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 As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie)

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Terrie M. Austen
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MessageSujet: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mar 29 Déc 2015 - 20:38

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous

Depuis que les personnes se cachant derrière –S en étaient allées de leurs révélations, de nombreuses vies s’en étaient vues chamboulées. La mienne n’allait déjà pas très fort avant qu’ils ne colportent que je n’étais pas la fille biologique des Austen, mais d’au moins un O’Leary. Mais je n’étais pas leur seule victime, je n’étais pas la seule qui aurait voulu taire ce qu’on avait étalé aux yeux de tous. Je continuais à taire toute cette histoire, à soutenir que j’étais la fille de Brian et Lauren Austen, et que mon affiliation de sang avec les O’Leary n’était qu’un vaste canular de mauvais goût. Quant à savoir ce que moi je savais vraiment sur cette révélation, si j’étais capable ou non de démêler le vrai du faux, il était bien impossible de le savoir, parce que je taisais tant le sujet qu’on pouvait m’accuser de déni, sans que je ne puisse nier ce fait. Mais ce n’était pas tant moi qui m’intéressait, que les autres à qui je tenais et qui vivaient comme moi un cauchemar éveillé.
Les Crow aussi avaient eu le loisir d’être victimes des facéties de –S, et Chris s’était vu retirer la garde de sa sœur Sammy. J’aurai voulu avoir les responsables devant moi pour les confronter au mal qu’ils faisaient. Sammy était séparée de toute sa famille, et ils avaient tous interdiction de rendre visite à la plus jeune de la famille qui était placée en famille d’accueil. Amanda était venue me trouver, totalement catastrophée, me demandant de les aider à maintenir le contact avec Sammy. Je n’avais pas de raison de refuser, cette famille je l’aimais, et Sammy était une gamine formidable, elle ne méritait pas qu’on l’empêche de voir son frère et ses sœurs, quand bien même Chris avait été violent envers sa mère, il y a des années. Alors je faisais la navette autant de fois que je le pouvais entre la petite et ses aînés. À dire vrai, je faisais la navette entre Sammy et ses sœurs, et je chargeais Amanda ou Jo de faire passer les nouvelles à Chris. Je n’avais pas revu Chris depuis cette fois où nous étions allés consulter mon coffre à la banque, surtout parce que j’avais compris une chose à laquelle je n’avais pas envie d’être confrontée à chaque fois que je le verrais. Alors je ne le voyais plus, et je comptais sur ses sœurs pour lui donner des nouvelles de Sammy.

Aujourd’hui quand j’arrivais chez Amanda, elle et Jo m’attendaient déjà. J’avais vu Sammy une heure auparavant, et je n’avais plus eu le cœur à lui mentir sur le semblant de relation qui restait entre Chris et moi. J’avais l’impression de lui avoir brisé le cœur, comme si j’avais foutu en l’air ses rêves de gamine ne nous voir mariés un jour. Mariée, ça me ressemblait pas vraiment, mais à défaut de pouvoir lui dire que j’aimais toujours autant son frère, j’avais promis que je continuerai à prendre soin de sa famille, et qu’elle me verrait autant de fois qu’elle en aurait besoin. Ce que j’avais néanmoins tu, c’est que je ne comptais pas voir Chris. Amanda ou Jo pourrait certainement faire la navette à ma place du moment qu’elle avait les nouvelles de Sammy. Comme à mon habitude, à mon arrivée, je saluais les sœurs Crow, je parlais de leur sœur, je leur demandais si elles voulaient que je transmette quelque chose à Sammy, puis au moment de partir, je lançais un bref « Je vous laisse voir avec Chris. » Habituellement, je les laissais là-dessus, mais aujourd’hui Amanda m’avait stoppée. J’avais vu dans ses yeux un air désespéré, et j’aurai voulu pouvoir m’en aller, mais j’aurai rompu ma promesse à Sammy… « On a besoin de toi, Terrie, on ne sait plus quoi faire. » C’est son air désespéré qui m’avait arrêtée dans mon élan. Pendant un instant, j’avais eu envie de partir sans me retourner, mais je ne pouvais pas leur faire ça, alors… Amanda m’avait expliqué, toujours aussi désespérée, et la seule chose que j’avais répondue, avec une certaine colère que je contenais était tout aussi empreinte de détermination. « Je m’en occupe, Mandy. »

Je ne voulais pas croire ce qu’Amanda m’avait raconté. J’avais déjà eu vent de rumeurs, mais je els voulais fausses, et j’avais tellement besoin de me changer les idées moi-même que j’avais relégué au second plan ce qui concernait Chris. Après tout, il m’avait bien reléguée au second plan lui aussi alors qu’il s’était trouvé une autre femme… Un peu rancunière peut-être, mais j’avais mes raisons. Je ne voulais pas y croire, tant que je n’avais pas vu cela de mes propres yeux. Alors que je me préparais chez moi, j’avais l’espoir qu’Amanda se trompait sur ton compte, et le fait qu’elle puisse avoir raison me mettait en colère, en colère contre toi. J’espérais ne pas te trouver là où je comptais me rendre, alors qu’encore chez moi, je me vêtissais rapidement après une douche, puis je passais un blouson en cuir neuf avant de m’apprêter à partir, mais au moment de passer la porte, je m’arrêtais une seconde. Je soupirais, et je retournais vers la cuisine. J’ouvrais ce foutu tiroir dans lequel se trouvait l’arme que j’avais achetée il y a plusieurs années. Je me rappelais de ce que j’avais dit à Danny quelques jours plus tôt, nécessité fait loi. Je partais finalement en laissant Heimdall et Fenrir veillaient sur Danny qui était encore chez moi et qui avait interdiction de partir d’ici.

Alors que je m’approchais de l’endroit où j’allais peut-être te trouver, j’espérais encore que Mandy avait tort et que je ne te trouverai pas là-bas. Je l’espérais sincèrement, même si je demeurais en colère contre toi. Je pénétrais dans un vieil entrepôt désaffecté après avoir laissé quelques billets à l’entrée, et je comptais déjà plus d’une trentaine de personnes présentes. Les combats illégaux semblaient être quelque chose de bien plus connu que je ne le pensais. Et alors que j’avançais dans cette foule, j’espérais encore que je ne t’y trouverais pas.

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Dernière édition par Terrie M. Austen le Mer 30 Déc 2015 - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mer 30 Déc 2015 - 12:17



   
   With Terrie
   As-tu honte maintenant que je te vois ?

L
es acclamations de la foule ici présente sont transcendant. Lorsque je suis ici, c'est un autre monde, une autre loi. Cette vieille grange est désormais le lieu qui remplace l'ancien sous-sol du bar miteux de bikers que je fréquente de nouveau depuis quelques mois. Bien plus de possibilités de sorties si les forces de police interviennent à l'improviste. Plus d'espace et une mezzanine qui fait tout le tour du bâtiment comme autant de places privilégiées en balcons d'où voir le spectacle.
La tension monte, l'enfoiré qui présente le truc fait chauffer la salle. L'ambiance est là. On dirait une arène de fauves. Se rassemblent ici tous les enfants de pute et les sales types du coin, entre autres poivrots ou crétins. Je déteste tout ce monde, je déteste leur cries et exultations débiles mais c’est ça qui me nourrit et qui m'emplit de rage. A eux seuls, ils décuplent cette haine qui circule à travers mes veines et se diffuse à travers chacun de mes membres, emplissant mon esprit d'un voile obscure qui me fait oublier jusqu'à qui je suis et jusqu'aux fondements de tout ce que je respectais et représentais avant.

Mon adversaire est redoutable. Les précédents n'étaient pas à la hauteur, ils se sont tous retrouvés au tapis. C'est gentiment dit si on tient compte de leur état. Ils veulent du sang ? Je leur en donne. Parfois, je me dit que je vais finir par tuer quelqu'un. Et le plus effrayant, c'est que ce n’est en rien ce qui m'arrête. Le type présentement face à moi me donne du fil à retordre. Tant mieux, il nécessite plus de tactique. J'esquive certains coups, je m'en prends d'autres. C'est proprement grisant de se retrouver face à quelqu'un du même niveau. Voir plus. Ça permet de se dépasser. Après nombre de coups échangés, une pause s'impose avant le prochain round. Le sang qui coule de ma blessure à l'arcade me rend la vue difficile. Le temps de nettoyer rapidement ça et de me désaltérer et je m'apprête à repartir.
J'entends quelques sifflements significatifs dans la foule. Une gonzesse ici ? Il y en a bien quelques-unes mais pas des beautés si ce n'est celles qui sont là pour régaler les yeux durant les pauses. Je jette un regard sur ma droite et c’est là que je t'aperçois.

Je reste figé un instant, le regard rivé dans le tien comme par défis. Mon expression reste neutre mais c’est un bouleversement de te voir ici. Ta présence ici n'a rien d'un hasard. Je devine trop bien ce que tu as du entendre sur mon compte et ce qui t'amène ici en ce lieu. Si je ne montre rien, se livre toutefois en moi un tumulte semé de doutes et de craintes. C’est un endroit mal famé, pas un endroit pour une fille seule comme toi. Mais après tout, s'il t'arrive quelque chose, tu l'auras cherché. Non putain, je peux pas dire ça. Comment me concentrer alors que tu es là et que n'importe lequel de ces types peuvent te mettre la main dessus et t'embarquer animés de mauvaises intentions ?! Espèce d'imbécile ! Mon regard est noir. Tu te rends compte où tu as mis les pieds ?! Et pourquoi ? Me prendre sur le fait comme je le soupçonne ?!

Il est temps d'y retourner. Tant pis pour toi, je ne me défilerais pas et mènerais ce combat jusqu'au bout. Si j'ai tourné ainsi, c’est à force de me préoccuper des autres et de la fatigue que ça a fini par occasionner mais aussi la faiblesse que ça a fait naitre en moi. Une chose que je continues d'ailleurs à faire au vu de ceux qui viennent requérir mon aide pour des questions de justices que la police, que ce soit celle de la Réserve ou celle de la ville, n'est pas foutue de mener. C'est fou comme les enquêtes se bâclent et se retournent sur les victimes dès que ça touche aux habitants de la Réserve. Des miens. D'ici et d'ailleurs. Nous dont on a volé les terres. Nous qu'on continue à écraser. C’est tout là le genre de pensées qu'il me fallait pour me re-concentrer sur le combat. Je suis de nouveau gonflé à bloc. Je ne regarde plus dans ta direction.

- Draven, donne tout ce que tu as et défonce lui sa putain de gueule à ce gros lourd !!! scandent certains dans la foule. Bouffe-le Draven !!! Bouffe ce fils de pute !!!

Mon esprit est fixé sur cet objectif. Il le reste durant quelques minutes avant que je n'aperçoive de nouveau ton visage effrayé alors que je me reçois un coup et que j’atterris dans les cordes qui délimitent le ring. Je bloque sur toi un bref instant, à peine quelques secondes et mon adversaire profite de ma faiblesse pour me rouer de coups. Il me choppe en traite l'enfoiré ! Je parviens juste à instant à reprendre le dessus dans un accès de rage, puis tout bascule à nouveau, il me frappe au mauvais endroit et me déséquilibre. A partir de là, c'en est fini pour moi. Il me rétame comme il faut. C’est une première pour moi. Mon esprit est trop divisé entre toi et le "match" qui se joue sous tes yeux pour que je puisse recouvrer tout ce qui anime ma férocité habituelle.



La foule s'est dispersée. Je ne sais pas au juste depuis combien de temps je suis posté dans ce coin, assis sur une table dans ce box aménagé pour les types comme moi qui combattent. On me parle mais je n'écoute pas. Je gueule un bon coup pour qu'on me foute la paix pendant qu'on nettoie rapidement mon visage, faisant fuir le tas de sangsue qui étaient tout autour. La fille face à moi ne cache pas son jeu de charme. Elle doit penser que je vais me l'envoyer aussitôt mes blessures nettoyées par ses soins, ce à quoi elle s'applique avant qu'une main n'arrête son geste et qu’en relevant les yeux, ce soit toi que j'aperçoive. Tu la fais sortir et prend le relais.
Tu tamponnes doucement mon visage avec le truc crasseux qu'ils ont mis à disposition puis m'invites sans un mot à sortir de cet endroit. Je comprends très bien que tu refuses de me soigner avec ça. Le matériel ne doit même pas avoir été désinfecté. Je te suis, tu me soutiens. T'as de la force pour le petit bout de femme que tu es.

Un instant plus tard, nous voilà dans ta voiture. Je n'ai pas de véhicule à récupérer de mon côté, je viens toujours à pied. C'est plus pratique en cas de fuite, direction la forêt si pas le temps de s'échapper avec son véhicule. Ça évite de se faire coincer sur la route en quittant les lieux.
Le trajet se passe dans le silence. Je sais toutefois que ça ne durera pas longtemps. Il fait nuit noire dehors, il doit être plus de minuit. Nous arrivons à la maison. Tu connais par cœur le chemin de la Réserve.

- C’est bon ! Pas besoin de ton aide, crachais-je à demi furieux alors que tu veux m'aider à descendre du véhicule. Cependant, j'ai en effet besoin de ton soutien tant j’ai du mal à parcourir les quelques mètres jusqu'à l'entrée. M'appuyant d'un bras autour de tes épaules, nous gravissons les marches menant au perron.

- Choppe mes clés dans ma poche, te dis-je en faisant un mouvement de tête vers l'arrière pour indiquer la poche arrière de mon fute.



WILDBIRD


Dernière édition par Chris Crow le Sam 2 Jan 2016 - 14:33, édité 1 fois
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mer 30 Déc 2015 - 14:18

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous

Lorsque j’entre dans cette grange, j’ai encore l’espoir que je ne t’y verrais pas. Appelle ça de la naïveté si tu veux, mais c’est bel et bien de l’espoir. Mais au fond, je sais parfaitement qu’Amanda n’a pas inventé l’histoire qu’elle m’a servie. Même en l’absence de mes souvenirs, je suis certaine que je ne l’ai jamais vu aussi désespérée, et c’est certainement pour cette raison que malgré l’espoir que j’entretiens de ne pas te trouver là, je sais parfaitement que tu es là et que je vais finir par te tomber dessus. Alors que je m’approche de la foule, je fais automatiquement état des lieux, et mon cerveau n’oubliera jamais plus ce que mes yeux verront ici, à moins qu’une autre personne ne m’éclate la tête contre du bitume. L’endroit me paraît infâme, immonde, et ce n’est pas qu’un air, il est ainsi. L’ambiance me donne l’impression d’être en présence d’animaux, des bêtes sauvages qui ne demandent que du sang et qui l’obtiendront très certainement d’ici peu. Quand je croise certains regards, je me dis que j’ai peut-être bien fait de repenser à ce que j’ai dit à Danny, et de prendre mon arme, sait-on jamais. Avec la foule de chiens enragés qui s’agglutine dans cette grange, n’importe quoi pourrait se passer. Et plus je m’attarde sur les détails, et plus je me dis que c’est un miracle que ça ne dégénère pas maintenant. Mais qu’est-ce que tu viens foutre ici à amuser cette bande de dégénérés en te battant avec je ne sais qui ? Pendant un instant, je me surprends à penser qu’après tout si tu veux foutre ta vie en l’air, c’est ton problème, mais… Il y a Sammy, il y a Jo, il y a Amanda ; et je leur ai toutes plus ou moins promis que j’allais m’occuper de ton cas, alors je ne partirai pas sans toi, dussé-je employer la manière forte pour te faire sortir d’ici.

Je me résigne à m’avancer dans cette foule de dégénérés pour te trouver, et je me jure intérieurement que le premier qui me touche, je lui refais le portrait. Amanda m’a dit que tu te battais ici, alors tu seras forcément au centre à prendre ou donner des coups. Je me faufile petit à petit… j’ai l’impression que j’essaie de retarder le moment où mes yeux se poseront sur toi, où je te verrais au centre de cette mascarade à amuser une galerie de chiens enragés qui me fait horreur. Finalement encore cachée derrière une rangée d’hommes qui crient à s’en péter les cordes vocales. Oserais-je dire qu’ils t’acclament alors que ton but est de fracasser le crâne du mec face à toi, rien que l’idée m’écœure... et je me demande encore comment tu peux te trouver là à faire ce genre de choses.
Une pause est alors déclarée, et je ne te quitte pas des yeux alors que tu n’as toujours pas remarqué ma présence. De toute évidence, tu n’étais pas le seul à ne pas avoir remarqué ma présence, ou du moins la présence d’une femme – parce qu’effectivement je ne vois pas d’autres femmes dans cette foule – si j’en juge par les sifflements qui se font entendre. À croire que l’arrêt du combat les a ramenés à la réalité et qu’ils se rendent enfin compte que ce qu’il y a autour d’eux. Aucun d’eux ne m’intéresse de toute façon, je ne suis là que pour toi, et mon regard reste fixé sur le tien quand je vois quelque mouvement sur mon côté. « Je te déconseille de faire quoi que ce soit si tu veux encore pouvoir te servir de tes doigts dans les minutes qui suivent. » Aucun de ces sauvages ne me fait peur, et je n’ai besoin de personne pour me défendre. J’en connais un qui serait ravi de constater qu’il me déteint dessus… Mais je n’ai pas de raison de penser à lui à cet instant, il n’y a que toi.

Une éternité pourrait sûrement se passer alors que nos regards sont plongés l’un dans l’autre. Tu abordes une expression neutre, alors que la mienne semble empreinte de tellement de choses que le mélange n’est pas identifiable. Suis-je en colère contre toi ? Sans le moindre doute, mais ce n’est certainement pas seulement en raison de ta présence ici. Finalement tu sembles me fusiller du regard, et je te rends la pareille. Un mélange de mépris, de colère, sûrement un peu de défi aussi. Ma présence te dérange ? Je n’en ai strictement rien à faire que ça te dérange. Aurais-tu honte que je te vois ici, que je te vois faire ce que tu fais ? Ne dit-on que la honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible par tous ? Est-ce donc la raison pour laquelle ma présence t’indispose ? Dommage pour toi, je me fiche bien que ma présence te dérange, parce que je ne vais pas partir, alors vas-y montre-moi ce que tu deviens…

Le combat reprend, et toute l’ambiance qui va avec fait de même. Je n’ai qu’une seule attitude alors que tu te remets toi aussi dans cette ambiance. Je garde mes yeux rivés sur toi, avec cette expression de défi. Tu te remets à combattre, et je constate que ma présence te déconcentre, ton regard retombe dans le mien et tu reprends un coup. Je ne réagis pas, je garde ce même regard et je me mets à tourner autour du ring, comme pour rester toujours dans ton champ de vision, je me faufile entre les dégénérés qui hurlent, et je ne te quitte jamais des yeux. Ma présence te gêne bien plus que tu ne veux le faire croire quand tu me regardes l’air neutre. Tu perds finalement le combat, et j’imagine aisément que c’est en partie ma faute, mais très honnêtement je n’en ressens pas la moindre culpabilité. Tu as surtout perdu parce que tu as honte que je vois ce que tu fais. Tu peux avoir honte…

À la fin du combat, les sauvages qui scandaient à la violence reprennent des airs un peu plus humains, bien qu’ils soient toujours aussi écœurants à mes yeux. Deux d’entre eux ont dans l’idée de me chercher des noises, ils s’imaginent certainement qu’ils vont pouvoir finir la soirée en charmante compagnie. Lorsque l’un d’eux finit à genoux après que je lui ai tordu le bras, et probablement cassé deux doigts, l’autre préfère ne pas bouger. « On ne t’a pas appris la nouvelle ? Je suis une O’Leary, il paraît. Me chercher des noises, c’est pas le summum de la bonne idée. » Je le lâche, et il ne demande pas son reste. Ni lui, ni son copain. Ils s’en vont et je me reconcentre sur mon seul objectif. Toi.
J’avance vers l’endroit où je t’ai vu partir, une sorte de box dans lequel j’imagine on te soigne après les combats. Je remarque une fille à l’attitude que je trouve passablement vulgaire, finalement il y a bien au moins une autre femme ici, même si j’aurai plutôt tendance à ne pas lui attribuer le nom de femme, mais plutôt celui de prostituée pour le coup. Avant qu’elle ne t’infecte avec je ne sais quelle cochonnerie présente sur le matériel dégueulasse qu’ils peuvent utiliser, je me saisis de son bras et l’arrête dans ce qu’elle fait. Son air offusqué ne m’empêche pas de lui parler avec le respect qu’elle mérite, c’est-à-dire aucun. « Dégage. » Lui dis-je sur un ton qui ne prête pas à la discussion. Mon regard croise à nouveau le tien, il me semble vide alors que le mien est empreint d’une multitude de reproches. T’es vraiment fier de toi ? Je regarde un peu plus le matériel, et je soupire. Il est hors de question que je m’occupe de toi avec ces merdes.

Je m’abstiens de t’offrir le moindre mot, mais je t’ordonne par mes gestes de te lever et de me suivre. Vu ton état, tu as besoin de mon soutien, et je fais ce qu’il faut pour qu’on atteigne ma voiture sans que tu ne t’écroules avant. Je t’installe à la place passager, et monte à mon tour côté conducteur. Je ne te sers toujours pas le moindre mot, je conduis jusque chez toi dans un silence absolue, même la radio ne fonctionne pas. Je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir te dire, je ne suis même pas sûre que je vais t’adresser la parole.
On arrive chez toi, et le silence n’a toujours pas été rompu. Je me gare devant ta maison, et je descends de voiture. Reise vient me trouver, il gémit. Comme je le comprends. Je lui offre une caresse avant de me diriger vers le côté passager. Il râle quand je veux te venir en aide, mais je n’en ai rien à foutre. Comme si tu allais marcher jusqu’à la maison tout seul, tiens ! Je t’aide malgré le fait que tu râles et je me dis que c’est bien parce que j’ai dit à Amanda que je m’occupais de ce problème que je ne te laisse pas tout bonnement en plan ici, honnêtement tu le mériterais. Tu me signifies que les clés sont dans ta poche, et je me sers directement. Je déverrouille la porte, Reise nous devance en entrant le premier. Je continue de te soutenir, et tandis que nous pénétrons dans la maison, je referme la porte du pied et je m’avance vers le fauteuil le plus près dans lequel je t’abandonne. J’ai beau être en forme, je ne suis pas mécontente de ne plus avoir à te supporter, mine de rien tu es quand même assez lourd.

Je ne t’ai toujours pas dit un seul mot. Quelques instants, je te laisse pour aller chercher une trousse de secours. Je sais qu’il y en a une, je connais la baraque comme ma poche, et je reviens moins d’une minute plus tard avec ce qu’il faut. J’attrape un tabouret au passage, et je viens m’installer à côté de toi. Toujours sans le moindre mot, je commence par désinfecter les plaies que tu as au visage, je m’occuperai des mains après. Je ne fais même pas preuve d’un peu de délicatesse, et lorsque tu grimaces à l’une de mes actions, sûrement parce que je t’ai fait mal, je brise le silence que je t’ai imposé jusqu’à maintenant.

« Ça fait mal ? » Te dis-je, et sans que tu aies le temps de répondre, je continue. « Tant mieux. » Je continue de désinfecter des plaies, ça ne semble pas te faire du bien, et ça m’est complètement égal. Tu as voulu ce qu’il t’arrive, je ne vais pas m’emmerder à prendre des pincettes pour que tu aies moins mal. « C’est ça, grogne. Crache ta bile pendant que tu y es, je ferai pareil après. »

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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mer 30 Déc 2015 - 15:54



   
   With Terrie
   As-tu honte maintenant que je te vois ?

J
e peux lire toute la colère silencieuse sur tes traits. Elle n'augure rien de bon mais soit. Je ne crains plus rien, encore moins de décevoir mes proches.



Le gémissement de Reise m'a quant à lui provoqué un pincement. C'est la première fois que je le vois faire si triste mine. En passant dans l'entrée, je vois qu'il n'a quasiment pas touché à sa gamelle de la journée. C'est sa façon de me manifester son mécontentement.
Tu m'abandonnes sur le fauteuil le plus près à ta portée. Je m'écrase lourdement sur l'assise puis tends le bras vers le meuble qui sert de bar à ma droite pour ouvrir l'une des portes et chopper une des bouteilles qui y est rangée. Je dévisse le bouton de cette dernière avec les dents puis m'en envoie une rasade quand tu as le dos tourné. Tu es encore dans la salle de bain quand je décide de m'en envoyer une seconde gorgée en douce. Erreur ! Tu me prends sur le fait en débarquant au même moment dans la pièce. Tu attrapes un tabouret au passage et viens t’installer à côté de moi. Tu commences par désinfecter les plaies au visage.

« Ça fait mal ? ... Tant mieux. »

Je te regarde en arquant un sourcil. T'as de quoi être furax mais j'apprécie moins que tu sois aussi désagréable. Je ne sais pas si c'est vraiment ça au fond. Je crois que je suis d'autant plus frustré de ne pouvoir t'envoyer chier, toi qui ne m'a rien fait. J'ai manqué de te chopper le bras dans un geste vif et je resserre le point autour du bout de l'accoudoir. J'étouffe ce sentiment par des grondements.

« C’est ça, grogne. Crache ta bile pendant que tu y es, je ferai pareil après. »

- J'en doute pas. rebondis-je ainsi sur ta dernière remarque. Je te choppe soudain par la nuque et approche ton visage du mien. Je te regarde droit dans les yeux, te bloquant pour t'empêcher de reculer. Mon regard est redevenu aussi noir que précédemment dans cette grange. Je préfère cracher ma bile en t'incitant à t'abstenir de ce genre de remarques, soulignais en te collant un baiser.

Je cherche à te mettre hors de toi là ? Exactement !


WILDBIRD


Dernière édition par Chris Crow le Sam 2 Jan 2016 - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mer 30 Déc 2015 - 16:43

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous

Alors que je fouille dans la salle de bains, je me demande encore ce que je suis venue foutre dans cette galère. J’entends à nouveau le désespoir d’Amanda, et je repense à une chose que Danny m’a dite. J’ai toujours voulu aider les autres, et c’est sûrement pour ça que j’en suis arrivée où je suis aujourd’hui. Et c’est parce que j’ai voulu aider Amanda que je suis dans cette galère présentement. Je soupire une fois que j’ai la trousse de premiers secours en main, puis je reviens pour voir qu’après la violence, tu t’adonnes à l’alcool. Le tableau devient de plus en plus charmant, mais je m’abstiens de tout commentaire. Picole si tu veux, au point où tu en es…

Je commence à te soigner, et je me trouve aussi délicate que lorsque je soigne Esras, c’est pour dire l’état de nerfs dans lequel tu me mets. Merde, j’en suis à te comparer à un connard qui a déjà levé la main sur moi, mais vu ce que tu me montres, peut-être que t’as le potentiel pour finir comme lui désormais. Quand je pense que je répète à Sammy que le plus gros problème de ses sœurs et de son frère c’est qu’elle leur manque… Si elle apprend ça, je ne donne pas cher de ma peau quand elle me reverra une fois au courant. Je râle après toi, je me montre désagréable, et le pire dans l’histoire c’est que ça ne me dérange même pas d’être comme ça… même avec toi…

J’essaie de contenir ma colère, mais elle ressort malgré moi. Je te balance une autre remarque, et si je ne m’attendais pas à cette réaction de ta part, j’aurai au moins pu l’envisager vu ton propre état. La situation est loin de me plaire, je déteste cette main ferme que tu as placée sur ma nuque, et le fait que tu me bloques comme ça, j’ai la sensation que je vais devoir te coller un pain si ça continue, comme si tu n’en avais pas reçu assez ce soit. Tu viens coller tes lèvres sur les miennes, et s’il est vrai que j’aurai voulu de tes baisers avant, maintenant je n’en suis pas sûre, et présentement je n’en veux pas du tout. Mon réflexe est immédiat. Une de mes mains se saisit de celle que tu as placée dans mon cou, et j’appuie sur une de tes blessures pour te faire mal et te faire lâcher prise. Ca a le mérite de fonctionner, et aussitôt libérer de ton emprise, je m’éloigne, me levant même de ce foutu tabouret pour mettre de la distance entre nous…

« Non mais c’est quoi ton problème, bordel ? » Tu as eu l’occasion de cracher ta bile, tu as préféré jouer aux cons… « T’en as pas assez pris dans la gueule ce soir, que tu veux que je t’en mette une aussi ? Non parce que si t’as besoin d’un peu plus de coups en pleine gueule pour te remettre les idées en place, je me dévoue maintenant que je suis là, autant que je m’amuse moi aussi, non ?! »


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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Sam 2 Jan 2016 - 0:00



   
   With Terrie
   As-tu honte maintenant que je te vois ?

M
on baiser est une pure provocation et une pure idiotie de ma part, mais elle a le résultat escompté. Je m'attends à une soufflante mais néanmoins pas à ce geste de ta part alors que tu appuies à l'endroit d'une de mes blessures pour me faire lâcher prise. Tu as quelque chose de froid et déterminé dans le regard. Je ne t'ai jamais connu ce regard là, encore moins envers moi. Tu t'éloignes aussitôt, l'air furax.

« Non mais c’est quoi ton problème, bordel ? »

J'hausse légèrement les épaules avec un sourire narquois. Quitte à jouer au con, autant aller jusqu'au bout.

« T’en as pas assez pris dans la gueule ce soir, que tu veux que je t’en mette une aussi ? Non parce que si t’as besoin d’un peu plus de coups en pleine gueule pour te remettre les idées en place, je me dévoue maintenant que je suis là, autant que je m’amuse moi aussi, non ?! »

- Viens ! te proposais-je aussitôt pour poursuivre sur la provocation en t'ouvrant grand les bras, l'air tout disposé à me prendre une mandale. Qu'est-ce que t'attends? Vas-y défoule-toi !


J'agis comme un sale con. C'est loin de tout ce que tu connais de moi. Même mon côté taciturne s'est perdu. Sauf que si je parle désormais plus, ce n'est pas pour balancer les trucs les plus intelligents qu'ils puissent y avoir. C'est comme ça. Je ne cherche plus à me poser de questions. Je veux en quelque sorte être tout sauf moi. Enfin pas "tout sauf moi" car admettons que je ne joue pas vraiment la comédie, ce n'est pas un rôle que je me donne là, c’est juste la partie de moi que j'ai toujours laissée enfouie en moi à force de raison. Ce sont les vices auxquels je refusais de me soumettre jusque là pour le bien de ma famille et parce que je n'avais aucune raison jusque là d'évacuer ma frustration et me détruire de la sorte.

Je me redresse à mon tour et boite jusqu'à la salle de bain, prêt à aller m'occuper moi-même de mes blessures en me plaçant face a miroir, m'appuyant tant bien que mal contre le miroir du lavabo.



WILDBIRD


Dernière édition par Chris Crow le Sam 2 Jan 2016 - 14:34, édité 1 fois
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Sam 2 Jan 2016 - 11:56

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous
J’ai présentement l’impression de vivre un mauvais rêve. Je suis venue te trouver dans une grange pleine de dégénérés qui payaient pour vous voir, toi et d’autres, vous battre à vous en refaire le portrait, et peut-être jusqu’à vous tuer. Je t’ai récupéré dans un état lamentable, et malgré toute la colère que je peux avoir à ton encontre, je refuse de partir et de te laisser ainsi avec des plaies ouvertes, et en train de picoler qui plus est. Pourtant, ça te ferait peut-être les pieds… quoi que j’en doute sérieusement. Mais voilà que lorsque j’en viens à ouvrir la bouche pour te parler, tu préfères jouer au con, et quand je te propose de te remettre les idées en place, tu me défies de vraiment le faire.

« Mais t’es sérieux là ?! » Te dis-je, alors que j’ai vraiment la sensation d’être en train de rêver ! Je suis vraiment tentée de t’en mettre une pour le coup !

Depuis quand est-ce que tu joues de la provocation et cherche par tous les moyens à faire enrager ton entourage, ce qui présentement signifie moi ? Tout comme pour Amanda, je n’ai peut-être pas retrouvé tous mes souvenirs te concernant, mais je suis certaine que je ne t’ai jamais vu ainsi, tout comme je n’avais jamais vu ta sœur aussi désespérée. J’ai peine à croire que c’est bien toi que j’ai en face de moi. Je ne t’ai pas vu depuis un moment, c’est vrai, depuis que j’ai compris qu’il y avait quelqu’un d’autre qui occupait ton lit, mais tu ne peux pas avoir changé à ce point… Si ?

« Assis ! »

Je t’aboie cet ordre, avec une telle colère que j’ai à peine à croire que ce mot sort de ma bouche. Tu n’en as que faire, bien sûr. Je te suis jusqu’à la salle de bains, et je t’oblige à m’écouter, à t’asseoir sur je ne sais quoi qui le permet. Tu me mets hors de moi, et je déteste être dans cet état. J’essaie d’évacuer un peu de ma colère avant de reprendre.

« Ne t’avise pas de me mettre plus hors de moi que je ne le suis déjà, ou je te jure que je t’en colle une, et je vais pas faire semblant. »

Si tu me provoques encore, je te laisse à ta merde, et tant pis pour les promesses que j’ai faites à tes sœurs. Ça m’est déjà assez pénible de te voir, même si tu me manques quand tu n’es pas là. Je me remets à soigner tes blessures, alors que j’y mets finalement plus de délicatesse, et je me jure de garder le silence maintenant.

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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Sam 2 Jan 2016 - 15:02



   
   With Terrie
   As-tu honte maintenant que je te vois ?

F
inalement, tu te rebelles un cran au-dessus, pas décidée à céder face à mon foutu caractère, pour ne pas dire "ma bêtise". Tu écarquilles les yeux comme si tu n'en croyais pas tes mirettes. Au fond, je n'en crois pas mes yeux non plus moi-même d'en arriver à un tel point. Mais ça ne suffit en rien à me faire changer de comportement alors que tu m'ordonnes de me rassoir.

« Assis ! »

La façon dont tu me jappes dessus me surprend. Je ressens alors toute la colère qui t'habite. Tu me suis jusqu’à la salle de bains alors que je ne suis pas pour autant décidé à t'écouter. Tu attires mon attention et me pousses pour m'asseoir sur le rebord de la baignoire sans la moindre délicatesse.

« Ne t’avise pas de me mettre plus hors de moi que je ne le suis déjà, ou je te jure que je t’en colle une, et je vais pas faire semblant. »

Il est clair que je t'ai réellement mise hors de toi ce coup-ci. Je place les mains en avant en signe de reddition. Je repense à tout ce qui t'es tombé sur le coin de la gueule ces derniers mois et je songe un instant à me calmer et au moins me laisser soigner.
Tu sembles t'apaiser un peu et te montres plus délicate qu'auparavant.
Je te regarde, je songe à ce qu'on a vécu, à notre amitié, à ce qui s'est passé un temps entre nous et qui a été si bref et si étrangement entretenu. J'ai merdé avec toi. J'ai salement merdé. Il y a tant de choses qui ont contribué à nous éloigner tandis que tu cherchais à recouvrir la mémoire. Rien n'était vraiment établi entre nous et puis je me suis éloigné comme si de rien n'était, sans même d'explication. Pourtant je tenais à toi. Et puis te voilà aujourd'hui, encore près de moi, toujours présente comme on l'a toujours été l'un pour l'autre. Je te traite finalement aussi mal qu'elle. Tu n'es en rien responsable de ce qui m'arrive. Mais je déteste devoir agir autrement qu'en la peau du parfait connard que je suis auprès de tout le monde ces derniers mois.


J'arrête ton geste alors que tu t'occupes désormais de mes phalanges. Puis je glisse mes doigts sous ton menton pour relever ton visage vers le mien avant de déposer un baiser sur ton front.

- Merci d'être là malgré tout.

Je soupire puis te demande :

- Qu'est-ce qui t'as amenée au juste ? Comment tu as appris où j'étais ?


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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Sam 2 Jan 2016 - 17:10

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous
Tu n’imagines certainement pas toute la volonté que je mets à demeurer ici, alors que la moitié de mon être, si ce n’est pas la totalité ne demande qu’à partir. Avec ton attitude, il m’aurait été plus qu’aisé de le faire d’ailleurs. Mais j’ai mobilisé toute la volonté que j’ai pour passer outre ma colère, passer outre ton comportement imbécile. Ce sera mentir de dire que la voix de Sammy me demandant si tu vas bien ne s’est pas rappelée à moi quand j’ai voulu partir, comme celle d’Amanda me suppliant de faire quelque chose. J’aurai pu les ignorer, et prétexter qu’après tout tu es leur frère, tu n’es pas le mien. Je n’en ai pas d’ailleurs… enfin si peut-être que biologiquement j’en ai un, va savoir maintenant. Mais je suis restée, même si je ne suis pas certaine de savoir réellement pourquoi.

Tu acceptes finalement de te rendre, et tu l’ignores peut-être mais tu avais sacrément intérêt à le faire. Parce que je te l’aurai collé sans le moindre remord cette torgnole. Tu te laisses faire alors que je m’adoucis, malgré que ma colère fulmine encore et qu’on peut la voir, mais je la contiens mieux qu’il y a quelques minutes. Je désinfecte et j’essuie une à une les plaies sur ton visage, alors que j’ai décrété que je ne prononcerai plus un mot. D’ailleurs je doute que les mots qui sortent de ma bouche t’intéressent réellement… à supposer qu’il y ait encore quelque chose qui t’intéresse chez moi. Quant à la réciproque, je pense que ma colère parle d’elle-même.
Je commence à m’occuper de tes mains alors que tu arrêtes mon geste. Ce baiser que tu déposes sur mon front, je crois que je n’en veux pas plus que celui que tu m’as violemment donné tout à l’heure. Je demeure stoïque face cette soudaine douceur que tu m’offres, et je ne réponds pas davantage à ton remerciement. Je crois que ma colère m’empêche de ressentir toute autre émotion envers toi. J’essaie encore de me convaincre que je ne suis là que parce que tes sœurs me l’ont demandée, mais je sais que c’est faux. Je sais que tu me manques, je refuse seulement d’admettre que ça puisse être le cas après que tu te sois détourné ainsi de moi. Tu m’interroges finalement ce qui m’a amenée dans cette foutue grange ce soir.

« Amanda. » Dis-je alors que je termine une de tes mains pour me consacrer à la suivante. « Apparemment tes sœurs ont l’air de croire que je constitue à moi seule la réponse ultime aux problèmes qui te concernent. »

Si j’avais été la réponse à tes problèmes, ça se saurait… non ? Je ne suis pas la réponse, je suis une idiote atteinte d’un sérieux problème de complexe du sauveur. Je suis là parce que je n’ai pas voulu ignorer la souffrance d’Amanda, ni celle de Jo. J’ai préféré ignorer la mienne, et revenir te voir pour sauver ce qu’il y a à sauver, tant pis si c’est à mes dépends.

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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Dim 3 Jan 2016 - 14:20




With Terrie
As-tu honte maintenant que je te vois ?

T
u concèdes à me révéler la raison de ta venue là-bas, un peu plus tôt. Amanda ... ça ne m'étonne pas. Croyait-elle toutefois vraiment que tu serais utile ? Que tu parviendrais à ? A quoi au juste d'ailleurs ? Si tu étais venue pour me faire la leçon, tu l'aurais déjà ouverte, non ? Hors tu es silencieuse si ce n'est face à mes provocations. Peut-être as-tu laissé tombé.

« Apparemment tes sœurs ont l’air de croire que je constitue à moi seule la réponse ultime aux problèmes qui te concernent. »

- En quoi tu le pourrais ?

Je suis peut-être allé un peu trop loin en disant ça.

- Explique-moi un peu.

Je te regarde l'air interrogatif. J'aimerais que tu me dises tout. Que tu passes même au-delà de cette foutue direction dans laquelle je m'égare. C'est le moment ou jamais de tout laisser ressortir, tout ce que tu as à me reprocher, tout ce que tu ressens, toute cette frustration qui t'habite, et plus encore, tout ce qui te bouffe tout autour sans que ça n'ai de rapport avec moi. Défoules-toi. S'il y a une personne avec qui tu peux le faire, c'est avec moi car quels que soient tes reproches et tes soufflantes, il y a peu de chance pour que nous coupions les ponts toi et moi. Quoi qu'il vaudrait peut-être mieux pour toi de me dégager de ta vie ? Je ne saurais dire si je suis bon ou mauvais pour toi. Toi seule peut le savoir. Toi seule peut en juger.

- Vide ton sac, par rapport à tout ça mais plus encore, t'incitais-je alors.


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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Dim 3 Jan 2016 - 18:09

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous
Je n’ai accepté de rompre le silence que je comptais garder que parce que tu me poses une question, et je n’ai pas de raison de me taire face à cette question. Ça n’a rien d’un secret après tout, et puis qui en dehors de tes sœurs auraient pu m’envoyer à ta rencontre ? Ce sont bien les seules à croire encore qu’il subsiste quelque chose entre nous. Sammy le croit parce que je lui mens, alors je ne peux pas lui en vouloir. Amadan et Jo y croient parce que… j’en sais strictement rien, elles y croient c’est tout. Et c’est justement parce qu’elles me croient réellement la solution à tes problèmes que je suis présentement chez toi. Alors je te le dis, mais moi je n’y crois pas. Et toi non plus, si j’en juge par ta réponse, et cette soudaine envie que je t’explique une chose que je ne comprends même pas moi-même. Je réponds avec un calme absolu, je ne sais pas d’où je le sors d’ailleurs, parce que j’ai plus de colère à revendre que de calme.

« Bah j’en sais rien, tu n’as qu’à leur demander. Moi il me manque ce qu’on appelle des souvenirs pour comprendre pourquoi elles en sont à penser ça. À elles, il doit leur manquer l’information selon laquelle tu t’es bien foutu de ma gueule pour continuer à penser qu’effectivement je suis la solution à tes problèmes. De mon avis, puisque tu le demandes, moi je suis juste la pauvre conne qui n’a pas simplement pas continué son chemin quand Amanda l’a suppliée de l’aider, la pauvre conne qui vient encore s’occuper d’un mec qui n’en a rien à foutre de rien ni de personne. »

Tu veux mon avis sur la question, tu l’as. Qu’il te plaise ou non, je n’en ai rien à foutre. De toute façon, je ne suis pas là pour te faire plaisir. Une fois que j’ai fini de panser tes plaies, je te laisse et tu te démerdes. Je continuerai à aller voir Sammy, je ne vais pas l’abandonner par ta faute. Elle compte sur moi pour parler à ses sœurs, pour te parler à toi, par mon intermédiaire, et s’il est vrai que je mens en ce qui te concerne, au moins a-t-elle vraiment le droit à l’amour de vos sœurs.
Je m’attèle toujours à m’occuper des plaies que tu as sur les mains. Une fois que j’aurai fini, je m’en irai et tu ne me verras plus. Ni demain, ni même un autre jour. J’ai dit à Mandy que je m’en occupais de ça, mais c’est la dernière fois. Demain je lui dirai qu’elle n’a qu’à demander à quelqu’un d’autre, j’ai bien assez donné. Je me replonge dans le silence, je me concentre sur tes plaies et je termine mon ouvrage quand c’est toi qui brises à nouveau le silence.

« Vider mon sac ? » Si j’ai l’air outré, ce n’est pas seulement pour me donner un genre, je le suis. « Parce que soudainement, t’es disponible, c’est ça ? T’as fini de te regarder le nombril alors tu as le temps de m’écouter ? » Je laisse échapper un pseudo-rire dans une sorte de souffle, je ne sais pas bien ce que c’est. « T’en as pas marre de te foutre de ma gueule, t’as pas envie de faire autre chose ? Je rêve… Putain mais qu’est-ce que je fous encore là… »

Puisque je me pose la question, je trouve la réponse. Je n’ai plus rien à faire ici, je t’ai ramené chez toi, je me suis occupée de tes blessures, j’ai fait exactement ce qu’on attendait de moi… peut-être pas en réalité. Amanda s’attend sûrement à plus que ça, elle s’attend à ce que je te sorte de ta merde, mais pourquoi je le ferai ? Tu as l’air de tellement aimé ça… Et qu’on ne me vienne pas me dire que tu as des excuses, on peut en avoir, on peut s’en trouver. La seule véritable raison pour laquelle tu es ainsi, c’est parce que tu le veux.
Je m’en vais, parce que je n’ai plus rien à faire ici… mais j’entends bien que tu es après moi, je t’entends boiter derrière moi. Pourquoi fallait-il qu’elles pensent que j’étais la réponse ? Je ne suis rien du tout pour toi, je vaux que dalle. Il faut voir ce que tu as fait… Tu m’as laissée tomber quand j’avais besoin de toi. Je m’arrête à la porte, la main sur la poignée. J’ai toute ma colère dans cette main dans laquelle je sers la poignée. Je t’entends prononcer mon prénom, et ma colère déferle…

« Quoi « Terrie » ? Si tu oses me dire « je suis désolé », je ne sais pas ce que je te fais, mais je jure que je te le fais ! Pourquoi je ne suis pas juste sortie de son appart en lui disant que c’était pas mon problème, hein… Non, il fallait que je sois encore celle sur qui on peut compter, celle à qui on demande parce qu’on sait qu’elle va être là… Et je me retrouve là. En face de toi. Alors que j’ai même pas envie de te voir, et que je me fous bien de savoir de ce que tu fais de tes journées. Mais non, je suis là… encore ! Je suis là, parce que je suis toujours là ! Tout le temps ! Je suis là parce que Sammy a besoin, parce qu’Amanda a besoin, parce que Jo a besoin, et parce que TOI tu as besoin ! Et quand MOI j’avais besoin, où étiez-vous ?! Où étais-tu ?! … ah oui tu sautais ta nouvelle copine… C’était trop chiant la nénette amnésique hein ?! Tu l’aimes une journée, tu comprends que ça va être chiant, et tu passes à autre chose sans rien dire… T’as pas envie de t’emmerder, alors tu jettes un voile sur que tu as dit, sur ce que tu ressens… Et tu la laisses comme ça… Tu veux que je vide mon sac ? T’as besoin d’une autre excuse pour foutre ta vie en l’air, pour envoyer chier ton monde ? Aucun problème, je t’en donne une autre. Peut-être que l’amnésique elle n’était pas capable de te nommer quand elle t’a vu, peut-être qu’elle ne pouvait pas raconter une seule chose qu’elle avait vécue avec toi, ça non c’est sûr, elle ne pouvait pas le faire… mais quand elle a posé ses yeux sur toi, elle savait. Peut-être que ma tête a fini totalement éclaté sur ce putain de parvis, mais mon cœur lui, il savait encore. Lui il ne t’avait pas oublié, et il n’oublie toujours pas ! Dingue, tu ne trouves pas ?! Moi je trouvais ça assez dingue en tout cas, j’avais plus rien du tout, sauf ça ! … ça, ça avait survécu… Bah ça n’aurait pas dû. J’aurai dû complètement t’oublier, parce que tu n’en valais pas la peine. Tu ne méritais pas que ça survive. Il voulait me tuer, ce gars. J’aurai tendance à dire qu’il a réussi, parce que… la Terrie d’avant elle n’existe plus vraiment. C’est vraiment con qu’il soit resté cet amour pour toi, ça me fait penser que j’aurai pas dû me réveiller… T’entends ? Je pense que j’aurai pas dû me réveiller, mais mourir… j’aurai dû mourir… ça te convient comme excuse supplémentaire pour foutre ta vie en l’air ? Que cet amour que j’ai encore pour toi me fasse penser que j’aurai pas dû me réveiller ? Je t’offre mes propres blessures pour excuses, c’est pas charitable de ma part, ça ?! Et qu’est-ce que tu vas bien pouvoir me répondre maintenant ? T’es pas responsable, mais bien que t’es pas responsable, tu n’y peux rien à ce qui m’est arrivé, j’ai pas le droit de t’en vouloir, j’ai pas le droit de te le faire payer ! Et ton entourage, alors ? Lui non plus n’est pas responsable de ce qu’il t’arrive !! T’as pas le droit non plus de leur en vouloir, t’as pas le droit non plus de les faire payer ! Tu crois vraiment que tu es le seul à souffrir ?! Tout le monde souffre, Chris ! Tout le monde ! Tu veux foutre ta vie en l’air parce que c’est trop dur ?! Mais t’es pas le seul pour qui c’est dur !! Sammy, tu y penses un peu ?! Tu crois qu’elle souffre pas, elle aussi ? Tu crois que c’est pas dur pour elle ? Mais elle ne se sert pas de sa souffrance pour s’excuser de faire n’importe quoi !! Elle me demande encore comment tu vas, parce qu’elle sait pas qu’elle a tort de croire qu’on serait plus heureux ensemble. Mais elle a encore droit de rêver à son âge, non ? Je vais pas lui dire que le monde est encore plus laid que ce qu’elle voit ? Alors je mens… je mens à ta petite sœur pour qu’elle reste heureuse, parce que moi ça m’importe encore… malgré tout ce qui m’arrive, ça m’importe encore de voir un sourire sur ses lèvres… Mais toi tu te regardes plus que le nombril, que tu te contrefiches de moi, admettons... d’ailleurs c’est admis, parce que si tu avais ne serait-ce qu’un peu de sentiment ou un peu de respect pour moi, tu aurais agi autrement, tu agirais autrement… mais Sammy… même Sammy, tu t’en fous. Tu veux que je te dise ? Reste dans ta merde, puisqu’elle te plaît tant… mais quand tu comprendras que t’as juste été un sale con, et t’en sortiras, ne t’étonne pas que plus personne ne soit là… ah non je suis bête… tu t’en fiches qu’il n’y ait personne, t’es bien tout seul… »

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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Lun 4 Jan 2016 - 11:13



   
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F
ace à tes premières vindicatives, je demeure silencieux mais le trouble peut aisément se lire dans mon regard. Tu es tellement à cran que tu finis par quitter la pièce. Je reste un bref instant assis sur le bord de la baignoire puis je te rejoins. La seule chose que je retiens c'est ta propension à croire que je me suis foutu de ta gueule. Ce n'est en rien le cas, si ce n'est mon comportement de ce soir avec toi. Tu t'apprêtes à partir quand je prononce alors ton prénom.

- Terrie ...

Et c'est là que tu te laisses alors complètement absorber par toute la colère que tu rumines envers moi. Je ne sais comment au juste je parviens à rester debout face à toi sans ciller. Tout ce que tu me balances est on ne peut plus compréhensible. Je comprends ta rancœur, ta peine, je comprends combien j'ai pu te blesser, toi et les autres, et je comprends tout ce qui t'amènes à croire que je n'ai pas une once d'intérêt envers toi.

- Stop. dis-je calmement une fois que tu as terminé. Je ne réagirais que sur une seule chose, le reste, je n’ai pas à me justifier, avançais-je par rapport à mon comportement, même si certes on peut dire que tu m'as ouverts les yeux. J'ai réellement merdé avec toi Terrie, tu crois que je ne le sais pas ? Mais ne t'avises pas d'affirmer que je n'ai pas la moindre once d'intérêt envers toi. Dois-je en dire plus ? J’ai merdé. Point. On n'agit pas toujours comme on le voudrait malgré les bons sentiments. Reproche-le moi autant que tu veux, ça ne changera rien au fait que je tiens à toi, sans quoi je n'aurais pas accordé le moindre crédit à tes paroles et plus encore sans quoi tes propos ne m'auraient pas frappé de plein fouet et ne seraient pas parvenus aussi radicalement à remettre un peu d’ordre dans mon esprit. Mes sœurs ont eu de l'instinct en faisant appel à toi.

Je passe à tes côtés pour rejoindre le salon.

Tires-en ce que tu veux mais réfléchis-y.

Je ne peux insister plus que cela. Je ne peux te forcer à réviser ton jugement sur moi. Et je crois que j’ai un plus gros travail à faire sur moi à l'instant présent. Tant qu'il est encore temps pour moi, ainsi sur le vif, de songer à ce que je suis devenu. Il y a des choses que je ne peux changer, le besoin d'évacuer cette rage en moi est encore tenace et je suis devenu accro à la violence libérée lors de ces combats dont tu as été témoin. Mais je sais que je peux encore arranger certaines choses. Devrais-je déjà commencer par balancer ces bouteilles. Devrais-je enfin accepter ce rendez-vous avec l'assistante sociale afin de pouvoir récupérer Sammy et me battre pour elle. Si jusqu'ici je me voyais comme le digne rejeton de ma mère après avoir cédé comme elle à ce genre de démons alors que c'était tout le contraire de ce que j'ai jamais voulu, il est temps d'écarter cette part que j’ai en commun avec elle. Redevenir le pilier sur lequel on peut compter, quel que soient les emmerdes et les frustrations qui vont de paire.

Tu m'as dis que je ne regardais que mon nombril, c'était le cas. Je l'ai voulu, pour me protéger comme un enfoiré d’égoïste. Comment ai-je pu ainsi abandonner Sammy ?! Comment ai-je pu me laisser bouffer par cette sorte de fatalité non-immuable. Comme si on allait l'écarter définitivement de moi pour un fait qui remonte à si loin et qui n'était au final qu'à demi accidentel. Un geste malheureux sur le moment parce que j'étais excédé par l'ivresse de ma mère. Si je ne l'avais pas poussée si fort, si elle n'avait pas perdu l'équilibre pour chuter de la sorte ... . Mais ce ne sont que des si, et ce que tu m'amènes à réviser présentement, c'est tout sauf cela. Il est temps de se bouger pour ma famille.
Quant à toi, je ne saurais raisonner à ta place. Il ne tient qu'à toi à l'avenir de décider si tu désires vraiment m'écarter de ta vie. Notre amitié passée a-t-elle encore de l'importance à tes yeux ? Certainement, sinon tu ne serais pas là. Cependant je ne peux t'imposer ce qu'il est advenu entre nous, ce qui m'a conduit vers une autre. Que ce soit terminé ou non, j'aurais sans doute pu éviter de merder de la sorte avec toi. Je ne sais au juste comment vu le dilemme qui vous opposait toutes les deux à travers mes sentiments mais j'aurais du choisir la voix habituelle de la franchise. J'aurais du te dire que j'étais partagé sans parvenir à choisir, j'aurais du te dire que quelques soient les choix que l'on fait, ça ne révèle en rien la preuve d'un quelconque manque d'intérêt. Mais au-delà de ça, j'aurais en effet du demeurer présent pour toi sans me soucier de ce foutu sentiment de culpabilité.



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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mer 13 Jan 2016 - 21:20

Chris ∞ Terrie
La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais la sensation insupportable que cette humiliation est visible pas tous
Je n’avais pas l’intention de te dire tout ça, je voulais simplement partir et ne plus te revoir. Jusqu’au moment où j’entendais mon prénom sortir de ta bouche, j’étais déterminée à partir. Mais le simple fait de t’entendre m’appeler, comme si tu voulais me retenir, comme si tu allais me dire quelque chose d’important… je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête, je sais simplement qu’il me fallait couper ce que tu pouvais bien avoir à dire, parce qu’il est clair que je refuse d’entendre ce qui peut sortir de ta bouche, qui sont sûrement des excuses, si j’en crois le ton que tu emploies… Je ne veux pas t’entendre me dire que tu es désolé, parce que… tu n’étais pas désolé, il y a cinq minutes, ni même quand tu baisais ta copine alors que j’avais besoin de toi…
Les mots sont sortis tout seuls, avec toute la colère et toute la rage qui m’habitent. Je ne sais même pas comment j’ai pu te faire cette tirade, je n’arrive même pas à croire que tous ces mots sont sortis de ma bouche… Lorsque je m’arrête, je me rends compte que je me suis époumonée à te crier dessus, j’en suis essoufflée, mais quelque part j’ai un poids qui s’est retiré, du moins pour l’instant.

Tu prends la parole pour me répondre, alors que je reprends mon souffle pour ma part. Tu ne dis pas les trois mots que je ne veux pas entendre sortir de ta bouche, mais tu cherches quand même à t’excuser… Je ne veux pas de tes excuses, ça n’effacera pas ce que tu as fait. Il m’a fallu rencontrer violemment un parvis pour oublier quelque chose, alors tes mots, penses-tu qu’ils puissent me faire oublier quoi que ce soit ? Tu me livres à ton tour ton monologue, bien moins long que le mien, mais tu ne m’apaises pas, contrairement à ce que tu espérais, j’imagine. Ma colère s’exprime encore, même si elle est moins vindicative que pour mon monologue précédent, j’ai au moins arrêté de hausser le ton.

« Tu tiens à moi ? Bah heureusement, qu’est-ce que ce serait sinon ? Merdé, c’est un euphémisme, Chris. T’as pas « juste merdé ». Et te cherche pas des excuses, ça prend pas avec moi. Tu as agi exactement comme tu voulais le faire, point final. » Je refuse de t’accorder ne serait-ce que le bénéfice du doute, parce que je n’en ai pas la force ce soir, et j’ignore si je l’aurai un jour. « Mais c’est vrai, au moins on sait que tes sœurs ont eu raison : je suis la solution à tes problèmes. Je suis vraiment ravie de savoir que je suis effectivement la solution et que je suis assez conne pour venir régler tes problèmes après la façon dont tu t’es comporté avec moi. Mais qu’au moins ce soit dit, c’était la dernière. La prochaine fois que tu t’enfonceras dans ton trou, je ne serai pas là. Je ne serai plus jamais là pour toi. »

Je ne sais pas si je pense ce que je dis, ou si c’est la colère qui s’exprime. Mais je sais que demain quand je verrais Sammy, je lui dirai la vérité. Et je dirai à Amanda et Jo qu’elles ne peuvent plus compter sur moi, et que désormais elles devront trouver elles-mêmes les solutions à tes problèmes. J’ai bien assez donné pour ne pas recommencer.

« Je ne veux plus jamais te revoir. »

Ces mots-là ne portent pas de colère, je ne sais pas s’ils portent une quelconque émotion. Je les dis parce que je les crois, je ne veux plus te revoir, je ne veux pas te redonner une occasion de me faire du mal. Je quitte finalement ta maison sur ces mots. Je descends les quelques marches du perron, je me dirige vers ma voiture et je monte dedans. Au moment de tourner la clef pour démarrer, je m’arrête dans mon geste… Finalement je tape violemment contre le volant à plusieurs reprises avant de laisser quelques larmes m’échapper. Je tape une dernière fois avec toute la fureur que je ressens encore avant de démarrer et de m’éloigner de chez toi. J’essaie de croire les mots que j’ai dit, mais je ne sais pas…

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Saffron O'Leary
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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Sam 16 Jan 2016 - 16:36

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MessageSujet: Re: As-tu honte maintenant que je te vois ? (Chris&Terrie) Mar 2 Aoû 2016 - 16:47

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