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 #10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris]

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MessageSujet: #10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris] Sam 30 Mai 2015 - 17:30



Le ridicule ne tue pas ... .

  
Sammy est partie en séjour d'une semaine avec l'école et je me retrouve seul à m'occuper de la maison. Corvée de linge. J'ai l'habitude en même temps vu que Sammy dort parfois chez Jo ou Amanda. Le vide laissé par son absence me fait néanmoins un drôle d'effet. J'aime pouvoir profiter de moments de solitude, cependant je n'aime pas la savoir aussi loin. Elle se trouve en Arizona, deux États plus au sud. J'avais promis que je l'emmènerais un jour là-bas mais ce voyage scolaire m'a devancé. Quoi qu'il en soit, me voilà dehors en train d'étendre le linge à l'air libre. Je me fais l'impression d'une foutue bonne femme.
Reise est à mes côtés comme toujours et court dans tous les sens. Il a envie de jouer mais ce n’est pas vraiment le moment, aussi, il décide alors de me provoquer en jouant à sauter après le linge qui pend et fait tomber deux ou trois vêtements lorsque j’ai le dos tourné.

- Sale cabot va ! le taquinais-je avec un petit sourire en coin tandis que ma clope se consume doucement au coin de mes lèvres.

Reise a beau commencer à prendre de l'âge, il est étonnement énergique pour un Rottweiler. Il fait bon en cette fin d'après-midi mais au loin, le ciel semble se couvrir à une vitesse impressionnante et ça se rapproche salement. Un orage se prépare. Je m'agenouille un instant près du chien pour lui donner quelques caresses et chahuter. Il cesse son cirque pour un moment tandis que je me demande si je vais vraiment devoir rentrer le linge à l'intérieur pour le faire sécher à l'abri, puis notre attention à tous les deux est bientôt attirée par du bruit en contrebas, près de la rive du lac. Ma maison se situe tout près, on y accède par un petit chemin qui descend entre les sapins mais je profite cependant d'une jolie vue sur ce dernier.

Je remarque une jeune femme et un chien qui court en tout sens le long de la rive, tiraillant sur la laisse qui le retient pour visiblement inciter sa maitresse à le détacher avec hâte. Ce qu'elle semble s'évertuer de faire tandis que je me rapproche et contemple la scène, laissant en plan le linge dans la panière. Le chien ne semble pas vouloir se tenir tranquille et je crains que dans la position où se trouve la miss, il ne la fasse basculer dans l'eau étant donné sa position près du bord. Je laisse échapper un rire lorsque ce que je voyais venir se déroule alors sous mes yeux.
Je m'approche mains dans les poches d'un pas tranquille avec un sourire amusé tandis que le chien court avec sa laisse pendant derrière lui.

- T'as pas été assez rapide maitresse ... fis-je mine de parler pour le chien qui a l'air très fier de son tour, en esquissant un sourire amusé tandis que je me trouve désormais près de la jeune femme qui baigne dans l'eau.

Je m’accroupis non loin d'elle en laissant échapper un nouveau soupir amusé et face à son air, je ne peux m'empêcher de rire de plus belle. Je l'aie déjà croisée plusieurs fois mais ne lui ai jamais vraiment adressé la parole. Elle bosse au FBI. C’est tout ce que je sais. Dans une petite ville comme celle-ci, on a vite fait de repérer la bouille de chaque habitant. Quoi qu'il en soit, je me sens présentement d'humeur taquine là où elle, semble réclamer un peu d'aide. J'adresse rarement la parole aux habitants de la ville, ni même à mes connaissances à vrai dire si ce n'est un salut, quoi qu’encore là, je réponds plus souvent par un geste. Mais cette jeune femme m'a aussitôt tiré un sourire, certainement poussé par le côté absurde de la situation.

- La prochaine fois, songez à détacher votre chien avant d'arriver sur la rive, conseillais-je avec toujours ce même brin d'amusement dans la voix, tout en lui tendant le bras pour l'aider à remonter sur le bord.

Ses vêtements sont trempés et plein de boue. mon regard court furtivement sur sa silhouette. Très jolie. Entre temps, le chien qui semble avoir trouvé l'idée de se baigner lui aussi excellente ressort et ne tarde pas à se retrouver plein de boue ! Il a en effet préféré se sécher sur la terre ferme que dans l'herbe. Je jette un regard au ciel qui se couvre de plus en plus tandis que l'orage éclate soudain. La pluie tombe et nous profitons d'une averse qui me laisse aussi trempé qu'elle et le chien sans avoir le temps de vraiment réagir. C'est sans un mot que je l'invite d'un geste à venir se mettre à l'abri chez moi. En remontant le terrain, Reise se tient tranquillement à côté de moi, ignorant l'autre chien pour le moment. Il est à peu près aussi ours que moi par moments. Je récupère la panière de linge au passage et la pose dans l'entrée.

- Attendez-moi là deux secondes le temps que j'aille prendre une serviette pour le chien.

Mais il est malheureusement trop tard. Le Setter s'ébroue en envoyant de la boue au large sur le linge et le sol de l'entrée. Je dois tirer une drôle de tronche un instant, renonçant alors à les faire attendre sur le pas de porte le temps d'aller récupérer une serviette. Direction le salon où j'indique au chien un emplacement devant la cheminée près de laquelle je balance un plaid pour qu'il s'installe. Reise lui, a sa couverture non loin.

- Suis-moi, on va te trouver des fringues de rechange.

Lorsque mes sœurs viennent à la maison, elles en laissent au cas où dans l'armoire de la chambre d'amis. Avec tout ça, je ne me suis même pas présenté, mais c’est chose faite lorsqu'elle redescend avec des vêtements propres quelques minutes plus tard alors qu’elle me rejoint dans la cuisine.

- Café, thé ou chocolat ? proposais-je.

Reise passe à côté de la jeune femme et frotte son museau un instant contre sa main comme pour réclamer une caresse. Ça lui prend comme ça parfois. Mais en général, c’est signe qu'il sent bien la personne en question. Quant à l'autre chien, il n'a toujours pas daigné s'en approcher, lui que j'aurais pensé plus territorial ... .

- Chris, balançais-je soudain pour toute présentation en serrant la main de la jeune femme dont les cheveux sont trempés et à qui je vais aussitôt chercher une serviette pour qu’elle puisse les sécher plus convenablement.
Nous rejoignons le salon pour nous installer chacun sur un des canapés qui se font face près du feu. Je me rends compte que je suis resté torse nu, n'ayant que pris la peine de me sécher avec une serviette quand elle se changeait dans la chambre à l'étage mais peu importe.

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Penny E. Ribbs
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MessageSujet: Re: #10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris] Lun 1 Juin 2015 - 19:50


Le ridicule ne tue pas

Chris et Penny


"Attends, attends." Mais la bête très excitée ne ralentit pas le pas. Quelle idée avait-elle eu de l'emmener se promener dès aujourd'hui. Évidemment qu'il serait joyeux à l'idée d'une balade, évidemment qu'il serait intenable. C'était Dani. Et tout comme elle, sans sa dose quotidienne d'action, il dépérissait. Le vétérinaire ayant retenu son joyeux compagnon en cage pendant plusieurs jours, la jeune femme avait donc décidé de lui faire plaisir. Belle erreur. Il était bien trop impatient de retrouver la liberté. Elle aurait du attendre que son petit cousin sorte de classe afin de l'emmener avec eux en promenade. Elle n'avait pas réfléchi et se retrouvait maintenant avec le chien à bout de bras. Elle n'avait aucune intention de le lâcher maintenant. Il n'y avait aucune visibilité et c'était un coup à le voir disparaître au loin à la poursuite d'un animal quelconque sans pouvoir faire autre chose que l'appeler désespérément. Ce n'était pas un mauvais chien, bien au contraire et elle le lâchait souvent quand il était question de faire un jogging mais en forêt, le pari était toujours plus risqué. Ça lui apprendrait à vouloir être gentille pensa-t-elle soudain en sentant les muscles de son bras se tendre pour la millième fois, au moins. Un soupir et c'était reparti. "Dani !" Elle tira. Il tira. La maîtresse aussi têtue que le chien. C'était mal la connaître que de croire qu'elle allait céder face à la bouille engageante de l'animal. Oh bien sûr, c'était souvent le chien qui finissait par avoir le dernier mot mais rien ne l'empêchait de tenter sa chance. Elle avait plaint la bête lorsqu'elle avait du faire face au vétérinaire mais aujourd'hui elle la maudissait presque, gentiment.

Il ne leur fallut pas longtemps pour attendre la limite de la réserve. Pas longtemps non plus avant d'atteindre le bord de l'eau. "Non, Non, Dani !" Elle le freina avec les talons avant de réaliser que c'était inutile. Bien bien. Elle ne tenait vraiment pas à finir à l'eau. Mais le chien lui tournait autour, l'empêchant d'atteindre le collier et de le détacher. "Doucemeeeent." Trop tard. L'avertissement s'acheva dans un crépitement d'eau bien audible. Les fesses douloureuses de sa chute et trempée de la tête au pied, elle jeta un regard sombre et plein de promesses à son chien avant de remarquer une ombre. Relevant la tête, elle reconnut immédiatement l'homme. Elle était plutôt physionomiste et avait la chance de pas oublier les visages, aussi reconnut-elle le sculpteur de la ville dans les traits de l'homme au dessus d'elle. Elle grimaça un sourire en l'entendant mimer Dani. Oui plus rapide, bien qu'il aurait fallu qu'il la laisse l'être tout de même ce qui n'était jamais facile avec ce chien. Elle faisait vraiment une bonne impression, à moitié dans l'eau suffisamment fraîche pour la faire frissonner et les cheveux mouillés lui collant au visage. Heureusement pour tout le monde, Penny n'était pas susceptible et ne se prenait pas suffisamment au sérieux pour se sentir énervée de la situation. Et même si l'homme paraissait s'amuser particulièrement de la situation, elle sourit plutôt qu'autre chose. Adoptant une attitude faussement exaspérée, elle le regarda en plissant les yeux. "Vous allez m'aider ou me laisser prendre racine ?"
Lorsque, enfin, il se décida à lui tendre la main, elle s'appuya entièrement sur son bras pour se relever en se retenant de sautiller dans tous les sens sous la sensation de l'eau froide. "Plus facile à dire qu'à faire, je vous assure !" Affirma-t-elle très sérieusement après lui avoir sourit en remerciement. Elle s'étonna un instant de l'entendre prononcer sa seconde phrase en peu de temps, surtout quand on connaissait la réputation du sculpteur mais ne s'appesantit pas dessus, préférant constater l'ampleur des dégâts. Le jean plein de boue, les chaussures faisant office d'éponge et absorbant sans doute encore l'eau, les vêtements collés au corps, tout lui semblait difforme. Pire que Dani les jours où il prenait son bain ... D'ailleurs en parlant de bain. "Dani, non !!" Apparemment, son ordre était venu trop tard et l'animal se roulait déjà dans la terre. "Génial ..." Marmonna-t-elle plus dépitée qu'autre chose. Elle aurait presque pu le prévoir. En revanche, l'orage, lui, était imprévu. Et étonnamment, ça la paniqua. Le passage du dernier orage s'était avéré être une tornade et elle n'avait aucune envie de revivre ça. Et puis, trempée comme elle était et avec le vent froid qui allait encore souffler, c'était un coup à être malade.

L'averse apparut, elle esquissa un rire moqueur à l'encontre de l'homme et de son chien, à présent aussi peu reluisants qu'elle et Dani. La pluie venait de rééquilibrer les choses. Elle ne trouva toutefois rien à dire et se laissa guider, toujours sans un mot, à la suit du beau brun. Parce que oui, malgré la chute, la boue et la pluie, c'était une chose qu'elle n'avait pas pu s'empêcher de noter. Les chiens suivirent le mouvement, Dani sautillant, indifférent à la pluie tandis que l'autre chien marchait tranquillement. Un contraste saisissant. Il lui arrivait souvent de se plaindre que le setter était bien trop actif mais finalement songea-t-elle, un autre chien l'aurait ennuyé. Dani était parfait pour elle. Il la suivait dans ses sorties sans rechigner et mettait toujours de l'action à la maison.
Aussitôt arrivés devant la maison construite de bois et néanmoins imposante, Penny s'arrêta sagement sur le seuil en entendant ses mots, s'apprêtant à retenir son chien. Trop tard. Elle commença par prendre un air coupable avant de rire franchement devant la tête de son hôte en s'excusant : "Oh, je suis désolée. Il est ..." Mais elle ne finit pas sa phrase réalisant qu'elle n'avait même pas de mots pour qualifier l'animal. Et on disait que le chien était le reflet du maître ? La jeune femme avait du soucis à se faire.

"Ce n'est p..." Mais elle s'interrompit en regardant ses vêtements trempés et reconnaissant que des vêtements de rechange ne seraient pas de trop. "Merci." Reprit-elle simplement ne sachant pas quoi dire d'autre, réalisant qu'elle était chez un inconnu, sans doute bloquée là jusqu'à ce que l'orage se calme, dégoulinant sur le plancher et que ce n'était pas la meilleure façon de faire connaissance, bien que ça ait le mérite d'être original !...
Seule à l'étage, dans une pièce inconnue avec des vêtements de rechange en main, elle entreprit d'enfiler la tenue prêtée en se demandant à qui elles appartenaient avant de renoncer à essorer ses propres affaires. Se délaissant de ses chaussures qu'elle aurait d'ailleurs pu retirer dès l'entrée, et pliant le reste, elle regagna le rez de chaussée en tentant de rallonger le haut qui semblait malheureusement trop petit pour elle et remontait tout le temps. Elle jeta un œil au salon où Dani s'étalait déjà non loin de la cheminée et chercha un instant l'inconnu, puisque son nom lui échappait toujours, et le trouva dans la cuisine. "Un café serait parfait, merci." Conditionnée au café depuis son entrée à l'école de police, Penny ne buvait pratiquement plus rien d'autre. Une habitude qui avait tendance à la rendre nerveuse et peu patiente. Sentant soudainement un museau près de sa main, elle se tourna vers le beau chien et le caressa comme il se devait. "Hey, salut toi." Elle n'y pouvait rien. Les chiens étaient son point faible. Ces bêtes auraient sa perte, elle en était dingue et si Dani ne lui prenait déjà pas tout son temps, aucun doute qu'il y en aurait un autre à la maison. Sans compter que Gabriel commençait à lui en réclamer un, pour faire comme son meilleur ami et pour avoir un chien à lui comme Dani était à elle. Mais il lui fallait être forte et tenir tête aux yeux implorants et de Gaby et des malheureux chiens à adopter. Difficile.
Une fois les présentations convenables faites avec l'animal, ce fut au tour du maître de se présenter. Chris. "Penny." Répondit-elle du tac au tac tout en serrant la main présentée. Il n'en fallut pas plus et Chris s'éloigna, revenant avec une serviette qu'elle apprécia, ayant déjà presque oublié ses cheveux pourtant entrain de laisser des traces sur les vêtements de rechange. Un simple sourire de remerciement et elle tenta de les sécher. La situation lui paraissait vraiment étrange et pour une fois, elle était gênée. Même un fois les présentations faites, elle restait chez un inconnu et autant dire que ce n'était pas dans ses habitudes de s'inviter chez les gens, excepté pour le travail bien évidemment.

Ne souhaitant pas voir sa gêne continuer, elle le suivit au salon, s'installant sur un canapé, faisant face à Chris et tentant d'éviter les diverses pensées qui émergeaient depuis qu'elle était arrivée dans la cuisine. Évidemment, il n'était pas celui à l'aider à se concentrer, rien de là. Elle n'était qu'une femme. Et lui ... il était bien bâti, très bien bâti. Son regard tenta d'éviter son torse, ses biceps et ses muscles saillants, pour se concentrer sur la maison et sa décoration. Charmant le petit pot ... essaya-t-elle de penser. Il fallait qu'elle arrête, on aurait presque pu la penser en manque. Faible femme qu'elle était. Il lui en fallait peu certes mais cela ne l'empêchait pas d'être attirée par ce qu'elle voyait. Désireuse de chasser sa propre gêne ou plutôt, son imagination tenace, Penny réengagea la conversation. "T-Tu vis seul ici ? J'espère que les vêtements que tu m'as prêté ne manqueront à personne." Pitoyable Penny, Pitoyable. Il lui fallait se concentrer. Mettant un point d'honneur à plier avec application la serviette fournie afin de sécher ses cheveux maintenant ramenés sur le côté de droit de son cou, elle finit par renoncer et soupirer. "Je devrais peut-être y aller, ne pas te déranger plus longtemps. C'est déjà vraiment gentil me prêter ces vêtements. Et puis Dani va finir par tout salir, s'il lui prend l'idée de visiter la maison." Elle réagit vivement, ne lui laissant le temps de rien et se rapprochant de la porte pour entendre la pluie tambouriner au dehors, suivi d'un éclair qui éclaira toute la pièce. Elle grimaça et se retourna vers Chris. "Finalement ... si ça ne te dérange pas, ce serait peut-être mieux d'attendre la fin de l'orage. On est loin de la ville, n'est-ce pas ?" Elle n'était pas trouillarde mais depuis la tornade, elle n'était pas non plus complètement rassurée.

"Il y aurait un endroit où tenter de faire sécher mes vêtements ? Je les ai laissé là-haut mais tant qu'à faire, s'il y a une chance qu'il soit secs quand la pluie s'arrêtera ..." Demanda-t-elle finalement en se calant debout près de la cheminée et tentant à nouveau de réajuster le vêtement trop petit qui avait tendance à la gêner.


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MessageSujet: Re: #10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris] Mar 2 Juin 2015 - 13:29



Le ridicule ne tue pas ... .

  

La jeune femme ne semble pas spécialement s'offusquer de ma remarque précédente, néanmoins elle semble un brin exaspérée dans ses attitudes. Ça semble plutôt par jeu ou disons pour la forme, le tout souligné par son propos suivant alors qu'elle me lance en plissant légèrement les yeux l'air de me toiser :

- Vous allez m'aider ou me laisser prendre racine ?"

- A vrai dire, j'hésite entre les deux, répondis-je sur le ton de la taquinerie avant de lui tendre la main.

Nous regagnons la maison pour nous mettre à l'abri lorsque la pluie s'impose à nous. Inutile de me présenter des excuses, ai-je envie de lui dire lorsqu'elle s'apprête à s'excuser pour le chien qui a pris les devants en pénétrant dans l'entrée et en s'ébrouant sans omettre d'arroser copieusement la panière de linge propre restée sur le sol. Je me garde de toute réflexion, ce n'est pas vraiment sa faute, et lève la main dans un geste qui signifie qu'il est inutile de dire quoi que ce soit. La jeune femme arbore une drôle d'expression qui me rend curieux de savoir quelle pensée peut bien lui passer par la tête à cet instant précis.
Le temps qu'elle aille ensuite se changer à l'étage après que je lui ai prêté des vêtements appartenant à Jo ou Amanda - merci à elles deux de laisser quelques fringues encore à la maison car ceux de Sammy sont vraisemblablement trop petits vu son jeune âge - je rejoins la cuisine et commence à faire couler du café en double dose pour moi et elle si elle en veut. Boisson que je lui propose entre autres lorsque cette dernière me retrouve en cuisine. Reise lui montre de l'intérêt un instant tandis que mon regard parcourt sa silhouette tandis qu'elle se penche pour caresser le chien. J'ai pris des fringues au hasard dans le placard mais j'aurais sans doute du lui indiquer simplement l'armoire pour qu'elle puisse choisir elle-même à en juger son haut un peu trop court. Il doit s'agir d'un des t shirt de danse de Jo vu le style. J'ai pas fais gaffe.
Un instant plus tard, les présentations sont faites et nous rejoignons le salon autour du café que j'ai préparé.

Elle semble légèrement gênée, certainement du fait de se trouver chez un parfait inconnu, lequel n'est pas très causant qui plus est. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Je surprend un regard de sa part avant qu'il ne se reporte sur l'agencement de la pièce. Je me rends compte que je suis resté torse nu. Tant pis. Je ne dois pas être le premier qu'elle voit et je n'ai pas envie de faire l'effort de ramasser une chemise à l'étage, même par décence. Moi et les convenances ... . On ne peut pas dire que j'ai toujours de bonnes manières mais d'après certains, c'est ce qui fait tout mon charme, si charme il y a.

- "T-Tu vis seul ici ? J'espère que les vêtements que tu m'as prêté ne manqueront à personne."

J'esquisse un sourire amusé face à sa gêne. On peut limite deviner à son air qu'elle se demande ce qui lui as pris de dire ça.

- Ma plus jeune sœur vit encore ici.

J'aurais pu engager à la conversation en parlant d'elle et en disant que c'est encore une môme et qu'elle est au collège mais la discussion n'est pas toujours l'élément dans lequel j'excelle. Néanmoins elle ne peut me reprocher d'avoir tendu une perche. Ça semble pourtant si simple d'ouvrir la conversation à partir de là mais je ne sais pas si c'est cette volonté inconsciente sur laquelle je mets un point d'honneur à parler très peu de moi ou si c'est simplement un manque d'habitude, lesquels me poussent à ne rien dire de plus. Mes sœurs ont l'habitude et parlent pour quatre même face à mes silences mais il y a des fois où je me dis qu'un peu plus d'intérêt de ma part envers les autres m'éviterait parfois quelques soucis ou quelque réputation de rustre. Après tout je m'en fous royalement, les gens trouvent toujours quelque chose à dire sur les autres même si on ne leur fournit aucun élément pour cela. Autant rester comme je suis. Je n'ai après tout jamais songé à changer pour les autres et jusqu'ici, je n'ai jamais eu à me plaindre des retombées de ce comportement qui me colle à la peau. Ou presque. Chercher à changer ne ferait que me pousser à devenir quelqu'un de bien trop différent et loin de mes principes, si on peut appeler ça comme ça.

Je dois salement m'égarer dans mes pensées car mon invitée se redresse soudain, visiblement désireuse de ne pas s'attarder sous le prétexte de ne pas vouloir me déranger plus longtemps. Foutaises. Ça ne me dérange pas. Je me demande si mon regard bloqué un instant plus tôt sur le côté de son cou n'a pas été là ce qui l'a incité à s'en aller. Elle y a peut-être lu quelque pensée malsaine de ma part. Néanmoins, je la regarde filer en direction de l'entrée sans bouger. Impassible et neutre. Si elle a décidé de penser à ma place en voyant sa présence ici comme un potentiel dérangement pour moi, soit. Je n'ai pas à la retenir. Sans doute ce silence entre nous la gêne-t-il ? Quant à moi, je n'ai jamais été dérangé par les blancs. Entre deux personne s'entend. Ils font partie de mon quotidien.
Quelque chose me pousse pourtant à agir lorsqu'après avoir remarqué la force de l'orage qui règne dehors, elle revient finalement sur ses pas.

- "Finalement ... si ça ne te dérange pas, ce serait peut-être mieux d'attendre la fin de l'orage. On est loin de la ville, n'est-ce pas ?"

J'hausse un sourcil dubitatif et ne prononce le moindre mot. Je tapote alors mes cuisses pour appeler son chien à se rapprocher de moi. Il n'a pas bougé d'un poil même lorsqu'elle s'est levée dans l'intention de sortir, sûrement trop bien, ainsi installé au coin du feu. Et si j'en juge la légère gêne de la demoiselle, je parierais presque sur le fait que s'il n'y avait pas eu d'éclair, elle aurait sans doute oublié le chien derrière elle dans l'empressement. Je laisse échapper un soupir amusé à cette réflexion intérieure tandis que je caresse Dani qui s'est rapproché à mon appel. J'aime les animaux et j'ai visiblement un feeling particulier avec eux. Même le plus agressif des chiens se montre une vraie patte avec moi.

Le courant passe avec Dani sans grand étonnement et je le soulève bientôt entre mes bras pour le porter dans la salle de bain de l'étage. Elle exprimait sa crainte un instant plus tôt de voir Dani se balader librement et tout salir dans la maison, aussi allons-nous y remédier. En passant près d'elle, je lui fais signe de me suivre à l'étage. Elle a bien du comprendre ce que j'avais en tête. Dans l'élan, je ne prête d'ailleurs guère d'intention à sa requête mais j'enregistre toutefois ceci dans un coin de ma tête, et une fois dans la pièce, je lui fais signe d'étendre ses vêtements sur le sèche serviette en virant les serviettes posées dessus. Ça séchera d'autant plus vite si on pousse la chaleur à fond.

- Mets le sur cinq, te tutoyais-je soudain, ne désirant plus m’embarrasser du vouvoiement.

Elle semble profiter de la chaleur qui se dégage de l'appareil, et de fait, j'avise le haut qu'elle porte et qui laisse apparaitre son nombril. J'attire son attention et lui indique d'aller récupérer quelque chose dans l'armoire de la chambre où je l'aie laissée tout-à-l'heure. Prends quelque chose de plus chaud si besoin avec un t-shirt à ta taille sinon je te prêterais une chemise à moi.

A son retour, j'ai entièrement rincé le chien qui a gentiment accepté le bain. Il n'y avait que t-shirts, jupes et pantalons dans l'armoire de la chambre d'amis. Rien de bien chaud à passer par-dessus son haut. Ça s'est nettement rafraichit depuis tout-à-l'heure et je lui confie alors la tâche de sécher le chien avec la serviette que je lui tends tandis que je vais récupérer une chemise dans ma chambre pour lui faire office de veste chaude.


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Logan W. Blackwood
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MessageSujet: Re: #10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris] Mer 15 Juil 2015 - 12:34

Padawan en manque d'inspiration ?


Je vois mes louveteaux que vous n'avez pas donné de réponses à ce sujet depuis plus de trois semaines. Est-il fini, abandonné ou l'avez-vous oublié ? Réponse il vous faudra donner dans la semaine à venir ou archivé ce sujet sera !
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MessageSujet: Re: #10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris]

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#10 Le ridicule ne tue pas [Penny & Chris]
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