AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Privilégier les scénarios
Ceux-ci vous offrent des opportunités de jeu et de liens.
Ils permettent en plus bien souvent de compléter une famille.
Banque de Lewiston
N'oubliez pas de jeter un œil à la banque de Lewiston pour bénéficier des avantages et inconvénients
Et pensez que fin de mois signifie impôt sur le revenu et mise à jour des points !

 

 There's a demon in my brain, it's time to let it out again

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité
Invité
messages



MessageSujet: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Sam 26 Déc 2015 - 10:41



   
   With Lily
   There's a demon in my brain, it's time to let it out again.

M
a sœur Amanda est à la maison. Elle a décidé de squatter depuis mon retour. Ce depuis quelques jours, après qu'Amarok, un de nos cousins, l'ai alerté sur mon compte. Disons que je pars à la dérive depuis que je suis rentré à Lewiston. Mes sœurs ne me reconnaissent plus, moi-même ne me reconnais plus vraiment. Depuis tes aveux, j'ai littéralement pété un câble, et le fait de te retrouver évanouie et blessée cette fameuse fois, la dernière où je t'ai vu d'ailleurs, n'a même pas réussi à m'attendrir ni à me faire changer d'avis. Tout ce qui s'est adoucit en moi, ce sont les traits de mon visage, qui selon mes sœurs, me font paraitre plus jeune. Elles trouvent que les dreads me vont bien, j'en portais plus jeune lorsque je devais avoir la vingtaine, et finalement, j'y suis revenu. Tout comme je suis revenu de Bora Bora avec un bronzage plutôt soutenu qui semble me coller à la peau et visiblement peu décidé à s'estomper. Quoi qu'il en soit, si mes sœurs adorent mes dreads, ce qu'elles aiment moins en revanche, c'est mon attitude et le revirement opéré depuis mon retour. Ce séjour à Bora bora dans la maison de vacances familiale de mon oncle était censé apaiser mes tourments, mais ça n'a fait que redoubler ma colère et ma frustration. Je regrette que tu sois venue m'y rejoindre. Je regrette tout simplement de t'avoir connue, de t'avoir fréquenté malgré l'écart d'âge. Et présentement, comme chaque jour depuis mon retour, je rumine. La seule chose qui me pousse à venir te trouver, c’est pour t'en tartiner une pleine gueule et te faire payer ton affront. Et l'affront que tu n'aurais pas du commettre, c'est de te tenir loin de moi sans songer à revenir t'expliquer. Abandonner aussi vite. Même si après tout, ce fameux soir sur l'île, lorsque je t’ai retrouvée ainsi évanouie sur le sol, je me suis comporté comme un véritable enfoiré. Au final, j'ai soigné ta blessure et t'ai laissé partir après que tu aies repris connaissance. Je t'ai laissé filer malgré le risque, malgré l'heure, froidement et sans un mot. Je te déteste et je t'aime encore à la fois. Je t'aime ... en fait je ne sais plus. Dès que je pense à ces sentiments, je fais aussitôt volte face en me disant qu'il ne s'agissait que d'une passion et que tu n'es qu'une gamine avec qui je ne me serais pas vu sur le long terme.

- Chris ?

Ma sœur m'appelle depuis le perron alors que je ramène des buches dans le salon pour la cheminée, lesquelles j'entasse à côté afin d'avoir à éviter d'aller se ravitailler dans le garage tous les deux jours.

- Chris ? Hey ! Putain Chris réponds !

Passant devant elle sans un regard ni un mot, je rejoins le salon. Accroupis devant la cheminée, encore une fois perdu dans mes pensées, je ne détourne pas mon visage des flammes et daigne enfin répondre alors qu'elle insiste à nouveau en gueulant.

- Putain Chris merde, tu vas me répondre à la fin ??!!!

- Je ne veux plus entendre ce nom.

- Je refuse de t'appeler par le surnom qu'emploie la bande de sales types avec qui tu as décidé de trainer ! me lâche Mandy.

- Tu m'appelais Draven bien avant ça ... fis-je remarquer.

- Oui tout le monde t'appelle généralement comme ça mais on entend désormais trop ce surnom pour souligner tes putains de frasques ! J'peux pas cautionner ce que ce surnom représente désormais, l'image qu'il te donne. Pourquoi il a fallu que tu replonges là-dedans ? Pourquoi fréquenter le genre de types que t'insupportais avant ?!

Je me redresse tandis que Mandy pleure. Elle fait référence à cette bande de bikers avec lesquels je trainais plus jeune et que j’ai rejoint de nouveau, il y a peu. Elle fait également référence aux combats illégaux dans lesquels je me plais à me défouler. Et elle fait plus encore référence à cette addiction qu'avait notre mère et dans laquelle je me suis à mon tour plongé.
Ses larmes et sa peine ne me touchent pas, pas au point de regretter mon comportement, pas au point de la réconforter entre mes bras. A quoi bon ? Ça ne servirait à rien, je ne compte pas lui faire de promesses ni même la rassurer.

- Retourne chez toi Mandy. T'as rien à foutre ici si ce n’est ranger les cadavres de bouteilles et mon bordel. T'as autre chose à foutre.

Ma main glisse tout de même sur son épaule tandis qu'elle est à genoux, la tête plongée entre les mains. Je quitte la maison.



A mon retour, la maison est vide. Amanda a au moins eu l'intelligence de ne pas insister. Je devrais m'en vouloir de la traiter ainsi, elle comme Jo et Sammy. Pourquoi tout les évènements passés m'ont à ce point bouleversé ? Je crois que ça remonte à plus loin que cette histoire avec toi, plus loin que tout ce bordel avec Sammy. Dire que je devrais soigner mon image après tout ce qui s'est passé. Je fais pourtant tout le contraire.

J'ai besoin de me défouler, mais quoi que je fasse, quel que soit l'état dans lequel je mets mes adversaire lors des combats illégaux dans cette petite salle privée où ça se déroule et où j’ai fais ma place, rien ne parvient à apaiser ma soif. Une soif de violence qui brûle mes entrailles et me démange au point que je vais moi-même chercher les emmerdes dans des bars ou bien régler des comptes face à des injustices faits aux miens et face auxquels ni la police de la Réserve ni le bureau du Sheriff en ville ne semble réagir.
Si on parlait de moi en ville quelques temps plus tôt, c'est aujourd'hui une réputation bien pire encore qui me colle au train. Pas mal de clients ont déserté la boutique d'ailleurs. On a vite fait de se tailler une sale réputation. Même mon travail est remis en question, pas par les autres mais par moi. A quoi bon tout ce cirque autour de la représentation de mes origines à travers mon art ? Les gens sont aussi fascinés par les amérindiens qu'ils ne les détestent au final. Nous représentons pour eux fascination et crainte à la fois. Alors quitte à ce qu'ils nous craignent, autant le faire bien.

Mes pensées ne s'apaisent ni avec l'alcool ni par la contemplation des cieux étoilés. A quoi bon boire si je n'y trouve aucun apaisement ? Pour me détruire sans doute. Et plus que moi-même, je détruis tout ce qui fait mon art. Mes poings frappent le tronc d'arbre que j'avais sculpté il y a quelques temps de cela, quelques éclats d'écorce placés sur le pourtour volent. J'ai besoin de plus. Beaucoup plus. Besoin de tout sauf de toi.

- Bordel, qu'est-ce que tu viens foutre ici ?!



WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Sam 26 Déc 2015 - 19:08



There's a demon in my brain,
It’s time to let it out again



On m’aurait demandé de marcher sur des charbons ardents, je l’aurais fait avec bien plus de plaisir. Devoir t’affronter me parait au-dessus de mes forces. Difficile de dire non à Plum, non sans devoir lui expliquer ce qui s’est passé. Je gravis la route menant jusque chez toi comme si mes pieds étaient pris dans le béton. J’aperçois ta silhouette. Ma gorge se serre. Les battements de mon cœur résonnent de plus en plus fort. Je me rapproche. Tu ne sembles pas m’avoir vu. Tu cognes violement avec tes poings une sculpture.  Oh cette rage, ça ne va pas être simple. Je ferme les yeux quelques secondes et je monte sur le perron.

- Bordel, qu'est-ce que tu viens foutre ici ?! me dis tu froidement sans te retourner.

J’ai l’impression que tu viens de me giffler. Je hausse les épaules et je reprends du courage.

- Bonsoir, c’est Plum qui m’a demandé de t’apporter ça

Tu te retournes, je ne finis pas ma phrase. Ton visage… quelques marques… La rumeur était fondée ! Tu cherches embrouille partout et tu participerais à des street fighting. Tu as changé de de look. Je pose les plats que j’ai ramenés. Ton regard est froid, je tends la main. J’aurais envie de caresser ta joue. J’arrête mon geste avant que tu me repousses ce que tu ferais surement.  Tu prends une bouteille et t’enfile une gorgée. Je baisse les yeux. et merde cette rumeur là aussi est véridique.. Une larme coule sur ma joue malgré moi. Je l’essuie rageusement.

- Mandy est passée chez Plum en partant. Tes sœurs s’inquiètent pour toi.

Tu sembles te foutre royalement de ce que je te dis. Ma colère monte, j’essaye de me résonner mais rien n’y fait. Tu m’énerves. Le chien vient me saluer, ça me redonne un peu de courage.


- Regarde-moi ! Je n’ai pas cherché à te trahir. Que tu me crois ou non ! Quand tu es parti sans rien dire, je ne savais pas quoi en penser. Je voulais juste un remontant, je ne sais même pas comment j’ai fini dans le lit de ce type mais…

Je serre les poings m’attendant à la tempête. Comment t’expliquer ce que je ressens ? Tes sœurs sont flippées de te voir devenir un petit bagarreur, un alcoolique, un fouteur de merde… tu n’as jamais été quelqu’un de calme et sage mais au moins tu avais une moralité… Là tu as dérivé.

- Venges toi sur moi plutôt que de détruire ta famille ! T’en as encore une toi.

Je détourne le regard. Je réfléchis. Devrais-je te dire ce qui se passera dans quelques mois ? Tu as bien changé en trois mois et moi aussi d’ailleurs.

- Je suis partie à Seattle dès mon retour ici… Je n’avais pas le choix et j’y retournerais après les fêtes de noël.

Je t’ai perdu. Je l’ai mérité mais te voir t’autodétruire me fait mal. Je n’ai plus rien à perdre et je réagis avec véhémence.

- Arrête de boire autant en le faisant tu leur rappelle de mauvais souvenirs et tu le sais ! je désigne une photo de famille. Je me fous de ce que tu peux me faire mais je t’aime trop pour te voir te détruire comme un connard

Je ne sais même pas ce qui m’a pris de te dire tout ça. Je crains à peine ta réaction. Je n’ai pas vraiment menti. Je m’en fiche maintenant.


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Sam 26 Déc 2015 - 20:54



   
   With Lily
   There's a demon in my brain, it's time to let it out again.

T
oute ma raison vacille alors que je te vois arriver. Mais plutôt que de montrer quoi que ce soit, je redouble de colère dans mes propos en t'envoyant chier à peine le temps pour toi de prononcer un mot.

- Bordel, qu'est-ce que tu viens foutre ici ?!

Je reste le regard rivé devant moi, décidé à te tourner le dos. Putain je me fais l'impression d'un môme boudeur mais merde, te revoir ici est plus dur que je ne l'aurais songé.

- Bonsoir, c’est Plum qui m’a demandé de t’apporter ça.

Tu as la politesse d'au moins me saluer, chose sur laquelle je suis passé pour ma part. Je me retourne enfin et tes yeux s’écarquillent légèrement en voyant mon visage. Je hoche la tête pour te rendre un semblant de salut mais mon regard demeure froid et mes traits crispés. Tu es là, tout près. Trop près à mon goût. Tu tends la main et ce simple geste parvient à semer un certain trouble dans mon esprit. Cependant tu arrêtes soudain ton geste et je me surprend à la regretter, mais plutôt que de chopper ton poignet, j'attrape la bouteille à côté de moi et m'en envoie une longue gorgée. Mon regard ne te quitte pas et je vois alors une larme couler le long de ta joue. Mes poings se serrent après avoir reposé la bouteille un peu fort. Putain mais comment tu parviens encore à me rendre incertain de la sorte ?! Ça me tue de te voir plus belle encore qu'il y a quelques mois en arrière. Je le prend comme un affront de ta part, comme si tu étais venu me montrer ce que j'ai perdu, et ce pourtant par ta faute.

- Mandy est passée chez Plum en partant. Tes sœurs s’inquiètent pour toi.

Je continue à agir comme si je me désintéressais totalement de tes propos et de ta présence. Je te tourne à nouveau le dos et remet un peu d'ordre sur le perron, remettant en place quelques chaises renversées.

- Regarde-moi ! Je n’ai pas cherché à te trahir. Que tu me crois ou non ! Quand tu es parti sans rien dire, je ne savais pas quoi en penser. Je voulais juste un remontant, je ne sais même pas comment j’ai fini dans le lit de ce type mais…

J'esquisse un geste l'air de dire, c'est ça cause toujours mais je boue intérieurement. C’est une véritable lutte qui s'orchestre en moi alors qu'une partie de moi veut être raisonnable et t'accorder du crédit tandis que l'autre veut juste t'attraper par le cou pour t'effrayer et te faire regretter d'être venue toi et les foutus bouleversements qui vont avec.

- Venges toi sur moi plutôt que de détruire ta famille ! T’en as encore une toi.

Le ton que tu emploies en dit long sur ta déception et ta colère, c'est normal mais ça me met en rage de te voir ainsi débarquer pour me faire une putain de leçon. Je te fais de nouveau face et te toise du regard.

- Me venger sur toi ? T'es sûre que tu veux jouer à ça ?! T'as pas capté que c'est déjà ce que je fais indirectement ?
Je ne me rends pas tout-à-fait compte de ce que je viens de dire. Trop de choses ont voulu franchir la barrière de mes lèvres pour t'atteindre, là où je me suis retenu de te cracher à la gueule toute ma rage.

- Je suis partie à Seattle dès mon retour ici… Je n’avais pas le choix et j’y retournerais après les fêtes de noël.

- C'est ça casse-toi ... sifflais-je sur un ton mauvais. Puisque tu comptes repartir finalement ... merde ! putain de merde, pourquoi cette nouvelle me démonte à ce point ? Il a fallu que tu te ramènes ici et pour quoi ?! Pour me balancer tes foutaises et me narguer en me disant que tu repars ?! Je n'espérais rien de toi mais on dirait une foutue revanche. Ça m'agace !
Tu redoubles avec plus de véhémence cette fois-ci alors que tout trouble se dissipe dans mon esprit.

- Arrête de boire autant, en le faisant tu leur rappelle de mauvais souvenirs et tu le sais ! Je me fous de ce que tu peux me faire mais je t’aime trop pour te voir te détruire comme un connard.

- Rappelle-moi qui tu es pour moi ? te provoquais-je en me rapprochant doucement de toi d'un air tranquille avant de te chopper par le bras et adopter un rictus malsain, te toisant de bas en haut. File avant qu'il ne prenne l'envie de défoncer ton joli p'tit cul, gamine. Je plaque un baiser plutôt rude sur tes lèvres, qui n'a rien d'agréable mais qui a le don de faire passer un peu de ma frustration.



WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Dim 27 Déc 2015 - 0:30



There's a demon in my brain,
It’s time to let it out again


- C'est ça casse-toi ...

Tes mots me font l’effet d’un coup de poing mais je ne faiblis pas. Pourquoi une telle rage dans ta voix ? Je ne comprends pas mais tout est troublant à tes cotés. La seule chose qui compte c’est que tu reprennes ton rôle de frère protecteur, de l’amérindien en qui on peut avoir confiance, de l’artiste qui sait s’exprimer avec un simple bout de bois.

- Je me fous de ce que tu peux me faire mais je t’aime trop pour te voir te détruire comme un connard

- Rappelle-moi qui tu es pour moi ?

Tu t’approches dangereusement de moi. Ce sont tes paroles qui me clouent sur place. Qui je suis pour toi ? C’est justement ça qui m’a fait perdre pied. Si j’avais su je n’aurais surement pas agi comme je l’ai fait. Tu ne me laisses pas le temps de réfléchir. Tu m’attrapes par le bras en me toisant de haut. Trop surprise par ton attaque, je ne bouge pas.

- File avant qu'il ne prenne l'envie de défoncer ton joli p'tit cul, gamine.

Gamine ? non mais… là non plus je n’ai pas le temps de réagir, tu me plaques un baiser brusque. J'essaye de reculer. Comment tu peux me faire ça, salaud! Ta réaction me fait l’effet d’un brasier. J’ai le souffle court. Je te regarde comme un animal pris au piège. Je suis furieuse.

- Si j’avais su qui j’étais pour toi on en sera peut-être pas là ! dis-je rageusement en te repoussant pour libérer mon bras.

Je sens la balustrade dans mon dos je suis bloquée ! J’ai l’impression de revivre l’épisode de ma balade en moto.

- Et tes menaces ne m'impressionnent pas ! y a quelques mois un autre connard m’a broyé le bras et a essayé de m’étran…

Merde pourquoi j’ai laissé échapper ça ? tu ne le savais pas et c’était pas plus mal. Je me reprends.

- j’ai survécu, je m’en suis remise même si c’est parce que tu étais à mes côtés. je n’ai pas peur de toi.

Je parle sans réfléchir. C’est vrai que je n’ai pas vraiment peur de toi mais plutôt peur pour toi. C’est le monde à l’envers. Je te défie du regard. J’ai les jambes en coton mais je résiste. Je te tiens tête. Ma tête tourne un peu. Non merde pas maintenant… pas une crise de lipothymie. J’avais réussi à disparaitre à Seattle sous prétexte de photo mais j’y étais allé pour une toute autre raison. J’aimerais tant te le dire mais ça y changerait. Je profite du soutien de la balustrade pour tenir debout.

- La gamine va te foutre la paix puisque tu le souhaites mais sache qu’en voulant jouer les bad boy c’est ceux que tu aimes que tu blesses! te dis-je avec aplomb.

J’aurais voulu te dire retiens moi, empêche moi de partir mais je n’en ai pas le droit. Après tout c’est moi qui t’aies trahi. Et ces putains de larmes qui refont surface. C'est peut être pour ça que je n'ai pas peur ? Je préférais subir ta colère, ta rage que ton manque d’intérêt.


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Lun 28 Déc 2015 - 10:31




With Lily
There's a demon in my brain, it's time to let it out again.

L
es mots sont plus forts que moi, ils franchissent la barrière de mes lèvres sans que je ne sache les retenir et me raisonner. Je te nargue, je me venge au travers de mes propos qui, à coup sûr, te blessent. Je finis par te menacer en te conseillant de vite dégager d'ici, te traitant comme une gamine. L'empreinte de tes lèvres reste sur les miennes, tu as de l'énergie à revendre à te voir ainsi te débattre. Il est clair que tu es furieuse après moi mais j'ai tout autant de raisons de l'être après toi. Ce qui ne t'empêche pas de me balancer :

- Si j’avais su qui j’étais pour toi on en serait peut-être pas là ! lâches-tu rageusement en me repoussant.

Tu te recules contre la balustrade, bloquée entre elle et moi.

- Et tes menaces ne m'impressionnent pas ! Y'a quelques mois, un autre connard m’a broyé le bras et a essayé de m’étran…

- De t'étrangl ... ?! je sais parfaitement le mot que tu t'apprêtais à dire et je le prononce à demi d'un air narquois avec le méchant sourire qui va avec et qui ne me ressemble pas, l'air de parler à une pauvre petite chose. Je sais que j'exagère, je fais comme si je m'en foutais éperdument. Comme si tout me glissait dessus alors qu'au fond de moi, ça m’interpelle. En tout cas, il est clair que tu as laissé échapper ça dans la colère. Encore un truc que tu m'as caché. Je ne veux même pas savoir quand cela s’est produit. Et comme tu le dis si bien, tu as survécu. Quand à ton affirmation suivante, j’en doute.

- Ah ouais, t'es sûre de toi, chérie ? glissais-je par rapport au fait de ne pas me craindre.

Tu me défies du regard. J'imagine trop bien la lutte intérieure à laquelle tu te livres pour rester campée sur tes positions et me montrer l'attitude adéquate. Néanmoins, tu sembles devoir te soutenir un instant à la balustrade comme si tu étais prise de vertiges. C’est bref mais ça ne m'alerte pas moins. J'agis réellement comme un sale con. L'alcool aidant de surcroit. Planté devant toi sans te lâcher des yeux comme si j'y faisais passer toute ma rancune, je demeure silencieux un instant.

- La gamine va te foutre la paix puisque tu le souhaites mais sache qu’en voulant jouer les bad boy c’est ceux que tu aimes que tu vas détruire.

- Ceux que j'aime ? Je ne suis plus sûr d'aimer personne. lâchais-je froidement. De la part de la petite salope qui est allée se faire sauter complètement défoncée, par je ne sais quel foutu connard, ce genre de leçons a peu de chance de fonctionner. Tu peux te fourrer tes conseils dans le cul, pauvre camée !

Quelque chose en moi se tord. Même bien murgé, je ne crois pas avoir jamais adopté une telle attitude. Mais ne pas me reconnaitre est en définitive tout ce que je cherche au fond. M'éloigner, mettre de la distance avec moi-même, celui que j'étais. Tu m'as fais un mal de chien putain ! Et je crois qu'au final, je suis excédé, désespérément fatigué par tout ce qui m'est tombé sur le coin de la gueule dernièrement. Pourtant, quelque chose en moi voudrait te retenir, mais quelque chose d'autre voudrait faire tout le contraire et te brutaliser pour mieux coller avec la légende qui colle désormais plus encore à ma peau. Tes larmes refont surface, ça me bouleverse intérieurement. Je ne dois pas céder.

- Dégages putain !!! DÉGAGES TOUT DE SUITE !!!! vociférais-je hors de moi en te choppant par les cheveux d'un coup sec pour te faire reculer alors que je te pousses ensuite vers les escaliers menant à la cours. Dégage vite d'ici. Fais-le pour moi. Je suis à la limite de me laisser affecter par tes putains de larmes. Il est hors de question que je cède, quitte à te trainer de la sorte par la tignasse jusqu'à ta foutue bagnole, où qu'elle soit garée.



WILDBIRD

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Lun 28 Déc 2015 - 13:30



There's a demon in my brain,
It’s time to let it out again


- De la part de la petite salope qui est allée se faire sauter complètement défoncée je n'arrive pas à croire que tu puisses me dire ça, j'ai l'impression que les mots ne parviennent pas complètement à mon cerveau … pauvre camée !

Mon geste est plus rapide que ma réflexion. Ma main atterrit sur ta joue en un claquement vif. Salopard ! Je recule. Des larmes de rage brouillent ma vue mais je te fais face. Je fais un pas en arrière craignant ta réaction cette fois. Je ne sais pas lequel des deux semble le plus surpris par ma gifle. Toi ou moi ?

Les mots ont atteint leur cible. Tu voulais faire mal ? Tu as réussi. J’ai du mal à respirer comme si tu avais enfoncé ta main dans ma poitrine pour y broyer ce qui restait de mon cœur. J’ai juste mal, juste très mal. J’ai du mal à récupérer mon souffle. Salope ! Tu en as profité aussi. Tu n’es pas différent de mon père en fin de compte. Mes pensées fusent en tous sens. Je ne saurais dire ce qui prédomine colère, tristesse, déception mais c’est comme une blessure à vif, douloureux, sensible. J’essaye d’ordonner ce bordel dans ma tête. Je prends conscience de ton geste trop tard. Tu attrapes mes cheveux et me pousses vers l’escalier.

- Dégages putain !!! DÉGAGES TOUT DE SUITE !!!!  . Ta voix semble être un grognement

Reise qui était resté dans un coin se lève et aboie. Tu me relâche en me poussant. Le chien ne semble pas menaçant, on dirait presqu’il a juste réagi pour te calmer. A défaut de réussir à  te calmer, il m’a libéré de ton emprise physique. Je tente d’attraper maladroitement la rampe. Trop de tension, d’émotion, je ne sais pas mais je trébuche et me retrouve au sol. Je tourne sur moi-même craignant une réaction violente de ta part. Tu n’avais pas tout à fait tort en me disant « t'es sûre de toi, chérie ? ». Ton geste m’a fait peur, tu n’es plus le même. Sans prendre le temps de me remettre debout, je recule loin des marches. Mon cœur bat à la chamade. Je vois le rottweiler descendre les marches. Je n’ose lever le regard craignant de te voir ou de ne pas te voir. Je ne sais pas tout est si confus dans mon esprit.


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Lun 28 Déc 2015 - 14:42




With Lily
There's a demon in my brain, it's time to let it out again.

C
'est une véritable claque que je me prends dans le sens propre comme dans le figuré, de quoi remettre un peu d’ordre dans mon esprit ... ou pas. Mon esprit embrumé par l'alcool et la colère ne me dictent qu'une chose, te pousser à me détester. C'est complètement absurde. Je me fais horreur sur l'instant. Putain de réactions à la con ! Je reste le regard fixe sur toi, je ne réagis pas spécialement, mes traits ne montrent rien si ce n'est une certaine surprise. Mes yeux quant à eux, témoignent du tumulte qui fait rage en moi. J'y suis allé trop fort mais ce n'est pas ce qui me fait changer de voie. Je vois bien que j'ai atteints ma cible. J'ai même fais pire que ça au vu de tes réactions physiques. Je t'attrape finalement par les cheveux, me refusant à céder à cette tristesse et cette douleur imprimée sur tes traits.

- Dégages putain !!! DÉGAGES TOUT DE SUITE !!!! .

Ma voix est rauque, elle gronde telle la rage qu'elle exprime. Reise qui est resté dans son coin jusqu'ici, se lève soudain et aboie. Je comprends d'autant plus que j’ai dépassé les bornes. Je lâche prise en te repoussant. Reise sait autant me dompter que je sais le faire avec lui. Une réflexion me traverse l'esprit. On se comprends entre "animal". J'ai le sentiment de n'être plus que ça par moments. Ton discours d'un peu plus tôt est plein de véracité. J'aurais préféré simplement ne pas l'entendre, encore moins de toi.

De ton côté, tu te retiens maladroitement à la rampe et tu trébuches avant de te retrouver à même le sol. Cette fois-ci je peux lire la crainte dans tes yeux. Tu te recules en te hissant le cul par terre en t'aidant de tes bras placés vers l'arrière. Reise descend les marches. Moi, je demeure impassible extérieurement, le regard dans le vague, luttant contre la part de moi qui veut se précipiter pour t'aider et excuser le geste. Les gestes. Finalement, c'est comme si la brume recouvrait mes pensées, je ne ressens plus rien, mes pas me portent jusqu'à l'entrée et la porte claque derrière moi en se refermant, sans un mot pour toi. Je ne préfère pas songer à l'état psychologique qui t'accompagnera au retour chez Plum ou chez toi. Le plat est resté dehors d'ailleurs, j'y ai si peu accordé d'intérêt. Peu importe. Je veux juste fermer les yeux et dormir.




WILDBIRD
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
816 $
15/09/1982 $
816 messages
Mensonges : 816
Anniversaire : 15/09/1982


MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Ven 1 Jan 2016 - 15:37

Terminé et verrouillé.
Revenir en haut Aller en bas
avatarVoir le profil de l'utilisateur
Elizabeth K. Ashe
Maître Jedi
1263 $
12/05/1978 $
1263 messages
Mensonges : 1263
Anniversaire : 12/05/1978


MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again Mar 2 Aoû 2016 - 16:47

Archivé.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
messages



MessageSujet: Re: There's a demon in my brain, it's time to let it out again

Revenir en haut Aller en bas
There's a demon in my brain, it's time to let it out again
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» le trone du seigneur demon!
» Le Demon Du Rire
» Plein de demon du chaos a vendre
» Golden Demon: Games Day
» Brain Drain to Brain Gain (Emeagwali)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NEVER TELL ™ :: Saison 2 :: archives sujets terminés et abandonnés-