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 That's real. + ADRIAN & MARGARET

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MessageSujet: That's real. + ADRIAN & MARGARET Mar 7 Juil 2015 - 13:38


That's real

adrian et margaret


C'était le moment où elle était supposée tout envoyer valser et s'insurger de voir cette tombe. Ridicule. Voir son nom afficher ainsi lui donnait des possibilités, des opportunités. Elle ne comprenait toujours pas, après tout ce temps, ce qui avait pu pousser ses futurs employeurs à refuser sa candidature. Après tout, ne plus être en vie était un supposé avantage. Plus personne pour vous rechercher. Même maintenant, si elle le voulait elle aurait pu disparaître. Mais c'était cela, elle ne le voulait pas. Et si elle l'avait voulu, c'était aujourd'hui trop tard pour faire marche arrière. Elle allait faire son grand retour en ville et prendre part à la vie qui s'y déroulait. Elle avait de nombreuses choses à faire et la première d'entre elles, égoïstement, consistait à dire quelques mots au pasteur du coin. En y songeant, elle sentit une sourde colère remonter. Le pasteur. Wendel. Non. Adrian. Il avait changé son nom mais c'était toujours lui, le même qui l'avait laissé lors de ce naufrage et qui avait fini par changer sa vie à tout jamais. La distance avait fait taire sa rancoeur. Elle avait pu profiter de ses nombreux voyages, de sa soeur et de Maria. Le monde extérieur avait paru se distancer mais le retour à la réalité, brut avait fait bien mal.

Et elle était là, tel un fantôme se promenant entre les tombes. Elle était belle. C'est vrai. Entretenue également. Un privilège de la richesse ou une volonté d'un proche. Elle n'avait aucune idée de qui pouvait bien amener ces récentes fleurs en pot. Mais elle appréciait. C'était bien plus durable, comme si la pensée était présente plus longtemps, comme si elle n'allait pas être oublié. Elle ne pouvait pas l'être. Pas encore. Trop vivante au goût des morts. Trop morte au goût des vivants. Presque une entre deux qui respirait pourtant.

Un jour de mauvais temps. Cela aidait beaucoup son moral en berne. Sa jupe semblait déplacée et son sweat à capuche déphasé. Cachée mais pas voutée, elle observa un instant son propre nom, sa date de naissance, celle de sa mort. Son regard balaya rapidement la stèle de son frère et s'arrêta sur celle de sa mère. Une chose dont elle pouvait se sentir coupable. Elle l'avait laissé pour une virée et n'avait retrouvé qu'un avis de décès. Au moins pouvait-elle se dire qu'elle avait eu ce qu'on nomme une belle mort. Pas de souffrance. Simplement un arrêt. Et c'était fini. Elle aurait simplement souhaité lui dire au revoir. Et c'est en y songeant que sa colère remonta encore. Un coup de pied et elle sautilla face à la douleur qui résonna dans sa jambe. Que la pierre était dure. "Tellement injuste." Marmonna-t-elle alors que la pluie l'inondait et qu'elle rabattit la capuche sur elle. Il était temps de repartir. Elle avait un pasteur à voir et une conversation animée à la clé.
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W. Adrian Silverstein
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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Mar 14 Juil 2015 - 11:01


That's real
Adrian & Margaret



Une visite aux p'tits vieux mourants de la maison de retraite du coin le matin, et un cours de musique pour des gamins qui savent même pas différencier un la d'un ré cet après-midi, et qu'il y a-t-il ce soir déjà ? Ah oui, un dîner chez les Gallagher. Madame veut s'assurer le soutien du pasteur le plus populaire de la région. Mais es-tu vraiment qu'un pasteur ? Avec un tel emploi du temps, on te prendrait pour le Pape ! D'ailleurs, les protestants ont un Pape ?  Non ? Et si tu te portait candidat ? Il y en a bien une qui tuerait père et mère pour devenir maire.

Et que fais-tu pendant ton seul moment de pause de la journée ? Tu t'applique à nettoyer l'église de fond en comble ! Chaque jour c'est la même chose ! Un coup de balai, un coup de serpillière, un coup de chiffon sur les vitraux. A croire que le moindre grain de poussière n'est pas la bienvenue dans la maison de Dieu ! Quel connard celui-là ! « Oh la ferme ! » Et voilà que tu te remets à parler tout seul ! Ça surprend d'entendre ta voix résonner dans toute l'église, hein ? Heureusement pour toi que personne n'a décidé d'aller rendre une petite visite à Dieu à cette heure-ci. Sinon quoi il aurait vu à quel point ce séjour en mer t'a atteint. Mon pauvre Wen ! Est-ce que au moins tu consultes pour ça ? Ça t'amuse de dire durant tes interview qu'il t'arrive de parler quand tu es tout seul, mais entendre une voix dans ta tête est d'un tout autre niveau ! Mais que peux-tu y faire... C'est ça d'avoir passé quatre mois tout seul à se parler à sois-même sur un canot à peine plus large que l'autel. Houla ! Pas besoin de jeter le chiffon aussi fort ! Tu risque de renverser ce sceau d'eau sale et de dégueulasser ce sol impeccable que tu as passé tant de temps à astiquer avec ferveur. Ce serait si dommage !

Aller ! Il est l'heure d'aller mater les petites lycéenne jouer de la flûte ! Ah non, pas encore ? Qu'il y a-t-il d'autre à faire encore ? Ah mais oui ! Comment ai-je pu oublier ce rituel journalier ? Le cimetière, évidemment ! Tu dois vraiment t'en vouloir pour aller chaque jour depuis presque sept ans pour nettoyer les tombes des deux autres et t'occuper de toutes ces plantes en pots que tu y as déposé. Non mais vraiment ! Tu pourrais pratiquement te reconvertir en fleuriste vu le nombre d'orchydés que t'as déniché. Si tu ne jette pas tout ton argent par les fenêtres pour ces stupides œuvres caritatives, tu les gaspilles en fleurs ! Nan mais vraiment, ton cerveau a dû trop cramé au soleil mon vieux ! Tout ça à cause de ta putain de culpabilité à deux balles. A part quelques Stark, tu es le seul dans toute la ville à croire être responsable de quoi que ce soit. Tout le monde sait que t'es un foutu saint qui ferait pas de mal à une mouche. Mais non : Monsieur veut porter la culpabilité du monde sur le dos !

Tu prends un nouveau sceau d'eau propre, avec un chiffon pour nettoyer les tombes, ainsi qu'un petit bol de... De quoi ?! Des cerises ? Ah oui ! C'est la saison. Et Mme Chatwood t'en a gracieusement offert ce matin lorsque tu l'as rencontré en ville. Mais la p'tite vieille elle te les a filé pour que tu t'en goinfre, hé ho ! Pas pour que tu les déposes sur la tombe d'un macchabée qui repose au fond de l'océan Pacifique. A force de sauter des repas, tu vas finir la peau sur les os ! T'étonnes pas qu'on recommence à t'appeler le Têtard si tu continues ce mode de vie. « En Asie, ils offrent de la nourriture en offrande pour les esprits des personnes disparues... » tu me murmure dans ta barbe de cinq jours (il s'rait temps que tu te rases, mon vieux!). Mais réveilles-toi bon sang ! Wendel ! T'es aux USA, dans le fin fond de l'Idaho ! Et l'esprit de Maggie va pas descendre pour venir gober tes foutues cerises. Elle est trop occupée à se faire bouffé par les poissons. Mais tu ne m'écoute même plus. Enfin, tu fais mine de ne pas m'entendre, comme à ton habitude. Tu me fous dans un coin de ta tête, en espérant que je finisse par me la fermer à un moment ou un autre. Mais tu sais quoi ? Je ne me la fermerais jamais ! Oh non ! T'es trop ennuyant pour ça. Mais tu t'en fous !

Te voilà le sourire aux lèvres, matant tes foutus cerises, et marchant dans le cimetière. A forces, t'as même plus besoin de lever la tête. Tes pieds connaissent déjà le chemin par cœur. Et voilà qu'au détour d'une pierre tombale, tu remarques enfin une silhouette se tenant debout devant les tombes des Stark. Tu fronces les yeux. Ce n'est pas du tout la période de l'année où ils viennent rendre visites à leurs morts, habituellement. Un ami de la famille alors ? De dos, et avec une capuche sur la tête, tu n'arrives pas à reconnaître le visiteur. Mais voilà qu'à mesure que tu t'approche, tu commence à distinguer des formes féminines. Il s'agit donc d'une femme. Un nom te vient immédiatement à l'esprit, et sans réfléchir, tu lâche d'un ton surprit et hésitant: « Jordan ? » Tu t'es arrêté à quelques mètres, comme si tu craignais qu'elle ne prenne la fuite si tu faisais un pas de plus. Tu commence à sourire, soulagé de retrouver cette jeune femme que tu avais considéré comme une sœur il n'y a pas si longtemps que cela, d'après tes souvenirs. « Où étais-tu pendant toutes ces années ? Je m'étais inquiété. J'ai cru que... » mais voilà que tu te tais soudainement. Tu viens de constater que cette personne ne peut pas être ta petite sœur de substitution. La personne en face de toi est légèrement plus grande. Et pourtant, ce dos te paraît si familier... Cette silhouette, des formes, cette posture, cette taille... Tous cela te rappelle quelqu'un. Mais qui ? Il y a bien un nom qui est sur le bout de ta langue, mais impossible. Serais-tu en train de rêver ? Cela ne serait pas la première fois que tu ai une hallucination.


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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Mar 14 Juil 2015 - 15:02


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adrian et margaret


Ce qu'il y avait de bien à être mort, c'était que le monde s'ouvrait à vous. Aussi étrange que cela paraisse, un univers entier à découvrir était permis. Plus de règles ni même de limites, sauf celles qu'elle s'imposait à elle-même. Le problème avec Margaret, c'était qu'elle s'en imposait un certain nombre. Suffisamment pour que tout cela ne devienne que contrainte. Suffisamment pour qu'elle en veuille à celui qui avait détruit ce qu'elle avait de vie avant la nuit du naufrage. Autant d'années de rancœurs laissaient des traces. Et pourtant, jusqu'à il y avait encore un an, sa colère avait été réprimé, peut-être même s'estompait-elle au contact de celles qui étaient devenues sa famille, entre Jordan et la petite Maria. A elles trois, elle était ce qui s'approchait le plus d'une famille, deux d'entre elles l'étant bien sûr depuis bien longtemps. A ce moment, elle avait vraiment cru qu'elle serait capable d'excuser Adrian. Puis il avait fallu que Maria disparaisse, entraînant sa faible paix intérieure avec elle. Le chaos à nouveau. Et une personne à qui en vouloir pour tous ses malheurs : Wendel. Ou Adrian.

Le pire était bien sûr de le voir évoluer dans cette ville sans même une once de remords. Il se pavanait comme s'il avait la capacité d'être un saint après tout ça. Son sourire soit-disant bienveillant à l'encontre des personnes âgées ou des paroissiens lui donnait la nausée. Le simple fait de le voir heureux alors que pour elle, cette nuit lui avait tout prix la mettait dans une colère noire. Elle n'avait finalement toujours pas dépassé ce stade. Même si ces derniers temps, tout cela tanguait avec le désespoir. Elle venait de passer une année dans le noir, à simplement survivre au mieux et aurait voulu dire ce qui la rongeait, obtenir de l'aide. Mais la seule personne en qui elle pouvait avoir confiance pour l'aider était indisponible ou introuvable. Le quinquagénaire qu'elle avait à l'esprit aurait peut-être compris à son regard ce qui clochait, elle l'espérait. Mais en attendant de pouvoir le croiser, elle devait se contenter de le discrétion.

Maggie n'avait toutefois pas résisté à l'envie de se rendre sur sa propre tombe. Colère ou apitoiement. Quelqu'un prenait soin de la sépulture. Mensonge. Elle était toujours là. Cette tombe était vide, dans tous les sens du terme. Ceci dit, elle avait pensé à s'y glisser, la chose réglant tous ses problèmes, les enterrant avec elle. Mais quelqu'un comptait sur elle. Certaines choses étaient à faire. Tout ce qui était en son pouvoir pour réparer ses propres erreurs. Tout pour tenter de retrouver Maria. Après cela, peut-être se reposerait-elle réellement sous terre. A cette pensée, elle leva les yeux au ciel. Depuis quand s'imaginait-elle se suicider ? C'était nouveau ... Se frappant mentalement à cette pensée, elle eut tout juste le temps d'entendre quelques pas derrière elle avant qu'une voix vienne percer la bulle de ses pensées. Une voix qui lui fit serrer les dents. Jordan, vraiment ? Comme si sa soeur allait venir sur une tombe vide. Certaine de ne pas retenir un grincement de dents plus longtemps, elle se retourna, la capuche cachant la moitié du visage de l'homme à présent face à elle, lui faisant baisser le regard jusqu'à ce qu'il tenait. Des cerises. "Elle était avec moi." Dit-elle le plus platement du monde avant de ne retirer la capuche qui l'empêchait de le fusiller du regard, la trempant du même coup. "Tu entretiens le mythe Wendel ? Il faut vraiment que tu espères me voir morte pour amener ça." Cracha-t-elle avec un mépris non dissimulé. "Alors ça lui fait quoi au petit pasteur de voir quelqu'un revenir d'entre les morts ? La fin du monde ou simplement la fin du mensonge ?"

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W. Adrian Silverstein
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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Ven 24 Juil 2015 - 11:31


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Adrian & Margaret



La silhouette féminine se retourne, mais impossible de voir son visage. La meuf s'est prise pour Green Arrow avec des seins. Elle en a pas tant que ça des seins, en passant. Tu ne peux qu'apercevoir des mèches de cheveux bruns sous la capuche. « Elle était avec moi. » qu'elle te dit. Et là, plus aucun doute possible. La capuche tombe, et le monde s'écroule.

Maggie... Oh putain de grosse merde qui trou le cul de la sainte Vierge des enfers ! C'est Maggie ! Sept ans sont passé, mais tu reconnaîtrais son visage entre milles, même aveugle et manchot sur ton lit de mort. Mais putain c'est Maggie quoi ! Réagit un peu ! Mais non : son visage qui t’apparaît après ces sept longues années t'a si surprit que tu te trouve paralysé sur place. On croirait que ton âme a déjà quitté son corps qui n'est plus qu'une coquille vide avec des yeux ronds comme des billes et la bouche tellement bée que ta mâchoire se retrouve sur le sol. Aller ! Ferme vite cette bouche avant de commencer à baver. T'as déjà l'air assez crétin comme ça.

Malgré ta tête d’ahuri, elle continue « Tu entretiens le mythe Wendel ? Il faut vraiment que tu espères me voir morte pour amener ça. ». Oula ! Ca fait mal ! Quel ton cinglant ! Et ce regard... Un regard à tuer quiconque le croise et à l'enterrer six pieds sous terre. Mais tu n'écoute pas plus que tu ne voit le dédain dans ses yeux. « Alors ça lui fait quoi au petit pasteur de voir quelqu'un revenir d'entre les morts ? La fin du monde ou simplement la fin du mensonge ? » Ca lui fait qu'il hallucine, le p'tit têtard ! Tu reste juste planté là, à la mater de haut en bas et de bas en haut, te demandant s'il s'agit là de la réalité, d'un rêve, ou encore d'une autre de ces foutues hallucinations qui t'a suivit depuis ce canot de sauvetage dérivant dans l'océan pacifique. « Maggie... Es-tu réelle ? » te sens-tu obligé de demander avec tes yeux de merlan frit. Parce que tu arrives à peine à le croire, qu'elle se tient devant toi. Il faut que tu t'assure que tout cela n'est pas faux. Un mirage.

Adieu les cerises fraîchement cueillit, adieu le sceau d'eau propre. Tu les laisses tomber dans l'herbe verte du cimetière, tes bras ne supportant plus leur poids. Toujours avec ta face de crétin, tu fais un pas vers la brunette, puis un autre, et encore un... Jusqu'à ce que tu te mette à accourir vers elle pour l'enlacer dans tes bras. Tu la serre avec tant de hâte que tu manque de la soulever dans les airs. Si fort qu'on croirait que tu ne craigne qu'elle disparaisse dans un souffle. Sa peau, cette chaleur. Ce n'est pas une autre hallucination. Elle est bien réelle, bien vivante. Et tu ne peux empêcher des larmes de couler sur ton visage, fourré dans sa chevelure brune. Entre joie et soulagement, tu laisse échapper : « Merci... Merci d'être en vie. »

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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Sam 25 Juil 2015 - 0:39


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Elle aurait pu rire. Vraiment. Totalement. Devant l'air ahuri qu'il adoptait à ce moment-ci. Il est vrai que voir un fantôme n'était pas vraiment dans les habitudes d'un homme sain, qu'il soit saint ou non. Être pris d'hallucinations, peut-être. Maigre prix à payer pour la lâcheté dont il avait fait preuve. Elle eut un sourire moqueur en le voyant perdu, la regardant comme un bout de viande ou comme une vision. Réelle ? L'était-elle. Elle n'en doutait pas. Voulait-elle le laisser dans le doute, peut-être. Mais il semblait réaliser plus vite que son cerveau à elle fonctionnait. Dommage. Le faire passer pour fou aurait été une nouvelle bonne idée à exploiter. A moins que ce soit une fausse bonne idée. Elle voulait entendre ses explications. Elle voulait l'entendre s'excuser.

Elle ne peut s'empêcher de faire un pas en arrière au mouvement amorcé d'Adrian dans sa direction. Aurait-elle peur ? Elle se souvient de l'amitié qui les liait. Elle se souvient l'avoir vu se muer en haine tenace lorsqu'elle avait retrouvé la mémoire et l'avait jugé coupable après délibération du jury. Elle se souvient de tout ça. Mais elle sait aussi qu'il est capable d'attendrir son monde. Avec son air bêta. Il était pourtant intelligent. Avec son air innocent. Il était pourtant coupable. Avec son air attendrissant. Il aurait pourtant du être repoussant. Elle aurait préféré. Ça aurait été plus facile. Maggie réfléchissait à cela lorsqu'elle sentit l'étreinte. Raide. Droite. Électrocutée. Choquée. Figée. Gelée sur place.

Elle sent de l'eau. Des larmes ? Elle est choquée. Elle ne comprend pas. Vraiment ? Si. Elle comprend. Il se moque. Il pleure parce que sa tranquillité est finie. Parce qu'elle va rétablir la vérité. Alors il tente le tout pour le tout. Jouer les heureux, les innocents. Comme d'ordinaire. Oh oui, il est brillant le pasteur. Brillant de sournoiserie. La colère remonte. Elle le repousse avec force, le laissant à terre, se retenant de balancer son genou dans ses parties fragiles et fit de nombreux pas en arrière. "Stop !" Elle tend le bras, désirant le tenir à distance au cas où il décide de revenir près d'elle. Elle veut garder la tête froide et rester concentrée. "Tu fais quoi là Wendelin ?"

Elle nota les cerises à terre. Dommage. Elle aurait bien eu besoin d'un remontant. "Tu crois que je ne me souviens pas ce qui s'est passé là-bas ? Que vous vous êtes débarrassés moi comme on se débarrasse d'un poids mort ?!" Elle aurait pu pleurer mais ce stade avait été dépassé depuis bien longtemps. "Jordan m'a dit ce que tu racontais à tout le monde. Un tas de mensonges. C'est permis par ton Dieu ça ? Est-ce que tu lui as seulement dit ce que tu as fait ? Que tu as voulu me tuer ?"

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W. Adrian Silverstein
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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Ven 7 Aoû 2015 - 19:04


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Pendant un instant, tu chialais en serrant ta revenante dans tes bras de têtard, croyant à peine que tout cela était vrai. La seconde d'après, te voilà étaler par terre, dans l'herbe humide et boueuse. Sur le moment, tu ne comprends même pas comment tu t'es retrouvé à barboter dans la boue. Ce n'est qu'après avoir relevé la tête pour chercher Maggie du regard que tu comprends que c'est elle qui t'a rejeté. Ça ne t'explique toujours pas pourquoi. « Stop ! » Les bras tendus en position de défense, Maggie ne semble décidément pas vouloir que tu t'approche d'elle. On croirait presque que tu l'as agressé. Tss tss tss ! Mon bon vieux Adrian... Qu'est-ce que t'as bien pu faire de mal, toi qui est un véritable saint aux yeux de tous ? Attention à ce que personne ne surprenne la scène. On risquerait de penser que tu n'est pas si blanc comme neige que ça. « Tu fais quoi là Wendelin ? » L'air ahuri, tu la fixe sans comprendre son geste. Qu'est-ce que tu fais ? Tu chiales de soulagement de la voir en vie. Mais sûrement que c'est pas la réponse qu'elle attend. Tu reste par terre, à patauger dans la boue sous la pluie, ne comprenant pas la situation.

Maggie est vivante... Oui. Elle est vivante... Mais dans ses yeux, tu lis une chose que tu n'avais jamais vu auparavant... Du moins chez elle. Car cette chose, tu l'as déjà sentit dans les regards d'autres personnes... Ce regard qui préférerait te voir disparaître de la surface de la Terre. « Tu crois que je ne me souviens pas ce qui s'est passé là-bas ? Que vous vous êtes débarrassés moi comme on se débarrasse d'un poids mort ?! » Te voilà bouche bée, sous le choc. Débarrassé d'elle ? Mais qu'est-ce qu'elle raconte ? Revenir d'entre les morts doit faire pas mal de dégât au ciboulot : suffit de voir comment t'as fini.

« Jordan m'a dit ce que tu racontais à tout le monde. Un tas de mensonges. C'est permis par ton Dieu ça ? Est-ce que tu lui as seulement dit ce que tu as fait ? Que tu as voulu me tuer ? » Te voilà complètement perdu. Jordan a parlé à Maggie ? Quand ? Depuis quand Jordan savait qu'elle était vivante ? Et pourquoi elle ne lui avait rien dit... Pourquoi elle n'était pas revenue plus tôt... Pourquoi après toutes ses années... « Jordan... ? Tu lui as parlé ? Quand... ? Elle a disparue... Je... Des mensonges.... Ce que j'ai fait... Je... » Et te voilà incapable de former une phrase correctement, tellement tu te perds dans tes mots, cherchant à comprendre ce que veut dire Maggie. Puis, révélation !

Tu te tais. Ton esprit s'illumine. Tu viens de penser à une chose qui donnerait tout son sens. Tu fixe Maggie dans les yeux. Ces reproches que tu lis dans ses prunelles. Tu reconnais Maggie. Tu n'as pas oublié le moindre trait de son visage malgré les années écoulées. Seuls ses yeux te sont étrangers. Lentement, tu te lève avec précaution, levant légèrement les mains et faisant un pas en arrière, comme pour lui prouver qu'elle n'a rien à craindre. Puis, tu demandes ce que tu redoutes : « Maggie... Est-ce que tu te souviens de se qui s'est passé ce soir-là, sur le bateau... » Ce soir... Cette terrible nuit. Sur ce bateau où tu n'aurais jamais dû mettre les pieds en premier lieu.

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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Sam 8 Aoû 2015 - 2:46


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Il a l'air choqué. C'est bien. Ça semble au moins plus réel que les pleurnicheries de la seconde précédente. Il pouvait bien duper son monde mais elle, elle savait bien que ce n'était que de la comédie. Elle ne le savait pas si bon à l'école autrement, elle l'aurait sans doute encouragé à être le bouffon des pièces de théâtre... C'était déstabilisant de l'avoir en face. Elle avait pensé souvent à ce qu'elle pourrait dire et faire face à lui, à commencer par une grande gifle. Il n'était pas encore trop tard, lui soufflait une petite voix. Certes, mais les reproches avant tout. Les explications également. Car oui. Si elle voulait au moins le voir se sentir coupable pour ce qu'il avait fait, voir en face qu'il regrettait ou du moins se sentait menacé par son retour, elle tenait également à l'entendre expliquer : pourquoi ? Pourquoi cette nuit-là ? Il avait eu deux occasions de l'aider. Deux moments différents pour deux choses différentes. La même nuit. Il n'avait rien fait. Elle lui en voulait. Pire que ça, il avait aidé son frère ou plutôt, le fils indigne de sa mère et de son père. Elle ne pouvait plus vraiment le qualifier de frère ...

Elle avait pensé et repensé à tout ça lorsqu'elle était sortie de l'hôpital en Italie et s'était installée avec Jordan. Elle avait pleuré longtemps en repassant en boucle les souvenirs qu'elle avait de cette soirée. Elle se cachait pour le faire et refusait que Jordan et plus tard Maria, ne la voit ainsi. Elle donnait l'idée d'être une femme forte mais elle s'en détachait bien souvent. Elle était simplement humaine. Les choses la touchaient malgré la barrière qu'elle s'était mise. De cette barrière ressorti un ricanement, plus une grimace qu'autre chose. Le choc. Les mots décousus lui laissaient supposer qu'il avait du mal à rassembler ses pensées. Bien. C'était un peu ce qu'elle avait vécu, sauf qu'elle n'avait eu aucune pensée de sa vie à mettre en forme ... rien. Nada. Ça aurait pu durer encore longtemps s'il n'y avait pas eu un déclencheur puissant. Il avait fait remonter les souvenirs de la nuit en premier. Avant tout le reste de sa vie. Avant Jordan même. Mais sitôt que sa petite soeur lui était apparue, elle n'avait pas hésité à l'appeler. Elle avait passé huit mois seule et ne comptait plus en passer un seul ainsi. Et elle était venue. Et Maggie lui avait raconté sa version de l'histoire. Et elles étaient restées presque six ans là-bas. En Italie. Voilà ce que Wendel cherchait sans doute à savoir. Et qu'elle se ferait un plaisir de taire jusqu'à ce qu'elle sache le pourquoi du comment.

Enfin. Il sembla se ressaisir. Vite. Trop vite. Le voir confus était un effet plutôt appréciable. Il la regarde. Elle le fixe comme si ses yeux pouvaient l'attendre, le torturer, le faire avouer, lui faire mal comme elle avait eu mal. "Tu crois que ça peut s'oublier ? Tu crois que je peux oublier ta passivité primaire suivie de ce regain d'énergie quand Killian a parlé de .. m'oublier ? Tu crois VRAIMENT que je peux oublier ça ?!" Elle aurait pu rugir si la voix humaine permettait ce genre de sons. Au lieu de quoi, elle agressa par les mots. "Je pensais qu'on était amis mais tout ce que tu as su faire c'est te taire et obéir. Rester sagement derrière Killian comme le petite toutou à sa mémère. Lâche." Elle cracha ces mots avec hargne, dégoût. "Le pire a été de reprendre conscience à l'autre bout du monde après des mois d'incertitude sur qui j'étais et pourquoi personne ne me cherchait ! Le pire encore, ça a été d'apprendre de la bouche de Jordan que tu nous prétendais morts en mer comme ça. Naturellement. Comme si la mer était coupable du fait que vous m'avez jeté par dessus bord ?!" Elle tourna le dos pour affronter sa propre tombe. "Ça devait bien te faire rire de voir les gens passer devant cette saloperie de tombe. Un coup de pied dans sa direction, elle aurait voulu arracher la stèle. "Il lui est arrivé quoi à Killian ? Finalement tu t'es dit que ce serait bien que le frère fasse comme la soeur ? Lui aussi, il a eu le droit au traitement que vous m'avez réservé ?!


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Penny E. Ribbs
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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Sam 17 Oct 2015 - 15:17

Padawan en manque d'inspiration ?


Je vois mes louveteaux que vous n'avez pas donné de réponses à ce sujet depuis plus de trois semaines. Est-il fini, abandonné ou l'avez-vous oublié ? Réponse il vous faudra donner dans la semaine à venir ou archivé ce sujet sera !
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W. Adrian Silverstein
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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Dim 25 Oct 2015 - 10:34


That's real
Adrian & Margaret



Si toute la haine du monde pouvait se concentrer dans un seul regard, certainement qu'elle serait dans celui de Maggie à cet instant. Hittler aurait l'air d'un enfant de chœur à côté de toi, le têtard, à en croire ces yeux sombre qui te matraque. Ils te transpercent au point que tes gambettes peine à te maintenir debout dans l'herbe boueuse, et que ta voix se casse. De quoi réduire à néant ton image de pasteur charismatique. Mais plus que ce regard qu'elle te lance, ce sont les mots qui sortent de la bouche de Maggie qui te troublent le plus. 'Ce qu'elle dit n'a pas de sens...' tu ne peux t'empêcher de te répéter dans ta tête. Maggie semble raconter une toute autre histoire, comme si elle n'était pas Maggie... Ou du moins notre Maggie... Comme si elle était une autre Maggie d'une réalité parallèle, où tout se serait passé différemment... Si seulement cette nuit s'était passé différemment. Si seulement ce satané bateau n'avait jamais quitté le port... Réveille-toi ! Abruti de têtard ! Avant de vouloir imaginer un monde où le naufrage n'a jamais eu lieu, essaye déjà de capter ce qui s'est passé selon Maggie, car pour l'instant, tout ce qu'elle raconte n'a aucun sens !!!

« Le pire encore, ça a été d'apprendre de la bouche de Jordan que tu nous prétendais morts en mer comme ça. Naturellement. Comme si la mer était coupable du fait que vous m'avez jeté par dessus bord ?! » Soudain, un éclair vient illuminer ton regard, tu semble t'éveiller de ce rêve qui a tout l'air de tourner mal. Les souvenirs de ton retour à Lewiston te revienne en mémoire, ainsi que ceux des jours sombres qu'ont été ceux de ta convalescence. Ces jours où tu étais égaré dans le labyrinthe de la folie, incapable d'en apercevoir la sortie. Voilà une époque de ta vie que tu aurais volontiers voulu oublié. « Ça devait bien te faire rire de voir les gens passer devant cette saloperie de tombe. » Ton regard s'assombrit, et tu ne cherche même pas à masquer cette culpabilité qui rejaillit de tes yeux. Ton cœur de têtard se serre.

« Il lui est arrivé quoi à Killian ? Finalement tu t'es dit que ce serait bien que le frère fasse comme la sœur ? Lui aussi, il a eu le droit au traitement que vous m'avez réservé ?! » Tu baisse les yeux, incapable de fixer à nouveau Maggie. Bien sûr que la culpabilité te ronge. Elle te ronge depuis tant d'année. Mais ce que dit Maggie n'a toujours aucun sens... Ce qu'elle raconte ne concorde pas avec tes souvenirs. Or, s'il y avait une chose dont tu pensais pouvoir te raccrocher au milieu de la folie qu'a engendrer ce naufrage, c'était bien ces souvenirs... Même si tu étais incapable de te rappeler précisément ces semaines passée à survivre au milieu de l'océan, tu étais persuadé de savoir se qui s'était passé cette nuit de naufrage... Mais tout d'un coup, voilà que Maggie te donnait une toute autre version, laissant le doute s’immiscer dans ton esprit. Et si tu avais tout faux, depuis le début ? Et si la mer t'avais rendu plus fou que tu ne le pensais ? Au point que ton esprit a falsifié tes souvenirs à cause de ta culpabilité ? Pitoyable. Toi qui pensait faire tout ton possible pour faire le bien autour de toi, voilà que ta vie repose sur un mensonge que tu t'es raconté pendant sept ans.

Non. Tu secoue vivement ta tête de têtard. Cela ne peut pas être des mensonges. Il doit il y avoir une explication... Une raison pour laquelle Maggie raconte tout cela. Quel lâche... Voilà que tu as plus confiance en ton esprit fou plutôt qu'aux paroles de Maggie... As-t-elle toujours aussi peu compté dans ton estime, ou est-ce à force de te mentir que tu ne fais plus confiance aux autres ?

Tu te fourre le front dans une main. Avoir une voix qui te parle dans ta tête donne la migraine à force, hein ? « La ferme... » me murmure-tu doucement avant de relever la tête. Tu tente de nouveau de faire face à Maggie, mais tu en es incapable à présent. Tes yeux se baisse instinctivement. Impossible de soutenir le regard tant la culpabilité te pèse. « Je... Je suis désolé... Maggie... » t'excuse-tu enfin auprès d'elle. Combien de fois as-tu déjà dit et redit ces mots, sans cesses. Devant cette tombe, ses photos, ou même dans ta tête. Tu tes excusé auprès de Maggie des millions de fois, pensant ne jamais pouvoir lui dire ses mots en face, et voilà qu'enfin tu le peux. Tu avais toujours pensais que tu te sentirais soulagé si tu avais pu lui demander pardon en personne, qu'un poids se libérerait... Tu avais tord. Au contraire, le poids semble peser plus lourd dans ton cœur. « La... La raison pour laquelle j'ai... J'ai dit aux gens que vous étiez morts... C'est... » Les mots peinent à sortirent. Ils se coincent dans le nœud que la culpabilité à nouer au fond de ta gorge. « C'est parce que... Qu'après tout ce temps pa... Passer sur le canot... La faim... La soif... Le soleil et la pluie... Et puis les voix.... Toutes ces voix... Lorsqu'ils m'ont trouvé je... J'ai... » Les voix, oh oui, les voix... Elles me manquent. Pas toi ? Tant de folie et de souffrance. Tu n'aurais jamais dû survivre. Tu ne voulais même pas survivre, et pourtant... Tu l'as fait. Quel lâche !

Un rapide mouvement de tête sur le côté pour lâcher, agacé, à voix basse un nouveau « La ferme ! » à mon intention, avant de continuer. Cette fois ci, tu mets plus d'effort pour soutenir le regard de Maggie. « J'ai cru que... J'ai préféré vous croire morts plutôt que... Plutôt que de penser que vous aviez pu traverser la... tout ça.... survivre... c'était... l'enfer... » Oh pauvre têtard... A pleurnicher en balbutiant. Attention à ce que la morve te coule pas du nez jusqu'à la bouche. Dégoûtant !

Et oui... Si c'est la folie qui t'as fait raconter n'importe quoi à la police, c'est la lâcheté qui t'as empêcher de changer ton témoignage. Tu aurais pu les sauver... Il suffisait de dire aux secours de continuer les recherches, et ils auraient été sauver... Et Maggie ne serait pas là à t'assassiner du regard. Elle a raison. Tu n'es qu'un lâche ! « Tais-toi... » Comme si tu avais déjà réussi à me faire taire avec des paroles. Rêve toujours ! « Je... C'est vrai... J'ai été lâche... Mais... Maggie... Ce que tu dis... Ca n'a pas de sens... Ça ne s'est pas passé comme ça... Tu ne t'en rappelle vraiment pas ? »


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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Dim 25 Oct 2015 - 14:25


That's real

adrian et margaret


Effarée. C'est le mot. Elle est effarée par son attitude, par son excuse pitoyable, par ses chuchotements. Elle est effarée d'entendre une justification aussi ridicule qu'elle en paraissait vraie. Et elle se trouva ridicule d'y trouver un brin de réconfort. Elle se trouva ridicule d'y croire même un minimum. Ridicule d'envisager le pardon pour toute solution. Alors c'était ça, son explication. Il plaidait la folie. Un plaidoyer si courant. Elle n'aurait jamais songé qu'il puisse sortir cette carte. Jamais imaginé. Ridicule. Totalement ridicule. Mais elle ne dit rien, baissa la tête, écouta. Le silence, des brides de mots, des chuchotements, encore. Un murmure qu'elle se refusa à identifier, c'était bien trop saugrenu. Est-ce qu'il avait appris son rôle par cœur pour le cas où il la reverrait un jour ? Effarée encore. Choquée. Pas encore dégoutée mais presque de le voir se servir d'une maladie pour toute justification. Folie. Finalement l'était-il peut-être pour prétendre chose pareille. Des voix. Le chuchotement pouvait être des paroles. Etait-il malade ? Etait-ce pour cela la reconversion ? Parce qu'il entendait des voix et se croyait ... en communion avec le Seigneur ? Plus elle y réfléchissait, son cerveau fonctionnant à une vitesse folle plus elle avait la sensation d'être prise pour une idiote, qu'il retournait sa foi contre elle. Mais à nouveau, elle resta muette.

Elle lui fit face à l'entente de sa question. Abruti. Comment aurait-elle pu oublier ! Et il voulait semer le doute, passer pour un innocent. Un côté d'elle le voulait en souvenir de leur amitié mais autre chose s'y refusait. Elle n'était plus cette Maggie là, trop vu, trop vécu et les cicatrices en bas de son dos le lui rappelait bien. Elle n'avait plus rien de la jeune femme qui rêvait d'une grande carrière et d'une petite vie tranquille. Ou du moins voulait-elle s'en persuader. Elle avait été Kate. Elle avait changé, cela l'avait changé. Ce constat lui fit serrer le poing. Elle avait envie de taper sur quelque chose, vraiment fortement. Adrian était là. Cible toute désignée. Mais elle n'avait plus la colère nécessaire. Ce sentiment remplacé par un autre qui lui fit fermer les yeux dans l'espoir de chasser les larmes. Faiblesse. "Je me souviens très bien que tu m'as laissé avec lui. Je me souviens pouvoir à peine tenir debout, être à l'eau et voir le canot s'éloigner. J'ai cru que j'allais mourir comme ça. Je ne savais même pas si j'allais savoir nager. L'eau commençait à me brûler et pourtant Dieu sait à quel point elle était froide. Et je ne sais pas après, je me suis juste réveillé sur un bateau marchand sans même savoir qui j'étais. J'ai passé huit mois comme ça ! Huit mois sans même savoir si j'avais quelqu'un, si je manquais à quelqu'un ! Je te déteste tellement pour ça." Et elle inspira un grand coup comme pour éviter aux larmes d'être versée, la respiration chaotique. "Je sais pourquoi Killian a voulu me passer par dessus bord mais toi... je ne comprends pas. Je n'arrive pas à comprendre. Je pensais que..." Sa gorge se noua à la pensée de ce qu'elle avait imaginé par le passé. Aucun Stark surtout pas leur grand-mère aurait été d'accord avec même l'idée de ça mais tout comme sa mère, elle s'en fichait pas mal. Malheureusement ou heureusement, ce n'était jamais arrivé. Elle savait à quoi s'en tenir aujourd'hui. "Et c'est quoi cet accoutrement ?! Parce que tu entends des voix tu te sens privilégié et plus proche de la rédemption ? Si j'avais su que tu étais fou..."

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MessageSujet: Re: That's real. + ADRIAN & MARGARET Lun 26 Oct 2015 - 12:18


That's real
Adrian & Margaret



Mensonges... Mensonges. Aller ! Admets-le ! Tu es plus fou que tu ne veux bien le croire ! Tu pensais que ton esprit malmené avait finit par guérir au fil des années ? Que les jours sombres étaient terminés ? Mensonge ! Tu te mens à toi même depuis tout ce temps... Comment peux-tu avoir cru avoir terminé avec tout ça, ne serait-ce qu'un instant ? Tu ne peux même pas croire en tes propres souvenirs... Oh oui ! Je vois cette petite graine qui germe dans ta tête... Cette graine que Maggie vient de planter, et que je me ferais un plaisir d'arroser et de gaver d'engrais de premier choix ! Le doute... Sûrement ton pire ennemi. Douter ? Non, tu t'y refuse. En tant que pasteur de la ville, tu te dois de guider les pauvres âmes égarées... Qui voudrait suivre un berger qui n'est plus sûr de rien ?! Ouais c'est ça. Tremble. Doute, de toi, de tout. Tu as peur... Et si Maggie disait vrai... ? Et si tu ne pouvais pas avoir confiance en tes souvenirs sur les événements de cette nuit-là ? Tu tente de te convaincre que cela est impossible, mais je suis là pour prendre soin de ta graine de doute.

A mesure que Maggie raconte les événements qui ont suivit le naufrage, tu sens ton cœur se serrer un peu plus qu'il ne l'était. Comme si quelqu'un l’écrasait dans le creux de sa paume. « Je me suis juste réveillé sur un bateau marchand sans même savoir qui j'étais. J'ai passé huit mois comme ça ! Huit mois sans même savoir si j'avais quelqu'un, si je manquais à quelqu'un ! Je te déteste tellement pour ça.. » Les larmes s'échappent lorsque tu entends ses mots. Le fait que Maggie te haïsse à présent te blesse tout autant que la pensée qui vient de te traverser l'esprit. Ne pas savoir si elle manquait à quelqu'un... A ton retour, tu n'avais plus personne à qui manquer. Oh oui ! Cette douleur... Tu t'en rappelles maintenant. Cette souffrance que tu as cherché à oublié. Cette agonie quand tu as appris que ce qui te restait de ta famille n'était plus... Même pas le temps d'être soulagé d'être en vie pour eux que tu aurais tout donné pour retourner sur ce fichu canot pour crever pour de bon ! Tu te mords la lèvre en pensant à ta famille absente. Ce n'est pas le moment. Tu as eu sept ans pour pleurer tes disparus. Maintenant il est l'heure d'écouter ce que l'une d'entre eux avait à dire.

Et la revenante continue sa complainte : « Je sais pourquoi Killian a voulu me passer par dessus bord mais toi... je ne comprends pas. Je n'arrive pas à comprendre. Je pensais que... Et c'est quoi cet accoutrement ?! Parce que tu entends des voix tu te sens privilégié et plus proche de la rédemption ? Si j'avais su que tu étais fou... » Un nouvel éclair jaillit de tes yeux. Tu entends ces mots, mais ils ont toujours aussi peu de sens pour toi. Maggie ne comprend pas ? Comme si t'y comprenait quelque chose, toi. « Te bazer par dezus pord ? Chamais ! Che n'ai cha....» ...et tu te tais brusquement, la bouche toujours ouverte sur cette phrase non terminé. Le malaise... Toi qui t'étais tellement entraîné, voilà que ton ridicule accent de Boche refait surface. Tu ferme les yeux un instant, agacé. Cet accent. Ce fichu accent que tu aurais voulu voir disparaître à jamais. Ce n'est pas le moment idéal pour te remettre à parler comme une mauvaise imitation d'Adolf Hittler.

Tu te concentre avant de rouvrir les yeux. « Maggie, je...Margaret... » Instinctivement, tu lève le bras gauche tout en faisant un pas vers elle, lentement. Mais voilà qu'une douleur vive stoppe ton mouvement. Une grimace s'affiche sur ton visage. Ce genre de temps merdique a le don pour réveiller ta blessure à l'épaule. Mais oui, cette blessure à l'épaule ! Quand bien même tu ne peux être sûr de tes souvenirs, ta blessure ne ment pas. Cette douleur lancinante qui te parcourt l'épaule est bien réelle. Par habitude, tu te masse l'épaule pour tenter d'apaiser la douleur. « Je suis désolé... J'ai été lâche... J'aurais dû les pousser à continuer de vous chercher, mais... Mais je n'ai jamais voulu te pousser par dessus bord... Je ne sais pas ce que tu as pu vivre... Je ne pourrais jamais comprendre... Mais cette nuit-là....Ça ne s'est pas passer comme cela... Je... J'ai... » Tu t'abstiens de continuer ta phrase. Pourquoi ? Si tu es persuadé que Maggie as des souvenirs erronés sur ce qui s'est passé cette nuit-là, pourquoi ne lui dis-tu pas ta version des faits ? Hein le têtard ? Tu lèves les yeux, mais tous ce que tu vois c'est ce regard remplit de haine de Maggie. Cette haine te blesse. Oh... Mais bien sûr... Évidement... Tes mots n'osent traverser tes lèvres, parce que tu te doute bien de ce qui va se passer. Tu as déjà vu ce regard noir à ton égard bien trop souvent pour l'ignorer. Qui irait croire les mots d'une personne qu'on haït de toute son âme ? Chacune de tes paroles auront des allures de mensonge éhonté pour elle. Personne n'a cru ton père lorsqu'il clamait son innocence... Pourquoi, toi, le fils d'un meurtrier, on te croirait ?

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