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 [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ?

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MessageSujet: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Ven 8 Jan 2016 - 19:18



   
   With Cassandra
   Hey baby, want you be my girl ?

C
entre de désintoxication "Bow Creek & Bella Vista" à Davenport Lane.
A environ 35 minutes de Boise et à environ 4 heures de Lewiston.
Début avril.



Installé sur mon plumard, étendu sur le dos, j'écoute de la musique tandis que je rumine. Putain mais qu'est-ce que je fous là ?! A quoi ça sert de vouloir faire plaisir à mon père alors qu'il n'est plus de ce monde ?! Comme s'il allait voir l'effort que j’ai fait en sa mémoire ! Pfff tu parles ! Putain, je regrette de m'être engagé dans cette cure de désintox !! J'ai 23 ans merde ! Mon anniversaire approche. Et j'ai tout sauf envie d'être sérieux ! T'imagines un peu tout ce que je louperais si je peux plus toucher à certaines foutues substances miracles ?!
Tom, un pote du centre de désintox déboule tout-à-coup dans ma piaule et me sort de mes pensées. Il vient me chercher pour descendre dans la salle de réfectoire avec les autres qui m'attendent. On est une bande de trois-quatre potes avec qui l'entente s'est faite directement. Je quitte mes écouteurs et le suit au rez-de-chaussée.

En arrivant dans la vaste pièce, j'ai droit à un accueil chaleureux et festif tandis que mes potes braillent déjà après moi comme si on ne s'était pas déjà croisés ce matin. Il est environ midi. La salle se remplit doucement. Il fait un putain de soleil aujourd'hui, un temps idéal pour me faire oublier mes pensées négatives d'un peu plus tôt. Mon attention est attirée par un de la bande qui semble aux aguets en regardant les autres pénétrer dans la salle.

- Il lui arrive quoi au juste ? demandais-je à David en désignant Jace, le concerné, d'un mouvement de la tête.

- Boarf il a juste repéré un joli lot et il zieute si elle débarque.

- Ah ouais ? Jolie comment ?

- Putain de jolie, mec ! Vraiment appétissante dans le genre ! me réplique David.

Jace nous lâche qu'il est hors de question qu'on lui foire son futur coup en arguant qu'il l'a repéré le premier. On chahute un instant en le provoquant sur le sujet puis la voilà justement. David me la désigne du doigt. Putain, "jolie" n'est pas le terme qui convienne vraiment. Je flash à mon tour mais je n'en siffle pas mot. Inutile d'attirer l'attention ni la méfiance de Jace. Pas même quand Tom me demande mon avis sur cette beauté. Je me contente de faire comme si elle était banale après une certaine assistance de sa part et de celle de David.

La fille en question s'installe quelques tables plus loin. Elle me fait face. J'hasarde de temps à autre mon regard dans sa direction. Ils se captent d'ailleurs à quelques brèves reprises. Elle est vraiment trop bonne ! Jace tu peux dire adieu à tes espoirs, mais ça, tu ne vas pas le voir venir ! C'est moi qui te le dit !

Le début d'aprem est là. On a droit à une séance de groupe qui s'éternise et qui me gonfle bien. Je ne lâche quasi pas un mot durant. Puis vient la fin d'après-midi, mon moment préféré puisqu'on a enfin nos moments de liberté pour faire ce qu'on veut tant qu'on ne quitte pas l'enceinte de la propriété, et que bien entendu, on ne foute pas le cirque. Les potes me proposent d'aller se faire une partie de basket.



Il fait toujours doux en cette fin d'aprem, c'est bon de pouvoir passer son temps libre à l'extérieur, contrairement à quelques jours plus tôt où il a tellement plu qu'on n'a pu venir jouer ni mettre un pied dehors. Je remarque au fil du match avec d'autres types du centre qui forment le camp adverse, que quelques personnes viennent de plus en plus s'installer dans les petits gradins situés sur un côté. Au bout de la moitié du second match, les gradins sont quelque peu désertés puis c'est peu de temps après que tu arrives. Mes potes sont trop à fond dans le jeu pour te remarquer. Ça m'arrange. Si tu restes, je viendrais sûrement t'y rejoindre.
On se dépense sur le terrain, ça chahute, ça s'insulte gentiment. L'avantage est pour nous. Je fais quelques paniers spectaculaires qui ravissent mon équipe. La fin du match est cependant serrée. Mais je finis par remporter le point qui nous départage définitivement de nos adversaires. On se frappe dans les mains avec les potes puis je m’éclipse sans perdre un instant pour venir te rejoindre dans les gradins. Je n’ai pas manqué malgré un minimum de concentration, de te voir m'observer, un peu plus tôt, tandis que je jouais. Il me semble même avoir vu un sourire ou deux.
J'entends Jace crier derrière moi.

- Putain mec, t'aurais pas le culot de faire ça ?!!!

Je lui adresse un doigt d'honneur levé dans le vent sans me retourner vers lui. Je grimpe les gradins pour venir me poser à côté de toi. Du moins, avant de m'asseoir, je me penche vers toi et te demande :

- Je peux ? en t'adressant un sourire craquant.



WILDBIRD
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Sam 9 Jan 2016 - 0:26

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
with Axel


Tout me paraissait joyeux. Tout me paraissait tranquille. Tout me souriait… enfin je l’avais cru jusqu’à ce que cette vieille bigote. Mais qu’est-ce que ça pouvait lui foutre ce que je faisais, ce que je prenais !... Je réussissais mes études, je ne l’emmerdais pas mais non il avait fallu qu’elle décide de m’envoyer dans ce centre.de merde. C’était quoi le problème ? Je l’appris bien plus tard. Des fidèles de la paroisse du mari de ma tante m’avait vu récupérer des substances illicites. Et je n’étais qu’une mauvaise publicité ! Un pasteur qui ne sait pas gérer sa propre famille n’est pas digne de diriger des paroissiens.

Au vu de mon âge j’avais eu le droit à la section « maternelle ». Mais l’équipe médicale avait décidé au bout de moins de deux semaines de me changer de section. J’allais faire mes premiers pas chez les adultes. Plus de séances de groupe, foutaise… je n’en avais nul besoin ! Ici c’était juste une prison dorée dont je sortirais bien vite. J’avais juste espoir de trouver des personnes avec un peu plus de maturité. Le centre m’avait restreint le mac et le peu de lecture fournie n’avait pas fait long feu. Un médecin m’avait promis d’annuler cette restriction si j me mêlais avec plus de convictions aux activités communes. J’avais abdiqué et j’étais descendue dans la salle commune.

Ok, je vais obéir mais je n’hésite pas à adopter une tenue un peu provocante. Je prends un livre et je me rends dans la salle commune des repas. Le soleil entre illuminant la pièce comme s’il voulait m’annoncer que la journée va continuer à être bien. C’est vrai que pour la matinée était passée assez vite et j’avais eu le droit de surfer deux heures. Dès mon arrivée dans la salle, je sens les regards sur moi puis quelques réflexions. Je m’installe à une place vide sans trop regarder autour de moi. Je prends une bouchée puis relève les yeux pour observer l’assistance. Je suis une nouveauté les gens me regardent. Certains paressent amorphes, d’autres semblent à cran et d’autres encore chahutent bruyamment. Mon attention est attirée par ce groupe. Je remarque très vite un visage familier. C’est ironique c’est la raison de mon internement ! Il était mon fournisseur lors de mes études mais je ne faisais pas affaire directement avec lui. Plus discrète j’arrivais toujours à envoyer une personne pour faire ce genre de course.

Je ne peux m’empêcher de l’observer. J’avoue qu’il a toujours eu un charisme qui me plaisait. Son regard bleu acier croise parfois le mien, plusieurs fois même. Après le repas j’assiste à une réunion collective mais j’échappe aux sempiternelles présentations où l’on accepte de se voir comme une dépendante. Bref la journée continue à ne pas être trop désagréable. Après la réunion les participants se dispersent dans le parc. Le groupe chahuteur se dirige vers le terrain de basket. Je décide de retourner dans ma chambre. En levant les yeux j’aperçois à la fenêtre le regard désapprobateur du médecin. Je fais demi-tour. J’opte pour aller sur le terrain de sport. Je monte nonchalamment m’installer sur les gradins. J’ouvre mon livre et feuillète quelques pages. Adlous Huxley, le meilleur des mondes… Je comprends bien pourquoi l’infirmier m’a proposé cette lecture.

Le match ne m’intéresse pas vraiment mais mon regard est attiré par les mâles, les torses nus, les muscles qui se gonflent sous les efforts. Je ne manque pas de remarquer tes efforts sportifs, tes tatouages exposés au soleil et tes sourires auxquels je ne peux m’empêcher de sourire. Les mecs se congratulent. Puis tu escalade les gradins en courant. Un de tes copains crie sur toi, tu lui fais un geste grossier avec la main. Je rigole. Nos regards se croisent, tu me fais un sourire charmeur

- Je peux ?

- Si je dis non, tu t’installes quand même ? Je ne suis pas sure que tu sois le genre de mec qui accepte un refus ?

Je te dis ça un sourire amusée aux lèvres. Tu t’installes. Je décide de me présenter. Je pose mon livre. Je n’arrive pas à te quitter du regard. J’ai tout à coup l’impression d’être entrée dans une arène et je ne saurais dire lequel des deux sautera sur l’autre en premier. Nous sommes deux animaux qui s’observent, se jaugent et cherchent à se découvrir.

- Cassandra, je viens aussi de Lewiston

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Jeu 21 Jan 2016 - 12:17



   
   With Cassandra
   Hey baby, want you be my girl ?

J
e me penche vers toi, un doux sourire aux lèvres.

- Je peux ?

- Si je dis non, tu t’installes quand même ? Je ne suis pas sure que tu sois le genre de mec qui accepte un refus ?

- J'ai vraiment l'air de ce genre de tête de con ? te taquinais-je. Je pourrais te dire que je me plierais à ton refus sans insister si c'était là ta volonté mais je fais un signe en levant les mains l'air de dire que si tu préfères rester seule, je ne t'embêterais pas plus. Ton sourire amusé semble toutefois m'inviter à m'installer à tes côtés tandis que je me présente en te tendant la main.

- Axel, de Lewiston.

Tu poses ton livre et te présentes à ton tour.

- Cassandra, je viens aussi de Lewiston.


- Sérieux ?! Sympathique coïncidence.

Ton regard ne quitte pas le mien. Cette étrange sensation me perturbe. Celle que tu provoques en moi. Tu me coupes presque le souffle. Ce serait bien la première fois que je suis impressionné par une fille, mais là, près de toi, c'est presque comme si je perdais un peu contenance. J'ai pas vraiment intérêt à faire un faux pas. Tu dégages un quelque chose qui fait naitre une attraction particulière envers toi. Il est définitivement hors de question que je te laisse à mon pote. D'ailleurs, je te glisse que je suis venu près de toi pour empêcher ce gros lourd de venir t’assommer avec sa drague à deux balles, soulignant que la mienne n'est sans doute pas mieux, pour jouer d'humour.  
Ici sur ces gradins, j'ai l'impression d'être loin de tout. Pas même les regards et les chahuts de mes potes en face ne parviennent à me distraire. Je ne remarque même pas lorsqu'ils s'éloignent et quittent le terrain. Je ne me rends même pas compte du petit moment de silence entre nous. Cet instant où nous nous observons avec seul les murmures alentours pour compagnons.
Je rompt ce silence entre nous malgré son charme puis attrape ton livre dont j'observe la couverture sans me pencher sur le résumé.


- Ça parle de quoi ?

Nous discutons un peu du livre en question. Une légère bourrasque de vent vient faire voleter tes cheveux qui viennent fouetter ton visage et s'emmêler. Je me redresse et m'installe à ta droite pour que tu puisses faire face au vent et t'éviter ce désagrément. Ce sont désormais mes cheveux qui me font des misères et je les noue alors que je te demande :

- Comment t'as atterris là au juste ? Forcing de la famille ?

Quelques filles se ramènent sur le terrain, elles se postent dans un coin non loin plus haut sur les gradins et semblent curieuses. Je t'invite à aller nous balader en redressant le premier et en attrapant ta main au passage pour te guider à ma suite.

- Viens, je vais te montrer un coin  que seul moi connais. Tu te sens d'humeur un peu aventureuse ? fis-je alors ainsi planer un certain mystère. Je t'embarque bientôt vers le mur sud de la propriété qui compte quelques hectares. Il y a une légère brèche dans le mur qui permet de placer nos pieds pour atteindre l'une des branches les plus solide de l'arbre imposant ici présent, et pouvoir ensuite grimper afin de passer par-dessus le mur. Je surveille les alentours quand soudain, on voit l'une des surveillantes s'amener en courant. Elle n'est qu'à une centaines de mètres et aura sans doute du mal à cette distance à voir qui sont ces deux filous qui passent le mur. Mais nous nous pressons alors. Je saute le premier de l'autre côté et je te fais signe de sauter à ton tour, sachant que je vais te réceptionner. Seulement, dans ton élan, nous chutons tous les deux alors que je perds un instant l'équilibre vu la légère pente de l'autre côté.

- Pas de mal ?

Je me mets à rire doucement puis on se relève rapidement pour nous mettre à courir. Je te guide encore une fois par la main, prenant garde à certains endroits que tu ne glisses pas vu le terrain cabossé. Nous nous enfonçons à travers les bois. Tu dois te demander où je t'embarque comme ça. Tu ne tardes pas à comprendre lorsqu'après avoir couru une bonne distance, nous nous mettons à marcher sur un chemin que j'ai dégagé moi-même il y a peu lors de mes virées en solo. Un chemin qui borde un étang plein de charme situé sur une propriété privée quelque peu à l'abandon. Tu ne manques d'ailleurs pas de remarquer le panneau qui indique propriété privée. Je t'attire alors un peu plus près de l'eau et te montres au nord-est un truc blanc.

- Tu vois ça ? C'est une vieille caravane. Enfin pas si vieille que ça, l'intérieur est aménagé genre super luxueux. C'est une de ces caravanes stylée un peu manouche. Elle doit dater des années 70 ou 80. Les proprios ne doivent venir ici qu'en été histoire d'entretenir un peu.

Je remarque ton regard interrogatif.

- Bah quoi ? C’est bon j'ai juste forcé la porte d'une caravane ? Ça fait quand même pas de moi un voyou, si ?!

Je glisse de nouveau ma main dans la tienne puis ajoute en reprenant le chemin :

- Aurais-tu peur ? dis-je pour te taquiner avant de déposer une bise sur ta joue.

Nous longeons l'étang entouré de forêt. Certains arbres ont les branches qui baignent dans l'eau. Puis nous débouchons sur une ouverture près d'une cabane. C’est à l'intérieur qu'il y a la barque que j’ai utilisée déjà une ou deux fois. Le temps de la mettre à l'eau avec ton aide, nous voilà bientôt à bord. Je prends les rames et nous nous dirigeons alors vers la rive gauche, sous le couvert des arbres. Le soleil commence à faiblir doucement. Le ciel se teinte de reflets orangés. Je t'indique bientôt une petite île sur notre droite. Elle est tout prêt du bord, à environ 15 ou 20 mètres.

A l'abordage !  C’est un tout petit ilot. J'aime bien venir ici et l'arpenter en long et en large en serpentant à travers les arbres qui le couvrent sur pratiquement toute sa surface si ce n'est une petite partie au centre. Une fois dessus, je te mène à l'endroit et je te fais signe de regarder en l'air. Les arbres s'élèvent haut au-dessus de nous. Ils couvrent presque le ciel et les nuances orangées qu'on distingue redoublent d'autant plus de charme.
J'attrape mon baladeur et je glisse un écouteur dans ton oreille pour te faire écouter une musique que j'aime bien. Tu bouges légèrement sur le rythme de la mélodie envoutante qui vient de la bande originale de Twin Peaks. Je te demande d'ailleurs si tu connais avant de me mettre à te faire danser plus près de moi. Puis la pluie ne tarde pas à tomber tandis que le ciel se couvre soudain. De l'orage ? Ouais ! Pas de doute.

- Je sens que ça va saucer sévère, viens !

Nous nous dépêchons pour rejoindre la barque et je rame alors jusqu'au bord le plus près de la caravane dont nous parlions tout-à-l'heure. Nous trouvons vite refuge à l'intérieur de celle-ci. Face à l'entrée, il y a un petit espace cuisine, sur la gauche, une petite salle de bain ainsi qu'à côté, ce qui ressemble à un armoire, sauf que derrière les deux portes vitrées aux petits carreaux jaune-orangés, se trouvent deux lits superposés, fabrication maison visiblement. A notre droite, un salon. Le mobilier d'origine a été retiré pour faire place à un tout petit poêle à bois ainsi qu'un sofa à l'ancienne. Le genre en velours capitonné d'une couleur vert sombre avec tout le tour et les pieds en bois ornementés. Les placards en face eux sont en formica cintrés de dorures fines qui leur donnent une touche classe et raffinée. Puis tout au fond, encore deux portes à petits carreaux dans les mêmes tons que les autres, qui donnent sur un grand lit. Les cloisons autour du lit sont recouvertes d’une épaisse moquette grise anthracite qui donne tout le côté chaleureux et douillet à l'endroit. Le lit occupe toute la place. Des rideaux de velours rouges un peu usés par le temps et mités par endroits apportent eux aussi leur touche de charme à l'ancienne.
Il y a avait une fine couche de poussière et quelques mouches mortes sur le sol ou près des fenêtres lorsque j’ai mis pour la première fois les pieds ici mais j’ai remis un peu d'ordre pour en faire un petit nid agréable où squatter. Enfin le ménage a été fait vite fait et en gros histoire que ça paraisse moins dégueulasse, comme je te l'apprends dans la minute.

- C’est là que je viens squatter parfois, te dis-je en désignant le coin en question où j'ai même posé une des couette trouvée rangée dans un des placards sous le lit.
Dehors, la pluie tambourine d'autant plus fort. L'air s'est rafraichis lui aussi.

- Ils doivent nous chercher partout là-bas. Ils doivent déjà savoir qui sont les absents, dis-je alors que je me doute qu'ils ont du réunir tout le monde pour faire le tour des présents. Tu regrettes de t'être embarquée avec moi ? te demandais-je en t'attirant sur le lit avant de refermer les deux portes vitrées sur nous. Les reflets des carreaux teintés jouent de reflets sur le lit et les branchages qui frottent contre la caravane avec le vent apportent une ambiance à la fois douce et angoissante qui me plais. Je choppe la couette et la ramène sur toi et moi pour être au chaud quand un coup de tonnerre résonne violemment. On sent les vitres vibrer.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Dim 24 Jan 2016 - 12:56

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
with Axel



- Sérieux ?! Sympathique coïncidence.

Je passe une main dans mes cheveux te laissant t’installer. Je ne quitte pas ton regard. Tu sembles moins impressionnant que lorsque je te voyais de loin sur le campus. Je trouve ça amusant mais il y a un charisme limite animal qui se dégage de toi, de tes mouvements. Je ne saurais définir quoi mais le jeu me plait. Tu me racontes que viens me sauver. J’ai besoin d’être sauvée ? Ton pote comptait me séduire avec un plan drague un peu lourd. Tu désignes le mec à qui tu as fait un geste obscène. Je ne peux m’empêcher de rigoler. Tu me précises que ta tentative de drague n’est peut-être pas plus subtile. Je hoche la tête avec une moue amusée. Tu t’assieds à côté de moi. Je plonge mes yeux dans les tiens figeant un sourire sur mes lèvres.  Je ne sais si je dois t’en vouloir ou te remercier. Etre ici ou dans une sacristie….. Pas sûre qu’ailleurs soit mieux.

Tu prends mon livre et captive mon attention. Je sors de mes réflexions. Tu regardes la couverture. Le bébé dans un bocal de laboratoire, un ciel bleu et un sol de sable rouge. En lettres blanches sur le ciel bleu est ecrit Huxley Aldous en petit sous le titre du livre Brave new world. Je connais cette couverture par cœur.

- Ça parle de quoi ?

- Le meilleur des mondes fait partie des classiques en science-fiction, anticipation. Pas étonnant qu’il l’ait ici. Un gros un monde futuriste, les êtres humains sont reproduits artificiellement. Ils sont éduqués par hypnose dans leur sommeil en grandissant et selon la classe sociale qui leur est destinée. Puis adultes ils prennent du Soma, une sorte de drogue qui les rends heureux… du coup aucune rébellion, aucune convoitise….. la fin du libre arbitre

Nous continuons en parlant du livre. Le clan des sauvages vers les derniers chapitre qui rencontre la civilisation aseptisé. Tu sembles intéressé. Est-ce le mode de civilisation du début du roman, les civilisés qui n’ont des rapports que pour le plaisir avec des partenaires qui ne restent jamais longtemps ensemble. Pas de sentiments… le bien-être et la satisfaction venant principalement du Soma. Le vent se lève brusque et mes cheveux fouettent mon visage. A ma grande surprise tu te déplace essayant de me protéger du vent. Ce sont maintenant tes cheveux qui s’emmêlent, tu les noues.

- Comment t'as atterris là au juste ? Forcing de la famille ?

Mon regard s’assombrit, je garde le sourire et secoue la tête

- Par obligation, je suis sous tutelle

Je ne m’éternise pas sur le sujet. J’ai réussi à sortir de la section des jeunes. Je n’ai pas envie que dès mon premier jour chez les adultes on découvre que je suis une mineure. Ton regard semble attiré par un groupe de filles qui vient de s’installer quelques sièges plus haut que nous. Je ne suis pas certaine mais tu parais plus agacé par leur présence qu’intéressé. Les filles de leur côté ont l’air à l’affut de ce que nous pouvons dire. Je regarde le terrain, il est vide…Merde depuis quand tes potes sont partis ? Depuis quand sommes-nous seuls ? C’est ça que de se sentir détendue auprès d’un spécimen du sexe opposé ? Tu te redresses et attrape ma main. Contact brulant.

Un simple « viens et te sens tu d’humeur aventureuse ? » et je te suis. Je n’ai même pas répondu, ni secouer la tête. Une partie de moi veut te suivre et l’autre veut rentrer car ça va m’attirer des ennuis. Mon hésitation ne dure qu’une fraction de seconde. Tu me montres un passage pour escalader le mur. Tu nous fais presser la manœuvre et passe en premier. Tu me montres où prendre appui et m’attends de l’autre côté tendant les bras. Je tache de garder mon calme. La surveillante que tu as repérée un instant plus tôt s’approche. Je saute. J’ai dû prendre trop d’élan et tu perds équilibre et me réceptionnant. Tu amortis ma chute de ton mieux et malgré mes jambes nues je ne m’écorche pas. Tu me demandes si je ne me suis pas fait mal je secoue la tête. Tu m’aides à me relever et rigole. Rire contagieux, tu prends de nouveau ma main et nous nous mettons à courir à travers bois.

« no trepassing » euh bravo ! On est où là. Tu m’attires vers toi au bord de la berge. Tu me montres un petit rectangle blanc de l'autre coté de l'étendue d'eau.

- Tu vois ça ? C'est une vieille caravane. Enfin pas si vieille que ça, l'intérieur est aménagé genre super luxueux. C'est une de ces caravanes stylée un peu manouche. Elle doit dater des années 70 ou 80. Les proprios ne doivent venir ici qu'en été histoire d'entretenir un peu.

Je n’ai pas besoin de te demander où nous sommes. Mon air interrogatif semble le faire à ma place

- Bah quoi ? C’est bon j'ai juste forcé la porte d'une caravane ? Ça fait quand même pas de moi un voyou, si ?! tu reprends ma main Aurais-tu peur ?

Je hausse les épaules et tu m’embrasse sur la joue puis m'entraine en longeant l’eau. Tu ne te retourne pas, tu n’as même pas attendu ma réponse ou réaction comme si je ne pouvais que te suivre, que t’approuver D’un autre coté c’est exactement ce que je fais…suivre un parfait inconnu, un bad boy. Inconnu ? Plus ou moins à vrai dire je connais un peu ta réputation et c’est probablement le côté petit voyou qui t’octroie plus de charisme. Nous nous arrêtons près d’un cabanon de pêche où nous entrons pour prendre la petite barque.

Le ciel se bariole de dégradé orange indiquant que le soleil se couche. En quelques coups de rames tu nous diriges sous le couvert d’arbre puis nous débouchant sur une petite ile que tu désignes en t’approchant. On dirait qu’on a coupé un ovale dans une forêt et posé cet ovale sur l’eau. Tu t’enfonces dans le petit bosquet, je t’emboite le pas sans perdre une seconde. j’aime pas la foret, j’aime pas la nature, je veux rentrer ou pas. Je regarde le ciel que tu montres du doigt et ses jolies couleurs. Subjuguée, je me perds dans cette contemplation. Tu mets délicatement un écouteur dans mon oreille. Mon corps mut par sa propre volonté se met à onduler sur la musique. Tu me demandes si je connais. Oui une série qui a quelques années. J’étais encore une gamine mais je me garde bien de le préciser. Tu me colles à toi dans une danse plus rapprochée. Oups, help mode d’emploi là ! Je fais quoi . Je ne suis pas familiarisée avec certaines interactions sociales. Des gouttes de pluie me sauvent. Tu m’explique qu’un gros orage se prépare. Tu nous fais presser le pas, nous regagnons la barque. Tu manœuvres habilement afin de nous approcher au plus près du mobil home.

Nous rejoignons rapidement la berge où se trouve l’objet blanc que tu désignais au loin. Nous réfugions vite à l’intérieur, la pluie a dû attendre que nous soyons à l’abri pour s’intensifier. Mon tee shirt est à peine mouillé. Je frissonne la fraîcheur est descendue avec la pluie. Je découvre les lieux. J’avais déjà eu l’occasion de partir en vacances avec mes parents dans des caravanes, camping-car et mobil home. Celui-ci  avait été complètement réaménagé. Un décor un peu kitch à mon gout, j’aurais été un fort mauvais décorateur d’intérieur. Je préfère les pièces lumineuses, les tons blanc et gris clair. Ici c’est plus sombre. Ça me fait penser à une vieille série. J’essaye de me rappeler le titre tandis que tu m’explique que tu as fait un brin de ménage pour transformer le squat en cocon douillet. Ah voilà « The wild wild west » où les héros avaient des pièces mêlant bois, dorures, velours… des coloris mélangés donnant un style un peu baroque.

Tu pousses deux battants aux tons orangés. Humph bien sûr ! Plan drague… Un grand lit nous fait face. La pluie martèle le toit augmentant ma sensation d’oppression. Je garde en semblant de sourire. Je joue la comédie depuis des années. Je suis devenue plutôt douée pour dissimuler tout trouble sous un air souriant. Tu montres le lit et la grosse couette promesse de chaleur et tu me dis squatte parfois là. Tu t’installes sur le lit et m’attires vers toi.

- - Ils doivent nous chercher partout là-bas. Ils doivent déjà savoir qui sont les absents. Tu regrettes de t'être embarquée avec moi ?

Je ne réponds pas immédiatement. Un coup de tonnerre fait vibrer la mince cloison et tu rabats la couette sur nous. Je n’aime pas la nature. . Merde j’ai laissé mon livre dans la barque ! Le tonnerre continue à se faire entendre. Eh mais je n’ai pas vu d’antennes, il n’y a aucun conducteur de descente.

- Eh mais tu sais qu’il n’y a aucun paratonnerre sur ton squat ? dis je peu rassurée.

Tu éclates de rire. Tu as déjà dû venir avec des temps pire peut être ? En Attendant, étrangement ton rire insouciant me détend. Je m’allonge un peu plus près de toi profitant un peu plus de la chaleur sous la couette.

- Et non je regrette pas dis je essayant de me persuader que c’est vrai enfin si peut être…. Je ne sais pas Je redresse un peu la tête. Je m’appuie sur le coude et te fais face. Je n’ai jamais fait le mur… je me demande quelle en seront les conséquences ?  Tu t’es souvent fait remarquer par ton absence au centre ? Qui t’as envoyé ici ? Acte volontaire ou obligation ?

La plupart des adultes présents sont là par décision judiciaire, par leur propre volonté de décrocher et quelques-uns pour sauver leur couple ou famille. Les adolescents étaient là en majorité parce que leurs parents l’avaient exigé. Je t’écoute me raconter les raisons de ta présence.

- C’est mon oncle et ma tante qui m’ont fait interner ici. Ils ont une paroisse et l’universitaire droguée ça faisait tache dans le décor !

Je t’observe de nouveau captivée par l’acier de ton regard.

- Tu sais que je t’ai déjà vu sur le campus ? Tu étais toujours entouré…. Amis ou filles… j’avoue que j’ai du mal à t’imaginer seul ici dis je désignant la petite pièce

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Sam 30 Jan 2016 - 13:57



   
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I
nstallés sur le lit, je te demande si tu regrettes de t'être embarquée avec moi. Un coup de tonnerre retentit au même instant et fait vibrer la mince cloison. les fenêtres tremblent. Je rabat la couette sur nous. Tu sembles légèrement en stress.

- Eh mais tu sais qu’il n’y a aucun paratonnerre sur ton squat ?

J'éclate de rire. Ça semble suffire à te rassurer. Tu t’allonges un peu plus près de moi pour profiter d'un peu plus de chaleur. Puis tu réponds à ma question précédente en m'assurant que tu ne regrettes pas de t'être ainsi embarquée avec moi même si tu émets certes un doute par rapport à ce qui risque de nous tomber dessus en rentrant là-bas.
Appuyée sur un coude pour me faire face, tes cheveux retombent sur un côté de ton visage. Mes doigts les caressent doucement en jouant avec quelques boucles. Tu m'avoues que tu n'as jamais fais le mur et tu t'interroges sur les conséquences. Moi, je ne m'inquiète de rien.

Je me demande quelle seront les conséquences ?

- Une mise en garde et quelques remontrances tout au plus. On a juste fait le mur pour se balader. Rien de bien mal.

Tu t’es souvent fais remarquer par ton absence au centre ? Qui t’as envoyé ici ? Acte volontaire ou obligation ?

J'ai envie de te dire que je répondrais à ce flot de questions si tu consens à m'offrir un baiser mais il m'importe trop de toi pour risquer de te braquer par des propos déplacés même si dits sur le ton de l'humour. Je marque ainsi un temps de silence avant de répondre.

- Disons que d'habitude, je la joue plus fine. Je m’éclipse quand tout le monde est dehors. Là, ça m'a pris sur le coup alors qu'il était temps de rentrer. Pas le moment idéal en somme. Jusqu'ici, je ne m'étais encore jamais fais remarquer. Du moins pas pour ce genre de frasques ... . Quant à qui m'a envoyé ici ? Personne. Décision perso.

Je m'arrêterais presque là si je n'avais pas dans l'idée que le but qui m'y a poussé puisse te paraitre touchant. Aussi je me plie complètement à l'exercice.

- En fait, je l'ai fait en la mémoire de quelqu'un. Mon père a essayé à plusieurs reprises de me foutre en centre, je me suis dérobé. Puis il a quitté ce monde il y a peu. Venir ici comme il l'avait souhaité est finalement un geste en sa mémoire.

Je ne tarde pas à te retourner la question un moment plus tard tandis que je glisse un bras autour de tes épaules pour te garder un peu plus contre moi.

- C’est mon oncle et ma tante qui m’ont fait interner ici. Ils ont une paroisse et l’universitaire droguée ça faisait tache dans le décor !

- "Interner" c'est fort comme mot. Mon regard se tourne dans le tien alors que je te surplombe légèrement. Humpf ... j'ose même pas imaginer ... dis-je en soulignant le côté religion de ta famille. Puis je glisse. Et tes parents ?

Le sujet ne tarde pas à dériver.

- Tu sais que je t’ai déjà vu sur le campus ? Tu étais toujours entouré…. Amis ou filles… j’avoue que j’ai du mal à t’imaginer seul ici.

- Peut-être ai-je deux facettes ... ? Va savoir quel est mon vrai moi entre les deux ... . Mais tu m'intrigues. Au lycée ? Et je ne t'aurais pas remarqué de mon côté ?! Je suis sur le cul. Je peux être très tête en l'air, noyé dans mon petit monde mais ça m'étonne de ne t'avoir jamais vu. Humpf ... désolé. Je m'enfonce là, alors que je veux juste souligner que je t'aurais forcément remarquée.

Pas difficile de comprendre pourquoi.


- Tu te trimballes avec un sac à patates sur la tête ou une capuche sérieux ?! Non cherche pas, j'devais être tellement défoncé chaque jour que j'avais pas les yeux en face des trous. plaisantais-je.

Je dépose un baiser sur ta tempe et me noie un instant dans ton regard. J'ai envie de savoir à quoi tu as bien pu toucher de ton côté mais je n’ai pas envie de briser l’instant avec ce genre de questions. Peut-être en t'en disant plus sur ma propre consommation, aiderait.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Sam 30 Jan 2016 - 21:13

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
with Axel


Je te présente mes condoléances puis je te pose d’autre question préférant ne pas m’attarder sur le sujet des parents et de la mortalité.

- - Peut-être ai-je deux facettes ... ? Va savoir quel est mon vrai moi entre les deux ... . Mais tu m'intrigues. Au lycée ? Et je ne t'aurais pas remarqué de mon côté ?! Je suis sur le cul. Je peux être très tête en l'air, noyé dans mon petit monde mais ça m'étonne de ne t'avoir jamais vu. Humpf ... désolé. Je m'enfonce là, alors que je veux juste souligner que je t'aurais forcément remarquée.

Tu sembles étonné de ne pas m’avoir remarqué pourtant tu as fait comme tout le monde. Je rectifie ta mention au lycée craignant que tu ne devines mon âge.

- pas lycée ! université

- Tu te trimballes avec un sac à patates sur la tête ou une capuche sérieux ?! Non cherche pas, j'devais être tellement défoncé chaque jour que j'avais pas les yeux en face des trous dis-tu en plaisantant

- Non je pense juste que nous ne fréquentions pas les mêmes lieux, je faisais dortoir, cours, bibliothèque et tu étais surtout sur le terrain de sport et la résidence des Kappa. Je t’apercevais quand j’allais à la biblio et que tu étais sur le terrain

Je replonge dans mes souvenirs. Je traversais le bâtiment tel un fantôme. La plupart des élèves qui m’avaient remarqué étaient ceux avec qui j’avais des cours communs. Les autres ne me voyaient pas et ça me convenait. J’avais eu l’occasion d’assister à deux ou trois beuveries de la résidence des étudiants Kappa mais ils étaient tous trop bourrés et puis je partais toujours assez tôt pour ne pas être de la partie quand la soirée dérivait en orgie. Tu me ramènes au présent en déposant un baiser sur mon front. Je prends ce geste tendre comme un appel à m’ouvrir aux confidences. Je rougis. Je me colle un peu plus à toi tandis que tu t’allonges de nouveau. Je pose ma tête sur ton torse. J’entends les battements plutôt réguliers de ton cœur.

- Mes parents sont morts avant mes quatorze ans. Un incendie je reste vague J’ai commencé à prendre diverses substances pour oublier un peu puis après sur le campus j’ai continué mais là aussi bien pour tenir le coup avec la pression que pour me détendre.

Je m’arrête et relève la tête pour te regarder. Je t’écoute un moment. Puis la pluie semble se calmer. En tout cas le tonnerre est parti. Je m’agite un peu sous le duvet. Je te regarde les yeux pétillants.

- Je ne veux pas rentrer tout de suite. je me lève Je veux danser.

Tu me tends le baladeur en ouvrant les battants de la chambre où nous étions. Nous entrons dans le petit salon.

- Non pas là ! dehors te dis-je en mordillant ma lèvres.

Je pose le baladeur puis je retire mon pull et mon short.

- c’est pour pas les mouiller

Puis je sors avec une musique dans la tête. Je laisse mon corps onduler sous les gouttes d’eau. La pluie semble me laver de tous mes doutes. Tu es dans mon dos. Je sens des bras qui m’entourent. Je continue à bouger au rythme qui pulse dans mon esprit. Je sens ton souffle dans mon cou. Je me retourne. Tu dois me prendre pour une folle et je me rends compte que je m’en fous. Je pose mes lèvres sur les tiennes juste une brève pression. Une envie de voir ce que je ressentirais. Mais rien d’effrayant, bien au contraire c’est juste grisant. Notre slow langoureux continue. La pluie aussi continue, je n’ai plus peur de rien. Mon tee shirt me colle à la peau. Mes pieds sont boueux mais cette sensation d’être en vie. De tout ressentir intensément me plait.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Dim 31 Jan 2016 - 9:09




With Cassandra
Hey baby, want you be my girl ?

T
u te livres à ton tour sur les raisons qui t'ont conduites ici. Tu m'apprends que tes parents sont morts dans un incendie lorsque tu avais quatorze ans. C’est terrible, je n’ai pas de mots. Je vois bien que tu ne veux pas t'étaler et je comprends tout-à-fait ce qui t'as amené à consommer. Je me livre à mon tour sur ce qui m'y a conduit. Les raisons sont toutes aussi chaotiques. Une mère mentalement instable et violente, de mauvaises fréquentations, entre autre.
Tu m'écoutes, le regard tourné en direction du mien. La pluie semble se calmer. Le ciel ne résonne plus de ce vacarme infernal, l'orage s’est éloigné bien loin.

- Je ne veux pas rentrer tout de suite.

C'est ce que tu me confies en te relevant. Ta requête suivante me plait encore plus. Tu es pleine de surprise. Je te tends mon baladeur avant de me pencher sur le côté pour pousser les battants de porte, et roule légèrement sur moi pour me redresser et quitter le lit. Prêt à te tendre les mains, posté face à toi, tu fais une petite moue craquante en te mordillant les lèvres.

- Non pas là ! Dehors.

Tu retires ton pull et ton short sous mes yeux hallucinés avant de me signifier que c'est pour éviter de les mouiller. Pas con. Je décide de ne rester qu'en jean, ça craint moins. Mon t-shirt échoue en vrac sur un accoudoir du sofa. Je t'observe tandis que tu sors gracieusement de la caravane pour commencer à onduler sur le rythme de la musique. Je détaille tes courbes et le mouvement de tes cheveux alors qu'une fine pluie vient y semer ses perles translucides. Quelques-unes s'égarent sur ton visage. L'instant est comme au ralenti, proprement magique. Tu révèles un charme envoûtant. Je te rejoins et me glisse bientôt dans ton dos, profitant plus pleinement de la musique moi aussi. Mes bras t'entourent doucement pour t'enlacer avec toute la tendresse que tu m'inspires ... tout le désir aussi. Tu ne pouvais pas choisir meilleure morceau dans la playlist. C'est un de mes préférés, si riche de sensualité, si envoûtant. Il est à ton image, celle que tu m'inspires sous cette légère averse.
J'ondule contre toi, toujours posté dans ton dos, je suis chacun de tes mouvements. Mon souffle court sur ton cou et agite l'une de tes mèches dans un rythme régulier. Mon étreinte se resserre doucement. Mes lèvres effleurent ton cou sans vraiment s'y poser. Puis tu te retournes et tes lèvres à toi font alors un choix plus définitif.
Leur contact sur les miennes sont doux mais malgré tout trop bref. Trop bref car délicieusement envie d'y revenir aussitôt. Désespérément trop bref car il a suffit de leur caresse pour invoquer le désir de nombreuses autres.

Je ne veux toutefois par rompre le charme en me montrant trop impatient. Je glisse une main dans tes cheveux en plongeant mon regard dans le tien. Je ne te quitte pas des yeux durant un moment. Mes yeux doivent briller de la même lueur que je perçois dans les tiens. Notre slow devient plus langoureux au fil des secondes qui s'égrainent. Les gouttes de pluie qui nous parsèment se font bientôt légions. Mes cheveux s'assombrissent au fur et à mesure qu'ils comptent parmi eux cette offrande du ciel. Je me fous de tout ce qui peut nous attendre en retournant là-bas. Seul ces instants avec toi comptent. Je suis accro à cette magie que tu as fais naitre lors de notre premier contact et de cette addiction sous-jacente que je devine fort bien et que tu m'imposes involontairement tout autant qu'agréablement. J'ai envie de ressentir encore plus intensément les choses auprès de toi.
Mes lèvres cèdent à cette barrière invisible et réduisent ainsi la distance dans un élan de douceur teinté de la passion que tu fais naitre en moi.

- Embrasse-moi encore ... .

Ces mots sont tout juste susurrés avant que je ne succombe à une foultitude de baisers en fondant sur tes lèvres sans pouvoir me résoudre à attendre. Mes mains se glissent dans tes boucles blondes pour te serrer encore un peu plus contre moi.
Je veux bien subir toutes les punitions et remontrances juste pour ces instants partagés avec toi. Je veux bien subir encore au-delà pour en vivre à nouveau de nombreux autres après ça.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Dim 31 Jan 2016 - 17:30

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
with Axel



Tu t’approches de nouveau de mon visage.

- Embrasse-moi encore ... . me murmure tu

Je te regarde surprise quelques secondes. Tu ne me laisses pas le temps de la réflexion. Tes lèvres se posent sur les miennes. L’effet est comme de petites étincelles qui allument un feu bien plus gourmand à nourrir. Tes mains remontent dans mes cheveux. Je ferme les yeux me laissant délicieusement aller contre toi. Un frisson me parcoure mais il n’est pas dû au froid. Je ne connais pas cette sensation mais je m’y abandonne avec plaisir. Mon cœur s’accélère, je récupère à peine mon souffle entre nos baisers. Je me dresse sur la pointe des pieds. Mes mains remontent sur ton torse rendu glissant par la pluie. L’eau dégoute de nos cheveux. Une de mes mains caresse ton visage. Je sens une des tiennes qui descend le long de mon dos, trace la courbe de mes fesses et s’arrête sur le haut de ma cuisse. J’ai un mouvement de recul. Tu m’attrapes le poignet doucement mais fermement tu as l’air de te demander pourquoi ce recul.

- Ca va. T’inquiètes mais je viens de penser que j’ai laissé le livre dans la barque. Il faudrait le faire sécher.

Mais bien sur le livre dans la barque et il va gober ça ? De toute façon je n’ai pas envie de céder à une vieille crainte. Je veux combattre mes démons. Je ne plierais pas devant eux cette fois. Tu libère mon poignet. Je cours récupérer le livre dans la barque. Je n’avais pas fait attention mais la pluie a cessé, les étoiles l’ont remplacée. J’entrouvre la porte et je jette le livre dedans avant de te rejoindre. Tu t’es allumé une cigarette. Je m’avance un air enjoué. Tu t’es installé sur un transat. Je ne quitte pas ton regard. Je penche la tête et j’essore mes cheveux de mon mieux. Ton jean est collé à tes cuisses faisant ressortir les muscles et autre. Je laisse mes yeux parcourir ton corps une minute. Puis je me remets à danser. Des gouttes d’eau perlent de mon tee shirt. Je ne porte rien dessous. Je le retire, le tords et le secoue pour en chasser l’eau. Tu n’as pas bougé, tu dois surement me regarder, ça a quelque chose de troublant qui me ferait rougir et d’un autre coté ça me rends très fière de moi-même et de mon audace. Je me remets mon tee shirt en te fixant. Je m’installe sur ton transat et te chevauchant.

- Au fait qu’est ce qui t’as conduit à dealer ? Tu manquais pas de fric ?

Je te demande ça tandis que mes doigts parcourent tes tatouages. J’avais vendu des devoirs mais je n’avais pas eu besoin d’aller plus loin pour avoir suffisamment pour ma consommation. Je me demande jusqu’où j’aurais pu aller !


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Ven 5 Fév 2016 - 12:13




With Cassandra
Hey baby, want you be my girl ?

J
e réduis la distance entre nous, te glissant une douce requête.

- Embrasse-moi encore ... .

Une lueur de surprise habite ton regard mais je ne te laisse pas le temps de réagir que mes lèvres se posent sur les tiennes. Une douce chaleur se diffuse en moi à ce contact. Et l'espace d'un instant, je ne sais résister à une foultitude d'autres de ces baisers. Tu me fais littéralement frémir lorsque tes mains glissent sur mon torse tandis que l'une des miennes descend le long de ton dos, soulignant la courbe de tes fesses avant de s'arrêter sur le haut de ta cuisse. J'ai envie de te déshabiller sous cette pluie pour voir les gouttes dévaler chaque courbe de ton corps. Mais tu brises l'instant en ayant soudain un mouvement de recul. Je rattrape ton poignet avec délicatesse mais avec assez de fermeté pour t'empêcher d'échapper à ma prise. Une lueur d'interrogation passe dans mes prunelles. Je vais trop vite ?

- Ça va. T’inquiètes mais je viens de penser que j’ai laissé le livre dans la barque. Il faudrait le faire sécher.

J'arque un sourcil plein de scepticisme puis je laisse échapper un doux rire en libérant ton poignet. Tu cours récupérer le livre dans la barque. Je songe que j'aurais du t'éviter cette peine et aller moi-même le récupérer. Encore aurait-il fallu que tu m'en laisses le temps ... . La pluie cesse définitivement. Tu ne tardes pas à me rejoindre sur le transat sur lequel je me suis installé. Je me grille une cigarette, pinçant mon jeans par endroit pour constater à quel point il me colle à la peau. Je sens ton regard sur moi et bientôt c’est le mien qui te dévore alors que tu recommences à onduler sur la musique. Tes mouvements sont plein de grâce, si sensuels, si envoutants. Tes cheveux caressent le bas de ton dos lorsque tu retires ton t shirt pour l'essorer. Tu sembles t'appliquer à ce manège avec une toute nouvelle audace, juste pour me régaler les yeux. Je ne saurais me refuser à en profiter. Néanmoins, je ne bouge pas. Je me demande qui tu es vraiment ? Cette jeune fille qui se découvre pleine d'audace ou est-ce une subtile comédie de ta part visant à me le faire croire pour mieux me charmer ? Le truc que tu ne sais pas, c'est que quoi qu'il en soit, j'ai déjà succombé à ton charme.

Tu me rejoins en t'installant à califourchon sur mes jambes après avoir remis ton t-shirt. Mes mains se placent automatiquement sur le haut de tes cuisses.

- Au fait qu’est-ce qui t’as conduit à dealer ? Tu manquais pas de fric ?

- Comment tu sais ça au juste ?!

T'as pas été assez discret mon vieux ....



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Dim 7 Fév 2016 - 23:13

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
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- Au fait qu’est ce qui t’as conduit à dealer ? Tu manquais pas de fric ?

- Comment tu sais ça au juste ?!   tu sembles intrigué


Mes doigts arrêtent de dessiner sur ton torse. Je relève la tête et croise ton regard. Je jouerais bien avec toi comme te demander naïvement "comment je sais quoi ?" mais ton air un peu sérieux m'incite à ne pas le faire. En même temps que tu as posé la question la pression de tes mains sur mes hanches s'est modifiée. Je ne sais quoi en penser. Il est vrai que je n'ai jamais eu à faire directement à toi. C'était un autre étudiant qui faisait mes courses enfin trois pour être précise. Je ne m'étais jamais demandé si tu connaissais bien ces trois étudiants. James, Bryce et surtout Cody étaient mes interlocuteurs. J'avais été presque flattée la première fois que l'un d'eux m'avait abordé. J'avais cru un instant que je rentrais dans leur critère de sélection. Non que je veuille ressembler à ces bimbos écervelées que les sportifs affectionnaient mais je voulais connaitre cette sensation. A vrai dire j'adorais et j'adore toujours expérimenter de nouvelles sensations.

- Tu réponds par une question ! C'est pour éluder ou pour essayer de te protéger ? A vrai je n'y avais jamais réfléchi et j'ai toujours cru que les étudiants savaient que tu fournissais. dis je amusée

Puis mon sourire s'étiole un peu. Je trouve la situation un peu ironique. Je suis là tes mains sur moi à des kilomètres de Lewiston. Il y avait combien de probabilité que je rencontre dans un centre de détox à des miles de ma zone de confort, le type qui est la raison de ma présence ici en quelque sorte. Oh bien sûr si ça n'avait pas été toi mon fournisseur ça aurait probablement un autre mais là c'est toi !

- On pourrait rentrer soit dans la caravane soit au centre. Je commence à avoir froid

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Jeu 11 Fév 2016 - 10:58



   
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   Hey baby, want you be my girl ?

T
a question me perturbe. Un instant, je me voyais si loin de tout ça, de Lewiston, du centre et de tout ce qui m'a conduit ici que je ne songeais même plus aux raisons qui t'ont toi-même menées ici et qui nous relient indirectement. Sans m'en rendre compte, je me suis quelque peu tendu. Hey ! Exit les pensées tendancieuses, j'te vois venir !

- Tu réponds par une question ! C'est pour éluder ou pour essayer de te protéger ? A vrai je n'y avais jamais réfléchi et j'ai toujours cru que les étudiants savaient que tu fournissais. me lances-tu amusé pour rebondir sur ma question.

- Aucun des deux, éludais-je.

Ton sourire semble se faner un peu tandis que de mon côté, je me demande par qui tu passais pour te procurer ta dope.

- On pourrait rentrer soit dans la caravane soit au centre ? Je commence à avoir froid.

Je me rends compte que je suis complètement ailleurs. Je ne prononce plus un mot. Je me décale avec douceur pour me remettre debout puis je referme la caravane avant de me mettre à marcher. La réponse est donnée. Tu sembles suivre. Je finis néanmoins par me rendre compte que tu te trouves quelque peu en arrière par rapport à moi et que mon silence doit te perturber. Je me stoppe sans me retourner et tend une main en arrière pour que tu l'attrapes. Et une fois cette dernière dans la mienne, je la serre doucement et y dépose un baiser plein de réconfort tandis que nous nous remettons à marcher.
Nous rejoignons le centre un peu plus tard. On nous tombe dessus sans prévenir à proximité du mur alors que deux ou trois encadrants se sont mis à notre recherche dans les alentours. On nous sépare et nous emmène dans des pièces différentes. J'ai un regard tendre pour toi tandis qu'on nous éloigne.
Peu importe à qui je fais face un instant plus tard, je suis ailleurs, complètement indifférent. Je n'écoute même pas ce qu'on me dit. Ce sont d'éternelles remontrances. Toutefois, si je fais parfois quelques conneries, je n'avais encore jamais fait le mur. Enfin du moins, ils ne l'avaient pas encore remarqué jusque là. La surveillance risque de se renforcer, j'imagine. Peu m'importe. Il en faut plus pour me freiner.

Ce n'est qu'une bonne heure plus tard que nous nous croisons dans la salle des repas. J'évite d'attirer l'attention sur nous en t'évitant. Les regards que nous échangeons sont discrets. Nos sourires aussi. Mais dans nos yeux, il semble y avoir cette petite lueur malicieuse qui fait des étincelles.
Ce n'est qu'une fois la nuit bien installée, alors que tout le monde dort, que je me glisse hors de ma piaule pour venir te trouver dans la tienne. J'ai trouvé le numéro de ta chambre au détour du bureau.
Une fois devant la porte, je me glisse discrètement à l'intérieur. Je tape malgré ma vigilance, dans une chaise en travers de mon chemin. Puis j'arrive vers ton lit. L'un des lampadaire collé contre la façade extérieure éclaire discrètement ta chambre, du moins la partie près du lit. Je cherche un instant à mieux percevoir ton visage puis je me pose à tes côtés avant de te secouer doucement, ma main posée sur ton flanc.

- Hey ... réveilles-toi petit chat. ... Allez ... réveilles-toi où je t'embrasse ... . susurrais-je à ton oreille.




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Dernière édition par Axel Manchester le Jeu 18 Fév 2016 - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Ven 12 Fév 2016 - 19:43

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
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Dès que je te dis que j’ai froid tu sembles absent. Tu m’écoutes mais distraitement. Tu me repousses doucement en te levant. Tu me tends mes affaires et je les enfile rapidement. Tu commences à prendre le chemin de retour. Ok on rentre, c’est peut être mieux après tout ! je te suis à distance. Puis au bout d’un moment tu t’arrêtes et tends la main en arrière. Je souris, tu ne te retournes pas, je glisse ma main dans la tienne. Tu la serres, la tires vers toi. Tu déposes un baiser sur le dos de ma main et reprends la marche sans un regard vers moi. Je suis troublée. Je ne comprends pas ce qui me vaut ce changement d’attitude mais je suis. Nous finissons par arriver devant l’enceinte du centre. Trois surveillants sont là à nous attendre. Je n’en reconnais qu’une qui me surveillait dans le dortoir des mineurs. Elle m’attrape le poignet sans ménagement. Nos mains se lâchent et tu me souris avec un regard qui semble dire ça va aller, presque affectueux.

J’ai le droit à une lecture des règles et devoirs à respecter. Je proteste arguant qu’ils n’ont qu’à me renvoyer à Lewiston. Des larmes coulent sur mes joues sans que je sache les retenir. Je me fous de ce qu’ils peuvent me faire… ou presque. Ma seule crainte est d’être renvoyée à mon ancien dortoir. Bien que ton silence vers la caravane me perturbe bien plus. Je me sentais bien, je croyais que tout allait bien… et tu as changé en un instant pourquoi ? L surveillante me laisse seule dans le bureau puis revient au bout de plusieurs minutes m’ordonnant d’aller au réfectoire.

Je rentre dans la salle, je jette un œil alentours souriante te cherchant du regard. Tes amis sont présents mais pas toi, mon sourire s’efface. Je m’installe à une table triturant ma nourriture sans y toucher. Puis tu entres dans la pièce, mon sourire revient et je relève la tête espérant que tu viennes à ma table mais tu évites presque mon regard rejoignant tes compagnons. Tu plaisantes avec eux. Nos regards se croisent, je garde mon sourire malgré le tumulte dans mon esprit. Mes yeux doivent encore être brillants des larmes versés plus tôt. Pourquoi ai-je pu croire que quelqu’un pouvait s’intéresser à moi pour autre chose que mon apparence. Ma fourchette détruit encore un ou deux aliments, je croise de nouveau ton regard. C’est de trop je me lève et regagne ma chambre.

Mon accès internet m’a été retiré en punition. La surveillante passe et me donne des comprimés pour m’endormir. Je les avale un peu contrainte et me glisse sous la couette avec un livre. Je finis par m’endormir repartant en rêve au bord du lac. Tu es là sur le transat m’ordonnant d’aller dans la chambre. J’obéis sans trop savoir pourquoi. Je m’y couche. J’entends les battant s’ouvrir mais ce n’est pas toi qui est devant moi. C’est Christopher, je bondis hors du lit, le bouscule au passage. Je sors de la caravane, le transat est vide. Je m’enfonce dans la forêt en courant. Il fait froid, si froid, il y a du bruit autour de moi. Puis des branches m’agrippent, je tombe, je me relève et je cours. D’autres branches m’agrippent, un son se fait entendre. La forêt me parle, je tremble, « petit chat ». J’ouvre un œil, je ne suis pas seule dans mon lit. Je me recroqueville puis mon esprit reconnait ce chuchotement. Axel… c’est toi qui est dans mon lit, que fais-tu là ? Les paroles de mon rêve me reviennent.

- Hey ... réveilles-toi petit chat. ... Allez ... réveilles-toi où je t'embrasses

J’affiche un pale sourire en me détendant.

- pourquoi tu es venu ? dis-je doucement mais un peu abrupte.

Je pose un doigt sur tes lèvres avant que tu n’aies le temps de répondre puis je dépose un baiser que tu me rends. Je repose ma tête sur l’oreiller remettant une distance entre nous que tu sembles respecter.

- Excuse moi je faisais un cauchemar. j’hésite un instant qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je n’ai pas compris pourquoi on est rentré si vite et encore moins pourquoi tu m’as évité au réfectoire. J’ai fait je cherche les mots qui correspondent le mieux à ma question ou dit un truc qu’il ne fallait pas au lac ? Pourquoi avoir pris le risque de venir ici ce soir ?

Je me rends compte d’un coup que je suis un moulin à paroles posant mille questions sans te laisser l’occasion de répondre, je fais une moue amusé et me tait. Ta main posée sur moi n’a pas frémi, n’a pas bougé pendant mon interrogatoire. Tu es toujours souriant. Tu sembles calme.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Jeu 18 Fév 2016 - 13:47



   
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- Hey ... réveilles-toi petit chat. ... Allez ... réveilles-toi où je t'embrasse ... .

Tu t'éveilles doucement.

- Pourquoi tu es venu ?

Je n'ai pas le temps de répondre que tu poses un doigt sur mes lèvres pour m'empêcher de parler. Tu me surprends par le baiser que tu y déposes ensuite. Baiser auquel je réponds en glissant mes doigts sur ta joue dans une caresse. Puis tu reposes ta tête sur l'oreiller. Je te souris tendrement.

- Excuse moi je faisais un cauchemar. Tu sembles hésiter un instant avant de me dire. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je n’ai pas compris pourquoi on est rentré si vite et encore moins pourquoi tu m’as évité au réfectoire. J’ai fait... ou dit un truc qu’il ne fallait pas au lac ? Pourquoi avoir pris le risque de venir ici ce soir ?

- Oublie. J'ai juste été emporté un instant par mes tourments. Rien à voir avec toi. Pardonne-moi d'avoir été un peu brute là-bas. Quant à notre retour ici, je voulais juste t'éviter pour baisser la vigilance des surveillants. Ils seront moins sur toi s'ils voient qu'on ne traine pas plus que ça ensemble. Je pensais que tu l'avais compris par les quelques regards échangés tout-à-l'heure.


Je te souris et me penche pour embrasser ta main.

- Tu vaux de prendre des risques, soulignais-je en réponse à ton dernier doute. Et puis il me serait difficile de me passer de toi trop longtemps désormais.

Du bruit se fait entendre dans le couloir. Ça doit être le tour de surveillance. Je me glisse derrière le côté du lit rapidement avant que la porte ne s'ouvre. Ça me parait durer une éternité. Tu fais à nouveau semblant de dormir le temps de, et c’est moi qui est l'honneur de t'inciter à rouvrir les yeux par un baiser posé sur tes lèvres.

- C'est la dernière ronde. Suis-moi ! dis-je après un temps en sachant que j'ai calculé les délais entre deux rondes. Celle-ci étant la dernière, la suivante n'aura lieu que sur les coups de cinq heures et demi du matin.
Le moment venu, je t'entraine avec moi dans les couloirs. Direction les cuisines en prenant garde malgré tout qu'il ne traine personne à proximité. Il peut y avoir malgré la fin des rondes, quelqu'un susceptible parmi le personnel de ne pouvoir dormir et trainer dans le coin. C'est déjà arrivé lorsqu'il m'arrive à l'occasion de faire des escapades entre les murs à cette heure.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Sam 20 Fév 2016 - 23:42

HEY BABY, WANT YOU BE MY GIRL ?
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- Oublie. J'ai juste été emporté un instant par mes tourments. Rien à voir avec toi. Pardonne-moi d'avoir été un peu brute là-bas. Quant à notre retour ici, je voulais juste t'éviter pour baisser la vigilance des surveillants. Ils seront moins sur toi s'ils voient qu'on ne traine pas plus que ça ensemble. Je pensais que tu l'avais compris par les quelques regards échangés tout-à-l'heure.

Tu te penches et m’embrasse la main. Je te regarde un peu perplexe. Décidément je crois que j’ai beaucoup à apprendre sur les comportements humains. Plus tôt tu es devenu froid suite à mes questions, là j’en pose deux fois plus et tu me souris.

- Tu vaux de prendre des risques. Et puis il me serait difficile de me passer de toi trop longtemps désormais.

Je reste coite trop surprise par ta phrase qui tourne comme un mélodieux refrain. « tu vaux… me passer de toi… ». Tu te glisses sur le côté du lit opposé à la porte me signalant un bruit. Je repose ma joue sur l’oreiller. Je te regarde te cacher puis je ferme les paupières. J’entends le bruit de la porte qui s’ouvre. Mon esprit reprend le refrain de tes mots. Un contact chaud sur mes lèvres me ramène à la réalité de façon délicieuse. Ton baiser se prolonge tandis j’ouvre les yeux. Puis tu m’incites à te suivre.

- je suppose que ça peut nous attirer des ennuis ?

Je n’ai pour toute réponse qu’un sourire amusé. J’enfile de petits tennis en toile. Puis tu m’entraines vers les cuisines. Tu m’expliques que la prochaine ronde ne devrait être que vers cinq heures et que tu connais des astuces pour récupérer des chocolats du distributeur. Tu marques un temps d’arrêt à chaque coin de couloir, tu avances prudemment écoutant les bruits. Puis nous débouchons dans une grande cuisine. C’est étrange ce silence alors que l’endroit est d’habitude emplis de bruit de casseroles, des plats qui s’entrechoquent, des portes de fours qui s’ouvrent. Les paroles des employés mais aussi le chahut des patients, les rires, les bruits des couverts sur les assiettes. Je scrute la salle puis je sens tes bras qui m’entourent.

- C’est étrange cet endroit aussi silencieux. Tu viens souvent ici ?

Ta main glisse dans la mienne et tu me montres les distributeurs. Je te désigne un Reese’s au beurre de cacahuètes. Tu tapes des numéros puis passes ta main derrière la machine. Le petit paquet convoité tombe sans trop de bruit. Tu ouvres le paquet et pose le mini chocolat sur le bord de mes lèvres. Je le prends doucement entre mes dents sans perdre ton regard des yeux. Une fois avalée, je souris et te vole le paquet. Je me précipite vers les baies vitrées laissant une table entre nous. Lorsque tu t’approches, je te défie de m’attraper. Je tourne autour de la table esquivant tes tentatives d’approches. Puis je te laisse un avantage, tu finis par me bloquer. Je me retrouve acculée contre une table. Je lève ma main caressant ta joue. Puis je me laisse aller à un élan passionné, je t’embrasse fougueusement.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ? Dim 21 Fév 2016 - 13:39




With Cassandra
Hey baby, want you be my girl ?

T
u sembles bien décidée à me suivre, malgré les possibles ennuis derrière mon initiative. Le silence qui règne dans la cuisine ferait presque peur. Je te taquine en te foutant un peu les jetons et en te racontant des histoires de fantômes qui se terminent en orgie royale. Ou l'art de dériver sur des trucs complètement abracadabrant pour faire retomber la tension.

- C’est étrange cet endroit aussi silencieux. Tu viens souvent ici ?

- Ça m'arrive. Je me suis déjà amusé à balancer dans les bennes à ordure situées à l'extérieur, les plats qu'on nous réservait le lendemain parce que vois-tu les épinards avec de la viande infecte, c'était pas trop mon truc !

Je te raconte que du coup, le lendemain, on avait eu droit à un menu qui valait le coup. Hamburger-frites, c'était franchement extra comparé à ce qu'on nous avait réservé la veille.

- Depuis l'incident, ils se passent d'afficher le menu ! Mais ils ont aussi fait une croix sur les épinards.

Je t'entraines vers les distributeurs et je manœuvre habilement ou pas vu ma discrétion pour nous chopper les sucreries désirées. J'ai l'honneur de glisser le premier chocolat dans ta bouche, dans un geste délicat. Tu croques sans me lâcher du regard. Je crois que je suis juste complètement fou de toi sur l'instant. Ce séjour ici ne peut être qu'illuminé par ta présence. Je ne regrette finalement pas d'être venu ici. Malgré l'état de manque encore persistant et les thérapies de groupe à la con.
Tu me voles soudain le paquet sans que j'ai le temps d'y piocher. Nous nous mettons à courir ou du moins tu m'incites à te courir après et j'avoue que j'adore ça. Néanmoins, tu fais l'erreur de te précipiter entre la dernière table et la vitre où je parviens enfin à te coincer. Ta main caresse ma joue, mon regard plonge dans le tien mais ce sont tes lèvres qui se posent en premier sur les miennes.
Je partage cet élan avec plus de fougue encore. Dès lors, mes lèvres ne savent se détacher des tiennes. Ce n'est que lorsqu'on entend du bruit plus loin qu'on revient à nous. J'ai semé un peu de tapage avec la machine plus tôt et ça a du alerté l'un des surveillants. Nous courons mains dans la main jusqu'à ma chambre sans nous faire repérer.

- Tu es toute à moi. Je te garde pour la nuit. J'ai pas envie de te voir filer trop vite.

Je te serre entre mes bras puis te soulève pour te déposer sur le lit où je finis par t'enlacer par autant de caresses et de baisers. Le plus difficile étant de maitriser mon désir pour toi. Mais avec toi, je veux prendre mon temps parce que tu n'es pas une conquête banale. Je le sens. Je le sais. Et je veux te le faire comprendre par la patience que je te démontre.
Et ce désir, je le tiens jusqu'aux jours suivants. Jusqu'au bon moment. Lorsque toi et moi à force de passer toutes nos journées ensemble pour la quasi grande partie, finissons par devenir inséparables. Ce que je ressens au fil des jours devient plus fort. Tu comptes énormément. La complicité qu'on partage, ces instants magiques que l'on vit chaque jour sont les plus précieux instants que j'ai jamais vécu avec une fille. J'en viens à me dire que c'est facile d'être sérieux quand on est amoureux. Et amoureux, je le suis réellement de toi. Même lorsque je dérape un soir avec l'une des jeunes infirmières qui succombe au jeu de charme que j'avais engagé quelques temps plus tôt avant ton arrivée. Certes, j'avoue que j'aime séduire, c'est une part de moi qui ne peut se détacher. Et ce jeu aurait pu s'arrêter à ça, juste pour ma propre fierté de parvenir ainsi à séduire et tourmenter une fille qui a quelques années de plus que moi, une adulte. Mais quand ça devient vraiment chaud, c'est difficile de résister. Réellement difficile. Même si toi et moi avons cédé à la passion il y a peu, même si toi et moi avons mêlés nos corps pour ne faire plus qu'un et partager des instants habités par des sentiments sincères. Des sentiments réellement sincères de ma part aussi, aussi inhabituel que ce soit pour le collectionneur que je suis.

Ce jeu pourrait s'achever tout de suite. Je pourrais venir te retrouver toi que je désire plus que tout. Mais cette fille là, cette femme face à moi, c'est une tentation trop grande. J'agis poussé par mes pulsions. Dans la salle même où elle se chargeait à la base de "m’ausculter". Oui tout ça aurait du être une baise rapide et sans incidence. Juste succomber à la tentation, sans que personne ne le sache jamais. Mais tu nous surprend. Toi qui compte tant pour moi comme jamais personne n'a encore compté à ce point.



WILDBIRD
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[FLASHBACK] Hey baby, want you be my girl ?
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