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 AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET

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MessageSujet: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Lun 19 Oct 2015 - 20:00


Everyone wants to escape something

Anthony et Margaret


Les couleurs amies. Le drapeau qui sauverait sa vie. Tout son corps semblait douloureux alors que ses pas la conduisaient droit vers l'ambassade. Un chance inouïe. L'homme qui lui avait sauvé la vie venait de repartir de son côté, tous les deux certains d'être saufs. Elle pensa un instant qu'ils venaient de passer une semaine éprouvante et que jamais l'un ou l'autre avait eu l'idée de se présenter. Cela la stoppa net. Elle grimaça à la douleur lancinante de sa jambe qui mériterait quelques soins médicaux. Un regard en arrière lui indiqua qu'il était trop tard. Elle n'aurait donc jamais son nom. Cet homme qui avait empêché une américaine de devenir une nouvelle otage resterait un inconnu. Elle s'étonna un peu qu'il ait disparu aussi vite mais recommença à marcher, un picotement désagréable la suivant à chaque pas. C'était autre chose que la douleur physique, celle-ci elle la connaissait bien, une amie qui la faisait traîner des pieds. Non, cette sensation, ce picotement ... C'était l'impression d'être observée. "Non..." Chuchota-t-elle. Elle aurait pu pleurer. Une semaine dans le désert pour rejoindre les frontières plus ou moins accueillantes de l'Afghanistan et on ne voulait toujours pas la laisser en paix. Une dose de surmenage lui fit grincer des dents alors qu'elle pressait le pas, notant la distance restante entre elle et le drapeau étoilé. *Plus vite, plus vite.* L'ambassade s'éloignait à chacun de ses pas semblait-il et elle se retrouva à courir. "Merde !" Un langage qui n'était pas le sien mais après une semaine de chaleur, de marche, de soif, de faim et de fuite, la bienséance lui excuserait cet écart. Devant elle, deux hommes. Sur elle, une arme, trois balles. Elle remercia alors l'inconnu qui l'avait obligé à en garder une, au cas où. Une bénédiction qu'elle sache tirer avec cela. Un instant, elle songea à abattre les deux qui se présentaient devant elle pour lui barrer le chemin mais nota au moins le double de personnes derrière elle. C'était de la folie, même pour elle. Épuisée, chaque fibre de son corps la rappelant à l'ordre, elle n'eut pas besoin de faire un long calcul pour comprendre que ses chances étaient moindres. Elle se demanda un instant pourquoi elle avait quitté l'Italie pour le Moyen-Orient, pourquoi même, elle avait quitté la ferme qui lui avait permis de devenir ce qu'elle était... Puis elle commença à courir, s'éloigna du but à atteindre. Elle pouvait au moins faire ça. Même si ses jambes la portaient de moins en moins, elle prit le risque de courir, se faufilant dans la foule du marché un peu plus loin. Foulard. Foulard. Cachée. Elle ralentit le pas, marchant à la même allure qu'un duo père-fils qui ne faisaient pas attention à elle. Repérée. Elle dévia de la rue principale, entrant dans une artère plus petite, espérant les semer. Entrer dans une maison vite. Une clenche, deux clenches. Toutes fermées. Elle continua son chemin, surprenant des voix dont elle ne pouvait pas identifier les porteurs et la langue, supposément le dialecte de la région. Un parc, l'idéal. Des arbres en grande quantité et ... Vite. Elle accéléra le pas, fonçant droit vers le petit bois.

Elle ralentit. Elle souffla. Elle n'en pouvait plus. C'était trop. Un instant pour sa soeur et pour Maria, elle sortit son arme. Hors de question d'en rester là. Elle n'était pas à l'aise avec l'objet entre les mains, elle lui avait toujours préféré d'autres armes plus nobles mais dû se rendre compte que ce serait peut-être cette chose qu'elle détestait qui lui sauverait la vie. *Pas plus de trois, pas plus de trois.* Supplia-t-elle intérieurement. Une ombre, une seule. Un homme. La prise ferme, le visage fermé, un doute mais elle tira. Trop tard. Ce fut seulement là qu'elle remarqua qu'il ne tenait aucune arme. A la différenciation de ceux qu'elle avait pu voir devant l'ambassade. "Bozhe moy." Sortit-elle dans son russe courant avant toute autre chose. Elle venait de tirer sur un innocent. I-n-n-o-c-e-n-t. Les yeux écarquillés, elle se rassura la seconde suivante. Elle n'avait tiré que dans la jambe. Un moyen pour ralentir l'adversaire sans faire de victime. " 'ana ... 'ana asif . fakkart ..." (Je suis désolée. Je croyais que...) Un arabe quasi impeccable et elle hésita à l'approcher ou à fuir. Alors elle resta là, à le regarder surveillant d'autres bruits de pas qui annonceraient l'arrivée de poursuivants.
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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Lun 19 Oct 2015 - 21:16


Everyone wants to escape something

Margaret


Il marchait, grimaçant un peu face au contact qui était à son dos. Ce contact ne lui était vraiment pas agréable, n’ayant pas l’habitude de le porter… Cette arme. Anthony n’était pas censé d’être ici, il aurait pu choisir mieux comme destination pour ses vacances. Il aurait pu les passer avec sa famille qui ne se doutait pas une seule seconde qu’il avait posé ses jours de congés … Juste dans l’optique de suivre la trace du tueur à gage qui aurait été vu justement en Afghanistan. Sans que personne ne se doute de quelque chose, Anthony avait posé ses jours de congé et était parti en prenant le premier avion sans perdre son temps. Il avait rassuré sa femme qu’il ira bien, que c’était une mission de routine. Bien que c’était à l’étranger et que c’était confidentiel, qu’il ne pouvait pas dire grand chose. Au moins, ça allait lui changer des missions d’infiltrations où il avait été obligé à les faire. Enfin bref, il redressa son foulard et observa adossé discrètement au mur d’un bâtiment. Il était en train de suivre un groupe de personnes qui attendaient devant l’ambassade depuis quelques heures. Anthony espérait que cela soit une personne qu’il cherchait vraiment, mais en tout cas ce groupe était sa piste. Donc oui, il y avait des chances que ça allait le mener à ce qu’il voudrait vraiment.

Puis, il se détacha doucement du mur en voyant les membres bouger, il chercha la direction de leur regard et vit une personne au bout, c’était comme si elle voulait entrer dans l’ambassade Américaine mais qu’elle ne pouvait pas le faire. Puisqu’il y avait ces individus qui l’empêchaient. En tout cas ça avait commencé et Anthony se mit à suivre la scène à distance jusqu’à ce qu’il voit que la personne entre dans le marché. Oui c’était une bonne idée, vu que les poursuiteurs étaient armés. Ils n’oseraient pas tirer devant tout le monde. Puis ils ne le remarqueraient pas, alors l’agent décida de s’approcher encore plus davantage pour ne pas perdre la personne de vue. Il pouvait voir qu’elle avait du mal, qu’elle semblait être fatiguée et qu’elle n’en pouvait plus. C’était une bonne chose, il allait pouvoir l’aider et elle pourra lui donner des informations. Il se demandait surtout pourquoi elle était poursuivie.

Anthony put la voir prendre un foulard et rien qu’avec cela, il pouvait savoir où elle était. Alors il se mit à marcher de la même allure lui aussi, regardant les articles qui étaient à vendre. Puis il la perdit de vue. « merde ! » laissa-t-il échapper, bien que ce n’était pas vraiment son genre à parler comme cela. Mais il en avait marre de cette affaire dont il était attelé depuis des années et qu’il était sur le point de trouver la réponse… Encore une fois de plus, elle allait lui glisser entre les doigts. Alors il fonça vite dans la première ruelle et s’arrêta assez rapidement pour reprendre une marche normale quand il vit le groupe courir à la tout va, s’hurlant entre eux. Elle se dirigeait vers le parc, il l’avait vite compris alors sans hésiter, il y entra lui aussi.

L’agent était apparemment le seul à être entré et faisait comme si c’était un touriste qui faisait une balade. Il pouvait voir le groupe continuer à courir, sur le point de partir du parc comme s’ils pensaient que la personne n’était pas ici. Puis, soudainement, Anthony pouvait reconnaître un motif du foulard de tout à l’heure et s’y dirigea doucement. Il s’approcha encore et encore, jusqu’à ce que… « WARGH ! » Il tomba assez rapidement par terre, se tenant la jambe, grimaçant de douleur. Il serra la mâchoire de douleur et pouvait voir du sang couler. Puis il entendit une voix dans un arabe impeccable, voulant s’excuser. Ah non par pitié pas l’arabe… Il savait parler juste les bases, mais pas dans un arabe aussi parfait comme ça. « Est-ce que vous savez parler anglais ? » une pause. Il vit sa réaction et il hocha la tête toujours avec cette grimace de douleur. « BON SANG ! Vous ne pouviez pas vérifier avant si j’étais armé ?! » s’énerva-t-il d’un coup, les nerfs qui lâchaient quelque chose comme ça… Il se mit à soupirer, se rendant compte que ce n’était pas le moment pour cela. « Ne perdons pas de temps tout de suite. » fit-il en essayant de se relever mais il n’y arriva pas avec cette douleur. Rapidement, il prit son foulard qui était à son cou pour en faire un garrot. Premier geste de secours qu’il avait appris lors de sa formation. Il n’eut pas vraiment prit le temps d’analyser sa blessure qu’il se releva avec difficulté. « Les présentations, excuses, je ne sais quoi. Ce sera pour plus tard… S’il y en a. Avec votre tir, vous venez de leur donner votre position. N’attendons plus, filons. » fit-il assez rapidement en anglais et râla de douleur, assez énervé rien qu’à l’idée de devoir expliquer à sa femme comment il s’était fait cela… Mais surtout à ses collègues et son supérieur comment il s’était pris une balle pendant ses vacances. Il poussa un peu la jeune femme de sa cachette pour commencer à marcher. Il pouvait voir que le groupe avait pris la mauvaise direction et était à trois minutes d’ici. Le temps qu’ils arrivent, ils devraient avoir trouvé une cachette.

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Lun 26 Oct 2015 - 14:24


Everyone wants to escape something

Anthony et Margaret


Elle avait tiré. Se protéger était une chose primordiale qu'elle avait appris, qu'on lui avait appris. En cas de possible capture, se défendre puis être inoffensif et inutile si rien ne fonctionnait. Deux cas de figures suivraient : la mort et la paix. Parfois les deux. Rarement un otage était relâché de toute façon... Heureusement que l'autre homme avait été là pour l'épauler. Ils avaient pu fuir. Elle avait échappé au pire. Elle ne comprenait pas comment ils avaient pu les suivre jusqu'à Kandahàr. C'était comme si le réseau se profilait sur des kilomètres et même dans le pays voisin. Quant à savoir ce qu'il voulait d'elle... Elle espérait se tromper, ne pas savoir, se mettre la tête dans le sable. Ne pas savoir, tellement plus simple. Elle ne voulait pas vraiment connaître le pourquoi du comment. Elle était simplement une victime d'opportunité dans l'histoire. En parlant de victime, elle se demanda si elle ne venait pas d'en faire naître une à son tour. Elle ouvrit grand les yeux en l'entendant parler anglais et hocha simplement la tête, toujours à distance. La barrière de la langue venait d'être franchi mais ce n'était pas pour autant qu'elle pouvait se sentir plus en sécurité. Il pouvait être ... un espion, un employé à la solde du plus offrant. N'importe quoi. Et bien sûr, elle n'était pas du tout paranoïaque mais elle imaginait déjà ses poursuivants comme étant de simples mercenaires à la solde d'une puissance plus ou moins proche dans ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis... Ce qui expliquerait que l'homme parle anglais. "Je suis désolée." Elle ne l'était pas vraiment. Elle ne faisait que se défendre après tout. Et en plus elle avait gâché une balle du moins au premier regard... Ne jamais se fier à l'apparence de quelqu'un, première leçon... Il pouvait être un charmant assassin que ça l'étonnerait à peine. Son cerveau souffrait du soleil et elle n'avait qu'une envie, se trouver un bon lit et y rester pour la semaine à venir ou du moins la nuit. Elle avait trop besoin de bouger pour rester une semaine complète allongée. Dans un froncement de sourcils, elle l'écouta parler et approcher, la pousser. Elle allait protester mais un rapide calcul de la situation la dissuada de dire quoique ce soit. C'était peut-être un plan tordu pour l'avoir dans leurs filets mais auquel cas, elle avait toujours deux balles et cette fois, elle viserait la tête alors, résolue à échapper aux hommes à qui appartenaient les chaussures qui frappaient le sol plus loin, elle le suivit.

Elle réfléchit un instant à une cachette et au lieu de laisser l'homme choisir un possible recoin pour un guet-apens, elle prit les devants. "Venez, je sais où on peut aller." A la voir déambuler ainsi, on pourrait penser qu'elle connaissait la ville depuis longtemps, très longtemps. En réalité, elle n'était jamais venue. Elle connaissait simplement un autre archéologue dans cette ville et avait eu l'occasion d'observer un plan de Kandahàr, un jour d'ennui ou simplement pour localiser plus facilement son collègue. Elle n'avait plus qu'à retrouver sa maison... Une chance, si elle se souvenait bien, l'une de ses filles suivait une formation vétérinaire. Ce ne serait pas des soins dignes d'un hôpital mais au moins l'homme bête pourrait-il être soigné. Oui, bête. Il l'était pour avoir surgi ainsi sans autre avertissement. Enfin, elle trouva, frappa et n'obtint aucune réponse. "Bien. On l'attendra à l'intérieur." Et elle ouvrit la porte. Pas verrouillée. Sans doute que quelqu'un se trouvait là mais n'avait rien entendu. " Salam ! hnak shakhs ? " (Il y a quelqu'un ?) Ne recevant aucune réponse, elle fit quelques pas jusqu'à la cuisine qui constituait l'entrée et d'un geste, invita l'homme à s'asseoir. "Vous êtes qui vous ?"

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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Lun 26 Oct 2015 - 15:17


Everyone wants to escape something

Margaret


Il savait lui aussi où aller, mais la jeune femme savait elle aussi où aller et Anthony n’avait pas vraiment eu le choix de devoir la suivre. Surtout qu’avec une blessure dans la jambe, il avait sacrément du mal à marcher et le saignement n’était pas du tout stoppé. Il avait l’impression qu’elle connaissait le coin alors c’était pour cela qu’il s’était mis à la suivre. Il observa doucement derrière lui, veillant à ce qu’ils ne soient pas suivis et rapidement, ils se mêlaient dans la foule. Puis ils arrivèrent dans une ruelle où la jeune femme frappa à la porte. Aucune réponse, alors qu’Anthony était adossé au mur, l’observant faire quoi ce que ce soit. Puis, elle annonça qu’ils allaient attendre à l’intérieur. « Bonne idée. Je pense que l’hôte ne va pas vous en vouloir de vous être introduit chez lui, surtout si vous vous connaissez. » fit-il dans un soupir, il semblait souffrir d’un mal de chien avec la douleur dans la jambe. Ce n’était pas du tout agréable, mais pire que pas agréable. Alors, ils entrèrent et la jeune femme parla arabe. « Il y a personne je pense. » fit-il en guise d’analyse. L’agent avait rapidement compris la phrase, comme si elle cherchait à savoir s’il y avait quelqu’un de là dans cette maison. Il referma la porte derrière lui et ils allèrent à la cuisine. Il y avait même une chaise où Anthony n’hésita même pas à s’asseoir.

Il soupira de douleur, râlant même à la fin quand il essaya de bouger la jambe histoire de l’observer davantage. Si la balle était restée ou pas. Quand il observa la gravité de sa blessure, il entendit la jeune femme lui poser la question. « Je me pose aussi la même question vous concernant, ainsi que pourquoi ces mercenaires vous poursuivent. » une pause et il grimaça, mais cette fois-ci pas de douleur, mais à cause de l’arme qui était derrière son dos. « Je suis un agent du FBI, en vacances si on peut dire… Ça va être beau l’excuse que je vais devoir trouver à mes collègues quand ils sauront que je me suis pris une balle dans la jambe. Même si ça, c’est pleinement de ma faute mais je ne savais pas que vous alliez tirer au premier venu, mais surtout que vous aviez une arme. … Donc vous étiez en pleine situation de stress… C’est que vous étiez poursuivie depuis des jours non ? » une pause. Sans rien dire pour le moment, Anthony sortit l’arme et le déposa sur la table, avec l’insigne montrant qu’il était du FBI.« Je suis Anthony. » une autre pause. « Et vous ne sauriez pas où trouver une compresse ? » demanda-t-il, cette fois-ci dans un réel besoin d’arrêter le saignement qui continuait à couler le long de sa jambe. « Et vous ? Qu’êtes vous et pourquoi ils vous empêchent d’aller à l’ambassade Américaine ? » lui demanda-t-il, assez curieux par la raison du pourquoi ils en avaient après une civile. Surtout il venait de montrer une partie de son analyse de la situation, fixant la jeune femme, comme s’il cherchait à savoir plus par son comportement.

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Lun 26 Oct 2015 - 18:13


Everyone wants to escape something

Anthony et Margaret


Les bras croisés, elle ne comptait pas esqusser le moindre mouvement tant que l'homme n'aurait pas fourni la moindre explication. Et l'instant suivant, il déballa sa vie. Peut-être pas tout, bien évidemment, mais suffisamment pour qu'elle le regarde avec étonnement avant de pester intérieurement. FBI... Mais pourquoi diable avait-elle toujours la chance du perdant. Elle aurait préféré la CIA et au moins auraient-ils étaient plus utiles. Certes le FBI avait des ressources mais rien de comparable à l'agence. Ceci dit, en y songeant, mieux valait le FBI, pour quelques raisons personnelles que ce soit. Elle garda le silence jusqu'à ce qu'il termine, attendant d'elle qu'elle l'imite. Jamais. Elle ne cherchait pas à savoir son numéro de sécurité sociale et elle ne tenait pas à raconter ses moindres faits et gestes. Enrober le mensonge de vérité ou plutôt omettre quelques parties à l'histoire. Il n'avait pas besoin de tout savoir, personne n'avait besoin de tout savoir. "Je vais voir ce que je trouve... pour votre jambe." Dit-elle calmement. Elle garda pour elle ses émotions, affichant le visage fermé des soirées poker. Elle se laissa également le temps de répondre convenablement à l'autre question.

Disparaissant de son champ de vision après un regard au badge posé sur la table, elle alla jusqu'à la salle d'eau. Aucune compresse. En désespoir de cause, elle s'empara de plusieurs serviettes propres et revint sur ses pas après avoir emprunté quelques somnifères qui devaient appartenir à la mère de son collègue d'après ses souvenirs et qu'elle glissa dans sa poche. Au cas où. En passant, elle se saisit d'une bouteille d'alcool bon marché. "Vous savez si la balle est ressortie ?" Demanda-t-elle depuis l'autre pièce. Si elle l'était, la manipulation allait être plus simple. Auquel cas, il faudrait charcuter un peu Anthony. Elle revint finalement, posant la bouteille et les serviettes sur la table. "Pas de compresses. Il y a deux options, trois peut-être. La première est de ressortir au risque de croiser nos bons amis pour vous conduire à l'hôpital. En soit vous ne devriez pas être importuné mais je ne pourrais pas en dire autant. Ou bien simplement nettoyer la plaie. Avoir marché en centre ville a du amener assez de poussières pour déclencher une infection. Ou alors... si vous êtes ouvert, nous pourrions tenter après la séance nettoyage de mettre un cataplasme. L'inconvénient étant que nous n'avons aucune algue à portée, ce qui serait le plus sain. Mais je sais que les personnes qui vivent ici ont un jardin plutôt bien entretenu et ... sain. La boue sert d'emplâtre et demeure plutôt efficace pour les douleurs articulaires alors, pourquoi pas sur une blessure ouverte." Et là seulement, elle se tut, se mordit la langue. Bien. Bien. Elle n'avait pas encore dit qu'elle était archéologue mais ses connaissances médicinales aussi naturelles soient-elles risquaient d'amener quelques interrogations. Pourvu qu'il ne croit pas qu'elle était médecin. Elle n'avait vraiment aucune envie de jouer au bon docteur. "De toute façon, je pense que nous sommes là au moins jusqu'à la tombée de la nuit. Alors prenez votre temps pour décider... mais pas trop quand même, je me vois mal expliquer à vos patrons comment et pourquoi vous vous êtes vidés de votre sang dans une maison de la banlieue de Kandahàr pendant vos petites vacances. Ceci dit, je dois vous le dire, votre choix de destination est très mauvais. Je pensais vraiment que les gens comme vous préféraient partir à Miami ou dans un coin avec une belle plage, une mer agréable et aucun conflit à l'horizon."

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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Mer 11 Nov 2015 - 16:05


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Margaret


La jeune femme esquiva ses questions d’un coup, ce qui accentua la curiosité d’Anthony à son égard. Qu’est-ce que les hommes lui voulaient ? Pourquoi se sentait-elle menacée au point de tirer dans la jambe d’un inconnu ? Il y avait tellement de questions dans la tête d’Anthony, des questions sans réponse que … Voilà, il était vraiment intrigué par le comportement de la jeune femme qui devait sûrement vivre un traumatisme suite à sa course folle. Elle devait avoir dû vivre beaucoup de choses assez déplaisantes. Il l’observa partir dans l’autre pièce, chercher ce qu’elle pourrait trouver pour sa jambe. Elle tentait de rester impassible, mais il se demandait comment c’était dans sa tête. C’était assez étrange et curieux. L’agent soupira et essaya de remonter son pantalon pour observer sa jambe, il laissa échapper quelques jurons râlant intérieurement que ça lui faisait un mal de chien. Heureusement que c’était au niveau du mollet que de la cuisse, ou encore pire du genou. Il aurait été sacrément emmerdé par la suite. Elle lui demanda de l’autre pièce si la balle était ressortie. « Oui. » répondit-il après quelques secondes de silence, vérifiant sa blessure, si la balle était bien ressortie. Ça faisait un beau trou. Il y aura une belle cicatrice dans sa jambe grâce à cette jeune femme.

Puis elle revint avec la bouteille et les serviettes. Voyant qu’il n’y avait pas de compresses, l’agent soupira, mais il resta silencieux écoutant la jeune femme parler des trois options. Il secoua la tête à la première option, puis il soupira à la seconde option et quant à la troisième, il fronça les sourcils. « hm ? » laissa-t-il échapper, alors que la jeune femme continua sa tirade. En disant qu’ils avaient jusqu’à la nuit pour rester là où ils étaient, jusqu’à la nuit pour prendre une décision. Puis il se mit à rire jaune face à la remarque comme quoi il pouvait mourir dans la maison, vidé de son sang. Que son choix de destination était très mauvaise surtout. « Miami est un piège à touristes et il n’y a rien de bien intéressant à voir là-bas. » annonça-t-il un peu trop sèchement, il détestait cette ville. Sans rien dire de plus pendant un instant, il prit la serviette et l’alcool pour faire les premiers soins. Il semblait s’y connaitre assez là-dessus. « Non, je suivais les hommes qui vous poursuivaient, pensant qu’ils allaient me mener à l’homme que je cherche depuis des années. » fit-il en grimaçant de douleur, en essayant d’essuyer sa blessure. « Bizarrement, ils en ont après vous. » fit-il avec un léger air comme quoi, Anthony n’avait pas l’air d’apprécier qu’on le fasse tourner en bourrique par la suite.

« La troisième option .. Vous êtes vraiment sûre ? » Il observa autour de lui et voyait des objets qui pouvaient être typiques d’un archéologue fier de montrer ses trouvailles dans la cuisine. La balle avait traversé et bien sûr avec l’environnement de ce pays, il y avait de bonnes chances qu’il s’attrape une infection, surtout quand il n’y avait pas vraiment de kit de secours. « Vous semblez bien connaître la terre et la médecine naturelle. Et la maison où nous sommes, appartient à un archéologue. » Il l’observa en silence, semblant attendre les réponses aux questions qu’il se posait déjà dans la tête. Car mine de rien, Anthony pouvait aider, même si en ce moment, cela ne semblait pas être gagné.

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Jeu 3 Déc 2015 - 2:58


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Anthony et Margaret


Pourquoi elle l'aidait au juste ? Bon d'accord, peut-être qu'elle se sentait un minimum coupable mais vraiment un minimum. Tout chez elle laissait deviner qu'elle ne regrettait rien. Il avait été au mauvais endroit au mauvais moment. Impossible de savoir s'il était ami ou ennemi. Dans le doute et pour protéger sa vie, elle avait tiré. Attitude naturelle non ?

Maintenant, c'était l'heure de payer les pots cassés ou en tout cas de soigner sa victime qui s'avérait également être agent du FBI, quelle chance !... C'était bien évidemment ironique. Alors oui, bien sûr, elle pourrait le remercier pour avoir sans doute voulu aider mais elle se débrouillait très bien. Oui, très bien ! Et s'il n'avait pas été là, elle aurait tiré sur un de ceux qui la suivait et elle aurait su à qui elle avait affaire. Parce que finalement, c'était plus ça qui la gênait à l'instant : ne pas être sûre de qui lui en voulait assez pour chercher à l'attraper et sans doute la tuer. Et elle n'était pas assez folle pour aller le leur demander. Elle revint donc auprès de l'agent sans grande trouvaille. "Si vous le dites... mais au moins vous ne seriez pas blessé !" En réalité, elle était plutôt d'accord avec lui. Quoique comme partout quand on savait chercher, il y avait toujours quelque chose à faire mais elle n'avait aucune envie de parler touriste, voyage et beau temps avec lui, ici et maintenant. Elle voulait repartir immédiatement et finir ce pourquoi elle était venue parce que oui, finalement après sa fuite effrénée du pays d'à côté et les jours dans le désert, elle n'avait pas vraiment eu le temps de compléter sa mission actuelle. Sans doute que les autres archéologues pouvaient se débrouiller sans elle mais elle devait néanmoins récupérer certains documents qu'elle avait laissé dans la précipitation de sa fuite avec l'inconnu. Pour ça, il lui fallait échapper au flic ici présent, aller à l'ambassade et faire une virée avec l'armée dans le désert, rien de plus simple quand on savait à qui s'adresser ... mais encore fallait-il qu'elle quitte cette maison. "A l'homme que vous cherchez ..." Répéta-t-elle lentement assimilant l'information. Elle voulait en savoir plus maintenant ! "Étrangement oui, comme vous dites !" Elle n'allait vraiment pas l'aider sur ce point. Muette jusqu'à devoir parler. Elle était douée pour garder ses secrets et jouer la comédie. Elle aurait pu être actrice oui... Elle y songeait parfois. Sa vie aurait été tellement plus simple au jour d'aujourd'hui. Mais elle lui avait préféré une vie d'action et de voyage. Tout elle. Jamais la voie facile.

"Non. Je ne suis pas sûre. Je vous donne vos options, à vous de faire un choix monsieur l'agent Anthony." Dit-elle sérieusement, une pointe de raillerie dissimulée par sa politesse à toute épreuve. Elle resta là à attendre sa décision mais au lieu de ça, il observa son environnement et elle leva les yeux au ciel. "Bien, cinq sur cinq pour la vue." A peine impressionnée. "Bon, vous voulez soigner cette blessure ou mourir ici ? Je ne pensais pas avoir besoin de le répéter mais nous n'avons pas toute une année devant nous..." Sérieuse, un peu pincée, elle ne serait pas celle à tout révéler. Il finirait par lâcher tout ce qu'elle pourrait vouloir savoir rien que dans le but de lui faire dire des choses. Et oui, elle connaissait la terre et la médecine naturelle, la faute à ses blessures multiples, ses cicatrices et son changement de vie radical depuis quatre ans déjà. Bien sûr, cela n'avait rien à voir avec sa profession mais certains pourraient le penser et tant mieux. "Si vous ne vous décidez pas, je vous laisse là." Termina-t-elle à peine coupable de vouloir l'abandonner après être responsable de son état.

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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Jeu 3 Déc 2015 - 10:34


Everyone wants to escape something

Margaret


Anthony fit une légère moue quand Margaret ne faisait que répéter ce qu'il venait de dire, elle n'allait pas vraiment en parler c'était sûr. Le meilleur moyen c'était de rester avec elle, il réussira à extirper les informations qu'il voudrait. Car tout laissait à croire Anthony qu'elle avait été avec l'homme qu'il cherchait. Normalement, ça devait être lui et non elle que les mercenaires la poursuivent. C'était ça ce qu'il ne comprenait pas et qu'il finirait par trouver un moment donné. En tout cas, ce qui était important, c'était de soigner sa jambe malgré les observations qu'il venait de faire, il voulait s'assurer si l'option trois était vraiment sûre, mais il n'en fit pas vraiment confiance sur le coup qu'il décida de prendre l'option deux. " Tout d'un coup vous êtes de plus en plus pressée..." Il nettoya la plaie et réussit à arrêter le saignement tout seul, réfléchissant en silence. " Peu importe la décision que je prendrais, vous voudriez bien m'abandonner tout d'un coup dans le marché par exemple." une pause, ce serait une grosse erreur, surtout qu'elle s'arrêtait par le fait qu'Anthony était un agent du FBI, certes, mais un agent qui avait des relations importantes et qui pourrait aider cette femme aussi agaçante. " Et vous voulez absolument aller à cette ambassade ? Car m'est avis qu'on va les retrouver à nouveau devant." une pause. Il savait qui ils étaient ces mercenaires et par qui ils étaient engagés, puisqu'il les cherchait dans l'espoir de retrouver le tueur en série par la même occasion, encore il était presque sûr qu'elle avait été avec lui pour que les mercenaires veulent la poursuivre. Il finit de s'occuper de sa blessure qu'il se releva enfin en grimaçant et il pensa que ça devrait aller. "Bon .. On peut y aller. Mais avant, j'aimerai savoir pourquoi ils en ont après vous. Car si je ne le sais pas, je ne pourrai pas vous aider... ET, me balancez pas que vous pouvez vous débrouiller toute seule. Tout ce que vous allez réussir, c'est de vous prendre une balle plein dans la tête." Il était diablement sérieux là-dessus, il bloquait la porte de la sortie et ils n'allaient pas sortir tant qu'il ne saura pas pourquoi ils en ont après elle.

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Jeu 3 Déc 2015 - 15:31


Everyone wants to escape something

Anthony et Margaret


Était-elle pressée ? Sans doute. Elle voulait en finir. Elle était fatiguée, avait mal à la tête et à la jambe. Elle aussi avait besoin de repos et surtout de rentrer voir Jordan et Maria. C'était tout ce qui importait. Et lui là, le monsieur FBI l'empêchait d'atteindre son but. Parce que oui, maintenant qu'elle lui avait tiré dessus, elle était responsable de lui. Cela et le fait qu'elle avait gâché une balle, l'agent était devenu essentiel. Ou alors était-il un fardeau... La décision n'était pas encore prise. Et puisque lui semblait en venir à certaines conclusions, elle le laissa dire sans réagir. Enfin, il posa une question à laquelle elle prit le temps de réfléchir. "Et bien j'ai une arme et ... vous savez tirer, on devrait pouvoir passer. Je dois vous avouer que j'ai juste envie de rentrer chez moi...et vois un médecin."

Elle le regarda ensuite se soigner, toujours sans réagir, fixée sur ce qu'il faisait, se demandant quand, dans la formation du FBI, ils apprenaient à faire les pansements... Il se leva et elle ne bougea toujours pas. Le gars semblait assez débrouillard et elle pensait que proposer son aide pouvait être pris comme tout autre chose que ce que c'était. Surtout lorsqu'il s'agissait des hommes. Il pourrait toujours penser qu'elle le croyait faible. Il l'était peut-être finalement étant donné la facilité avec laquelle il s'était laissé tirer dessus. "Si ça peut vous rassurer, vu le pays dans lequel nous sommes, vous ne risqueriez aucun ennui si je me retrouvais avec une balle entre les deux yeux." Dit-elle en fouillant dans un placard. Elle en sortit des sachets alimentaires. Au robinet, elle prit de l'eau. Absolument pas dérangée par le fait qu'il bloque la sortie et toujours aussi peu encline à lui parler de quoique ce soit. Elle s'hydrata rapidement et continua : "Vous voulez boire peut-être ? Je vous assure que quand vous n'aurez pas bu pendant plusieurs jours, vous ne verriez plus l'eau sale du robinet de la même façon !" Et enfin, elle entreprit de répondre : "Vous savez, pour ces hommes, je ne me suis pas arrêtée pour leur demander ce qu'ils me voulaient... Si je me permettais de faire un parallèle je pourrais dire que ça a un lien avec ce qu'il s'est passé à Isfahan. Mais ça reste une supposition. Je ne vois pas bien à quoi je pourrais leur servir ni pourquoi ils m'en veulent tant... Enfin, surtout pourquoi ils me suivraient jusqu'en Afghanistan. Sur le coup, je pouvais comprendre mais là... Et vous alors, vous cherchiez qui ?" Et les mensonges se mêlèrent à la vérité.



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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Lun 7 Déc 2015 - 16:04


Everyone wants to escape something

Margaret


Elle avait une arme et ne savait pas tirer sur la bonne personne, il aurait bien aimé répondre quelque chose là-dessus, lui donner son avis. Mais il n'en fit rien du tout, il se contentait d'observer en silence la jeune femme qui ne faisait qu'à sa tête. De s'occuper de sa blessure car d'un coup, il ne faisait pas confiance à cette femme qui venait de lui tirer dans la jambe. Il la fera examiner par un médecin, car il avait compris qu'elle n'en était pas une, même si elle l'était, il ne lui fera pas ce plaisir d'examiner sa jambe. Il ne savait pas que seulement tirer, il avait d'autres compétences et elle l'ignorait, tant mieux. " Qui a parlé d'avoir des ennuis ? Je ne m'inquiète pas pour ce côté-là, personne ne sait que j'ai été avec vous. Officiellement pour mes collègues, je suis en vacances et pour ma famille, parti pour quelques jours à une mission." fit-il en rangeant son arme dans son dos, ainsi que l'insigne dans la poche. Il sentit quand même la sale douleur à la jambe qui lui était insupportable, mais il se tenait malgré tout debout. C'était ce dont Anthony voulait, il voulait rester utile et non inutile. Il ne voulait pas être un poids mort, surtout quand il était presque au but !

Silencieusement, l'agent du FBI secoua la tête pour la proposition de l'eau. Il savait qu'ici, l'eau n'était pas facile à avoir et qu'on ressentait vite le besoin surtout après une course poursuite. Anthony avait déjà bu assez d'eau pour en être légèrement dégoûté pour l'instant. Il regarda la jeune femme qui en buvait d'une traite, ce qui fit froncer les sourcils. Il comprenait qu'elle n'avait pas eu accès à l'eau pendant des jours et elle parlait surtout par expérience. Du moins, c'était comment Anthony percevait les paroles de la jeune femme. Il était à moitié sûr que l'homme qu'il cherchait était avec elle, que les mercenaires la suivait car ils devaient penser qu'elle était moins dangereuse et qu'elle savait où il était. Il l'écouta en train de faire des suppositions, il était resté silencieux pendant quelques secondes après qu'elle lui ait posé la question. " Et que s'est-il passé à Isfahan ? " demanda-t-il, curieux malgré tout. Il voulait savoir ce qui s'était passé là-bas pour que la jeune femme se fasse poursuivre comme cela, limite à ce qu'ils la veulent pour morte. Peut-être allait-elle mentir, allait-elle être honnête ? Il n'en savait rien. En tout cas, l'agent du FBI savait qu'il n'allait pas vraiment s'entendre avec elle, surtout qu'ils étaient déjà mal partis tout les deux. Elle venait de lui tirer dans la jambe et lui, il venait sûrement lui gâcher son envie de se débrouiller toute seule pour s'en sortir comme une grande. Si elle voulait réellement le faire, elle le pouvait. Anthony n'aura pas de galère à avoir pour rentrer chez lui, bien qu'il était vraiment une personne qui pourrait aider la jeune femme qui semblait être en détresse. Surtout quand il savait très bien ce dont les mercenaires étaient capables de faire. " Et je cherche tout simplement une personne." fit-il alors qu'il se mit à observer par la fenêtre. " .. merde." lâcha-t-il comme si c'était une petite grenade quand il aperçu un homme avec un foulard sur la tête, qu'il n'aurait pas de mal à le reconnaître. Anthony avait passé des heures à l'observer avec les autres hommes, assez suffisamment pour qu'il se souvienne de lui. Il s'éloigna de la porte pour s'approcher de la jeune femme pour ensuite la dépasser, histoire d'aller dans le jardin sans plus l'attendre. " Allons dans là-haut de suite, on n'attend plus. Ils sont déjà là." Il vérifia de sa jambe s'il ne laissait pas une trace de sang, parce que c'était sûrement ça qui les avait mis sur la piste. Malgré le sable qui pouvait effacer les traces, c'était le sang qui restait assez longtemps, comme si c'était une marque.

Alors qu'ils étaient en train de monter à l'étage, Anthony chercha du regard la fenêtre dans une des pièces et n'hésita pas à entrer dans ce qui paraissait être une chambre. Il observa le toit et réussit à trouver ce qui pourrait être une trappe. Alors il sauta pour attraper la poignée afin de l'ouvrir et grimaça à la douleur de sa jambe. " J'espère pour vous que vous savez grimper les toits." Et après tout, elle n'avait pas vraiment le choix. Alors, qu'il démontait les escaliers il la laissa passer en première, avant de la suivre et les voilà sur les toits. Ils pouvaient entendre des voix d'en bas et du bruit comme s'ils cherchaient vraiment quelqu'un. " Ok on se grouille." fit-il, en prenant la tête du début de la course poursuite. Il n'avait pas eu ce genre d'action depuis un bon moment, depuis qu'il était en infiltration dans le territoire américain. En tout cas, ce n'était pas le moment de penser à cela, même si Anthony avait ces genres de pensées pour oublier sa blessure. Soudain, une balle siffla à son oreille. Ils voulaient faire rappliquer tout les militaires ici pensa Anthony assez mécontent dans ses pensées et il observa la jeune femme qui courrait aussi au même niveau que lui. Il pouvait bien l'aider, mais avant tout ils devaient s'occuper d'eux et de les semer à nouveau encore. En veillant bien sûr à ce que le sang de sa jambe ne coule pas encore à nouveau pour qu'ils les retrouvent.

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Sam 12 Déc 2015 - 16:34


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Anthony et Margaret


"Donc si je vous laissais là, vous ne pourriez rien faire contre moi, vous et le FBI ? Bon à savoir..." Dit-elle faussement interrogative avec un sourire un peu suspect sur le visage ou du moins, un peu taquin. Elle n'avait pas encore décidé ce qu'il convenait de faire. Bien évidemment, la prudence pouvait toujours lui recommander de rester avec l'agent. Elle n'avait pas beaucoup mangé, pas beaucoup bu depuis un moment, était fatiguée et blessée. Dans un film du genre action, elle aurait donné peu de chance à ce genre de personnage. Le premier à mourir, le premier à s'arrêter pour respirer un bon coup. Certes, Maggie n'avait pas beaucoup d'exemples à fournir, elle n'était pas vraiment amatrice de films aussi bons puissent-ils être. Elle avait toutefois du se plier au duo fort charmant que formait Jordan et Maria lorsqu'elles étaient venues la convaincre que l'achat d'un téléviseur était pour le mieux.

Elle revint néanmoins vite au sujet principal de cette discussion pour le moins étrange dans un pays où elle ne pensait certainement pas rencontrer aussi simplement un compatriote, encore moins lui tirer dessus bien qu'elle admette que c'était un peu ... jouissif ? C'était le mot. "Et bien vous auriez du partir en vacances ! Ça aurait créé bien moins de soucis. Vous n'auriez pas pris cette balle et je serais sans doute déjà à l'ambassade." Soupira-t-elle.

Et alors quand le sujet d'Isfahan revint sur le tapis, elle hésita à répondre. Rester vague ou mentir littéralement. Elle se complaisait dans les mensonges mais paria pour une vérité quelque peu édulcoré, le mensonge faisant partie de sa nature profonde, sans aucun doute. Elle mentait tous les jours, c'était ainsi. "J'ai ... Mon groupe et moi avons été attaqué. Vous devez savoir que la capture d'américains est toujours une bonne prise pour les islamiques. J'ai réussi à y échapper et j'ai passé la frontière. Je ne pensais pas qu'on me trouverait ici ni que le même groupe pouvait encore être par ici." Des détails passés sous silence, elle raconta la vérité au milieu d'une montagne d'omissions. "Je ne sais donc pas ce qu'ils pourraient vouloir. A part reprocher de fouiller la terre de leurs ancêtres et tout le baratin habituel, je ne vois pas. Et jusqu'alors je n'avais pas été poursuivi ainsi. Peut-être que ce n'est pas vraiment moi qu'ils cherchaient mais pourquoi pas, un agent du FBI qui se balade dans le coin. Je trouverai ça plus logique..." Émit-elle ensuite comme une évidence.

Elle-même s'interrogeait sur les raisons de la présence de Caldwell et de la personne qu'il recherchait. C'était suspect. Elle se retrouvait mêlée encore à quelque chose de nouveau. En plus de ses problèmes personnels, à tous les coups, elle allait devoir supporter ceux de l'agent fédéral. Et la suite ne manqua pas de donner raison à ses pensées. "Parfait. C'est vraiment parfait !" Et elle continua sur cette voie. "Vous les avez rencardé pendant que je cherchais de quoi vous soigner c'est ça ?" Soupira-t-elle plus pour faire une réflexion mauvaise à l'agent dont elle semblait reprocher ses derniers problèmes. "Si je ne pensais pas que c'était la solution pour survivre, je n'envisagerai même pas de vous suivre." Dit-elle enfin en passant devant lui pour monter sur le toit. Tiens, elle l'avait déjà fait ça, nota-t-elle. Avec l'inconnu. Il avait eu un passage acrobaties sur les toits d'Isfahan en espérant s'y cacher sans succès. Elle grimpa alors, le laissant suivre. "J'espère pour vous que vous savez encore courir..." Railla-t-elle pour toute réponse à sa tirade. Mais pour qui il la prenait ? Si seulement, elle aurait voulu le laisser là. Elle pensait le faire mais de toute façon, ils courraient dans la même direction... Ils courraient donc et des balles commencèrent à siffler. "Bon sang, ils tirent à vue, y a vraiment de la rancune. Sûr que vous n'êtes jamais venu ici vous ?" Elle voulait comprendre pourquoi elle. Elle avait toujours été discrète même dans son travail d'archéologue. Elle faisait les choses doucement, lentement et avec l'autorisation des autorités. Elle aimait ce coin du monde mais elle détestait être prise à partie ainsi.

"Je vous jure que si je finis en passoire à cause de vous, je viendrais vous hanter jusqu'à la fin des temps !" Et ce n'était pas une menace en l'air. Une rafale et elle poussa l'agent fédéral à terre. A plat ventre tous les deux, elle soupira encore, plus énervée qu'apeurée, très certainement. "D'accord... Peut-être qu'ils en ont après moi..." Et ils se relevèrent pour reprendre leur course. "Par là !" Un toit plus bas, ils seraient dissimulés le temps de totalement disparaître du paysage. "Sautez !" Dit-elle en le faisant elle-même, atterrissant dans une petite rue vide de monde, la nuit étant tombée. Elle plaça le foulard sur sa tête, redevenant une femme parmi beaucoup dans la nuit noire. "Ça va votre jambe ?" Elle n'avait pas envie de supporter un handicapé. Elle regrettait de ne pas avoir son sac et son arme personnelle pour le coup. Celle-ci ne contenait plus que deux balles et il y avait à coup sûr plus de deux assaillants. "Qui aviez-vous dit que vous cherchiez ?" Chuchota-t-elle presque, se dissimulant avec lui derrière une benne au passage d'un véhicule, peut-être innocent mais rien était sûr. "Cette situation commence à m'énerver, je ne vous le cache pas." Elle termina en demandant, plutôt pressée de trouver un endroit où se reposer : "Il n'y aura pas un endroit sûr où nous pourrions aller ? Vous ne connaissez aucune planque de la CIA dans les environs ou une maison de diplomate peut-être ?"
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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Dim 27 Déc 2015 - 0:00


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Margaret


Anthony haussa les sourcils et lança un regard à Margaret, comme si elle venait de le tenter à jouer ce petit jeu. " Je peux toujours changer ma version quand ça se gâte et que je ne serai pas vraiment dans la possibilité de cacher ce qui vient de se passer ici." Puis, elle devait savoir que le FBI ne se mêlait pas forcément des affaires à l'étranger et c'était à ce moment là qu'Anthony maudissait le fait qu'il n'ait pas été choisi par la CIA, car il était sûr que cette femme cachait quelque chose. De toute façon, d'une manière ou d'une autre, il finira par le savoir. Il en était sûr. Peut-être pas tout de suite... Enfin, tout cela était à voir. L'agent la rejoignit dans le soupir général, quand elle lui disait qu'il aurait dû aller en vacances. " Un agent comme moi ne prend pas vraiment des vacances." Il haïssait les vacances, car ça le rendait paresseux et il ne savait jamais quoi faire. Même s'il pouvait être avec sa petite famille, il se sentait quand même comme un étranger et il s'ennuyait assez vite. Surtout qu'Anthony avait ce sale réflexe de se faire passer pour quelqu'un d'autre quand il était tout seul dans un bar par exemple, juste pour s'amuser. Enfin, non, les vacances pour lui : très mauvaise idée.

Anthony écouta l'histoire de la jeune femme et fronça les sourcils. Il réagit tout de suite à la fin. " Sauf que non, s'ils m'avaient repéré, ils en auraient eu après moi et non après vous. Ils ne savent même pas que je suis un agent et ils vous ont poursuivie. C'est clair qu'ils en avaient après vous. Peut-être qu'ils ne voulaient pas de témoins après tout ce qui s'est passé ? Ou encore vous possédez quelque chose mais vous ne le savez pas forcément." L'agent soupira et se mit à réfléchir. " Oh mais taisez-vous. Ce n'est pas après moi qu'ils en ont et vous n'aviez pas à me tirer dans la jambe." une pause " Et dans la logique des choses, j'ai été avec vous pendant tout ce temps. Pas eu moyen de les contacter." fit-il légèrement agacé, avec un faux-sourire. Puis il ne répondit pas à la remarque comme quoi, il devrait savoir courir... Il n'en savait franchement rien et il espérait que oui, il savait encore courir...!

Alors qu'ils s'étaient mis à courir sur les toits, que les tirs se firent déjà. " Je te jure qu..." Il s'interrompit se protégeant d'une balle qui n'était pas passée loin. " ... que je ne suis ABSOLUMENT jamais venu ici !" une pause, le temps que la jeune femme lui balance une menace " Et c'est pas un mensonge d'agent du FBI qui doit cacher une affaire." annonça-t-il avant qu'il tilte qu'elle venait de le menacer " Attendez ? Vous venez de me menacer ?! OH chouette une menace ! Comme si c'était de ma faute ces person..." et il se fit interrompre par le fait qu'il s'était tout de suite retrouvé au sol, la douleur à la jambe s'aggravant et il lâcha un juron de douleur. Puis vint le moment où elle admit qu'ils en avaient après pour elle aussi. " Pas qu'un peu hein..!" et il se releva pour continuer la course, suivant en boitillant presque, il suivait les directions de la jeune femme, puis après tout il n'avait pas vraiment le choix. Il hésita presque quand il s'agissait de sauter, mais il le fait avant d'atterrir en hurlant presque de douleur. " Je préfère pas y penser pour l'instant..." répondit-il en essayant de reprendre son souffle. Ils continuèrent à courir jusqu'à se cacher derrière une benne de poubelle où Anthony s'adossa contre le mur. " Vraiment ? On doit en parler là tout de suite ?" chuchota-t-il alors qu'il essayait de reprendre son souffle.

Puis dans l'agacement, la jeune femme lui demanda s'il ne connaissait pas un coin justement pour se reposer, pour pouvoir semer les assaillants qui semblaient les chercher. Anthony ferma un moment les yeux et réfléchit. Puis illumination " On est dans quelle rue ?" une pause. " Normalement, y a une planque pas loin d'ici, un endroit que nos poursuivants n'oseraient pas s'aventurer, parce que selon les dossiers que j'ai pu lire avant de venir ici... Y a une planque, je sais pas si elle est actuellement utilisée par une des forces des USA ou de l'U.K .. On verra bien. Suivez-moi." fit-il en vérifiant s'il y avait personne cette fois-ci. Puis il fit signe à Margaret de le suivre cette fois-ci, traversant la rue pour aller dans une petite ruelle. " On est chanceux, on est pas loin de là finalement !" annonça-t-il dans un soulagement. Après avoir fait plusieurs ruelles, ils arrivèrent enfin à la fameuse planque. " Je cr..." essaya-t-il de parler avant de se faire interrompre par une personne qui venait de le plaquer contre le sol, ainsi qu'une autre venait de faire pareil pour l'autre femme. " Qui êtes vous ? Que faites vous ici ?" fit une femme en anglais, et qui maintenait la compagne d'Anthony à terre. " Vous êtes de la CIA ?!" demanda l'agent du FBI.

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Dim 27 Déc 2015 - 20:08


Everyone wants to escape something

Anthony et Margaret


Bien évidemment, avoir à faire à ce genre de personnage avait toujours tendance à la rendre nerveuse. Au fond, très au fond. Elle se gardait bien de l'afficher et préférait de loin être de celles, nonchalantes, qui acceptaient l'inattendu avec sérénité. Si ce n'était pour retrouver Jordan et Maria, sans doute aurait-elle pris plus de plaisir à cette aventure presque pittoresque à travers le paysage Afghan. Mais c'était loin de lui convenir aujourd'hui. Elle n'avait qu'une envie : rentrer au plus tôt. Et ce maudit agent semblait prendre un malin plaisir à reculer son départ. Bon, d'accord, peut-être était-ce également de sa faute et de celle de ses poursuivants mais il lui était bien difficile de l'admettre. Elle était difficilement humble et les erreurs incombés toujours aux autres, c'était bien connu. "Un agent comme vous ? C'est supposé me rassurer ou quelque chose comme ça ? Je ne sais pas trop quel "genre" d'agent vous êtes mais j'espère pour vous que vous n'êtes pas en quête de fantômes et autres chimères. Ces agents-là ne font jamais long feu ou sont relégués au sous-sol de votre bâtiment fédéral." Et si elle se savait exaspérante, elle n'arrêta pas pour autant. Elle ne voulait pas être détesté de monsieur FBI pour le moment mais n'avait aucun besoin non plus d'en faire son nouveau meilleur ami. Ils étaient simplement deux personnes qui partageaient une maison, bien que là encore, ce soit discutable.

Elle parla ensuite, énonçant ses théories avec entrain, un brin de comédie voire d'amusement mais également une certaine dose de suspicion. "Quel rabat-joie. Déridez-vous, vous manquez vraiment d'humour. A toute situation périlleuse sa solution ! Quant à la balle, soyez heureux que j'ai visé la jambe, vous auriez pu être autrement plus embêté que ça et obtenir une encore moins belle cicatrice. J'ai agi dans un instant de panique et même si vous jouez les agents du FBI solides et à toute épreuve, je crains que vous n'ayez pas mieux agi à ma place !" Répliqua-t-elle avec un roulement d'yeux assez révélateur, un brin moqueuse mais surtout amusée qu'il essaie de la faire taire. Pauvre homme ! Il ne connaissait certainement pas Margaret Stark. Jamais elle ne se taisait. Sauf quand elle s'énervait elle-même, ce qui n'était pas encore arrivé. Anthony aurait donc encore à supporter ses petites piques pour un moment surtout maintenant qu'ils se trouvaient poursuivis. "Hin hin." Dit-elle rapidement à son moment de "juré, craché". Elle le savait bien, dans le fond, qu'il était innocent de ce dont elle l'accusait mais n'avait pas pu s'en empêcher. En réalité, on aurait même pu penser qu'elle s'amusait de la situation. Il était facile de croire qu'elle n'avait pas peur et si elle était honnête avec elle-même, elle ne l'était pas tellement, effrayée. Plutôt énervée, exaspérée, fatiguée. Sa jambe la faisait souffrir au même titre que celle de l'agent et tout son être réclamait au moins quatre heures de sommeil réparateur. Ils sautèrent et elle voulut en savoir plus, ce à quoi il parut peu enclin à répondre. Elle répliqua aussitôt : "Oui, tout de suite. Si jamais on meurt avant d'attendre un endroit sauf, je crains de ne jamais connaître le fin mot de l'histoire et voyez-vous, je déteste les "to be continued" alors soyez gentil et expliquez-moi !'

Puis, elle demanda après un lieu sûr. Encore une fois, si elle était honnête, elle avait encore quelques endroits en tête, mieux qu'un GPS mais elle souhaitait connaître un peu les ressources dont disposait Anthony avant de continuer. Connaître son ennemi mais connaître son allié également. Parce que l'un comme l'autre pouvaient devenir l'un ou l'autre selon les circonstances. Elle n'était pas dupe. Et elle le suivit bien gentiment quand il parla d'un endroit. Plusieurs ruelles plus loin, elle se retrouva au sol à peine la porte ouverte, le nez quasi cassé par le choc, elle n'eut aucune réactivité. C'était prévisible. Jouer les enfants sages. Elle aurait bien voulu répondre à la demande mais se trouvait toujours au sol et ça lui allait parfaitement. Plus tard on remarquerait sa présence, mieux ce serait. Bien que le plaquage au sol indique sans doute qu'ils l'avaient vu. Enfin, on les laissa se relever et Maggie mit un temps presque trop grand pour écarter légèrement les mèches de devant son visage. Tiens, tiens… Et elle répondit avec un soupçon d'indifférence mêlée à un humour douteux. "Bonjour, nous FBI et archéologue, vous CIA ? Bien. Maintenant que ça c'est fait, vous n'auriez pas un lit pour qu'on dorme ou mieux un médecin pour soigner les bobos de monsieur FBI ? Promis juré, demain on est parti. On… J'essaie d'atteindre l'ambassade mais ça a été une journée mouvementée et finalement, je n'ai pas pu rejoindre ma terre patrie. Vous seriez bien aimables de nous aider ou nous rediriger le cas échéant." Le tout avant de finalement relever la tête pour sourire sans une mèche de travers. La femme la regarda un instant, un échange silencieux entre les deux avant qu'elle hausse un sourcil.; "Suivez-moi !" Fit-elle à Maggie qui leva les bras en signe d'innocence. "Comme vous voulez !" Et elle s'éloigna d'Anthony pour aller dans une autre pièce. Elle disparut ainsi au moins dix minutes et en revint avec des vêtements propres et la pommette en feu. D'accord, peut-être qu'elle n'avait pas prévu la droite de celle qui se présenta sous le nom de Layne, sans doute un nom d'emprunt, une fois le retour dans la pièce principale. Elle se massa la joue en s'asseyant à côté d'Anthony. "Je suis sûre que vous saviez que la CIA allait tout sauf faire preuve de douceur. C'est une vengeance pour la coup à la jambe, c'est ça ?" Et on leur offrit un sandwich, ce qui était plus qu'elle ne pouvait avaler maintenant. Après des jours sans manger, elle ne pouvait pas envisager manger autant sans finir malade. "Vous voulez ?" Une pause et elle changea de sujet : "Alors, comment vous connaissez cette planque ?"

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Anthony J. Caldwell
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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Mer 30 Déc 2015 - 11:12


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Margaret


Anthony haussa les sourcils, un air tout à fait surpris qu'elle parle comme quoi, il serait en train de poursuivre les monstres, les chimères et quelque chose dans ce genre-là. " ... " Il était pour l'instant sans voix et détourna le regard pour réfléchir, où-est ce qu'elle avait eu cette idée en plus ?! " Je crois que vous regardez trop de séries comme X-Files vous... Mais non, je voulais pas parler de ce genre d'agent ..." Il ne savait pas si ce genre d'agent pouvait réellement exister dans son département, mais c'était une question à développer d'ailleurs, pourtant ce n'était pas le moment pour cela. Il n'était pas aux USA, pas en vacances à Miami, il était en Afghanistan, sur un terrain de guerre. Avec une femme qui n'avait pas l'air d'aimer les agents et qui aimait faire chier son monde... C'était sûr qu'ils n'allaient pas vraiment être des amis ces deux-là, mais ce serait mieux qu'ils ne soient pas non plus des ennemis. " Rabat-joie ? C'est mon second nom ça." répliqua Anthony avant que la jeune femme ne continue sa petite tirade qui avait pour effet de le faire soupirer. Qu'est-ce qu'elle était fatigante... ! " Franchement, je vois pas en quoi c'est drôle ! Et puis si, j'aurai mieux agi que vous moi. J'ai eu une formation là-dessus et j'ai déjà été confronté à ce genre de situation plusieurs fois." râla l'agent déjà fatigué par sa nouvelle compagne de la course poursuite qui allait venir. Donc oui, il aurait mieux agi que la jeune femme ! Puis après avoir semé pour le moment les poursuivants, caché derrière la benne à poubelle, elle tenta de savoir la raison de la présence d'Anthony. Ce dernier soupira en levant les yeux au ciel. " Je ne peux pas dévoiler une mission d'agent à une civile. Même si on va mourir - ce dont je doute fortement je suis comme une mauvaise plante qui réussit toujours à survivre." fit-il en se comparant à une mauvaise plante. Il voyait le regard de sa compagne et il haussa les épaules. " Désolé, c'est comme ça... To be continued." Il cherchait vraiment à l'énerver d'ailleurs.

Alors qu'ils étaient arrivés devant la planque, ils se firent attaquer par les agents, ce qui semblait être de la CIA. Anthony les avait reconnu par leur façon d'attaquer les personnes, ayant été attaqué de cette manière-là dans le passé. Alors qu'il put se relever, il grimaça avec la douleur dans la jambe. Il voulut parler une fois qu'il était face à un agent, mais ce fut la jeune femme qui le devança pour balancer toute une grande vague d'information dont Anthony réussit à suivre en ajoutant un détail. " Caldwell. Mon nom.." fit-il à peine qu'il ait entendu monsieur FBI. Puis, ils pouvaient entrer, Anthony était avec Bennet - le nom de l'autre agent de la CIA apparemment - et ils parlèrent pendant quelques minutes, avant de pouvoir s'occuper plus en détail de la jambe. Des premiers soins avec de vrais pansements, du vrai désinfectant et un passage très conseillé chez le médecin... ! Il soupira en étant assis, voyant que Bennet était parti chercher des sandwichs, l'agent avait décidé pour sa compagne un sandwich pour elle. Cette dernière était arrivée, tout à fait changée, que ce soit en vêtements et une joue rouge. Anthony détourna le regard et observa devant lui alors qu'elle lui parla. Il ne put s'empêcher de sourire malgré lui. " Je ne vois pas de quoi vous parlez..." Puis on leur donnèrent les sandwichs... Alors qu'Anthony était en train de manger la sienne, elle lui en proposa, il répondit : " Oui, j'en veux bien, je finis d'abord le mien." Et il mangea une autre bouchée, qu'est-ce que ça faisait du bien de manger ... ! " Comment je connais cette planque ?" une pause. " Avant de venir ici, j'ai consulté des dossiers militaires, pour voir s'il y avait des planques disponibles ici. Au cas où ça se passe mal, j'ai tout mémorisé avec ma mémoire visuelle... Mais après, je n..." " Vous étiez poursuivis par les mercenaires ? C'est l'un d'eux qui vous a tiré dessus ?" demanda Bennet " Parce que si c'était vous deux, vous avez foutu une merde et failli capoter notre mission." " Pardon ?" fit Anthony complètement surpris. " Ouep, et puis, c'est quand même surprenant pour nous... Une archéologue, pourquoi pas. Mais un agent du FBI ici ? Je croyais que leur territoire était les États-Unis." " Je suis en vacances ..." " ... " " ... Ok je mens mal... " " Ben c'est pas le lieu pour les vacances. Ou soit vous ne savez vraiment pas prendre des vacances, vous êtes le genre d'agent qui reste au sous sol et qui traque les créatures, fantômes chimère de ce genre ?" " Mais ... " une pause. Anthony observa sa compagne de voyage et eut un moment de silence avant de réagir " Mais arrêtez de regarder X-Files, c'est mieux. Parce que non, je ne suis pas ce genre d'agent là ! Je ne prends pas vraimetn de vacances en plus ! Je suis juste ici pour une mission." " ... Relax hein. C'était une blague. Vous n'avez pas d'humour vous... Ça va être drôle ... Mais ce qui est surprenant. C'est que vous avez une mission ici ?" Anthony se tut et observa l'archéologue à côté de lui, il ne pouvait pas en dire plus. Il s'était fait avoir dans son léger énervement et il avait l'impression de s'être fait avoir d'un coup... " Bon, mademoiselle, vous vous êtes retrouvé coincée dans l'histoire de cet agent ou ... " " Non, elle est la cible principale de ces mercenaires, avant que je ne croise son chemin, je l'aid... Enfin essayait de l'aider."

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MessageSujet: Re: AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET Mer 30 Déc 2015 - 19:44


Everyone wants to escape something

Anthony et Margaret


Elle leva les yeux au ciel. Ce type était désespérant. Il ne comprenait vraiment rien à rien mais au moins avait-il de bonnes références. "Au moins vous connaissez vos classiques, c'est déjà ça..." Grogna-t-elle avec un sourire supérieur. Et elle parla de lui comme d'un rabat-joie, ce qu'il était à coup sûr. Elle essayait d'égaliser la situation et lui se mettait toujours en avant comme meilleur tacticien, meilleur, meilleur ... A sa réponse du rabat-joie comme second prénom, elle l'imita avec quelques grimaces et le laissa dire la suite, regardant à nouveau le plafond avec exaspération. S'il savait... Mais elle ne lui dirait rien, sans doute parce que ça ne l'intéressait pas et ne le regardait pas. Elle n'était pas une de ses filles qui avaient peur de se casser un ongle et sortaient rarement. En tant qu'archéologue, elle avait vu et fait des choses auxquelles il ne penserait pas. En tant que femme également mais tout cela était d'autres histoires.
Elle voulut en savoir plus ensuite sur la personne qu'il poursuivait et se montra légèrement insistante. "Je croyais que vous n'étiez pas en mission ?" Répliqua-t-elle aussitôt. "Malheureusement, vous survivez..." Et le murmure se perdit dans sa fausse réplique de cinéma. "Vous savez, faut un minimum de suspens pour le To be Continued, ce dont vous manquez cruellement... Ne comptez plus sur moi pour vous aider, même si, par hasard, je pouvais avoir des contacts dans les environs et connaître plutôt bien Kandahàr..." Et elle le laissa marcher, boudant le reste du chemin mais sachant qu'elle aurait tôt fait d'avoir sa revanche. Au pire des cas, elle connaissait une ou deux plantes hallucinogènes des environs qui le feraient avouer...

Quand ils arrivèrent à la planque et qu'elle fut conduite à part de monsieur FBI, elle savait déjà qu'elle ne pourrait pas lui dire ce qui s'était passé derrière la porte. Sauf pour la partie de laquelle avait résulté la joue rouge, ce dont elle ne se priva pas. "Bien sûr..." La réplique sceptique à sa semblant e réponse innocente. Prenant à peine de quoi nourrir un oiseau pour elle, elle laissa le reste à l'agent et le questionna sur la planque. Mémoire visuelle hein ?... Elle sourit un peu trop innocemment. Lui aussi avait une excellente mémoire, tiens tiens. On les interrogea ensuite, c'était à s'en douter. Comme si Anthony n'allait pas confirmer ses dires. "Failli, c'est le mot à retenir." Sourit-elle un peu trop fièrement. Elle ignora la première question sur la personne qui avait tiré sur Caldwell, du moins dans l'immédiat. "Ah ! Vous voyez, je ne suis pas la seule à trouver sa présence ici, étrange. Pour tout vous dire, il est assez louche. J'ai bien cru qu'il me suivait, ce pourquoi je lui ai tiré dessus. Oui, je suis l'auteure du trou dans sa jambe." Et elle était toujours aussi fière d'elle, il n'y avait pourtant pas de quoi mais il était tellement exaspérant. Et ainsi peut-être se confierait-il sur sa recherche. Et à la mention de X-Files, elle ne put retenir un long rire, voire même un fou rire et chercher à complimenter l'agent de la CIA. "Arrêtez, vous vous faites du mal pour rien. C'est un rabat-joie, il ne comprend rien à rien, j'ai déjà essayé. Ceci dit, bien joué !" Elle resta sur ceci jusqu'à ce que l'agent Bennet lui pose une question à laquelle Anthony répondit pour elle sous son regard noir. "Disons que c'est plus compliqué que ça. Si monsieur FBI n'avait pas jugé bon d'intervenir, tout cela aurait été fini bien plus tôt. Son aide aura créé plus de problèmes qu'autre chose." Et acheva par : "Vous devez savoir également qu'il est là en "vacances" ..."
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AFGHANISTAN, Kandahàr + (fb, 2012) Everyone wants to escape something + ANTHONY&MARGARET
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