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 Les nuits sont longues [Chris & Lily]

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MessageSujet: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Mar 4 Aoû 2015 - 11:48

Suite de ce rp



Les nuits sont longues.


Perché sur l'escabeau, je suis plongé dans le travail de l'une des colonnes située sur le perron du manoir. Je bosse depuis de longs mois sur le W&B Inn appartenant à Logan Blackwood, autant sur les quelques décorations intérieures qu'extérieures. C'est un travail aussi varié et intéressant qu'enrichissant de par les reproductions, lesquelles je m'applique à sculpter. Il règne une douce chaleur que la brise rafraichit régulièrement. Je sens son souffle dans mon dos alors que je bosse torse nu après l'une des colonnes qui encadrent le haut de l'escalier menant à l'entrée principale. L'attache de mes cheveux s'est défaite et quelques mèches viennent me barrer le visage au grès du vent. Serena qui bosse ici, attire mon attention pour me proposer une pause alors que le soleil tape, boisson fraiche sur un plateau déposé à mon attention tout près. Je range les outils que j'ai en main dans la ceinture spéciale placée autour de ma taille. Nous discutons un instant sur le perron. Elle aussi participe aux travaux vu son goût pour la décoration même si ce n'est pas là sa tâche habituelle. Le sujet tourne beaucoup autour de ça. Dès qu'on me parle boulot, je suis tout de suite un brin plus loquace. Je ne tarde cependant pas à me remettre à la tâche après l'avoir remerciée pour les rafraichissements. Je devrais finir d'ici quelques heures, et ensuite, encore pas mal de boulot m'attend à la boutique. En ce moment, vu que je ferme la boutique en journée quand je suis là, je partage mon temps comme je le peux entre les deux. Soit en faisant du un jour sur deux selon les commandes, soit en allant bosser à l'atelier en fin de journée comme je le ferais sur les coups de huit heures ou avant si j'en ai terminé avec cette partie.

Mes doigts suivent présentement une courbe qui creuse l'intérieur de l'aile d'un aigle majestueux. J'ai hâte d'en voir le résultat final, celui-là entre autre motif et animaux représentés sur cette colonne. Mes pensées sont un instant toutes tournées vers Lily. Certes, avec les évènements de ces deux derniers jours, il est sans doute normal d'y songer. Néanmoins, quelque chose me trouble plus profondément, par delà même de simples pensées. J'ai cette impression persistante depuis l'autre matin. De ta peau contre la mienne, de ton regard ancré dans le mien comme si nous nous étions toujours connus, comme si ça avait toujours été ainsi entre nous. Comme si nous étions deux âmes qui nous étions retrouvés après des siècles de séparation. Dans différents corps et avec toutefois d'autres personnalités ... peut-être. Ce n'est qu'un songe, une impression et beaucoup de doutes autant que de trouble que je nourris vis-à-vis de toi. Et plus j'y pense, plus il demeure cette sorte de fascination qui rend mon esprit seulement perméable à toi. Moi qui me braque face à tout sentiment ou tout attachement ou du moins, c'était le cas par le passé. La première à me rendre sans doute moins sauvage de ce point de vue là a été Terrie. Terrie ... Je me rend compte à quel point j'ai changé de comportement envers elle subitement après cette fameuse nuit passée avec elle. Ma fierté a finalement repris le dessus, m'imposant de redevenir l'ami et non l'amant. Tous ces mystères, tous ces secrets qu'il me semble qu'elle m'ait volontairement caché pour ne pas provoquer de nouveau ma colère, m'ont braqués autant qu'ils m'ont frustrés. Je devrais être parfois plus tolérant et sans doute moins froid. J'imagine que je refuse tout simplement de ne pouvoir contrôler ce qui m'arrive, et je suis d'autant plus troublé depuis ta venue à toi l'autre soir. Toi Lily, qui a fait renaitre cette drôle et fugace impression de déjà vu que j'avais ressenti par le passé sans vraiment m'y attarder, mettant ça sur le compte d'une légère attirance physique.

Penser ainsi à toi ne m'aide pas à me concentrer sur mon travail et je dois t'éloigner de mes pensées pour pouvoir m'appliquer au travail. Quelques voitures passent dans la rue, ralentissant pour observer les avancements des travaux ou par curiosité plus prononcée de la part de gens de la ville qui s'arrêtent pour venir poser quelques questions et taper un brin de causette. Sauf que je n'ai pas le temps pour la causette et que ce n'est pas spécialement mon truc à la longue. Du coup, je redirige ces "intrus" vers Logan qui saura aisément se charger d'eux. Le travail avance après quelques heures sans décrocher. C'est finalement le départ de Serena qui attire mon attention sur l'heure. J'achève la partie à la pointe de l'aile et plie le matériel pour me mettre moi aussi sur le départ. Un bref salut à Logan et je grimpe dans mon pick-up. Direction Art of Crow. Il y a de la circulation à cette heure et du monde en centre ville. C’est animé. J'aime ces périodes où tout le monde s'installe à la terrasse d'un café ou d'un restaurant. Tiens d'ailleurs, je n’ai pas mangé. J'ai la dalle mais la flemme de passer me prendre quelque chose. Je verrais s'il ne traine rien à grignoter dans la cuisine à l'étage de mon atelier. La commande sur laquelle il me reste à bosser doit être terminée dans un délais rapide. Je préfère encore m'y mettre pendant que je suis dans le mouvement.



En arrivant sur le parking, je t'aperçois, calée contre le mur de la boutique. Il suffit que je pense à toi pour te voir pointer ton petit bout de museau, à mon grand contentement.

- Depuis combien de temps t'attends ? déclarais-je en arrivant vers toi et en m’accroupissant à ta hauteur alors que tu demeures assise.

Je glisse un baiser sur ta main en guise de salutation. Je ne te demande pas pourquoi tu es là au juste, et attrape ta main pour te guider à l'intérieur de la boutique après avoir déverrouillé la porte.

- Tu n'étais encore jamais venue ici ? Pas dans la partie atelier à l'étage du moins ?

Il ne me semble pas t'avoir déjà vu à la boutique, à moins d'être passée en coup de vent peut-être ? Je ne sais plus. Je te fais faire le tour, il y a pas mal de mes productions que tu n'avais encore jamais vues. Nous grimpons à l'étage. Voilà où se fait le plus gros du travail. Je te montre sur quoi je bosse en ce moment.

- Une commande que je dois finir rapidement. En ce moment, je partage le boulot entre ici et le W & B Inn.

Je te fais signe de t'asseoir où tu veux tandis que je prends place sur le tabouret face à la pièce de bois que j'ai quasiment fini de sculpter. Il ne me reste plus que quelques détails mais c'est là la partie la plus délicate. A te voir me regarder travailler, je me rappelle ces fois où tu esquissais dans ce genre de situation chez moi à la Réserve, avant que je n'ai cette boutique. Je t'en évoque d'ailleurs le souvenir. Je me replace debout pour travailler les bois du cerf qu'on m'a commandé. Mon ventre émet un petit grondement. Je me tourne un instant en te demandant :

- T'as mangé ?

Je crains de ne trouver que des petites choses sans conséquence à grignoter dans les placards.


©flawless


Dernière édition par Chris Crow le Ven 7 Aoû 2015 - 17:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Mer 5 Aoû 2015 - 21:54



 💞 Les nuits sont longues  💞

L’après-midi s’était mieux déroulé que celui de la veille, j’étais plutôt contente du résultat de la séance photo. Je n’ai pas envie de rentrer… Mes pas me mènent sans que j’y réfléchisse à west orchards. Pourquoi depuis quelques jours suis-je irrésistiblement attirée par tout ce qui touche à toi ? Étrange, déstabilisant et pourtant si bon… en attendant je suis devant ta boutique qui est close ! ah oui les souvenirs reviennent, les filles ne sont pas chez toi. Tu en profites pour travailler au W&B et parfois plus tard dans ta boutique. De toute façon je n’ai pas envie de rentrer dans ma chambre universitaire puis je n’ai pas de contrat avant plusieurs jours et j’ai oublié mon sac dans ton pick-up ce matin. J’appelle le garage, ma voiture est vraiment très abîmée. Je me laisse glisser le long de la devanture. Je sors mon mp3 et un carnet. Je suis sûre qu’il va repasser par ici. Une certitude que j’ai au fond de mes entrailles plus qu’une certitude dû à la logique.

Ma tête balance au tempo des notes de musique du baladeur. Je griffonne un croquis représentant une forêt. Tu t’accroupis devant moi, je souris un peu surprise perdue dans mon dessin je ne t’avais pas vu arriver.

- Depuis combien de temps t'attends ?

Je hausse les épaules, je ne sais même pas l’heure qu’il est. Tu me relèves après un baiser sur la main. Un frisson me parcoure l’échine. Nous entrons dans la boutique, c’est la première fois que j’y entre. Ma main glisse doucement de la tienne et je laisse mes doigts courir sur les sculptures exposées.

- Tu n'étais encore jamais venue ici ? Pas dans la partie atelier à l'étage du moins ?

Tu m’invites à te suivre à l’étage et tu me fais découvrir ta création en cours pour un de tes clients. Tu t’y installes me désignant des sièges. Tes mains sillonnent la sculpture, je les imagine sur ma peau, je regarde tes muscles saillants se gonfler sous les mouvements. Je déglutis… Lily on se reprend… je m’approche de la bibliothèque parcourant des yeux les ouvrages pour me focaliser sur autre chose. Un frisson me traverse de nouveau, mon regard a du mal à décrocher de ton corps. Je me rends compte tout à coups que je n’ai pas décroché un mot depuis ton arrivée.

- Sympa ta boutique, c’est vrai que je n’avais jamais pris le temps de venir dis-je…et merci d’être venu à mon secours cette nuit et ce matin.

Tu ne réagis pas c’est ta façon de dire de rien. Tu évoques alors le temps où à la réserve je te dessinais quand tu travaillais. Mes esquisses…hum un sourire taquin s’affiche sur mon visage, je te dis que je te les montrerais peut être un jour. Ton estomac crie famine, tu te retournes vers moi, je te dévore toujours du regard, je baisse les yeux.

- T'as mangé ?

Je m’approche un peu.

- Je n’ai pas spécialement faim mais je pourrais aller nous chercher un truc pendant que tu bosses ? Dis-je souriante

Enfin ce n’est pas cette faim qui me tenaille présentement et je me suis approchée un peu trop. Danger, mon esprit m’alerte de reculer mais mon corps semble hypnotisé. Tu te lèves, ton pouce caresse ma joue, je sens mon corps se rapprocher du tien, mon ventre se contracte, je te regarde surprise de ce contact trop familier, trop agréable… j’ai envie de toi et ça m’effraye tout autant… je fais volte-face et descend l’escalier un peu confuse. L’air frais ne calme en rien mon esprit. Je me rends au  Kenny's BBQ & Grill. Je commande leur ribs, plat qui a fait leur réputation. Je prends en plus des bières, des tonics et un cheesecake. L’attente et la marche ont amoindri mes désirs physiques. Je remonte à l’atelier moins perturbée. Je pose le repas sur la table. J’ouvre une bière et te l’apporte tandis que tu te redresses. Tes doigts frôlent les miens, mon cœur s’accélère, je retiens mon souffle en espérant calmer cette envie de toi mais elle ne fait que s’intensifier. Prise par une soudaine pulsion je pose mes lèvres doucement sur les tiennes, un doux contact qui ne dure qu’un instant et je recule instaurant une distance de sécurité pour analyser mes sensations. Je te regarde rayonnante.

- je voulais juste savoir ce que j’éprouverais te dis-je amusée … mais tu devrais manger ça va être froid. Promis on en parle après !

Tu me connais assez pour deviner que je n’en dirais guère plus. J’avale une gorgée de tonic puis picore dans les ribs jetant souvent un coup d’œil vers toi. La sensation de mon baiser continue à se répercuter dans mon corps. C’était si simple, si facile et si déconcertant. Il n’y avait rien d’amical dans ce contact, rien de gênant, si naturel comme si c’était loin d’être le premier. J’ai l’impression que si mon corps parlait il te dirait je t’aime je veux vivre avec toi. Mon esprit heureusement reste maître de la parole ! j’ai la sensation d’avoir un petit ange sur une épaule et un petit diable sur l’autre qui débattent pour décider de mes actions.

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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Dim 9 Aoû 2015 - 11:49


Les nuits sont longues.

Tu me suis à l'étage, demeurant silencieuse face à mes interrogations. Tu sembles complètement dans tes pensées. Tu me réponds cependant après un temps en me glissant des remerciements auxquels un simple regard suffit de ma part. Je te fais faire le tour de l'atelier à l'étage et te fais découvrir la commande d'un client un peu pressé qui m'a demandé de représenter l'animal totem de sa femme pour son anniversaire qui a lieu d'ici quelques jours. En parlant d'animal totem, j'ai commencé le tien et il réside sur le coin d'une étagère plus loin. Il sera vite terminé.
Je ne tarde pas à me mettre à la tâche. Je peux sentir ton regard courir sur moi et ce léger rictus au coin de mes lèvres témoigne du sentiment que j’ai à t'avoir ici avec moi.

Je dégage mes cheveux sur un côté pour être moins gêné tandis que je me redresse un instant afin d'appuyer mon geste sur une partie des bois de ce cerf majestueux. La partie la plus délicate sera celle au niveau des pointes. Moins d'appui donc plus de délicatesse encore dans le geste. Je reprends place sur le tabouret et poursuis jusqu'à ce que la faim ne se manifeste par un doux grondement. Je me retourne vers toi.

- T'as mangé ?

Tu te rapproches de moi.

- Je n’ai pas spécialement faim mais je pourrais aller nous chercher un truc pendant que tu bosses ?

- Bonne idée, te glissais-je avec un sourire alors que tu te tiens désormais plus près encore. Mes mains n'aspirent qu'à abandonner ma tâche pour se poser sur toi. Et à cette pensée, je frémis intérieurement sans en montrer la moindre once. Peine perdue. J'abandonne sans pouvoir plus me concentrer, mais alors que je me redresse, je me contente finalement d’une simple caresse sur ta joue. Je te désire à tel point sur l'instant et mes pensées révèlent un tel tourbillon d'envies que je crains de ni plus ni moins que d'y succomber un peu trop vivement et de fondre sur toi tel un rapace sur sa proie, dans un élan de passion. Je peux me révéler une véritable tornade impétueuse. Tu sembles troublée par mon geste et c'est sans doute ça qui me conduit à me mesurer. Et puis tu files en direction de l'escalier avec un air confus. Je me remets à l'ouvrage sans me poser de questions. Le feu en moi s'apaise doucement. Tu es de retour un temps plus tard avec des plats venant du Kenny's BBQ & Grill. Des ribs, de la bière, des tonics et un cheesecake.

- Excellent ! lâchais-je en vidant le contenu du sac.

Tout ça est alléchant. Je débarrasse une partie de la table en repoussant le foutoir d'un geste du bras. Nos doigts se frôlent, poussés par je ne sais quel geste. Et sans comprendre ou du moins sans le voir venir, tes lèvres se posent soudain sur les miennes. Je n'ai pas le temps de savourer que tu romps déjà le contact. Tu te recules, sourire éclatant aux lèvres.

- je voulais juste savoir ce que j’éprouverais me dis-tu sur un ton amusé. … mais tu devrais manger ça va être froid. Promis on en parle après !

Je secoue légèrement la tête l'air de dire que tu n'es pas croyable tandis que demeure sur mes lèvres un sourire amusé par ton geste. Un sourire mutin qui demeure ainsi tandis que nous nous mettons à manger. Je pourrais pousser ma curiosité jusqu'à te demander ce que tu as ressenti mais j'imagine que c’est là ce que tu attends de moi et je préfère m'amuser aussi à te pousser à quelques interrogations. Et puis je sais que le sujet ne reviendra pas. Ce serait ridicule.
Ce baiser était trop bref pour que j'en ressente à nouveau ce désir prononcé de tout-à-l'heure, néanmoins, il n'est pas sans me laisser l'envie d'y revenir. Tu ne cesses de m'inspirer une foultitude de sentiments et de désirs mais je parviens à gérer leur intensité pour le moment. Je sais que viendra le moment. Et j'apprécie cette sorte de langueur entre nous qui nous conduit doucement à nous désirer l'un l'autre tout en prenant notre temps. Je pourrais me dire qu'après ce baiser, tout autre chose t'as pu être révélé et que tes doutes se sont évanouis pour te témoigner qu'il n'y avait tout compte fait qu'une brève attirance ou que l'ombre d'une. Et pourtant, à croiser ton regard à plusieurs reprises, je sais que tu es toujours dans le trouble, tout comme je le suis. Délicieux trouble qui de par sa langueur me donne envie de savourer ce petit jeu. S'il l'on peut le qualifier de la sorte.
C’est comme si si tu m'appartenais déjà et qu'il ne s'agissait que d'une question de temps ... ou comme si nous avions déjà formé un couple et que nous nous amusions à rejouer les premières rencontres.

Nous terminons de manger et j'emmène tout à la cuisine, suivie par toi. Les détritus atterrissent dans la poubelle et je reprends deux bières fans le frigo tandis que tu te tiens près de l'évier. En passant près de toi pour attraper le décapsuleur, nos corps se frôlent. Nouvelle sensation électrique rendue plus forte encore alors que mon corps se plaque tout contre le tien alors que tu te tiens de dos appuyée contre l'évier et que mes mains se placent sur ton visage tandis que je te retourne vivement. Mes doigts glissent sur ton menton pour relever ton visage, mon regard fond dans le tien pour mieux capter toute ton attention. Je veux que tu désires mes lèvres autant que je désire les tiennes en cet instant. Elles se rapprochent lentement puis se plaquent contre les tiennes dans un vif élan de désir auquel je succombe tout entier. Ce désir me parcoure le corps à m'en faire trembler. C’est comme un feu qui m'embrase tout entier. Je ne sais plus décoller de tes lèvres et nos langues se mêlent bientôt. Mes bras font rempart à toute possibilité pour toi de m'échapper. Je veux profiter de ce baiser auquel j’ai voulu à nouveau goûter sans possibilité pour toi de le rompre. Te voilà prise au piège.

Mais si ce n'est pas toi qui le rompt, ce sont les sonneries insistantes de mon téléphone qui en est désormais à trois appels. Je ne rompt notre baiser qu'après t'en avoir donné une foultitude d'autre, de mes lèvres incessamment à la recherche des tiennes en de petits baisers censés conclure l’échange sans que je ne sache me résoudre à un seul. Il me faut néanmoins me décider à tourner mon intérêt vers l'origine de l'appel. Je m'excuse un instant en posant mes doigts sur tes lèvres telle une caresse.
Je prends l'appel qui en est à son quatrième, il s'agit de mon cousin. Il n’insisterait pas tant s'il n'était pas dans la merde.
L'appel terminé, je soupire et te demande, sans te résumer pour autant la situation :

- Ça te dirait un tour en boite ?

L'invitation m'étonne moi-même mais j'y suis contraint. Et je ne suis pas décidé à me passer de toi si tôt.


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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Sam 15 Aoû 2015 - 12:19



💞 Les nuits sont longues 💞

D’un côté je regrette ce baiser, d’un autre côté j’en suis insatisfaite et d’un troisième côté je me devais de le faire.

Tu secoues légèrement la tête. Je ne saurais dire si tu es amusé ou surpris. Je crois qu’au fond je m’en moque, j’étais sincère. J’avais juste besoin de savoir ce que j’éprouvais ou plutôt je voulais comprendre si quoi d’ailleurs ? si j’étais une ado amourachée du grand frère d’une amie ? Ce n’est pas le cas ! Pourtant ça me paraitrait tellement plus simple, plus logique. C’est de la folie ce que je ressens pour toi. Surtout ce sentiment de protection, enfin ce n’est pas vraiment de la protection… je ne saurais définir cette sensation mais je n’ai pas peur de toi, je n’ai pas peur de tes réflexions, je n’ai pas peur de ce que tu penses de moi… je me sens juste en confiance comme si c’était inscrit dans ma  chair que je pouvais te faire une confiance absolue. Un sentiment trop étrange pour que je ne me sente pas troublée et ce qui m’effraye quand j’analyse mon ressenti, c’est juste que tu puisses n’éprouver rien à mon encontre. Je veux, j’ai besoin que tu aies des sentiments pour moi, ça coule dans mon sang.

J’ai la sensation d’être tienne ! Je déteste cette impression tout comme je l’adore. Nous mangeons tranquillement même si j’ai dû mal à ne pas te dévorer des yeux. Je te suis dans la cuisine lorsque que tu jettes les déchets. Je m’appuie contre l’évier, tu t’approches, j’esquive le regard. Ta main relève mon menton, mon pouls s’accélère. Tes yeux expriment, enfin je le crois ou je le veux, ton désir. Désir que je partage sans l’ombre d’un doute. Puis tes lèvres se rapprochent des miennes. Je succombe à leur plaisir sans le feindre. Je fonds, mon corps réagit et se colle au tien. Tes mains pour mon plus grand plaisir m’entourent. Les battements de mon cœur montent crescendo et arrivent à mes oreilles Ton portable émet une sonnerie.

Je suis bloquée contre l’évier et cette entêtante sonnerie me donne une opportunité d’esquiver ce piège. Je la hais, j’adore ce piège ! Tes baisers enfiévrés auquel je réponds plus que positivement. J’ai juste envie que ce contact ne se finisse jamais Tu réponds à ce putain de téléphone.

- Ça te dirait un tour en boite ?

Une boite ? Tu romps cette étreinte, pour ça ? Je souris par habitude. Tu me le payeras ! Je hoche la tête avec une conviction feinte. Je m’excuse pour aller changer de tenue. Je cherche dans mon sac une robe près du corps voir moulante. Je me change dans une pièce près de l’atelier sans fermer la porte, tu peux me voir je le sais et j’aime cette idée. Je décide de ne mettre rien d’autre qu’un fin string sous la robe pour une mise en valeur mon esthétique dont je suis parfaitement consciente. Nous montons dans ton pickup pour aller au « Triumph ». Une boite que je connais vaguement.

Dire que ces jours ci j’ai surtout envie de calme et je me retrouve de nouveau dans un endroit avec du monde, comme la veille. Tu sembles chercher quelqu’un du regard. Quitte à être là autant s’amuser, je repère rapidement des connaissances sur la piste de danse. Je me lève sur la pointe des pieds et te chuchote :

- Je te laisse chercher qui tu es venu voir, je suis sur la piste.

Je rejoins sur le tempo musical les personnes que j’ai reconnues. Après des salutations et politesses sans intérêt, je laisse mon corps s’imprégner de la musique. Une des mes amies me propose un duo sensuel, nos corps l’un contre l’autre ondulent en cadence sur un son électronique. Je te fixe par amusement et défi… peut être aussi par provocation, c’est contre toi que j’aimerais me serrer.
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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Mar 18 Aoû 2015 - 17:10


Les nuits sont longues.


Je me dis que j'aurais sans doute du t'en dire plus plutôt que de lancer cette invitation comme ça. Tu dois songer qu'on m'a simplement proposé un tour en boite et que je t'invite ainsi à me suivre. Ce qui n'est à mon sens, du moins si c'était là pour cette simple raison, suffisant à m'arrêter dans ma lancée. Mais je te fais part de ce qui se cache derrière cette invitation soudaine en parlant de mon cousin, pour éviter toute confusion car à en voir la scène, on aurait dit quelqu'un sautant sur le premier prétexte venu pour mettre ainsi un terme à ce qui se passait à l'instant entre nous. Soit dit en passant, ça me laisse un goût amère. Putain de cousin ! Toujours à se fourrer dans des emmerdes au plus mauvais moment. Pourquoi j'accoure encore au juste ?! Je me le demande ... .

Tandis que tu te changes dans la pièce qui servait autrefois de chambre au fond de l'atelier, j'ai tout à loisir de te regarder, la porte étant restée ouverte comme un fait exprès pour me faire payer l'audace d'avoir ainsi interrompu ce qui avait si bien commencé. Inutile de dire ce que je pense de ta tenue, tu es sublime et mon regard brille rien qu'à te contempler. J'ai envie de tout envoyer balader sur l'instant pour te la retirer aussitôt et ça se traduit par mes mains qui glissent un instant sur toi.
En chemin, ma main s'égare plusieurs fois sur ta cuisse. Entre temps, je suis passé me changer à la maison histoire de ne pas me voir l'entrée de la boite refusée, et j’ai passé un jean avec une chemise. J’ai peine à te laisser t'éloigner une fois sur les lieux tandis que je cherche après Amarok.

- Je te laisse chercher qui tu es venu voir, je suis sur la piste.

Je glisse une main derrière ta nuque et te rapproche de moi dans un geste pour déposer un baiser sur la sommet de ta tête. Tu t'éloignes ensuite sous mon regard qui te dévore littéralement. De mon côté, je m'efforce de trouver mon cousin. Il disait m'attendre dans un coin de la salle mais pas moyen de mettre la main dessus. Je finis par me mettre à l'écart un instant pour lui envoyer un message puis passer un coup de fil. Pas la moindre réponse sur le moment puis arrive un message qui me dit :

- J'me suis finalement débrouillé. Plus la peine de venir.

Je crispe la mâchoire. Il m'a fait venir et faire la route depuis Lewiston pour finalement me jouer un coup pareil ??!!! Putain d'enfoiré ! Je vais me le faire ! Mais dans tout ça, quelque chose cloche. Certes, il m'entraine souvent dans des emmerdes à n’en plus finir, il me joue des tours agaçants, mais m'appeler à l'aide et finalement me balancer ce texto comme ça, ça ne colle pas. Je fais un tour par le parking et questionne les videurs qui me signalent que le seul fait le plus notable de la soirée après une bande de jeunes vulgaires, est ce grand type aux cheveux longs qui semble avoir quitté les lieux dans la précipitation et qu'ils ont vu sortir sur les chapeaux de roues au volant d'un pick-up de la même description que le mien il y a tout juste une dizaine de minutes, voir un petit quart d'heure maintenant.

Et merde !!! Il était encore là quand nous sommes arrivés visiblement, et il a filé avec ma bagnole après avoir attendu que je pénètre sur les lieux. Quelque chose l'y a poussé. Il ne m'aurait jamais joué un tel tour si ce n'était sous une quelconque contrainte. Mais quelques soient les ennuis qu'il se coltine, cette fois, je ne partirais pas à sa poursuite. Un, je ne sais où il s'est rendu et quels ennuis il a au cul. Deux, je suis avec Lily et il est hors de question de l'embarquer là-dedans ou même d'écourter une nouvelle fois la soirée pour filer au train de mon aimant à emmerdes de cousin.

Je retourne à l'intérieur et parcoure la foule jusqu'à t’apercevoir un peu plus loin. Tu danses avec une fille, ondulant sur un rythme sensuel qui dénote légèrement de la musique. Tu me remarques et tu joues visiblement de provocation. Devrais-je en faire autant avec la première venue ? J’ai presque envie de jouer le jeu et je me glisse dans le dos de la première qui semble du genre à ne pas s'y refuser. La musique prend un rythme plus sensuel que le morceau précédent. Mon regard se teinte de ce désir que seul toi dans cette salle parvient à me faire éprouver. Je ne te quitte pas du regard tandis que j'ondule en rythme avec cette poulette dont je n’ai porté qu'un bref aperçu au visage. Je me montre d'ailleurs un tantinet brutal lorsqu'elle cherche à me faire face et que je la remet aussitôt en place d'un mouvement brusque pour qu'elle reste dos à moi. Quelque chose de féroce s'empare de moi plus je te regarde onduler en rythme toi aussi à l’endroit où tu te trouves. J’ai envie de tes mains sur moi et de ton corps contre le mien. Je veux ta chaleur. Je te veux toi. Je te veux à tel point d'en écarter définitivement les raisons qui nous ont mené ici.

Mais mon esprit est bientôt pollué par une pensée. Cette ambiance, ces jeunes tout autour. C'est si loin de tout ce que je suis aujourd'hui. Mais surtout ce n'est pas sans me rappeler une erreur que j'ai faite il y a quelques années maintenant. Et alors que je te regarde, je ne peux m'enlever cette impression. Tu sembles si jeune par rapport à moi parmi cette foule. Je rompt soudain le contact avec la jeune femme et je quitte les lieux. J'ai besoin d'une clope et surtout de prendre l'air. Tu ne tardes pas à me rejoindre. Tu as du capter que quelque chose n'allait pas.

- "Je voulais juste savoir ce que j’éprouverais" récitais-je ainsi tes mots alors que nous marchons sur le parking en direction du bord d'un champ situé tout près. Dis-moi. cherchais-je à savoir comme pour parvenir à faire cesser cette confusion dans mes pensées.
Ce qui me torture n'est pas sans incidence ou du moins conséquence sur ma vie. Incidence il y aura peut-être un jour ... mais pour l'instant, il ne s'agit que de remords que je crains de ne voir se répéter une nouvelle fois pour me prendre au piège. s'il n'y avait ce quelque chose de profondément troublant entre nous, j'aurais sans doute renoncé. Mais comment t'expliquer ? Cette impression se renforce toujours plus. Elle contredit pourtant tous mes principes. Elle m'attire vers toi là où je n'y aurais jamais songé quelques temps auparavant, du moins pas de la sorte, pas avec cet écart. Un écart qui me parait parfois important, parfois pas.


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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Jeu 20 Aoû 2015 - 20:29



💞 Les nuits sont longues 💞


Je me laisse porter par le rythme, essayant d’oublier les questions qui m’obsèdent te concernant. Tu t’es éloigné et je ne te vois plus. Tu m’as expliqué la raison de cette escapade impromptue, encore la famille… le chien, les filles, le cousin… je me demande s’il y aura toujours un élément pour nous déranger ? Peut-être que ça t’arrange d’ailleurs ? Ton dernier baiser m’intrigue, alors que tu me dévorais dans la cuisine, que j’ai eu quelques caresses dans le véhicule, là j’ai le droit à un simple baiser sur la tête ! Certes c’est mieux que rien mais je me demande si c’est par pudeur ou par crainte d’aller trop loin ?

Tu réapparais dans mon champ de vision. Tu m’as repéré. Je me déhanche sans te quitter des yeux. Mon regard te provoque, mon corps t’appelle et tu entres dans mon jeu mais pas comme je m’y attends. Tu te colles à une blonde qui a l’air d’apprécier ta présence. Elle se retourne face à toi, j’observe le manège avec une pointe d’envie. Elle est plutôt jolie. Elle a dépassé la trentaine, c’est peut-être pour cela que j’ai eu ce baiser sage, il est vrai que lorsque nous nous sommes vu la première fois je n’étais pas majeure ! Pourtant ton regard sur moi me laisse croire que ce n’est pas la différence d’âge qui te trouble. Tu esquives le face à face. Je mordille ma lèvre tout en te regardant comme une invitation à me rejoindre. Puis une lueur dans tes yeux change, mon sourire s’évanouit. Tu éconduis la blonde et te fonds dans la foule de danseurs. Je fais un hochement de tête à ma partenaire et sors te rejoindre

Tu t’es allumé une clope. Je cherche le pick up des yeux pour récupérer une veste, je tourne sur moi-même sans l’apercevoir. Je ne comprends pas. Je meurs d’envie de te poser mille questions mais ton air troublé m’en dissuade. Tu marches vers une extrémité du parking, je glisse ma main dans la tienne et te suis.

« Qu’est ce qui ne va pas ? » dis-je au bout de quelques pas

Tu ne sembles pas prêter attention à ma question, à moins que tu préfères l’éviter. Je n’ai guère le temps d’y réfléchir tu me demandes à ton tour :

« Je voulais juste savoir ce que j’éprouverais » dis-tu en citant mes propres mots « dis-moi »

Je m’arrête net, surprise, celle là non plus je ne m'y attendais pas. Je me mets face à toi, je pose ma main libre sur ton torse. Je lève les yeux vers toi avec un sourire amusé en secouant légèrement la tête.

« Répondre à une question par une question ce n’est pas mon type de conversation préférée mais je vais te répondre »

Mes lèvres frôlent les tiennes, tu te prêtes à ce jeu en me laissant faire, à moins que tu attendes juste ta réponse.

« Depuis trois ou quatre jours tu m’obsèdes alors je voulais savoir ce que ça me ferait d’embrasser le grand frère de Jo », je souris un air mutin, « tu sais les premières fois que je t’ai vu à la réserve et que j’ai commencé à traîner avec Jo et Thom, je t’ai trouvé attirant » je baisse les yeux «  mais là depuis trois jours c’est différent, enfin ce n’est pas qu’une simple attirance »

Je relève les yeux, je cherche les mots qui définiraient au mieux mon ressenti mais aucun ne me vient. Tu me laisses le temps de remettre de l’ordre dans ma tête mais sans succès.

« Je ne sais pas comment le décrire, un peu comme un besoin sans logique précise mais comme s’il m’était nécessaire d’être auprès de toi »

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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Sam 22 Aoû 2015 - 10:39


Les nuits sont longues.

Ta main se glisse doucement dans la mienne et un frisson me parcoure. Doux et rassurant. Nous faisons quelques pas en direction d'un champ situé à l'extrémité du parking. Le calme de la nuit n'est que très légèrement perturbé par les basses qui résonnent en écho en dehors des murs de la boite sans qu'on puisse distinguer la mélodie.

« Qu’est ce qui ne va pas ? »

Je demeure songeur. Je ne veux pas montrer la plus vilaine facette qui me caractérise face à toi. Mes silences ne seraient pas particulièrement charmant. Et dans la situation présente, ça risquerait de tout gâcher. Aussi, je cherche à lever le voile sur un doute sans grande importance mais qui m'aidera peut-être à y voir plus clair au fond.

« Je voulais juste savoir ce que j’éprouverais » dis-je en citant tes propres mots « dis-moi ».

Tu te stoppes net, visiblement surprise, puis tu te places face à moi pour avoir toute mon attention que tu as certes déjà. Tes lèvres se rapprochent lentement, yeux dans les yeux, en me tirant un sourire. J'adore cette douce façon de venir à la rencontre des miennes et je m'y prête, manquant un instant d'y revenir avant de te laisser poursuivre.

« Depuis trois ou quatre jours tu m’obsèdes alors je voulais savoir ce que ça me ferait d’embrasser le grand frère de Jo »

Ton sourire mutin suffit à me faire vibrer. Depuis quand je me laisse submerger de doutes ? Peut-être à cause de la rapidité avec laquelle les choses se sont imposées à nous. C'est déstabilisant de songer à ce que tu représentais avant face au chemin que ça prend désormais. Quoi qu'il en soit, je ressens cette même obsession déroutante. Tu poursuis alors que ces pensées se mêlent dans mon esprit.

« tu sais les premières fois que je t’ai vu à la réserve et que j’ai commencé à traîner avec Jo et Thom, je t’ai trouvé attirant ... mais là depuis trois jours c’est différent, enfin ce n’est pas qu’une simple attirance »

Tu relèves les yeux et je te regarde avec un regard sérieux traversée par cette lueur de contentement qui me tire un sourire mutin. Tu t'apprêtes à ajouter quelque chose et je t'en laisse le temps.

« Je ne sais pas comment le décrire, un peu comme un besoin sans logique précise mais comme s’il m’était nécessaire d’être auprès de toi »

- Plus qu'un besoin, soulignais-je alors que je te soulève bientôt entre mes bras, t'incitant à nouer tes jambes autour de ma taille tandis que je nous dirige vers l'un des murs de la boite, situé sur un côté à l’abri des regards.
Mes lèvres s'emparent des tiennes sans plus vouloir les lâcher. La passion dans ce baiser traduit plus que mon désir pour toi. Il traduit tout ce que mes mots ont confirmé précédemment, et plus encore. Tu me troubles et c'est quelque peu déroutant. C'est comme si tu m'étais destinée depuis longtemps. glissais-je entre deux baisers avant que mes lèvres ne glissent le long de ton cou et que mes mains remontent par-dessous ta robe. Je suis bouillant, littéralement bouillant de désir pour toi.
A me laisser embraser de la sorte, et à m'en répéter tes propos, je me dis que si l'un et l'autre ressentons ce même sentiment qui nous lie d'une façon qui nous aurait paru somme toute quelque peu improbable par le passé, je devrais cesser de lutter contre cette impression persistante qui me ramène au passé et à mes erreurs. Enfin mon erreur ... . Celle sur laquelle il me faudra un jour lever le voile, quoi qu'il m'en déplaise et quoi qu'il m'attende. Avec toi c'est différent. Il n'y a rien qu'un écart sans véritable conséquence si ce n'est lorsqu'on prendra de l'âge. Peut-être qu'au fond je craignais de ne susciter chez toi que le désir né de fréquenter un homme qui peut-être t'impressionnais de par le charisme qu'on me prête souvent et de par la maturité de l'âge. Mais comme moi, c'est quelque chose de plus profond qui t'attires vers moi, tout comme je suis attiré en retour. Et y succomber est trop délicieux pour me décider à y renoncer. Pas tout de suite. Pas maintenant.


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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Sam 22 Aoû 2015 - 21:28



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Mon sang bat dans mes tempes. Je suis incapable de trouver les mots pour définir ce que je ressens pour toi. D’ailleurs existe-t-il une définition à une sensation, un sentiment, une impression ?

« Plus qu’un besoin »me dis-tu doucement

Mon cœur fait une embardée à ces mots. J’ai l’impression de vaciller. Les sentiments n’ont jamais été mon fort et je n’ai jamais été douée pour les exprimer. Je les ressens, c’est tout. Tes bras me soulèvent et me serrent en un étau de douceur. Je relève mes jambes t’enserrant la taille. Tu nous entraines dans un coin discret, me plaques dos au mur. Tes lèvres me dévorent littéralement pour mon plus grand plaisir. Peut-être est-ce là ta définition de ton ressenti ? bien plus doué que moi car ça me parait plutôt clair. Si j’avais des doutes quant à l’affection que tu me portes, ils s’évanouissent d’un coup.

« Tu me troubles et c'est quelque peu déroutant. C'est comme si tu m'étais destinée depuis longtemps. » Me murmures tu en continuant à m’embrasser.

Tes mains s’aventurent sous ma robe. Je mordille ton lobe d’oreille. Mes mains sont autour de ton cou. J’en descends une lentement sur l’épaule. Les muscles que je sens sous ma paume sont chauds. Mon pouls bat follement. Mon cœur bat à la chamade. Ma langue cours le long de ton cou, je sens ton frémissement. J’inspire doucement, ta peau sent une odeur légèrement musquée, je l’avais déjà humée dans ta chambre. Mon esprit associe cette fragrance à ton contact rassurant et passionné. Tes caresses bien que sages pour le moment font frissonner tout mon corps. Une sensation délicieuse qui m’enveloppe. Je rejette la tête en arrière t’offrant ma gorge. Ma poitrine se gonfle d’envie appuyée contre ton torse. Ma respiration devient saccadée. Tu as relâché ton étreinte. Mais alors que mes pieds touchent de nouveau le sol c’est ma tête qui ne touche plus terre. Mon âme est complètement grisée par le désir que j’éprouve à ton encontre.

Puis un courant d’air frais me ramène à la réalité. Mes doigts caressent tes cheveux puis descendent sur ta joue. J’hésite. L’anxiété prend le dessus. L’idée de briser ce moment m’ennuie mais c’est plus fort que moi. Je te repousse doucement en prenant une de tes mains. Je te regarde avec un sourire gêné.

« Je ne vois pas le pick up ! je ne sais pas pourquoi tu es sorti précipitamment et pourquoi tu as esquivé ma question mais tu veux bien répondre à celle-ci : on rentre comment ? et quand ? »


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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Dim 23 Aoû 2015 - 9:39


Les nuits sont longues.

« Je ne vois pas le pick up ! Je ne sais pas pourquoi tu es sorti précipitamment et pourquoi tu as esquivé ma question mais tu veux bien répondre à celle-ci : on rentre comment ? et quand ? »

J'esquisse un sourire à demi amusé en formulant sur le ton de l'humour :

- Ah oui au fait, tu vas adorer ! On nous a tiré la bagnole. Mon cousin ... plus précisément. Je t'incite à me suivre en t'entourant d'un bras au niveau des épaules et en glissant ma main à la tienne en repliant ton bras. Je t'explique que je ne m'en fais toutefois pas si ce n'est en effet pour le retour. On devrait bien trouver quelqu'un pour nous ramener. J’ai quelques potes ainsi que mes deux sœurs. Sans compter sur quelques autres cousins mais autant éviter de les alerter eux et d'avoir à expliquer par quel foutu hasard je me retrouve ainsi dans la panade. Quoi qu'ils me connaissent assez pour être un spécialiste dans l'art de ne pas toujours répondre à leurs questions donc pas forcément besoin de leur fournir d'explication trop détaillé. Un "viens me chercher, j'suis dans la panade" devrait suffire. Il n'est pas si aisé de me tirer les vers du nez. Reste à savoir à qui je fais appel. Il n'y a qu'à mes sœurs que j'aimerais éviter des doutes et de les tirer du lit à cette heure. Elles cogitent pas mal dans leur genre et risquent de plus ou moins capter le genre de situation. Et puis je suis avec toi, pas sûr que tu veuilles aussi vite révéler au grand jour ce qui se trame entre nous. En même temps, les autres aussi ne manqueront pas de se poser des questions en me voyant avec toi.

Quoi qu'il en soit, je t'offre deux options. On profite encore de la soirée. Et je te veux toute à moi, indiquais-je en passant. Ou je passe un coup de fil pour qu'on vienne nous chercher. Ou une autre option, tirer cette belle bécane qui vient de se garer là-bas et se faire le plaisir de rentrer en deux roues. Plus jeune, j'ai joué quelques tours dans ce genre. Mais j'étais un brin "honnête", je la laissais en vue au bord de la route pour que le proprio la retrouve rapidement. Je serais sans doute encore capable de le faire présentement. J'ai toujours aimé le risque malgré mon honnêteté. Quoi qu'à y songer, je me demande parfois si je suis si honnête que ça.


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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Dim 23 Aoû 2015 - 14:56



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« Ah oui au fait, tu vas adorer ! On nous a tiré la bagnole. Mon cousin ... plus précisément ». me dis tu amusé

Tes gestes ne montrent aucune inquiétude face à ce manque de transport. Tu m’expliques qu’entre tes sœurs, cousins et amis, nous nous ferons ramener sans soucis. Hum... je te regarde d’un air dubitatif. Mandy doit bosser à cette heure-ci et Jo doit surement être dans ma chambre et occupée ou endormie. Quand à tes cousins, ben, là il y en a quand même un qui vient de te piquer ton pick up ! Je m'abstiens de tout commentaire. Vu ton calme, je présume que tu es sur de le récupérer. Tes potes, ce n’est pas une option qui m’enchante non plus… Décidément je ne sais pas si c’est l’influence de la région mais la plupart des familles que je connais, sont étranges. Dans les livres, les films les fratries s’aiment, s’entraident, se soutiennent… ici elles se déchirent, se trahissent ou font semblant de s’aimer. Les mots que tu prononces, me ramènent à la situation présente.

« Et je te veux toute à moi »

Je te regarde un peu surprise par mon absence, heureusement tu ne sembles pas le remarquer. J'ai raté quoi? Je me reprends, je rembobine la conversation dans ma tête et t’écoutes avec attention. Tu me listes les options possibles : s’amuser ici encore un moment, contacter une personne que tu connais pour nous ramener ou voler une moto.

« Plus jeune, j'ai joué quelques tours dans ce genre. Mais j'étais un brin "honnête", je la laissais en vue au bord de la route pour que le proprio la retrouve rapidement. »

Je souris CC en jeune hors la loi ! C’est marrant, j’arrive t’imaginer en bagarreur ou plutôt en « ne me faites pas chier ou je vous en colle une » mais je ne t’aurais pas vu en petit voleur. Peut-être que nous avons plus de points communs que je ne l’aurais pensé. Je regarde la bécane, un bien bel engin. Puis ce n’est pas vraiment du vol, juste un emprunt sans le consentement du propriétaire. Rien que l’idée de commettre un délit m’excite. puis je me dis qu’après avoir chevauché la moto, je pourrais surement chevaucher un autre engin. Je sens l’adrénaline et d'autres sensations monter en moi. Je déglutis reprenant un peu de contenance.

« Je préférais éviter que l’on ne fasse appel à tes connaissances ! Je sens à l’intérieur de moi que je veux être avec toi mais je n’ai aucune idée d’où on va nous deux, on pourrait rester discrets pour le moment ? » Je t’avoue avec un sourire ennuyé.

J’appréhende ta réaction… Tu sembles approuver pour la discrétion. Mon sourire s’élargit. Je te regarde d’un air coquin, je mordille ma lèvre et te désigne la moto. Le sourire que tu me présentes me conforte dans mon choix d’option. L’idée te plait autant qu’à moi. Tu me passes ton blouson et me signe de t’attendre plus loin. Tu me rejoins un moment plus tard en poussant le deux-roues discrètement puis nous montons dessus. Nous sommes rapidement sur la route. Je sens la fraîcheur de la vitesse sur mes jambes et la chaleur de ton corps à l’intérieur de mes cuisses. Les deux extrêmes, mon cocktail favori. Mes bras enlacent ton torse et je pose ma tête contre ton dos. Je me sens bien. Mes cheveux volettent au fil de la route, le temps semble ne plus exister, plus rien n’a d’importance que nos deux corps serrés l’un contre l’autre roulant vers une aube… nouvelle.

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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Jeu 3 Sep 2015 - 11:13


Les nuits sont longues.


Se la jouer discret me convient tout-à-fait pour le moment. Et je trouve rapidement une option pour rentrer même si elle est esquissée par plaisanterie. A voir ton sourire s'élargir, il n'y a plus de doute. Tu me rends fou lorsque tu as cette lueur coquine dans le regard, ça me donne envie de faire des folies. Tu me pousses à l'inconscience Vincenzo. J'attrape un instant ton visage entre mes mains et t'embrasse pour le moins fougueusement. Une voiture passe près de nous avec "Do you wanna touch" de Joan Jett à fond et j'ai l'impression de revenir en adolescence. Je t'entraine vivement dans un coin du parking où notre départ sera moins voyant et te file mon blouson le temps d'aller récupérer la bécane. Je l'enfourche puis te laisse t'installer derrière moi. La sensation de tes mains se glissant autour de ma taille me procure un frisson délicieux. Un regard alentours et en direction de l'entrée de la boite. C'est bon.

Je démarre et nous nous lançons sur la route. C'est une pure sensation que d'entendre vrombir le moteur dans la nuit et de dévorer le bitume avec toi accrochée dans mon dos. J'adorerais pouvoir glisser mes mains sur tes cuisses et d'autant plus ressentir la chaleur de ton corps. Nous fendons l'obscurité des routes de campagne sous le couvert d'un ciel étoilé. Au diable la raison. Je me sens bien avec toi et cette sensation autant que ce sentiment sont trop bons pour que je les gâche à cause d'une erreur commise par le passé. Tu es majeure et je ne suis pas assez âgé pour que ce qui se trame entre nous paraisse malsain ou douteux. Je me demande toutefois pourquoi toi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette drôle d'impression que tu as ressenti aussi bien que moi. Je crois parfois en la destinée mais c'est si troublant de t'avoir connue autrement et d'en constater une évolution si soudaine. Peu importe. Vivons ce que nous avons à vivre, et profitons-en à cent pour cent. Je ne devrais avoir que cette pensée en tête. Et c'est celle qui demeurera tant qu'il n'y aura pas de raison de se prendre la tête.

Je ne sais pas même l'heure qu'il peut bien être au juste. Je songe au type à qui appartient cette bécane. J'ai tout de même eu l'honnêteté de faire en sorte  de m'arranger pour déposer la bécane là où le proprio sera sûr de la trouver. Quand à la façon dont je m'y suis pris, elle est simple. Mais ni toi ni vous n'en saurez rien. Ça sert d'avoir des relations parfois. Quoi qu'il en soit, nous approchons bientôt de l'endroit où je compte laisser la bécane. On parcourra aisément le reste de chemin à pied. Enfin du moins, si la météo s'y sent favorable. Et tu te doutes bien que si je dis ça, c'est que c'est tout le contraire qui se produit. Autour de nous, des hectares de prés sans un arbre pour s'abriter de la pluie qui se met à tomber fortement. La moto est désormais loin derrière nous. La pluie a tôt fait de tremper mon blouson et ta robe. Mais une bagnole arrive bientôt à notre hauteur. Sans doute des jeunes revenant de boite ou de je ne sais où. Deux à l'arrière et le conducteur à l'avant. Les deux jeunes derrière sont visiblement endormis, sans doute ont-ils trop bu. Tu t'installes à l'arrière malgré mon invitation à grimper plutôt à l'avant. Tu ne devrais toutefois pas être emmerdée vu comme les deux jeunes à l'arrière semblent en écraser. Je m'installe à l'avant et je converse un peu avec le conducteur qui blablate pas mal. Mais bientôt, il semble que ta présence féminine parvient à tirer les deux autres du sommeil. Ta robe rendue quelque peu transparente par la pluie au niveau du décolleté semble captiver leur regard et je te vois resserrer ma veste sur le devant. Un seul geste de leur part et je les éclate.

- Allez mec, psychote pas. Ils peuvent bien toucher un peu ? me balance soudain le conducteur qui a vu lui aussi le regard avide des deux types à l'arrière qui semblent commencer à esquisser certains gestes en direction de tes cuisses.
Ça sent le piège à plein nez. Ils ne semblent pas s'être réveillés d'un quelconque assoupissement. Et je commence à me dire qu'ils ont feintés pour baisser ma vigilance et te laisser grimper à l'arrière. Quitte à ce que cela ait été préparé, autant jouer le jeu du grand nigaud qui n'ose rien dire ou qui est lui aussi excité par l'idée. Sans compter que le type à côté a l'air trop confiant pour être du genre à ne savoir maitriser la situation. Je t'entends te révolter à l'arrière tandis que l'un d'eux glisse sa main le long de ta cuisse sous le tissu en agrippant le poignet de l'autre. J'esquisse alors un sourire malsain en direction du conducteur. Ils ne savent pas que l'on se connait, du moins pas à quel point; tu pourrais tout aussi bien être une fille que j’ai ramassée pour la soirée.

- Arrête-toi là. Quitte à lever cette poulette, autant s'amuser un peu ensemble. dis-je l'air de dire que rester observateur est certes excitant dans un premier temps mais que je préfère l'action. Rien de plus excitant que ça et aucun risque qu'elle ne nous échappe à nous quatre.

Le message passe. Le type semble comprendre que mon intention était à moi aussi de me l'envoyer. Ça semble fonctionner. Le type prend le premier chemin de terre à droite et nous sortons tous du véhicule. Tu sembles capter où je veux en venir par mon jeu et lorsque à défaut que l'un d'eux parvienne à te sortir du véhicule vu la férocité avec laquelle tu t'agrippes aux sièges tandis qu'ils te tirent par les jambes, je me charge de te sortir en te dégageant brusquement de façon volontaire pour leur éviter tout soupçons sur moi, tu fais mine de m'opposer de la résistance à moi aussi. Mes répliques aidant ainsi que ma façon de te coucher contre le capot à plat ventre, les autres semblent se régaler du spectacle à l'idée que je fasse ce qui me révulse au plus haut point rien qu'à l'idée de ce qui pourrait réellement arriver si je ne maitrisais pas la situation. Maitrise qui demeure alors que avides d'être au premier rang, les types se rapprochent de moi.

- Prête ? te glissais-je dans un murmure entyre deux propos salaces, alors que je me penche sur toi, pour donner le départ aux hostilités tandis que je glisse dans ta main de quoi te défendre discrètement. J'ai toujours de quoi me défendre sur moi ou d'utile pour mes balades en forêt.

Un coup de pied donné en arrière heurte de plein fouet le premier à proximité. Au tour des deux autres. La rage sourde tapie au fond de moi jusqu'ici pour qu'il ne demeure aucune faille à mon jeu, explose littéralement. S'en prendre à toi est l'erreur à ne pas commettre. Ni à toi ni à aucune autre. Mes limites se font la malle, je ne sais plus que cogner. Toute raison, même celle que tu m'incites à retrouver m'échappe. Ce genre d'horreur pourrait arriver à n'importe quelle autre fille fréquentant ces types ou qui aurait le malheur de les croiser. Même à mes deux sœurs. Je compte leur faire passer l'envie de recommencer mais est-ce qu'on peut réellement parvenir à donner la leçon à ce genre de types ? Je ne crois pas. Pas même si je leur défonce les burnes et que je leur met la pâtée de leur vie. Mon esprit ne songe qu'à les mettre hors d'état de nuire et tu dois bientôt tenter de me tirer en arrière pour me faire cesser ce massacre. C'est comme si mes forces avaient été décuplées par la rage et je manque presque de te pousser pour cogner à nouveau alors qu'ils gisent là, complètement inertes pour un moment.


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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Ven 4 Sep 2015 - 23:28



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Tu approuves la discrétion, je m’en vois soulagée. Je souris. Nous avons choisi l’option petits voyous. Après un baiser fougueux, tu me passes ton blouson et va commettre le larcin. Nous nous retrouvons bientôt chevauchant le bolide l’un tout contre l’autre. Seules les étoiles nous observent. Tu sembles profiter du moment tout autant que moi. Nous nous laissons aller à une sensation grisante, la vitesse la liberté, la route qui défile. Nous sommes juste bien.

Tu as récupéré je ne sais comment l’adresse du propriétaire et je ne cherche pas. Si tu avais souhaité me le dire, tu l’aurais fait. La mine renfrognée que tu as faite en quittant la boite, mérite que je te harcèle un jour peut-être mais savoir comment tu as eu cette adresse ne mérite pas d’y revenir. Nous déposons la moto dans un quartier que je ne connais pas vraiment. Nous devrons marcher un moment pour rentrer. Les étoiles se dissipent soudainement et une averse nous détrempe tout aussi rapidement. Nos tenues sont très vite gorgées d’eau. Une voiture se profile à l’horizon, trois jeunes. Le conducteur et deux épaves à l’arrière, tu me proposes de monter à l’avant. Je décline tu connais mieux le chemin que moi. J’essore mes cheveux et monte dans l’auto. Les yeux du chauffeur me déshabille, je cale au fond du fauteuil les éviter. Tu commences à parler avec le conducteur qui semble être un moulin à paroles. Son papotage me lasse en quelques secondes mais ce sont surtout les deux à l’arrière qui requièrent mon attention. Faisaient ils semblant de dormir ? Comédie ou pas, en attendant ils ont bien l’intention de m’emmerder.

Leurs regards ne démentent pas cette sensation. Ils louchent posément sur ma tenue, d’un autre coté ma robe trempée et extrêmement moulante et transparente, je resserre le blouson autour de moi ! après tout j’avais cette robe courte et quasiment rien en dessous pour être provocant et allumeuse. L’effet est réussi même si mon but n’a jamais été de provoquer qui que ce soit d’autre que toi. Je cherche à voir un signe de toi, espérant que tu as capté la situation. Puis je sens une main glisser sur ma cuisse je m’écarte, proteste. Je tente de gifler le connard mais l’habitacle entrave mes mouvements et mon adversaire arrive à me bloquer le poignet. Je me sens prise au piège d’un coup. Mon cœur s’accélère, je ne vois pas de réaction de ta part, je commence à paniquer sérieusement en bloquant de mon mieux l’intrusion non désirée.

« Arrête-toi là. Quitte à lever cette poulette, autant s'amuser un peu ensemble. Rien de plus excitant que ça et aucun risque qu'elle ne nous échappe à nous quatre.» dis tu.

Un peu surprise par tes dires j’essaye de ne pas le montrer. Je ne suis pas sure de comprendre où tu veux en venir ! Mais je n’ai aucun doute sur une chose : tu me protégeras. Puis légèrement rassurée car j’ai une réaction qui me prouve que tu connais la situation. Après avoir emprunté un petit chemin de campagne, la voiture s’arrête brutalement. Mon esprit et mon cœur savent que tu vas me protéger mais mon corps semble ne pas être du même avis et je me défends férocement lorsqu’ils essayent de me sortir de l’auto. Je ne sais pas trop ce qui se passe mais à un moment se sont tes mains qui m’agrippent, mon corps se détend instinctivement et mon esprit reprend le contrôle. Je me débats pour donner le change. Je finis sur le capot. Je trouverais ça existant comme jeu si je ne nous savais pas observer par trois paires d’yeux. Je ressens la convoitise malsaine dans leur regard. Tu m’insultes d’obscénités et je réplique quelques secondes. Puis tout à coup j’ai l’impression que mes nerfs lâchent, ce n’est pas juste une impression ! Quelques larmes coulent et je laisse mon corps se débrouiller tout seul. C’est un peu comme si avec des ailes je m’étais envolée et que je regardais la scène vu d’en haut.

Je sens ta main longer mes courbes tandis que l’autre suit mon bras. Tu glisses une arme dans ma main et me chuchotant :

« Prête ? »

Non bien sûr que non ! Mais je ne dis rien. J’esquisse juste un geste discret. J’ai déjà subi des avances et gestes déplacés mais jamais d’une telle ampleur. Je n’ai jamais eu cette peur sourde qui irradie dans mes entrailles, cette fureur de se sentir la proie et l’inquiétude de savoir que ça pourrait déraper. Et si tu n’arrives pas à les maitriser ? Mais ce n’est pas de ça dont je devrais me soucier. Tu passes en mode animal, je me réfugie en peu plus sur le capot prête à me défendre. Aucun des trois adversaires ne m’approche. Les coups pleuvent et deux d’entre eux sont très vite à terre. Tu chopes le troisième et je me rends compte que ce ne sont plus eux qui m’effrayent mais toi ! La rage qui semble t’habiter semble aussi avoir anesthésié ta raison. Je glisse du capot, je regarde les hommes à terre.

« Stop ! Arrêtes !»

Malgré mon cri, tu ne sembles pas m’entendre.

« Stop ! Tu vas les tuer»

Tu n’as toujours pas de réaction, je m’approche pas rassurée du tout. Je tente de bloquer ton bras, tu te retournes vers moi. Tu ne peux pas me blesser, enfin pas volontairement, pourvu que tu reprennes tes esprits ! Je rentre mes épaules m’apprêtant à encaisser un coup tout en priant pour que cela n’arrive pas. Mon regard doit être empli de frayeur mais je le pose quand même sur toi. Ton geste s’arrête net et je reprends mon souffle en me détendant enfin. Je fais quand même par réflexe involontaire un pas en arrière et je tente d’afficher un pale sourire en apaisant la frayeur qui m’a étreint.

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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Dim 6 Sep 2015 - 10:32



Les nuits sont longues.


Ton honneur est sauf alors que je ne fais que passer mes mains sur toi sans te dévêtir. La comédie fonctionne sans qu'ils ne m’exhortent à plus le court temps que ça dure avant que je ne fasse volte face et leur rentre dedans de plein fouet. Mais je perds toutefois très vite le contrôle avec ces trois enfoirés, le contrôle de la raison s’entend. Et tu dois bientôt intervenir pour tenter de me raisonner. Mais tout esprit censé j’ai perdu face à ce qu'ils auraient pu faire si je n'avais été là, ce qu'ils auraient pu faire s'il s'était agit d'une autre fille qui elle, aurait été indéniablement prise au piège. Je ne suis en aucune sorte un foutu justicier mais la rage qui m'habite face à leurs intentions et leurs actes interrompus à temps, ne parvient à s'éteindre. Je frappe encore et encore.

« Stop ! Tu vas les tuer»

J'entends ces mots sans qu'ils ne parviennent à me faire revenir à la réalité terrifiante de mes actes. J'esquisse un geste violent envers toi lorsque tu tentes de t'interposer physiquement, geste que j'arrête net en réalisant enfin. Une réelle frayeur habite ton regard et je me redresse bientôt pour te serrer entre mes bras. C'est le seul geste d'excuse que je suis capable de traduire.

- Remontes dans la bagnole.

Je me penche sur chacun des types pour regarder leurs papiers. Simple précaution en cas de soucis à l'avenir. Noms et adresses peuvent être utiles. Nous rejoignons le centre ville où je décide de garer le véhicule dans une rue quelconque puis nous rejoignons ma boutique à pied à quelques rues. C'est là que nous nous reposerons. Les types doivent avoir retrouvés leurs esprits à l'heure qu'il est. Ils devront trouver le moyen de rentrer chez eux. Sûrement à pied de fait. Peu m'importe ce qui adviendra d'eux tant qu'ils sont dans l'incapacité de s'en prendre de nouveau à qui que ce soit pour un temps.
De mon côté, j'ai quelques trucs à régler. Te rassurer par rapport à mon comportement et m'assurer que tu vas bien surtout sur le plan psychologique. Et puis m'assurer de récupérer mon pick-up et savoir ce qu'il est advenu d'Amarok, sans compter que j'attends quelques explications de sa part. Je me demande dans quelle foutue emmerde il s'est encore fourré.

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Connor J. Malone
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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Lun 13 Juin 2016 - 19:34

Padawan en manque d'inspiration ?


Je vois mes louveteaux que vous n'avez pas donné de réponses à ce sujet depuis plus de trois semaines. Est-il fini, abandonné ou l'avez-vous oublié ? Réponse il vous faudra donner dans la semaine à venir ou archivé ce sujet sera !

______________________________

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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily] Mar 2 Aoû 2016 - 16:37

Archivé.
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MessageSujet: Re: Les nuits sont longues [Chris & Lily]

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