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 No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen)

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Imogen N. Kent
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MessageSujet: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Ven 19 Juin 2015 - 8:40

No act of kindness is ever wasted.
hyun-su et imogen

La peur s'immisçait doucement en elle. Ce n'était pas quelque chose de contrôlable, ni même de raisonnable, c'était spontané, nécessaire. Elle les regardait approcher tandis qu'elle se retrouvait acculer au mur et se demandait soudain ce qui avait pu mener à une telle situation. Était-ce ce café qu'elle avait pris dans le premier lieu fréquentable qu'elle avait trouvé ? Ou alors sa marche rapide à travers les rues entourant le quartier où elle vivait ? Imogen se sentait toujours comme une étrangère, malgré les six années passées ici, tout était différent, elle-même se sentait différente. La où elle avait grandi, la jeune femme avait fini par connaître tous ses voisins, elle les saluait souvent, bavardait en leur compagnie. Elle se sentait à l'aise lorsqu'elle se promenait dans le dédale de rues qui entourait sa précédente maison. Ce n'était pas le cas dans cette ville où tout à chacun vous observait et vous épiait. Aide ... Elle aurait bien appelé à l'aide si elle n'avait eu peur de recevoir une nouvelle gifle lui signifiant qu'un silence était le meilleur signe de survie qu'elle pouvait avoir. Elle ne s'était jamais retrouvée dans une telle situation et tout un tas de scénarios des plus funestes lui venaient en tête en pensant aux minutes à venir. Le stress, la peur, des larmes naissaient sans qu'elle n'aie commandé à ses yeux de pleurer. Elle se revoyait, des années plus tôt, subissant un traitement qui tout aussi injuste et effrayant, s'imaginant à nouveau, tremblante. Seraient-ils à la hauteur de la précédente menace ? Sans doute. « S'il vous plait...» Première supplique.  Comme si cela pouvait les amener à reconsidérer leurs agissements. Elle se trouvait au milieu d'une situation qui lui échappait encore et voulait comprendre, comprendre pourquoi elle n'avait pas fui quand elle en avait eu l'occasion. Courir, voilà quelque chose qu'elle aurait pu faire, c'était même dans ses habitudes maintenant alors, pourquoi ? Peur, esprit de défi ? Ce qu'elle pouvait être bête quand elle le voulait. Elle qui ne pensait faire preuve d’un certain courage se retrouvait au centre d'un bâtiment vide, prête à fondre en larmes, prête à subir un châtiment qu'elle ne pensait pas avoir méritée, quel qu'il soit. Et eux, pourquoi faisaient-ils ça ? Ces bourgeois sortis bien loin de chez eux ? Leurs habits dénotaient de leur attitude et Imogen voulait comprendre, au moins comprendre à qui elle avait affaire et pourquoi ils l'avaient conduite ici. C'est vrai, elle avait bien suivi les instructions. Elle avait mené la valise à bon port et son voisin lui avait assuré que tout irait bien ... Alors pourquoi était-elle là ? Pour qu'elle puisse crier tout en étant sûre de ne pas être entendue ? Peut-être. Imogen était certaine qu'ils n'en avaient pas après son argent, ils semblaient en posséder suffisamment dans leurs boutons de chemise dorés. Alors pourquoi ? Pour s'amuser ? Peut-être. Elle ne pouvait faire que supposer et ne voulait que supposer. Elle ne voulait surtout pas voir ce qui en était vraiment. « Qu'est-ce que vous voulez ? Laissez-moi partir ! » Mauvaise attitude Nikki... Donner un ordre à des personnages comme eux, c'était suicidaire. C'était les pousser à affirmer leur autorité encore plus vite. Elle se résigna à fermer les yeux et attendre qu'ils agissent. Elle ne voulait pas voir, entendre était déjà un supplice en soit, sentir était une torture... « S'il vous plait... » Du bruit, loin. Du bruit. Elle se décida à risquer les représailles : « Aidez-moi ! Au secours ! Aidez-moi s'il vous plait ... » Sa voix se coupa et elle sentit une main s'abattre avant de la voir. Elle pensa à mordre, à griffer, à se débattre. Elle ne se laisserait pas faire. Certainement pas, pas une seconde fois. Finalement, ce simple bruit au loin aura au moins permis à son courage de réapparaître. Elle allait ... rien du tout. Non rien du tout. Elle ne passerait pas la nuit. C'était fini voilà. Elle avait échappé à tout ça, quitter Lafayette pour en arriver là. Un hoquet de peur la prit et elle attendit tremblante. Tant pis pour la lutte. Ce n'était pas son genre de toute façon.
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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Mar 21 Juil 2015 - 22:41


No act of kindness is ever wasted.

Imogen


Hyun-Su avait sûrement des chances de gagner l'oscar du gars qui arrive toujours au mauvais moment. Il ne savait pas exactement comment il faisait, mais il était assez doué dans son genre pour se foutre dans la merde. Il était à Tammany Creek sur le chemin de son appartement, après une dure journée au boulot. Les soldes, c'était le massacre, le cauchemar absolu pour le Coréen, il était vraiment content d'en avoir terminé là. Il y avait même eu des filles qui pleuraient parce qu'elles n'avaient pas eu ce qu'elles voulaient. Une autre a chipé le haut sous leur nez (et sous le nez de Hyun-Su qui aurait voulu l'offrir à une amie à lui). Il aimait bien marcher, passer par là sans vouloir prendre sa voiture. Il passait à côté d'un bâtiment vide qui était un ancien local pour une entreprise à ce qu'il parait. Dès que le Coréen était arrivé, il avait découvert ce bâtiment dans cet état-là. « ... Laissez-moi partir ! » entendit-il alors qu'il passait devant. Il fronça doucement les sourcils et s'arrêta par réflexe. Il garda son regard soupçonneux vers ce bâtiment et il remarqua maintenant qu'il y avait une voiture noire de garée. Son expérience lui disait que quelqu'un qui était dans ce bâtiment était en train de passer un mauvais moment, en plus il lui semblait que c'était une femme qui venait de hurler. Intrigué il décida d'aller voir, d'entrer dans le bâtiment abandonné.

Au fur et à mesure qu'il approchait, il entendait quelques petites voix qui commençaient à devenir de plus en plus distinctes. « S'il vous plait... » il y avait cette femme qui était contre le mur, coincée par trois personnes qui étaient plutôt bien habillés. Le coréen fronça les sourcils et .. Se sentit pas si bien que ça d'un coup. Devait-il partir ? Pour laisser la femme face aux inconnus dont leur intentions étaient malsaines ? Fuir à nouveau comme il l'avait avec sa soeur quand ils avaient été témoins d'un meurtre ? « Aidez-moi ! Au secours ! Aidez-moi s'il vous plait ... » Un coup venait de l'interrompre et au même moment, Hyun-Su fut surpris par une personne qui possédait la même tenue que les autres plus loin qui venait d'apparaitre. Merde, c'était le gars qui devait surveiller le périmètre ! Ce dernier allait lui parler et assez rapidement. Hyun-Su fit deux trois prises pour le faire taire avant qu'il ne parle, le gars n'avait même pas bronché déjà qu'il était tombé dans les pommes.

Malheureusement, un des six hommes avait entendu le bruit et s'était retourné pour voir un de ses gars par terre et le coréen se trouvant devant. « ... HÉ t'es qui toi ?! » Sans répondre, il laissa tomber son sac à dos derrière lui avec un air assez sérieux et énervé sur le coup. Trois personnes contre une femme, franchement ils tombaient vraiment bien bas ceux-là. Il se mit à marcher doucement vers eux, assez tendu. « Partez tout de suite, ou sinon ça va mal finir. » Bien sûr, il n'était jamais pris au sérieux comme d'habitude. Le premier type murmura quelques mots aux deux autres et finit par se diriger vers l'autre. Hyun-Su força le pas, analysant assez rapidement l'adversaire, il esquiva le coup de poing pour lui donner un coup dans le ventre ce qui le fit plier mais c'était une vraie brute qui se reprenait assez vite pour foutre un poing qui ne se rata pas dans les côtes. Le coréen attrapa vite le bras qui venait de le frapper et le bloqua violemment pour faire deux prises qui le mit complètement à terre, inconscient. Il voulut se reprendre un peu, mais il n'eut pas le temps de souffler et n'avait pas vu l'autre courir vers lui avec un couteau. Il tenta de donner quelques coups avec cette arme. Contre toute attente, Hyun-Su attrapa le couteau par la lame, il s'en fichait de la douleur et du sang qui commençait à couler. Ce geste avait impressionné son adversaire qui se retrouvait à se cogner violemment contre le mur et à être inconscient sous le coup. Il en restait plus qu'un, mais il était déjà vite en hors d'état de se battre.

Hyun-Su se mit à observer autour de lui et il n'y avait pas un des quatre qui oseraient de se relever. Il soupira sous l'effet de l'effort, mais aussi de la pression qui le relâchait d'un coup. Il tourna la tête vers la jeune femme qui était toujours contre le mur, il s'approcha vers elle et la voyant assise par terre, il lui tendit sa main qui était intacte par rapport à l'autre qui saignait. « Vous pouvez vous relever ? » Il lui lança un regard qui lui disait tout de suite qu'ils ne devaient pas rester ici et qu'ils devaient partir de là. Et ce, au plus vite


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Imogen N. Kent
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Mar 28 Juil 2015 - 17:05

No act of kindness is ever wasted.
hyun-su et imogen

« ... HÉ t'es qui toi ?! » L'interpellation lui fit rouvrir les yeux. Les avait-elle fermé ? Elle ne s'en souvenait même pas. Elle en était à attendre la suite quand la voix d'un des agresseurs résonna. Elle avait eu raison. Il y avait bien quelqu'un d'autre. Faites qu'il puisse l'aider. Elle était, et de loin, l'une des personnes les moins courageuses de l'Univers. Elle était certaine qu'en cas d'invasion alien, elle serait la première à collaborer pour avoir la vie sauve, à moins qu'elle mette fin à ses jours pour éviter d'être mangé vivante s'ils étaient du genre omnivores ... Et ne parlons même pas d'une hypothétique attaque de zombies, elle serait celle à trembler de peur dans un coin, tétanisée en attendant d'être dévorée. Imogen n'était vraiment pas la personne la plus courageuse. Mais elle n'était pas non plus lâche, pas trop. Juste assez pour devenir une victime plutôt qu'un agresseur. Heureusement, une troisième catégorie existait également : les sauveurs. Et l'homme qu'elle voyait de loin lui semblait être de ceux-là, au moins l'espérait-elle. Il était droit, libre de ses mouvements après avoir laissé tomber son sac et elle imaginait que l'assurance qui se dégageait de lui suffirait à les faire fuir. « Partez tout de suite, ou sinon ça va mal finir. » Ils suivaient le même fil de pensées. Sauf qu'elle, n'aimait guère la violence et la considérait peu utile pour toutes les résolutions de conflit mais étant donné les agresseurs, elle pourrait faire une exception à sa philosophie.

Collée au mur, cherchant à reprendre le contrôle de ses émotions et de son corps, elle assista stupéfaite à la scène de combat qui suivit. Admirant la technique du sauveur, priant pour que ça en finisse au plus vite. Il était violent en réponse aux agresseurs mais c'était froid, une violence froide qui faisait peur par sa technicité. La peureuse revenait au galop. Elle entrevit à peine le reste, figée sur l'un de ceux qui l'agressaient plus tôt, maintenant à terre. Elle pouvait être impressionnée mais ce genre de choses ne la rassurait pas non plus. Elle avait peur que l'étranger soit encore pire que les hommes qui se satisfaisaient de violenter quiconque. Elle avait peur qu'il la sauve, pour mieux l'enfoncer. Était-ce de la suspicion ou de la paranoïa ? Peut-être les deux. Elle le vit à peine se débarrasser du dernier et s'avancer vers elle. Nikki n'avait pas bougé. « Vous pouvez vous relever ? » Elle sursauta. Il était là. Il lui tendait la main. Elle le fixa un instant avant de décider qu'il n'était pas un danger. Saisissant la main tendue, elle se releva avant de se blottir contre l'inconnu. « Merci. » Dit-elle en retenant un sanglot, évitant de pleurer, ne prenant pas en compte le fait qu'ils devaient partir rapidement. « Merci. » Répéta-t-elle encore en s'écartant et tentant un sourire mal assuré. Elle ne le connaissait pas. Mais lui était redevable. Elle ne le connaissait pas. Et pourtant, il était venu l'aider. Sans rien demander. Du moins, jusque là. Elle releva la tête pour observer ses yeux. Apprendre à le connaître de cette façon. Sa mère le lui avait appris, les yeux reflétaient la personnalité, ne mentaient pas. Elle n'y vit rien de dangereux, du moins rien de dangereux pour elle, corrigea-t-elle en jetant un coup d’œil à celui qui tenait le couteau. Une teinte de pitié pour un soupçon d'étonnement. Le couteau. Du sang. Il saignait. « Vous saignez ! » Une observation alarmée tandis qu'elle prenait la main meurtrie. Ce n'était pas trop profond mais pour ce qu'elle en savait, ça pouvait bien être une illusion d'optique. Elle n'y connaissait rien et refusait de voir son sauveur se vider de son sang. Elle avait bien des pansements dans son sac mais il s'agissait plus de pansements à petites plaies. Elle était du genre pragmatique. Fofolle mais pragmatique. Elle n'avait donc rien pour une blessure du genre. Comment ils faisaient dans les films ? Ils déchiraient un bout de tissus pour l'enrouler autour de la main et appuyer sur la blessure. Mouais. Autant prendre un mouchoir. Trois pas et elle se pencha pour prendre son sac qui était tombé dans la bataille. Aussi désireux de sortir d'ici qu'ils pouvaient l'être, elle en particulier peut-être, il fallait soigner ça. Elle se saisit donc à nouveau de sa main et tout en engageant le pas vers la sortie, enleva le sang qui coulait. « Je suis désolée. Ça aurait pu être pire, je suis vraiment désolée. » Se confondit-elle en excuses, certaine d'être à nouveau responsable du malheur de quelqu'un.



HJ : toi en retard peut-être mais moi, réponse nulle. C'est pire.
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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Mer 29 Juil 2015 - 20:46


No act of kindness is ever wasted.

Imogen


Hyun-Su ne s’attendait pas à ce qu’elle vienne vite se blottir dans ses bras une fois qu’elle s’était levée, elle le remerciait une fois. Il laissa les mains un peu en l’air, juste derrière son dos à quelques centimètres. Il ne savait pas quoi faire face à cette petite situation, il était encore un peu sous le choc de ce qu’il venait de se passer. Il ne s’attendait pas non plus venant de lui-même de l'avoir aidée, il n’avait aucune raison de le faire, mais il l’avait fait. Ce genre de scène qu’il avait vu un peu plus tôt était presque l’exacte reproduction d’une scène qu’il avait vu quand il était petit et il n’avait pas voulu que cela se reproduise… C’était ça sa raison à bien y réfléchir…! Cette fois-ci, il avait pu défendre celle qui avait manqué d’être une victime d’une agression. Su’ s’était aussi mis dans la merde par la même occasion : ces hommes-là ne vont pas en rester là ! « Merci. » Une seconde fois : elle le remerciait en s’écartant un peu de lui. Hyun-Su était encore un peu sous l’effet de la surprise, ne sachant pas trop quoi dire. Il venait de se rendre petit à petit compte de ce qu’il venait de faire. Il répondit tout de même au sourire de l’étrangère, puis il regarda autour de lui. Histoire de vérifier s’il y en avait pas un qui avait repris conscience, quelque chose comme ça. Puis il retourna la tête et croisa le regard de la jeune brune. Il voyait dans son regard qu’elle n’était pas rassurée, qu’elle n’avait pas tellement confiance en elle. Il soupira un peu avant de tenter de reprendre la parole « On devrait part… » « Vous saignez ! » Sans prendre le temps de comprendre de suite la situation, la jeune femme prit sa main droite pour observer la blessure. Le Coréen se mit à observer du coup et fronça les sourcils. « Ça ira … J’ai … » Il se tut, et se pinça un peu les lèvres. Se rendant compte qu’il ne pouvait pas vraiment lui dire ça. Non, il ne pouvait pas vraiment lui dire ça en réalité… « Enfin je dis ça mais je n’ai jamais fais médecine pour juger la gravité d’une telle blessure. » Il gigota la main pour laisser couler le sang sur le sol, pendant que l’autre femme était partie chercher quelque chose dans son sac. Il la suivit un peu et elle attrapa à nouveau sa main pour essuyer le sang autour avec un mouchoir. Ils engagèrent le pas vers la sortie et sur le passage Hyun-Su ramassa son sac qu’il avait laissé avant d’engager le combat. « Je suis désolée. Ça aurait pu être pire, je suis vraiment désolée. » « Ça ce n’est pas de votre faute. J’aurai dû faire attention… Ça va, c’est pas vraiment une grosse coupu.. » Il regarda plus précisément sa blessure et grimaça un peu. C’était quand même une grosse coupure pour avoir un peu trop serré le couteau de cette façon. « Hm. Oui, ça ira, on n’a pas besoin d’aller à l’hôpital. » Ils sortirent du bâtiment à ce moment-là. « Je vis pas loin d’ici. En fait j’étais sur le point de rentrer chez moi. Je pense que c’est mieux que vous restiez avec moi. J’aurai besoin de votre aide… » Parce qu’il avait surtout quelques questions sur ce qui allait se passer avec cette demoiselle plus tôt. Hyun-Su savait qu’elle ne voudrait pas être toute seule et qu’elle lui était redevable, elle n’allait pas refuser quelque soit la manière. Alors ils engagèrent le pas pour aller chez le coréen, passant d’un mouchoir à l’autre. Les passants lançaient de drôles de regard quand ils voyaient le tissu qui était en train de rougir. Il sortit maladroitement les clefs de la poche de son sac, avant qu’il appuie sur les boutons pour faire le code d’entrée de l’immeuble. « Qui étaient ces hommes ? » lui demanda-t-il alors qu’ils étaient devant la porte de son appartement bien rangé (heureusement qu’il avait rangé la veille), il mit les clefs de la main gauche dans la serrure et demanda du regard à la jeune femme de lui ouvrir la porte pour lui. Il changea le mouchoir.


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Imogen N. Kent
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Jeu 30 Juil 2015 - 16:08

No act of kindness is ever wasted.
hyun-su et imogen

« Ça ira … J’ai … » Elle avait ce regard sceptique. Ça n'allait pas vraiment. Non. Mais elle ne répliqua pas. Il était blessée. Et c'était sa faute. Parce qu'elle s'était mise dans cette position. « Enfin je dis ça mais je n’ai jamais fais médecine pour juger la gravité d’une telle blessure. » Tout à fait. Et elle non plus. C'était plutôt une mauvaise chose. Et si un nerf était touché ? Si un tendon avait été tranché ? Si ça s'infectait ? Elle prit le temps de nettoyer les contours de la plaie avec application. C'était une belle entaille. Elle s'étonnait de ne pas le voir plus grincer des dents. A sa place, elle aurait sans doute les larmes aux yeux en suppliant d'aller à l'hôpital se faire recoudre. Mais pas lui. Il ne disait rien et c'était le plus stressant. Et c'était de sa faute.
Elle s'empressa de s'excuser pour tout. Le fait qu'il doive venir l'aider, le fait qu'il ait été blessé. Elle se sentait affreusement coupable. Plus coupable que les gars à terre, sans aucun doute. Elle aurait même pu s'excuser pour eux. Elle en était là. Ce n'était plus de la gentillesse à ce stade mais de la bêtise. Incapable de détester ces gens même s'ils venaient de lui donner la peur de sa vie et qu'elle avait cru que s'en était fini d'elle. Ils lui faisaient peur mais elle ne les détestait pas. Quelle bêtise ! « Ça ce n’est pas de votre faute. J’aurai dû faire attention… Ça va, c’est pas vraiment une grosse coupu.. » Elle n'était toujours pas d'accord. « Il faudrait aller à l'hôpital. » Elle se blâmerait intérieurement. Nikki préférait en revenir au sujet principal et important. Ce n'était vraiment pas beau à voir. « Hm. Oui, ça ira, on n’a pas besoin d’aller à l’hôpital. » Elle n 'était toujours pas convaincue mais n'avait pas non plus envie de le contredire. Elle n'était pas de celles qui imposaient les choses. Quand on lui disait non, c'était non. Et puis, il enchaina bien vite, ne lui laissant, de toute façon, aucune occasion d'exprimer son avis contraire. « Je vis pas loin d’ici. En fait j’étais sur le point de rentrer chez moi. Je pense que c’est mieux que vous restiez avec moi. J’aurai besoin de votre aide… » Son aide ? Pour quoi ? Tout ce qu'elle avait fait avait été de le pousser à lui venir en aider et il en ressortait blesser. Mais bien sûr, elle l'aiderait comme elle pourrait, avec ce qu'elle pourrait. Qu'il ne lui demande simplement pas de le recoudre, elle n'avait aucun talent. « Oui, bien sûr. Évidemment, je vous suis. Tout ce que vous voudrez. » Répondit-elle avec empressement prête à répondre à la moindre de ses demandes. En tant que sauveur il méritait au moins tous les égards qu'elle pouvait lui donner. Elle ne savait même pas comment le remercier. Tout ce qu'elle pourrait faire semblé ridicule en comparaison. Parce que oui, il lui avait sauvé la vie sans aucun doute, était-elle certaine.

Ils étaient maintenant à l'extérieur, se dirigeant vers les résidences, prenant le même chemin qu'elle prenait elle-même pour rentrer. « Je n'habite pas loin. » Constata-t-elle en souriant gentiment à ceux qui leur jetait des regards suspicieux. Elle se sentait mal. D'ordinaire, c'était elle qui jetait ces regards aux inconnus et non l'inverse. Mais il était vrai qu'elle ne s'était jamais "promenée" ainsi dans son quartier en compagnie d'un homme blessé. Ça faisait se poser des questions. Nikki s'étonna également de la direction qu'ils prirent. Exactement le même chemin que pour aller à son appartement. A croire qu'ils avaient eu toutes les occasions de se connaître sans que cela arrive. Ou alors son sauveur était nouveau dans le quartier voire en ville, ce qui expliquerait qu'elle ne l'ait pas vu ces quelques six dernières années. Et en effet, encore plus étonnant, il s'arrêta devant son propre immeuble. Un sourire un peu gêné et se moquant un peu d'elle-même pour ne pas connaître ses voisins, elle mit quelques instants à comprendre que son sauveur lui parlait à nouveau. « Qui étaient ces hommes ? » « Je-Je l'ignore. » Petit mensonge. Elle baissa les yeux comme une gamine prise en faute avant d'englober sa petite omission par la vérité. Oui, elle ne les connaissait pas à proprement parlé, leurs noms comme l'endroit d'où ils venaient. « Je devais rendre un service à un ... ami du côté de Countryside et c'est en repartant que je me suis sentie suivie. Je rentrais chez moi quand ils ont surgi. » Dit-elle tout en ouvrant la porte du dit appartement notant que celle du sien se trouvait juste plus loin dans le couloir. « Vous savez qu'on est voisins ? » Elle lui sourit avant de grimacer en voyant à nouveau la plaie à vif. « Vous ne voulez vraiment pas aller à l'hôpital ? Ils pourraient vous recoudre ça rapidement ... Qu'est-ce que je peux faire ? »

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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Jeu 30 Juil 2015 - 17:06


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Imogen


Hyun-Su ne grimaçait pas vraiment et n’était pas dégoûté par la vue de sa blessure. Montrant qu'il était en quelque sorte habitué à ce genre de blessure, ce qui aurait sûrement fait tiqué chez Imogen. Enfin bon, ils ne se connaissaient pas tant que ça et ça devrait aller, elle pouvait peut-être penser qu’il ne ressentait justement pas la douleur. Le coréen n’aura pas cessé de lancer un regard surpris quand la jeune femme lui disait qu’elle ne vivait pas loin. En réalité, il ne s’était jamais rendu compte, il ne l’avait jamais remarquée. Jusqu’à aujourd’hui, où elle s’était vraiment attirée les ennuis. Quand il lui avait demandé qui étaient ces hommes, sous un soupçon de curiosité mélangé à la fois avec l’inquiétude pour cette inconnue. Il savait qu’elle ne serait pas capable de se protéger toute seule et il fallait que quelqu’un d’autre soit au courant si elle préférait. « Je - Je l’ignore. » À ces mots, Hyun-Su lança un regard quelque peu désapprobateur, comme quoi, avec lui il ne fallait vraiment pas lui mentir. Elle baissa son regard comme si elle était prise en faute. « Je devrais rendre service à un … ami du côté de Countryside et c’est en repartant que je me suis sentie suivie. Je rentrais chez moi quand ils ont surgi. » La porte s’ouvrit sur le coup et ils entrèrent. Le vendeur de Forever 21 avait invité l’inconnue à entrer chez lui « Vous savez qu’on est voisins ? » Il se retourna assez surpris. « Ah oui ? Quel numéro ? » Il fronça un peu les sourcils alors qu'il cherchait du regard en se tenant la main avec le mouchoir. « Vous ne voulez vraiment pas aller à l'hôpital ? Ils pourraient vous recoudre ça rapidement ... Qu'est-ce que je peux faire ? » Il se mit à rire un peu, un rire qui n’était pas vraiment adapté à la situation, mais qui ressemblait à un rire ironique. « Recoudre ça rapidement ? Ils préfèrent qu’on remplisse avant les papiers administratifs et le problème c’est qu’ils mettraient des heures avant de me recoudre la main. Encore pour eux là-bas, je suis considéré comme un kidnappeur d’une malade mentale.» Oui, l’épisode de Jade Thorn, l’amnésique avait crée un énorme quiproquo. Tellement énorme qu’il était assez difficile pour le Coréen de s’en remettre. Aussi, l’inconvénient chez Hyun-Su, c’est qu’il était habitué à une telle coupure que ça pouvait déstabiliser les gens autour de lui. « C’est marrant que l’on ne s’est jamais croisé…! » fit-il spontanément en déposant son sac contre le mur. Il devait parler un peu plus pour oublier sa blessure et cherchait toujours quelque chose dans le salon avant de partir dans la salle de bain. De là où se trouvait la jeune femme, elle pouvait entendre un juron en Coréen.

Il revint avec une mine assez embêtée et s’était fait un garrot sur son bras afin d’éviter que le sang ne coule davantage. Il n’avait pas son équipement médical et il était pour ainsi dire dans la merde. Il ne pouvait pas laisser sa main entaillée comme ça. Il avait prit un nouveau paquet de mouchoir pour essuyer le sang qui continuait à couler. Il soupira assez énervé. « Finalement on va à l’hôpital, je n’ai pas mon matériel de secours. Je l’ai oublié dans la ville voisine, chez un ami… » Il resta plus ou moins vague sur ses détails que ce soit dans ses pensées. Il s’arrêta devant la jeune femme et soupira sous l’effet léger d’énervement à l’idée de devoir aller à l’hôpital. Il ne pouvait pas vraiment demander à Terrie non plus…! « Je m’appelle Sullivan. » Il n’avait pas voulu dire son prénom coréen et après que les présentations étaient faites. « Vous avez une voiture pas loin d'ici ? » Il parlait, encore et encore. Juste pour éviter qu’il ne tourne de l’oeil à force que le sang coulait. Il avait déjà épuisé deux mouchoirs… Alors que la réponse fut donnée, ils fermèrent la porte de l’appartement pour descendre et prendre la voiture. Encore une fois de plus, Hyun-Su devait faire de la conversation, revenant sur le sujet de ces mystérieux agresseurs « Hormis cet ami que je ne juge pas fiable, vu qu’il vous a mis dans la merde.. Quelqu’un d’autre est au courant ? Parce ce genre de situation ne me rassure pas du tout… » Une pause et il lui lança un regard assez sérieux. « Parce que vous avez bien failli vous faire tuer là… » Et c’était bien vrai… Il regarda sa plaie, tout en continuant à nettoyer autour et grimaça en voyant l’étendu des dégâts. Il soupira et se mit à observer un moment le paysage qui se défilait. « Si on nous demande comment je me suis fais ça. On va dire que je réparais un meuble et que ça m’est tombé dessus. Par malheur je me suis mis la main sur le cutter pour le rattraper. » Il haussa machinalement les épaules et prit une petite mine mi-embêtée, mi-pas-sérieuse du tout. « Désolé si je parais bavard, mais c’est ma technique pour ne pas perdre connaissance et je crois que cette blessure affecte mon intelligence pour trouver une excuse digne de ce nom. » Il savait qu’il ne pouvait pas vraiment dire la vérité sur l’origine de sa blessure, s’il le faisait… Il y aurait sûrement l’intervention des policiers et c’était sûrement que ce la jeune femme ne voudrait pas que ça se produise…
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Imogen N. Kent
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Dim 2 Aoû 2015 - 0:30

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« Ah oui ? Quel numéro ? » « Au 01B. » S'empressa-telle de répondre en fixant son regard sur la plaie toujours autant à vif. Elle avait vraiment peur que cette blessure s'infecte et d'être responsable de ça ou pire, de le voir se vider de son sang alors qu'elle était là et pouvait le traîner de force jusqu'à l'hôpital. Le seul problème à ce plan parfait, c'était qu'aux vues de ce qui c'était passé dans le bâtiment désaffecté et de son manque de courage apparent, elle ne réussirait jamais à l'emmener sans qu'il ne la contrarie rapidement. Elle préféra donc partir du principe qu'il savait ce qu'il faisait. Ou alors était-il anesthésié sur le moment par l'adrénaline et ne ressentait pas la douleur. Quoiqu'il en soit, elle n'insista pas. « ... Encore pour eux là-bas, je suis considéré comme un kidnappeur d’une malade mentale » Elle eut une moue rieuse à cette phrase. Un kidnappeur ? Qu'était-ce donc que cette histoire ? « Kidnappeur ? Vous ? Vous n'avez vraiment pas le look. Et ça s'allie très mal avec le statut de sauveur. Je pourrais toujours rétablir la vérité. Vous êtes plus un héros ou un guerrier ninja qu'un kidnappeur. A moins que je me méprenne sur vos intentions mais alors là ... » Elle arrivait à imaginer des choses tout à coup. D'une simple phrase, de sa propre phrase, elle en arrivait à s'inquiéter que cela puisse être la vérité d'une quelconque manière. « C’est marrant que l’on ne s’est jamais croisé…! » « Oui... Marrant... » Répéta-t-elle tandis qu'il s'éloignait de l'entrée ou elle était restée, maintenant inquiète à l'idée de s'être encore faite avoir et de finalement être bel et bien avec un autre fou furieux. Mais aussi vite que l'idée revint à son esprit, un tour d'horizon de la pièce apparente et la non présence de dangerosité lui donna envie de se moquer d'elle même. Elle se contenta d'un sourire sur son visage en entendant des exclamations incompréhensibles de la pièce plus loin.

Non. Imogen n'était pas hypocondriaque mais en voyant le garrot que l'inconnu venait de se faire, elle aurait pu le devenir. C'était tout de même important, il disait peut-être l'inverse mais ça l'était. Elle se précipita pour l'aider en notant le nouvel écoulement de sang. « Bien sûr. On aurait du y aller directement ... c'est ma faute ... » A nouveau inquiète, cette fois pour l'homme à côté d'elle. Décidément, ses émotions jouaient au yo-yo. Il se présenta, coupant court à ses reproches. « Nic... Imogen. » Répondit-elle du tac au tac. Instinctif. Trop instinctif. Elle était bien trop attachée à Nikki et trop peu à Imogen. C'était pourtant son prénom. N'ayant pas plus de temps que cela à penser à son soucis de prénom, elle hocha la tête. « Ma voiture est garée juste devant ... ou presque. » Elle avait peur de le voir défaillir et le guida, une fois la porte fermée jusqu'à l'extérieur et sa voiture. Il avait l'air plus faible et elle se morigéna à nouveau, s'insultant elle-même pour ne pas avoir plus insisté pour aller à l'hôpital. « Hormis cet ami que je ne juge pas fiable, vu qu’il vous a mis dans la merde.. Quelqu’un d’autre est au courant ? Parce ce genre de situation ne me rassure pas du tout… » Nikki venait de démarrer la voiture et prit le temps de réfléchir à la question, s'arrêtant à un stop par la même occasion. « Parce que vous avez bien failli vous faire tuer là… » Il regarda sa plaie, elle regarda sa plaie. Peut-être. Oui. Sans doute. Et il l'avait défendu. C'était lui qui avait pris pour elle. « Je suis désolée. » Crut-elle bon de dire encore. Ça en devenait lassant. « Il n'est pas mauvais, mon ami je veux dire. Il ne savait sans doute pas qu'il y aurait ces gars là. Il ne m'y aurait pas envoyé sinon. » Elle était comme ça Nikki. Elle ne pouvait pas imaginer que quelqu'un puisse vouloir la mener dans un piège ou la blesser intentionnellement. Elle était pourtant peureuse et c'était là le paradoxe. Elle avait peur d'être blessée mais ne pensait pas qu'on voudrait lui faire du mal. Quelle bêtise. Ce type, elle le connaissait à peine. Elle avait juste voulu rendre service. Retournant à la route, elle voulut défendre ce voisin une dernière fois. « Il est ... gentil. Je ne vois pas pourquoi il aurait voulu que je sois blessée. » Pour ne pas dire tuer. Il y eut un moment de silence avant que Sullivan reprenne la parole. « Si on nous demande comment je me suis fais ça. On va dire que je réparais un meuble et que ça m’est tombé dessus. Par malheur je me suis mis la main sur le cutter pour le rattraper. » Elle tourna la tête vers lui, un peu inquiète à l'idée de mentir avant de reporter son regard sur la circulation et le carrefour devant eux. « Je vous laisserai parler. » Dit-elle avec un mine désolée. « Je ne suis pas une très bonne menteuse. » Elle ne savait pas pourquoi Sullivan ne voulait pas dire la vérité mais à dire vrai, ça l'arrangeait un peu. Un mensonge, c'était éviter les questions gênantes et comment elle en était arrivée dans ce bâtiment. Ça éviterait également les ennuis à son voisin qui semblait déjà en avoir assez, il ne lui aurait pas demandé de l'aide sinon ! « Désolé si je parais bavard, mais c’est ma technique pour ne pas perdre connaissance et je crois que cette blessure affecte mon intelligence pour trouver une excuse digne de ce nom. » Elle tenta de ne pas paniquer. Perdre connaissance ? Oh non. Il ne fallait pas. Elle n'avait véritablement aucune connaissance dans le domaine. Elle préféra donc retenir la dernière partie et son humeur s'améliora grandement. Pour l'invention et l'imagination, elle était championne. « La technique du cuisinier maladroit marche très bien habituellement. Mais on peut toujours chercher une meilleure idée, au moins pour s'assurer que vous serez toujours réveillé en arrivant. » Sourit-elle avant de faire un écart pour dépasser un cycliste. En plein centre ville, c'était courant. Ils allaient en plus de ça, à l'opposé de leur position et traversaient toutes les artères principales et les voies de bus. « Poussez-vous, allez ! ... S'il vous plaît. » Marmonna-t-elle aux quelques voitures qui avaient choisi précisément ce jour pour laisser traverser tous les piétons. Et oui, le s'il vous plaît était la preuve flagrante de son manque de caractère lorsqu'il s'agissait de s'énerver. En réalité, elle en était quasi incapable. « Chez vous, je vous ai entendu parler ... une autre langue. Laquelle était-ce ? »

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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Dim 2 Aoû 2015 - 2:15


No act of kindness is ever wasted.

Imogen


« Kidnappeur ? Vous ? Vous n'avez vraiment pas le look. Et ça s'allie très mal avec le statut de sauveur. Je pourrais toujours rétablir la vérité. Vous êtes plus un héros ou un guerrier ninja qu'un kidnappeur. A moins que je me méprenne sur vos intentions mais alors là ... » À ces mots-là, Hyun-Su lança un regard interrogateur face à la jeune femme, elle avait le pouvoir de rétablir la vérité ? Allait-Elle rendre public ce qui venait de se passer ? Ce n’était pas vraiment prudent et c’était l’expérience du coréen qui parlait. D’abord, il devait expliquer l’histoire de kidnappeur d’une malade mentale de façon … « C’est une longue histoire… » une pause. … Ok de façon assez abrégée. « J’imagine que vous connaissez de nom Jade Thorn. » Il attendit un peu la réaction, apparemment oui. On dirait que le nom de famille Thorn lui disait quelque chose. « Je l’ai prise pour une visiteuse et non pour une malade mentale et je l’ai aidée à sortir de l’hôpital. » Puis il soupira avec ce léger sourire. « Je vous remercie, mais je pense que je vais laisser tel quel. Ça ne servira à rien de rétablir la vérité. » une autre pause, le temps que le cerveau de Hyun-Su fasse un tilt. « Vous avez le pouvoir de rétablir la vérité ? » C’était une manière à lui de demander ce qu’elle faisait dans la vie pour de vrai ? En dehors de s’attirer les emmerdes avec les gens pas du tout fréquentables.

« Arrêtez de dire que c’est de votre faute. » fit-il avec un air sérieux, il était en train de la regarder droit dans les yeux. « Ça c’est la mienne et je vous interdis de me voler la faute. » Dit comme ça, ça semblait assez étrange, même Hyun-Su s’en était rendu compte. Il avait froncé les sourcils et avait fait un léger geste du menton pour essayer de passer à autre chose. Il s’était présenté et elle … Sa façon de se présenter le fit froncer les sourcils. « Imogen ? Sûre que c’est votre vrai prénom ? Parce que si c’est une fausse identité… » Il se tut et soupira après quelques secondes. « C’est vrai… Désolé. J’ai pas percuté. » Apparemment, elle n’était pas la seule à dire désolée. « Vous avez le droit de pas me dire votre vrai prénom du coup, si vous vous méfiez de moi. Réaction normale juste après avoir manqué d’être victime d’une agression. » Voire même de la mort. Enfin, il ne fallait pas l’effrayer non plus. Il lui demanda par la suite si sa voiture n’était pas loin. Il hocha la tête silencieusement, appréciant son “ou presque“, ils allèrent dans la voiture. Hyun-Su était plus ou moins soulagé d’être arrivé à s’asseoir et avait juste à attendre pour être arrivé à l’hôpital. Puis il engagea la conversation de cette histoire de ces messieurs en costard. « Je suis désolée. » Il se mit à regarder le paysage se défiler par la fenêtre de la voiture, il se mit à observer à nouveau sa blessure et essaya de bouger le pouce. Apparemment, c’était une hyper mauvaise idée qu’il avait légèrement grimacé. La douleur commençait vraiment à venir. Il laissa échapper doucement. « Vous pouvez arrêter de dire désolée. Estimez-vous être heureuse d’être encore en vie. » « Il n'est pas mauvais, mon ami je veux dire. Il ne savait sans doute pas qu'il y aurait ces gars là. Il ne m'y aurait pas envoyé sinon. » Le coréen se mit à la regarder, petit à petit il commençait à cerner la personnalité d’Imogen et commençait à comprendre comment elle s’était laissée embarquer dans ce genre de situation : elle laissait plus ou moins tout aller. « Il est … Gentil. Je ne vois pas pourquoi il aurait voulu que je sois blessée. » Hyun-Su n’avait pas cet air, où il la croyait vraiment. C’était quand même louche cette histoire et il n’appréciait vraiment pas ce qui allait se passer. Le pire de ce qu’il avait fait : il avait juste laissé les hommes vivants, juste inconscients et il n’y avait aucun doute qu’ils reviendraient. Ils devaient même savoir où elle vivait. Alors pourquoi avait-il annoncé à Imo’ qu’il allait mentir pour elle d’une certaine manière ? « Je vous laisserai parler. Je ne suis pas une très bonne menteuse. » À cette dernière phrase le vendeur se mit à sourire un peu, alors qu’il y avait pas de raison à le faire. « Je mens pour éviter qu’il y ait une enquête. Je ne veux pas des ennuis déjà qu’ils vont m’attaquer avec l’histoire de la Green Card. Vous aussi, vous ne voulez pas que les autorités s’en mêlent. Surtout que vous deviez rendre un service à votre ami. Ça vous a amené à des gens pas fréquentables. Vous saviez ce que vous emportiez ? » Il jeta un coup d’oeil à la jeune femme qui conduisait. « Vous savez aussi qu’ils pourraient revenir, mais cette fois-ci à votre appartement ? Je les ai juste assommé.. Donc rien ne les empêche de faire ça. » Il soupira comme si tout d’un coup il était concerné, déjà embarqué dans cette histoire : il aurait dû la laisser à son propre sort finalement .. Enfin, ça ne servait à rien de ruminer sur le passé à se dire qu’il aurait dû faire ceci ou cela. « Ils vont s’imaginer aussi que vous m’auriez tout dit, même si vous l’auriez pas fait. Ils seraient quand même venu s’occuper de mon cas. » Et surtout pour se venger. Il se fit un petit facepalm, la main sur son visage. « Raaah. Mais dans quoi est-ce que je me suis foutu…? » Remarque optimiste : au moins, il allait avoir de l’action.

« La technique du cuisinier maladroit marche très bien habituellement. Mais on peut toujours chercher une meilleure idée, au moins pour s'assurer que vous serez toujours réveillé en arrivant. » Hyun-Su releva la tête après avoir fait un facepalm et soupira, avec un léger sourire. « Et vous dites d’être pas une bonne menteuse ? » Au moins il faisait l’effort même si son humeur était un peu mauvaise sous l’effet de la blessure sûrement « J’ai pensé à cette technique du cuisinier, mais celle-ci va pas marcher. Vous avez vu ma plaie ? Elle est horizontalement transversale sur ma main… » les doigts ne semblaient pas trop être atteint, c’était déjà ça. Quel idiot quand même d’avoir tenté de stopper à main nue le couteau de cette façon là ! « On aurait pu dire que j’ai pris ma main pour une planche à tomate…! » Puis soudain une illumination de la part du Coréen, il avait enfin une idée. « J’aurais mal tenu un aliment dans la main. Et il n’était pas facile à couper, alors j’ai forcé et le couteau a traversé l’aliment et presque ma main. » Voilà. Au moins l’histoire était plus ou moins prête. Il savait quoi raconter sur le coup et priait à ce qu’ils ne retrouvent pas les types à l’hôpital. « Poussez-vous, allez ! … S’il vous plait. » Hyun-Su haussa les sourcils face au self-control d’Imogen, puis s’affala un peu sur son siège et ferma un moment les yeux. « Beau Self-control. J’aurai pas été capable de dire s’il vous plait. J’aurai fait autrement. » fit-il en guise de commentaire, signe qu’il était toujours là quand même. Ça ne s’arrêtait pas de saigner, même si Hyun-Su avait mis de quoi bloquer la circulation. «  Chez vous, je vous ai entendu parler ... une autre langue. Laquelle était-ce ? » « ah ? 똥 씨발? » Il ouvrit les yeux et changea de mouchoir sur le coup. « C’est du Coréen. Je vivais en Corée du Sud avant de venir à Lewiston retrouver ma tante. » Il pointa du doigt vers le panneau. « À droite. » Il continua par la suite. « J’ai quitté mon pays natal parce qu’il ne me restait plus rien là-bas, je n’avais plus de raison de rester. » Machinalement il haussa les épaules.

Puis enfin ils arrivèrent. Imogen se gara pas très loin de l’entrée des urgences. Le Coréen soupira face à l’épreuve qui allait suivre et ouvrit maladroitement la porte de la main gauche pour sortir de la voiture. Une personne au loin venait de les remarquer et se mit à courir vers eux. Cette personne demanda ce qui venait de se passer tout en examinant la blessure et rapidement Hyun-Su expliqua la situation en grimaçant encore plus qu’avant parce que ça lui faisait maintenant mal, et ce, de façon assez spontanée : « Je voulais initier ma voisine à la gastronomie coréenne. Mais j’ai raté un légume et .. » « Ok. Vous avez eu de la chance, vos artères, tendons n’ont pas l’air d’être touchés. Bon réflexe le garrot dans tout les cas.» La secouriste après avoir vérifié l’état et si le blessé pouvait marcher, conseilla par la suite d’entrer rapidement et de demander de sa part un docteur. Ils prendraient en charge de suite le coréen. « Apparemment, c’est la veine qui est atteinte » fit Hyun-Su dans un léger soupir, s’attendant au pire qui allait venir. Ils entrèrent dans l’hôpital, Il s’installa sur la première chaise, doublant un monsieur qui allait s’asseoir aussi juste pour lire un journal. « Pourrais-tu chercher Dr. Warren ? » C’était le nom dont la secouriste plus tôt avait donné.
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Imogen N. Kent
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Lun 3 Aoû 2015 - 18:23

No act of kindness is ever wasted.
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« J’imagine que vous connaissez de nom Jade Thorn. » Jade Thorn. Oui. Ce nom lui disait quelque chose. Elle y réfléchit une seconde et cela lui revint. C'était un article sur lequel une collègue avait travaillé. Les Thorn étaient une famille influente un peu au même titre que les Stark. En parlant d'eux d'ailleurs, elle se rappela d'une chose qu'avait dite Juliet sa patronne par le passé comme quoi sa famille et les Thorn étaient liés. Mais Nikki n'avait rien demandé de plus. Ça restait néanmoins une preuve que tous, dans cette ville, avaient un lien ou presque. Le malheur ou bonheur des petites villes. Elle hocha alors la tête. Oui, ça lui était familier. « Je l’ai prise pour une visiteuse et non pour une malade mentale et je l’ai aidée à sortir de l’hôpital. » Elle ne savait pas si ça la rassurait ou la dérangeait à nouveau. Après tout, c'était ce qu'il disait et non la vérité formelle. Le doute subsistait. « Si je me souviens bien. Elle n'est pas vraiment ... mentalement atteinte comme on l'entend d'ordinaire. Il y a eu une affaire d'agression et d'un coup à la tête qui l'aurait rendu amnésique. C'est quand même fou de se dire qu'un simple coup peut détruire une vie parce que je ne vois vraiment pas comment elle peut vivre correctement avec ça. » Finit-elle, plus pour elle-même que pour son interlocuteur. Elle avait tenu néanmoins à défendre Jade Thorn, par loyauté envers les Stark et par extension les Thorn ou simplement parce qu'elle prenait la défense de tout le monde, même de ceux qui ne le méritaient pas. « Je vous remercie, mais je pense que je vais laisser tel quel. Ça ne servira à rien de rétablir la vérité. Vous avez le pouvoir de rétablir la vérité ? » La question rendit Nikki dubitative. Qu'avait-il compris quand elle avait parlé de rétablir la vérité ? Elle proposait simplement de raconter ce qu'il avait fait, dans les grandes lignes bien évidemment. « Oui. Je veux dire que j'aurai pu raconter que vous m'avez sauvé mais maintenant ça ne compte plus étant donné qu'on ne va rien dire, je crois ... Je n'ai pas de pouvoir particulier. Je suis désolée, on a du mal se comprendre. » Elle était toujours un peu inquiète, laissa planer cela jusqu'à ce qu'elle déclare être sa voisine. Chose qui pouvait paraître imprudent vu son inquiétude vis à vis de l'homme face à elle.

« Arrêtez de dire que c’est de votre faute. Ça c’est la mienne et je vous interdis de me voler la faute » « Désolée .... » Marmonna-t-elle en souriant néanmoins face à l'idée même de lui avoir volé la faute. C'était ridicule. Lui-même sembla sans rendre compte car la conversation passa aux présentations. Présentations qu'elle rata lamentablement en se trompant de nom. Pas que l'un soit plus valable que l'autre mais Nikki avait toujours eu une place particulière. Son frère l'appelait ainsi, sa mère l'appelait ainsi, tout le monde à Lafayette la nommait ainsi. « Imogen ? Sûre que c’est votre vrai prénom ? Parce que si c’est une fausse identité… Vous avez le droit de pas me dire votre vrai prénom du coup, si vous vous méfiez de moi. Réaction normale juste après avoir manqué d’être victime d’une agression. » Elle le regarda un peu médusée qu'il croit qu'elle mente à ce propos. Bien sûr c'était le genre de choses qui pouvaient arriver, Nikki s'en doutait bien mais ça lui aurait si peu traversé l'esprit qu'elle prit un air choqué et s'en défendit immédiatement. « Quoi ?! Non, non. Je m'appelle bien Imogen c'est juste que ... de là où je viens, mes amis et en fait, tout le monde, ont plus tendance à m'appeler Nikki. Mais comme Imogen est supposé m'identifier ... Désolée de la confusion, je-je ne mens pas. » Elle avait hésité avant de justifier le pourquoi de son erreur mais après tout, comme il venait de le dire, elle avait été victime d'une agression et c'est lui qui l'avait sauvé. « Je n'ai ... aucune raison de vous mentir. Déjà parce que vous m'avez sauvé et pour ça je ne saurais jamais comment vous remercier assez et ensuite parce que nous sommes voisins et que ce serait étrange de mentir à quelqu'un qui peut voir votre nom sur la boîte aux lettres tous les matins. » Dit-elle de nettement meilleure humeur que l'instant précédent. Il lui en fallait peu certes mais ce petit quiproquo eut tendance à la rassurer sur le fait que Sullivan était comme tout le monde.

Maintenant en voiture, il ne lui fallut pas longtemps avant de se sentir à nouveau coupable de cette blessure qui ne semblait pas vouloir s'arrête de saigner. S'excusant une énième fois, elle eut le droit à une sorte de réprimande de la part du blessé et se trouva à nouveau sotte. Évidemment, il ne devait pas avoir envie d'entendre la femme qui était la cause de sa blessure, s'excuser ... Peut-être même lui en voulait-il trop de l'avoir entraîné là-dedans pour accepter ses excuses ? Elle hocha alors simplement la tête en signe d'acceptation, prenant la défense de son voisin, celui qui était à l'origine du problème bien qu'elle le nie aisément. « Je mens pour éviter qu’il y ait une enquête. Je ne veux pas des ennuis déjà qu’ils vont m’attaquer avec l’histoire de la Green Card. » La Green Card ? Cette mention lui fit tourner la tête vers lui, perdant de vue la direction à suivre un instant. Ainsi n'était-il pas encore un résident sur le long terme des États-Unis. Il risquait l'expulsion. Et elle en fut mécontente. Égoïstement parce qu'il lui donnait une impression de sécurité à l'instant présent et plus naturellement parce que ses actions récentes au moins le fait qu'il lui soit venu en aide prouvait qu'il pouvait être un bon citoyen. Mais elle ne commenta pas dans l'immédiat. « Vous aussi, vous ne voulez pas que les autorités s’en mêlent. Surtout que vous deviez rendre un service à votre ami. Ça vous a amené à des gens pas fréquentables. Vous saviez ce que vous emportiez ? » Ne voulait-elle pas le dire ? Sans doute que non. Ça aurait soulevé des questions et dirigé l'attention vers son voisin et elle n'avait aucune envie de lui créer des problèmes. Quand à l'autre chose ... « Euh, non. » Même maintenant, elle ne voyait pas l'intérêt de savoir ce que ça contenait. C'était important pour son voisin suffisamment pour que cela arrange tous "ses problèmes", c'était tout ce qu'elle avait besoin de savoir. « Mais ça devait arranger ses problèmes et l'aider à avancer. Ça m'a semblé une bonne chose. Je n'avais pas besoin d'en savoir plus ... » « Vous savez aussi qu’ils pourraient revenir, mais cette fois-ci à votre appartement ? Je les ai juste assommé.. Donc rien ne les empêche de faire ça. » Est-ce qu'il tenait vraiment à la voir paniquer maintenant, sur la route de l'hôpital ? « I-Il n'y a aucune raison. Je ne leur ai pas donné mon adresse et ils ne peuvent pas le savoir juste comme ça. Ils ne vont pas revenir. » Elle voulait persuader Sullivan aussi fortement qu'elle l'était. Mais c'était plus pour ne pas paniquer et changer de ville dès qu'elle aurait accompagné son sauveur à l'hôpital. « Ils vont s’imaginer aussi que vous m’auriez tout dit, même si vous l’auriez pas fait. Ils seraient quand même venu s’occuper de mon cas. Raaah. Mais dans quoi est-ce que je me suis foutu…? » Elle tentait vraiment de rester concentrée sur la route mais l'attitude son voisin ne l'aidait pas vraiment. Et à en juger par ses réactions, il devait bel et bien regretter de lui être venu en aide. « Je suis vraiment vraiment désol... Je ne voulais pas vous mettre là-dedans. Je ... » Ne lui avait-il pas interdit plus tôt de s'excuser ? Elle s'en souvenait pas c'était plus fort qu'elle. Il y avait de quoi en plus, s'excuser. Elle était responsable de tout ça. « Je pourrais aller leur dire que vous ne savez rien ... » Ils l'avaient agressé parce que c'était les circonstances qui l'avaient voulu. Elle était au mauvais endroit au mauvais moment rien d'autre. Si elle les retrouvait, elle pourrait peut-être leur expliquer qu'elle oublierait tout et que Sullivan n'avait rien fait d'autre que l'aider. Oui. Dans le petit monde de Nikki, cette idée était plus qu'une idée mais la réalité de ce qui se passerait ... Elle ne doutait pas que l'homme n'était pas naturellement mauvais malgré sa très mauvaise expérience en matière d'être humain.

« Et vous dites n’être pas une bonne menteuse ? » « Tout à fait. » Sourit-elle fièrement en retour tout en hochant la tête. « Je ne fais que proposer une idée, je n'ai jamais dit que je l'avais mise en pratique. » Était-elle de meilleure humeur ? Certainement. Cette discussion était bien plus tranquille. Elle l'écouta expliquer que la technique du cuisinier ne fonctionnerait pas et se demanda comment il pouvait réfléchir avec une pareille blessure. Même en bonne santé, elle n'aurait jamais réfléchi au fait que la blessure n'était pas dans le bon sen par rapport au couteau. « On aurait pu dire que j’ai pris ma main pour une planche à tomate…! » La phrase la fit sourire. Ça n'avait pourtant rien de drôle et la situation ne l'était pas. Mais elle s'amusa d'imaginer la chose. « J’aurais mal tenu un aliment dans la main. Et il n’était pas facile à couper, alors j’ai forcé et le couteau a traversé l’aliment et presque ma main. » « Vous allez vraiment passer pour un maladroit. Ce que vous êtes loin d'être de ce que j'ai pu voir. Mais très bonne idée, je vote pour la planche à tomate ! » Répliqua-t-elle avant de se concentrer sur la route quelques instants et poser une petite question qui lui indiquerait peut-être d'où était originaire Sullivan. « ah ? 똥 씨발? C’est du Coréen. Je vivais en Corée du Sud avant de venir à Lewiston retrouver ma tante. À droite. » Ouf. Heureusement qu'il le lui avait dit, elle avait failli louper l'indication. Elle tourna donc, écoutant la suite. « J’ai quitté mon pays natal parce qu’il ne me restait plus rien là-bas, je n’avais plus de raison de rester. » « C'est pour ça que vous voulez la Green Card ? Ils ne veulent tout de même pas vous empêcher de l'avoir ? Vous avez essayé le visa, c'est parfois plus simple. Il me semble me souvenir qu'un de mes collègues a eu beaucoup de mal à l'obtenir. Il a fallu l'intervention de la directrice générale à l'époque... Vous pourriez demander à votre patron. Il ne devrait pas y avoir plus d'enquête grâce à son intervention. Je crois qu'il y a une loterie aussi ... Ou votre tante ? Elle ne peut pas aider ? »

Enfin, il arrivèrent et elle se dépêcha de descendre de voiture, arrivant malgré tout trop tard de l'autre côté pour aider Sullivan. De faite, il ne savait pas non plus s'il aurait bien pris sa démarche, certains avaient leur fierté. Ils n'eurent pas le temps d'échanger d'autres mots que quelqu'un vint vers eux et Imogen s'écarta, se faisant un peu oublier. A la mention de son implication, elle afficha un sourire innocent comme pour appuyer les dires de son voisin et suivit le mouvement. Elle ne voulait pas repartir maintenant, sans compter qu'elle devrait sans doute remplir quelques papiers pour certifier la déclaration, surtout lorsqu'ils se rendraient compte que Sullivan n'était pas vraiment américain. Les gens avaient tendance à être suspicieux. Elle se posta à côté, debout et serrant ses bras contre elle, souhaitant ne pas entendre de mauvaises nouvelles quant à l'état de son sauveur. « Apparemment, c’est la veine qui est atteinte » « Bon sang ... » Aucun jeu de mots là-dedans. Elle était juste inquiète, pour lui. Une veine, ce n'était jamais bon. Et bon sang, ce qu'elle pouvait se sentir coupable. Elle aurait pu en pleurer. « Pourrais-tu chercher Dr. Warren ? » « Oui. Oui, bien sûr tout de suite. » S'empressa-t-elle de dire, fuyant presque la pièce de peur de craquer. C'était lui le blessé mais c'était elle qui était proche des larmes.

Elle revint rapidement avec un autre médecin. Le docteur Warren s'occupait déjà d'un patient et ce jeune interne devait donc se charger d'examiner la blessure et préparer ce qu'il fallait pour le docteur Warren. « Le docteur Warren arrive. Le docteur Grant doit s'occuper de vous d'abord. » Elle n'était pas contente de ce fait et aurait préféré un médecin avéré mais elle n'aimait contrarier personne. Surtout que ce médecin-ci sembla peu délicat une fois la porte de la salle d'examen refermée. Nikki se sentait presque plus compétente et entreprit de jouer les inquiètes. « Attention ! » Elle n'aimait pas les hôpitaux. Encore moins ce qu'il s'y passait, ni les médicaments prescrits souvent trop chimiques pour être innocents. « Vous êtes sûrs que vous devez lui donner ça ? » Sa bouche s'ouvrait plus vite qu'elle ne réfléchissait. Elle ne serait même pas étonnée si Sullivan décider de la faire taire. « Oui, je sais que c'est pour endormir la douleur mais vous n'avez rien d'autre que ça... » Devait-elle préciser qu'elle n'avait aucune confiance dans la médecine classique et adulée par les médecins sans cervelles qui s'imaginaient que vivre plus longtemps était un mieux sans se préoccuper des difficultés internes du corps provoqués par tous les produits et vaccins qu'ils obligeaient les gens à se faire injecter. Sa petit haine bien sûr, alimentée par le fait que ces mêmes médecins, bien que ce soit dans une autre ville, n'avaient pas pu sauver son frère. « Je vous jure que je ne vous demanderai plus jamais de cuisiner pour moi, Sullivan ... C'était une erreur. On se contentera de plats à emporter la prochaine fois. » Elle grimaçait en voyant à nouveau la plaie à vif. Enfin, le médecin était arrivé et les soins étaient prodigués. Enfin, elle détourna le regard quand on s'occupa de recoudre la main atteinte et qu'elle eut un haut le coeur. Enfin, ce fut le moment de remplir les petits formulaires et du copay. D'emblée, elle sortit de quoi payer. Ses problèmes, ses erreurs, son payement. « Je suis désolée pour tout à l'heure, d'avoir contrarié le docteur Grant. Je n'aime pas trop les hôpitaux... »

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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Lun 3 Aoû 2015 - 23:03


No act of kindness is ever wasted.

Imogen


« Si je me souviens bien. Elle n'est pas vraiment ... mentalement atteinte comme on l'entend d'ordinaire. Il y a eu une affaire d'agression et d'un coup à la tête qui l'aurait rendu amnésique. C'est quand même fou de se dire qu'un simple coup peut détruire une vie parce que je ne vois vraiment pas comment elle peut vivre correctement avec ça. » Hyun-Su haussa un sourcil tout d’un coup assez intrigué et finit par soupirer. Fatigué d’être le roi des Quiproquo, il voulait bien laisser son titre à quelqu’un d’autre ! « Par ce fait, il y a eu un quiproquo. Elle ne savait même pas qu'elle était dans l’hôpital en réalité et elle s’était prise pour une visiteuse qui s’est perdue. Je ne savais rien à son sujet à ce moment-là. Le pire quand même, c’est pas en étant à l’hôpital que ça va vraiment l’aider. Si elle est amnésique tout simplement, pourquoi elle est … » internée ? Non. « … Hospitalisée dans l’aile psychiatrique ? » Il prit un léger air innocent, comme s’il était quelqu’un qui se posait des questions sur l’état de Jade bien qu’il avait de mauvais souvenirs d’elle, que c’était vraiment mal parti pour ces deux-là. Il ne pouvait pas s’empêcher d’être légèrement inquiet pour elle. C’était ça être Hyun-Su quand même, être dans cette ville depuis quatre ans, entouré de vrais amis et de gens qu’il avait commencé à apprécier. Le vendeur ne pouvait plus vraiment s’empêcher de se soucier pour quelqu’un, même pour un inconnu, quitte à se foutre dans des situations pas possibles. « Oui. Je veux dire que j'aurai pu raconter que vous m'avez sauvé mais maintenant ça ne compte plus étant donné qu'on ne va rien dire, je crois ... Je n'ai pas de pouvoir particulier. Je suis désolée, on a du mal se comprendre. » Le coréen plissa légèrement les yeux et puis fit une petite moue de réflexion. « Hmmm… Oui je pense. » La compréhension à l’anglais n’était pas encore au point, il avait sûrement pris au premier degré cette histoire de pouvoir. Il s’était mentalement insulté en coréen, parce qu’il s’était sûrement non seulement mis mal à l’aise, il avait mis mal à l’aise la jeune femme. Il y avait des moments où il devait apprendre à se taire, complètement. Ce n’était même pas la première fois qu’il s’était fait cette remarque en plus. Oui sérieusement, il devrait se taire pour de bon…

« Désolée… » répondit-elle … après qu’il lui ai demandé d’arrêter de lui dire que c’était de sa faute, parce que cette fois-ci c’était la sienne. Mais non, la jeune femme avait encore continué à dire désolée, avec un léger sourire. Le coréen cligna les yeux, complètement décontenancé. En fait, désolée n’était-ce pas son premier mot quand elle était petite ? Le tout premier mot qu’elle avait prononcé quoi… Désolée ? Elle semblait vraiment s’y attacher. Hyun-Su n’était quand même pas loin d’avoir tenté de lui demander si Désolé était vraiment le premier mot qu’elle avait appris, mais maintenant qu’il y pensait … Il se posait cette question et il allait se faire lui-même un débat intérieur. Enfin, oui pour oublier ça tout de suite, il fallait passer aux présentations. « Quoi ?! Non, non. Je m'appelle bien Imogen c'est juste que ... de là où je viens, mes amis et en fait, tout le monde, ont plus tendance à m'appeler Nikki. Mais comme Imogen est supposé m'identifier ... Désolée de la confusion, je-je ne mens pas. » Il la fixa, en clignant les yeux. Pourquoi l’appelait-on Nikki d’ailleurs ? Question à poser tou… « Je n'ai ... aucune raison de vous mentir. Déjà parce que vous m'avez sauvé et pour ça je ne saurais jamais comment vous remercier assez et ensuite parce que nous sommes voisins et que ce serait étrange de mentir à quelqu'un qui peut voir votre nom sur la boîte aux lettres tous les matins. » .. Finalement plus tard. Il pencha légèrement la tête, avec un air convaincu, comme quoi elle avait vraiment raison vu de là. « Certes.. Vu de là… Vous n’avez pas tort, même si ce n’est pas du tout mon genre de regarder la boite aux lettres de mes voisins juste pour savoir comment ils s’appellent. » Il soupira, légèrement mi-amusé et mi-dépité. Il « Je suis désolé. Je suis vraiment le roi des quiproquos. » Par cette phrase. Il se disait qu’avec lui comme roi des quiproquos et Imogen qui semblait être la reine des désolées. Ils iraient loin. Au moins, cette conversation mettait à l’aise les deux protagonistes.

Elle ne savait pas ce qu’elle emportait en réalité ? Bon … C’était peut-être mieux de ne pas savoir ce qu’elle emportait en réalité. Surtout qu’Imogen ne savait pas ce qu’elle emportait, ça sauvait un peu les choses, mais Hyun-Su ne savait si les autres savaient ce qu’elle ne savait pas. Raah. Il devrait un peu arrêter de réfléchir, ça lui donnait déjà mal à la tête en plus de la blessure à la main. « Mais ça devait arranger ses problèmes et l’aider à avancer. Ça m’a semblé une bonne chose. Je n’avais pas besoin d’en savoir plus. » Se rendait-elle compte qu’elle s’était mise dans une mauvaise situation pour quelque chose dont elle ne savait vraiment pas. Imogen n’avait vraiment pas besoin de savoir pourquoi elle en était là et par conséquent elle avait emmené le coréen dans ses problèmes … ? Bon ok, Hyun-Su n’aurait pas dû réagir et aurait dû passer son chemin. Mais ça allait à l’encontre de ses principes et tout ça, puis d’abord il ne savait pas du tout dans quoi il s’était embarqué. « I-Il n’y a aucune raison. Je ne leur ai pas donné mon adresse et ils ne peuvent pas savoir juste comme ça. Ils ne vont pas revenir. » Oui, l’asiatique était légèrement énervé par ce qui venait de se passer et c’était compréhensible. Il avait plus ou moins quitté la Corée pour éviter ce genre de problème, et là tout d’un coup. Quatre ans plus tard, il venait de se retrouver dans la même situation…! Enfin, elle n’allait pas mal finir non. Il y avait forcément un autre moyen de terminer et de régler tout cela. « Je suis vraiment vraiment désol… » Après avoir fait son facepalm, il releva aussitôt son regard pour lui rappeler mentalement qu’elle n’avait pas le droit de dire qu’elle était désolée. « Pardon ? » « Je ne voulais pas vous mettre là-dedans. Je ... » « Vous … ? » « Je pourrais aller leur dire que vous ne savez rien … » «  뭐 (quoi) ? » Hyun-Su cligna les yeux puis se refit un autre facepalm et soupira, en s’affalant sur son siège. Avant de se souvenir de la douleur qui commençait à prendre de l’importance qui le fit redresser. « … Mais en fait. » Une pause. Il la dévisageait comme s’il n’en revenait absolument pas. « Vous.. Voulez aller les voir juste pour leur dire que je ne sais rien ? » Il détourna la tête pour se mettre à observer le paysage, un peu sous le choc de la naïveté d’Imogen. « Je ne vous laisserai pas aller les voir toute seule. » Une pause, sa voix trahissait un peu l’inquiétude qu’il avait pour elle alors qu’ils ne se connaissaient vraiment pas. « En réalité, je ne sais même pas si vous laisser toute seule c’est une bonne idée. » Puis il resta silencieux pendant une minute avant de vouloir lui dire finalement « Ce genre de situation m’est arrivé une fois. Il y a quelques années. Un peu le même genre. Je travaillais dans un hôtel et un client m’avait demandé à ce que je ramène sa mallette à quelqu’un comme ça. J’ai fais une mauvaise rencontre. » Il se mit à la regarder et haussa les épaules. « J’ai dû me débrouiller. Je pense savoir quoi faire pour régler ce problème, de façon plus pacifiste… Bon c’est vrai que là. C’est un poil pas gagné avec la raclée que je viens de leur faire. » Il fronça les sourcils tout d’un coup et se demanda… « En fait, il est où le “colis“ ? Et à qui vous deviez le donner déjà ? » Maintenant qu’il y pensait…!

« Je ne fais que proposer une idée, je n’ai jamais dit que je l’avais mise en pratique. » Face à ce répondant, Hyun-Su se mit à sourire un peu et hocha doucement la tête. Quand même, la technique du cuisinier de la façon dont Imogen venait de le raconter n’allait pas vraiment marcher, parce que c’était pas dans le bon sens du couteau. Jusqu’à ce que le coréen eut une illumination avec la planche à tomate ! « Vous allez vraiment passer pour un maladroit. Ce que vous êtes loin d'être de ce que j'ai pu voir. Mais très bonne idée, je vote pour la planche à tomate ! » Le coréen se mit à sourire un peu face à cette réponse et aurait bien voulu rire si la situation n’était pas si grave que ça. Prendre la main pour une planche à tomate et rien que la regarder … Coupée… Oui … Non … Il ne pouvait pas en rire. « Je suis pas maladroit en geste, c’est vrai… » Maladroit dans les sentiments et les situations, oui c’est tout Hyun-Su même ! « Mais à l’hôpital personne ne me connait. Enfin je l’espère… » Petit souvenir qui revint à la surface avec cette histoire de Jade Thorn. La pauvre en fin de compte. « C'est pour ça que vous voulez la Green Card ? Ils ne veulent tout de même pas vous empêcher de l'avoir ? Vous avez essayé le visa, c'est parfois plus simple. Il me semble me souvenir qu'un de mes collègues a eu beaucoup de mal à l'obtenir. Il a fallu l'intervention de la directrice générale à l'époque... Vous pourriez demander à votre patron. Il ne devrait pas y avoir plus d'enquête grâce à son intervention. Je crois qu'il y a une loterie aussi ... Ou votre tante ? Elle ne peut pas aider ? » Le Coréen se mit à rire un peu, c’était même son premier rire apparemment depuis le début qu’ils se s’étaient rencontrés. « Hmm. Par où commencer… C’est une longue histoire avec la green card. D’abord, le visa. Ça fait déjà quatre ans jusqu’ici que je ne cesse pas de le renouveller et comme vous le dites, c’est déjà assez difficile. J’ai pas cessé de demander l’aide à mon patron de travail. Mais c’est un sacré connard fini et on ne s’entend pas vraiment. On fonctionne un peu par un marché même. Assez compliqué à expliquer… » Oui longue histoire sur le fait du comment Hyun-Su avait pu se sauver de l’expulsion grâce à ses amis Coréens qui avaient dû insister au patron du travail. « La loterie… J’y crois pas. La chance n’est jamais avec moi. » Apparemment pas avec Imogen aussi. En fait, ils avaient peut-être ce point en commun là-dessus. « Ma tante essaye de m’aider… » Il fit un sourire pincé, pour montrer un peu sa gêne. « … À sa manière. » Oui, en trouvant des filles et en essayant d’organiser des rencontres ? Ce genre de chose faisait même fuir Hyun-Su parce que sa tante ne se rendait pas compte que la plupart des filles n’étaient même pas Américaines. Oui donc, c’était assez compliqué et son visa allait bientôt toucher à la fin. « … Argh. » râla-t-il plus par la pensée pour son visa que par la douleur. « N’en parlons pas vraiment. Ça va vraiment finir par me déprimer toute cette histoire. » À un point que le coréen s’était presque affalé sur son siège. Bon, il avait une amie : Penny qui essayait de chercher pour Hyun-Su pour l’aider à sortir de là, de cette situation assez catastrophique pour lui.

« Bon sang … » le vendeur fit un rictus et s’étouffa presque de rire face à ce jeu de mots qui n’était pas vraiment en réalité un. « Désolé. Ce n’était pas drôle ce jeu de mot qui n’était pas vraiment un en réalité. » En fait, c’était peut-être un rictus ironique. Alors que Hyun-Su s’était installé, il avait demandé à Imogen d’aller chercher le médecin tout en la tutoyant (note de l’auteure : quoique .. En fait, je me suis perdue dans la règle du tutoiement et du vouvoiement à cause de l’Anglais, mais on va faire comme si rien n’était ok ?). Dès qu’elle avait disparue, le malaise et la mauvaise sensation fit son retour chez le coréen. Il se demandait même si ce n’était vraiment pas une bonne idée de devoir décamper de là et de demander tout simplement à Terrie de lui recoudre la main, même si elle était vétérinaire ! Enfin bref, il était dans la salle d’examen finalement et enleva le mouchoir pleine de sang pour le jeter dans la poubelle qui n’était pas loin. Imogen fit rapidement son retour avec un médecin … Qui finalement … « Le docteur Warren arrive. Le docteur Grant doit s'occuper de vous d'abord. » Bon, d’un coup le vendeur n’était vraiment pas rassuré et il s’était un peu tendu. Alors qu’il observait comment se débrouillait le docteur Grant, la jeune femme fit vite réagir Hyun-Su par son cri. Ce dernier allait répliquer par une prise de défense dans le taekwondo. Encore heureux qu’il s’était retenu très rapidement. « Vous êtes sûrs que vous devez lui donner ça ? » Le docteur Grant la regarda et allait lui expliquer. « Oui, je sais que c'est pour endormir la douleur mais vous n'avez rien d'autre que ça... » « Imogen. » C’était la première fois qu’il l’appelait par son prénom et de façon assez sérieuse, bien que le regard de Hyun-Su affichait tout le contraire : il la suppliait un peu « Ce que vous faites là, ça me stresse et ça stresserait aussi le docteur Grant. » En gros : tais-toi s'il te plait ! Je sais que ce n’est pas fiable et moi non plus je fais pas confiance à ce mec qui m’a pas l’air … … Enfin. Bref.

Le coréen détestait par dessus tout aller à l’hôpital pour plusieurs raisons et c’était justifié en plus. D’abord, les problèmes avec la sécurité sociale à venir. Ensuite comment payer le tout. Encore, il allait être arrêté, en congé maladie pour éviter de s’ouvrir la plaie. Il détestait être en congé maladie et il allait s’emmerder. Encore, son patron allait râler : non il allait trouver un moyen de venir travailler. Quoi d’autre comme problèmes ? Les médecins n’avaient même pas été capable de sauver ses parents et c’était en grande partie de leur faute qu’il en était là. Actuellement ainsi que sa soeur… Hyun-Ae. Imogen avait dû sentir la tension chez le coréen monter quand l’autre médecin était en train de préparer le tout. La piqûre, la découverte de la plaie et il écoutait à moitié les commentaires, il contentait d’hocher un peu la tête. « Je vous jure que je ne vous demanderai plus jamais de cuisiner pour moi, Sullivan ... C'était une erreur. On se contentera de plats à emporter la prochaine fois. » « Oui, ça m’évitera de prendre ma main pour une planche à tomate. » répondit-il du tact au tac, avec un léger sourire. « Mais je pense que vous pouvez rêver Imogen, abandonnez l’idée qu’on se contente d’un plat à emporter. » Il préférait toujours cuisiner par lui-même, il était un peu parano avec les nourritures qui pouvaient avoir des origines chimiques. Puis le médecin arriva. Enfin voilà l’expérimenté en matière !

Après que sa main fut recousue, soignée, bandée. Hyun-Su se retrouvait avec Imogen à l’accueil. Il était devant les papiers, à les remplir pour l’assurance et tout cela. Il grimaça un peu face au formulaire d’identité, de nationalité et tout ce genre de chose. Il regarda la secrétaire en silence, puis Imogen. Il soupira par la suite, prit le stylo du bout des doigts de sa main blessée. Il était droitier, la galère … ! Bon au moins il pouvait rendre tout cela illisible et .. Ouais, cette idée devait marcher. Puis Imogen sortir un portefeuille, pour payer le tout. Hyun-Su haussa les sourcils et sans faire exprès, il fit un trait sur presque toute la feuille quand elle lui dit : « Je suis désolée pour tout à l'heure, d'avoir contrarié le docteur Grant. Je n'aime pas trop les hôpitaux... » « Raaaaaah…! Mais je … Vous ai dis quoi sur l’abus du mot désolé ? » Il lui tapa gentiment l’arrière du crâne avec sa main gauche, sous l’effet léger d’énervement. Puis il se rendit compte que ce geste n’était pas vraiment approprié et .. sans faire exprès. « Désolé. » Une pause, le temps de se rendre compte de sa bourde. « Ah … C’est pas vrai … En fait, vous êtes vraiment la reine des désolée… Vous me contaminez en plus. C’est dangereux ça. » Il soupira et fit un léger sourire face à la jeune femme. « Je pense que personne n’aime les hôpitaux à part les gens qui y travaillent… Pour ne pas avoir une vie sociale. » Il ne se rendit pas compte qu’il avait contrarié la secrétaire. Enfin, il n’allait pas retourner à l'hôpital de sitôt. Quoique .. Pour faire l'était due sa main. Merde …Hyun-Su grimaça légèrement et soupira. Il désigna du menton le portefeuille d’Imogen. « Vous n’allez quand même pas tout payer ça ? » Après quelques discussions, la jeune femme n’avait pas vraiment laissé à l’asiatique le choix. Elle paya pour lui et lui, il finissait du mieux qu’il pouvait de remplir les formulaires, disant qu’il n’avait pas besoin de son aide. « Et ne dites pas désolée parce que je n’arrive pas à écrire correctement. » fit-il légèrement dépité tout en la pointant du doigt assez vivement.

Après qu’ils aient fini le tout. Ils pouvaient quitter l’hôpital assez tranquillement, et ça semblait faire réjouir nos deux protagonistes. Hyun-Su rendit le formulaire à la secrétaire avec un léger sourire, puis en attendant, il balada son regard à travers la salle, sur les visage des gens qui attendaient. Petit à petit, son visage se décomposa quand il crut reconnaître une face qu’il avait vu plus tôt dans la journée. « Oh .. … » Pourquoi ?! Pourquoi il n’y avait pas pensé plus tôt ?! Forcément, avec les coups que Hyun-Su avait donné aux hommes en costard, c’était sûr qu’ils allaient à l’hôpital pour se faire soigner ! C’était la pire idée au monde d’aller à l’hôpital ! Alors tout d’un coup, le coréen se fit plus impatient et Imogen arriva enfin à ses côtés. « Imogen. Après que la secrétaire m’ait donné l’enveloppe. On décampe le plus vite possible, mais tout en restant normal. » Une pause. « Ou sinon il y a l’option numéro deux. Aller leur parler. Mais je préfère largement l’option un. » En voyant la mine de la jeune femme qui ne semblait pas comprendre de ce que Hyun-Su était en train de parler, il désigna du menton l’un des hommes en costard qui était en train d’attendre dans la salle avec les autres patients. « Encore. Y a l’option 3 : qu’il nous voit tout de suite et on attend ce qui va se passer ? » … Une autre pause et il lança un regard pas convaincu à Imogen.
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Imogen N. Kent
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Sam 8 Aoû 2015 - 1:12

No act of kindness is ever wasted.
hyun-su et imogen

« Par ce fait, il y a eu un quiproquo. Elle ne savait même pas qu'elle était dans l’hôpital en réalité et elle s’était prise pour une visiteuse qui s’est perdue. Je ne savais rien à son sujet à ce moment-là. Le pire quand même, c’est pas en étant à l’hôpital que ça va vraiment l’aider. Si elle est amnésique tout simplement, pourquoi elle est … Hospitalisée dans l’aile psychiatrique ? » C'était une plutôt bonne question. A vrai dire, Nikki n'avait aucune connaissance de ce fait. Peut-être parce qu'un autre problème psychologique c'était présenté ou pour tout autre chose dont elle ni aucune personne en dehors des proche avait connaissance. Elle répondit vaguement avec l'air de n'en avoir aucune idée et d'émettre simplement des hypothèses : « Peut-être pour autre chose que pour l'amnésie ou pour la protéger. On sait tous que les services psychiatriques sont les mieux équipés à la protéger d'elle-même surtout quand on est une amnésique dont la mémoire se renouvelle toutes les heures et qui ne se souvient de rien depuis le printemps de l'année dernière » Elle n'osait pas imaginer ce que ça devait être que de souffrir de cette maladie. Comme pour toutes les maladies, son lot de désagrément était parfois très fort. Mais là n'était plus la conversation et elle se demanda si elle s'était mal exprimée lorsqu'il l'avait cru en possession d'un certain pouvoir, qu'elle n'avait pas, bien sûr. Cela ne demandait plus aucune réponse et elle resta là, un peu songeuse et inquiète. Mal à l'aise, elle resta au milieu de le pièce tendit qu'il s'occupait de sa blessure.

« Certes.. Vu de là… Vous n’avez pas tort, même si ce n’est pas du tout mon genre de regarder la boite aux lettres de mes voisins juste pour savoir comment ils s’appellent. » Ils marchaient vers la voiture, Nikki jetant des coups d'oeil à son sauveur en redoutant qu'il perde connaissance et en engageant les présentations ou plutôt, à l'instant, en justifiant le fait qu'elle se nomme Imogen. « Moi c'est mon genre. » Chuchota-t-elle presque honteuse d'être curieuse et néanmoins satisfaite qu'il semble approuver ses justifications comme étant valables. « Je suis désolé. Je suis vraiment le roi des quiproquos. » Cette remarque la fit sourire. Il y avait sans doute pire comme quiproquos et certainement qu'il n'avait aucune excuses à fournir, ça pouvait être ... normal de croire qu'elle puisse mentir. Peut-être ? Elle fronça les sourcils dans sa rapide réflexion et en vint à l'honnête conclusion qu'il n'avait aucun besoin de justifier son doute mais devait-elle le reconnaître, c'était plaisant de voir quelqu'un assumer ce qu'il faisait quoi que ce fut.

En voiture, prudente, attentive et en pleine explication, elle semblait un peu plus stressée. Elle ne voulait pas trahir son voisin et ne voulait pas mentir, pas vraiment. Elle se trouvait tout naturellement à défendre les uns et les autres. A se justifier et à s'excuser. Elle se sentait mal, toujours plus en voyant sa main et le sang. Elle n'était pas à l'aise avec ça non plus. Beaucoup auraient dit que c'était une chance que seule sa main soit blessée. Pour elle, c'était déjà horrible que sa main soit lésée. Nikki était prête à aller voir ces types et tout leur expliquer pour que Sullivan n'ait pas plus de problèmes. N'importe quoi pour qu'elle se sente enfin pardonnée elle-même. Mais son idée fixe fut interrompue par quelques mots dans cette même langue que dans l'appartement. Elle le regarda un bref instant avec interrogation. A nouveau, il semblait dépiter. Elle se sentit comme en étant la cause. A nouveau la culpabilité. Elle se fixa alors pour but d'ignorer cela, sachant que de nouvelles excuses risquaient de déclencher les foudres de son voisins, et suivit attentivement la route de la voiture bleue devant elle. « … Mais en fait. » Elle attendit la suite, peu certaine de ce qu'il comptait dire. « Vous.. Voulez aller les voir juste pour leur dire que je ne sais rien ? » L'étonnement perçait et elle hocha simplement la tête sans lâcher la route des yeux. « Je ne vous laisserai pas aller les voir toute seule. » « Mais... » « En réalité, je ne sais même pas si vous laisser toute seule c’est une bonne idée. » « Je ... C'était une situation exceptionnelle, ça ne se reproduira ... jamais ? » Elle était elle-même peu certaine de ce fait et tentait plus de convaincre son compagnon de route qu'elle-même. Elle se savait prudente au quotidien, peut-être trop, pour une raison : le danger était toujours plus près qu'elle pouvait le croire. C'était cette peur insidieuse de l'inconnu qui l'avait poussé dans cette usine désaffectée comme toute protection, comme si le lieu la sauverait de ces hommes. Ça ne s'était pas passé ainsi. « Ce genre de situation m’est arrivé une fois. Il y a quelques années. Un peu le même genre. Je travaillais dans un hôtel et un client m’avait demandé à ce que je ramène sa mallette à quelqu’un comme ça. J’ai fais une mauvaise rencontre. » Elle l'écoutait attentivement. Elle ne savait pas si elle en donnait l'air mais c'était le cas. Elle ne voulait cependant pas poser un regard insistant sur le lui et avait toujours les yeux rivés sur la circulation. « J’ai dû me débrouiller. Je pense savoir quoi faire pour régler ce problème, de façon plus pacifiste… Bon c’est vrai que là. C’est un poil pas gagné avec la raclée que je viens de leur faire. » Il n'était jamais trop tard. Elle était certaine qu'il était toujours possible d'arranger la situation et qu'ils oublient ce qui s'étaient passés comme eux pourraient l'oublier si un pacte était scellé. Elle était prête à le lui dire quand il la questionna sur le colis et qu'elle se pinça les lèvres cherchant une réponse qui ne la ferait pas mentir bien que tout cela la mette dans une situation inconfortable. Elle priait presque pour trouver l'idée du siècle. « J'ai ... livré le colis. Je devais voir un certain monsieur O'Leary, il n'était pas disponible mais un de ses amis était là pour prendre le paquet. Il a été très gentil. » Irrécupérable, c'était sûr. Elle trouvait la force de défendre tout le monde. Trouverait-elle même de quoi défendre un assassin ? Le cas ne s'était jamais présenté mais sans doute pourrait-elle mettre le passé de la personne en avant, ses problèmes psychologiques peut-être ou autre chose ... Elle aurait sans doute fait une bonne avocate si le journalisme n'avait pas été sa vocation.

Après avoir trouvé leur excuse, leur alibi ou peu importe le nom que portait ce qu'ils allaient déclarer aux médecins, Nikki se fit curieuse. La langue parlait plus tôt l'intriguait ou plutôt se demandait-elle d'où était originaire Sullivan. Il donna réponses à ses interrogations et la conversation continua sur la Green Card. Les problèmes d'obtention que cela semblait provoquer dans le cas de Sullivan, lui firent penser que le monde n'était jamais juste quand il le fallait. Elle avait bien du mal à comprendre qu'on puisse refuser un semblant de vie, de stabilité à quiconque à l'endroit désiré. Cette notion de territoire la perturbait beaucoup et ce depuis toujours. On pouvait la dire un peu trop idéaliste mais selon elle, la terre appartenait à tous, par là, elle entendait bien sûr la terre sur laquelle ils marchaient ou dans leur cas présentement, roulaient. « Hmm. Par où commencer… C’est une longue histoire avec la green card. D’abord, le visa. Ça fait déjà quatre ans jusqu’ici que je ne cesse pas de le renouveler et comme vous le dites, c’est déjà assez difficile. J’ai pas cessé de demander l’aide à mon patron de travail. Mais c’est un sacré connard fini et on ne s’entend pas vraiment. On fonctionne un peu par un marché même. Assez compliqué à expliquer… » En effet, compliqué. Surtout compliqué à comprendre le dit patron. Peut-être était-ce parce qu'elle avait toujours travaillé dans l'entreprise Stark qui représentait presque une très grande famille et où les deux patrons successifs avaient su se montrer humains avec le personnel. Quoiqu'il en soit, elle aurait bien voulu aller exprimer son incompréhension auprès du dit patron et se dit que, peut-être, le problème de la green card ferait un bon sujet d'article, elle en parlerait à monsieur Stark. « La loterie… J’y crois pas. La chance n’est jamais avec moi. » Elle pouvait comprendre ça. Du moins essayer. « Vous devriez quand même essayer, peut-être que la chance va tourner en votre faveur ! » Elle se considérait chanceuse la plupart du temps mais devait reconnaître qu'aujourd'hui au moins, elle rivalisait de malchance quoiqu'à bien y songer, le fait que Sullivan fut présent pour l'aider et la sauver pouvait avoir l'air de chance plutôt que malchance. « Ma tante essaye de m’aider… » Mais son air démentait plutôt ses propos. Elle s'interrogea alors sur la relation qui le liait à sa famille. Il n'avait, à ce qu'elle avait compris, apparemment plus personne en Corée. Cela voulait-il dire qu'il n'avait plus que sa tante ? Au moins sa tante, songea-t-elle alors en se rappelant que de son côté, elle ne pouvait même plus compter sur sa mère pour représenter, sa famille. « … À sa manière. » Ça semblait vouloir tout dire mais Nikki était curieuse de plus. « A sa manière ? » « … Argh. » Elle se sentit coupable par cette simple exclamation. Avait-elle était trop curieuse ou intrusive ? « N’en parlons pas vraiment. Ça va vraiment finir par me déprimer toute cette histoire. » « Oui, oui. Bien sûr. » S'empressa-t-elle de balbutier, ne souhaitant pas l'offusquer ou le mettre en colère. Mais volontaire ou non, elle se promit d'aborder à nouveau le sujet, au moins pour tenter de l'aider. Ça, ce serait une bonne idée, pour le remercier de l'avoir sauvé !

En allant chercher le médecin, Nikki eut le temps de penser, beaucoup penser, trop penser. Premièrement à son simple jeu de mot involontaire. La conclusion était simple : idiote. Elle aurait du réfléchir avant de parler. Ce n'était pourtant pas à défaut que sa mère le lui répète enfant. Deuxièmement, elle repensa au sauvetage, à l'aide qu'il lui avait apporté. Elle avait peur que sa blessure soit plus grave que ce qu'il en disait. Il souffrait et avait finalement accepté d'aller à l'hôpital. N'était-ce pas signe que c'était pire que prévu. Elle ne voulait pas être responsable d'encore un décès, parce que oui, à l'instant, elle imaginait le pire scénario. Elle qui était pourtant si positive. Mais c'était sans doute le stress qui jouait sur ses nerfs. Enfin, troisièmement, elle réfléchit à ce qu'elle pourrait faire pour le remercier, une fois sorti d'ici. Ah oui, enfin une pensée positive ! Se sépareraient-ils aussi simplement ? Insisterait-elle pour le veiller au moins un peu ? Serait-il partant pour continuer à discuter ? Oui. Si elle avait craint avec lui de ne pas être en sécurité, cette impression avait maintenant disparu et à dire vrai, le sentiment tranquille de ne plus craindre la mort à l'angle du couloir la suivait de près. Il avait un semblant de bonne influence. Elle n'était pas sûre de vouloir laisser ça filer. Et donc, de laisser partir Sullivan simplement. Bien sûr, ils étaient voisins, un fait qu'ils ignoraient jusqu'alors et c'était ça qui l'inquiétait aussi. S'ils ne s'étaient pas croisés jusqu'à aujourd'hui, elle pouvait fort parier que ça ne se reproduirait pas avant au moins plusieurs années. Elle ne savait pas depuis quand il était en ville et dans cet appartement mais en imaginant qu'il soit à Lewiston depuis sa propre arrivée, six ans plus tôt, c'était un temps suffisamment long pour s'inquiéter de le croiser de nouveau dans les dix années à venir.

Enfin, de retour auprès du patient avec le jeune médecin ... tout juste médecin. Elle scruta les gestes, les actions et donna son avis. « Imogen. » Elle se sentit fautive, comme la petite fille qu'elle pouvait encore être et se tortilla un peu en faisant une moue désolée. « Ce que vous faites là, ça me stresse et ça stresserait aussi le docteur Grant. » « Désolée. » Murmura-t-elle de peur de stresser à nouveau le duo patient-médecin par le son de sa voix. Elle laissa le tout se jouer sous ses yeux et grimaça à la vue de ce qu'elle avait provoqué. Elle n'était pas franchement à l'aise. Sullivan non plus apparemment. Elle se demanda s'il pouvait avoir la même appréhension qu'elle de ce qu'il se passait et des hôpitaux en général. Forcément. C'était dans ces endroits que pouvaient se passer les pires et les meilleures choses, comme les naissances ... Forcément, cela engendrait des troubles qu'ils soient justifiés ou non. Raisonnant ainsi, elle parvint à faire abstraction de son passé commun avec ce genre d'endroit et retourna se complaire dans sa culpabilité. Pour sûr, ce serait quelque chose qui durerait encore un moment. Quelle sotte. Quelle imbécile. Fillette. Lâche. Idiote. Elle pouvait aussi bien s'insulter que s'excuser auprès de lui. Pour l'heure, elle en était à l'auto-flagellation. Les excuses vinrent d'une autre façon ensuite, ressemblant bien plus à une promesse que plus jamais, elle ne le mettrait dans une situation pareille. « Oui, ça m’évitera de prendre ma main pour une planche à tomate. » A nouveau cette moue désolée. Sotte. Imbécile. Fillette. Lâche. Idiote. Elle aurait pu se frapper. « Mais je pense que vous pouvez rêver Imogen, abandonnez l’idée qu’on se contente d’un plat à emporter. » « Ça tombe bien, je ne suis pas trop adepte de tout ça. Mais la prochaine fois, je cuisinerais. » En effet, le naturel avant tout et les plats à emporter étaient souvent tout autre chose que naturels. Chimiques, pollués et polluants par leur livraison. Et puis, elle n'était pas si mauvaise cuisinière quand elle s'y mettait véritablement. Un peu comme le sport, elle avait des idées mais jamais la volonté pour s'y mettre vraiment. Elle regrettait un peu l'époque où Penny l'obligeait à se lever le matin pour un footing d'au moins une heure. Pour la cuisine, c'était la même chose. Sauf qu'elle n'avait jamais trouvé d'allié ou d'alliée pour la pousser à s'y mettre. Il lui fallait véritablement recevoir du monde pour passer en cuisine. Et c'était rare. A part Alessa ... Quoique, même avec elle, Nikki allait bien plus chez elle que l'inverse. Elle en était à la bonne moitié de sa remise en question culinaire quand le docteur Warren sembla arriver, juste à temps pour interrompre son petit moment d'égarement.

Sortis de la salle d'examen, plus proche de partir que jamais, elle tint à présenter de vraies excuses. Elle avait toujours l'impression d'être interrompue et de ne jamais pouvoir faire comprendre à quel point elle était navrée. Sullivan ne sembla pas l'entendre de cette façon, et elle sentit légèrement passer le message avant de l'entendre. Elle releva simplement les yeux vers lui. Pas choqué, pas énervée, pas même trop dérangée du geste. Juste étonnée. « Désolé. » Et aussi simplement elle sourit. « Non. C'est moi, je suis désol... » Elle rigola presque, se moquant d'elle-même. « Écoutez, on ne peut pas faire une exception, je crois que je n'arriverai pas à me contrôler ?... » « Ah … C’est pas vrai … En fait, vous êtes vraiment la reine des désolée… Vous me contaminez en plus. C’est dangereux ça. » Elle lui fit un petit sourire presque fière de cette contamination en pouffant, idiotement. « Je pense que personne n’aime les hôpitaux à part les gens qui y travaillent… Pour ne pas avoir une vie sociale. » Elle approuva simplement d'un hochement de tête. A dire vrai, elle aurait pu aimer les hôpitaux, c'était un lieu où l'on devait se sentir supposément en sécurité et soigné mais la mort survenait parfois, souvent même et c'était alors que tout se jouait. Que la secrétaire semble d'accord ou non, bien qu'elle semble plus gêner sur la question de la vie sociale que sur le reste, lui importait peu. Certaine de devoir et pouvoir payer, elle parvint à obtenir gain de cause après avoir sortie son porte-feuille. Cela arrangeait tout le monde. Elle avait l'impression d'offrir réparation et lui serait moins embêté par tout ça. Il était, de toute façon hors de question qu'il paie et elle le lui fit bien comprendre. C'était rare de la voir capable d'affronter quelqu'un sur un sujet. D'ordinaire complaisante et facilement malléable, elle était demeurée inflexible et n'abondait pas dans son sens. Rare. Elle tenta bien ensuite de l'aider dans ses formulaires à remplir mais il insista à son tour et se fut finalement lui qui eut le dernier mot. « Et ne dites pas désolée parce que je n’arrive pas à écrire correctement. » Elle sourit avant de rouler des yeux. « Ça ne m'était même pas venue à l'esprit. » S'en défendit-t-elle en le regardant tendre les papiers à la secrétaire qui les saisis sans un mot. Pas très souriante. Au moins Nikki l'était-elle à nouveau et ce malgré sa journée plus qu'étrange.

A nouveau, elle semblait voir le bon côté des choses. Le sourire était collé à son visage, naturellement présent. Elle attendait pour rejoindre la voiture que la secrétaire revienne avec le tout photocopié. Ainsi devant l'accueil, quelques brochures attirèrent son regard. Se soigner. Chirurgie et an... Ah non ! De toutes les brochures, c'était la seule qui lui tombait sous les yeux, abordant le sujet à ne pas aborder. Celui avec lequel elle se trouvait suffisamment embêtée depuis quelques temps. Malgré l'insistance de certains, la chirurgie avait toujours paru comme un recours inutile. Se soigner, c'était aussi se préserver. Qui disait chirurgie disait risque et pour ça, elle ne serait jamais d'accord. Peureuse dans l'âme. S'approchant de Sullivan, prête à demander pourquoi c'était aussi long d'attendre la secrétaire, elle entendit vaguement son exclamation. Le regard fixé sur son visage, elle le vit plus sérieux, moins prompt au calme et à la relaxation si tenté que ce fut possible avec une main abîmée. En fait, elle aurait pu le croire inquiet. « Imogen. Après que la secrétaire m’ait donné l’enveloppe. On décampe le plus vite possible, mais tout en restant normal. » Les sourcils froncés en totale incompréhension, elle pensa à son problème de visa et de green card avant qu'il continue : « Ou sinon il y a l’option numéro deux. Aller leur parler. Mais je préfère largement l’option un. » Elle n'était pas sûre de comprendre ce qu'il se passait. Elle réfléchit aux dernières minutes et aucune explication lui vint. Jusqu'à ce qu'il lui montre un homme. Non, pas un homme. L'homme. L'un des hommes. Ceux de tout à l'heure. « Non... » Laissa-t-elle échapper, dépitée. Fuir ? Mouvement de peur qui la fit se tendre. « Encore. Y a l’option 3 : qu’il nous voit tout de suite et on attend ce qui va se passer ? » Non. Ça c'était hors de question. Elle ne voulait pas forcément l'affronter mais à l'hôpital était sans doute mieux qu'ailleurs. Et puis, il devait bien se dire qu'elle était protégée, même si ce n'était pas forcément le cas tous les jours de la semaine. Sans compter qu'il lui fallait lui expliquer qu'elle n'avait rien contre eux. Mais elle réalisa vite que si elle se présentait à lui ou attendaient qu'il la voit en compagnie de Sullivan, ça risquait de créer plus de problèmes. Premièrement et surtout à Sullivan qui n'était pas ce qu'on pouvait appeler un honorable citoyen américain contrairement à ces types, sans aucun doute. S'ils disaient quoique ce soit, bien sûr, on les croirait eux, plus que lui. Il ne devait pas avoir plus de problèmes que maintenant. « Je-je vais aller lui parler, à lui et aux autres. Seule. Je ne veux pas encore vous mêler à ça. Il est trop tard pour revenir en arrière et empêcher cette blessure mais je ne veux pas provoquer d'autres problèmes. Je vais aller leur expliquer qu-que j'ai tout oublié. » Sur cette résolution agrémentée d'un hochement de tête. Elle commença à se diriger vers le plus proche après un dernier mot à Sullivan. « Restez-la, je ... reviens ? » Banal et bancal. Elle s'avança vers le secteur des admissions, arrivant dans le champ de visions du premier type qui afficha une tête encore plus horrible. De la colère mélangée à autre chose qu'elle ne réussit pas à identifier. « Vous euh ... allez bien ? » Ce à quoi elle eut le droit pour toute réponse à un : « Casse-toi pétasse ! » bien haineux. Un petit sourire aux personnes autour pour les rassurer de la situation, elle décida d'affronter le type. C'était comme affronter la plupart de ses démons. Mais il répliqua avant : « Si je l'retrouve, ton pote et toi, vous allez payer votre dû ! » « Notre dû ? » Répéta-t-elle perplexe. A ce qu'elle sache, ils ne leur devaient rien. Même pas des frais médicaux. « Vous ... Il est simplement venu m'aider, si vous ne m'aviez pas agressé ... » « T'es du clan O'Leary, tu devrais savoir que c'est pratique courante. Ce type, ton pote, il a pas respecté la partie ! » La partie ? Un jeu, c'était ça pour eux ?! « C'était pas un jeu ! Je sais que ce n'était pas un jeu ! Et je ne connais aucun O'Leary ! »



HJ : je trouve que c'est bien pire que le premier jet, désolée pour l'attente I love you
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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Lun 10 Aoû 2015 - 2:52


No act of kindness is ever wasted.

Imogen


Hyun-Su était tout d’un coup intrigué par le sort de Jade, finalement ce qui lui arrivait n’était peut-être pas si juste que ça. En plus elle lui avait raconté dans une conversation banale pour elle, que sa mère était partie et qu’elle l’avait abandonnée pour son boulot. La laissant seule à l’hôpital. Ses parents étaient vraiment du genre à la laisser là-bas alors que le meilleur remède pour elle c’était de rester à la maison. « Peut-être pour autre chose que pour l'amnésie ou pour la protéger. On sait tous que les services psychiatriques sont les mieux équipés à la protéger d'elle-même surtout quand on est une amnésique dont la mémoire se renouvelle toutes les heures et qui ne se souvient de rien depuis le printemps de l'année dernière » Il ne savait pas ce que ça faisait de souffrir une telle amnésie, mais ça devait la rendre folle. Quoique … « Pourtant… » Le coréen n’avait pas vraiment un air si convaincu que ça. « Peut-être que je suis fou - finalement - ou aveugle, mais je ne l’avais pas trouvée folle dès le début et elle était tout à fait normale, juste comme les autres. Elle est juste comme une souris piégée dans une cage… Non .. Un poisson rouge qui tourne dans son bocal et qui ne se souvient pas d’avoir déjà fait le tour de ce bocal. » Tout ce que Sullivan voulait dire, c’était qu’elle n’avait vraiment rien à faire dans cet hôpital et qu’elle devrait rester auprès de sa famille quoique … Ce n’était peut-être pas si mal que ça ? Non ? Non… Hyun-Su ne savait fichtrement rien de toute cette histoire dans cette famille. Vraiment rien…! Puis bon, ce n’était pas vraiment son problème et il fallait mieux ne pas s’en attarder. « Moi c’est mon genre. » entendit-il après qu’il ait dit que ce n’était pas son genre à regarder les noms sur les boites aux lettres, Hyun-Su réagit en haussant les sourcils. « Alors vous connaissiez déjà mon prénom avant même que je me présente ? » Sur sa boite à lettre, il était écrit son prénom coréen en plus de son prénom américain et de son nom de famille. Il se disait qu’il aurait dû faire exactement pareil : lire les prénoms de ses voisins sur les boites aux lettres, histoire de savoir s’il n’y avait pas une personne qu’il connaissait parce que oui. La ville était assez petite pour que tout le monde ait au moins une connaissance en commun.

En réalité, le vendeur de Forever 21 était même sur le point de pouvoir mettre un bracelet électronique afin de pouvoir savoir où elle était et s’il ne lui arrivait pas des ennuis. C’était tout à fait le genre de Su’ de s’inquiéter aux gens, même ceux qu’il ne connaissait pas. La preuve, il était allé à l’hôpital la dernière fois, le jour où il avait croisé le chemin de Jade, c’était à cause d’un inconnu qui s’était fait renversé par une voiture. « Je … » « Hm ? » Il la regarda en haussant un sourcil. « C’était une situation exceptionnelle, ça ne se reproduira … » «  Hmmmm..? » fit-il en incitant de continuer dans ce qu’elle avait à dire. « …Jamais ? » « Jamais ? » Hyun-Su se mit à la regarder, complètement dépité et se pinça intérieurement la lèvre, fermant les yeux pendant quelques secondes. « Jamais jamais jamais? » lui demanda-t-il après avoir réouvert les yeux, il semblait lui demander une confirmation de ce qu’elle venait de lui dire, il se mit à soupirer encore une fois de plus « Je vois que vous n’avez pas l’air d’être aussi convaincue que moi… » une pause. «  Ne jamais dire jamais. » annonça-t-il comme ça, il avait envie de balancer cette phrase sans avoir un but en particulier en tête. Sauf juste pour lui dire que ce genre de chose, se reproduira si on ne réglait pas ce problème assez rapidement. 
Après avoir fait part de son vécu, il demanda où était le colis… Oui, parce que ce genre de chose, c’était bien sûr l’élément perturbateur de toute cette histoire ! C’était grâce à ce colis qu’il s’était blessé à la main, c’était aussi grâce à ce colis qu’Imogen était dans cette situation-là. « J’ai … » Un mot en suspend fit tourner la tête de Hyun-Su, qui observait la jeune femme alors qu’il était censé de s’occuper de sa blessure. « … Livré le colis. Je devais voir un certain monsieur O’Leary, il n’était pas disponible mais un de ses amis était là pour prendre le paquet. Il a été très gentil. » « … Attendez. J’ai entendu O’Leary ? » Le coréen fronça les sourcils et fit une légère moue de réflexion, regardant dans le vide un instant. « J’ai déjà entendu ce nom quelque part.. » une pause et il haussa les épaules par la suite. « Bah. Ça me reviendra dans quelques heures… Mais quand même. Je me demande si vous savez que tout le monde ne possède pas un bon fond ou une bonne gentillesse comme vous ne cessez pas de décrire venant de vos amis. » Tout ce que voulait dire par là le vendeur, c’était que les gens pouvaient avoir l’air d’être gentils, alors que c’était tout bonnement le contraire…! « Faut vraiment arrêter de penser que les gens ont un bon fond. » Lui, même s’il l’avait prouvé à Imogen. À presque tout les habitants de Lewiston, qu’il avait un bon fond. Hyun-Su savait qu’il ne l’avait pas.

Ils parlaient de l’histoire de la Green Card qui pourrait vraiment aider Hyun-Su à être naturalisé Américain et à ne plus avoir des ennuis avec l’immigration. La plupart des employeurs refusaient de travailler avec les gens qui n’avaient pas la nationalité locale. Ça a été difficile pour Hyun-Su de trouver du travail. Il avait tenté plus ou moins d’expliquer que c’était une longue histoire sur le fait comment il réussissait à obtenir un visa grâce à son patron de travail. Il avait réussi par le biais du directeur du centre commercial, ça l’avait vraiment et énormément aidé ! Mieux valait que personne ne soit au courant de la relation. Enfin, ils ne s’étaient pas trop attardé sur ce sujet-là qu’ils parlaient de la loterie, où elle tentait de positiver avec cette histoire d’argent. « Je n’ai pas vraiment envie d’être riche. Je préfère être juste un citoyen normal. » Dans cette phrase, on pouvait dénoter une sensation de déjà-vécu chez Hyun. Il était déjà passé dans toutes les cases, la pauvreté, la richesses d’un coup, puis … Les revenus modestes comme quoi il se débrouillait bien pour avoir une bonne vie. Oui, le coréen n’aimait pas vraiment les riches et l’étendue du pouvoir qu’ils avaient. Ils pouvaient détruire assez facilement une vie d’une personne en restant impuni. Exactement ce que son beau-père avait fait à l’époque. Il avait profité de ses relations et de sa richesse pour “survivre“ comme il aimait bien le dire. Puis ça virait dans la conversation chez la tante. Il lui avait dit qu’elle l’aidait à sa manière, à régler ses problèmes avec l’immigration. Franchement, il préférait largement les techniques de Penny à la tante Ainsley. Largement ! Le coréen ne voulut pas s’attarder sur cette histoire de la Green Card, parce que ça ne le faisait que l’énerver et le miner. Surtout qu’il était facile à le mettre de mauvaise humeur sous cette situation-là.

L’hôpital, allez qu’ils fassent le tout au plus vite. Plus tôt il sortira, mieux il se sentira. Le côté positif de la chose, c’était qu’il n’avait pas besoin d’être hospitalisé. Bon pour ce genre de blessure, non il n’y en avait pas besoin et heureusement. Encore, il allait bien, il n’avait pas l’air d’avoir attrapé une maladie. Il était assez tendu et occupé à surveiller sur tout ce que faisait le docteur Grant, ne le sentant vraiment pas. Le coréen avait légèrement des connaissances dans la médecine qu’il savait déjà ce qu’il fallait faire pour sa blessure, mais il ne pouvait pas le faire avec une seule main. Il ne pouvait pas non plus demander l’aide d’Imogen vu son caractère et elle tournerait probablement de l’oeil en voyant à nouveau sa plaie. C’était pour ça, pour ne pas davantage l’inquiéter, ni pour se faire charcuter et empirer l’état de sa main que Hyun-Su avait fait un effort monstre d’aller à l’hôpital. Encore heureux que personne ne l’ai reconnu ! Même si ça faisait déjà un bout de temps depuis … ! « Ça tombe bien, je ne suis pas trop adepte de tout ça. Mais la prochaine fois, je cuisinerais. » Il garda les yeux rivés sur la jeune femme, il haussa un sourcil et se mit à sourire légèrement. « Vous savez cuisiner ? » C’était déjà assez rare de voir des gens qui savaient cuisiner et la plupart préféraient manger des trucs chimiques à réchauffer dans le four .. Dans le micro-onde … N’importe quoi tant que ça les garderait en vie et qu’ils n’aient pas d’efforts à faire. S’ils savaient pour la cuisine coréenne, chinoise ou japonaise… Ça prenait largement beaucoup de temps par rapport à la cuisine Européenne ou Américaine.

Sérieusement, un jour… Hyun-Su n’aura que les mots désolé à bout de champ à cause d’Imogen. Il saura qui prendre pour responsable si jamais ce genre de chose arrivera. Pour l’instant, le mieux c’était de ne pas y penser et encore de ne pas dire trop souvent désolé. Même s’il venait de le faire à l’instant et même si elle venait de le suivre aussi. Elle voulait faire une exception… Exception que le coréen refusa d’un signe négatif de tête puis il continua de parler.
Sullivan n’avait pas eu son mot à dire en ce qui concernait le payement de ses soins. Imogen tenait tellement à le faire elle-même, parce que c’était sa façon de lui dire désolée, de le remercier. Elle était généreuse, c’était sûrement ce que le vendeur devrait penser. Oui … C’était sa générosité, sa maladresse et sa façon de vouloir bien faire les choses, à dire que tout le monde avait un bon fond allaient la perdre. Il devait tout de même garder un oeil sur elle, histoire de ne pas culpabiliser et de s’énerver contre lui-même s’il lui arrivait un truc. De toute façon, Hyun-Su n’allait pas laisser ce genre de chose se passer. Il ne savait pas exactement pourquoi il pensait de cette manière-là, mais il voulait s’assurer qu’elle allait et ira bien. Elle aimait aider, c’était sûr. Elle aimait aider, mais elle avait en face d’elle un coréen qui n’aimait pas se faire aider. Vraiment pas. Il avait laissé passer pour l’argent, mais il ne la laissait pas du tout passer pour les remplissages des formulaires. « Ça ne m’était même pas venue à l’esprit. » annonça-t-elle, Su’ prit une expression de surprise et pencha la tête sur le côté. « Ah bieeen…! » Puis il finit de remplir les formulaires, soupirant face à quelques champs à remplir qu’il ne savait franchement pas quoi répondre. Puis il avait fini par les rendre à son plus grand soulagement.

Grand soulagement .. Ou pas ! Hyun-Su avait pu voir une personne qu’il pouvait reconnaître. Il mémorisait toujours le visage des gens dans la même journée et se rappelait rapidement de l’avoir croisé même. Ce qui était parfaitement le cas : il avait un peu plus loin de lui, l’homme qu’il avait frappé assez violemment. Il était un petit peu amoché, mais rien de bien grave pensa-t-il. Le coréen n’avait pas du tout fait attention à ce que faisait Imogen, mais il avait déjà pu sentir son malaise … Car il était facilement capable d’en reconnaitre un puisqu’il le ressentait lui aussi. Elle n’aimait pas les hôpitaux aussi et il se demandait bien les raisons. Raisons qu’il demandera dès qu’ils sortiront de là, vivants.
Alors qu’ils étaient tout les deux là, en train d’attendre la secrétaire. Ils se demandaient ce qu’ils allaient faire. Imogen répondit à une des options que Hyun-Su avait énoncé et ce, pas de la meilleure manière « Je-je vais aller lui parler, à lui et aux autres. Seule. Je ne veux pas encore vous mêler à ça. Il est trop tard pour revenir en arrière et empêcher cette blessure mais je ne veux pas provoquer d'autres problèmes. Je vais aller leur expliquer qu-que j'ai tout oublié. » « Wow wow… Non je vais pas vous lai… » « Monsieur, vous avez oublié de remplir cette partie-là. » « Ah ? » « Restez-la, je … reviens ? » « Hé Imogen, attendez ! » « Monsieur vous devriez remplir ces papiers. » « 하,하지만 똥 않는다 ! » « Pardon ? » «  Rien c’est du coréen. » Il se mit à sourire à la secrétaire qui ne le rendit pas vraiment. Elle alla voir ailleurs, laissant le vendeur finir de remplir les dernières parties qui manquaient. Il ne les avait pas jugé nécessaire de les remplir, mais malheureusement, il n’avait pas trop le choix. Il se pinça les lèvres en voyant Imogen s’approcher de l’homme. « 나쁜 생각! 나쁜 생각! 나쁜 생각 ! 당신은 바로 걷는 것 ? (mauvaise idée ! mauvaise idée ! mauvaise idée ! tu vas marcher oui ?) » Il secoua un peu le stylo et releva la tête quand il entendit la phrase haineuse destinée à Imogen. Il grimaça légèrement quand il serra un peu trop le stylo et soupira. Il finit vite de remplir les parties manquantes « Voilà. » « Bien, voici l’enveloppe et le traitement. » « Merci. » Il se mit à sourire assez rapidement avant de la quitter pour aller rejoindre Imogen. Il ne pouvait pas rester là. C’était impossible ce qu’elle venait de lui demander et c’était en s’approchant un peu vers eux, il se mit à entendre un peu ce qui avait été dit. « …Votre dû ! » « Notre dû ? » Hyun-Su plissa les yeux : le dû ? Mais … Ça ne ressemblait pas un peu à cette histoire de … « Vous … Il est simplement venu m’aider, si vous ne m’aviez pas agressé … » « T’es du clan O’Leary, tu devrais savoir que c’est pratique courante. Ce type, ton pote, il a pas respecté la partie ! » « C’était pas un jeu ! Je sais que ce n’était pas un jeu ! Et je ne connais aucun O’Leary ! » Quand il vit que cet homme allait s’énerver encore plus qu’il ne l’était. Le coréen se mit à avancer vers eux, décidant d’intervenir « Hep. » Il sentit la nouvelle tension arriver à nouveau. « Je ne t’ai pas rendu sourd à ce que je sache, elle dit qu’elle ne connait aucun O’Leary. Donc il n’y a aucune chance qu’elle appartienne à ce clan. » Il haussa les sourcils, semblant attendre la réaction de l’homme, mais il ne lui laissa pas parler. « C’est peut-être partie courante chez vous. Mais pour les personnes visées elles doivent être au courant, ce qui n’a pas été le cas. Elle n’a fait que livrer le colis. Rien de plus. » Il sentit tout d’un coup quelqu’un derrière lui et ne le sentant pas vraiment, il se mit à faire un tour sur lui-même, attrapant le bras de l’assaillant pour le mettre derrière le dos. Ce dernier voulait l’attaquer, parce qu’il le voyait comme une menace. Il grimaça légèrement et finit par le relâcher par la suite. « On ne va pas se battre dans un hôpital. » Il montra ses mains pour faire signe qu'il n'allait pas faire un geste brusque, qu'il essayerait d'attaquer. Le coréen ne voulait pas faire rappliquer la sécurité. Il regarda le second homme rejoindre l’autre, dépassant Imogen avec un regard noir. « Y a bien un moyen de régler toute cette histoire non ? » Mais son regard faisait bien comprendre qu’il n’allait pas prendre la solution qui puisse être au désavantage.
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Mar 11 Aoû 2015 - 20:33

No act of kindness is ever wasted.
hyun-su et imogen

« Peut-être que je suis fou - finalement - ou aveugle, mais je ne l’avais pas trouvée folle dès le début et elle était tout à fait normale, juste comme les autres. Elle est juste comme une souris piégée dans une cage… Non .. Un poisson rouge qui tourne dans son bocal et qui ne se souvient pas d’avoir déjà fait le tour de ce bocal. » Elle sourit, mal à l'aise. Devait-elle répondre ? Elle était plutôt d'accord avec ça. Elle n'avait pas idée de la présence de Jade Thorn à l'hôpital psychiatrique. Mais elle n'avait rien à répondre et le sourire ferait l'affaire. Elle était en plein doute, entrain de se demander si elle ferait mieux de partir en courant ou de rester pour aider. Elle ne savait pas encore si son voisin était digne de confiance mais c'était apparemment ce qu'elle allait découvrir et décider peu de temps après. « Alors vous connaissiez déjà mon prénom avant même que je me présente ? » « Ah ? » Elle paraissait étonnée par la question avant de se tortiller les mains, un peu nerveuse qu'il la prenne pour une voisine trop curieuse. « Oui. Non. Je veux surtout dire que j'ai du voir votre nom mais je ne savais pas quel était votre appartement ni que vous étiez cette personne, vous voyez ? » Elle n'avait aucune envie qu'il la prenne pour une curieuse en plus d'être une menteuse. Elle ne l'était pas. Quoique curieuse, c'était discutable. Elle l'était, jusqu'à un certain point.

« Jamais jamais jamais ? » Elle ne répondit pas. Ne jamais dire jamais, pensa-t-elle en faisant écho à ce qu'il dit ensuite. Elle pensait vraiment que c'était là une situation qui ne pouvait pas se reproduire chaque jour. C'était le genre de choses qui faisaient une histoire à raconter à ses petits enfants, qui n'arrivait qu'une seule fois dans une vie ... Dans son cas, deux fois bien que la première soit nettement différente et bien plus réfléchie. Ici, il était sans doute question d'opportunité, d'instant de déviance qui n'arriverait plus. Elle ne pouvait pas croire que les gens veuillent intentionnellement faire du mal et en l'occurrence, lui faire du mal. Elle ne pouvait pas et ne voulait pas. C'était perdre l'espoir et avoir peur de tout, tout le temps. Elle était suffisamment épuisée de craindre l'inconnu, de suspecter un regard en coin pour autre chose que ce qu'il était : un regard. Elle n'arrivait tout simplement pas à se contrôler. Plus fort qu'elle et sa volonté. Il lui fallait donc croire que tout le monde pouvait avoir pus de bon que de mauvais, qu'elle n'avait aucune chance de croiser à nouveau, quelqu'un capable de détruire sa vie.
La conversation continua donc ainsi, alors qu'elle conduisait. O'Leary, ce fut le nom donné et à nouveau, elle se demande jusqu'à quel point il connaissait ce dont il était question. Un nom familier pour lui également et un regard interrogateur pour elle. Puis un sourire encourageant. « Je ne peux pas. Je ne peux pas penser que les gens sont mauvais, ça n'a aucun sens. Sur le nombre d'habitants de la planète, il y a bien forcément plus de bonnes personnes qui font de mauvais choix que de mauvaises personnes qui croient faire de bons choix. C'est obligé. » Dit-elle avec enthousiasme. Cette fois-ci, elle devait convaincre Sullivan, c'était son tour de montrer qu'elle pouvait avoir une opinion et que sa façon d'être n'avait rien de répréhensible. « Vous ne croyez pas qu'il faut laisser le bénéfice du doute aux gens ? On m'a toujours dit que la violence engendre la violence. Je ne veux ni l'engendrer ni l'entretenir. Si on pardonne, on vit mieux. » Et sur cette réponse qui semblait conclure la discussion, ne voulant pas entendre une fois de plus que la société était mauvaise et qu'elle devrait avoir peur de tout le monde, ce qui était déjà suffisamment le cas pour que quiconque d'autre s'en mêle, elle se concentra sur la route.

La conversation s'enchaîna comme pour palier à la douleur et lui faire penser à tout autre chose. Elle appréciait de bavarder et s'intéressa à cette histoire de Green Card. Oui. Ne pas être riche était une chose, elle-même ne ressentait aucun besoin de l'être mais il y avait une différence entre vivre confortablement et vivre riche. Elle le voyait ainsi mais laissa Sullivan à ses propres opinions. Elle ne se sentait pas le droit de le contredire sur ce point. A vrai dire, elle était rarement de celles à contredire qui que ce soit. Si l'on mettait à part son avis sur le bon côté des gens.

Maintenant à l'hôpital et après avoir été rappelé à l'ordre par Sullivan en personne pour son inquiétude croissante qui ressemblait beaucoup à de l'anxiété. Elle suivit ce qui se passait plutôt attentivement. Elle avait peur de la gravité de la blessure ou d'entendre Grant parler de chirurgie, même ambulatoire. C'était encore pire qu'un simple fil et une aiguille ou un médicament qu'elle considérait comme non indispensable. Elle pensait vraiment à partir maintenant et le remercier plus tard correctement, après tout, il était son voisin. Mais en même temps, elle ne pouvait pas le laisser là. Elle ressassait les choses encore et encore pour finalement trouver un autre moyen de s'excuser. Promettre de ne plus le remettre dans une pareille situation. Avec leur couverture ou tout du moins l'alibi construit, il ne fallut pas longtemps pour que le sujet devienne tout autre. Et si elle refusait les plats à emporter, lui semblait curieux de la savoir cuisinière. « Ça vous étonne ? » Demanda-t-elle en souriant. A croire que plus récurrent encore que ses pensées était son sourire. « Cuisiner est toujours un bon moment à passer. C'est toujours bien meilleur, comme vous dites et ça détend ! A chaque fois c'est comme créer quelque chose de nouveau. J'aime vraiment tout ce qui est cuisine vietnamienne, même chinoise. Oh oui chinoise ! Je déplore qu'il n'y ait pas de vrai restaurant à Lewiston .... Parce que ce n'est certainement pas au Panda Express qu'on peut trouver de la bonne cuisine ! » Continua-t-elle avec enthousiasme. Nikki avait trouvé un sujet suffisamment intéressant et qui faisait appel à son amour pour la cuisine asiatique pour lui faire oublier un instant qu'ils étaient à l'hôpital et que Sullivan se faisait soigné devant ses yeux, d'autant plus lorsque le docteur Warren arriva.

Enfin débarrassés de la pression du personnel soignant et Nikki, rassurée quant au sort de Sullivan, ils arrivèrent à l'accueil où elle paya et le laissa signer ses formulaires. Bien qu'elle se défende d'avoir voulu s'excuser, elle surveilla ce qu'il se passait, prête à intervenir. Elle s'occupa néanmoins d'observer quelque chose d'autre qui lui rappela pourquoi elle évitait l'hôpital dernièrement. Soucieuse de ne pas être vu par l'infirmière Clarke ou le docteur Anderson s'il passait par là, elle rejoignit Sullivan. Le moment pour elle de réaliser la présence de ses agresseurs. Faisait-elle preuve d'étonnamment de courage ou était-elle sotte, elle décida d'avancer, laissant son sauveur derrière, l'entendant protester avant d'être retenu par les formulaires à remplir. C'était finalement une bonne chose qu'elle ne l'ait pas aidé.

Elle arriva donc, terrifiée et affichant néanmoins un visage avenant voire un léger sourire. Bonne impression, faire bonne impression. C'était sans compter sur la colère de l'homme. Elle pouvait presque le comprendre. Elle non plus n'aimait pas être agressé. Il l'avait salement été par Sullivan et si elle le remerciait pour ça, assurément que lui, non. « Hep. » Elle sursauta. Sullivan. Oh non. Elle avait peur que les choses se compliquent. Pourquoi était-il venu ? Il disait qu'il n'aurait pas du s'en mêler et Nikki était d'accord avec ça. « Je ne t’ai pas rendu sourd à ce que je sache, elle dit qu’elle ne connait aucun O’Leary. Donc il n’y a aucune chance qu’elle appartienne à ce clan. » Elle plaça sa main sur son avant-bras comme pour le retenir, lui dire que ça allait ou les deux à la fois. Elle ne voulait pas le voir foncer pour l'aider, être à nouveau blessé ou avoir de nouveaux problèmes. « C’est peut-être partie courante chez vous. Mais pour les personnes visées elles doivent être au courant, ce qui n’a pas été le cas. Elle n’a fait que livrer le colis. Rien de plus » « Ce n'est pas grave. Ça va aller. On-on va repartir et on oublie tout. » Sa petite voix inquiète, maintenant en arrière par rapport à Sullivan, elle tenta de le ramener à sa hauteur en faisant pression sur le bras qu'elle tenait toujours. Mais il se retourna totalement pour faire face à un autre des hommes qui arrivaient par derrière. Elle ne l'avait pas vu et se recula en les voyant s'affronter légèrement, Sullivan prenant le dessus et calmant les ardeurs de l'autre. « On ne va pas se battre dans un hôpital. » Elle était plutôt d'accord avec ça. Nul part ailleurs non plus songea-t-elle. « Y a bien un moyen de régler toute cette histoire non ? » Compléta-t-il alors qu'instinctivement, Nikki se plaçait derrière son sauveur en notant la présence de l'autre homme les fixant d'un regard noir. Elle était de moins en moins assurée et aurait fui si Sullivan n'était pas là. « Je ... On ne veut pas de problème. On peut simplement partir et on n'en reparlera plus. » « On veut ce que contenait les mallettes. » A son expression choquée, elle espérait que Sullivan n'y voit rien d'autre que l'innocence. Elle ne savait simplement rien de toute cette histoire mais ça voulait dire qu'ils savaient qu'elle avait livré les sacs. Elle ne voulait pas savoir en réalité. Moins elle en savait mieux c'était. Un nouveau problème qu'elle voulait esquiver. « Je n'en sais rien. J'ai juste livré et ça s'arrête là. Je ne veux même pas savoir ce qu'il y a dedans. Alors s'il vous plaît ... » Sullivan serait sans doute plus persuasif et elle pensa qu'ils la crurent. Ils partirent enfin de l'hôpital. Peu rassurée néanmoins, elle resta assez proche de son voisin en jetant quelques coups d'oeil en arrière. Elle n'aurait plus de problème. Ça c'était arrangé. Elle en était sûre et contente. « Merci. » Souffla-t-elle finalement une fois proche de la voiture.



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Hyun-Su Woon
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Mer 12 Aoû 2015 - 13:10


No act of kindness is ever wasted.

Imogen


« Ah ? » « Hm ? » C’était la réponse d’Imogen face à la question de Hyun, qui avait répondu par réflexe par une moue. Il arqua un sourcil quand il vit l’expression étonnée de sa voisine, il venait de la décontenancer ? « Oui. Non. Je veux surtout dire que j’ai dû voir votre nom, mais je ne savais pas quel était votre appartement ni que vous étiez cette personne, vous voyez ? » Il hocha la tête silencieusement, elle le connaissait sans vraiment le connaître en réalité. Peut-être que cette fois-ci, elle cherchera sa boite à lettre et la trouvera. « Ouais, je vois. » Il comprenait qu’elle avait un côté de curieuse, à savoir avec qui elle vivait. C’était même un geste assez normal. Sa soeur Hyun-Ae avait fait le même coup quand elle avait vécu avec lui, l’époque de leurs études. Elle n’avait pas cessé de critiquer les voisins ne serait-ce par leurs noms et ne cessait pas de demander s’ils étaient fiables ou pas. Ce petit souvenir fit intérieurement sourire Hyun-Su avant de se rendre compte que ce n’était pas vraiment le moment d’y penser. « Dans ce cas-là, vous n’allez pas trouver ma boite à lettre sous le nom de Sullivan, mais de Hyun-Su Woon. » crut-il bon de préciser, avant de froncer légèrement les sourcils. « Je ne cachais pas mon prénom. »

«Je ne peux pas. Je ne peux pas penser que les gens sont mauvais, ça n'a aucun sens. Sur le nombre d'habitants de la planète, il y a bien forcément plus de bonnes personnes qui font de mauvais choix que de mauvaises personnes qui croient faire de bons choix. C'est obligé. » Le coréen fronça légèrement les sourcils et releva légèrement le menton pour regarder devant lui. Il y avait des gens qui pouvaient être généralement bons, mais qui faisaient souvent de mauvais choix, ou des personnes mauvaises qui pensaient faire de bons choix. Sur ce coup-là, Hyun-Su se mit à se regarder quelques secondes par le rétroviseur de la voiture, il se demandait de quelle catégorie il se trouvait. « Vous ne croyez pas qu'il faut laisser le bénéfice du doute aux gens ? On m'a toujours dit que la violence engendre la violence. Je ne veux ni l'engendrer ni l'entretenir. Si on pardonne, on vit mieux. » Il voulut répondre par la suite, mais voyant qu’Imogen avait besoin de se concentrer sur la route, Su’ s’abstint de nourrir le débat. Il était à coup sûr une bonne personne qui faisait des mauvais choix, peut-être … Il pensait qu’il n’y avait pas plus pire comme choix qu’il venait de faire dans le passé. Il serra légèrement la mâchoire et soupira intérieurement. Il n’était pas d’accord, la violence n’engendrait pas la violence. Il pouvait arriver qu’il y ait un petit rien pour engendrer la violence : une envie de foutre la merde, de frapper, de tuer… Une envie de violence pouvait naître à partir de rien. Il n’était pas capable de pardonner, il y en avait qui n’étaient pas capable non plus. Était-il possible au mari de pardonner sa femme de l’avoir trompé ? Non. Il pouvait suffire d’un simple malentendu, un simple quiproquo pour les situations se dégénèrent.

Espérons qu’il ne croise pas le médecin psychiatre, ni les infirmiers, ni un agent de sécurité qui pourraient le reconnaître comme étant kidnappeur de poisson rouge. Le fait que le docteur Grant trifouillait des trucs avec sa main ne l’aidait pas du tout à se rassurer. Avec Imogen, ils étaient en train de discuter de la cuisine. « Ça vous étonne ? » lui demanda-t-elle en guise de réponse à sa question, Su’ haussa légèrement les épaules. « Je ne vous voyais pas cuisinière. » Il la voyait comment ? Il la voyait plutôt artiste, plus dans la photographie, la peinture quelque chose comme ça et après bon. Les apparences étaient toujours trompeuses.« Cuisiner est toujours un bon moment à passer. C'est toujours bien meilleur, comme vous dites et ça détend ! A chaque fois c'est comme créer quelque chose de nouveau. J'aime vraiment tout ce qui est cuisine vietnamienne, même chinoise. Oh oui chinoise ! Je déplore qu'il n'y ait pas de vrai restaurant à Lewiston .... Parce que ce n'est certainement pas au Panda Express qu'on peut trouver de la bonne cuisine ! » Hyun-Su se mit à sourire assez amusé et étonné qu’elle s’intéressait à la cuisine asiatique et il ne pouvait que l’approuver. Il était complètement d’accord avec elle et dans ce qu’elle disait. La cuisine détendait, si on ne blessait pas bien sûr. Dans le cas de Sullivan, si on le connaissait bien. Il n’était pas du genre à se blesser en faisant la cuisine, puisqu’il avait une très bonne expérience là-dedans. « Je pourrai vous donner des conseils et des magasins auquel ils vendent de bons ingrédients pour cuisiner chinois. » Il voudrait pas parler du prix exorbitant et du fait qu’il cuisinait coréen à des occasions en or. La cuisine asiatique prenait largement plus de temps que la cuisine occidentale. Surtout la cuisine japonaise ou encore la cuisine chinoise.

Oui forcément, partout où ils allaient. Il y avait des ennuis ! Imogen devait penser qu’avec Hyun-Su à l’écart, tout pouvait bien se passer. Sauf que cet asiatique n’était pas totalement convaincu, surtout qu’il avait déjà vu comment elle avait manqué de finir sa journée en se faisant tabasser. Dans tout les cas, ils avaient vraiment attiré l’attention de tout le monde, mais ça, il s’en fichait. Son attention était focalisé sur les hommes qui cherchaient toujours des emmerdes, comme d’habitude. Imogen n’était pas vraiment rassurée et avait voulu contrôler Hyun, pour essayer de le calmer et le rassurer qu’elle avait le contrôle des choses. Non, il savait parfaitement comment ce genre de chose fonctionnait et ce n’était pas du tout comment Imogen pouvait l’imaginer. Enfin, peut-être que la façon de faire chez les Américains n’étaient pas du tout les mêmes que chez les asiatiques. « Je ... On ne veut pas de problème. On peut simplement partir et on n'en reparlera plus. » « On veut ce que contenait les mallettes. » Le coréen haussa les sourcils surpris par cette demande et il échangea un bref regard à Imogen. Il pouvait voir qu’elle n’en savait rien, ce qui était assez logique. « Je n'en sais rien. J'ai juste livré et ça s'arrête là. Je ne veux même pas savoir ce qu'il y a dedans. Alors s'il vous plaît ... » Hyun-su fit un léger rictus ironique, inclinant légèrement le menton avant de le relever avec un sourire au coin. « Comme elle le dit, elle ne sait absolument rien ce qu’il y a dans la mallette et elle l’a déjà donné à quelqu’un. Vous auriez eu la même réponse venant d’un autre livreur. Vous savez, la fonction du livreur de mallette chez les mafieux.. C’est qu’il transporte toujours quelque chose, sans avoir une connaissance ce qu’il peut contenir dedans… Car si jamais il se fait capturer, tabasser ou quelque chose dans ce genre. Il ne pourra pas donner de réponse que vous cherchez : car il ne sait rien. Vous perdez votre temps. C’est exactement le même cas pour elle. Elle ne sait rien ce qu’il y a dans la mallette et tout ce qu’elle a fait, c’est de remplir sa fonction. » Les hommes se regardèrent et restèrent silencieux pendant un moment avant que l’un qui semblait être le chef soupira… Puis fit demi-tour pour aller quitter l’hôpital, suivi des autres hommes.

Le coréen soupira après que la tension fut partie et regarda à côté de lui : Imogen. D’un signe de tête silencieux, il lui demanda de le suivre. Histoire de partir de l’hôpital parce qu’il voyait qu’elle n’avait pas vraiment envie de rester dans cet hôpital, plus que lui. Alors ils se mirent à marcher vers la sortie, sous les yeux incrédules des gens. Hyun se mit à vérifier sa main blessée et apparemment il n’y avait pas un point qui avait sauté. Il avait eu de la chance. « Merci. » fit Imogen, ce qui fit sourire le coréen. Elle n’avait pas dit désolée, c’était déjà ça. Il se mit à la regarder, assez détendu et ayant un problème en moins. Il ne pouvait pas mieux rêver. « De rien. » Une pause, il fronça les sourcils en la voyant jeter quelques coups d’oeil par derrière. « Vous savez, ils sont partis devant. Il y a aucune chance qu’ils soient derrière nous. » À moins que vous ayez peur de croiser une connaissance de l’hôpital ? Se retint-il de dire. Car il avait bien ressenti le malaise d’Imogen. Quand ils étaient montés dans la voiture, le coréen ne put pas s’empêcher de lui dire « Si vous avez encore un problème avec eux… Vous savez où me trouver. » Il se mit à sourire avant de tendre la main. « Passez-moi votre téléphone. » Il insista en bougeant les doigts de sa main, signe qu’il insistait.
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Imogen N. Kent
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MessageSujet: Re: No act of kindness is ever wasted (hyun-su et imogen) Jeu 13 Aoû 2015 - 19:32

No act of kindness is ever wasted.
hyun-su et imogen

Hyun-Su Woon. Ainsi c'était son nom. Elle se souvenait l'avoir vu. Elle n'avait toutefois pas fait le rapprochement. Avec un vague sourire, elle clôt la conversation après l'avoir entendu dire qu'il ne cachait pas son prénom. C'était sans doute vrai. Elle ne comprenait simplement pas pourquoi il avait plusieurs appellations. Non en réalité, elle pouvait comprendre, se considérant elle-même avec plusieurs noms mais elle ne saisissait pas pourquoi il se présentait comme Sullivan plutôt que Hyun-Su. Un soucis de facilité d'adaptation peut-être ? Les gens semblait peu enclin à l'acceptation de la différence dans cette petite ville.

Le trajet jusqu'à l'hôpital effectué, après en avoir appris plus sur l'homme à côté d'elle qu'elle aurait pensé possible après une première rencontre, ils furent à l'hôpital, tenant compagnie au docteur Grant, à moins que ce soit lui qui leur tiennent compagnie. Tentant de penser à autre chose qu'à la blessure de son sauveur ou souhaitant simplement montrer sa culpabilité, ils finirent pas parler cuisine. D'un oeil extérieur, cela pouvait être une drôle de discussion à entretenir dans un tel lieu mais pour eux, ça sembla s'enchaîner sans plus d'hésitation. Il fallait dire aussi que Nikki n'en demandait jamais beaucoup pour s'ouvrir à quiconque de manière plutôt impersonnelle bien sûr. Elle n'était pas non plus de celles à contrôler leurs ardeurs et en l'occurrence leur enthousiasme. Il en fallait peu, c'était certain mais c'était tout ce qui constituait la jeune femme. Après avoir semblé outrée par le simple fait qu'il ne la voyait pas comme une cuisinière, ce à quoi elle évita de répondre pour lui demander à quoi elle pouvait bien ressembler, elle déballa ses bons sentiments sur la cuisine asiatique avant de réaliser que lui-même l'était. Petite imbécile. Il en savait sans aucun doute plus qu'elle sur tout cela. Elle acceptait les conseils avec plaisir et aurait sans aucun doute apprécié qu'il l'aide à améliorer sa maîtrise mais elle ne lui demanda rien. Elle n'en eut pas besoin. « Je pourrai vous donner des conseils et des magasins auquel ils vendent de bons ingrédients pour cuisiner chinois. » « C'est vrai ? Ce serait génial ! Vous devez avoir les meilleures combines pour trouver ce qu'il faut et tout savoir sur la cuisine chinoise. » Répondit-elle avec beaucoup d'intérêt avant de reprendre d'une traite : « Je ne dit pas ça parce que vous êtes ... mais vous avez l'air d'y connaître quelque chose. Je ne voulais pas insinuer que parce que vous venez de là-bas, du même ... coin vous êtes forcément plus doué. Je ne dis pas que vous ne l'êtes pas non plus, non non ce n'est pas ça. » Elle aurait voulu faire comme lui plus tôt, un facepalm mettant des gestes sur cette sensation de s'embourber dans ses propres phrases. Au lieu de quoi, elle rougit en s'excusant, encore. «Désolée. Je m'embrouille assez souvent dans ce que je veux dire. Je ... » Mais l'arrivée du Docteur Warren interrompit la conversation, les forçant à terminer cette discussion ainsi.

« » Sullivan ou Hyun-Su, il l'impressionnait. Autant par le calme qu'il semblait avoir que pour la maîtrise de son anglais ou simplement de ses mots. Il savait ce qu'il fallait dire, mieux qu'elle qui aurait pu tenter de se justifier et se disculper pendant des heures. Elle regarda les hommes sortir et ils finirent tout deux par faire de même, engageant le chemin jusqu'à sa voiture sur le parking. « Vous savez, ils sont partis devant. Il y a aucune chance qu’ils soient derrière nous. » Elle eut un sourire gênée. « Je sais c'est idiot... je suis idiote. Désolée, je crois que je gère très mal les situations de stress. Je ne sais vraiment pas comment vous faites. » Elle ne cachait pas l'impression qu'il lui faisait à présent. Elle ne cachait pas son ressenti comme la sans doute grande dette qu'elle avait vis à vis de lui. Il l'avait sauvé. Deux fois sans doute. Pas de la même façon mais tout de même. Il était solide et gentil. Elle ne comprenait vraiment pas ce refus pour la Green Card. « Si vous avez encore un problème avec eux… Vous savez où me trouver. » Elle hocha la tête, sachant néanmoins qu'elle ne l'impliquerait jamais d'office dans quelque chose comme ça et que, de toute façon, elle tarderait trop à repérer une situation potentiellement à problème avant qu'il ne soit trop tard. « Passez-moi votre téléphone. » Elle le regarda avec un regard interrogatif avant de le lui donner, ne sachant toutefois pas ce qu'il pouvait vouloir en faire. Nikki n'avait aucun envie de le contrarier maintenant et fouilla rapidement dans son sac pour en sortir le téléphone qui avait fait son temps et dont le fond d'écran datait de quelques temps, au début de son amitié avec Alessa, un jour au marché de noël. Tout en fixant ce qu'il faisait avec l'appareil, elle trouva une autre interrogation à lui poser : « Hum. Comment je pourrais vous remercier pour ce que vous avez fait aujourd'hui ? Vous auriez pu me laisser là mais vous m'avez aider. Vous êtes quelqu'un de bien Sullivan ou alors je devrais vous appeler Hyun-S... » Elle arrivait tout juste à prononcer son nom et se sentit gênée de ne pas être capable de retenir un nom, un seul. Elle voulait vraiment le remercier, lui faire des gâteaux toutes les semaines ou bien lui faire le ménage, n'importe quoi pour faire partir sa culpabilité.


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