissé Heimdall et Fenrir à Danny. Ils l’adorent, et elle les aime tout autant. Ça m’a paru un bon compromis pour ce week-end, pour ne pas imposer mes deux bergers allemands à Mary et John.

Durant le trajet, je réfléchis un peu la conversation que j’ai eue avec Mary. Elle ne veut pas d’un rassemblement de motards sans moi, et elle a tout fait pour que je ne puisse plus dire non. Elle a prévu une de ses chambres d’amis pour moi, comme pour Chester et une troisième personne que je ne connais pas, elle ne m’a dit son nom. Je ne sais pas combien de temps j’ai mis, mais j’arrive bientôt chez Mary et John, et pendant une seconde je me demande si je ne peux pas encore faire demi-tour… Cela ne fait pas si longtemps que j’ai compris que j’allais bien plus mal que je ne le croyais, ou excessivement moins bien que ce que je veux faire croire. Quand je me gare devant chez Mary et John, j’essaie de chasser ses pensées, au moins pour le week-end… si j’essayais de profiter de la présence de mes amis plutôt que de me laisse envahir par des questions sans réponse qui me foutent le cafard…

Je descends de voiture en saisissant mon sac et me dirige directement vers les escaliers que je monte tranquillement. Je frappe à la porte et je n’attends pas plus que quelques secondes avant qu’on vienne m’ouvrir. À les voir tous les trois agglutinés devant la porte, je me dis que je leur ai manqué, c’est certain. Mary est la première à me sauter au cou et me plaque une bise sur la joue.

« Tu m’as tellement manqué. » Me dit-elle, après cette bise. Elle me serre dans ses bras, avant de laisser la place à John, qui en profite pour me débarrasser de mon sac après une courte étreinte.
« Tu te fais toujours autant désirée, hein ? » Me lâche Chester, alors qu’il passe un bras autour de mon cou, avant de me laisser une bise sur la joue aussi. D’eux non plus je n’ai pas de souvenir, mais ils sont venus me voir à l’hôpital à ma sortie du coma – je me demande comment ils ont su d’ailleurs – et on a longuement discuté. Ils ont voulu rétablir le lien, parce que même si nous nous sommes connus grâce à la moto, nous sommes aussi devenus des amis, et ça ne leur importe pas qu’aujourd’hui je n’en ai pas.

On s’avance tous les trois dans le couloir, et Mary veut alors me présenter le troisième invité. Elle n’a pas vraiment besoin de le faire mais apparemment aucun d’entre eux ne sait que Chris et moi nous connaissons. Notre dernière rencontre date d’un peu plus de trois semaines, de cette nuit où je suis venue te trouver dans cette grange dont je t’ai sortie pour finalement te ramener chez toi et finir par te dire, après un long monologue, que je ne veux plus jamais te revoir. Et je ne t’ai pas revu… jusqu’à maintenant.
Étrangement je feins, tout comme toi, de ne pas te connaître. Je laisse Mary faire les présentations, je lâche tout juste un « Enchantée » mais je masque ma colère à ton égard… Je n’ai aucune envie de m’étendre sur ce qui nous lie, toi et moi, et pendant un moment je songe à trouver une excuse pour déjà partir. Visiblement je n’ai toujours pas envie de te voir.

« C’est marrant ça, vous êtes tous les deux de Lewiston, et vous ne vous connaissez pas. » Lâche Mary alors qu’elle me parle de toi depuis quelques minutes. Elle ignore que j’en sais beaucoup plus sur toi qu’elle-même.
« Oh oui, hilarant. » Répondis-je avec ironie. Ce qui est surtout hilarant, c’est qu’après trois semaines dans la même ville sans se croiser une seule fois, on se retrouve précisément ici, toi comme moi, avec des gens que nous connaissons tous les deux, mais qui ignorent ce fait.
« T’sais que t’es ronchon, ma belle. » Lâche Chester, ce qui a pour effet de me faire lever les yeux au ciel, alors qu’il me propose un café que je refuse.
« Nouveau trait de caractère depuis… enfin vous savez. » Je ne dis rien de plus, ils sont tous au courant que j’ai eu un accident, que je suis tombée dans le coma et que je me suis réveillée amnésique. Mary se tourne alors vers Chris, et parle de mon accident avec un naturel déconcertant.
« Terrie a eu un grave accident, il y a presque deux ans. Moto contre voiture. Elle est tombée dans le coma, et elle s’est réveillée amnésique. Depuis on la trouve un peu plus ronchon qu’avant. » T’explique-t-elle.
« Le type s’est barré en plus. » Ajoute John.

Pour la première fois depuis le début de la conversation, je pose les yeux sur toi. Mary et John t’expliquent une chose que laquelle tu en sais bien plus qu’eux. Toi tu sais que ce n’était pas un accident. Tu sais que quelqu’un a voulu me tuer. Tu savais aussi que j’avais besoin de toi, mais tu n’as été là… Mon regard est plein de ce reproche, mais il n’y a bien que toi qui peux le comprendre. Si j’ai été surprise de te trouver ici, je n’en ai rien laissé paraître. Je ne veux pas avoir à m’expliquer devant John, Mary et Chester. Nous avons eu tout deux le même réflexe, de feindre de ne pas nous connaître, et nous voilà piégés dans une comédie que je ne suis pas certaine d’avoir envie de jouer.

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Sam 16 Jan 2016 - 17:10



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

C
hester glisse une réflexion à ton encontre qui ne me plait guère. Un soupçon de jalousie me gagne malgré moi à le voir être aussi familier avec toi. Ma mâchoire se crispe un instant puis Mary fait référence à ton accident. J'écoute sans manifester de réaction si ce n'est un haussement de sourcil volontaire pour marquer au moins une réaction afin de souligner le sentiment de légère surprise. Évoquer ceci n'est pas sans faire remonter quelques souvenirs. Quand je dis que j'ai merdé avec toi, ça remonte bien avant Lily. Je me rappelle ma frustration face à tes secrets, je me rappelle ma colère. Je me rappelle tout ces détails que j’ai laissé me submerger pour finalement m'éloigner de toi comme un lâche. Je déteste la façon dont j’ai réagi mais il est trop tard pour y faire quoi que ce soit. Je ne suis certainement bon pour personne. Mon tempérament est trop vif pour qu'on puisse me supporter sur le long terme. C’est sans doute mieux comme ça. Ça évite les déceptions. Des déceptions que j'inflige malheureusement aux autres.

Je ne manque pas, malgré le file de mes pensées, de remarquer ton regard sur moi et cette rancune glaciale qui a remplacé la lueur qui s'y trouvait autrefois. Malgré ça, je soutiens ton regard. Je ne saurais dire quelle expression j'affiche. Je comprend toute la difficulté de rester neutre présentement. Neutre sans que tu n'y vois une froideur aveuglante. Neutre sans que tu ne t'imagines que je suis insensible à ta présence.
Le week-end va être dur pour le moral.

On frappe à la porte une petite heure après le petit-déjeuner. Des voix résonnent derrière. Je n'avais même pas fait attention au vacarme des motos. Trop perdu dans mes pensées alors que nous sommes désormais dans le salon. L'idée de base était de venir se vider l'esprit ici. C’est loupé. Plus les minutes défilent, plus je me trouve en ta présence et plus je songe que je ne peux pas rester sans rien tenter. Mais pour l'heure, du monde débarque. Je retrouve quelques potes et connaissances. Je t'observe de temps à autre. Toi aussi tu en connais quelques-uns dans le lot. Mon regard qui s’attarde ainsi sur toi attire l'attention de Mary qui me demande si j'en pincerais pour toi par hasard. Je fais ma mine renfrognée mais elle n'est pas décidée à en rester là.

- Terrie est très belle, n'est-ce pas ? Vous feriez un joli couple. Dire que vous êtes tous deux du même coin, je n’en reviens pas. Et toi gros ours, pas étonnant que tu ne l'ai jamais croisé jusqu'ici hein ?! Si tu n'es pas au boulot tu te perds longuement en forêt, pas vrai ? T'arrive-t-il seulement de croiser une personne autre que de ta famille ou de ceux de la Réserve ? Regarde la un peu et dis-moi qu'elle ne te plais pas.

- Arrête avec ça Mary. Y'a rien du tout.

- Arrête, je connais ce regard. Ça ne trompe pas. Pourquoi tu sembles penser que personne ne pourrait envisager de partager sa vie avec toi ?

- Sans doute ma réputation d'ours ... .

- Tu sais, j’ai surpris son regard plusieurs fois s'égarer sur toi.

- Mary. Stop.

- Ok ok ... !  Mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! me glisse-t-elle avec le sourire.

Et merde ! Bordel, quand Mary décide de s'en mêler, y'a pas moyen de la raisonner. Et réagir trop vivement risquerait de lui mettre la puce à l'oreille. Je pourrais dire que tu ne me plais pas, que tu m'intrigues juste. Mais ça ne fonctionnerait pas.
Mary, c'est un peu comme une mère. On s’est connus il y a un paquet d'années et il ne lui a pas fallu bien longtemps pour se montrer bien plus attentionnée et clairvoyante que ne l'a jamais été ma propre mère.
Je laisse échapper un soupir résigné lorsqu'elle m'interpelle soudain pour me demander un service.

- Draven, tu pourrais aller récupérer les entrées commandées chez le traiteur, ainsi que les fleurs commandées chez le fleuriste ? Fais-toi aider de Terrie, tu veux ?

- Des fleurs ? Bon sang, c'est une réunion de bikers, pas un foutu dîner mondain Mary ... je m'en occupe seul, pas besoin d'aide, je saurais gérer. Laisse-la discuter avec ses amis.

- Nope mon grand, hors de question que les fleurs atterrissent en vrac dans la voiture. Terrie, tu veux venir deux minutes ? t'appelle-t-elle alors ensuite.

Je ne te laisse pas le temps de débarquer dans la cuisine que je trouve le prétexte de me fumer une clope et m'éclipser sur la terrasse le temps que vous en discutiez. Peut-être que tes arguments à toi t'éviteront d'avoir à supporter cette course en ma compagnie.



Finalement, Mary a raison de nous. Nous nous retrouvons à bord de sa voiture dont elle m'a refilé les clés. Le trajet pour aller en ville est silencieux. Nous récupérons les entrées chez le traiteur à deux vu le nombre de plats. Quelques couples attendent avant nous. Je me demande ce que ce serait de venir accompagné de ma femme. J'imagine les gestes tendres, les sourires, les réflexions des marchands qui nous connaitraient au fil des années et qui envieraient notre couple. Je songe à trop de choses d'un coup. Mon esprit déraisonne totalement. J'ai envie de te laisser t'en occuper pour sortir prendre l'air mais je tiens bon. Pourquoi ce flot de pensées habite mon esprit ? C'est si soudain d'en venir à me perdre dans ce genre d'illusions que ça me perturbe vraiment. J'ai bien trop de songes qui tendent sur la même voie depuis que Mary a suggéré l'idée que nous formerions véritablement un beau couple. Ses propos me perturbent. La dernière fois qu’elle a voulu casé deux personnes, ça a été une réussite. Pour nous, il est trop tard. Je t'en ai trop fait pour que tu puisses un jour me pardonner.

Je lâche un lourd soupir qui ne manque pas d'attirer ton attention sur moi. Puis je me frotte les yeux pour sortir de mes rêveries. Des rêveries dont j'aimerais m'éloigner. Nous ressortons quelques minutes plus tard puis je m'arrête ensuite devant le fleuriste. Tu ne m'accompagnes pas cette fois. J'entre ainsi seul dans la boutique. Tandis que le gérant s'occupe d'un client, je fais le tour. Je remarque quelques-unes de tes fleurs préférées. J'ai un geste comme un réflexe lorsque le gérant m'appelle, en attrapant une fleur que je te destine. Puis je croise ton regard depuis l'intérieur par la vitrine. Je repose la fleur dans son vase. C’est trop con ... . Le vendeur me lance un regard interrogatif en direction du pot l'air de me demander si j'y renonce vraiment. Je lui fais signe que oui.
Après avoir récupéré les compositions, je sors de la boutique. Je cale deux d'entre elles dans la caisse en plastique que m'a passée Mary, quant à l'autre, elle ne tient pas et je dois t'en confier le soin. Le silence est lourd entre nous. Je ne démarre pas tout de suite, les deux mains posées sur le volant. Tu sembles t'interroger. Je me tourne légèrement vers toi et d'un geste doux, tire l'une des roses du bouquet qui est placé sur tes genoux.

- J'en avais prise une pour toi ... laissais-je entendre en désignant la boutique d'un signe de la tête.

Je ne sais pas au juste pourquoi je t'adresse ainsi cette fleur, je sais pertinemment que si tu ne la jettes pas, tu risques sans doute de replacer dans le bouquet. Pourtant, c'est là un geste que je ne sais me refuser. Je ne suis jamais ressorti d'une boutique de fleurs sans en avoir une pour toi autrefois, amis ou le peu de temps que nous avons été amants.




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Dernière édition par Chris Crow le Jeu 18 Fév 2016 - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Sam 16 Jan 2016 - 19:59

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
Profiter du moment présent… j’essaie de me concentrer sur cette idée, et de faire abstraction de ta présence. Lorsque j’ai dit que je ne voulais plus jamais te revoir, je comptais bien m’y tenir. C’est un véritable hasard, si nous sommes présentement l’un en face de l’autre. J’aurai probablement pu trouver une excuse pour partir si je l’avais souhaité, mais je n’ai pas vu John, Mary et Chester depuis plusieurs mois. Et si je n’avais aucune envie de venir jusqu’à maintenant, si j’avais émis l’idée de repartir alors que je m’approchais de la maison de mes amis, j’étais finalement heureuse de ne pas l’avoir fait. Ces trois-là étaient de bons amis, et même si je n’avais pas de souvenir d’eux ou très peu, j’étais contente de les revoir, de profiter de leur présence. Je pouvais sans doute passer le week-end à supporter ta présence, au moins pour le plaisir d’être avec ces trois-là.
La conversation se poursuit après la mention de mon « accident ». Je ne renchéris pas sur le sujet, parce que je ne veux pas en parler, et j’en ai marre de mentir encore en plus. Chester renchérit sur mon côté ronchon, rappelant que j’étais beaucoup plus amusante avant et que ça lui manque. Il agit un peu comme si nous étions plus que des amis mais pas pour autant des amants. Je me demande s’il s’est passé quelque chose entre nous. Il ne m’en a pas parlé, et je n’en ai pas le souvenir. Mary et John n’ont rien dit non plus à ce sujet. Chester et moi avons simplement l’air d’être proches, et il adore me taquiner. La conversation se poursuit, et mon regard s’attarde parfois sur toi, mais je ne t’adresse jamais directement la parole. Je peux jouer la comédie du « on ne se connaît pas », mais je peux aussi m’exempter de te parler.

Tout le monde débarque une heure après le petit-déjeuner, les motos se font faites entendre quelques instants plus tôt. Je revois des gens dont je n’ai quasiment pas de souvenir, certains sont venus me voir après mon accident, je me souviens donc de leurs prénoms et du fait qu’on se connaît, d’autres se présentent à moi de nouveau, ils sont au courant de ma situation. J’imagine que John, Mary et Chester ont prévenus toutes les personnes qui me connaissent de ce qui m’est arrivé. Les conversations commencent dans un coin puis dans l’autre. J’ai parfois un sourire qui se dessine sur le visage, un sourire plutôt faible et qui disparaît assez rapidement. Aucun sourire ne reste sur mon visage depuis ma sortie du coma, aucun. Chester revient vers moi, et comme à son habitude il passe son bras autour de mon cou avant de me taquiner sur un sujet. Je râle, il m’agace parfois. Mon regard croise alors le tien à cet instant. Je ne sais pas ce qui je vois, mais ce n’est clairement pas de l’indifférence. Je détourne finalement mon regard, je pousse Chester qui devient pénible, et je reprends ma conversation avec un certain Sawyer. Je ne me souviens pas de lui, mais apparemment on se connaît et je suis son Némésis en compétition. Je suis toujours en pleine conversation quand j’entends qu’on m’appelle.

« Terrie, tu veux venir deux minutes ? » Me demande Mary. Je constate que la seconde d’avant, c’est à toi qu’elle parlait. Je m’excuse auprès de Sawyer et je rejoins Mary qui me gratifie déjà qu’un large sourire. Tu disparais avant même que je n’arrive, et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai la sensation que la suite ne va pas me plaire. « Tu pourrais aller avec Draven, faudrait aller chercher les plats chez le traiteur et les fleurs. »
« Des fleurs ? » Est-ce que j’ai besoin de préciser que mon ton est un brin réprobateur ? Non mais sérieusement des fleurs avec la bande de machos qu’on se trimballe ?
« Oui, des fleurs. Vous êtes pénibles avec ça. De toute façon, tu y iras que tu le veuilles ou non. Rappelle-toi que j’ai toujours gain de cause, alors ne discute pas tu perds ton temps. »

Un point pour elle… Des fois, je crois que je déteste Mary. C’était peut-être le bon moment pour lui avouer que je te connais et que ta présence m’insupporte… Je ne le fais pas, parce que je n’ai aucune envie de parler de nous, et encore moins à Mary qui va se mettre en tête de nous rabibocher, j’en suis certaine, si elle apprend ce qu’il y a eu entre nous. Je veux avoir le loisir de t’ignorer et de te détester, si le cœur m’en dit, et c’est à moi de décider si je compte ou non te pardonner un jour. Si Mary y met son grain de sel, je la tue… ou toi, je ne sais pas encore.
Finalement je me retrouve en voiture avec toi, mais je ne te décoche pas un mot. Je m’en tiens à ce que je t’ai dit la dernière fois que nous nous sommes vus, je ne veux plus jamais te revoir. C’est ce que j’ai dit… ça ne m’empêche pas d’être dans la même voiture que toi présentement. Si on s’en tient au sens strict de mes mots, je ne fais pas du tout ce que j’ai dit. Nous ne décochons pas plus de mot tandis que nous attendons chez le traiteur. Ici, il n’y a personne à qui nous devons jouer la comédie, alors on ne se dit rien. En tout cas je n’ai rien à te dire pour ma part, j’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire l’autre soir. De ton côté, tu ne sembles pas prêt à lancer une conversation. Tant mieux. Le long soupir que tu lâches a cependant le mérite d’attirer mon attention sur toi, je tourne la tête vers toi mais je ne dis toujours rien, parce que je n’ai toujours rien à dire.

Nous repartons finalement de chez le traiteur, avec tout ce que Mary a commandé, et ce n’est pas peu. Il faut de quoi nourrir toute une bande de motards, et ce sont des morfales. Ca au moins, je le sais, même sans souvenir. Nous nous arrêtons finalement chez le fleuriste, et je me demande encore pourquoi Mary a voulu prendre des fleurs… pour des motards, elle délire à plein régime. Je te laisse y aller seul, pas besoin de moi pour trois malheureux pots de fleurs… Pendant que tu t’absentes, j’ai le regard dans le vide. Je me perds dans mes pensées, je repense à quelques mots que Sammy m’a dits à ton sujet. « Il est juste trop bête pour se rendre compte qu’il t’aime. Il est toujours plus heureux quand tu es là. » La réciproque était sûrement vraie il fut un temps, mais plus maintenant. Je n’ai pas trouvé le courage de dire à Sammy que j’avais coupé les ponts avec toi, elle croit toujours que je te donne de ses nouvelles, mais je passe par Amanda et Jo… Je n’ai plus envie de me retrouver face à toi. Même lorsque tu n’es pas là, je ne peux pas oublier que tu m’as laissée tomber. Imagine un peu tout ce que je revois, tout ce que je ressens quand tu es face à moi, ou présentement juste à côté, assis dans la même voiture.
Tu finis par revenir avec les fleurs et je chasse les pensées qui te concernent. Tu me donnes une des compositions après avoir callé les deux autres, et je m’attends à ce qu’on démarre. Mais tu ne démarres pas, je tourne la tête vers toi, juste avant que tu ne tires une rose de la composition que je tiens entre mes mains, avant de me signifier que tu en avais pris une pour moi. Tu me la tends, et je détourne le regard.

« Je n’aime pas les roses. »

Ce n’est ni la vérité, ni un mensonge. J’aime probablement les roses, je ne me suis pas posée la question. C’est seulement que je n’aime rien en ce moment. Rien, ni personne. Je soupire à mon tour, avant de prendre une profonde inspiration et de reprendre.

« J’étais peut-être en colère ce soir-là, mais je le pensais, d’accord… Je le pensais. » Je soupire encore. « Tu as fait des choix, et tu nous as conduits là où on en est. Si ça ne te convient pas, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Mais une chose est sûre, tu ne peux pas me demander de faire comme si rien ne s’était passé… à moins que je m’éclate à nouveau la tête contre un trottoir. »

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 17 Jan 2016 - 11:11



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

L
e silence qui régnait dans l'habitacle n'était pas si mal au final. Il y a certaines choses qu'il vaut mieux se passer de briser. Comme je t'ai brisée toi. Soit, tu refuses cette rose que je dépose finalement devant toi sur le tableau de bord.

« J’étais peut-être en colère ce soir-là, mais je le pensais, d’accord… Je le pensais. » Tu laisses échapper un soupir. « Tu as fait des choix, et tu nous as conduits là où on en est. Si ça ne te convient pas, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Mais une chose est sûre, tu ne peux pas me demander de faire comme si rien ne s’était passé… à moins que je m’éclate à nouveau la tête contre un trottoir. »

Je démarre sans rebondir sur tes propos, sans même un regard mais je te comprends et aucun mots ne saura arranger ça. Je demeure silencieux. Le regard rivé sur la route, je me refuse à toute réflexion. A quoi bon retourner sans cesse les mêmes pensées et les mêmes regrets. Nous ne tardons pas à arriver. Je suis le premier à descendre du véhicule et je viens t'ouvrir la porte par réflexe en faisant le tour avant de récupérer aussitôt à l'arrière la caisse contenant les deux compositions. John nous a entendu venir et il averti les autres de notre arrivée pour qu'on vienne nous filer un coup de main. Quelques-uns débarquent ainsi près de la voiture et je leur fait passer les plats avant de me charger des deux grands derniers. Je n'ai pas fait attention à où tu étais passée.
En rejoignant la maison, je surprends Sawyer qui fait une remarque à propos des fleurs qu'a commandé Mary. Cette dernière réplique.

- Ne me gâchez pas mon plaisir de décorer la table. Je le fais plus pour moi que pour vous, bande d'ours, déclare-t-elle taquine.

- On se croirait à un mariage ... réplique James, un jeune motard aux cheveux longs bruns.

Puis d'autres s'y mettent et Mary piège alors l'un d'eux en lui confiant la tâche de l'aider à décorer la dite table. Quelques rires fusent. Nous ne tardons pas à nous mettre à table. Il règne un chahut empli de bonne humeur. Tout le monde participe aux conversations, personne n'est laissé à part. C'est une joyeuse bande qui me fait retrouver le sourire tout au long du repas. Mon regard s'attarde encore quelques fois sur toi lorsque ton attention est dirigée ailleurs. Si rien ne s'était produit, si tout n'avait pas mal tourné, peut-être que notre relation serait plus simple. J'aurais sans doute eu le plaisir de faire la virée prévue cet après-midi avec toi sur ma moto. Je me demande derrière qui tu vas y aller. Ça me fait songer à la moto que j’ai fini de retaper pour toi il y a peu. La verras-tu seulement un jour ? Je devrais peut-être la garer devant chez toi un de ces jours. Mais la monteras-tu ? D'ailleurs, monteras-tu en moto pour cette virée ? Mary risque sans doute de nous piéger encore une fois pour l'occasion mais je partirais avant pour t'éviter le désagrément de devoir monter avec moi.
Alors que le début d'après-midi est là et qu'on se prépare à se rendre dans un joli coin que veulent nous faire découvrir Mary et John, je suis le premier à enfourcher ma bécane.



Nous prenons la direction de la montagne en suivant la rivière. Lignes droites et série de virages au programme. Un vrai régale. Je suis en tête, je profite du paysage qui se déploie sous mes yeux comme sorti d'un livre pop-up. J'aime ces reliefs, j'aime la sensation grisante de la vitesse et de l'air qui fouette mes cheveux. Ça faisait longtemps que je n'avais plus ressenti cette sensation de liberté aussi fort. Peut-être parce que je suis loin de chez moi et de tout ce qui m'y rattache, si ce n'est toi. Ta présence, ma dernière attache.


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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 17 Jan 2016 - 13:40

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
J’ai détourné le regard pour t’adresser ces quelques mots. Il était plus facile de te dire ce genre de choses lorsque la colère était vivace, lorsqu’elle m’animait principalement parce que tu faisais tout pour me pousser à bout. J’ai eu le temps de me calmer, sûrement parce que je n’ai plus la force non plus d’être énervée et de m’époumoner sur toi. Je suis trop fatiguée… Quoi qu’il en soit, sans cette colère qui m’animait l’autre soir, il y a déjà trois semaines de cela, j’ai plus de mal à te tenir ce discours, sûrement parce que malgré le mal que tu m’as fait, je n’ai aucune envie de t’en faire, et parce que… peu importe…

Le silence s’est de nouveau installé entre nous, et il dure jusqu’à que nous revenions chez John et Mary. Je me bats avec moi-même pour ne pas t’accorder un regard, même lorsque tu viens m’ouvrir la portière, même lorsque les autres débarquent pour nous aider. Je profite de la foule pour disparaître à dire vrai, je crois que c’est trop pour moi. J’ai passé trois semaines sans te voir, à me refuser toute pensée à ton égard même si ça me revient souvent. J’ai vraiment besoin d’une pause, pas seulement en ce qui te concerne… J’ai besoin de pouvoir mettre ma vie en pause, parce que rien ne va présentement. Je disparais l’espace de cinq ou dix minutes, je ne sais pas exactement. Je sais simplement que je me laisse le temps de souffler un bon coup, « cachée » dans la salle de bains de l’étage. Je ne peux plus vraiment nier que ça ne va pas, et ce n’est pas seulement parce que tu es là.
Lorsque je réapparais, j’ai remis ce masque qui ne me quitte plus depuis des mois, et je reprends comme si je n’avais pas été à deux doigts de craquer dans cette foutue salle de bains. Je participe de nouveau aux conversations, on me raconte des choses dont je n’ai pas le souvenir, et je me concentre là-dessus pour ne pas t’accorder de regards, même si mes yeux s’attardent sur toi une ou deux fois l’espace d’une ou deux secondes.

Le début d’après-midi se profile, et avec lui la virée en moto que Mary et John ont prévue. Je les avais prévenus pour ma moto, je n’en ai plus. Mary avait décrété que ce n’était pas une excuse suffisante pour ne pas venir au rassemblement, lorsque je l’avais eue au téléphone, et que pour la virée, elle pensait déjà qu’au moins cinq ou six personnes se battraient pour m’avoir avec eux. Je n’avais pas mentionné que même cela, je n’étais pas certaine de pouvoir le faire. J’avais peur… pire, j’étais terrorisée à l’idée de remonter sur une moto. Lorsque j’essayais ou lorsque je regardais une moto suffisamment longtemps, c’était toujours le même refrain. Je revoyais encore et encore les mêmes images qui refusaient de me quitter. Alors lorsque le moment de la virée arrive, j’ai des haut-le-cœur. Mary arrive très enthousiaste auprès de moi, je sais déjà ce qu’elle a en tête, mais je la stoppe. Je lui dis que je ne peux pas, que je n’y arriverais pas. « Bien sûr que si, chérie. Tu vas y arriver. » Elle ne m’a pas offert son habituel ton réprobateur, j’ai le droit à la face calme de Mary. Avant qu’elle n’ait le temps de nous caser ensemble, tu es déjà partie, et je me dis que peut-être, et malgré tout ce qu’il s’est passé, c’est avec toi que j’aurai dû faire ça. J’ai peut-être perdu toute confiance en toi en ce qui concerne notre relation, mais je sais que ça, tu l’aurais compris et tu aurais fait ce qu’il fallait. Je monte finalement avec Mary, je crois que je n’aurai pas voulu quelqu’un d’autre qu’elle ou toi.

J’ai du mal à me détendre, j’ai les images de ce souvenir qui me reviennent encore et encore… Je ne veux pas avoir peur, mais j’ai peur. Je ne veux pas voir ces images, mais je les vois. Je ne sais pas combien de temps il me faut pour les repousser, la peur comme les souvenirs, mais je perds sûrement une bonne partie de la balade. Nous roulons encore et encore, suivant la route que John et Mary ont choisie. J’essaie de me concentrer sur l’aspect positif de tout cela, sur ce que je ressens et qui me fait me sentir bien. Au bout d’un moment, c’est comme si j’étais libérée, même s’il reste un petit quelque chose que je ne peux pas nommer. Je n’arrive pas à comprendre que je puisse avoir peur, ce n’est pas moi tout ça… enfin de ce que j’en sais.
Lorsque nous arrivons finalement à destination, nous descendons tous pour admirer le paysage que nous offre la vue. Mary me glisse un « Tu vois que ce n’était pas si difficile. » avec un clin d’œil avant de partir vers je-ne-sais-qui. Les discussions repartent, et viennent avec elles des petits défis que l’on se lance toujours. Je ne suis pas très attentive, je finis par poser mon regard sur toi une nouvelle fois. Je te vois discuter avec quelqu’un, tu souris. Mais ce n’est pas le sourire franc que je te connais, c’est le même genre de sourire que j’offre aux gens depuis ma sortie du coma : un sourire qui ment. À cet instant, nos regards finissent par se croiser, et je jurerai qu’il n’y a que toi et moi et qu’on est dans ce genre de regards où toute une conversation a lieu sans le moindre mot.

« J’ai encore une revanche à prendre contre Terrie. »

La remarque de Sawyer nous sort de ce je-ne-sais-quoi, et je tourne finalement la tête vers lui.

« Je n’ai plus de moto, au cas où tu n’aurais pas encore remarqué. »
« Avoue, tu avais peur de perdre cette fois-ci. »
« J’avoue que dalle. »
« Y’a plein de motos ici, y’en a bien un qui va te prêter la sienne. »
« Pas cette fois. »

Je me détourne déjà de Sawyer, parce que je n’ai pas envie de continuer à jouer à ce petit jeu. Je ne suis pas prête, et je n’ai pas à me justifier.

« T’as la trouille, Terrie. » Me lance-t-il, comme pour me faire réagir.
« Sawyer ! » S’indigne Mary.
« Hé c’est toi qui as dit que la Terrie d’avant te manquait, non ? Tu veux la revoir, faut la faire ressortir, c’est comme ça. »

À défaut de faire preuve de tact, Sawyer a tout de même raison. Tout ça, tout ce qu’il se passe depuis des mois, ce que je fais ou ce que je ne fais pas, ce n’est pas moi. Même sans mes souvenirs, même en sachant pas réellement qui je suis, je sais que ce n’est pas moi. Et il n’y a qu’en prenant le taureau par les cornes que j’avancerai à nouveau. Je réitère mon refus, et le sujet a l’air finalement clos. Ce sont d’autres discussions qui se lancent, d’autres défis et si j’écoute pendant quelques instants, je finis par perdre le fil. Je regarde ce qu’il se passe jusqu’à me perdre dans mes pensées, je ne sais plus trop où j’en suis, c’est certain.

Pendant que les défis se suivent et se ressemblent, je finis par m’éloigner un peu de tout ce monde, et je viens me poser un peu à l’écart de tout ce monde. Je ne l’aurai pas parié, mais je m’attendais à ce que tu me rejoignes étrangement. Je n’ai pas besoin de te regarder pour savoir que c’est toi, je le sais, c’est tout.

« Je dois au moins te reconnaître que tu n’abandonnes pas à la première difficulté. »

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 17 Jan 2016 - 14:56



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

S
ur le trajet, je me retourne de temps à autre pour voir avec qui tu es montée. Et en te voyant avec Mary alors que vous n'êtes pas loin d'être à ma hauteur, je songe que tu es entre de bonnes mains mais je remarque cette légère crispation sur tes traits. Je t'aurais cependant mal vu monter avec quelqu'un d'autre. Je ne sais pas si tu aurais accepté de grimper avec moi, est-ce que la confiance est encore présente ? Une fois arrivés, tout le monde se repait du panorama qu'offre les alentours avec la vallée en contrebas.


Puis les discussions reviennent, agrémentées de défis. Tu n'y échappes pas alors que Sawyer te provoque. Mais tu ne cèdes pas. Et je ne sais si tu t'y étais résolue, quelle réaction j'aurais eu. Dans un sens, t'en empêcher en pensant que tu n'es pas prête aurait été déplacé de ma part, dans un autre, c'est peut-être là le seul moyen de faire face à tes démons. Encore que rien ne t'oblige à enfourcher de nouveau une bécane si tu n’en as pas le désir. Ce n'est en rien nécessaire. C’est juste un plaisir qui doit le rester et qui reviendra en son temps. Il y a néanmoins trop d'implication derrière pour prendre ça à la légère. Je n'imagine que trop bien les images qui doivent forcément t'emplir l'esprit. J'imagine trop bien le bouleversement que ça suscite. Pour ça aussi je t'en ai voulu. Ne rien m'avoir révélé. Ne pas m'avoir laisser avoir la peau du responsable.


Après un temps, je remarque que tu t'éloignes pour t’asseoir sur un coin d'herbe à l'écart, qui donne sur une petite plaine aux couleurs chatoyantes. Je m'approche doucement, animé par une brève et simple intention, et sans même te retourner alors que je suis tout près, c’est comme si tu m'avais senti approcher.

« Je dois au moins te reconnaître que tu n’abandonnes pas à la première difficulté. »

- On s'est toujours devinés les yeux fermés ... soulignais-je simplement en me penchant mains dans les poches, dans ton dos alors que tu es assise sur l'herbe. Mes lèvres se posent sur le sommet de ta tête. Un seul baiser comme pour te dire que je suis là, sans insister, sans t'imposer ma présence ... et je m'éloigne déjà.


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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 17 Jan 2016 - 19:26

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
J’ai réussi à me détendre sur le chemin qui nous a menés jusqu’ici. Ça n’a pas été facile, en réalité je crois même que je reste un peu sur les nerfs. À force de me tuer au travail, je suis trop fatiguée pour affronter les problèmes. J’ai l’impression d’avoir été happée par une sorte de spirale qui ne cesse de me tirer vers le fond. Même ce week-end, alors que j’essaie de profiter du moment, de partager un peu de mon temps avec des amis, cette spirale m’entraîne. Avec l’enthousiasme de Mary, celui de John, la familiarité de Chester qui me laisse légèrement interrogative, et la provocation de Sawyer, j’ai pourtant l’impression quelque chose se passe. J’arrive à remonter cette spirale, petit à petit. En espérant que ça dure…

L’ambiance m’aide un peu, je dois l’admettre. Sawyer finit par me provoquer à nouveau, il ne fait que ça depuis qu’il est arrivé de toute façon. Je ne le laisse pas me mener là où il veut, mais ses mots raisonnent dans ma tête. « T’as la trouille, Terrie. » Il a raison, c’est pour ça que je m’éloigne pendant un petit moment, lorsque l’attention n’est plus fixée sur moi. Sawyer n’a pas seulement raison sur ma peur, il a raison sur le fait qu’il existe une Terrie d’avant, une Terrie de maintenant… J’ai besoin d’y penser, j’ai besoin de réfléchir à ce que je veux faire…
Je n’ai pas le temps de mener ma réflexion bien loin parce que je sais que c’est toi qui arrives derrière moi. Tu n’as que quelques mots à mon égard, et ce baiser sur le sommet de mon crâne avant de repartir.

« Chris… » Je te retiens et j’entends que déjà que tes pas se sont arrêtés, comme si tu n’attendais que ça que je te retienne. Mais je ne regarde toujours pas dans ta direction, je suis fixée sur l’horizon devant moi. « Tu me connais mieux qu’eux. Est-ce que toi aussi tu crois qu’il existe deux Terrie ? »

Je ne suis pas certaine que la réponse me plaira, je ne suis pas sûre non plus que je veux ton avis, mais je te pose tout de même la question, parce que j’ai raison sur un point, tu me connais mieux qu’eux.

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 17 Jan 2016 - 20:17



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

T
andis que je m'éloigne sans songer que tu puisses me retenir, tu me rappelles à toi. Je m'arrête sans me retourner, m'attendant à ce que tu me balances qu'en fin de compte ce n'est pas la peine. Je demeure ainsi immobile, dos à toi, sans savoir à quoi m'attendre. Ce petit quelque chose dans ta voix ne semble toutefois pas indiquer que tu puisses être à nouveau sur le point de m'envoyer balader comme ce matin. Et puis tu déclares enfin :

« Tu me connais mieux qu’eux. Est-ce que toi aussi tu crois qu’il existe deux Terrie ? »

Mon regard se perd sur le sol à mes pieds.

- Tout ce que je crois, c'est qu'il y en ait deux ou non, je les affectionnerai pareillement. Rien ne te force à être l'une ou l'autre. Personne n'a à t'imposer ce genre de choix. Tu dois simplement trouver là où est ton bien-être.

Le soleil caresse ma peau de ses rayons chaleureux. Ton parfum flotte dans l'air et me donne envie de me rapprocher. Pourtant, je ne me retourne pas et demeure immobile. Quoi que tu choisisses d'être, je suivrais. Je suivrais parce que j'ai décidé de me battre. L'autre soir, toutes mes frasques, tout ce qui m'a présenté sous un nouveau jour à tes yeux lorsque tu m'as récupéré dans ce fight club, m'a aussi ramené à toi. Notre amitié passée me manque. J'ai cependant respecté ta requête. Je ne regrette toutefois pas d'avoir ainsi mal viré, tout comme je ne regrette pas de t'avoir poussée ainsi à bout. Car sans ta réaction, sans tes éclats, la vérité ne m'aurait pas explosée en pleine face. Lily avait essayé avant toi, ça n'a fait que redoubler ma colère après elle, ça n'a fait que m'éloigner plus encore. Et si je ne peux rien t'imposer présentement, il m'apparait qu'il y a des choses dans la vie pour lesquelles on doit se battre, quel que soit le temps que ça prenne. On se connait depuis trop longtemps pour se détester maintenant. Il y a des choses qu'une seule personne peut faire et se permettre à mon encontre. Une seule personne pour me toucher, une seule personne pour me détourner de mes démons, une seule encore et toujours pour attendrir mon cœur d'ours. Qui aurait pu y parvenir à part toi ? Ma famille ? En partie mais pas au même niveau. Pas avec le même impact.

Je songeais il y a encore peu de temps que je n'étais bon pour personne. Mais à quoi bon vivre une vie de solitude s'il nous manque le principal ? ce sont les gens à qui on tient qui font toute la richesse d'une vie. Je ne veux pas te voir te transformer en illusion car tu n'as rien d'une illusion, car tu es ce qui m'a jamais conduit à autant de regrets de toute ma vie. Tu es cette fille assise sur l'herbe, cette fille à qui je tiens et que j'ai malgré tout détruite. Tu es tout ce qui me donne envie d'avancer et de changer. Juste parce que seule toi possède ce don. Juste parce que tu fais subir des loupés à mon cœur.


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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 17 Jan 2016 - 21:41

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
Je ne sais pas si je vais prêter foi à ton avis, malgré que je te le demande. J’ai perdu confiance en toi depuis des mois déjà, et je suis d’avis que la confiance perdue ne se retrouve pas, mais qui sait, peut-être que tu me donneras tort. J’ai des doutes, de très sérieux doutes. Mais puisque je t’ai demandé, j’écoute la réponse que tu me donnes. Lorsque tu dis que tu aimerais les deux Terrie, si elles sont bien, je ne peux pas m’empêcher de sourire. Mais ce n’est pas un sourire heureux, il est plutôt sarcastique. Je n’ai pas envie de sourire, ça ressemble plus à une convenance.
Je me décide à me lever, je garde encore un peu mon regard vers le panorama avant de me retourner, et d’avancer vers toi. Je m’arrête presque à ta hauteur, j’ai seulement fait un pas de plus que toi. Je regarde vers le sol, alors que j’ai croisé les bras contre ma poitrine.

« Je crois que je me serais passée de l’affection que tu as eue à mon égard. »

Il n’y a pas de colère, pas de mépris… Ce n’est qu’une simple constatation, tu sais très bien de quoi je parle, je n’ai pas besoin de préciser ma pensée ou d’expliciter ma métaphore. Je ne cherche pas à t’accabler, c’est juste que je ne peux pas faire comme si rien ne s’était passé.
Je sais que je ressens encore quelque chose pour toi, même si je préfèrerai que ça ne soit pas le cas, sûrement parce que ce serait plus facile. Il n’y aurait plus de colère, ni même de peine. Je pourrais trouver la paix pour au moins une chose, mais non. Je garde ce semblant de sentiment pour toi, mon cœur continue de se souvenir qu’il t’a aimé bien avant que tu me fasses mal, bien avant qu’on ne se l’avoue, bien avant que la Terrie que j’étais meurt au coin de East Main Street et la 22ème. Parce que j’ai effectivement tendance à croire que la Terrie d’avant est morte cette nuit-là, parce que je ne la retrouve pas, personne ne la retrouve. Pourtant j’ai envie de la retrouver cette Terrie, j’ai envie de me retrouver, de me rappeler qui j’étais, et de choisir de changer si finalement elle ne me plaît pas. Sawyer a raison, la Terrie d’avant il faut la faire ressortir.

« Tu me prêtes tes clefs ? »

Je tourne finalement la tête vers toi. Un sourire se dessine sur tes lèvres, tu as l'air d'avoir compris ce que j'avais en tête. J’hausse les épaules avant de m’expliquer.

« Je ne peux pas laisser Sawyer gagner par forfait. »

Ce n’est pas vraiment ce qui me motive, Sawyer peut gagner, ça m’est égal. C’est contre moi-même que je livre cette bataille, et étrangement, c’est à toi que je laisse l’occasion de m’offrir les armes. Tu peux dire non, quelqu’un d’autre me prêtera sûrement ses clefs, Chester ou Mary seront sûrement les premiers à se proposer d’ailleurs. Mais ce n’est pas parce que je te le demande qu’il faille que tu penses que tu remportes une victoire. Ma colère et ma peine, tu ne les effaceras pas en me tendant tes clefs.

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Lun 18 Jan 2016 - 18:24



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

T
u te relèves tranquillement et passes près de moi, t'arrêtant presque à ma hauteur pour souligner mes propos par cette réflexion.

« Je crois que je me serais passée de l’affection que tu as eue à mon égard. »

Je peux le comprendre. Nous restons tous deux un instant silencieux, immobiles.

« Tu me prêtes tes clefs ? »

Tu te retournes enfin vers moi. Je cerne aussitôt ce que tu as en tête et un léger sourire en coin apparait au coin de mes lèvres.

« Je ne peux pas laisser Sawyer gagner par forfait. »

J'acquiesce d'un signe de tête et te lance les clés. Je sais qu'il en va plus que de ta fierté derrière cette motivation. Tout comme il en va plus du simple fait de relever le défis et la provocation. Alors que les autres te voient fendre la foule, déterminée, je suis de quelques pas derrière. Fierté mais aussi inquiétude s'installent sur mes traits. Le départ ne tarde pas d'être lancé sous quelques acclamations. Le spectacle que tu nous offres me semble d'autant plus spectaculaire vu l'effort que tu surmontes. Et peu importe le résultat au retour, tu es gagnante sur le point principal, avoir affronté tes démons.

En parlant de résultat, on ne manque pas de me lancer plus tard un défis à moi aussi. Un défis que je perds de peu d'ailleurs, et qui me conduit à devoir relever un gage le soir venu. Un gage dont personne ne sait rien si ce n'est James, avant le moment de s'y plier. Moment qui arrive bien trop vite à mon goût, quoi qu'un brin éméché ou si peu, je me plie alors plus facilement au jeu alors que mon gage mystérieux est dévoilé par James qui, un peu plus tôt dans l'après-midi, a remporté le défis. Il ne dévoile mon gage à tous que le moment venu après que nous ayons tous attaqué le dessert et que l'ambiance soit disant chaude et enthousiaste, après que nous ayons tous dîné. Ou plutôt, il me laisse le soin de me mettre en action tandis qu'il lance la musique sans révéler ce que je m'apprête à faire. je n'en crois pas moi-même ce qui à quoi je vais me plier. Histoire de m'échauffer, je fais le tour de la table puis attrape doucement la main de Mary pour l'entrainer dans une danse juste légèrement chaloupée avant que tous me voient alors soudain grimper sur la table pour commencer à danser plus sensuellement encore. Juste un peu, histoire de mettre la petite touche sans en faire trop et me plier honnêtement à mon gage. Toutefois, si je me plie au jeu avec aisance et amusement, je pense que j'étranglerais ensuite ce très cher James pour son idée farfelue, le gage étant non seulement de danser sur la table mais de me désaper au moins à moitié.

Mon regard croise le tien tandis que mon corps ondule doucement sur le rythme de la musique, collant en parfait accord avec la mélodie tandis que je vire peu à peu ma chemise. Ça semble en exciter un dans le lot qui, me voyant torse nu, grimpe à son tour et se plie au même jeu. Je saute sur l'occase pour lui passer le relais tandis qu'autour, d'autres ont décidé de s'éclater en dansant dans le salon ou en sautillant sur place sur la musique rock. J'ai balancé ma chemise va savoir où, c’est peut-être Shelly qui l'a attrapé. Je te cherche un instant du regard, un de la bande danse avec toi et je me glisse un instant dans ton dos, dansant doucement contre toi en posant mes mains sur tes hanches avant de déposer mon menton sur ton épaule et te souffler de bien vouloir m'accorder juste un bref instant. Je ne te laisse pas vraiment le temps de répondre, je te fais tourner face à moi et fais signe à Tom de se trouver une autre cavalière.

J'ai juste envie de partager cette danse avec toi sur l'instant, je n'ai nulle envie de résister à ce désir. Je sais que je ne devrais pas. Je ne devrais sans doute pas me laisser aller de la sorte. Mon côté bourru et taciturne a besoin de se faire la malle juste le temps d'un week-end et plus encore alors que je peux sans doute profiter une dernière fois de ta compagnie.

- Je ne veux pas te tourmenter ou jouer les gros lourds. Je veux juste une dernière danse avec toi si ce week-end doit ainsi sceller ce que nous avons été.



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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Dim 24 Jan 2016 - 18:58

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
Globalement, le ressenti que j’ai à ton égard est plutôt négatif. Il reste très certainement un peu de positif mais il n’égale pas son antagoniste, bien loin de là. Au moins j’arrive à te parler sans crier cette fois-ci, mais je ne peux pas nier et personne ne le peut, je reste en colère et blessée par ce que tu m’as fait. Et si te le faire remarquer ne m’aide pas à me sentir mieux, au moins j’arrive à te garder à une certaine distance de moi, c’est sûrement mieux.
Néanmoins ça ne m’empêche pas de te demander tes clefs. Je connais ta moto mieux que celle des autres, si j’ai une course à faire, c’est avec la tienne. Si tu me la prêtes. Le sourire qui se dessine au coin de tes lèvres me laisse penser que tu vas me les donner. J’argumente au cas où, mais tu m’envoies tes clefs, et je me dirige déjà vers le reste de la petite bande.

« Sawyer, t’es prêt à perdre ? »
Il se retourne vers moi, avec un grand sourire sur les lèvres.
« Où tu veux, quand tu veux, chérie. » Me répond-t-il toujours sur ce ton provocateur.
« Pourquoi est-ce qu’ils m’appellent presque tous « chérie » ou « ma belle », tu m’expliques ? » Je demande à Mary, qui hausse les épaules avant de me répondre.
« Tu es célibataire, chérie. » Me dit-elle en rigolant.

Je note de prétendre être en couple la prochaine fois qu’on me posera la question. Ce n’est pas que tout ça me dérange, enfin bref…
Avant de monter sur ta bécane, je souffle un bon coup. Je peux le faire… Ce ne sont que des limites que je me suis imposée parce que j’ai peur, je peux les franchir. Je monte, et je souffle encore un bon coup. Finalement la course est lancée, et je gagne sans la moindre difficulté. Ce n’est pas gagner contre Sawyer qui était difficile de toute façon, mais gagner contre moi. Je l’ai fait… mais je crois que je ne pourrais plus faire. Si je donne le change après la course, que je me moque un peu de Sawyer qui semble en fait ravi d’avoir perdu, il y a encore plein de choses qui me passent par la tête. Ça ne s’arrête jamais vraiment, c’est pour ça que je travaille trop, pour que ça s’arrête parfois.

La fête continue, les défis s’enchaînent mais je n’en relève pas un autre. Les heures passent jusqu’à que l’on rentre tous – je monte encore derrière Mary, et je me dis que c’est la toute dernière fois que je monte sur une moto – les réjouissances s’enchaînent, puis nous dînons tous ensemble, toujours dans la même ambiance. On se taquine, on rigole, on a tous l’air très heureux, ça ne veut pas dire qu’on l’est.
Tu as perdu un peu plus tôt dans la journée, et c’est apparemment le moment pour toi de te plier à ton gage. James balance de la musique, et voilà que tu t’actives… Face au spectacle que tu offres, je reste un moment impassible avant qu’un sourire ne se dessine malgré moi sur mon visage, mais je le cache. Je refuse de t’encourager dans cette voie, et je ne veux pas que tu t’imagines quoi que ce soit si tu vois ce sourire. Je veux garder de la distance entre nous, tu m’as suffisamment blessée pour que je ne m’y retente pas, et je compte me tenir à cela, que ça me soit difficile ou non.
Tout le monde finit par danser sur le rythme de la musique, et je me laisse aller au jeu tandis que je refuse une nième bière proposée par Chester. Il se moque en me demandant si je suis devenue une sainte, et je réponds en plaisantant que c’est peut-être le cas. Tom m’entraîne avec lui pour aller danser. J’essaie de laisser ma tête se vider, j’en ai besoin, mais en réalité je n’y arrive qu’au travail.

Tu finis par revenir vers moi, une fois de plus. J’ai raison lorsque je dis que je dois te reconnaître que tu n’abandonnes pas à la première difficulté, mais je ne suis pas certaine que c’est ce que je veux. Disons que ça ne m’aide pas à garder de la distance avec toi. Tu me demandes un bref instant, je ne suis pas certaine de vouloir te l’accorder, mais tu ne me laisses pas vraiment le choix, alors…
Je ne sais pas ce qu’il se passe dans tête, je ne veux pas savoir pourquoi tu m’as fait ce mal, et je ne veux pas entendre des excuses. J’ai l’impression que tu patauges dans la merde dans laquelle tu t’es toi-même mis, et je n’ai pas de raison de t’aider à dire vrai. Pourtant je laisse ma colère de côté, je reste calme, mais je n’oublie pas la peine.

« Tu m’as déjà tourmentée, Chris. Ce que nous avons été, c’est scellé depuis que tu n’as pas eu… la politesse de simplement me dire que tu préférais en sauter une autre. » Peut-être que la colère ressort un peu finalement. « Tu ne regagneras pas ma confiance ainsi… si tant est que tu puisses le faire. » Je soupire. « Et tu veux que je te dise… vu ce que ma vie est devenue, je doute sincèrement que tu veuilles en faire partie… Je doute même que qui ce soit ait envie d’en faire partie. »

J’ai besoin d’air frais… froid même. Je finis par sortir de la maison, je reste sur la terrasse et je souffle un bon coup. Tu ne me facilites pas la tâche vraiment… Et ma vie est suffisamment compliquée maintenant… Trop…

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Lun 25 Jan 2016 - 10:15



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

T
u partages cette danse avec moi mais je ressens la contrainte que c'est pour toi. Une contrainte qui se manifeste par des mots percutants et plein de sens. Plein des regrets que j'éprouve également.

« Tu m’as déjà tourmentée, Chris. Ce que nous avons été, c’est scellé depuis que tu n’as pas eu… la politesse de simplement me dire que tu préférais en sauter une autre. »

Je te regarde dans les yeux sans ciller. Tu peux aisément comprendre l'expression que j'arbore.

- On fait tous une fois dans sa vie une énorme bêtise. J'ai fait celle que j'ai jamais eu à regretter à ce point.

« Tu ne regagneras pas ma confiance ainsi… si tant est que tu puisses le faire ... Et tu veux que je te dise… vu ce que ma vie est devenue, je doute sincèrement que tu veuilles en faire partie… Je doute même que qui ce soit ait envie d’en faire partie. »

- Tu te trompes et tu oublies tout ce qui représente ma détermination.

Je n'en dis pas plus. Je m'apprête à te laisser filer, sentant que tu es sur le point de rompre le contact pour sortir de cette pièce sur le champ. Ce que tu fais. Tandis que tu sors, il semble que certains ont entendu ce que nous venons d'échanger. Mais nul n'y fait référence et tous continuent à danser ou discuter sans se préoccuper du reste. Je suis soulagé de voir que personne ne se lance à ta suite ou ne vient t'embêter. J'imagine que tu as du te rendre sur la terrasse en passant par la cuisine. Peut-être que ma présence près de la porte de la salle qui donne sur le couloir est dissuasive pour certains. J’ai pas envie qu'un de ceux de la bande vienne te les briser en se mêlant de ce qui ne le regarde pas. Peut-être aussi par jalousie. Mais aussi parce que tu as certainement envie et surtout besoin d'être seule. Je crois que mon esprit n'a jamais été autant embrouillé. Je me pose des tas de questions. Veux-tu vraiment être seule ou une part de toi attend que je te rejoigne ? Je me torture l'esprit avec ces doutes, luttant contre l'envie de venir te trouver et t'embrasser sous le coup de cet élan qui me rend à la fois fou et indécis. Appuyé contre le chambranle de la porte, mon regard se perd sur les corps en mouvement, puis je décide finalement de rejoindre ma chambre en rejoignant l'étage alors que tes mots se répercutent dans mon esprit. Je t'ai en effet déjà trop tourmenté et je n’ai pas envie de me poser en le genre de type lourd et insistant auprès de toi. J'ai déjà trop abusé.

Un moment plus tard , peut-être quelques petites heures ... .

Allongé depuis un moment sur le lit, je tente de ne plus penser à rien et calmer le flot incessant de mes pensées. Mais même lorsque le calme complet revient dans la maison après le départ bruyant des autres, je suis encore incapable de dormir et de diriger mes pensées vers autre chose que toi. A force de me tourner et retourner dans le lit, l'énervement me pousse finalement à aller prendre l'air dehors. Il doit être environ 2 heures du matin. Je descend discrètement, sans allumer les lumières puis me rend sur la terrasse. En choppant mon paquet de clopes dans la poche arrière de mon jean's, je sens que le portefeuille fourré dans celle d'à côté me gêne. Trop de monnaie à l'intérieur. Je le choppe et détache un instant la chaine qui le relie à mon pantalon. En remettant un peu d'ordre pour aplatir la monnaie dans le compartiment zippé, je remarque le coin d'un bout de papier qui dépasse. Je tire dessus. C’est une photo de mes sœurs durant un été il y a quelques années de cela. Peut-être deux ou trois. Il y en a une de Sammy encore derrière et puis une à laquelle je ne songeais plus. Toi et moi il n'y a pas si longtemps, bras dessus bras dessous. Nos sourires en disent long tandis qu'on se regarde dans les yeux tous les deux sur la photo. Ça doit être Sam qui l'a prise ce jour-là. Je reste bloqué sur le cliché. Le petit pincement qui se manifeste en moi me fait d'autant plus mal que j'essaye de contenir toute émotion sur l'instant. Là tout de suite, j'aimerais être ce mec qui ne ressent rien. Ce mec que j'étais il y a encore quelques semaines. Sauf que c'est en partie ce mec qui t'a doublement détruit.

J’ai soudain un léger sursaut tandis que je te remarque à mes côtés tandis que j'avais le regard perdu sur ce cliché. Cliché que tu as forcément remarqué à en voir ton regard. Depuis quand tu es là à mes côtés ?! J'ai encore une fois un geste con qui prend le dessus sur la pensée. En rangeant le cliché, je t'attire soudain contre moi pour te serrer plus fort que jamais entre mes bras, comme un adieu, comme pour te dire que je suis vraiment désolé et que je regretterais à jamais mais que je me résigne à te laisser tranquille.

- Je ne te troublerais plus.

Mes bras ont du mal à relâcher leur étreinte. Ta tête est appuyée contre mon torse. J'ai l'impression que mon cœur va bondir de ma poitrine. Puis je t'avoue sans te relâcher.

- Je regrette ces mots à l'instant où je te les dis. Je n’ai pas envie d'abandonner parce que je ...

Non je ne peux pas te dire ça. Quelle-qu’en soit la sincérité. Te dire que je tiens encore à toi ne fera que t'énerver un peu plus. Je ponctue ce blanc en déposant un baiser sur tes lèvres, mes mains placées sur tes joues. Je veux pouvoir le faire une dernière fois. Une toute dernière fois pour faire passer tout ce que je ressens pour toi, pour sentir le doux contact de tes lèvres sur les miennes et le garder le plus longtemps possible en souvenir. Je veux retrouver notre lien mais je ne veux pas t'imposer d'incessantes souffrances si à tes yeux je ne suis plus que le sale enfoiré qui t'as trahis.

WILDBIRD


Dernière édition par Chris Crow le Jeu 18 Fév 2016 - 11:45, édité 2 fois
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Sam 6 Fév 2016 - 13:31

Chris ∞ Terrie
L’univers a un sens de l’humour qui m’échappe
Je ne peux pas faire comme si rien n’était arrivé, je ne peux pas simplement passer outre parce que tu m’as blessée. Et j’avais déjà bien assez de choses qui me tourmentaient avant que tu ne le fasses, je n’avais pas besoin qu’on ajoute des modalités à la liste… que tu ajoutes des modalités à la liste. Je lâche le principal reproche que je te fais, même si j’avais voulu le garder pour moi, il est sorti tout seul. Tu argumentes que tout le monde fait une énorme bêtise dans sa vie… c’est vrai. Mais ce n’est pas parce que tu as fait ton énorme bêtise et que tu as des regrets que je dois pardonner… Et tu uses juste après de ce mot qui peut provoquer des éclats de rire chez moi : oublier. Je ne te réponds pas, je ne me contente d’un signe de tête négatif. Je n’ai plus grand-chose à dire sur le sujet, et je préfère sortir, parce que j’ai besoin d’air frais. C’est fou ce truc, ce besoin d’air frais qui me prend à chaque fois que quelque chose ne va pas depuis quelques temps…

Je ne sais pas combien de temps je reste dehors, je prends l’air et j’essaie de me vider la tête. J’aimerai arrêter de penser à toi, mais je sais que je n’y arriverai pas, pas seulement parce que tu es là tout près. C’est aussi parce que je n’ai pas tourné la page, je n’ai pas fini notre histoire… pas comme je l’aurai voulu en tout cas. J’essaie de repousser toutes ces pensées, j’en ai marre d’avoir à me torturer l’esprit, je voudrais juste un peu calme, un peu de tranquillité. C’est ce que je suis venue chercher, non ? Un peu de répit.
Finalement, j’ai rejoint la chambre que Mary a préparée pour moi alors que la moitié des personnes est encore présente. Je suis fatiguée, j’ai besoin de dormir. Je me laisse tomber sur le lit, et je ne passe sous la couette que lorsque j’ai un peu froid, avant de m’endormir sur je ne sais quelle réflexion.

Je me réveille en plein milieu de la nuit… j’ai encore mal à ce foutu bras. Plusieurs fois j’ouvre et je ferme ma main, la douleur ne part pas. Il faudrait que j’aille consulter, même si j’ai déjà une petite idée de ce qu’il se passe. Finalement je soupire et je sors de mon lit, ça ne passera pas tout de suite, autant m’occuper d’une façon ou d’une autre. Je descends tranquillement les marches, je ne sais pas trop ce que je vais faire en bas, mais en tout cas j’ai soif. Je prends un verre dans un placard, et je le remplis d’eau au robinet avant de lever les yeux vers la terrasse. Apparemment je ne suis pas la seule qui n’arrive pas à dormir. Je te regarde quelques secondes en buvant un peu de mon verre d’eau… Je suis déjà en train de penser que c’est une mauvaise idée, une très mauvaise idée. Je m’ordonne de ne pas te rejoindre, mais ça ne fonctionne pas.
Je sors sur la terrasse, et je m’approche de toi dans un silence digne d’un tueur… Comment je fais pour penser à une chose pareille ? En tout cas tu ne me vois ni ne m’entends approcher et je peux voir que tu regardes une photo… de nous deux… Je me souviens de ça, c’est arrivé après mon accident. Tu finis par sursauter lorsque tu te rends enfin compte de ma présence. J’avais l’intention de m’accouder à la rambarde, mais tu me prends soudainement dans tes bras pour me serrer contre toi. Tu commences à me faire un peu mal d’ailleurs à me serrer si fort, mais pas seulement. Je ne sais pas ce que c’est l’autre partie que je ressens… J’ai aimé que ces bras me serrent, j’ai aimé leur étreinte quand j’avais peur, mais aujourd’hui je ne suis pas sûre de vouloir qu’ils me serrent, qu’ils me rassurent, et ils ne me rassurent pas d’ailleurs. Tu m’adresses des mots que je ne suis pas sûre de vouloir entendre, je ne sais pas ce que je veux…

Tu ne finis pas ta phrase, et tu m’embrasses. Est-ce que j’ai vraiment envie de ce baiser ? Je ne sais pas, pourtant je le laisse se prolonger un moment. Je dois en avoir envie mais… finalement je te repousse avec force. Je m’éloigne de cinq pas avant de faire demi-tour et de te regarder. Je crois que j’ai une autre explosion de fureur, mais ce n’est pas la même que l’autre fois, il n’y a pas que de la colère, il y a de la peine. Mes yeux se sont embués…

« T’as pas le droit de faire ça ! Tu ne peux pas me jeter et me reprendre juste parce que tu t’es rendu compte que tu t’étais trompé ! T’es plus un enfant, Chris. Quand on fait des erreurs, on assume les conséquences de ces actes, c’est comme ça que ça marche ! Tu ne peux pas me faire du mal et imaginer que tu peux tout effacer avec trois mots. T’as pas le droit de me culpabiliser, c’est toi qui as merdé ! C’est toi qui m’as fait du mal, c’est pas l’inverse ! C’est ton merdier tout ça, et c’est moi qui trinque ! T’as pas le droit de dire que tu souffres, pas à moi… »

Ma voix s’est cassée sur la dernière phrase, et j’ai fini par ne plus retenir mes larmes au milieu de mon discours. J’en avais envie de ce baiser que tu m’as donné, mais je ne peux pas passer outre…

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MessageSujet: Re: Hasard improbable [Terrie + Chris] Sam 6 Fév 2016 - 14:28



   
   With Terrie
   Hasard improbable.

L
e baiser que tu m'accordes de tes lèvres s'attardant ainsi sur les miennes n'est que de trop courte durée face à la façon dont tu le rompt soudain. Je m'attendais à ce que tu me repousses, en revanche, je ne m'attendais pas à être bouleversé de la sorte par tout ce qui est sur le point de suivre. Je ne comprends pourtant que trop bien ta colère et ta douleur car j'éprouve la même colère envers moi, plus encore. La douleur elle, ne peut se comparer à la tienne parce que j'ai un but et que le trouble qui a agité tout ceci entre temps ne peut souligner ni rivaliser avec les maux que je t'ai fait endurer. Mais tandis que je songe à tout ceci, tu exploses dans une fureur lourde d'émotions.

« T’as pas le droit de faire ça ! Tu ne peux pas me jeter et me reprendre juste parce que tu t’es rendu compte que tu t’étais trompé ! T’es plus un enfant, Chris. Quand on fait des erreurs, on assume les conséquences de ces actes, c’est comme ça que ça marche ! Tu ne peux pas me faire du mal et imaginer que tu peux tout effacer avec trois mots. T’as pas le droit de me culpabiliser, c’est toi qui as merdé ! C’est toi qui m’as fait du mal, c’est pas l’inverse ! C’est ton merdier tout ça, et c’est moi qui trinque ! T’as pas le droit de dire que tu souffres, pas à moi… »

- Assumer, c'est ce que je fais en me livrant ainsi à toi.

Et tu le sais pertinemment parce que j'ai n’ai jamais été du genre à m'excuser, encore moins à m'étaler en regrets et à livrer ainsi tout ce que je ressens. Je ne vois pas quoi dire d'autre. Je ne cherche pas à te culpabiliser et tu le sais. Tout comme je n'essaie en aucun cas d'élever ma souffrance au-delà de la tienne. Mais tes larmes présentement, me déchirent véritablement et je sais qu'une étreinte ne suffira en rien.

- Demande-moi de m'en aller et je le ferais si ça peut t'aider à supporter en partie les prochaines heures et les prochains jours. Mais ne me demande pas de renoncer parce que je ne peux pas m'y résoudre.

Je tends les bras sur le rebord de la balustrade, croisant les mains pour y trouver refuge un instant. Je me sens minable et impuissant face à ta douleur. Et je devrais sans doute me sentir encore plus minable qu'on parvienne pour quasiment la première fois à faire monter l'émotion au bord de mes yeux en présence du seul témoin qui m'importe ... toi.


WILDBIRD


Dernière édition par Chris Crow le Jeu 18 Fév 2016 - 11:48, édité 2 fois
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