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 Well... I think we know each other [Terrie & Danny]

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Mar 30 Juin 2015 - 19:54




   

Terrie & Danny
on n'efface pas le passé. On vit avec qu'il soit bon ou mauvais en souhaitant pouvoir faire mieux dans l'avenir.
Ça aurait pu être pire... vraiment pire quand j'y pense bien. Je veux dire que le front ouvert et les jointures amochés c'est pas si mal quand on y pense. J'ai eu des blessures bien pire par le passé. Des os brisé ou encore des fractures ouvertes. Des tas de trucs pas franchement agréable à voir même pour les pauvres médecins qui ont dû me soigner après ça. Je me souviens encore de la tête d'un d'entre eux. Aucun doute qu'il a dû y repenser à deux fois avant de choisir les urgences comme lieu de prédilection pour bosser une fois son diplôme en main. On m'a tirée dessus, balancé des bouteilles par la tête, mais le pire et le plus douloureux reste tout de même le coup de bâton de golf que je me suis pris dans le bas du dois il y a trois ans. J'ai eue du mal à m'asseoir pendant trois semaines voir même un mois. Il y a des gens qui rigolent pas quand ils disent qu'ils veulent vous exploser le cul. Ne jamais sous estimer une personne qui vous dis ce genre de chose et qui à un club de golf dans l'autre main... encore moins si c'est un grand-mère hispanique... ou portoricaine. Je ne me souviens plus vraiment de son origine exacte. Enfin bref, tout ça pour dire que mes blessures d'aujourd'hui me semblait assez mineur et très franchement rien à fouetter un chat. Malgré tout, certaines personnes de mon entourage ont insistés pour que je reçois des soins. On ne sait jamais comme ils le disent si bien. J'ai la tête dire, tout ce qui va m'arrivée c'est un mal de tête carabinier le lendemain. Je comprend pas pourquoi ils en ont fait toute une histoire. Au moins, j'ai pu remettre à sa place le sale gosse qui a voulu mettre la merde au club. Il va s'en souvenir toute sa vie, je m'en suis assurée. Pas parce que les filles danses pour du fric qu'il faut les traîner comme de la merde sous une chaussure. Les hommes, tous les même et aucun respect dès qu'ils voient une jolie femme sortie ses airs bag. J'ai tout de même pas prévue de me retrouver assis sur un lit à l'urgence pendant près de 45 minutes. La première infirmière qui est venue me voir, ma refiler un truc contre la douleur pour me faire patienter. Il parait que les accidentés de la route ont la priorité sur les femmes au front grand ouvert et qui perde tout leur sang sur le plancher. J'exagère un peu, à peine tout de même.

Ne voyant personne pour venir me recoudre, je me suis dis que repartir chez moi n'est pas une si mauvaise idée même si ma démarche est instable et que je n'ai pas les idées totalement clairs. C'est vraiment pas grave. C'est ce que moi je crois, parce que en ce moment je plane un tout petit peu. C'est moins fort qu'au début, mais les effets sont toujours bien présent. La main tenant le tissus de fortune sur mon front, je marche tranquillement vers la sortie. Je suis presque sauvé quand une femme m'attrape le bras. Je ne veux pas retourner attendre. J'en ai assez, je suis fatigué, je perd mon sang et j'ai vraiment super mal à la tête... ce qui est pas étonnant en sois. « Madame, vous ne pouvez pas sortir avant qu'on est soigné votre blessure au front. » Je soupire frustré. « Écouté Thérèsa, je me vide de mon sang depuis tout près d'une heure... j'ai la tête qui tourne et j'ai un sacré maux de tête. J'aimerais juste pouvoir dormir dans mon lit ce soir et non pas dans trois jours. Je peux comprendre que je ne suis pas une priorité... mais je crois que généralement vous vous devez de soigner toutes personnes avec une blessure ouverte sur son crâne. Je me trompe peut-être par contre. » Le regard qu'elle me lance quand j'ai fini ma petite tirade m'indique clairement que je viens de me faire une ennemie. Zute, j'ai le coeur brisé en milles morceaux maintenant. Elle me traîne de nouveau vers le lit et m'oblige à y prendre place de nouveau en promettant qu'une infirmière va venir me voir. Je ne dis rien sentant le monde tourner autour de moi. Tout devient un peu flou et pendant quelques instant je ne remarque même pas qu'une infirmière est finalement venue pour me soigner. Quand ma vision devient de nouveau claire, je tombe sous le choc. Devant moi se trouve Terrie dans un uniforme classique d'infirmière. Je n'arrive pas à y croire... de tout les endroits, je dois retomber sur elle alors que je suis couvertes de sang et que j'ai sans doute une mine à faire peur à un revenant. Je secoue la tête comme pour chasser sa vue, mais elle est toujours là. « Terrie? C'est bien toi? » Je viens de me prendre un coup sur la tête et je sens le monde chavirer... j'ai peut-être fais preuve de beaucoup de lucidité avant... là elle semble avoir pris des vacances soudainement.


   
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Dernière édition par E. Danny J.-O'Reily le Mar 30 Juin 2015 - 20:34, édité 2 fois
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Mar 30 Juin 2015 - 19:59

Danny ∞ Terrie
Il y a ces ombres derrière moi, y’a ces souvenirs perdus, il y a ces choses dont j’ignore tout, et toi que je ne connais plus. Puis il y a toutes ces choses sur lesquelles tu mentiras, comme si nos souvenirs ensemble n’appartenaient qu’à toi.

Pourquoi le réveil sonnait-il ce matin ? Il n’était pas censé sonner, le cabinet vétérinaire était fermé aujourd’hui, alors pourquoi ce foutu réveil sonnait-il ? Sans bouger de mon lit, j’essayais de l’éteindre, en tapant au hasard vers la table de nuit, mais même lorsque j’appuyais dessus, le bruit ne s’arrêtait pas. Mal réveillée, il m’avait fallu plusieurs dizaines de secondes pour percuter, ce son ce n’était pas du tout celui du réveil, c’était celui de mon téléphone… « Oh merde… c’est le matin bon sang, laissez-moi faire des grasses matinées. » Sérieusement, j’avais déjà assez de mal à dormir et fallait qu’on me tire du sommeil mon jour de repos. La sonnerie se stoppa finalement avant que je n’ai le temps de prendre mon téléphone. « Ah bah voilà, comme ça c’est parfait. » Ce ne fut pas longtemps puisque la sonnerie reprit… « Oh fais chier… » Lâchais-je en soupirant avant de me lever pour attraper mon téléphone et constater que le numéro était celui de l’hôpital. « Allo ? » Dis-je après avoir décroché. J’avais réussi à retenir un juron. « Bonjour Terrie, c’est Betty. Dis-moi que tu es dispo, je t’en supplie. » Ok… ça sent gros comme une maison l’infirmière malade et on me demande d’assurer une garde de remplacement. Je sais bien que j’ai signé un contrat avec l’hôpital et qu’ils peuvent m’appeler à n’importe quel moment pour me demander de remplacer quelqu’un, mais aujourd’hui, j’espérais vraiment avoir un jour de repos, surtout que vu le bordel de mon appart, il faut vraiment que je range. À force de fouiller et de ne pas ranger, voilà ce qui arrive. « On n’est que deux aux urgences, on a vraiment besoin de toi ma belle. » Je me frotte les yeux et commence déjà à partir pour la salle de bains. « Ok j’arrive. Juste le temps de prendre une douche et j’arrive. » Je raccroche après les remerciements de Betty, je me voyais mal lui dire non de toute façon…

Si Dieu existe – ce à quoi je ne crois pas – je trouve son sens de l’humour très approximatif. En fait j’ai la sensation que Dieu est un enfant armé d’une loupe juste au-dessus de la fourmilière dont je sors, et qu’il ne songe qu’à une chose, me cramer… Les urgences sont pleines, même si la plupart des gens qui viennent ne devraient probablement pas être ici. Toute la matinée, je n’arrête pas et l’après-midi n’est pas mieux. Mais c’est quoi cette foutue journée ?! Après une nième patiente, j’ai besoin d’une pause. Je m’assois sur la première chaise que je trouve et je souffle un bon coup. Les yeux fermés, je veux juste reprendre mon souffle une seconde, parce qu’honnêtement je n’ai pas arrêté une seule seconde depuis que je suis arrivée et changée. J’ai même commencé avant d’entrer dans l’hôpital puisque sur le parking je suis tombée sur un mec ouvert à la tête. Tombé en skate que disent ses potes… Même pas le temps d’arriver que j’étais déjà au boulot. Alors quoi, je demande juste dix secondes, même si j’entends l’agitation autour de moi. C’est Theresa qui vient me déranger dans ma pause mentale de dix secondes… Ceci dit je dois reconnaître une chose à ce travail, je n’ai pas le temps de penser à autre chose que ce que je fais. Peut-être que je devrais demander plus de gardes du coup… « Terrie, tu as deux minutes ? Il y a une femme à recoudre à la 3, tu peux t’en occuper ? » Je soupire, discrètement tout de même. « J’y vais tout de suite. » Je prends une profonde inspiration et j’y retourne. Mon jour de repos est loin du calme que j’avais imaginé.

Je me rends au lit 3, et y découvre une femme avec une plaie ouverte au front. Je repense au skateur de tout à l’heure, et je me dis que c’est la journée des accidentés du front… Quand j’essaie de lui parler, elle me semble totalement dans les vapes. Après lui avoir dit que je m’apprêtais à la recoudre, et sans réponse de sa part, je me lance. Je commence par nettoyer la plaie bien sûr, shootée comme elle est je n’anesthésie pas davantage et me mets à réaliser ses points de suture. Finalement la jeune femme semble revenir avec elle, et je remarque ses yeux écarquillés… Se demande-t-elle se qu’elle fait ici ? Jusqu’à qu’elle me demande si je suis bien Terrie… euh oui, c’est écrit sur mon badge en même temps. Je passe sur le tutoiement, je me dis qu’elle est à l’ouest. « Oui, c’est ce qui est écrit sur mon badge. » Je lui réponds tout en continuant de lui faire ses points.
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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Mar 30 Juin 2015 - 20:32




   

Terrie & Danny
on n'efface pas le passé. On vit avec qu'il soit bon ou mauvais en souhaitant pouvoir faire mieux dans l'avenir.
J'ai du mal à garder les yeux ouverts pendant un certain temps. Je sens mon corps qui se balance. Peut-être que j'ai un peu trop perdue de sang? Non parce que je n'ai bu que deux bières alors ça ne peut définitivement pas être ça. Et je sais aussi que je n'ai pas consommée de drogue pour la simple et bonne raison que je ne me suis jamais droguée de ma vie avant. Donc, les cachets que l'infirmière m'a donnée font de nouveau effet? J'ai jamais été très forte sur les médicaments non plus. J'imagine qu'il peut y avoir un tas de raison pourquoi, mais j'aime tout simplement pas avaler des trucs qui vont supposément me faire me sentir mieux sans que personnes ne peut dire pourquoi. Aouis, je pousse un peu, mais qui peut m'en vouloir... je suis un peu dans les vapes en ce moment alors laisser moi délirer merci. Quand j'ai repris conscience que je ne suis plus seule et une femme me soigne, enfin, j'ai été surprise de découvrir le visage de la femme en question. Je me suis senti stupide de lui demandé si elle était bien Terrie. Je veux dire qu'elle devait savoir son nom et que je le sache ne soit pas franchement un exploit parce que bon elle a une plaque avec son nom comme elle le souligne dans sa réponse. Bravo génie!

Une toute petite partie de moi a espérée que ce que ce mec, Linus, m'a dit quand je suis allée à la recherche de Terrie au Fingertips soit faux. Mais vu comment elle réagit en ce moment en ma présence... Je ne peux pas dire qu'il a tord. La Terrie que je me souviens, même si ça fais des années maintenant, m'aurait sans aucun doute collé une gifle à vu pour avoir agit comme je l'ai fais. Elle aurait aussi pu tout simplement m'ignorer et me faire le traitement froid en me disant à quel point je suis une d'imbécile pour m'avoir ouvert le front. Durant l'année que nous avons passé ensemble, je me suis blessée quelques fois... bon plus que quelques fois au point où elle est tendance à me dire que j'avais le malheur qui me colle aux fesses et ce peu importe ce que je fais. Elle m'a soignée plusieurs fois ou m'a obligée à venir aux urgences quand ses connaissances ne lui a pas permis de me soigner correctement. Je lui suis redevable pour avoir pris soins de moi à cette époque sans trop se mettre en colère. Je crois qu'elle a même trouvée ça drôle par moment. Enfin, surtout quand je revenais avec pas grand choses après avoir été tout simplement assez sur un band de parc sans bouger et mettre fait rentrer de dans pas des gamins en vélo qui regardent pas où ils vont. Quelle histoire! Elle s'est moquée de moi pendant des semaines après ça.

Je me tortille un peu mal à l'aise soudainement. Puis, je lève les yeux vers elle pour enfin parler à nouveau. « En fais, on s'est connu par le passé. C'est un peu compliqué, mais en gros on est allée en cours ensemble. J'imagine que même si je me présence... ça servira à rien hein? Mais bon, je suis Danny. » Je lui offre un petit sourire nerveux alors que je frottes les paumes de mes mains sur mon jean. Je ne sais pas franchement comment faire la conversation. Qu'est-ce que vous dites à une fille avec qui vous êtes sortie par le passé, que vous avez vraiment aimée dont l'histoire à très mal finit, faut le souligner, et qui ne se souvient de rien? Aouis, ça sonne vraiment comme un mauvais film d'Hollywood. Je me doute qu'on lui est même mentionner mon nom... Disons que je ne dois pas avoir été très aimer après mon départ par son entourage. J'en suis bien consciente. Je me sens nulle... vraiment nulle. « Je crois qu'on m'a frappé sur la tête plus fort que je ne le pensais, mais bon au moins je connais la fille qui dois me recoudre le front... et c'est pas la première fois que tu le fais... oki je divague... je suis désolé... je vais me taire maintenant avant que tu me coudes les lèvres avec. » Comment avoir l'air encore plus débile devant quelqu'un que tu connais, mais qui te connais pas... Bravo Danny tu es une véritable championne pour avoir l'air de la conne de l'année. Je détourne les yeux en tentant de ne pas trop gigoter sur plus même si quand je suis nerveuse j'ai tendance à ne pas tenir en plus. J'ai voulu pouvoir faire de nos retrouvailles quelques choses de moins... bizarre peut-être... surtout pour elle.


   
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Mar 30 Juin 2015 - 21:27

Danny ∞ Terrie
Il y a ces ombres derrière moi, y’a ces souvenirs perdus, il y a ces choses dont j’ignore tout, et toi que je ne connais plus. Puis il y a toutes ces choses sur lesquelles tu mentiras, comme si nos souvenirs ensemble n’appartenaient qu’à toi.

L’été et sa recrudescence d’accidents en tout genre. À croire que les températures en hausse font également monter le nombre d’idioties commises qui se terminent la plupart du temps aux urgences… Les urgences dans un état comme celui d’aujourd’hui, c’est toujours usant aussi bien physiquement que moralement. Terrie tombera de fatigue quand elle rentrera chez elle, mais au moins aura-t-elle passer une journée sans penser à tout ce qui l’obsède de plus en plus au fil des jours, ces souvenirs perdus et le brouillard épais d’incompréhension systématique dans lequel elle vit depuis… pour le coup aussi longtemps qu’elle se souvienne, à peine un an… Une putain d’année, pas plus que ça… Finalement elle gagnerait en calme intérieur si elle passait toutes ses journées comme celle-ci, à ne pas avoir le temps de penser à quoi que ce soit si ce n’est le travail et encore le travail, toujours le travail. C’est une idée qui, même sans qu’elle en ait conscience, fait son petit bonhomme de chemin dans son esprit… demander plus de gardes à l’hôpital, sans oublier de gérer le cabinet vétérinaire aussi. Pas un instant, Terrie ne pense au fait qu’elle risque de se tuer à la tâche à travailler sans relâche, à jongler entre les deux… Pour l’instant, tout ce qu’elle peut voir, c’est qu’elle parvient à ne plus penser à ce qui lui fait du mal.

Pour le moment, la jeune femme ne se concentre que sur son travail, à savoir dans l’immédiat recoudre la plaie au front de la femme allongée dans le lit 3. Elle se laisse à penser que Theresa a peut-être un peu exagéré sur le dosage des antidouleurs, quand elle voit que sa patiente est dans les vapes. Terrie ne peut s’empêcher de voir ça comme une bénédiction cependant, au moins une qui ne va pas lui raconter toute sa vie pendant que Terrie fait son boulot. Elle entend encore le skateur lui racontait qu’il s’entraîne pour un concours qui a lieu dans deux semaines, et surtout lui demandait et lui redemandait s’il n’aura pas des complications… Il y aussi cette mère qui définitivement couve bien trop son fils pour l’emmener aux urgences pour des banalités… Alors le silence de sa nouvelle patiente lui semble plutôt sympathique. Sauf que la dite patiente semble être revenue à elle finalement. Terrie se dit qu’il faudra qu’elle pense à vérifier que sa plaie au front, malgré sa profondeur, est sans gravité. Elle noue déjà des points quand la jeune femme se met à lui demander si elle est bien Terrie. Pour le coup, l’infirmière ne pense pas du tout à quelqu’un qui pourrait la connaître. Elle se souvient aussi que Joshua a parlé de certaines personnes qui sont intéressées par le côté « hypermnésique amnésique » de Terrance pour un sujet de reportage. Enfin vu l’état de cette femme, c’est certainement la plaie au crâne et les médicaments qui la font divaguer.

« Évitez de trop bouger. » lui lâche Terrie lorsque sa patiente se tortille. « Je voudrais éviter de vous laisser une vilaine cicatrice. » Et de vilaines cicatrices, Terrie en a des tas, elle les connaît par cœur. D’ailleurs on en voit deux plutôt grosses sur son bras droit. La brunette reste concentrée sur son travail, et écoute d’une oreille distraite sa patiente.  Bien sûr, Terrie l’entend et elle se souviendra de ses paroles, mais elle n’y prête pas grande attention sur le moment. Elle ne tilte même pas sur le prénom, alors qu’elle a découvert de très nombreuses cartes postales dont le signataire était un(e) certain(e) Danny. Décidément Terrie n’est vraiment pas bien pour ne pas tilter sur ce prénom ! Ce n’est pas le genre de miss hypermnésie ça ! « Ok… » Commence Terrie face à la suite des déclarations de sa patiente. « Je pense qu’on a un peu exagéré sur la dose de vos antidouleurs, hein. Vous êtes en train de planer, bien comme il faut. » La brunette n’imagine pas une seule seconde que sa patiente puisse dire la vérité, pas qu’elle ne veuille pas la croire, mais vu son état, elle pense surtout qu’elle se trompe de personne. D’ailleurs depuis le temps qu’elle est amnésique, tout le monde a semble-t-il eu le temps de se rappeler à elle, et Hetty n’a jamais parlé d’une Danny. Terrie va pour reprendre ses dires mais n’a pas le temps de continuer que Betty vient l’interrompre. « Terrie, il y un type qui t’a demandé à l’accueil, je lui ai dit qu’on était débordés alors il est parti. Un rouquin. »  Terrie arrête ses points une seconde pour se tourner vers la dite Betty. « Je connais pas de… ah si j’en connais un… » Qu’est-ce que ce con d’Esras vient foutre là, se demande Terrie, avant de reprendre ses points de suture et de se reconcentrer sur sa patiente. « Vous vous êtes sentie mal après… après je ne sais pas quoi d’ailleurs… Des vertiges, des nausées ? Vomissements ? … Les coups à la tête, ce n’est pas anodin. » Et elle en sait quelque chose quand on pense à ce que sa propre tête a subi…

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Mer 1 Juil 2015 - 7:57




   

Terrie & Danny
on n'efface pas le passé. On vit avec qu'il soit bon ou mauvais en souhaitant pouvoir faire mieux dans l'avenir.
J'ai presque envie de fuir tout de suite maintenant avant même qu'elle est finie de me recoudre parce que je me sens tellement mal. Je ne sais pas ce qui est pire au final. Qu'elle se souvienne et que du coup soit toujours dans une colère noire après moi ou ça... l'indifférence totale. La colère, les cris et même les coups je peux facilement gérer... je gère généralement très bien même, mais ça je ne sais pas du tout comment gérer du coup j'ai juste envie de fuir parce que bon c'est ce que je fais en général quand une situation me dépasse. Je prend mes jambes à mon cou et au revoir je suis partie très loin en un rien de temps. Fuir c'est facile et on peut toujours éviter les problèmes de cette manières... le seul problème c'est que bien souvent les problèmes reviennent parce qu'ils ne sont jamais régler. Un problème jamais réglé est pire qu'une diarrhée explosive ou un concert de Miley Cyrus... voir les deux à la fois. Quel beau gâchis! Enfin bref, je divague encore non? Si je suis rendu très loin. Fichu médicaments à la con! Laissez-moi pouvoir réfléchir un peu sur le présent parce que très franchement je sens que je le dois.

Bon, je crois qu'elle ne me croit pas du tout quand je lui dis qu'on s'est connu au lycée. Pourtant, je trouve que j'ai l'air sincère quand je dis ça. Je suis couverte de sang, mais quand même c'est un tout petit détail ça. J'arrête aussitôt de bouger dès qu'elle me le demande en lui offrant mon meilleur visage désoler avant de parler à nouveau. « Désolé. Une vilaine cicatrice de plus ou de moins... je crois que je peux survivre sans problème. Ce n'est pas la pire et de loin. » Ce faire tirer dessus en bien pire que de se prendre une bouteille par la tête. Croyez-moi je le sais par expérience personnelle... et les trois trous de projectiles sur ma hanche et ma cuisse gauche le confirme. Je rigole pas quand je dis qu'une blessure de plus ne me fait pas de mal. Je me fais mal depuis que je suis tout gosse au point que ça ne me fait ni chaud ni froid et que les aiguilles sont devenus mes amis. Bon, des amis que j'aime tenir loin sauf que c'est pour un nouveau tatouage, mais tout de même. Quand elle souligne qu'on doit m'avoir donner une trop forte dose de médicaments contre la douleur que je plane littéralement... je me sens un peu offusqué. J'ai peut-être pas toute ma tête... mais j'en ai assez pour me sentir offusquer tout du moins. « Je sais pas si je dois mal le prendre que vous pensez que je plane littéralement. En fait, je crois que je préfère que vous pensiez ça que je suis une menteuse... Ça fait vachement plus mal à l'égo. » Je parle un peu trop je crois bien... Ça n'aide pas du tout ma cause pour faire croire que je ne suis pas complètement sur un nuage. Une infirmière approche pour venir prévenir Terrie que quelqu'un l'attend à l'accueil. Elle me lance un regard avant de partir et je réalise que cette infirmière parlait avec le type contre qui je me suis battu. Je crois que c'est son petit frère ou un truc dans le genre du coup je me sens obliger de dire quelque chose. « Le nez de votre frère, ça va? » Elle me lance un regard de la mort en tournant les talons. Je l'entend marmonné sans pouvoir savoir ce qu'elle dit. « Je crois que ça veut dire non... Et bien, si je dis qu'il m'a balancé une bouteille de bière au visage, ça passera comme excuse pour lui avoir cassé le nez ? » J'ai levée les yeux vers elle avec un petit sourire en coin sur le visage et un air désolé. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me réponde, mais parler semblait rendre mes idées de plus en plus clair. Je me tais de nouveau pour la laisser finir son travail en silence en me disant que j'ai bien assez causer comme ça. Elle finit par me poser quelques questions que j'ai souvent entendu par le passer.  « Non... enfin je me souviens pas avoir cassé le nez du frère de Betty... mais c'est que quelques secondes d'absence et avec tout le sang que j'avais sur le visage j'imagine que ça peut s'expliquer. J'ai la tête trop dure pour ma propre santé. Je m'en remettrai. » J'ai souris à mes mots. Terrie me l'a souvent dit autre fois. Ça et que je ne suis pas super girl donc en théorie je ne suis pas invincible. J'ai jamais vraiment écouté et elle m'a souvent sortie un fameux et horriblement détestable « je te l'avais bien dis ». J'ai toujours eue une sainte horreur de cette phrase. C'est la phrase suprême que toute petite amie vous balance quand vous foirez comme elle l'a prévue avant même que vous pensez à faire l'action.


   
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Sam 4 Juil 2015 - 13:47

Danny ∞ Terrie
Il y a ces ombres derrière moi, y’a ces souvenirs perdus, il y a ces choses dont j’ignore tout, et toi que je ne connais plus. Puis il y a toutes ces choses sur lesquelles tu mentiras, comme si nos souvenirs ensemble n’appartenaient qu’à toi.

Terrie continue consciencieusement son travail pour refermer point après point la blessure au front de sa patiente. En tant qu’infirmière, Terrie en sait bien plus qu’elle ne le devrait, sûrement parce qu’elle a aussi suivi de nombreux cours de médecine chirurgicale à la fac, et parce qu’elle se trouve être vétérinaire aussi. Des choses dans le milieu médical, que ce soit chez l’homme ou chez les animaux, Terrie en sait beaucoup. De manière générale, Terrie en sait beaucoup et de ce côté elle n’a rien oublié. C’est tout ce qui la concerne qu’elle a oublié. Ce sont ses souvenirs, sa vie, les relations qu’elle a eues… Mais ce qu’elle a appris à l’école ou à la fac, ça n’est pas parti, elle sait toujours tout à ce sujet. De quoi énerver Linus d’ailleurs… Terrie a fini par comprendre qu’il y a une certaine part de jalousie dans sa relation avec Linus, il jalouse l’hypermnésie de la brunette, parce qu’elle a bien plus de facilités que lui à savoir ce qu’elle veut et ce sur n’importe quel sujet. Là où il continue d’en savoir plus, c’est sur elle-même et son passé, mais ça finira bien par changer à un moment… et Terrie est intriguée par cette peur qu’ils ont tous, Linus plus que les autres semble-t-il, à ce qu’elle se souvienne de choses qui la concernent. Comme elle l’a si bien dit à Linus il y a peu, c’est sa vie à elle aussi.

Que son interlocutrice ait l’air sincère ou non, ce n’est pas ce qui préoccupe Terrie à cet instant. Pour une fois que Terrance arrive à se déconnecter totalement d’elle-même et de tout ce qui lui tourne autout, et qu’elle ne songe qu’à son travail… Et bien c’est sur ce dit travail qu’elle se concentre, tentant de faire des points les plus parfaits possibles, pour que la cicatrice de sa patiente puisse à terme peut-être totalement disparaître. Cette dernière lui assure qu’elle n’est pas à une cicatrice, près… c’est marrant parce que depuis qu’elle a été percutée par une voiture (Terrie se refuse à user encore du mot « accident » maintenant qu’elle sait que ce n’en était pas du tout un, mais que cela était tout à fait volontaire), la brunette est maculée de cicatrices, alors elle non plus n’est plus à une cicatrice près. « Ca nous fait un point commun. » Répond-t-elle alors à sa patiente. D’ailleurs on peut voir quelques-unes des cicatrices de Terrie. Notamment celles de son avant-bras, celui qui a fini broyé dans l’accident et qui tient surtout grâce à des plaques. Les autres sont plutôt cachées actuellement. La peau s’est bien réparée et on ne voit plus rien aujourd’hui à cet endroit en tout cas. « Si un jour, vous vous ennuyez, on pourra comparer. » Terrie propose mais elle doute que son interlocutrice s’en souvienne, la brunette trouve qu’on a vraiment chargé ses antidouleurs. D’ailleurs, Terrie fait surtout la conversation.
Finalement la conversation se poursuit et sa patiente s’offusque que Terrie ne veuille pas la croire. Mais la jeune femme a du mal à s’exprimer vraisemblablement. Terrie se décide à la faire relativiser, en se rappelant de ce que Josh lui a dit. Après tout si les employés de son ami ont pu en venir à réfléchir sur le sujet, ils ne sont probablement pas les seuls. « J’aurai aussi pu vous accuser d’être journaliste, et de trouver tellement ironique le sujet de l’hypermnésique amnésique, que ça valait bien un reportage pour votre journal… » Puis Betty finit par venir les interrompre, et elle annonce à Terrie qu’un rouquin est passée la voire. Maintenant la brunette est certaine de retrouver Esras chez elle, à attendre qu’elle rentre, et ce n’est pas pour lui plaire. Sa patiente se rend compte alors que c’est le frère de Betty qu’elle a frappé… Oh ce n’est pas une première pour le frère de Betty, ça n’empêche pas la grand sœur d’être particulièrement agacée par ce qui arrive depuis maintenant plusieurs années. Le petit frère de Betty a abordé un caractère bagarreur depuis la mort de leurs parents, et la sœur n’a pas encore trouvé le moyen de stopper tout cela. « Oh elle est parfaitement au courant que c’est souvent lui qui commence. Ça ne veut pas dire qu’elle apprécie que son petit frère finisse aux urgences tous les mois. Étrangement. » Bien sûr la fin de sa phrase est pure ironie. Alors non, ça ne passera pas comme excuse. Il reste son petit frère et Danny reste celle qui lui a cassé le nez, qu’il l’ait cherché ou non. Finalement la dite Danny se reconcentre sur ce que Terrie lui a demandé, et répond aux questions que l’infirmière lui a posées. Elle a eu une légère absence mais elle précise plusieurs autres choses. Terrie sourit malgré elle. « Vous n’êtes pas invincible, vous savez ? » Ce n’est pas un reproche, Terrie sourit simplement. Elle ignore combien de fois elle a entendu des personnes comme Danny lui dire ce genre de choses, et ce qu’elle ignore davantage c’est le nombre de fois qu’elle a dit cette phrase, et encore à plus à celle qui se trouve devant elle.

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Sam 4 Juil 2015 - 19:49




   

Terrie & Danny
on n'efface pas le passé. On vit avec qu'il soit bon ou mauvais en souhaitant pouvoir faire mieux dans l'avenir.
J'ai toujours été de ceux qui se retrouve au milieu d'un bagarre alors qu'au début de celle-ci je suis dans le coin le plus éloigné de la salle. Je n'ai jamais eue de chance en plus de toujours connaître un des deux débiles qui commencent à se battre. Tommy est l'exemple même. Il s'est toujours retrouvé au milieu de tout ça et bien entendu, je l'ai toujours suivi parce que sans moi ce petit con se prenait toujours les pires coups. Pourtant, on a eu beaucoup de plaisir ensemble. Oui, on est sorti ensemble et oui, j'ai couché avec le fils de mon patron, mais comme tout le monde l'a toujours su ça n'a jamais été un problème. Je crois que ce qui m'a le plus déranger c'est qu'il en épouse une autre au final pas parce que j'ai voulu devenir sa femme ou un truc dans le genre. C'est simplement parce qu'on a vécu un tas de choses et soudainement, je ne peux plus être à ses côtés parce que sa femme n'apprécie pas que son garde du corps personnel soit une autre femme. Quelle garce celle là! Je vous jure que j'ai eue envie de lui exploser la tête quand Victor et Carole, les parents de Tommy et donc mes patrons... ainsi que les têtes de la mafia irlandaise dans la région, m'ont dit qu'il c'est fait descendre dans un restaurant chic. Étrangement, le restaurant en question a toujours été le préféré de madame. Pas besoin de vous dire que je l'ai eue à l'oeil chaque secondes depuis la mort de son tendre époux. J'ai fini par devoir passer à autre chose pas par choix, mais par nécessité. La mort de mon père n'a été qu'un point dans toutes ces affaires et le choix de revenir à Lewiston pendant un certains temps n'a pas été anodin non plus. Quand le grand patron vous demande quelque chose, tu le fais un point c'est tout. Dans un premier temps, je n'ai pas été franchement ravi de devoir rester ici. Je préfère être plus utile et dans les grandes villes c'est plus facile de l'être, mais bon faut croire que j'ai une bonne tête sur les épaules et tout ce que Victor veut pour gérer les affaires qu'il a dans le coin. Le Naugthy or Nice n'est qu'une toute petite partie de son commerce et il me l'a remit après que l'ancien propriétaire est malencontreusement eu la mauvaise idée de faire le con avec lui. Oui, un homme charmant ce Victor. Tout ça pour dire que ce n'est pas parce que j'ai grandi ici que je veux nécessairement y revenir. Trop de choses ont changés depuis mon départ et très franchement... c'est clair que je n'ai aucune attache dans cette ville.

Je grimace légèrement en sentant une onde de douleur traverser mon crâne alors que Terrie est toujours en train de me recoudre. Avec le temps, j'ai cachée plusieurs de mes cicatrices sous des tatouages. Je me suis dis que dans certain cas, un tatouage est mieux qu'une longue cicatrice fait par un couteau dentelé. Ce genre d'arme a tendance à laisser des cicatrices encore plus moche qu'un simple couteau, d'un coup de bâton de baseball ou de bouteille. Après, on aime les tatouages ou pas. Pour ma part, je me suis toujours senti à l'aise de les montrer et je ne les ai jamais cachés même si certains peuvent être trop tape à l'œil.  Je pense justement à celui qui couvre tout mon flanc gauche et qui se trouve être un montage complexe de feu, d'eau, d'étoiles et d'électricité. Je vous dis pas combien de temps j'ai du passé coucher pour celui-là! « C'est mieux que d'aimer le chocolat comme point commun. » Je souris en coin à ma tentative de blague même si je la sais complètement pourrie. Généralement, les cicatrices et les blessures ne sont pas des sujets de conversations que les gens aiment aborder... surtout quand une deux personnes ne connait pas l'autre.  « Peut-être, qui sait ça pourrait être drôle compte tenu que la majorité de mes cicatrices ont des histoires débiles derrières. » Débile est léger même pour les décrire. Sans trop bouger, je pointe du doigt une cicatrice sur ma mâchoire que de sa position elle doit bien voir. « Celle que j'ai juste ici remonte à mon adolescence. J'étais assise avec des amis et je me suis prise une planche de skateboard directement dans la tronche. J'ai aucune idée d'où elle sortait ou comment il a fait pour me la balancer dans la tronche... mais c'est arrivé et j'ai eue huit points. On c'est bien fichu de ma gueule pendant des semaines. » Je ne mentionne pas que théoriquement, elle était présente ce jour là parce que bon... j'ai compris le message et insister ne va pas trop aider en ce moment.

Quand elle souligne que je peux être un journaliste, je ne peux pas m'empêcher de faire un air dégoûter sur mon visage. Je n'ai jamais vraiment aimer les journalistes. Une bande de fouineur qui ne savent pas quand s'arrêter. Pour eux, la vérité est essentielle même si au final il y risque leur vie. « Pas faux. » Elle a de très bonne raison de ce méfier surtout si on lui casse encore les pieds avec son accident et tout le reste. Ça ne doit pas être évident et je me sens un peu stupide d'avoir insister. « Désolé, je ne voulais pas donner l'impression que j'en voulais à votre histoire ou un truc dans le genre. » Des excuses c'est le moins que je peut donner. Je décide de me tenir tranquille après ça, mais malheureusement je n'y arrive pas vraiment. Tomber face à face avec la soeur du mec que j'ai cassé le nez plus tôt dans la soirée est un peu ironique et aussi gênant. Faut pas croire que j'aime taper sur des gens, mais il le méritait et pour cette raison je ne risque pas de m'excuser directement à son frère. Par contre elle mérite pas un frère qui est un aussi gros trop du cul. « On choisi pas sa famille. Je suis bien placé pour le savoir. » Si je dis la première partie de ma phrase assez fort pour qu'elle l'entend, je me garde bien de murmurer le reste. Si le choix s'impose à moi, clair que j'aurais choisi une autre famille que la mienne. Mon père était fou et maintenant il est mort de chez mort. Ma mère pour sa part est une garce qui m'a abandonnée et avec qui j'ai eu très peu de contacte. Elle ma rayée de sa vie et donc j'en ai fais autant de mon côté. Je soupire légèrement. Je déteste penser à ma famille. C'est tout simplement dépriment. Je répond à ces questions en haussant des épaules. Il n'y a rien à s'inquiété pour mon état. Et puis soudainement, j'entend LA phrase qu'elle me disait toujours après que je me sois fais mal. Surprise, je lève les yeux vers elle. « Qu'est-ce que vous venez de dire? » Je suis totalement sous le choc de l'entendre dire ce genre de chose.


   
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Dim 5 Juil 2015 - 19:49

Danny ∞ Terrie
Il y a ces ombres derrière moi, y’a ces souvenirs perdus, il y a ces choses dont j’ignore tout, et toi que je ne connais plus. Puis il y a toutes ces choses sur lesquelles tu mentiras, comme si nos souvenirs ensemble n’appartenaient qu’à toi.

Comparer ses cicatrices avec celles de quelqu’un d’autre… à dire vrai ce n’est pas une chose que Terrie risque de faire. Toutes les cicatrices qu’elle aborde à ce jour n’ont qu’une seule origine : la tentative de meurtre échouée dont elle a été la victime. Enfin il y en a bien quelques-unes qui viennent d’ailleurs, mais ce sont loin d’être les plus visibles, honnêtement. Et elles ne sont pas non plus de celles que Terrie cache. Parce que oui, toutes les cicatrices qui proviennent de ce que la brunette se refuse à appeler « accident » désormais, Terrie a tendance à les cacher. Bien sûr pour une grande majorité, elles sont cachées sans que Terrie n’ait à faire un quelconque effort, il lui suffit d’être habillée après tout… habillée long cependant. Avec la chaleur qui revient et la tendance à s’habiller léger, ça risque de ne pas tarder à lui poser des problèmes. Il y a aussi la cicatrice de son crâne, la plus grosse si elle juge par ce qu’elle ressent quand elle passe ses doigts dessus, mais elle est noyée sous les cheveux ébènes de Terrie, fort heureusement. C’est sûrement celle que Terrie déteste le plus, parce que c’est un rappel constant – bien qu’avec sa mémoire d’hypermnésique, elle n’en a pas vraiment besoin – que vingt-six ans de sa vie ont complètement disparu… Et par la même, Terrie est alors obligée de repenser que si c’est arrivé, c’est parce que quelqu’un a tenté de la tuer. Elle n’en a pas conscience mais l’infirmière avait moins tendance à les cacher avant qu’elle ne se souvienne de cette nuit… aujourd’hui tout ce qui peut lui permettre de nier que ce souvenir est bien réel est une chose à laquelle Terrance a désespérément besoin de se raccrocher, comme on a besoin d’oxygène pour vivre…
Alors non, il n’y a aucune chance pour que Terrie se mette à comparer ses cicatrices avec celles d’une autre personne, fusse-t-elle une personne proche d’elle. Ce ne sont que des mots, qui sont sortis de sa bouche simplement pour faire la conversation. Sa patiente lui explique qu’elle a des histoires débiles pour la plupart de ses propres cicatrices, ce qui fait sourire Terrie. Malgré tout ce qu’elle endure, et ce qu’elle se fait endurer, Terrie parvient encore à sourire. Pour ce qui est de rire par contre… le seul à avoir pu l’entendre rire dernièrement, c’est Chris et Terrie n’est pas certaine que ça arrivera de nouveau, parce que vraiment la brunette s’enferme et s’engouffre dans des ressentiments bien trop noirs et négatifs… il faut qu’elle en sorte, et le seul moyen c’est peut-être de crier haut et fort son mal-être de plus en plus oppressant. Elle écoute toujours Danny lui raconter un peu de sa vie, et l’histoire d’une cicatrice en particulier, alors que le sourire n’a pas quitté les lèvres de Terrie. « Sympa à raconter comme anecdote . Un peu moins sympa pour les amis, ceci dit. » Commente-t-elle, se moquant peut-être un peu aussi, c’est bien la peine de dire que les amis n’ont pas été sympa. Très peu se moque de ce que Terrie a vécu, des cicatrices qu’elle peut avoir, personne à dire vrai, pas même Linus… Il se moque de l’amnésie mais pour le reste, il est plutôt silencieux. Peut-être parce que ça ne lui est pas amusant de se moquer du fait qu’elle aurait pu mourir, qu’elle aurait dû mourir même, vu l’état dans lequel elle était… Honnêtement, de l’avis de tous, la survie de Terrie tient du miracle. Les infirmières et les médecins présents lorsqu’elle est arrivée aux urgences, des collègues et des amis pour certains, ont repoussé leurs limites pour garder la brunette parmi eux, mais si ça n’avait pas été elle, peut-être auraient-ils abandonné plus tôt, parce qu’il y avait bien plus de raisons de croire à sa mort qu’à sa survie miraculeuse. Betty était de ceux présents cette nuit-là, et elle est passée tous les jours au chevet de Terrie, espérant qu’elle finirait par se réveiller. Terrie s’en est sortie, mais c’est bien loin de l’état indemne. « C’est toujours mieux et surtout plus facile de rire des petits bobos que des gros. Surtout quand ce sont les autres qui les subissent. » Mais Terrie s’abstient d’ajouter « Frôlez la mort de suffisamment près pour que votre survie tienne du miracle et personne ne se moquera jamais. » Heureusement pour Terrie d’ailleurs, parce qu’elle ne serait présentement pas capable de supporter une plaisanterie sur le sujet. Parce que ce n’est pas un accident dont elle est miraculeusement ressortie vivante, c’est une tentative de meurtre qui lui a coûté bien plus qu’on ne peut le croire. Une tentative échouée peut-être, mais aussi à moitié réussie, parce qu’une partie de Terrie a disparu et ne reviendra peut-être jamais.

Terrie s’attèle toujours à sa tâche quand sa patiente s’excuse finalement, assurant qu’elle ne voulait pas donner l’impression d’en vouloir à son histoire. Terrie se montre de plus en plus méfiante à ce sujet, surtout depuis sa discussion avec Joshua « Une hypermnésique amnésique, même moi je trouverai le sujet passionnant si on parlait pas de moi. » lui a-t-elle répondu quand il l’a évoqué. « C’est rien. » Répond simplement Terrie, ne percutant toujours pas sur le prénom de sa patiente, surement parce que lorsqu’elle a trouvé les cartes signées « Danny » elle a cru et croit toujours qu’il s’agit d’un homme. Un moment, elles s’égarent à parler de Betty et de son frère. Même si elle n’en a pas le souvenir, Terrie a souvent entendu Betty lui parlait de son frère par le passé. C’est arrivé de nouveau après, et la brunette a de la peine pour sa collègue et amie. Sa patiente lui dit alors qu’elle sait être bien placée sur le sujet qu’on ne choisit pas sa famille. Une phrase à laquelle Terrie répond depuis toujours par la suivante « Il y a la famille qu’on nous donne et celle qu’on se choisit. » Cette phrase, Terrie la dit depuis son enfance, depuis la première dispute avec ses parents, celle qui aujourd’hui encore régit la relation entre la fille et les parents. Les parents sont la famille qu’on lui a donnée… Hetty, Nigel, Linus et tous les autres, c’est la famille que Terrie s’est choisie.
Puis Terrie dit une chose, innocente de son point de vue, une autre chose qu’elle dit souvent à des patients casse-cous. Mais la réaction de sa patiente actuelle semble être une grande surprise. Alors qu’elle réalise le dernier point nécessaire à la plaie de sa patiente et qu’elle termine ainsi de la recoudre, cette dernière comme sous le choc lui demande ce qu’elle vient de dire. Alors qu’elle repose le matériel qu’elle avait en main, Terrie hausse un peu les sourcils. « Que vous n’êtes pas invincible ? » demande-t-elle, peu sûre que c’est ça qui a choqué sa patiente.

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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Mer 8 Juil 2015 - 16:04

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Terrie & Danny
on n'efface pas le passé. On vit avec qu'il soit bon ou mauvais en souhaitant pouvoir faire mieux dans l'avenir.
Je ne crois pas qu'un jour nous allions réellement comparer nos cicatrices. Ce n'est pas le genre de choses que deux femmes font. Avec un mec, là c'est totalement différent. Les mecs aiment montrer les blessures de guerres, comme ils aiment les appeler. Rohan ou Nolan ne sont pas différents des autres sauf qu'ils n'ont jamais fait le point contre moi. Et puis ce n'est pas franchement une activité marrante à faire. Je regarde mes mains. Dans les paumes de celle-ci, il y a plusieurs petites marques blanches qui se s'entrecroisent ici et là. J'ai oubliée d'où proviennent la majorité d'entre elles. Je me suis tellement blesser souvent que je n'y porte plus attention. Si mes paumes sont parsemées de petites blessures, l'endos de mes mains, surtout mes jointures, ont une bonne couche de tissus cicatricielles. J'ai toujours eu tendance à me battre depuis plusieurs années. Je n'aime pas pour autant le faire, mais dans mon métier il faut savoir quand laisser les gestes parler surtout quand on est une femme et que les paroles ne semblent pas pouvoir se faire un chemin jusqu'au petit pois qui sert de cerveau à certains hommes. Je ne veux même pas penser à l'idée de ce que mon père dirait s'il était toujours vivant. Je n'étais plus du tout la jeune femme qui avait quittée Lewiston 7 ans au part avant. Cette femme était enterrer en grande partie à l'intérieur de moi-même. Je n'avais pas eu le choix de mettre de côté bon nombres de mes valeurs et parfois mon sens moral afin de survivre. D'un côté, c'est presqu'une chance que Terrie ne se souvient pas. Je m'évite une gifle pour être partie, dans un premier temps, et puis aussi elle serait sans aucun doute assez déçu de voir où j'en suis dans ma vie.

Je suis tout de même contente de la voir sourire à mon histoire. Bien entendu, je ne lui dis pas qu'elle était avec moi ce jour là et que théoriquement, elle s'est aussi un peu moquer de ma gueule quand c'est arriver. Je crois que c'est mieux que je n'insiste pas... Je me demande si elle a reçue la dernière carte postal que je lui ai envoyé de Vancouver il a environ trois mois ou celle de l'Alaska un peu plutôt dans l'année. Si oui, elle doit surement les avoir jeté ne sachant pas qui lui envoyait des carte postal. « Mes malheurs ont toujours fais rire les gens... enfin dans une certaine mesure. J'imagine qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer. » Un dicton qui m'a toujours suivit avec les années. Faut dire que je me le suis souvent fais dire et souvent dit à moi-même. C'est comme une des ces phrases rassurantes qu'on se dit quand un truc va mal, mais qu'on ne veut pas se l'avouer. Ça nous remonte partiellement le moral pendant un certain temps. En écoutant ces mots, je réalise quand voulant alléger l'ambiance avec une histoire marrante, j'ai peut-être fait tout le contraire. Je ne sais pas beaucoup de son accident, mais je doute que ce fut quelque chose d'agréable et du coup je me sens un peu mal d'avoir non volontairement ramener le sujet à l'avant de la scène. « Aouis. J'imagine... c'est toujours moi qui me blesse alors... je ne sais pas vraiment comment c'est de voir quelqu'un d'autre se blesser et personnellement... Si je peux éviter de voir les autres se faire du mal ou de leur faire du mal, je le fais. Casser des nez n'est pas quelque chose que j'aime particulièrement. » Je déteste ça même, mais comme tout on doit parfois faire des exceptions à la règle pour survivre.

Je préfère me concentrer pendant un instant sur mon environnement. Du coin de l'œil, je vois Betty avec son frère. Mince, pauvre mec. Non seulement il a vraiment une sale tête, j'y suis allée fort et je me sens mal, mais aussi il se fait engueuler comme du poisson pourrie par sa sœur... ça par contre je ne le regrette pas du tout. C'est totalement mérité. Du coin de l'œil, je vois une silhouette familière. Rohan se tient à l'entrée de l'urgence. Il semble attendre un geste de ma part pour venir me rejoindre. Après mes excuses, le sujets divagues sur la famille et je ne peux être que d'accord avec qu'elle me répond. « J'ai dû être méchante avec des bébé chiens dans une autres vies parce que j'ai l'impression qu'une comme l'autre... j'ai eu une famille de merde et j'ai choisi une famille de merde. » C'est à moitié une plaisanterie... juste à moitié parce que ma famille est asses dysfonctionnelle et ceux qui m'entourait aujourd'hui, sauf Rohan et Nolan, étaient assez merdique aussi. J'ai pas eue de chance à la loterie et je me suis ramasser à la case "Famille de con". Mais je me console en disant que j'avais au moins ce grand gaillard qui veille sur moi comme un grand frère. Mieux que rien. Je fais signe à Rohan de me rejoindre alors que Terrie semble être sur le point de terminer son travail. Si elle me prenait pour une folle, maintenant c'est clair elle doit se dire qu'on m'a donnée des médicaments beaucoup trop fort. Je me reprend rapidement... et du mieux que je le peux. « Désolé... Une amie avait tendance à souvent me dire cette phrase et ça m'a surpris de l'entendre par quelqu'un d'autre. » Rohan s'arrête à mes côtés. Il tient un vieux t-shirt de Nirvana dans une main. C'est un des vêtements que je garde dans mon bureau au cas où j'ai besoin de me changer pour un raison quelconque. « Hey boss, prête à rentrer à la maison? Je vais vous ramener et j'ai aussi pensé à apporter de quoi vous changer. » Je lui souris en prenant le t-shirt. « Merci Rohan. Je vais te rejoindre dès que j'ai finis. » Il nous offre un sourire, puis repart vers la sortie des urgences.


   
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Sam 18 Juil 2015 - 14:22

Danny ∞ Terrie
Il y a ces ombres derrière moi, y’a ces souvenirs perdus, il y a ces choses dont j’ignore tout, et toi que je ne connais plus. Puis il y a toutes ces choses sur lesquelles tu mentiras, comme si nos souvenirs ensemble n’appartenaient qu’à toi.

Cela fait des jours que Terrie n’a pas souri ainsi. Un sourire sincère et qui ne souffre pas de tout ce qui lui tourne en tête. Le travail lui a permis de reléguer ses tourments au second plan, c’est la seule chose qu’elle est capable de faire, reléguer au second plan, rien ne sort vraiment de sa tête, rien ne se dissimule à son cerveau hyperactif. Le travail la garde concentrée sur autre chose, même si d’ordinaire Terrie n’a pas besoin d’être excessivement concentrée sur quelque chose pour le faire. Une autre chose qui fait des jaloux. Mais honnêtement ce n’est pas seulement le travail qui fait cet effet. Jusqu’à maintenant, les patients de Terrie n’ont fait que raconter l’histoire qui la menait ici, mais Danny a le mérite de sortir du lot. Elle a déjà arraché plusieurs sourires sincères à Terrie, alors que depuis quelques temps, ce sont surtout des sourires de façade, pour rassurer son monde. La jeune femme en face d’elle n’a probablement pas conscience d’être celle de ceux que Terrie et ses collègues appellent « le patient de la journée ». Il s’agit du patient qu’ils les marquent davantage que les autres. Danny a cet honneur, même si elle n’en sait rien, et qu’elle n’en sera probablement jamais rien. Tout ce qu’elle peut juger c’est le sourire que Terrie lui tend. Un sourire qui traduit une certaine tendresse, un sourire sincère qu’elle lui a déjà servi maintes fois par le passé, sans même le savoir, alors qu’elle-même ne percute toujours pas sur son prénom, le même que celui des cartes postales reçues de partout à travers le monde.

Sa patiente continue de lui raconter qu’elle a l’habitude de se faire mal et par conséquent l’habitude qu’on se moque de ses blessures. Terrie imagine que les moqueries sont tout de même amicales, sans se douter qu’elle-même a été de ceux qui ont usé de ces moqueries amicales. La patiente ne s’en plaint pas vraiment, elle préfère prendre les choses du bon côté. C’est ce que Terrie essaie de faire depuis son réveil, mais elle n’y parvient plus vraiment aujourd’hui… « Pourquoi pas pleurer de rire ? » Propose Terrie. Ca ne lui est pas arrivé depuis son réveil, elle a pleuré, puis rit ensuite, en compagnie d’Hetty, mais elle n’a pas pleuré de rire. Peut-être que c’est aussi ça qui lui faut. Un bon fou-rire à l’ancienne qu’on ne peut plus arrêter tellement on rit. La conversation n’est peut-être pas la meilleure conversation qu’on puisse avoir, mais elle a le mérite de détendre l’atmosphère, pas tant sur le sujet mais sur la façon de l’aborder. Terrie découvre alors une sorte d’altruisme chez sa patiente. Elle préfère éviter le genre de situations dans lequel elle se met pourtant, elle a l’air sincère dans ce qu’elle dit, et elle tire un autre sourire à Terrie. « Heureusement pour moi. Je n’aurai pas voulu être la prochaine. » Dit-elle en plaisantant quand Danny lui annonce qu’elle n’aime pas casser des nez. Elle plaisante bien évidemment, même si Terrie a déjà eu à faire avec des patients violents qu’il a fallu maîtriser. « Et puis si vous aviez essayé, c’est moi qui vous aurais cassé le nez du coup, et j’aurai dû vous soigner davantage. » Elle plaisante toujours, le ton le fait bien ressentir. Mais même si elle plaisante présentement, lorsque le cas se présente, il n’y pas matière à rire malheureusement.

Terrie  regarde un instant vers Betty et son frère. Il cherche vraiment à mettre sa sœur hors d’elle, c’est Betty qui va finir par lui casser quelque chose s’il ne se calme pas. Terrie sait à quel point il est dangereux de se confronter à Betty, elle est capable de vous le faire regretter pour longtemps. Elle écoute d’une oreille distraite, alors qu’elle se reconcentre sur son travail. Elle a presque terminé, les points sont finis, il ne lui reste plus qu’à nettoyer une dernière fois et à poser une compresse par-dessus, pour ne pas laisser la plaie, même refermée, par les points à l’air. Sa patiente lui répond alors sur le sujet de la famille. Terrie n’a pas tellement choisi les Spencer et les Chatwood, ils se sont trouvés tout simplement, et ils ne sont pas prêts de se laisser. « Vous pouvez peut-être essayer d’en choisir une autre. » Lui conseille Terrie, après tout il n’est jamais trop tard pour essayer autre chose. « Bon, évitez quelqu’un comme Jack. Le frère de Betty. » Plaisante-t-elle, ne pouvait retenir un sourire.
Terrie pose la compresse finale, qu’elle fixe avec un peu de sparadrap, tandis qu’elle a vraisemblablement provoqué un choc à sa patiente, qui fait signe à elle-ne-sait-qui. « Désolée. » s’excuse Terrie, quand Danny s’explique, ignorant totalement qu’en réalité Danny parle bien de la brunette face à elle. Voilà que sans le savoir, Terrie s’excuse de ne pas avoir changé de ce côté. L’ami de Danny vient les trouver, et échange un peu avec sa boss. Terrie li fait un simple signe de tête et un sourire. « Pour ma part, j’ai fini. » Lui annonce la brunette alors qu’elle repose pose finalement tout ce qu’elle peut encore avoir en main, et retire ses gants. « Je vais appeler le médecin pour qu’il signe votre sortie et vos ordonnances, mais s’il y a quoi que ce soit, nausées, vertiges, douleurs importantes, vous n’hésitez pas à revenir, d’accord ? » Avec les urgences aussi pleines, les médecins ne voient pas tout le monde, et se reposent beaucoup sur les infirmières. C’est dans les cordes de Terrie de s’occuper de ce genre de blessures, mais elle a tout de même besoin du médecin pour les ordonnances et la sortie de Danny. « Je reviens vite. » Danny aura largement le temps de se changer, alors que Terrie part chercher un des médecins avec le dossier de sa patiente. Lorsqu’elle le trouve, elle explique la situation, ce qu’elle a fait, ce qu’elle juge bon ou non, et après une discussion de plusieurs minutes, le médecin approuve tout ce que Terrie a pu dire, il signe la sortie et les ordonnances que ce soit pour les antidouleurs, ou les pansements, ou même le rendez-vous pour le retrait des points. Terrie revient vers Danny qui a eu le temps de se changer. « Voilà pour vous. » Lui dit-elle, en lui tendant les papiers. « Il serait bien que votre ami Rohan reste avec vous jusqu’à demain au moins. Et comme je vous ai dit, si ça ne va pas, vous pouvez revenir. Mais pitié sans blessure supplémentaire, j’en ai marre de faire des points ce soir. » Elle termine par une touche d’humour, mais à dire vrai, Terrie est à moitié sérieuse.

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E. Danny J.-O'Reily
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Dim 19 Juil 2015 - 7:15




   

Terrie & Danny
on n'efface pas le passé. On vit avec qu'il soit bon ou mauvais en souhaitant pouvoir faire mieux dans l'avenir.
Si au début notre rencontre, enfin rencontre pour elle et retrouvaille pour moi, a mal commencé, je crois que maintenant ça va un peu mieux. Raconter des histoires sur mes blessures semble la faire sourire et très franchement ça me rend heureuse de savoir que je peux encore lui tirer un sourire sans même qu'elle le sache. Est-ce que ça me fait mal de la revoir alors qu'elle ne me reconnait pas du tout? Oui, mais je ne peux quand même pas l'obliger à m'écouter. Très franchement, j'ai pas non plus l'énergie pour tenter de lui prouver qu'elle et moi on s'est bien connu à une certaine époque. Le terme "bien connu" est un peu faible étant donner qu'on a quand même partager plus que des petits baisers innocents. Revoir son sourire même sans que ces yeux brillent comme dans ma mémoire est déjà mieux que rien. C'est aussi étrange de lui raconter une histoire où en théorie elle fut un des témoins. Ayant vécu l'atterrissage de la planche au premier plan, je me suis fais compter la plus part de la scène par les autres quand je suis revenue à moi quelques minutes plus tard. Une planche à pleine vitesse ça frappe, alors oui j'ai perdue connaissance pendant un certain temps. C'est tout à fait normal non? J'ai beau avoir la tête dure, il m'arrive à quelques reprise de perdre conscience après un grand coup. Ce fut une des rares fois, mais bon.

Étrangement, je trouve ça presque agréable de lui raconter mes déboires d'adolescente. J'avoue que je le fais avec légèreté aussi donc j'imagine que ça peut un peu aider la situation. J'ai appris à rire de certains mauvaises situations. J'ai aussi appris à me moquer de moi-même quand je fais des conneries qui me retombe en pleine figure. Quand on a ma poisse c'est presque inévitable de devoir apprendre à agir de la sorte. Pleurer de rire? Je crois que la dernières fois que ça m'est arriver remonte à l'adolescence. Quand mes problèmes se résumaient à des conneries contrairement à ceux que je peux avoir aujourd'hui. « C'est arriver quelques fois, mais j'imagine que quand on vieillis c'est moins facile de juste rire tout simplement. » La vie est beaucoup moins drôle une fois qu'on atteint l'âge adulte. La réalité à tendance à nous frapper de plein fouet et quand on est pas prêt à y faire face ça fait vachement mal. Je secoue loin cette triste pensée. L'humeur s'est allégé entre nous et très franchement je ne veux pas la plombé pour le restant de notre conversation. Dieu sait la prochaine fois que j'aurais la chance de parler avec Terrie. Comme je suis une inconnue, je ne peux tout simplement pas l'aborder. Il est donc plus facile de parler maintenant et de profiter. « Aucune chance que ça arrive. » Juste la pensée de la frapper me donner la nausée. De toute manière, j'aime pas frapper des femmes en général. Je sais que ça sonne stupide, mais c'est pas classe taper sur une femme. Faut trouver d'autres moins plus persuasif avec elle. Une femme peut endurer la douleur physique bien mieux que beaucoup d'hommes. Ironique non? « J'en doute même pas, mais ça aurait peut-être remis mon nez droit. Je crois que le dernier médecin qui me la replacer à mal fait son boulot. Il est encore un peu croche. » C'est à moitié une blague je lui fais. Ça ne se voit peut-être pas au premier coup d'oeil, mais quand on regarde bien on voit que mon nez est un peu croche. Il y a un an, je me suis pris une pelle en pleine tronche durant un règlement de compte résultat, nez cassé. J'ai eu de la chance de ne pas perdre de dents en prime cette nuit-là. J'ai déjà une dent d'ébréchée et très franchement, je ne veux pas en prendre... ça fait pas très jolie une femme à qui il manque des dents.

De l'autre côté de la pièce, je peux voir mon adversaire de la soirée qui s'agite sur un lit alors que sa sœur le soigne. Il semble toujours en colère que je l'ai envoyé au tapis en lui cassant le nez. Cette pensée m'apporte un sourire. Étaler un mec d'un seul coup est toujours agréable surtout pour une femme comme moi. Les gens qui fréquente le Naughty or Nice ont bien vu que le gérant de la place à changer. Je n'ai pas vraiment le choix de leur montrer que le patron maintenant c'est moi et que j'ai mes propres règles que je veux qu'on suive sous peine de se voir virer ou pire. Je ne blague pas avec mon boulot. Si des types comme ce mec n'aime pas mes nouvelles règles, il peut bien aller voir ailleurs pour prendre un verre. Je m'en fiche pas mal. « Il y a des familles qu'on ne peut tout simplement pas quitter. » Je me retiens d'ajouter "sous peine de terribles conséquence". Je sais que je vais avoir du mal à quitter la mafia irlandaise si un jour je décide de le faire. Bien que je ne sois plus sur le territoire des Donnelly, je reste toujours un peu sous leurs ordres comme je dois faire affaire avec la famille qui mène le coin. C'est comme ça et jusqu'à présent je vie avec. « Faut pas me le dire deux fois. De toute manière, je crois qu'il a compris la leçon. » Sinon, je donne des leçons supplémentaire avec plaisir. Je lève les yeux vers elle alors qu'elle se retourne. Elle semble avoir finit de faire les points. Rohan vient me porter mes vêtements alors qu'elle termine. Je lui offre un sourire sincère pour lui montrer que ça va. Elle n'a rien fait de mal. J'hoche la tête simplement quand elle me dit avoir finit. Elle m'explique les prochaines étapes avant ma sortie et me dit de revenir si je souffre d'un des symptômes qu'elle nomme. « Ça devrait aller, mais merci. » Puis, elle quitte en disant qu'elle va revenir. J'en profite pour enlevé la chemise verte que je porte. Celle-ci finira sans aucune doute à la poubelle vue le sang dessus. J'enfile le t-shirt et attrape mon sac. Je réfléchi un instant puis je sorte quelques trucs de mon sac. Je jette un regard autour pour m'assurer que Terrie n'est pas encore là. J'écris rapidement au dos d'une vieille carte postal du Miami Beach que j'ai dans mon sac. J'attache une vieille photo de nous deux à celle-ci. Je termine juste au moment où moment. Je la remercie d'un nouveau sourire en prenant l'ordonnance qu'elle me tend. Je ne peux m'empêcher de rire à sa dernière phrase. « C'est bon, je vais lui demandé de veiller sur moi. Pour les blessures, je peux rien promettre. Je suis malchanceuse, vous oubliez?» Et je fais un boulot qui fait en sorte que je suis blesser. Avant de partir, je lui tend la carte postal. « C'est pour vous, un petit souvenir et remerciant d'une certaine manière pour ce soir. J'ai été heureuse de te revoir Terrie. Au revoir. » Avec un dernier sourire, je tourne les talons pour partir. Je préfère ne pas attendre de voir sa réaction à ce que je lui ai donnée.


   
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Terrie M. Austen
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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Dim 19 Juil 2015 - 14:14

Danny ∞ Terrie
Il y a ces ombres derrière moi, y’a ces souvenirs perdus, il y a ces choses dont j’ignore tout, et toi que je ne connais plus. Puis il y a toutes ces choses sur lesquelles tu mentiras, comme si nos souvenirs ensemble n’appartenaient qu’à toi.

Terrie terminait finalement son travail, en ce qui concernait Danny tout du moins, parce qu’elle en avait encore qui l’attendait. Les urgences sont encore pleines de cas en tout genre, d’autres vont certainement arrivés encore, aussi la soirée et la nuit promettent d’être longues, très longues et probablement bien fatigantes… Mais c’est ce dont Terrie a besoin, ou tout du moins c’est ce qui lui permet d’aller pas trop mal. Complètement dépassée par le boulot, que ce soit les gardes à l’hôpital ou le cabinet vétérinaire, Terrie ne fait que travailler encore et encore, jusqu’à être suffisamment crevée pour s’endormir en raison de la fatigue. Il n’y a que comme ça que Terrie peut s’endormir depuis qu’elle se souvient de la nuit où elle a failli mourir, morte de fatigue… comme ça, ou dans les bras d’un(e) amant(e), mais le deuxième cas est assez rare et ne marche pas souvent. En plus de la fatigue qui lui permet de s’endormir, à travailler sans s’arrêter, Terrie n’a pas le temps de penser à tout ce qui obscurcit sa vie. De se libérer partiellement de cela ne va pas faire lever le pied à Terrie, et la brunette va continuer sur un rythme très soutenu, beaucoup diraient sûrement trop… Terrie va finir par se tuer à la tâche si personne ne l’arrête… Et pour le moment, personne n’a remarqué…

Quand Terrie termine ses soins, les deux femmes échangent encore quelques instants à discuter. Danny a sûrement raison, rire devient difficile avec le temps ou avec le vécu. Terrie n’a pas ri aux éclats depuis qu’elle se souvient qu’on a voulu la tuer, elle n’y parvient pas. Elle a peut-être un peu ri certaines fois, mais ce n’était pas quelque chose de bien franc, un vrai rire aux éclats. La conversation continue encore un peu et Danny lui parle finalement de son nez. Terrie sourit à nouveau. « Il est très bien votre nez. » Rassure-t-elle. « Et rien n’est plus attrayant que l’imperfection. » Enfin d’après Terrie… Elle aussi est imparfaite, et elle aime les imperfections. Ce n’est pas simplement pour rassurer sa patiente, elle aime vraiment les imperfections des gens, cela a quelque chose de délicieux. Elles évoquent une dernière fois Jack, le frère de Betty, ce gosse vraiment… Il va mal finir c’est certain. Quand sa patiente lui dit qu’il y a des familles qu’on ne peut simplement pas quitter, Terrie pense forcément aux O’Leary… oh ça oui, il y a des familles qu’on ne peut pas quitter, Terrie le sait bien. Elle pourrait donner raison à Danny, mais elle préfère éviter. Terrie la laisse un moment, elle aura ainsi le temps de se changer. Après quelques instants avec le médecin, Terrie revient auprès de sa patiente. Elle lui remet ses ordonnances et prodigue quelques derniers conseils, en espérant qu’elle ne la reverra pas de suite, même si elle avoue volontiers (à elle-même seulement) que la jeune femme en face d’elle lui a redonné un peu courage pour terminer sa garde qui commence à être sérieusement longue et difficile.

Alors qu’elle s’apprête à partir après lui avoir dit qu’elle ne pouvait pas lui promettre de revenir sans blessure supplémentaire, Danny lui tend alors une carte postale à laquelle est attachée autre chose, argumentant que c’est pour la remercier. Ce n’est pas nécessaire, mais Terrie n’a pas le temps de lui dire. Sa patiente passe soudainement au tutoiement en lui assurant qu’elle a été heureuse de la revoir et Terrie ne comprend pas plus… « Terrie, j’ai besoin de toi ! » interpella Betty au moment où Terrie s’apprêtait à regarder ce que sa patiente lui avait donné. Peut-être aurait-elle le temps plus tard, en attendant le devoir l’appelait…

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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny] Dim 19 Juil 2015 - 20:03

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MessageSujet: Re: Well... I think we know each other [Terrie & Danny]

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Well... I think we know each other [Terrie & Danny]
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